Salut ! J'espère que vous allez tous bien. Comme la plupart d'entre vous, je suis confinée. Mes cours se passent en ligne et j'ai l'impression de bosser deux fois plus qu'avant. Bref. Cela me donne aussi un peu plus de temps pour publier.
Lijovanchan : Il était temps je pense ^^ Le début de l'histoire était très lent. Dans ce cas, j'espère que ce nouveau chapitre va te plaire. Biz !
Bonne lecture !
PS : Ça gâche un peu la surprise, mais je dois prévenir qu'il y a un lemon dans ce chapitre.
Chapitre 19
Shoto m'attendait dans un parc près du quartier où il vivait. Il avait les mains dans les poches mais sourit à mon arrivé. Je pensais qu'il était en colère contre moi, heureusement ça ne semblait pas être le cas.
Il me prit dans ses bras et m'embrassa un long moment. Je me demandais s'il ne s'était pas passé quelque chose mais Shoto ne cessait pas de m'embrasser et ne me laissait pas en placer une. Il finit par laisser mes lèvres tranquilles.
-Todoroki-kun... soufflais-je.
Shoto prit mon visage dans ses mains. Il avait une expression si douce sur le visage ; je ne l'avais encore jamais vu ainsi.
-C'était toi, murmura-t-il. Ça a toujours été toi. Comment ais-je pu ne pas te reconnaître ?
Mon cœur s'emballa. Comment avait-il compris ? Je croyais que tout le monde m'avait oublié. Je n'expliquais d'ailleurs toujours pas ce phénomène. D'un coup, tout le monde m'avait oublié... Dont Shoto alors que j'avais, d'après ce qu'il m'avait dit, été une rencontre marquante de sa vie. Mais mon nom et mon visage avaient disparus de sa mémoire. Mon hypothèse était que cela venait d'un près puissant alter.
-Midoriya, le garçon que j'ai affronté au festival sportif, en seconde, c'était toi.
Mes rêves étaient bien des souvenirs. J'étais si heureux d'en avoir la confirmation.
-Je sais, répondis-je. Je m'en suis souvenu très récemment.
Je sentais qu'il voulait pleurer de joie. Pour nous deux, c'était beaucoup d'émotions.
-Je t'ai cherché pendant si longtemps. C'était comme si tu me fuyais.
-Je sais.
-Tu as eu cet accident et tu as tout perdu.
-Je sais.
-Je t'ai aimé, Midoriya. Tout ce temps où je t'a cherché, je t'ai aimé. Il y a eu Inasa après...
-Que tu aimais plus, je le sais.
Je ne me faisais aucune illusion à ce propos. Inasa a été une phase très importante de la vie de Shoto. Il l'aimait plus que moi à l'époque. Mais je ne lui en voulais pas, je le comprenais. Cependant aujourd'hui, c'était mon tour d'être dans ses bras et rien ne pourra m'en empêcher.
Je ne lui avais pas dit pour mon alter et ma destiné. Je voulais que ce moment ne soit que pour nos retrouvailles.
Mais nous ignorions que des yeux bleus étaient braqués sur nous.
Nos souffles ne faisaient plus qu'un. Shoto était sur moi, torse nu. Nous étions sur son lit, dans sa chambre. Nos corps étaient bouillants et nos yeux ne pouvaient se détacher de ceux de l'autre. Shoto m'embrassait passionnément et frottait légèrement son bassin contre le mien. Il était à califourchon sur moi.
Je passais mes mains dans ses cheveux. Ils étaient doux et bizarrement, ses cheveux rouges étaient un peu plus rêches que ses cheveux blancs. Sûrement parce qu'il devaient résister au feu. Mais cela me fit doucement sourire. Tout comme la peau de Shoto d'ailleurs, un côté avait une peau un peu plus rugueuse. La séparation entre les deux côtés était fluide au toucher. Mais sa peau n'avait pas une odeur différente.
J'aimais découvrir son corps. Mais je ne perdais pas de vue que je n'étais pas le seul à l'avoir fait. Parmi les autres, il y avait eu Dabi.
Shoto retira mon t-shirt. Il respirait plus vite contre mes lèvres. Peut-être devrais-je avoir un peu peur. Après tout, je n'avais aucun souvenirs de ma première fois, pour moi, c'était comme recommencer de zéro.
Mais j'avais confiance en Shoto et j'avais envie de continuer. Encore et encore. Fuyumi n'était pas à la maison : elle était encore à un rencard. C'était parfait.
Nous étions nus. Je détaillais Shoto avait insistance. Cela le fit sourire. Face à ma timidité, il pris les devant. Je m'étais dit que ce serai moi en dessous, que ce serai lui qui irai en moi mais à ma plus grande surprise, Shoto commença à se préparer sous mes yeux gourmands. Je ne pouvais pas dire que cette façon de faire me déplaisait vu que je n'en avais jamais connu d'autres. Mais, oui, j'imaginais les choses autrement.
En même temps, d'après ce que Shoto m'avait raconté, ça avait toujours été lui le soumis dans ses précédentes relations. Alors le fait qu'il veuille le faire ainsi avec moi n'était pas si surprenant.
Il s'empala sur mon membre tendu et gémit. Je tremblais, mes mains sur ses épaules. Shoto commença à faire onduler ses hanches. C'était bon ! Cette peau qui frottait contre la mienne, cette chaleur autour de moi, ces baisers dans mon cou. Je caressais les fesses de mon amant, je bougeais un peu les hanches, prenant de l'assurance au fur et à mesure.
Nous jouissons trop vite à mon goût. Shoto resta assis sur moi.
-Ça va ?
-Oui... Euh...
-Qu'y a-t-il ?
Il semblait presque paniquer à l'idée que cela ne m'ait pas plu.
-Loin de moi l'idée de critiquer mais...
-Tu n'as pas aimé ?
-Si ! Mais j'ai simplement eu l'impression d'être inactif, de ne servir à rien.
Shoto souffla et se mit à rire. Il se décala et souleva mes jambes pour se glisser entre elles.
-Tu préférerai comme ça ? Demanda-t-il d'une voix suave.
Je rougissais. Il vint m'embrasser, puis me serrer contre lui avant de nous faire rouler sur le lit.
-Ou comme ça.
J'étais maintenant sur lui. Le dominer, c'était une sensation étrange.
-Je ne sais pas vraiment... Je dirai la première option.
Shoto rit de nouveau face à mon embarra. Son rire devint communicatif. Je le laissais me renverser sur le lit et commencer à me préparer avec des gestes méticuleux. Je gémissais dans ses bras. Shoto embrassait mon torse. Je n'avais pas mal du tout, je ne faisais que savourer chaque sensation que m'apportait mon amant.
Tout me semblait si bon. Je plongeais dans un plaisir différent mais que je trouvais bien mieux. Shoto finit par retirer ses doigts.
Je gémis alors qu'il entrait lentement en moi. Shoto m'embrassa et récolta du bout des doigts les quelques larmes qui coulèrent de mes yeux. Shoto allait et venait lentement. Il gardait sa tête près de la mienne, son souffle caressait mon épaule.
C'était peut-être le paradis. Il allait plus vite en moi, je bougeais mes hanches en rythme, je soupirai et gémissais, emprisonné dans ce plaisir qui grimpait de plus en plus.
Nous jouissons de nouveau. Shoto se releva et me regarda dans les yeux. Ils pétillaient. Je lui souriait et caressais sa joue dans un geste tendre. Mon corps semblait fatigué, je fermais les yeux. Shoto s'allongea contre moi et me serra dans ses bras avant de s'endormir.
J'écoutais sa respiration. Dans mon demi-sommeil, j'entendis la porte de la maison se refermer. Fuyumi venait de rentrer apparemment.
Je m'endormais.
Il y eu d'abord un craquement. J'ouvris les yeux et sentit la chaleur. Il faisait horriblement chaud dans la chambre. J'étais en sueur et avait du mal à respirer. Shoto se réveilla lui aussi et regarda les alentours avec les sourcils froncés.
Son nez se plissa et il renifla.
-Ça sent la fumée.
Effectivement, il y avait une légère odeur de brûlé. Mon cœur se mit à battre la chamade. Il se passait quelque chose d'anormal. Shoto se leva et regarda par sa fenêtre qui donnait sur la cour intérieure de la maison. Je vis ses yeux s'écarquiller. À travers les rideaux, on voyait bien que la luminosité était trop grande pour une nuit d'automne, surtout une nuit aussi froide sous la pleine lune.
-Que se passe-t-il ?
Il ne pu articuler un mot et recula. Soudain, le tatami de la chambre se fissura et des flammes bleues commencèrent à le dévorer. Je hurlais de terreur.
La maison prenait feu.
Shoto gela les flammes. Il se précipita vers moi et me prit le bras pour me faire lever du lit. Il m'ordonna d'enfiler mon pantalon et de sortir de la chambre. J'obéissais aveuglément à ses ordres. Je voulu sortir quand le sol craqua de nouveau et tomba. Shoto et moi atterrissons dans le salon en dessous.
Il y avait beaucoup plus de fumée et de flammes. Je ne voyais plus rien.
-Shoto !
Je ne le voyais même plus à travers la fumée. Il y eu un éclat orange. Shoto avait activé ses flammes pour me guider. J'arrivai à sa hauteur. Il ne me regardai pas. Son regard était perdu.
Je regardai dans sa direction et vit un vilain. Il avait les cheveux noirs, des morceaux de peaux étaient cousus sur lui. Et ces yeux bleus... Shoto me l'avait décrit, c'était Dabi.
Les deux garçons se dévisageaient. Puis, Dabi me regarda.
-Je dois te remercier, Midoriya Izuku.
-Hein ?
Shoto me regarda en coin, aussi surpris que moi.
-C'est grâce à tes plans de la maison que nous avons pu intervenir.
Ma respiration se bloqua quelques secondes. Shoto me regarda avec plus d'insistance. Certes, j'avais dessiné des plans de la maison, mais certainement pas pour la ligue des vilains ! C'était pour la biographie !
-Je... je n'ai jamais...
-Shigaraki nous les a transmis.
Shoto fronça les sourcils.
-Enfin, Shigaraki... disons plutôt Shimura Tenko puisque c'est sous ce nom là que tu le connais.
Voilà ! Bon, j'ai conscience que la révélation de la fin n'en est pas une pour vous ^^ J'espère que ce chapitre vous aura plu !
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