Hello les loulous ! J'espère que vous allez bien ;) Comme annoncé, le nouveau chapitre est là :D C'est au tour de notre Temari préféré de faire un bilan de sa soirée. Il sera également plus sage que le précédent chapitre, donc moins explicite (pour les fans de Lemon, ne vous inquiétez pas, je vais bientôt vous ravir de nouveau !) :) Bonne lecture à vous 3
Le lendemain matin, Temari se réveilla la tête dans le brouillard, avec la désagréable sensation qu'un marteau piqueur lui démolissait furieusement son pauvre crâne. Seigneur, sa tête allait exploser , tellement elle avait mal.
Et bonjour chère gueule de bois !
Mais putain, pourquoi avait-il fallu qu'elle boive autant, et frôler aussi dangereusement le coma éthylique ?
Ah oui... elle s'en souvenait maintenant. Il y avait plusieurs raisons, toutes plus valables les unes que les autres : les retrouvailles avec ce connard de Shikamaru, leur petite mise au point qui s'était finalement avérée inutile au possible, le plaquage surprise contre le mur et... ce jeu de merde qui avait failli vriller et se transformer en scène de cul exhibé aux yeux de tous leurs potes. A ce dernier détail, Temari vit rouge. Elle prit son visage dans ses mains et roula sur le côté, honteuse. Fais chier... comment avait-elle pu perdre autant le contrôle et agir avec tant de désinvolture ?
Elle avait tellement envie de se cacher loin, très loin, tout en espérant vainement que ses amis avaient autant bu qu'elle... suffisamment pour ne pas pouvoir se souvenir de cette indécente scène dont ils avaient été témoins.
Mais ce serait trop beau pour être vrai, évidemment. Elle devait se résigner à accepter que ce ne serait pas le cas, et assumer ses actes sans perdre la face. Ce qui était fait était fait, et il lui fallait vivre avec.
Fort heureusement, du moins elle l'espérait, elle ne devrait pas se taper une cuite avant un petit moment. Et en toute honnêteté, grand bien lui fasse. Elle en avait largement eu pour son compte hier soir et ne souhaitait pas réitérer de sitôt.
Maintenant qu'elle était réveillée à cause de sa douleur crânienne, à laquelle s'était ajoutée quelques vertiges et une bouche pâteuse, elle eut également conscience d'un léger sentiment d'inconfort au niveau de son postérieur, et plus précisément entre ses cuisses, causé par un drap bizarrement humide.
Étrange... elle n'avait pourtant pas le souvenir d'avoir eu si chaud durant la nuit, d'autant qu'on était encore en plein mois d'avril. Donc à priori, pas de canicule à cette période de l'année. Sauf qu'elle ne se souvenait pas non plus de s'être privée d'aller aux toilettes si une quelconque envie pressante s'était déclarée dans la nuit.
Alors, qu'est-ce que c'était encore que ce bordel ?
Sa curiosité prit le dessus sur la douleur. Avec une difficulté sans précédent et l'horrible sensation que sa tête pesait trois tonnes - merci encore la gueule de bois -, elle se résigna à y jeter un œil de plus près.
- MAIS C'EST QUOI ÇA PUTAIN ?!, hurla-t-elle après avoir soulevé sa couette pour y voir plus clair.
Elle exclama un nouveau juron lorsqu'elle se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de transpiration ou d'une malencontreuse fuite, mais de sa propre sécrétion intime. Sa mouille avait créé une auréole sur le drap, suffisamment large pour qu'elle en ai senti la gêne en se réveillant. D'ailleurs, sa culotte en était imprégnée également.
Nul doute que son bas ventre et son subconscient avaient prit un malin plaisir à se remémorer les « bons » souvenirs de la soirée. Contre toute attente, sa chère féminité avait décidé de se venger pour avoir été négligée, et sans avoir eu besoin de l'aide de ses doigts - pas de souvenir de s'être touchée non plus - pour atteindre les portes du plaisir. Ou alors, elle devait être tellement bourrée qu'elle ne s'en souvenait même plus.
- Putains d'hormones à la con ! Enfoiré de vagin ! Et Shikamaru, si tu m'entends, T'ES UN HOMME MORT! fulmina-t-elle, hors d'elle.
Nom de dieu. Même loin d'elle, cette enflure de Nara lui pourrissait son existence. Enfin... au vue de la réaction qu'avait eu son corps dans la nuit, force était de constater que son cœur et sa raison ne partageaient toujours pas la même opinion envers celui qui finirait par la rendrait folle un jour ou l'autre.
Blasée, énervée et crevée, Temari se laissa lourdement retomber en arrière sur son lit, priant tous les dieux de la laisser sombrer dans les trépas du sommeil et de l'oubli. Surtout de l'oubli.
Malheureusement, l'heure n'était ni au repos, ni à la fuite. En effet, elle avait promit à ses amies de les voir et devait donc les rejoindre cet après-midi, afin de passer la journée avec elles. « En toute détente, cette fois » lui avaient-elles dit telle un serment, loin des tumultes comme ça avait été le cas la veille.
Tant pis, elle allait devoir faire une croix sur son envie de mourir, et celle d'éclater la gueule du coupable de tout ce bordel. Du moins, pour aujourd'hui.
Après quelques minutes qui lui avaient semblé beaucoup trop courtes, Temari se résigna enfin à se lever pour aller prendre une douche. Et au regard des circonstances actuelles, c'était la priorité numéro une.
Elle trouva enfin la motivation de se lever, et soupira en considérant son lit débraillé, comme si elle s'était agitée toute la nuit - ce qui avait l'air d'être le cas si on en jugeait l'état de ses draps - et face à ce constat, son humeur se fit alors plus massacrante.
Un café et une douche. Voilà deux choses qui pourraient sans doute améliorer son acrimonie matinale.
Elle prit donc le chemin de la salle de bain, le pas lourd. Après s'être débarrassée de sa nuisette et son dessous trempée d'excitation « non désirée », elle se glissa dans la cabine de douche, et accueillait les jets d'eau sur son corps avec un sentiment de pleine quiétude et soulagement, comme s'ils étaient capables de laver ses sombres péchés.
Une fois propre, revigorée et surtout éconduite de la souillure de son entrejambe, elle enfila un peignoir, des chaussons, et se dirigea vers la cuisine pour se préparer son remède à base de caféine. Dans le séjour, le soleil faisait grâce de sa chaleur par ses multiples rayons, et de sa puissante luminosité. La journée s'annonçait donc agréable et ensoleillée à souhait, ce qui rendit tout de suite Temari de meilleure humeur. Elle allait pouvoir profiter de son café sur sa terrasse, et ça, c'était un vrai luxe. Tout bien considéré, sa vie n'était finalement pas si merdique.
A peine eut-elle ouvert la fenêtre qu'elle sentit l'air frais s'engouffrer à l'intérieur, en balayant au passage quelques mèches de cheveux avant de lui caresser le visage de sa douce brise matinale. Une sensation des plus agréables selon Temari, elle qui ne l'avait jamais connu dans son village natal, étant situé dans le désert. A Suna, la fraîcheur n'existait pas, même la nuit. Seuls les vents secs et ardents subsistaient, tantôt acteurs de tempêtes de sables, tantôt prémices de nouvelles et habituelles journées caniculaires. Les notions de brises ou de saisons y étaient donc inexistantes. C'était d'ailleurs l'une des choses qu'elle préférait à Konoha : le temps était changeant, tout comme la température au gré des jours et des saisons.
Confortablement installée sur l'un des sièges, elle se délecta de cet instant de solitude, tout en se remémorant les différents épisodes de la veille, avec un peu plus de recul. Et le bilan était... clairement dramatique.
L'échange de regards intenses avec Shikamaru, leur confrontation, l'incident à la sortie des toilettes, ce torse chaud et nu contre son dos... sans parler de ce baiser torride. Un baiser presque sexuel, ardent, et qui avait bien failli déraper, si Nara n'avait pas prit la sage décision d'interrompre leur étreinte. Trop de choses s'étaient passées en un trop court laps de temps, selon elle. Et là, elle avait besoin de faire le vide, de mettre de l'ordre dans tout ça.
Plus que tout, elle se disait que l'avis de ses amies ne serait peut-être pas de trop. De toutes les façons, Temari connaissaient tellement bien ces pestes qu'il y avait fort à parier que c'était l'une des excuses cachées qui les avaient poussé à proposer cette sortie aujourd'hui.
Tout en finissant son café, la jeune femme porta son regard vers le ciel, celui-ci étant drapé de ses quelques cumulus aux multiples formes, selon comment travaillait l'imagination de chacun. En les regardant, elle se rappelait alors à quel point Shikamaru avait toujours voué une certaine passion pour la contemplation des nuages. Passe-temps qu'il justifiait toujours comme apaisant, narcotique.
Avant aujourd'hui, elle l'avait juste considéré comme un flemmard qui se cachait derrière une excuse bien ficelée pour se dorer la pilule au soleil et ainsi éviter toute situation « galère », comme il le disait si souvent.
Sauf qu'à l'instant précis, elle reconnaissait qu'il avait sûrement raison, au vu du bien-être que ça lui procurait à elle-même. Elle se sentait si...légère, sereine, apaisée. Loin de tous ses problèmes, de toutes ces merdes, tel un exutoire.
Perdue dans sa rêverie, elle en venait même à se demander si elle aurait, un jour, le plaisir de les contempler à ses côtés. Juste regarder les nuages, en ne pensant à rien.
Une nouvelle vague de fureur la saisit. Son poing s'abattit sur la table avec force, menaçant au passage la chute de sa tasse qui avait bien failli tomber si elle ne l'avait pas rattrapé à temps.
Stop, ça suffit, maintenant ! Pourquoi ses pensées tournaient irrémédiablement vers LUI ?!
En fait, non. Elle ne voulait pas entendre la réponse, elle n'était pas encore prête à l'accepter. Elle tenter de se conforter en se disant qu'elle perdait complètement les pédales. Et son excès de colère lui valu une nouvelle migraine à la limite de l'insoutenable. SUPER !
De nouveau en rogne, elle se leva subitement de sa chaise, et rentra en furie dans son appartement en claquant derrière elle la porte fenêtre qui se ferma dans un grand fracas. Un peu plus et les vitres auraient sûrement éclaté.
Calme. Il fallait qu'elle se calme.
Inspiration, expiration, inspiration, expiration... eh bien, voilà qui était mieux.
Un coup d'œil à l'horloge lui indiqua qu'il était presque onze heures trente, ce qui lui laissait donc une heure avant son rendez-vous avec les filles. Parfait, elle avait le temps de se préparer sans se stresser.
De nouveau dans sa chambre, elle entreprit une inspection dans son dressing afin de dénicher ce qu'elle allait porter. Et dû se faire violence pour ne pas se retourner vers son lit propre et refait, et de se jeter dedans avant de s'enrouler dans sa couette telle une chenille dans son cocon.
Son choix se porta sur un top noir près du corps et légèrement échancrée, ainsi qu'un pantalon large en coton, couleur camel. Pour les chaussures, des sandales feraient amplement l'affaire.
Une fois habillée et maquillée, elle enfila une veste légère, prit son sac et sortit de l'appartement. Elle avait rarement eu autant besoin de prendre l'air, de se changer les idées. Si elle restait cloitrée chez elle, nul doute qu'elle aurait passé sa journée à se morfondre en mangeant des conneries devant un feuilleton merdique et déprimant à souhait. Et ça, c'était hors de question. Elle en avait suffisamment bavé ce matin. Et bavé était le mot parfait, sur tous les points : de son humeur à l'état de ses draps.
Après avoir verrouillé la porte d'entrée, elle se dirigea sans plus attendre vers les escaliers menant à la sortie, trois étages plus bas. C'était aujourd'hui, plus que jamais, qu'elle avait besoin des précieux conseils de ses amies. Si elle n'arrivait pas à s'en sortir seule, elles allaient l'aider, pour sûr.
Et surtout, elle éprouvait le besoin d'être en phase avec son cœur et sa raison, d'être honnête envers elle-même et vis-à-vis de ses proches.
Sans détours, sans regrets. Et que sa fierté aille bien se faire foutre !
