Bonjour vous tous ! Voici le nouveau chapitre de cette semaine ! J'espère qu'il va vous plaire !
Bonne lecture à vous et surtout, je vous souhaite de bonnes vacances !
Chapitre 16.
Entourée d'inconnus.
La nuit fut rude. À vrai dire, Dashar n'aurait jamais imaginé que dormir dans une forêt était aussi inconfortable. Mais à son avis, cela était seulement dû au fait qu'elle dormait sur la plate-forme, sans une couverture et qu'elle était inquiète de ce qu'il se passait dans la montagne. Se retrouvait également loin de tout ce qu'elle connaissait depuis très jeune l'angoisser aussi un peu, mais pour le moment, elle parvenait à gérer. Lorsqu'elle se réveilla, elle se trouva seule. La plate-forme était complètement déserte et il n'y avait aucune trace de l'elfe aux cheveux blonds. Dashar se leva tout en faisant craquer ses articulations endoloris par cette nuit peu reposante quand un bruissement dans son dos la réveilla complètement. Par réflexe, elle rechercha une arme, de quoi se défendre, mais il n'y avait rien sur la plate-forme. La noiraude se retourna vers la source du bruit, prête à en venir aux mains s'il le fallait, avant de voir apparaître l'elfe. Ce dernier était perché sur une épaisse branche d'arbre, se tenant droit comme un piquet. La jeune femme aux cheveux ébène le regarda avec de grands yeux écarquillés, ne s'étant jamais attendu à voir quelqu'un marcher sur les branches d'un arbre un jour.
- Enfin réveillée, fit l'immortel sans lui accorder un regard. Les vôtres patrouillent tout autour de la forêt. Enfin, autour d'une partie et ils sont encore plus nombreux.
- C'est normal, ne vous ai-je pas dit que j'étais l'une des meilleures recrues de Lirimë ? répondit la jeune femme en haussant un sourcil. Non ? Eh bien maintenant, vous le savez. Elle avait une totale confiance en moi.
- Et vous l'avez trahi...
- Je sais vers qui me tourner, nuance, rétorqua vivement Dashar, piquée au vif.
Bien malgré lui, Haldir ne pu empêcher le sourire qui étira ses lèvres. Il devrait reconnaître que la jeune femme avait du culot et une sacrée dose de courage pour être venue jusqu'à lui en sachant pertinemment qu'il pouvait la tuer sans remords. En pensant cela, le blond pensa également à Elërinna, enfermée dans une cellule, et Lenwë. Il posa la main sur son torse, là où reposer l'alliance de sa femme. Dashar de son côté, défroissa ses vêtements dans lesquels elle venait de passer la nuit.
- Que comptez-vous faire, désormais ? demanda-t-elle.
- Attendre, répondit Haldir en revenant sur la plate-forme. Il faut que les autres haradrims se calment et je ne doute pas que des gens aient été lancés à ma recherche.
- Et, qu'allons-nous faire en attendant ? Honnêtement, je ne me vois pas rien faire durant des heures...
- Eh bien, vous allez devoir prendre votre mal en patience.
Dashar leva les yeux au ciel, déjà exaspérée par cet elfe alors qu'elle n'avait pas passé plus d'une journée avec lui. Même Elërinna ou Lenwë semblaient plus sympathique que lui. Se retenant de lâcher un soupir, la noiraude lui tourna le dos, commençant à faire des exercices d'étirement pour faire disparaître ses courbatures dues à sa nuit couchée sur le bois de la plate-forme. Habituellement, elle faisait ces étirements avant de commencer un entraînement, mais pour le moment, sans épée, elle ne voyait pas quel entraînement elle pouvait faire. Et elle doutait fortement que le Galadhrim aller lui en confier une.
Pour passer le temps de cette journée interminable et des plus ennuyante, Dashar fit des exercices d'étirement et de méditation. Alors qu'elle se tenait assise en tailleur depuis plusieurs heures maintenant, elle pu voir l'elfe aux cheveux blonds faire un énième allée-retour sur la plate-forme, passant d'un arbre à un autre. Il n'avait fait que ça de la journée et si la haradrim n'avait pas été aussi calme, elle aurait peut-être fini par lui mettre deux gifles avant de l'attacher pour ne plus qu'il bouge. Cependant, même si cette idée était incroyablement tentante, Dashar resta compréhensive. On avait kidnappé la femme de cet elfe pour une raison encore totalement obscure, même pour elle, et il n'y avait pour l'instant aucun moyen de lui venir en aide en dehors d'attendre.
- Vous ne voulez pas arrêter de vous agiter comme ça ? s'enquit-elle finalement. Je croyais que les elfes étaient réputés pour être et impassible.
- Passer cent ans avec Elërinna Jackser, elfe ou pas, vous ne pourrez pas rester impassible, lui rétorqua un peu trop vite Haldir.
Surprise qu'il puisse faire preuve d'humour avec elle, Dashar leva les yeux vers lui pour voir qu'il était désormais immobile, les lèvres pincées, comme s'il s'en voulait d'avoir dit cela. Dashar pouffa de rire, s'attirant un regard noir.
- Vous savez, commença-t-elle une fois qu'elle eu repris son calme. Elërinna n'a pas vraiment subi de torture physique comme son frère, mais celles morales qui on été exercées sur elle était très forte... Et pourtant, elle n'a pas perdue espoir et elle est restée solide comme un roc.
- Je la reconnais bien là... lâcha doucement le blond. « L'espoir fait vivre », c'est ce qu'elle dit souvent.
- Donc arrêter de tourner en rond. Ça ne sert à rien. Votre femme est vivante et vous m'avez moi pour vous aider, nous allons les sauver.
L'elfe ne recommença pas à s'agiter, mais pourtant, Dashar pouvait voir les doigts de la main non-blessée de l'immortel s'agiter contre sa cuisse. En le voyant faire, la jeune femme aux cheveux ébène secoua la tête, légèrement exaspérée, même si elle pouvait en quelque sorte le comprendre. Finalement, la haradrim se releva, étirant ses jambes engourdies à force de rester pliées dans la même position. Soudainement, un très long sifflement résonna dans le silence de la forêt et le Galadhrim sembla le reconnaître, car il se tourna vers la source du bruit. À l'entente de se son, Dashar fut immédiatement sur ses gardes, mais le calme de l'elfe à ses côtés, par son calme et son léger sourire, lui fit comprendre qu'il n'y avait aucun danger provenant de ce long sifflement.
- L'attente aura été moins longue que je ne le pensais... déclara avec une certaine satisfaction. Tenez-vous prête, nous allons y aller.
La jeune femme hocha simplement la tête, tandis que sous ses yeux, Haldir commençait à rassembler ses affaires. Cela lui prit un certain temps à cause de son bras blessé et la noiraude voulu lui venir en aide, mais il l'arrêta avant qu'elle ait pu se baisser. Comme si recevoir l'aide d'une « ennemie » était un affront impardonnable. Essayant de ne pas s'en sentir vexée, Dashar décida de le laisser faire. Puis, au bout d'une dizaine de minutes, ils quittèrent la plate-forme en redescendant sur la terre ferme, la noiraude ne pouvant pas réellement suivre l'elfe dans les arbres.
Ils marchèrent un long moment dans la forêt et dans un silence pesant difficilement supportable. Depuis que Lirimë et ses partisans s'étaient établi dans les profondeurs de la Moria, Dashar avait pu entendre des centaines d'histoires terrifiantes par rapport à la forêt nommée la Lothlórien. Selon les autres haradrims, mais aussi certains orcs, une sorcière habitait autrefois ces bois et d'après eux, son pouvoir protégerait encore la forêt. En repensant à cela, la noiraude eut soudainement des sueurs froides, mais sa réaction était dès plus stupide. La dite « sorcière » qui vivait il y a plus de cent ici avait quitté les bois depuis bien longtemps. Secouant la tête, Dashar continua de marcher à côté de l'elfe. Ce dernier adaptait toujours son rythme au siens pour éviter qu'elle ne se retrouve derrière. La paranoïa du blond à son sujet faisait doucement sourire la noiraude, qui si la situation avait été inversée, aurait eu le même comportement. Au bout d'interminables heures de marche, aux yeux de la haradrim pour qui tout se ressemblait, ils arrivèrent en haut de ce qui semblait être une colline. Soufflant doucement, Dashar regarda devant eux pour voir que désormais, le chemin descendait et qu'en contrebas de là où ils se tenaient se trouver une grande cité battit entre et sur de gigantesques arbres.
- C'est... fit Dashar avec de grands yeux surpris. Magnifique.
- Caras Galadhon l'as toujours été, même après toutes ses années.
L'émotion contenue dans la voix de l'immortel montrait que cet endroit, cette cité perdue au milieu d'une forêt inhabitée, avait une telle importance pour lui que la revoir après tant de temps lui faisait quelque chose. Même si elle n'avait jamais vu cette cité de sa vie, Dashar devait reconnaître que, bien qu'abandonnée, elle restait d'une beauté époustouflante.
- Vous pensez que vos amis sont là-bas ? demanda-t-elle.
- Caras Galadhon est l'épicentre de la Lothlórien, c'est le seul point de ralliement que je puisse envisager.
- Très bien, allons-y alors.
Affichant un visage détendu, la jeune femme commença tranquillement à descendre la pente. Cependant, à l'intérieur d'elle-même, Dashar avait peur. Sa première confrontation avec l'elfe blond n'était pas vraiment une réussite, et il ne lui faisait pas confiance, alors elle n'osait même pas imaginer la réaction de ceux venus aider l'immortel lorsqu'ils la découvriront. Une haradrim travaillant normalement avec leur ennemi. Dashar essaya de rationaliser. Si l'immortel ne l'avait pas tuée, alors les autres ne le feraient pas. Au final, ils avaient autant besoin d'elle, qu'elle avait besoin d'eux.
Dire que la noiraude fut impressionnée par l'ancienne cité elfique aurait été un doux euphémisme. Peut-être que Caras Galadhon n'avait plus sa prestance d'antan, mais aux yeux de la jeune femme qu'elle était, la cité était une véritable merveille architecturale, comme l'avait été la Moria les premiers temps de leur arrivée. Uniquement construite dans les arbres, avec de nombreux escaliers et passerelles pour pouvoir relier les différentes plates-formes, Caras Galadhon était un véritable joyau. Dashar suivit l'elfe sans poser de question sur leur destination, le blond se déplaçant avec aisance dans cet endroit, lui qui l'avait sans doute connu toute sa vie. Ils slalomèrent dans les allées, avant de finalement emprunter un escalier faisant tout le tour d'un des gigantesques arbres qui constituaient la cité. Heureusement que la haradrim n'était pas atteinte de vertige, car si cela avait été le cas, elle aurait été bien embêté. Lorsqu'ils arrivèrent enfin en haut et qu'ils eurent gravis les dernières marches de l'escalier, Dashar cru bien faire un malaise tant elle avait du mal à reprendre sa respiration. Elle n'aurait jamais cru que monter des escaliers puisse être autant épuisant. Pour cette raison, elle salua silencieusement l'endurance des elfes qui les rendaient difficilement épuisés. Néanmoins, malgré son problème de respiration, Dashar essaya de ne rien laisser paraître, se contentant de suivre Haldir lorsque celui-ci s'engouffra sous une haute arche finement sculptée. Ils arrivèrent dans une grande salle circulaire, au centre de laquelle se trouvait encore une volée de marches, mais aussi deux hauts sièges presque dissimulés par d'anciens voiles en soie n'ayant pourtant pas perdu leur beauté. Si le sol des allées en bas, les plates-formes et les escaliers n'avaient pas été presque recouverts de feuilles mortes tombées des arbres, Dashar aurait pu facilement croire quand réalité, la Lothlórien était encore habitée.
- Mellon nin !
L'exclamation, poussée dans une langue que la noiraude ne connaissait pas, attira son attention et celle de l'immortel à ses côtés. De l'autre côté de la grande plate-forme circulaire, un groupe d'homme vêtu de cape noire se tenaient, avec à leur tête, un elfe aux cheveux d'un blond encore plus doré que les cheveux d'Haldir. À la vue des nouveaux arrivant, le Galadrim se hâta vers eux et les deux elfes se prirent dans les bras, visiblement heureux de se revoir. Dashar décida de se tenir en retrait pour éviter d'attirer l'attention sur elle.
- Rassure-moi, ma fille n'est pas avec vous ? s'enquit prestement Haldir après avoir échangé quelques paroles en langue elfique.
- Ne sois pas inquiet, mon ami, Nastriel se trouve toujours à Minas Tirith, comme tous les autres. Aragorn nous a envoyé sur ta trace et celle des orcs. Tu as pu les retrouver ?
- Oh oui, je les ai trouvés, ils ont réinvesti la Moria, même si je doute qu'ils l'aient déjà quitté un jour.
- Alors, il y a un autre moyen d'entrée dans ce maudit royaume... fit l'autre elfe avec une pointe de déception dans la voix.
Tout à coup, il y eu un raclement de gorge venant d'un des hommes encapuchonnés qui accompagnaient le nouvel elfe et il fit un mouvement de la tête en direction de Dashar. Cette dernière, surprise, se figea sur place alors qu'elle voyait des épées commençaient à glisser de leur fourreau. Dépourvue d'arme pour se défendre, la noiraude recula instinctivement dans un pas, mais Haldir fit un geste de la main pour arrêter les hommes avant que ceux-ci aient pu faire quoique se soit d'autre.
- Ne l'attaquer pas, dit-il avec autorité. Elle a déserté le camp ennemi pour apporter des nouvelles de Lenwë et Elërinna.
- Déserté le camp ennemi... ? Es-tu sûr que ce n'est pas une espionne ?
- Legolas, elle m'a rapporté l'alliance d'Elërinna et celle est qui lui a confiée.
- Tu as bien conscience que c'est la parole d'une inconnue ?
Haldir hocha la tête, recommençant à parler dans sa langue maternelle qui ne permettait plus à Dashar de comprendre la suite de la conversation. Néanmoins, les regards que le soi-disant Legolas lui lancer lui laissait très peu de doute sur la tournure des événements, notamment lorsque ce dernier se tourna vers les hommes qui l'accompagnaient.
- Il faut que cette jeune femme soit constamment surveillée, par aux moins deux d'entre vous à chaque fois.
- Au fait, puisque personne ne me l'a demandé, intervint la noiraude avec exaspération. Je m'appelle Dashar. Donc vous pourriez peut-être éviter les « ennemie » ou encore « jeune femme » ?
- Vous n'êtes pas vraiment en position d'imposer vos règles, lui rétorqua Legolas.
- Peut-être, mais sans moi, Elërinna et Lenwë resterons encore longtemps coincés dans la Moira, si Lirimë ne les ramène pas chez elle.
À l'entente du nom, bien connu en Ithilien, puisque l'elfe y avait séjourné chez Haldir, Legolas ouvrit de grands yeux incrédules alors que le Galadhrim hochait la tête. Ils recommencèrent à parler en sindarin avec une telle rapidité que même si Dashar avait pu les comprendre, elle aurait eu du mal à saisir un seul mot de leur discussion.
Sans qu'elle ait vraiment pu comprendre ce qui arrivée, la noiraude se retrouva à devoir suivre les deux elfes et les hommes encapuchonnés, les mains attachées devant elle. La situation commençait de plus en plus à lui déplaire et elle ne manqua pas de le faire comprendre à Haldir quand ce dernier la fit rentrer dans une des nombreuses maisons de la cité elfique.
- Les mains attachées, c'est vraiment nécessaire ? gronda-t-elle avec mauvaise humeur.
- Tant que nous ne serions pas sûrs de tes véritables intentions, oui, répondit l'elfe, impassible.
- Et qu'est-ce qui vous faut de plus ?! Je vous ai ramené l'alliance de votre femme, je vous ai dit qu'elle et son frère étaient toujours en vie et que je connaissais assez les plans de Lirimë pour pouvoir vous aider à les libérer.
- Alors dit moi où se trouve l'entrée secrète dont tu m'as parlé...
- C'est du suicide ! rétorqua Dashar en levant les yeux au ciel. Sans un plan ou bien une armée, c'est impossible de rentrer dans la Moria. Faite au moins venir de l'aide.
L'elfe lui lança un regard noir que la jeune femme ne manqua pas de soutenir. Ils restèrent plusieurs minutes à se regarder ainsi, espérant faire céder l'un ou l'autre, mais finalement, le blond sortit de la pièce dans laquelle il l'enferma pour être sûr qu'elle ne ferait pas de vague. De rage, la jeune femme frappa du pied dans la porte. Cette dernière grinça, mais ne s'ouvrit pas, augmentant un peu plus sa frustration et sa colère. Et dire qu'elle était venu jusqu'ici pour les aider et voilà comment elle était traitée ! Elle aurait été curieuse de savoir la réaction de la Prodige d'Oromë et Nessa en voyant le comportement de son mari et des autres personnes qui l'accompagnait... Pendant plusieurs minutes, Dashar frappa contre la porte, allant même jusqu'à y mettre des coups d'épaule, mais cette dernière ne céda pas et elle pouvant entendre de l'autre côté ses geôliers parler. Finalement, la noiraude se laissa lentement glisser le long de la porte, enfouissant son visage entre ses bras aux mains ligotées. Elle ne comptait pas révéler l'emplacement de l'entrée secrète de la Moria. C'était bien trop dangereux et l'elfe ne ferait qui trouver la mort. Non, elle n'allait rien dire pour le moment, et elle ne parlerait de la véritable demeure de Lirimë que lorsque le blond serait disposé à l'écouter. En espérant qu'il le fasse avant deux semaines...
J'espère que ça vous a plu !
En espérant aussi que Haldir prenne peut-être la bonne décision ? ;)
Bonnes vacances et à dimanche prochain !
