Chapitre 18 :

Bien sûr, il savait sur le principe ce qu'était une cour. Même si l'idée qu'une femme fasse la cour à un homme est assez étonnante enfin peut-être pas plus que l'idée d'un homme faisant la cour à un autre homme. Mais il pouvait s'y faire, après tout c'était lui qui avait pris la décision de tester l'appel.

Mais il avait eu une surprise de plus en voyant qui avait répondu à cet appel. Il se savait puissant donc il pensait bien qu'il n'y aurait très peu de personne qui pourrait répondre donc il avait espéré que Thomas veuille de lui mais jamais il n'avait imaginé qu'une autre personne soit assez puissante pour prétendre devenir sa femme.

Il avait bien vue qu'une nouvelle élève était arriver à Serpentard mais il n'avait pas eu le temps de se renseigner son nom. Harmonie Dumbledore. Mais avant de pousser plus loin ses réflexions il fut distrait par l'arrivée d'un cadeau. Une demi-douzaine de pensée (1) de différentes couleurs étaient apparu dans son assiette, une fois qu'elle fut vide. Étonné, il leva les yeux pour rencontrer les deux yeux qui hantait ses rêves et il rougit violemment en comprenant qu'il s'agissait en effet du début de la cour.

« Mince alors, elles sont magnifiques, s'exclama Neville, qui te demande pardon ?

-Comment ça qui me demande pardon ? Demanda Harry étonné.

-Les pensées sont utilisées pour demander pardon dans le langage des fleurs, si je me souviens bien ça veut dire quelque chose comme « Je pense toujours à toi », répondit Neville. Tu ne le savais pas ?

-Non, je ne le savais pas, rougit Harry.

-Alors, c'est de la part de qui ? Demanda Fred. Ne me dit pas que c'est de la part de la petite Dumbledore !

-NON ! S'exclama-t-il.

-Ahah ! S'exclama à son tour Georges. Alors c'est de la part de Donchester !

-Arrêtez de rire, reprit Harry, c'est vraiment gentil de sa part.

-Ah, ça c'est ce qu'on appelle un bon début, n'est-ce pas Fred ? Interrogea Georges.

-Très bon début même, répondit Fred. Crois-tu mon cher Georges, que nous devrions faire savoir à la petite Harmonie qu'elle est assez désavantagée dans la course pour le cœur de notre Chapelier ?

-Je ne sais pas, Fred, je ne sais pas. »

Ils rigolèrent pendant un moment et Harry alla déposer les fleurs dans le dortoir des Gryffondors bien à l'abri dans sa malle. Les fleurs continuèrent à arriver à chaque jour, à différentes heures et en différentes occasions. Un fois, ce fut une multitude de roses rouges sur le pas de la porte du dortoir, un matin où il était de mauvaise humeur. Ce matin-là, il avait fait fuir la plupart de ses camarades de dortoir, non en fait tous ses camarades de dortoir avec un aura des plus dépressive.

La veille au dîner, la fille de Dumbledore était entrée en action, elle avait choisi de venir dîner avec lui.

« Harry, ça te dérange si je m'installe avec toi ? Avait-t-elle demandé en avançant vers lui lorsqu'il entra dans la Grande Salle.

-En fait oui, avait-t-il répondu. »

Et elle était resté bouche bée face à ma réponse. C'est vrai quoi, est ce qu'ils pensaient vraiment que parce qu'elle lui parlait dans un lieu public il allait se gêner pour l'envoyer balader. Mais bien sûr et demain je vais avouer un amour éternel au Directeur.

« Maintenant si tu pouvais me laisser manger tranquillement, reprit Harry lorsqu'il vit qu'elle ne bougeait pas, de plus je n'ai aucune obligation par rapport au contrat de te tolérer pendant les moments de vie commune.

-Très bien, se reprit-elle, dans ce cas demain, pendant la sortie à Prés-au-Lard, tu peux bien venir boire une tasse de thé avec moi. »

Il ne savait pas pourquoi il avait dit oui, mais il ne pouvait pas décemment lui refuser de lui faire la cour et de toute façon si le refus était trop net, la Magie de l'Appel aurait réagi. Donc autant faire ça dans un lieu public pour éviter tout piège de la part de Dumbledore (le vieux). Mais il avait réfléchi toute la nuit pour savoir comment il pourrait éviter tout sort venant d'elle. Et il n'avait pas dormis de la nuit.

Voilà pourquoi, ses charmants camarades avaient rapidement déserté mais son humeur s'était relativement amélioré quand il descendit déjeuner et il devint tout à fait joyeux lorsque dans son assiette apparu une boite accompagnée d'un mot.

Chapelier,

Je pense que mon petit cadeau te fera plaisir, il s'agit d'une rune qui peut absorber tout sort qui viserai à contrôler ton esprit et t'empêchera de boire une potion à ton insu.

Avec toute mon affection,

Tom.

Curieux, il ouvrit le petit coffret et il découvrit une émeraude de deux centimètres de diamètre, gravée d'une rune de protection comme Tom le lui avait écrit. L'émeraude était montée sur une chaîne en argent et lorsqu'il l'examina de plus près, il sentit un peu de magie appartenant à Tom.

Il l'enfila avec un grand sourire et le trouva exquis. Il se rappela alors la discussion qu'il avait eu avec Magia. La déesse s'était présentée à lui dans son sommeil forcé et lui avait parlé longuement. Sans entrer dans les détails, elle lui parla de lui et Tom. Il n'était pas ce qu'on appelle communément des âmes sœurs mais leurs âmes et leurs magies était presque totalement accordés et les poussait l'un vers l'autre de manières assez violentes. Tom était comme son catalyseur puisque d'après elle, il était trop puissant pouvoir vivre autant qu'il l'aurait dû.

L'amour n'était pas encore présent mais il suffisait de très peu de temps pour qu'ils deviennent inséparable et que naisses quelque chose de vraiment beau et de vraiment magique. A présent il voyait clairement ce qu'elle avait voulu dire. Maintenant il voulait et espérait plus que tout que Tom aille plus loin et qu'il lui propose de sortir avec lui.

Bon à présent concentrons-nous sur la petite Dumbledore. C'est vrai qu'elle n'était pas très grande après tout puisqu'elle ne le dépassait pas alors que lui aussi était petit. Elle lui avait donné rendez-vous à 15h chez Mrs Piedodus.

Il partit donc dans le village en compagnie de jumeaux pour voir un peu comment son « investissement » était fructueux. Il passa donc le reste de la matinée et le début d'après-midi à voir les nouveautés du magasin, de l'arrière-boutique et à en impacté une série qui était hors-Farces et Attrapes.

Il alla à son rendez-vous et arriva pile à l'heure dans le salon de thé. Il l'a cherché un instant des yeux mais visiblement elle n'était pas encore arrivée. Il s'installa donc un peu à l'écart dans un coin de la salle et attendit en méditant sur sa situation.

« Salut Harry, intervint une voix plutôt connue.

-Salut, répondit Harry, Harmonie c'est ça ?

-C'est ça, c'est vraiment gentil d'être venu, continua-t-elle.

-Je n'allais pas te rejeter systématiquement, en fait je ne pourrais pas je pense puisque tu as répondu à l'Appel, répondit-il. »

Voilà le ton était donné et elle avait compris depuis longtemps que les actions de son père adoptif ne jouaient pas en sa faveur mais elle devait lui parler de la raison de son départ.

« Harry, j'ai compris l'idée, reprit-elle, mais je ne vais pas te parler de l'Appel. Il y a quelque chose de très important dont je dois te parler.

(1) Les fleurs Pensée : « Je pense toujours à toi »

La pensée, ravissante fleur sans prétention, se fait comme son nom l'indique le témoignage d'un souvenir affectueux. Surtout si vous l'offrez dans les tons mauves, elle prouve à son destinataire qu'il est toujours l'objet de vos pensées, et l'invite avec nostalgie à se souvenir des moments heureux passés ensemble, dans l'espoir de voir les sentiments renaître de leurs cendres…

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