CHAPITRE 9

Je me réveillais en ce samedi matin de très bonne humeur. Dans quelques heures, j'allais retrouver ma seconde famille. C'est comme cela que je l'ai considéré lorsque j'étais enfant.

Esmée avait été toujours au petit soin avec moi. Elle était tendre, douce, affectueuse et Carlisle était respectueux et sympathique. Je m'étais toujours senti à l'aise avec eux. A aucun moment, ils ne m'ont fait comprendre que je dérangeais, au contraire, j'étais toujours accueillie à bras ouvert … et j'espérais que cela serait encore le cas aujourd'hui.

De plus nous allions fêter l'anniversaire de mon chérie. Il avait fait 24 ans ce lundi. Je Je voulais faire quelque chose pour son anniversaire mais il souhaitait le faire avec toute sa famille et vu que nous y allions le samedi qui arrivé c'était l'occasion parfaite.

Je lui avait acheté une gourmette où était inscrit devant « E&B Forever » et derrière « 30 Avril 2010 », la date de nos retrouvailles.

Esmée avait prévu de faire un dîner d'anniversaire ce soir. Edward ne souhaitait pas faire de fête mais plus quelque chose d'intimiste.

Nous avons pris la route vers 10h30 après une séance de câlin sous la douche. J'avais essayais de faire comprendre à mon homme que je ne voulais pas être en retard, que je voulais être présentable et pas arrivé avec écrit en gros sur le front « je viens de m'envoyer en l'air avec votre fils et c'était génial ! », il n'en faisait qu'à sa tête. Bon je dois avouer que je n'ai pas résister très longtemps. Je n'arrivais pas à dire « non » à son corps de rêve qui appelait constamment le mien.

Dans la voiture le stress commençait à monter mine de rien. Ça faisait 8 ans que je ne les avait pas vu, une éternité en somme. Edward essaya de me réconforter en me disant de ne pas m'inquiéter, que tout allait bien se passer. Je tentais, malgré tout, de le croire.

Lorsque nous arrivâmes devant leur demeure, mes mains commencèrent à trembler. Mon Amour me les prit avant de les embrasser tout en me soufflant un « ne t'inquiète pas, ça va aller ».

Après une profonde respiration je descendis de la voiture prenant la main que mon homme me tendit.

Nous étions à peine arrivés devant la porte que je me retrouvais dans les bras d'un géant.

Mon Dieu ma petite Bella comme tu m'as manqué ! Je suis trop content !

Em … je respire … plus

Emmett bon sang lâche là tu ne vois pas que tu l'étouffes ?

Je me retrouvais dans les bras d'Edward qui m'aidait à reprendre une respiration normale. Après quelques secondes de répit, je me tournais vers le gros bras qui avait faillit me tuer.

Toi aussi tu m'as manqué, Nounours !

Tu n'as pas oublié ?

Bien sûr que non, comment aurais-je pu oublier mon Gros Nounours ?

Tu m'as manqué Little Bells

Des larmes de joie s'écoulaient sur mes joues. Il m'avait manqué. Je le considérais comme un grand frère qui me protégerait dès que j'en avais besoin. Sous ses airs de gros bras se cachait un cœur en or.

Rosalie me prit dans ses bras tout en me disant que je lui avait manqué, qu'elle était contente qu'Edward et moi nous nous soyons retrouvés et qu'il fallait qu'on rattrape le temps perdu.

Une fois sortie du câlin de Rosalie, j'aperçus Esmée et Carlisle sous le porche les larmes aux yeux. Les miennes étaient déjà en train de parcourir mon visage.

Ma petite Bella comme tu m'as manqué !

Vous aussi vous m'avez manqué …

Me retrouver dans les bras de la mère de mon Amour me fit revenir 11 ans en arrière quand elle me prenait contre elle pour me consoler ou juste pour me montrer son affection. Je l'a considéré comme une deuxième maman, la mienne n'ayant pris son rôle au sérieux que des années plus tard.

Je t'ai déjà dit de me tutoyer, ma chérie !

Je sais. On ne change pas les vieilles habitudes …

Je vis Carlisle approchait de nous.

Bonjour Bella, comment vas-tu ?

Bien Carlisle et vous … enfin et toi ?

Il me prit dans ses bras pour seul réponse. Je fus assez étonné. Il ne m'avait jamais pris dans ses bras étant petite. Il n'avait jamais eu de geste tendre envers moi et je n'en avais jamais réclamé de sa part non plus. Je n'arrivais à tolérer que les bras d'Edward, c'était le seul que mon corps acceptait.

Ça va ! Je suis content de te revoir

Moi aussi …

J'étais heureuse. Je les avais retrouvé, eux aussi.

Nous avions passé le repas à parler de notre enfance. Chacun racontait des anecdotes, ses souvenirs les plus marquant. Je ne parlais pas énormément étant donné que j'avais très peu de souvenirs de cette époque. Tout le monde le remarqua mais personne n'en fit allusion, ce dont je les remerciais intérieurement.

Edward et moi ne nous lâchions pas d'une semelle. Nous étions toujours connectés, que se soit par sa main sur la mienne, sur ma cuisse, mes épaules, la mienne dans ses cheveux, sur son cou. J'avais besoin de son contact. Même si je me sentais à ma place, j'avais besoin de l'avoir près de moi, de le sentir, de le toucher, il était mon point d'ancrage, mon repère.

A la fin du repas, j'allais aider Esmée à débarrasser pendant que les autres se retrouvaient dans le jardin afin de profiter du beau temps.

Ça me fait vraiment plaisir de te revoir ma puce

Moi aussi je suis heureuse de vous avoir retrouvé et surtout d'avoir retrouvé Edward

Je me souviens vous étiez inséparable à l'époque … et ça n'a pas beaucoup changé aujourd'hui

J'ai besoin de lui près de moi

Tout comme il a besoin de toi près de lui … Je me rappelle quand nous avons déménagé pour la France, il était tellement triste de ne pas t'avoir prévenu, de ne pas avoir pu te dire au revoir. Pendant tout l'été, il n'est pas sorti, n'a quasiment parlé à personne, il s'isolait de plus en plus. Puis au bout d'un certain temps, il a remonté la pente mais il n'est jamais redevenu comme il était avant. Il nous parlait, rigolait, sortait avec ses frères … même avec des filles mais il avait toujours cette lueur de tristesse au fond des yeux. Nous savions qu'il ne serrait plus jamais le même sans toi. Mais aujourd'hui quand je regarde mon fils, je retrouve mon petit garçon. Cette tristesse a disparût et à laissait place à la joie et au bonheur. Merci de m'avoir rendu mon fils, merci de le rendre heureux, tu es celle qui lui faut, je sais que jamais tu ne le trahiras, ni le blessera, tu la femme parfaite pour lui …

Mon cœur se fissura à ses dernière paroles : « je sais que jamais tu ne le trahiras, ni le blessera, tu es la femme parfaite pour lui... » Si elle savait qu'elle avait tord. Je l'avais trahit, je l'avais blessé, je n'étais pas la femme parfaite pour lui. Mon infidélité me revenait en pleine figure comme une grosse claque. Je n'étais pas digne de lui, je ne le méritais pas et si sa famille savait la vérité, ils ne voudront plus jamais me parler ni me voir … ils ne voudront plus de moi.

J'essayais tant bien que mal de retenir ses traîtresses de larmes qui essayaient de s'échapper. Je ne voulais pas montrer à Esmée mon chagrin et qu'elle me pose des questions sur le pourquoi de ses larmes.

Je sortis rapidement de la cuisine prétextant vouloir rejoindre Edward. Je m'arrêtais un instant devant la baie vitré regardant mon homme rire, faire l'imbécile avec son frère. Carlisle regardait ses deux fils avec un sourire au coin des lèvres. On voyait la

fierté reflétait dans ses yeux.

Je ne voulais pas gâcher mon séjour ici avec mes sombres pensées et mes larmes. J'en avais assez fait coulé et je n'avais pas le droit d'en verser en sachant que j'étais la responsable de ce qui était arrivé.

Edward ne devait plus me voir pleurer pour cela. Je ne devais plus jamais remettre cette épisode sur le tapis. J'allais faire tout mon possible pour lui montrer à quel point je l'aimais et que je le méritais. Malgré mon erreur, nous étions fait pour être ensemble et je ne ferais plus rien pour qu'il en doute.

Vers 18h, Esmée commença à préparer le repas pour ce soir. Nous allions tous nous préparer pour fêter l'anniversaire de mon Amour.

Jasper devait arriver vers 19h30. Il travaillait aujourd'hui et ne pouvait nous rejoindre qu'après son travail. Alice aussi était attendu à ce repas. Elle serait là elle aussi vers 19h30. Elle ne voulait manquer l'anniversaire d'Edward pour rien au monde. D'ailleurs ce dernier l'avait menacé de ne plus l'accompagner à son shopping si elle ne venait pas. Bien entendu, elle avait répondu qu'elle serait présente et qu'il n'avait pas besoin de lui faire du chantage, que c'était un coup bas !

J'aimais la complicité que ces deux-là avait crée. J'aurais pu être jalouse mais j'avais confiance autant à l'un qu'à l'autre, c'est pourquoi je ne faisais aucun soucis et puis … d'une certaine façon je n'en avais pas le droit … pas après ce que j'avais fait …

J'étais montée dans la chambre d'ami que nous allions occupé pour notre petit séjour.

J'avais décidé de porter une robe bleu bustier qui m'arrivait au genou avec des chaussures compensés noirs, qui me ferait gagner quelques centimètre tout en

lâchant mes cheveux que j'avais préalablement lissé. Un léger maquillage et j'étais prête.

J'étais en train de mettre ma robe, après une bonne douche, quand deux bras m'encerclèrent la taille. J'appuyais mon torse contre son dos afin de profiter de mon homme. Nous nous étions peu parler cette après-midi accaparé tous les deux par les membres de sa famille.

Mon trésor ça va ?

Très bien, je me sens si bien

Je t'avais dit que cela se passerait bien non ?

Oui comme d'habitude tu avais raison

Merci ma chérie de le reconnaître !

J'éclatais de rire tout en me retournant. Sans crier garde, ses lèvres se posèrent rapidement sur les miennes. Je répondais avidement à ce baiser. Elles m'avaient manqué. La dernière fois que nous nous étions embrassés remonté à ce matin, en sortant de la douche … en gros une éternité.

Je me reculais afin d'observer l'homme qui faisait battre mon cœur.

Il était vêtu d'un jean bleu avec une chemise noir, dont les premiers boutons étaient ouvert, où l'on pouvait apercevoir un tee-shirt blanc en dessous. Il était à tomber. Je passais mes mains dans ses cheveux encore mouillés. Quand mon regard s'accrocha au sien, des frissons parcoururent mon corps. Ses yeux étaient noirs de désirs. Il était à lui seul un appel au sexe.

Nos lèvres se retrouvèrent pour se livrer une bataille acharnée. Nos langues dansaient un ballet sensuel tout en tentant de prendre le dessus sur l'autre. Je m'accrochais fortement à ses cheveux ce qui le fit grogner. J'adorais ce son, il m'excitait au plus haut point.

Un gémissement m'échappa quand je sentis ses mains en dessous de ma robe pour prendre mes fesses en coupe … instinctivement, mes jambes s'accrochèrent à ses hanches. Lorsque nos intimités se rencontrèrent des gémissements se répercutèrent dans l'enceinte de la chambre.

Tu me rends fou dans cette robe …. Si tu savais comme tu es désirable …

Hum …

Je n'étais pas capable de faire une phrase cohérente quand nos bassins se mirent à se mouvoir l'un contre l'autre. Je me retrouvais plaquer contre le mur de la chambre.

Nous étions de plus en plus haletant. Edward commença à baisser le haut de ma robe afin d'avoir accès à ma poitrine quand nous entendîmes la sonnerie de la porte d'entrée, nous prévenant de l'arrivée de nos invités.

Je soupirais de frustration tandis qu'Edward grognait. Et je le comprenais parfaitement. Je n'avais qu'une envie c'était de ne faire qu'un avec lui. J'en avais mal au ventre. Edward me reposa par terre tout en posant son front contre le mien.

Ne t'inquiète pas mon ange, ce n'est que partie remise. Je promet de m'occuper de toi comme il le faut ce soir

Tu as intérêt parce que là je suis tellement mouillée et j'ai tellement envie de t'avoir en moi que je ne sais pas comment je vais tenir ….

Putain Bells ne me dit pas des trucs comme ça …. Comment tu veux que je me contrôle quand je sais que ta petite chatte est mouillée et qu'elle n'attend que ma bite ?

L'entendre parler aussi vulgairement me fit mouillée encore plus. Il ne m'avait jamais parlé comme cela … et cela m'excitait.

Et toi arrête de parler comme cela parce que ça ne fait que m'excitait encore plus …

Vraiment ?

Il avait son fameux sourire en coin. Je n'avais qu'une envie c'était de le lui faire ravaler. Et je savais comment y parvenir.

Oh oui cela m'excite et tu veux savoir ce qui m'excite ?

Dis-moi

Je me mis sur la pointe des pieds, me penchant à son oreille tout en lui murmurant …

Savoir que ta bite est aussi dur et qu'elle n'attend qu'une chose c'est de pouvoir se fondre dans ma chatte si humide. J'ai hâte de pouvoir crier ton nom pendant que tu me baises, que tes coups de butoirs me fassent jouir comme tu sais si bien le faire. J'ai hâte de t'entendre grogner, gémir pendant que tu te perds dans ton plaisir. Mais j'ai surtout hâte d'avoir ton énorme queue dans ma bouche et de la sucer encore et encore jusqu'à ce que ta semence, que j'adore, se repende dans ma bouche …

Sur ses dernière paroles, je lui mordillais son lobe d'oreille avant de quitter la chambre, rouge comme une tomate ….

Une fois arrivée en bas, je vis Alice et Jasper discutait avec les autres membres de la famille.

Eh ben Bella, c'est maintenant que tu arrives, qu'est-ce que tu faisais ? Tu aurais pu au moins nous accueillir ! Et surtout nous présenter à ta famille mais non Madame faisait je ne sais quoi en haut et en oublie complètement que sa meilleure amie arrive dans un environnement où elle ne connaît personne !

Alice et ses réflexions … j'y suis habituée depuis le temps mais bon faut pas qu'elle exagère non plus...

Alice tu es culottée quand même ! Vous venez d'arriver, il y a quoi 2 minutes ? Le temps que Bells et moi nous finissions de nous préparer ! De plus, je suppose que Jasper t'a présenté à notre famille non ? Et puis, te connaissant tu t'es présentée toute seule non ? Alors arrête de nous faire chier avec tes réflexions à deux balles ok ?

Je n'avais pas vu qu'Edward était derrière moi. Pendant sa tirade, le visage d'Alice s'était quelque peu calmée, passant d'un rouge vif à un rose légèrement foncé. Il était le seul qui arrivait à lui cloué le bec enfin par moment …

Oh toi ça va ! Je fais juste remarqué que VOUS auriez pu m'accueillir au lieu de vous bécoter dans votre chambre …

Déjà qui te dit que nous nous sommes bécoter ?

Oh rien … juste le fait qu'Edward à du rouge à lèvre sur ses lèvres …

Je me retournais pour voir qu'effectivement Edward avait des traces de rouges à lèvres. Je m'approchais de lui pour les lui effacer.

Tu aurais pu te regarder dans un miroir avant de descendre mon chérie, maintenant elle va pas nous lâcher avec ça.

Je sais, je sais mais bon j'étais légèrement préoccupée par le fait de faire baisser la tension qu'il y avait dans mon pantalon avant de descendre …

Je rougis et mes yeux se baissèrent instinctivement vers son entre-jambe pour voir si la tension avait disparût … A la vision de son sexe comprimait dans son pantalon, je léchais mes lèvres d'envie en imaginant sa virilité dans ma bouche … Ah ben bravo, je recommence à mouiller ! Je ne sais pas comment nous allons faire pour tenir jusqu'à la fin du repas.

Je sentis Edward me prendre dans ses bras, son intimité collé à la mienne, et se pencher à mon oreille en me chuchotant …

Arrête de regarder mon sexe avec gourmandise parce que je ne pourrais me retenir bien longtemps d'accord ?

Oui …

Oh oh on est là je vous rappelle … non mais c'est pas possible toujours dans leur bulle c'est deux là

Nous avions quelque peu oublié que nous n'étions pas seul et que sa famille nous regardait. Quand je m'attardais sur les visages de chacun, je pus voir que tout le monde nous observait avec un immense sourire sur le visage. J'avais en quelque sorte la bénédiction de toute la famille et j'en fus heureuse.

Bon allez passons à table !

Quand Esmée parlait tout le monde obéissait. C'était pareil dans mon enfance et je vois que cela n'avait pas changé.

La table était superbe. La nappe était d'un rouge vif, recouverte part une nappe plus petite d'un blanc innocent. Des assiettes creuses noirs, des verres en inox noirs et des couverts en argent jonchaient la table. Dans chaque assiette se trouvait des serviettes rouges vif, qui rappelait la couleur de la nappe.

Je n'en croyais pas mes yeux. Si c'est le genre de table qu'Esmée dresse pour les anniversaires qu'est-ce que cela doit être pour Noël ou encore le nouvel an ?

Carlisle et Esmée était en bout de table, Edward, Moi et Alice étions à la droite de Carlisle quand à Emmett, Rosalie et Jasper, ils étaient à sa gauche. Alice et Jasper se retrouvait face à face et je remarquais que cela avait l'air de plaire énormément à ma folle de meilleure amie.

Le repas avait été succulent. En entrée, Esmée avait préparée un Tartare de saumon à l'aneth. Nous avions eu en plat de résistance, du Magret de canard avec des haricot verts et des pommes de terres sautées. Et en dessert, un délicieux moelleux au chocolat recouvert d'un coulis de chocolat avec de la chantilly. J'étais repue à la fin du repas.

Durant ce dîner, la conversation allait bon train. Soit nous parlions tous ensemble, soit chacun parlait de son côté. Je m'étais retrouvée à parler avec Carlisle de mon avenir professionnel pendant qu'Edward, Emmett et Rosalie parlait d'un match de football américain.

J'observais discrètement Alice et je la voyais dévorer des yeux Jasper qu'il lui parlait de la Guerre de Sécession avec beaucoup de passion. Cela m'étonnait d'ailleurs d'Alice d'être aussi attentive à ce qu'il racontait. Alice sortit de la mode ne s'intéressait à pas

grand chose. Je savait que cela cachait quelque chose et faudrait que je fasse mon enquête au près de cette dernière. Pour une fois que je pouvais faire l'inquisitrice je n'allais pas me gêner !

Au bout d'un petit moment, Esmée proposa d'aller prendre le café dans le salon afin d'être plus à l'aise.

Avec les filles nous l'aidions à débarrasser la table pendant que les garçons continuaient de parler d'un match de baseball, je crois.

Esmée avait demandé enfin presque supplié Edward de jouer du piano.

Je connaissais sa passion pour cet instrument. Depuis enfant, il en jouait. J'avais le plaisir de l'entendre à volonté à la maison. A travers ces partitions, il faisait transmettre ses émotions, ses sentiments et c'était à chaque magnifique et un pur moment de tendresse.

Quand les notes s'élevèrent dans la pièce, un silence presque religieux avait pris possession des lieux. Une émotion intense traversa mon corps. C'était comme si les notes faisaient échos en moi comme si mon corps les reconnaissaient tout comme mon cœur.

Edward était tellement concentré qu'il ne remarqua pas le regard remplis de fierté de Carlisle, les sourires de ses frères, de sa belle-sœur et d'Alice, le regard humide d'Esmée - qui reflétait tant de tendresse envers son fils – et encore moins les larmes qui perlèrent à mes yeux.

Quand la mélodie prit fin, personne n'osa briser ce silence. Mon homme m'invita silencieusement à le rejoindre ce que je fis avec empressement.

Tu as aimé ?

C'était magnifique ! J'avais l'impression de vivre chaque note. J'avais l'impression qu'elle racontait une histoire. Un flot de sentiment parcourut mon corps pendant que tu jouais. J'ai pu ressentir de la tendresse, une sorte

d'adoration mais aussi de la tristesse, de la colère, de la déception mais surtout une dose énorme d'amour, un amour profond et inconditionnel. C'était tout bonnement magique !

Je l'ai composé pour toi ….

Il avait composé pour moi ! Je n'en croyais pas mes oreilles. Je planais tellement son aveu me touchait au plus profond de mon être.

Quoi ?

Je l'ai composé pour toi … J'ai mis 11 ans à la terminé. Je l'ai commencé à notre rencontre et plus les années défilaient plus je l'a modifié. Elle reflète notre histoire, ce que je ressens pour toi, d'où son nom … « Bella's Lullaby »

Je ne savais pas quoi répondre. Les mots étaient comme bloqués, aucun son ne pouvait sortir, trop d'émotion faisait rage en moi. Une seule chose pouvait sortir à cette instant …

Je t'aime

Je t'aime aussi

Et nos lèvres se retrouvèrent tendrement pour échanger un baiser remplis de douceur et d'amour.

C'est le cri d'Alice souhaitant un « JOYEUX ANNIVERSAIRE » qui nous firent sortir de notre bulle.

Chacun alla chercher son cadeau moi incluse. J'étais légèrement nerveuse. J'avais peur que cela ne lui plaise pas.

Rosalie et Emmett lui offrit un recueil de partition de grand musicien classique comme Mozart, Bach, Beethoven, Tchaïkovski, Vivaldi et beaucoup d'autre. Alice lui donna un bon d'achat dans un magasin de vêtement ce qui n'étonna absolument pas mon ange. Jasper lui avait pris un nouveau cahier pour ses partitions. Quand à ses parents, ils lui firent cadeau d'une semaine pour 2 en France. Il avait été scotchée quand il avait vu les billets d'avion qui n'avait pas de date précise.

Quand mon tour arriva, c'est les mains tremblantes que je lui tendis son cadeau. Il l'ouvrit avec un léger sourire sur les lèvres. Son sourire diminua quand il prit la gourmette dans ses mains. Mon cœur s'accéléra à l'idée que mon cadeau ne lui plaise pas.

Au moment, il releva les yeux vers moi, je pouvais voir tant d'émotion dans son regard. A tel point qu'une larme solitaire roula sur sa joue. Il se leva, me pris dans ses bras tout en humant la senteur de mon cou.

Merci. Il est magnifique.

Tu l'aimes ?

Comment je ne pourrais pas l'aimer ?

.

Je t'aime ma chérie et pour toujours

Je t'aime aussi

La fin de soirée se passa tranquillement. Nous étions tous dans le salon, chacun avec sa moitié devant le film préféré d'Edward … « Roméo et Juliette » Je sais que cela peut en étonner plusieurs mais Edward était un grand fan de cette histoire, de celui qui l'avait écrit et donc forcément du film. Heureusement pour nous c'était la version avec Léonardo Dicaprio et Claire Danes !

A la fin du film chacun se souhaita « bonne nuit » avant de retourner dans nos chambres respectives. Une fois franchit la porte de la notre, Edward me plaqua contre cette dernière avant de plaquer ses lèvres contre les miennes. Il y avait tant de passion, d'amour que je gémis de plaisir.

Ce son excita d'avantage Edward qui me porta rapidement dans le lit. C'était sauvage, nous voulions étancher cette soif de l'autre que nous ressentions depuis le début de la soirée. Nous voulions combler cette frustration qui nous habitait depuis qu'Alice et Jasper était arrivé à la villa et nous avait interrompu.

Nous ne contrôlions plus nos gestes, nos gémissements, nos mouvements.

Putain comme j'ai envie de toi mon ange, depuis le début de cette soirée, je n'ai qu'une envie te faire mienne …

Alors fait le … je n'attends que ça !

Et c'est ce que nous avons fait toute la nuit. Nous nous étions chéris, aimés, vénérés. Tantôt bestialement, sauvagement tantôt tendrement avec douceur. J'aimais faire l'amour avec Edward parce que peut importait la façon que nous le faisions, le plaisir était toujours au rendez-vous

C'est complètement courbaturée, fatiguée que je m'éveillais dans les bras de l'homme qui partageait ma vie. Même en dormant il était magnifique. Et dire que j'avais faillit le perdre … Eh merde ! Putain j'avais dit que je ne voulais plus penser à ça !

Je commençais à partir vers des pensées des plus déplaisantes quand je sentis les lèvres de mon homme se posait contre mon cou. A cette sensation toutes mes pensées s'évaporèrent comme neige au soleil.

Il avait cette faculté à me faire oublier tout ce qui était négatif. Quand il était près de moi seul lui comptait et rien d'autre.

Bonjour mon ange

Bonjour mon chérie, bien dormi ?

Comme un bébé et toi ?

Merveilleusement bien. J'avais un bon coussin donc je n'ai pu que bien dormir

Tant mieux si je me suis rendu utile alors ! Appelle moi quand tu auras encore besoin de moi

Je n'y manquerais pas

C'est sur cette dernière phrase que nous nous embrassions avant de replonger une nouvelle fois dans les abysses du plaisir …