Bonjour tout le monde.

J'espère que vous allez tous bien, ainsi que votre entourage.

Voici la suite de cette fiction. En espérant qu'elle vous plaise tout autant ;) Comme vous vous en doutez, on passe dans une autre phase de l'histoire en ce qui concerne la relation entre Adrien et Marinette.

Pour répondre aux commentaires :

Krokmou : Voici la suite ;) Dis moi si elle te plait aussi

Naruhina2 : Contente de voir que ma façon de poser les mots convient aux moments que je leur fait vivre. Ca me touche. Pour ce qui est du temps que ça va prendre pour les deux... tu verras bien :)

Anne O'Delly : Heureuse que cette histoire te plait. J'en suis plutôt contente jusque là. J'aime bien Kagami aussi mais là, j'avais envie de la faire passer pour une profiteuse... *Désolée Kagami* Pour l'ex de Mari, tu le découvriras bien assez tôt ahah.

Encore merci pour les commentaires.

Sur ce...

{Enjoy}


oOo

Main dans la main, les deux adolescents quittèrent leur petit nid, retournant aux prises avec le vent et la pluie à l'extérieur. En y pensant, le temps reflétait parfaitement le cœur d'Adrien. Un grondement déchira l'air ambiant, annonciateur d'un orage. Quelle ironie ! Lorsqu'ils arrivèrent enfin dans la rue principale, ils restèrent sans bouger quelques secondes. Aucun de deux n'osait se séparer. Enfin, Adrien refusait de la quitter. Mari' se contentait de le soutenir silencieusement, traçant de léger cercle avec son pouce sur le dos de sa main. L'adolescent lui lança un regard. Un léger sourire et il se pencha vers elle. Clignotant des yeux, Marinette fut à moitié surprise lorsqu'il effleura ses lèvres avec les siennes. Immédiatement et inconsciemment, son corps se pencha vers le sien, cherchant sa chaleur. Mais il s'éloigna, posant son front contre le sien et ferma les yeux. Mari' sourit doucement et se détendit dans ses bras. Encore quelques secondes et Adrien se détacha, posant une dernière fois ses lèvres sur le front de Marinette.

« Appelle-moi quand tu en as envie. Chuchota-t-elle en lui souriant.

- Merci. Je vais d'abord avoir une petite conversation avec mon père. »

Lui dire courage ne changerait rien. Alors, à la place, elle posa sa main sur sa joue. Elle voulait lui insuffler toute sa force, toute sa sympathie et tout son amour pour lui. Parce qu'il en aurait besoin. Un dernier regard chargé d'émotion, et ils se séparèrent. Marinette ne quitta pas son dos du regard tant qu'il n'avait pas tourné au coin de la première rue, sans doute en train d'appeler son chauffeur pour qu'il vienne le récupérer.

Soupirant, la jeune femme sortit son portable et remarqua que la pause déjeuner était finie depuis près de quarante minutes. Autant dire qu'il ne servait à rien de courir en cours. Alya lui avait envoyé un message, lui demandant si elle allait bien et ce qui lui prenait autant de temps. Puis un second qui l'informait qu'elle avait vu un tweet sur Adrien et son coup d'éclat. Et un troisième qui lui demandait de la tenir informée dès qu'elle pourrait. Après avoir envoyé un rapide « Je t'appelle plus tard » à sa meilleure amie, elle analysa la situation. La prochaine heure était une heure de liberté. Il pleuvait des cordes. Elle était trempée jusqu'aux os. Ses vêtements allaient très prochainement devenir des éponges à taille humaine. Elle avait froid malgré le thé. Alors elle décida de rentrer chez elle pour prendre une bonne douche chaude. Après tout, elle n'était pas si loin que ça de la boulangerie. Et elle pourrait retourner en cours pour la fin de la journée.

Quand elle franchie les portes de la boutique, la petite cloche attira l'attention de sa mère plongée dans la remise en place des pâtisseries. Quand leurs regards s'accrochèrent, Marinette put voir les yeux de sa mère s'agrandirent avant d'entendre sa voix.

« Oh mon Dieu Marinette. Tu es trempée ! »

En moins de deux, sa mère avait attrapé une serviette et l'avait enroulée autour de ses épaules. Elle lui sourit, pour la rassurer alors qu'elle commençait à frotter ses cheveux. Aucune des deux ne dit mot. Marinette profitait de la chaleur de sa mère qui était plus qu'heureuse de la lui fournir. Tirant sa fille à l'étage, elle jeta la serviette humide sur le porte manteau avant d'aller installer sa progéniture sur le mange debout et de lui verser un thé bien chaud.

« Tu veux m'en parler ? »

Le silence entre les deux femmes s'était étiré plusieurs minutes. Marinette, maintenant qu'elle était au chaud, avait senti une fatigue la frapper de plein fouet en même temps que le froid. La douleur de son ami lui brisait le cœur et elle se sentait impuissante pour l'aider. Oui, elle avait été là pour lui. Mais était-ce suffisant ? Comment se sentirait-il suite à son affrontement avec son père ? Car oui, ce ne serait rien de moins qu'un affrontement. Et il serait sans doute blessé par ça. Une colère sourde monta en elle. Contre son père, contre Kagami.

Contre elle aussi pour ne pas être suffisante. Là, c'était dit. Encore. Elle n'était pas suffisante.

La main chaude de sa mère se posa sur sa joue. Marinette leva son regard larmoyant vers elle. En voyant toute l'empathie de sa mère, ses barrières se brisèrent. Les larmes coulèrent silencieusement sur ses joues. Patiemment, Sabine les essuya une à une avec une douceur que seule une mère aimante possédait. Elle sourit tendrement à sa fille et Mari' fondit dans ses bras. Pendant quelques secondes, elles restèrent ainsi, se serrant dans les bras l'une de l'autre, absorbant la douleur ou la chaleur de l'autre. Sabine déposa un baiser sur les cheveux de sa fille et resserra son étreinte. Encore quelques instants et Marinette se détacha d'elle, le regard baissé, se sentant un peu coupable de se reposer sur sa mère. Une fois de plus. Mais n'était-ce pas le rôle des mères ?

« C'est à propos d'Adrien, n'est-ce pas ? »

Il n'y avait que Sabine pour poser une question sans vraiment la poser. Mari' hocha la tête timidement, prenant une brève gorgée de son thé fraichement déposé devant elle. Elle finit par lever les yeux sur sa mère, qui attendait patiemment qu'elle parle si elle le souhaitait. Elle inspira et posa le bol sur la table.

« Il s'est passé quelque chose. Quelque chose qui l'a blessé et…

- Et tu étais là pour lui. Termina-t-elle après quelques secondes de silence.

- Je ne sais pas si c'est suffisant. Si je suis suffisante. Pensa-t-elle amèrement. Il sera sans doute encore blessé aujourd'hui et je suis inquiète pour lui. Il ne mérite pas ça. »

Les larmes continuaient de couler sur ses joues et elle fut bientôt incapable de tenir le regard avec sa mère. Détournant son visage, elle fut stoppée par sa mère qui la força à la regarder. Un léger sourire et un regard empli de tendresse l'accueillit. Son cœur se serra.

« Tu es suffisante ma chérie. Affirma Sabine, comme si elle avait lu les pensées noires de sa fille. Tu as été là pour lui quand il en avait besoin et tu seras encore là pour lui quand il le faudra. Je le sais. Et tu sais pourquoi ? »

Elle ne put que bouger sa tête, ne faisant pas confiance à sa voix pour répondre.

« Parce que c'est ce que tu es. Tu es la personne la plus altruiste et empathique que je connaisse. Toujours là pour tes amis, parfois même à ton détriment. Toujours à prendre à cœur leurs joies et leurs chagrins et toujours à les ressentir comme si c'était tes propres émotions. Et si j'aimerais que tu dises parfois non pour te protéger, que tu arrives à te détacher de ça, je sais que ce n'est pas qui tu es. Alors, avec quelque comme toi à ses côté, il ira bien. Parce que tu seras là, comme Alya et Nino le seront. Tu comprends ? »

Mari' hocha la tête et afficha un léger sourire pour rassurer sa mère. Elles se serrèrent de nouveau dans les bras l'une de l'autre. Marinette frissonna, glacée jusqu'aux os. Sabine se détacha d'elle et posa sa main sur sa joue.

« Va prendre une douche chaude avant que tu ne tombes malade. Et mange quelque chose après.

- Oui maman. Merci. Chuchota-t-elle.

- N'importe quand ma chérie. »

Elles se sourirent et Mari' monta dans sa chambre récupérer des vêtements secs. Sabine la regarda monter avec douceur, heureuse de pouvoir lire en elle si facilement. Tom l'appela pour descendre l'aider. Un dernier regard vers la trappe de sa chambre et elle descendit.


oOo

La voiture arriva rapidement au manoir. Adrien se composa un visage neutre, froid et distant. A l'image de son père. Cette fois, il serait celui qui mènerait la danse. Il en avait assez. Assez de n'être qu'un objet à la disposition des autres et en particulier de son père. Assez de n'être qu'une image. Assez de n'être qu'un trophée. Il était une personne. Il avait des émotions. Il avait des envies. Dieu qu'il en avait. En particulier envers une jeune femme aux yeux bleus. Rien que son souvenir, les sensations de son corps contre le sien, de ses lèvres sur les siennes et de ses doigts enroulés autours des siens lui réchauffait le cœur. Il allait se battre. Pour elle. Même si elle n'était pas prête. Il était prêt à l'attendre, à s'emparer de son cœur avec douceur et amour. Le souvenir du baiser de Noël avait hanté ses nuits, le laissant avec plein de question sans réponse. Maintenant, il avait obtenu ses réponses. Maintenant, ce baiser l'avait laissé avec des envies inassouvies, un besoin pressant de l'avoir dans sa vie. C'était elle que son cœur choisissait au fur et à mesure que le temps passait. Personne, sauf elle, ne pourrait l'en dissuader. Certainement pas son père.

Ouvrant la portière de la voiture, il descendit avant que son chauffeur n'ait pu faire le tour. Il passa devant Nathalie sans lui accorder un regard. Un simple « Votre père vous attends dans son bureau » brisa le silence glacial du hall d'entrée, confirmant la destination du mannequin. Il ne prit pas la peine d'attendre la réponse de son père après avoir frappé pour entrer dans le bureau. L'homme releva la tête pour dévisager l'intrus, le regard pouvant lancer des éclairs, et serra les dents en verrouillant l'écran de son ordinateur.

Lorsqu'Adrien se tint devant lui, le visage fermé et trempé comme un chien mouillé, Gabriel retint ses paroles pour ne pas laisser éclater sa colère. Au lieu de ça, il se tourna, s'approcha de son bureau, y prit une tablette et la positionna face à son fils.

« Explique. »

Adrien jeta un coup d'œil, plus pour donner le change que pour autre chose. Il savait parfaitement de quoi il s'agissait, bien qu'il n'ait vu encore aucune photo ou vidéo. Aussi, il haussa un sourcil lorsqu'il vit l'image et le texte en légende. On le voyait debout, la main positionnée d'une telle façon qu'on pouvait croire qu'il avait volontairement renversé le verre qui était tombé lors de sa sortie, le visage clairement en colère contre Kagami. Un reflet dû à un flash empêchait de voir la réelle expression de la jeune femme. Tout ce qu'on percevait sur le cliché, c'était le corps en arrière de sa petite amie –ou ex désormais – comme si elle avait eu peur de lui et qu'elle cherchait à s'éloigner de lui. Mais ce qui piquait le plus, c'était le titre de la photo : « Le play-boy de Paris, Adrien Agreste, se lasse déjà de sa petite amie. ». Il grimaça devant le sous-entendu évident qu'il était un briseur de cœur. Chose qu'il n'était absolument pas. C'était son propre cœur qui avait été brisé par toute cette entreprise. Fatigué, il laissa échapper un éclat de rire, attisant les foudres de son père.

« Ce n'est pas drôle ! Explosa-t-il, posant brutalement la tablette sur la table et la fissurant sans ménagement.

- Si ça l'ai. Parce que tu t'es fait une idée de ce qu'il s'est passé avant même de me demander ma version des choses. Ai-je tords ?

- Alors tu dis que tu n'as pas humilié ta petite amie pour la laisser seule à votre rendez-vous après avoir hurler sur elle ? »

Si le ton d'Adrien restait constant, froid, celui de son père ne faisait que monter en puissance. S'il n'avait pas le soutien sans faille de ses amis peu importe ce qu'il faisait, nul doute qu'Adrien se serait mis à trembler face à la colère de son père. Mais il savait qu'il pourrait se tourner vers Alya, Nino et Marinette sans problème. Même Chloé l'aiderait s'il lui demandait ! Alors, Adrien resta droit, le visage impassible face à la colère évidente de son géniteur.

« Humilier est un grand mot. J'ai juste décidé de stopper cette mascarade. Nous méritons tous les deux mieux qu'une relation arrangée. Elle ne m'aime pas, je ne l'aime pas. Et avant que tu réfutes quelque chose, elle est celle qui m'a dit qu'elle n'avait pas de sentiment romantique pour moi.

- Qu'est-ce que tu crois Adrien ? Rit faussement son père. Que tu vas avoir un coup de foudre pour quelqu'un ? Que cette personne sera à la hauteur de tes espérances et de ce que tu vaux ? Arrête de te fourvoyer ! Tu es mon fils ! N'importe quelle fille qui t'approche aura des motivations autre que l'amour. Railla-t-il, cachant mal son dégout.

- Alors tu dis que maman n'avait aucun sentiment réel pour toi ? Qu'elle n'était qu'une femme ambitieuse qui voulait profiter de toi ? Parce que, si ma mémoire est bonne et sur ce qu'elle me racontait petit, tu étais déjà célèbre quand vous vous êtes rencontré. »

Silence.

Son père le regardait avec une nouvelle fureur dans ses yeux. Évoquer sa mère, surtout avec de telles accusations, le rendait hystérique. Adrien ne doutait pas un instant que, s'il avait été plus près de lui et qu'aucune séance photo n'était prévue pour le lendemain matin à la première heure, son père l'aurait sans doute frappé. Violemment. Et cette évidence le frappa de plein fouet, sans mauvais jeu de mot.

Gabriel vacilla légèrement et se laissa tomber sur son siège le plus proche. L'espace d'un instant, Adrien eu presque peur qu'il fasse un malaise. Presque. Mais il ne bougea pas pour autant. Gabriel se pinça l'arête du nez, tentant de maitriser ses émotions. Quand il rouvrit les yeux, c'était pour les planter sur Adrien.

« Ta mère n'était pas ce genre de personne. Et tu le sais !

- Alors explique-moi Père… Pourquoi aurais-tu droit à trouver le véritable amour pur et sincère et pas moi ? Quelle est la différence entre nous pour que tu puisses choisir celle que ton cœur aura choisi et pas moi ? Siffla-t-il entre les dents. »

L'homme regarda son fils sans qu'Adrien ne puisse comprendre ce qu'il souhaitait faire passer dans son regard. Quoique ce soit, Adrien décida de ne pas lui laisser le temps de renchérir et s'approcha du bureau, posant ses deux mains bien à plat sur le meuble. Se penchant en avant, il ne lâcha pas le regard de son père, luttant intérieurement pour garder son aplomb face à l'homme imposant.

« Que les choses soient claires Père. Siffla-t-il en insistant sur ce dernier mot. Je ne te laisserais plus contrôler ma vie sentimentale et tenter de manipuler mon cœur. Il m'appartient et n'appartient qu'à moi. Je suis ton fils, oui. Je suis sous ta responsabilité, je suis d'accord. Mais cette partie de ma vie ne concerne que moi. Et celle que mon cœur choisira vous conviendra parfaitement parce qu'elle sera celle qui me rendra heureux. N'est-ce pas ce que tout père veut pour son enfant ? »

Le sarcasme était clairement distinct. Gabriel fusilla son fils du regard, mécontent de cette soudaine rébellion et de la perte de contrôle qui s'amorçait sur la vie de son fils. Parce qu'il en était sûr : ce n'était que le début. Adrien aurait bientôt dix-huit ans. Officiellement, Gabriel n'aurait plus aucun droit réel sur lui. Seule la bonne volonté d'Adrien pourrait l'amener à continuer ce pourquoi son père l'avait formé. Si Gabriel perdait tout contrôle sur son fils, il ne ferait aucun doute qu'il partirait sans un regard en arrière. Il quitterait le mannequinat et n'envisagerait même pas une seconde de reprendre l'entreprise qui lui serait léguée. Et tout son travail serait perdu. L'heure des concessions commençait.

« Très bien. Céda-t-il, sentant un horrible mal de tête se préparer. Tant que cela n'affecte pas tes autres obligations vis-à-vis de l'entreprise et que ton éducation n'en pâti pas. Prévint-il. »

Adrien se redressa pleinement et hocha la tête. Intérieurement, il sautait de joie, heureux d'avoir enfin réussit à arracher péniblement une concession à son père. Mais il resta stoïque, neutre dans son expression. Un dernier échange entre les deux hommes et l'adolescent tourna les talons, contrôlant du mieux qu'il pouvait ses frissons. Une bonne douche s'imposait. Alors qu'il prenait la poignée de la porte pour l'ouvrir, la vox glaciale de son père résonna une fois de plus dans la pièce.

« Et tu présenteras des excuses publiques à Mademoiselle Tsuguri. C'est le minimum que tu puisses faire pour la calmer et m'aider à ne pas perdre ma plus grande cliente. »

A contre-cœur, Adrien accepta et quitta la pièce.

oOo

« Salut. »

La voix de Marinette était presque endormie quand elle décrocha son téléphone. Adrien se sentit légèrement coupable et grimaça. Pourtant, l'entendre apaisait son cœur encore engourdi par toute sa confrontation avec son père.

« Salut. Reprit-il en jetant la serviette sur le lit et en se couchant dessus. J'ai pu parler à mon père. Avoua-t-il après quelques secondes de silence.

- Comment tu vas ? »

Il sourit. C'était pour ça qu'il l'avait appelé. Pas de question sur ce qui s'était dit mais une réelle inquiétude pour lui. Juste lui. C'était tout ce qu'il demandait. Il serait tellement simple de tomber fou amoureux d'elle. Cette pensée tournait de plus en plus dans sa tête, l'étourdissant encore et encore. Il se racla la gorge.

« Bien, je supposes. J'ai pu obtenir de lui un contrôle total sur ce pan de vie. C'est déjà ça.

- Tu en parles comme si c'était une nouvelle clause dans un contrat. Grinça-t-elle, bougeant légèrement et laissant entendre un léger bruit d'eau qui intrigua Adrien.

- C'est presque ça. Rit-il faussement. Je suis désolé, je ne t'ai pas demandé si je pouvais t'appeler avant de te déranger…

- Tu ne me déranges pas Adrien. Rassura-t-elle. Je commençais à somnoler dans mon bain. Tu m'as sans doute sauvé d'un réveil violent sous l'eau. Rit-elle.

- Ravi de vous avoir sauvé d'un tel danger, Princesse. S'amusa Adrien, luttant contre le rougissement et s'efforçant de ne pas se faire d'image dans la tête.

- Princesse ? S'amusa-t-elle. Ce qui ferait de toi mon chevalier servant ?

- Ce serait un honneur. »

Le ton léger de la conversation lui faisait un bien fou. Les deux adolescents continuèrent quelques minutes avant qu'Adrien ne la libère. Un sourire sur le visage, il se mis sous sa couette, le cœur léger, pour faire une petite sieste.