Désolée du retard mais ce confinement obligatoire me rend dingue, comme nous tous je suppose, et je perds la notion des jours. Merci pour les commentaires sur le dernier chapitre. Nous sommes presque à la fin de cette histoire, et je n'ai rien d'autres à vous poster ensuite, l'inspiration n'étant pas présent pour le moment.

Merci à Delicity-Unicorn et Shinobu24 pour leur présence. Je vous embrasse.

Bonne lecture.

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La nouvelle des arrestations de Fuller et Darkh passait en boucle dans le journal local, les journalistes continuaient d'expliquer que cette prise par le lieutenant Lance et son équipe était une énorme affaire à cause de l'implication de plusieurs personnes influente de la ville. Iris poussa un soupir d'impatience alors qu'elle arpentait l'appartement pour ce qui semblait être pour la millionième fois de la matinée.

Elle s'était attendue à ce que Felicity passe la porte dès l'aurore. Bon sang, elle s'était attendue à ce qu'elle rentre à la maison la nuit précédente dès qu'elle l'avait prévenue que tout était enfin terminé. Iris devenait folle d'attendre, elle avait un besoin primordial de voir de ses propres yeux que Felicity allait bien.

Sa meilleur amie lui avait expliqué au téléphone hier soir qu'elle était fatiguée et qu'elle avait besoin de temps pour surmonter ce qui lui était arrivé, mais qu'elle serait là dès qu'elle le pourrait. Iris n'avait toujours aucune idée d'où la jeune femme avait été pendant tout ce temps vu qu'elle n'avait rien voulu lui avouer pour sa sécurité mais elle avait bien l'intention d'obtenir des réponses dès son retour.

Elle attrapa sa tasse sur la table basse pour boire une gorgée du nectar noir pour se rendre compte qu'elle était vide. Iris se dirigea vers la cuisine pour préparer son troisième pot de café pour le matin, ignorant la voix dans sa tête qui lui disait que son anxiété pourrait avoir quelque chose à voir avec la surabondance de caféine dans son système. Peut-être que c'était en partie dû au breuvage, mais la journaliste savait aussi que son anxiété venait du fait qu'elle n'avait pas vu sa meilleure amie depuis des semaines. Qu'elle s'était inquiétée pour elle pendant des jours se demandant si elle la reverrait, de plus elle mourait d'envie d'entendre tous les détails sur son absence, sur les personnes qui l'avaient aidée à se sortir de cette mélasse dans laquelle elle s'était fourrée. Iris venait de finir avec le café quand elle entendit la porte s'ouvrir. Elle se dépêcha de sortir de la cuisine, un grand sourire sur le visage quand elle remarqua sa meilleure amie.

- Felicity !, l'appela-t-elle se précipitant pour la serrer dans ses bras.

Felicity laissa échapper un léger - aïe- lorsque Iris se jeta contre sa poitrine, puis laissa tomber son sac et serra sa meilleure amie dans ses bras, un sourire étirant ses lèvres.

- Iris !, dit-elle, son sourire s'élargissant alors qu'elle se reculait légèrement. Tu m'as manquée !, Dit-elle brillamment en laissant son sac près de la porte et en traînant la journaliste sur le canapé. Comment vas-tu ? Désolé de ne pas être arrivée plus tôt, je devais régler plusieurs choses pour m'assurer qu'aucune erreur ne serait commise lors de l'incarcération de ces monstres, dit-elle, un soupçon de détermination dans la voix.

Iris donna à sa meilleure amie un regard qui lui indiqua clairement qu'elle comprenait son besoin de s'assurer qu'aucun grain de sable ne puissent venir troubler le bon déroulement de l'enquête. Felicity savait que certains policiers étaient corrompus par Max, elle devait être certaine que les preuves qu'elle apportait ne soient pas détruites par l'un d'eux et qu'elles soient bien récupérées par Quentin Lance, le seul en qui elle avait entièrement confiance. Elle ignora la question de Felicity sur elle, la tira vers le canapé, la repoussant pratiquement alors qu'elle s'asseyait en face d'elle.

- Maintenant, raconte-moi tout, à commencer par où diable étais-tu ?

- D'accord, Felicity ouvrit la bouche pour continuer mais hésita quelques secondes avant de reprendre. Avant de plonger dans mon histoire, sur ce que j'ai fait, j'ai besoin que tu me promettes de ne porter aucun jugement avant que j'ai terminé… Compris !?, Demanda-t-elle, ses sourcils levés alors qu'elle observait Iris pendant une minute.

- Tu me fais peur et m'intrigue en même temps, déclara sa meilleure amie.

Son cerveau avait travaillé pendant des jours, essayant de savoir où pouvait être cachée Felicity, pensant à des théories plus folles les unes que les autres. Mais sa curiosité n'avait jamais été aussi élevée qu'en ce moment, avec cette simple demande la jeune femme la rendrait encore plus curieuse que jamais. Pourquoi Felicity pensait-elle qu'elle allait la juger ? Iris avait encore plus de questions à présent, mais elle vit Felicity la regarder avec un regard ferme.

- D'accord, d'accord, promis, acquiesça-t-elle en levant les mains pour jurer. Raconte-moi ton histoire, s'il te plaît.

Felicity prit une profonde inspiration et la laissa sortir lentement. Avant de quitter le loft plus tôt dans la matinée, elle avait passé en revue l'histoire qu'elle envisageait de raconter à Iris avec Oliver, voulant tout de même garder les choses aussi proches que possible de la vérité. Ils avaient passé les dernières heures dans les bras l'un de l'autre, pas si pressés que cela de se quitter ne sachant pas quand ils pourraient se revoir. Felicity se dégagea de ses pensées et souleva ses jambes sur le canapé sous elle alors qu'elle se tournait pour faire face à la journaliste.

- La nuit où Max a compris que j'étais sous couverture, il avait envoyé des hommes de mains pour me tuer. Je me dirigeais vers ma voiture après mon rendez-vous lorsque j'ai croisé Oliver Queen en sortant de l'ascenseur. Deux gars avec des pistolets sont sortis de nulle part et juste au moment où l'un d'eux a pointé son arme sur moi pour me tirer dessus, Oliver m'a renvoyée brusquement dans l'ascenseur.

De toute évidence, ce n'était pas exactement ce qui s'était passé, mais elle ne pouvait pas dire à Iris qu'Oliver avait découvert dans quelle chambre elle se trouvait. Qu'il avait pénétré à l'intérieur, lui avait expliqué qu'elle était en danger et qu'il l'avait sortie rapidement. Cela soulèverait toute une série de questions dont elle ne pourrait pas répondre à cause du secret vert du justicier.

- Il m'a traînée dans sa voiture et m'a ramenée chez lui. Bien évidement je n'ai pas pu m'empêcher de lui crier dessus, dit-elle penaude.

- Oliver Queen, répéta Iris.

Elle examina soigneusement le visage de sa meilleure amie à la recherche d'un signe quelconque indiquant qu'elle devenait folle. Iris supposa que cela devait être la raison pour laquelle Felicity avait défendu cet homme la dernière fois que son nom avait été mentionné dans une conversation. Mais cela n'expliquait toujours pas pourquoi il l'avait aidée.

- Es-tu en train de m'expliquer que le même Oliver Queen, qui a payé Fuller pour utiliser son service d'escort, t'a sauvée cette nuit là ?, Demanda-t-elle, l'incrédulité évidente dans sa voix.

- Oui !, répondit la jeune informaticienne.

- Qu'est-ce qui t'a fait penser que tu serais en sécurité avec lui ? Il est ami avec Fuller Bordel ! As-tu été avec lui tout le temps ?, Demanda la journaliste.

Iris était abasourdie par les révélations de sa jeune amie, elle se demandait ce qui était passé par la tête de Felicity pour faire confiance à un homme qui était ami avec celui qui voulait la tuer. Sa meilleure amie lui avait demandé de ne pas juger et elle essayait de ne pas le faire, mais elle avait besoin de plus d'informations.

Felicity jura intérieurement mais son expression ne changea jamais pour ne pas montrer à Iris que ses questions la perturbait. Comment n'avaient-ils pas pensé au fait qu'Iris mettrait en avant l'amitié entre Oliver et Max ? Bien évidemment elle était fausse, mais sa meilleure amie n'était pas au courant de ce fait. Pour elle Oliver était un monstre tout comme Max et elle aurait du mal à comprendre la confiance qu'elle avait placé envers cet homme.

- Oui, Oliver Queen. Je pensais la même chose et je n'avais pas confiance en lui au début. J'étais convaincue qu'il m'emmènerait directement à Max, mais il ne l'a pas fait, dit-elle alors qu'elle se déplaçait sur le canapé. Il était ami avec Fuller à l'école préparatoire et ils ont grandi ensemble. Mais ils ne s'étaient pas parlés depuis l'obtention de leur diplôme. Il m'a laissé rester dans la chambre d'amis de son appartement. Elle laissa échapper un court souffle et se frotta la nuque.

- Tu as conscience que tu t'es jetée dans la gueule du loup en lui faisant confiance avec ta vie Felicity, demanda Iris.

- Max avait prévenu Oliver que notre rendez-vous était annulé, il l'avait même informé qu'il avait mis ma tête à prix. Il aurait put me livrer à ce monstre, mais au lieu de cette alternative, il m'a offert un endroit où rester jusqu'à ce que tout soit réglé. Felicity haussa les épaules et sourit. J'avais tort sur lui Iris. C'est un homme bon.

Iris était sans voix. De toute évidence, Oliver Queen avait été un héros dans toute cette histoire. Lorsqu'il avait compris qu'elle était en danger, il l'avait sauvée de ces hommes, l'avait mise en sécurité attendant qu'elle puisse faire tomber ce monstre de Fuller. S'il n'avait pas été présent dans cet hôtel cette nuit là, elles ne seraient pas assises sur ce canapé pour converser. Iris n'aurait jamais pensé que cet homme soit si chevaleresque. Elle s'appuya contre le canapé, soulevant ses jambes jusqu'à sa poitrine. Iris avait toujours l'impression que l'histoire que Felicity lui racontait était plus complexe, mais elle savait que sa meilleure amie avait probablement ses raisons pour ne pas tout divulguer.

- Je suis contente qu'il fut au bon endroit au bon moment cette nuit là, déclara la journaliste.

- Moi aussi ! Il avait un dîner d'affaire dans l'hôtel, c'est pour cette raison qu'il était dans le coin, le destin est imprévisible, dit-elle alors qu'elle appuyait son bras sur le dos du canapé et souriait.

- Je comprends mieux pourquoi tu ne pouvais pas me dévoiler où tu te trouvais. Il était important que personne ne sache que tu étais avec lui, surtout avec Fuller qui le connaissait.

- Je ne voulais pas risquer sa vie, ni la tienne, répondit-elle penchant la tête sur le côté. Tu ne vas jamais croire qui m'a sauvée de Fuller hier soir après que je sois allée à la police avec mes informations, Dit-elle avec un large sourire avant de parler à nouveau. Green Arrow !

- Non ! Quelle histoire fabuleuse tu me racontes, dit-elle impressionnée. D'abord, Oliver Queen te sauve, puis Green Arrow.

- J'ai été chanceuse c'est vrai, répondit-elle secouant la tête mais souriant.

- J'avais entendu dire qu'il y avait une présence d'autodéfense hier soir, mais on ne sait jamais si ce ne sont que des rumeurs. J'aimerais tellement que Green Arrow me donne une exclusivité, déclara-t-elle pensive.

Iris essayait de découvrir quelque chose sur ce justicier depuis qu'il était apparu en ville il y a plusieurs années, elle supposait qu'il était un homme mais il était très doué pour rester dans l'ombre quand il le voulait. Elle espérait qu'un jour elle aurait la chance de lui parler, pas pour recevoir le Pulitzer grâce à son article, juste pour connaître ses motivations à être un justicier.

- Donc c'est mon histoire. Assez fou, hein ? Plaisanta Felicity alors qu'elle se détendait contre le canapé et inclinait la tête sur le côté.

- C'est un euphémisme Fel ! Elle entendit la cafetière émettre un bip et se dirigea vers la cuisine. Veux tu du café ? J'ai déjà bu deux pots, donc je ne devrais probablement pas m'en servir un troisième.

- Volontier ! Tu as raison...tu devrais ralentir sinon tu vas t'illuminer comme une ampoule avec toute l'énergie que tu as dû emmagasiner depuis ce matin, répondit-elle avec un sourire.

- Je n'arrive toujours pas à croire que tu as été avec Oliver Queen pendant tout ce temps-là, commenta-t-elle alors qu'elle allait chercher le café.

Felicity se releva et suivit Iris dans la cuisine, ses pensées se posèrent sur Oliver et son estomac flotta. Ils n'avaient pas posé de mots sur leur relation avant son départ, et elle était inquiète sur l'avenir. Elle savait que d'une certaine façon ce qu'ils avaient partagé avait été intense uniquement à cause de son enfermement obligatoire dans son loft. Ils n'avaient été que deux durant des semaines, entourés dans une bulle de bonheur loin de la vie extérieure.

Mais à présent qu'elle n'était plus en danger, qu'elle avait quitté son appartement, que la vie reprenait son cours loin l'un de l'autre, cette connexion, cette attirance, cette passion existeraient-elle toujours ou bien s'effacerait-elle avec le temps qui allait passer. Elle réalisa que sa meilleure amie la regardait et elle se racla la gorge.

- C'était incroyablement bizarre au début, mais c'est en fait un gars très gentil et il cuisine. Dit-elle avec un haussement d'épaules en se glissant sur l'une des chaises.

Iris observa la jeune femme, il y avait quelque chose sur son visage qu'elle n'arrivait pas à lire, ses yeux brillaient lorsqu'elle parlait du milliardaire le plus en vue de la ville. Elle avait tant de question par rapport à ce qui avait pu se passer pendant qu'elle était avec cet homme, mais elle avait l'impression que sa meilleure amie ne lui donnerait aucune réponse, comme si elle souhaitait dissimuler une chose importante dans les rapports qu'elle avait eu avec lui pendant son absence. Elle plaça une tasse de café devant Felicity.

- As-tu passé beaucoup de temps avec lui ? A quoi ressemble-t-il en plus d'être gentil ? A-t-il ramené plus de prostituées à la maison pendant que tu y étais ?, demanda-t-elle.

Oliver l'avait sauvée et Iris lui en était reconnaissante, mais il avait tout de même utilisé le service d'escort. Felicity renifla alors qu'elle prenait une gorgée de café, elle devait lui faire comprendre que son opinion envers Oliver était fausse. Tout en fixant sa meilleure amie elle plaça la tasse sur la table.

- Il ne ramène pas vraiment les gens à son appartement et tu ne vas pas laisser tomber l'affaire sur le service d'escort n'est-ce-pas ?, Demanda-t-elle avec un sourcil levé.

- J'essaie surtout de comprendre comment il s'est retrouvé à payer pour avoir des relations sexuelles avec une escort, répondit-elle.

- Oliver n'a jamais eu recours à un service d'escort, il s'est retrouvé dans cette situation à cause de Fuller. Allez, on parle d'Oliver Queen, dit-elle en exagérant son nom. Penses-tu vraiment que s'il voulait du sexe, il devrait payer pour cela ? Demanda-t-elle en secouant la tête.

- Il aurait pu refuser la proposition de Max lorsqu'il lui a proposé de rencontrer une de ses escortes ! Mais il ne l'a pas fait et il est devenu un de tes clients comme tous les autres hommes de pouvoirs de cette ville.

- Oliver n'est pas comme tu crois Iris. Il respecte les femmes, il m'a avoué qu'il était venu au rendez-vous uniquement pour que Max arrête de le pousser, qu'il n'aurait pas couché avec moi cette nuit là.

Entre son argent et son joli visage, Iris doutait qu'Oliver ait jamais eu du mal à trouver des femmes pour lui tenir compagnie. Sa meilleure amie avait raison, le milliardaire n'avait pas besoin de payer pour coucher avec une femme, elle s'était vraiment trompée sur cet homme.

- Alors il sait cuisiner, demanda-t-elle.

- Oui ! Puis il est drôle, gentil, attentionné. Il passait la plupart de son temps en ma compagnie, à moins qu'il ne devait se rendre au bureau pour des réunions. Il travaillait souvent à la maison pour que je ne m'ennuie pas trop, commenta-t-elle.

- Sérieusement, je suis heureuse qu'il ait été là pour toi pendant ce moment difficile. Elle tendit la main libre et serra celle de Felicity. Je suis contente que tu sois de retour, Fel.

- Merci ! Moi aussi, dit-elle alors qu'elle se penchait dans son siège et prenait une autre gorgée de café en regardant sa meilleure amie.

Elle était heureuse d'être de retour à la maison avec Iris, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser à Oliver, elle se demandait ce qu'il faisait. Sa meilleure amie l'informa qu'elle devait allait travailler à présent, elle attrapa sa tasse de voyage et y versa son café avant de faire le tour du comptoir et de serrer à nouveau Felicity dans ses bras murmurant qu'elle était contente que tout se soit bien terminé même si cette histoire les avait effrayé toutes les deux.

- Nous avons une soirée entre filles ce soir. Du vin, peut-être un film ou peut-être juste de l'alcool, plaisanta-t-elle en prenant son sac à main.

- Ça a l'air génial, j'ai raté nos soirées entre filles, dit-elle légèrement en prenant une autre gorgée de café et en se levant, se demandant quand Iris partirait pour qu'elle puisse peut-être appeler Oliver.

Iris la salua, jongla avec son sac à main et son café, cherchant ses clés alors qu'elle se dirigeait vers la porte. Elle était soulagée que sa meilleure amie soit enfin à la maison et que tout redevienne normal.

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Felicity se tenait devant son ordinateur, les lèvres pincées alors qu'elle fixait l'alerte sur son écran. Elle avait mis en place le système informatique du repaire, connectant par la même occasion son ordinateur personnel, pour lui faire savoir quand de grandes histoires éclataient sur Oliver ou Queen Consolidated, de cette façon, ils pourraient contenir les choses et contrôler les nouvelles qui étaient imprimées à son sujet. Habituellement, elle rejetait simplement les alertes et poursuivait sa journée, mais elle ne semblait pas pouvoir détourner le regard de l'écran aujourd'hui.

Il y avait plusieurs photos d'Oliver avec une blonde élancée, très jolie, sûrement un mannequin pensa-t-elle, mais ce n'était pas ce qui l'embêtait. Ce qui la dérangeait était la façon dont ils se tenaient sur les photos, ils avaient l'air un peu trop confortables à son goût. La blonde avait une de ses mains sur la poitrine d'Oliver, l'autre étant accrochée autour de sa taille le serrant contre son corps, et cela n'avait pas l'air de le déranger vu qu'il la tenait très proche de lui aussi.

- Que fais-tu ?, demanda-t-elle s'approchant de sa meilleure amie. Déjà à la recherche d'une nouvelle mission ?, continua-t-elle.

- Non, Felicity secoua la tête. Je regarde un mannequin se jetant littéralement sur Oliver dans toutes ces photos, dit-elle avec désinvolture alors qu'une étrange émotion se développait dans sa poitrine. Je veux dire, regarde cette photo ici, souligna-t-elle, je ne veux même pas savoir où est sa main, répliqua-t-elle en roulant des yeux.

Oliver connaissait des dizaines de femmes, et faisait appelle à certaines de ses connaissances féminines lors de bal de charité, mais elle se demandait la raison pour laquelle il ne lui avait pas demandé cette fois-ci. Ils étaient ensemble depuis l'arrestation de Darkh et Fuller il y avait quinze jours, mais elle ne pouvait pas définir leur relation, ne sachant pas ce que voulait exactement Oliver. Ils avaient passé plusieurs nuits ensemble, mais ils ne parlaient jamais de ce qu'ils pouvaient ressentir l'un pour l'autre. Peut-être que pour Oliver, ce qu'ils partageaient n'avait pas autant d'importance que pour elle pensa-t-elle en fixant les photos sur l'écran. Confuse, Iris s'approcha du moniteur pour voir de quoi parlait son amie.

- Oh ! Elle est le nouveau visage d'une ligne de cosmétiques très connu à Central City, commenta-t-elle. Et je suis presque sûre que sa main est juste sur sa taille, dit-elle en se penchant en avant pour mieux voir. Je ne savais pas que Queen sortait avec elle.

- Il ne l'est pas, déclara Felicity avant de se déplacer et d'ouvrir son e-mail. Elle n'était que sa date pour l'événement, mais il semble que la demoiselle voudrait un peu plus avec lui. Je suis sûre qu'Oliver sait qu'il peut faire mieux, dit-elle d'un ton neutre, son ton légèrement plus coupé que d'habitude.

- Je pense que la plupart des femmes avec lesquelles un milliardaire tel qu'Oliver Queen sort sont présentes pour plus que la place de cavalière à un bal de charité. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il est bâti comme un dieu grec et on a envie de le dévorer, plaisanta Iris.

Elle s'attendit à ce que sa meilleure amie rit ou tout du moins roule des yeux à sa suggestion, mais elle ne détourna même pas les yeux de l'ordinateur. Elle lui fit remarquer que ce jeune mannequin était peut-être une femme très sympa, et qu'elle n'était sûrement présente que pour aider un ami.

- Oliver est mieux qu'un coup d'un soir, répliqua-t-elle sans même se rendre compte de la défensive de son ton.

Elle était presque sûre qu'Oliver n'avait pas couché avec ce mannequin. Ils avaient plus qu'assez de sexe pour le garder satisfait… du moins elle le pensait. Peut-être qu'il avait besoin de plus, ou bien se lassait-il d'avoir toujours la même femme dans son lit, pensa-t-elle avant d'envoyer son email à Curtis et d'en commencer un autre à Oliver.

Iris remarqua la façon dont son amie tapait de colère et fronça les sourcils. Elle ouvrit la bouche pour lui poser une question mais fit une pause, ne sachant pas vraiment comment dire ce qu'elle pensait, mais elle savait que cela devait être dit.

- Felicity ! Tu réagis comme si tu étais jalouse...

Les doigts de Felicity cessèrent de bouger et elle fronça les sourcils. Elle regarda la journaliste, la confusion sur son visage évitant de lui montrer qu'elle avait tout à fait raison. Elle était jalouse. Elle n'aimait pas voir Oliver avec une autre femme. Elle n'aimait pas penser qu'il aurait pu la ramener chez lui, la laisser s'allonger dans son lit, celui même où elle avait dormi une bonne partie de la semaine. Merde, pensa-t-elle. Ce n'était pas bon si elle n'arrivait pas à cacher ses émotions.

- Jalouse ? Je n'ai aucune idée d'où te viens cette pensée, répondit-elle.

- Je dis juste que tu sembles jalouse, répondit Iris.

Elle savait que Felicity ne voyait pas Oliver de cette façon, il avait été présent pour l'aider lors de ses soucis avec Fuller et elle lui en était redevable. Rien dans les propos qu'elle avait eu depuis son retour pouvait montrer qu'il pourrait y avoir plus qu'une relation d'amitié entre eux depuis. De plus elle ne pensait pas que son amie était honnêtement jalouse qu'un mannequin sorte avec lui, mais il y avait quelque chose de différent dans sa réaction.

- Es-tu en colère contre Queen pour une raison, demanda-t-elle, se demandant s'ils avaient eu une dispute ou quelque chose et que c'était la raison pour laquelle Felicity se moquait de son rendez-vous.

- Il n'y a aucun souci entre Oliver et moi, dit-elle en se tournant vers son téléphone et en décrochant. J'ai vraiment beaucoup de travail tu sais. Peut-être que nous pourrions parler plus tard quand je rentrerai ? demanda-t-elle en envoyant un message texte à Oliver.

- Bien sûr, dit Iris, toujours confuse, mais elle savait que la jeune femme blonde n'allait rien lui dire si elle ne le voulait pas.

Elle donna à Felicity un câlin rapide avant de se tourner et de se diriger vers la porte, tout en pensant à cette conversation étrange. Felicity la regarda partir puis jeta un coup d'œil à son téléphone avant de regarder l'ordinateur. Elle finit d'envoyer le même e-mail à Oliver qu'elle avait envoyé à Curtis puis attendit son texto, espérant qu'il lui répondrait bientôt car ils avaient besoin de parler.

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Felicity bougea, fronçant légèrement les sourcils, tandis qu'un frisson parcourait sa colonne vertébrale. Elle se rapprocha de son oreiller et tendit la main vers Oliver, espérant utiliser une partie de sa chaleur corporelle pour se réchauffer. Ses yeux s'ouvrirent lorsque sa main heurta les draps froids à côté d'elle. Elle fronça les sourcils sur le côté vide du lit et tira les draps autour d'elle alors qu'elle se redressait. Son rythme cardiaque s'accéléra alors qu'elle regardait dans la pièce.

- Oliver ?, Cria-t-elle doucement.

Il n'y avait pas de réponse et elle déglutit fortement alors qu'elle se poussait hors du lit et se leva. Pourquoi n'était-il pas avec elle? Où était-il ? L'esprit de Felicity commença à travailler un miles par minute alors que son pouls s'accélérait et qu'elle cherchait ses vêtements dans la pièce.

Après la patrouille d'hier, ils étaient rentrés dans le loft d'Oliver, Felicity souhaitant enfin avoir la discussion qu'elle attendait tant. Mais un baiser en entraînant un autre, un vêtement retiré l'un après l'autre, la conversation était partie aux oubliettes pour laisser place à une nuit de passion inoubliable, comme à chaque fois. Felicity s'était endormie avec les mots rassurants d'Oliver lui promettant de ne jamais partir.

Quand elle trouva finalement ses vêtements près de la porte de la salle de bain, elle laissa tomber les draps et enfila sa robe, tâtonnant avec la fermeture alors que l'incertitude la remplissait. Ce qu'elle redoutait le plus se passait à présent, Oliver n'avait aucune intention d'avoir une relation, ils étaient des amis qui faisaient l'amour de temps en temps. C'était plus pratique pour lui de cette façon, il pouvait soulager sa libido avec une femme qui connaissait son secret. Comment avait-elle pu être si stupide ? Elle pouvait sentir une anxiété s'accumuler dans son estomac alors qu'elle se dirigeait vers la porte de la chambre, s'arrêtant lorsqu'elle entendit un bruit en bas.

Felicity pressa une main contre son ventre et laissa échapper un petit soupir de soulagement au son. Elle secoua la tête lorsqu'elle sortit de la pièce et se dirigea vers les escaliers. Elle ne savait pas pourquoi elle pensait qu'Oliver serait parti, il lui avait dit qu'il n'irait nulle part. Qu'il restait. Même alors que ces pensées lui remplissaient la tête, elle ne semblait pas pouvoir secouer l'anxiété qui se développait en elle. Elle s'accrocha à la balustrade et commença à descendre les escaliers.

Oliver rentra dans le loft le sourire sur les lèvres se rappelant de sa nuit avec la femme qu'il aimait, dans chacun de ses baisers, de ses caresses il lui avait prouvé à quel point il l'aimait. Bien évidemment il ne lui avait pas encore dit ces mots, mais ses gestes avait montré son amour pour elle. Il repéra Felicity debout derrière son bureau, fixant les papiers devant elle.

- Salut !

- Où étais-tu ?, Demanda-t-elle vivement, sans même apercevoir les sacs dans ses mains. Tu es parti, l'accusa-t-elle en restant là où elle était, sans prendre la peine de réduire la distance entre eux en le regardant avec lassitude.

La bouche d'Oliver s'ouvrit alors qu'il était complètement surpris par ses mots aiguisés, expliquant qu'il était sorti pour aller à l'épicerie du coin de la rue, tenant toujours les sacs dans ses mains.

- Je voulais te faire le petit déjeuner comme je le faisais quand tu restais chez moi, mais tu n'avais pas de nourriture ici. Je ne savais pas que ça prendrait si longtemps, mais apparemment cette heure du matin est une période populaire pour aller à l'épicerie, ajouta-t-il.

Felicity aperçut enfin les sacs et elle déglutit difficilement avant de le regarder. Elle pouvait voir qu'il était confus, peut-être même un peu choqué par ses paroles, mais elle ne savait pas pourquoi. Il lui avait dit qu'il ne partirait pas, puis il était parti. Elle s'était réveillée seule.

- Tu aurais pu me laisser une note pour me prévenir, déclara-t-elle.

- Je l'ai fait, dit Oliver, devenant de plus en plus confus, alors qu'il prenait sa posture raide et son ton étrange. Je l'ai mis sur la table de chevet sous ton téléphone pour que tu la voies et je t'ai dit de m'appeler s'il y avait autre chose que tu voulais.

- Je n'ai pas vu la note. dit-elle doucement avant d'hésiter. Je me suis réveillée et tu étais parti.

Sa poitrine se serra et elle ne put croiser son regard. Elle se sentait coupable d'avoir pensé au pire, mais en même temps, elle ne pouvait pas repousser la douleur qui s'était installée dans sa poitrine lorsqu'elle s'était réveillée pour la première fois. Alors qu'il continuait à la fixer, la voyant si triste la réalisation s'installa et sa poitrine se serra. Oliver posa les sacs qu'il portait sur le comptoir et se déplaça vers elle. Il ne lui donna aucune chance de dire quoi que ce soit, avant de lui attraper la main et de la tirer vers le canapé. Il s'assit, la tirant à côté de lui avant de lâcher sa main et de tendre la sienne vers sa joue. Il pencha la tête pour qu'elle soit obligée de croiser son regard.

- Nous avons un gros problème ici, non ? demanda-t-il doucement.

Felicity le regarda pendant une minute, essayant de combattre la sensation de brûlure qu'elle pouvait ressentir dans ses yeux, mais acquiesça de confirmation. Elle savait qu'Oliver n'était pas une mauvaise personne, elle savait qu'il ne lui ferait jamais de mal intentionnellement et maintenant qu'elle savait pourquoi il était parti et que ce n'était pas parce qu'il s'en fichait, elle devrait lui faire confiance. Elle se concentra sur Oliver et déglutit difficilement.

- Je me suis réveillée seule et j'ai un peu paniqué, admis-t-elle.

- J'ai remarqué, dit Oliver, lui donnant un petit sourire.

Il savait que le problème n'était pas qu'elle ne lui faisait pas confiance, elle le faisait depuis qu'il l'avait sauvée ce soir là à l'hôtel. Mais il pouvait remarquer qu'elle avait peur de le perdre lui aussi. Il la comprenait avec ce qu'elle avait vécu avec ses parents. Et il devait lui faire réaliser qu'elle était la personne la plus importante de sa vie et il n'était pas disposé à la perdre pour une raison quelconque. Et en contrepartie il devait aussi savoir si elle était prête à être avec lui, plus que comme des amis qui avaient des relations sexuelles.

- Je vais te demander quelque chose et je veux que tu sois complètement honnête avec moi, d'accord ? Oliver savait que ce qu'il allait dire allait tout changer, mais il avait besoin d'une réponse avant qu'ils ne puissent avancer ensemble sur le même chemin. Sommes-nous dans une relation ou pas ? demanda-t-il.

Felicity le regarda doucement, essayant de comprendre ce qu'il pensait. Oui, elle voulait être avec lui, mais elle n'était pas sûre s'il demandait parce qu'il voulait aussi être avec elle ou s'il essayait de comprendre s'ils pouvaient continuer comme ça sans la complication des sentiments. Elle se mordit la lèvre inférieure.

- Vas-tu mettre fin aux choses si je dis oui ?, murmura-t-elle.

La réalisation frappa Oliver, la jeune femme n'avait toujours aucune idée de ce qu'il ressentait pour elle. Honnêtement, il n'était pas sûr de savoir comment elle avait pu le manquer, mais peut-être qu'il était trop subtil. C'était juste une chose de plus à laquelle il devait remédier.

- Felicity ! chuchota-t-il posant son front contre le sien. Je ne sais pas comment te faire comprendre ça alors je vais essayer d'être aussi clair que possible. Il n'y a rien dans ce monde qui m'importe plus que toi. Pas ma compagnie, pas Green Arrow, pas même nos autres amis, expliqua-t-il. Tu es la personne la plus importante au monde pour moi et si cela ne tenait qu'à moi, tout le monde le saurait. Mais je ne veux pas te mettre dans une situation pour laquelle tu n'es pas prête, déclara-t-il.

La surprise traversa le visage de Felicity à l'admission d'Oliver. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui dise cela, mais elle réalisa qu'elle aurait dû. Son expression s'adoucit et elle posa sa main sur la sienne.

- Tu es vraiment important pour moi aussi, Oliver. Je savais quand je suis devenue jalouse que je ne pourrais jamais vivre sans toi, dit-elle avec un soupir. Et je n'étais pas sûre de ce que tu voulais…, dit-elle nerveusement avant de lui envoyer un petit sourire.

- C'est bon à savoir que tu es jalouse mais...Qu'est-ce-qui t'a amené à être jalouse ?, demanda-t-il en retournant sa main et enfilant leurs doigts ensemble.

- C'est idiot ! dit-elle secouant la tête. C'est à cause des photos de cet événement du week-end dernier, avec cette nouvelle égérie de Dior. Tu ne m'as pas proposé de venir alors mon cerveau s'est fait des films.

- Je pense qu'il est important que nous soyons sur la même page une fois pour toutes afin que nous n'ayons plus de malentendus, déclara-t-il en frottant son pouce contre le sien.

- Tu as raison ! Nous pensons au pire au lieu de s'expliquer...Comme toi avec Ray, dit-elle avec un sourire. À quoi penses-tu ?, Demanda-t-elle en passant son pouce sur sa main.

- Je préférerais oublier que j'ai perdu du temps à être avec toi car j'ai pensé pendant des jours que tu avais une relation avec un autre homme. Mais je me rappelle t'avoir promis un rendez-vous dès que l'affaire avec Fuller serait terminée.

- Tu veux avoir un rendez-vous...Avec moi ?, Demanda-t-elle, une étincelle d'amusement remplissant ses yeux, la première depuis longtemps. Tu te rends compte que le point de base de la datation est d'arriver à ce que nous avons déjà fait ... non ? Dit-elle en tenant son regard.

Mais elle n'était pas opposée à l'idée. Elle ne se souvenait pas de la dernière fois qu'elle était sortie pour un vrai rendez-vous. Celui où elle aimait vraiment la personne avec qui elle sortait. Oliver haussa un sourcil.

- Es-tu honnêtement en train de me dire que la seule raison de sortir avec quelqu'un est d'aller à la partie sexuelle ? Je pensais que j'étais celui qui avait une mauvaise réputation, marmonna Oliver, se mordant l'intérieur de la joue pour s'empêcher de rire.

- Cet homme n'existe plus et je le sais, dit-elle légèrement en se rapprochant de lui.

- Que dis-tu que nous sortions demain soir ? suggéra-t-il. Roy peut faire la patrouille, Barry pourra le seconder s'il y a des problèmes.

- J'aimerais vraiment ça, dit-elle, son cœur se réchauffant. Elle se pencha en avant et déposa un baiser sur sa joue. Quand elle recula, elle capta son regard. Alors ... Tu as mentionné quelque chose au sujet du petit déjeuner ?, Demanda-t-elle doucement.

- Oui, confirma Oliver. Il fit signe aux sacs sur le comptoir. Je pensais à l'origine te faire la surprise en te l'apportant dans la chambre, mais tu t'es levée, souligna-t-il tout penaud.

Il sourit en se penchant et pressa un baiser sur sa joue lui montrant qu'il n'était pas si contrarié, puis se leva pour commencer à tout préparer. Felicity se leva rapidement et se plaça devant lui, glissa sa main le long de sa poitrine vers l'arrière de son cou, le saisissant légèrement. Elle lui adressa un petit sourire avant de se pencher et de capturer ses lèvres dans un doux baiser allongé. A bout de souffle elle se recula et capta à nouveau son regard, heureuse d'avoir eu des réponses à ses questions sur leur relation. Elle lui murmura qu'elle montait pour prendre une douche tout en déposant un doux baiser sur ses lèvres, lui serra la main une dernière fois avant de le contourner et de se diriger vers les escaliers.

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C'était Felicity qui est jalouse cette fois-ci.

J'attends vos avis avec impatience.

A bientôt.