Salut à tous ! Voici la suite tant attendue de ma merveilleuse histoire x)

Au prochain chapitre : Tirage des Noms, Cérémonie des Baguettes et Première Epreuve :p

P.S: Des références à Final Fantasy XIV et Ao no Exorcist :p


31/10/1994

Poudlard, Ecosse

Ce jour-là, il régnait à Poudlard une agréable atmosphère d'attente. Personne ne prêta grande attention à ce qui se passait pendant les cours : seule l'arrivée, le soir même, des délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang occupait les esprits. Même le cours de potions parut plus supportable qu'à l'ordinaire, surtout parce qu'il devait être abrégé d'une demi-heure. Lorsque la cloche sonna, Henry, Ron, Seamus et Dean se précipitèrent dans la tour de Gryffondor, déposèrent sacs et livres dans leurs dortoirs, jetèrent leurs capes sur leurs épaules et redescendirent l'escalier quatre à quatre jusqu'au hall d'entrée. Les responsables des différentes maisons firent mettre leurs élèves en rangs.

—Weasley, redressez votre chapeau, dit sèchement à Ron le professeur McGonagall. Miss Patil, ôtez de vos cheveux cet accessoire ridicule.

Parvati fit la moue et enleva le papillon qui ornait sa natte.

—Suivez-moi, s'il vous plaît, dit le professeur McGonagall. Les première année, passez devant… Ne poussez pas…

Ils descendirent les marches qui menaient au-dehors et s'alignèrent devant le château en rangées successives. La soirée était fraîche et lumineuse. Le jour tombait lentement et une lune si pâle qu'elle en semblait transparente brillait déjà au-dessus de la Forêt interdite.

Henry, qui se trouvait au quatrième rang entre Ron et Seamus, aperçut, dans la file des première année, la silhouette minuscule de Dennis Crivey qui tremblait littéralement d'impatience.

—Il est presque six heures, dit Ron en jetant un coup d'œil à sa montre, puis à l'allée qui menait au portail. Comment tu crois qu'ils vont venir ? En train ?

—Ça m'étonnerait, dit Dean.

—Alors, comment ? Sur des balais ? suggéra Seamus en levant les yeux vers le ciel où commençaient à briller des étoiles.

—Je ne crois pas… Pas de si loin… Avec un Portoloin, peut-être ? dit Ron. Ou bien ils pourraient transplaner. Chez eux, on a peut-être le droit avant dix-sept ans.

—On ne peut pas transplaner dans l'enceinte de Poudlard, ce serait trop facile, répliqua Seamus en souriant.

Ils scrutèrent le parc qui commençait à s'obscurcir, mais rien ne bougeait. Tout était tranquille, silencieux et presque comme d'habitude. Henry avait un peu froid. Il aurait bien aimé qu'ils se dépêchent… Leurs hôtes préparaient peut-être une arrivée spectaculaire… Il se souvenait de ce que Mr Weasley avait dit au camping, avant la Coupe du Monde de Quidditch : « Toujours pareil, on ne peut pas résister à l'envie d'épater le voisin quand on est tous ensemble…»

—Ah ! Si je ne m'abuse, la délégation de l'Académie Royale Atlas arrive ! lança Dumbledore, qui était au dernier rang avec les autres professeurs.

—Où ? demandèrent avidement plusieurs élèves en regardant dans toutes les directions.

Là-bas ! s'écria un élève de sixième année en montrant la Forêt interdite.

Quelque chose de très grand, beaucoup plus grand qu'un balai volant ou même que cent balais volants, approchait du château, dans le ciel d'un bleu sombre. On voyait sa silhouette grandir sans cesse.

—C'est un dragon ! hurla une élève de première année, prise de panique.

—Ne dis pas de bêtises… C'est une maison volante ! répliqua Dennis Crivey.

Les deux se trompaient. On pouvait entendre un puissant chant semblable à celui d'une baleine. Les élèves écarquillèrent des yeux tandis que la plupart poussèrent des cris mêlant peur et surprise. C'était effectivement une baleine volante…enfin…

—C'est une baleine ? s'écria un élève de deuxième année, la voix emplie de terreur.

—C'est pas une baleine, mais un monstre ! rajouta Ron en pointant du doigt, les yeux dilatés par la peur.

Dumbledore sourit en voyant l'incroyable créature en direction de Poudlard. Il ne l'avait encore jamais vu, bien que sa légende fût connue. Comment ne pas reconnaître une telle créature provenant des légendes les plus importantes du Monde Magique.

Une gigantesque baleine blanche faisant la taille d'une île s'approchait à grande vitesse. Dotée de puissantes ailes couvertes de plumes blanches et d'une gigantesque corne dorée semblable aux licornes, cette créature était capable de dévorer des îlots. Nulle créature ne pouvait la vaincre, même les dragons ayant peur d'une telle légende.

Il s'agissait de Bismarck, Seigneur des Brumes et des Cieux. La légende disait qu'il était né d'un groupe de baleines au temps où le monde possédait encore un ciel sans nuage. Né d'une couleur opaline, il fut martyrisé par ses congénères au point d'en mourir. Mère-Magie pleura sur son sort, et dans un sursaut de bonté le ramena à la vie sous la forme d'une baleine volante, pour qu'il puisse à jamais profiter de la "mer céleste". De par son souffle naquirent les nuages et autres cumulus dominant le ciel dans lesquels il plongeait à volonté, loin de tous.

Mais Albus connaissait la vérité sur cette créature. Il s'agissait jadis de « l'animal de compagnie » d'Atlas qui survécut au Grand Cataclysme. Cette créature vivait soi-disant dans le lac près de l'Académie Atlas, chargée de sa protection. Quant à ses pouvoirs…Tout un mystère.

—Il s'approche ! hurla Cédric Diggory, en faisant signe de reculer.

Les cris des élèves s'accentuèrent à l'approche du mastodonte qui était bien plus grand que Poudlard. A leur plus grand étonnement, Bismarck commença à rapetisser jusqu'à atteindre une taille plus convenable, soit la moitié de Poudlard. Sans perdre un instant, la créature se dirigea à toute vitesse vers le Lac avant d'y plonger de façon impressionnante.

Son plongeon ne fut pas sans conséquences, et une gigantesque vague s'échoua sur les alentours du lacs, certains élèves frappés de plein fouet. Mme Pomfrey accourra à toute vitesse pour s'occuper des élèves comateux, certains n'ayant pas supporté le choc.

Enfin, le dos de la créature réapparu, et les élèves poussèrent de nouveau des cris de surprise. Le dos de la baleine était désormais recouvert de verdure, arbres et même d'un grand manoir. On pouvait croire à un « îlot ».

Un pont se matérialisa entre les berges du lac et « l'îlot » tandis que les portes de la maison s'ouvrirent. Henry écarquilla des yeux en voyant une nuée de chauve-souris quitter la maison en direction de Dumbledore, tandis qu'une musique assourdissante résonnait à l'arrière.

Se retournant, Henry comprit que tout le monde pouvait entendre cette musique, et à la vue des habitants de pré-au-lard au loin les rejoignant, il était évident que la musique pouvait atteindre le village. (Final Fantasy 13 OST - Disc Three - 10 - Chocobos Of Cocoon~Chasing Dreams)

Et alors que la nuée approchait Dumbledore, deux grandes statues représentant Poséidon apparurent devant le pont, tandis qu'un portail en fer forgé se matérialisait entre les deux statues. S'ouvrant dans un grand bruit, les élèves de Poudlard purent alors voir des élèves quitter le manoir.

Ils marchaient en deux colonnes distinctes, tous âgé entre treize et dix-huit ans. Ils portaient tous des gilets bleus recouvrant des chemises blanches, sans compter les pantalons noirs. Le plus impressionnant était surement l'épée que chacun portait à la ceinture.

Henry grinça des dents en reconnaissant les deux élèves dirigeant le cortège…Alexandre Angelus et…Adrien de Valois. Ron remarqua immédiatement la crispation de son ami avant de regarder les deux hommes qu'Henry fusillait du regard.

—Mec, me dis pas que c'est les deux abrutis dont tu me parlais la dernière fois ? demanda Ron d'une voix un peu trop bruyante.

—Tu rêves pas Ron, Répondit Henry en fusillant Harry du regard.

Dean et Seamus regardèrent tour à tour Henry et Harry. Henry leur avait parlé de son « altercation » avec le prince de France. Maintenant, ils pouvaient enfin mettre un visage sur le nom.

Par la barbe de Merlin ! C'est le prince Adrien ! s'exclama une cinquième année de Poufsouffle.

Ce fut la débandade. Les élèves se mirent à piailler, crier et commérer. Ce n'était pas tous les jours qu'un membre d'une famille royale venait leur rendre visite. La plupart des filles dévorèrent Harry du regard tandis que les garçons le jaugèrent. Certains des plus ambitieux se demandèrent même s'il serait une bonne idée de nouer une amitié avec Adrien, tandis que d'autres foudroyaient Alexandre du regard.

La cohue prit rapidement fin lorsque les élèves virent la nuée de chauve-souris apparaitre entre les élèves d'Atlas et Albus Dumbledore. Sous leurs yeux médusés, les chauves-souris fusionnèrent pour laisser place à un homme âgé d'une trentaine d'année. Ce dernier était assez grand, vêtu d'une veste en cuir blanc surmontée d'une cape tout aussi blanche, un pantalon de la même teinte et…portant un parapluie rose ? Et une écharpe rose à carreaux ? Et un haut-de-forme blanc et rose ?

—Bordel ! Il s'habille comme Dumbledore ! murmura Ron à Henry.

L'héritier Potter ne pouvait qu'hocher de la tête en voyant la tenue farfelue de l'homme face à Dumbledore.

—Je le reconnais ! C'est Guy de Rivesang, le Prince des Vampires. Il y a tout un chapitre sur lui dans Noblesse extraordinaire du Monde Magique ! s'écria Hermione Granger située non-loin d'eux.

(Image : Mephisto Pheles d'Ao no Exorcist)

Cette dernière se trouvait avec ses meilleurs amis, Neville Londubat, et Luna Lovegood.

—Elle sait vraiment tout, celle-là ! pesta Ronald en roulant des yeux.

Sa phrase fut cependant entendue. Neville foudroya le rouquin du regard avant de murmurer gentiment à Hermione : « Fais pas attention à ce débile. Il est juste jaloux. »

—Albus ! Comment vas-tu ? Comment vas-tu ? s'exclama Guy de Rivesang.

—Guy, mon vieil ami. Quel plaisir de te revoir ! répondit Albus en prenant Guy dans ses bras.

—Grand-père ! fit Harry qui se trouvait derrière Guy.

Certains élèves de Poudlard émirent des hoquets de stupéfaction. Grand-Père ? fut la question qu'ils se posaient tous.

—Harry ! Te voilà enfin à Poudlard, ça me réjouit ! s'exclama Albus en prenant à son tour Harry dans ses bras.

Certains élèves (surtout les jumeaux Weasley) comprirent le message implicite de ce geste : Adrien de Valois était hors d'atteinte et sous la protection du Directeur de Poudlard. Mieux valait ne pas jouer des mauvais tours à Harry, et par conséquent, à son âme-sœur.

—Mec, même avec toi le directeur il est pas aussi gentil, Murmura Ronald à Henry.

Le rouquin ne remarqua pas le regard envieux qu'Henry envoyait à Harry. En fait, le seul qui le remarqua fut Harry lui-même, et ce dernier se contenta de lui sourire avant de cligner d'un œil.

—Connard… pesta Henry suffisamment bas pour ne pas être entendu, tout en grinçant des dents.

Harry se contenta d'élargir son sourire, comme s'il l'avait entendu. De son côté, Dumbledore fit comme s'il n'avait rien vu, ce qui n'était pas le cas de Guy de Rivesang. Le vampire se contenta de sourire de façon énigmatique en prenant une pose absurde avec son parapluie.

—Enfin ! Moi, Guy de Rivesang, Prince des Vampires et fidèle sujet de sa majesté, le Roi Louis XIX, pose pied à Poudlard ! Mon cœur s'emballe et mon sang ne fait qu'un tour ! Oh, mais que dis-je ? Je n'ai pas de cœur ! s'écria Guy tandis que les élèves d'Atlas ricanèrent.

De leur côté, les élèves de Poudlard restèrent abasourdis par le comportement extravagant du Directeur de l'autre école.

—J'ai rien dis, il est encore plus fou que Dumbledore, murmura Ronald à Henry.

Ou plutôt, il essayé de murmurer. Ronald Weasley n'était pas connu pour être discret, et les élèves alentours l'entendirent…Les Vampires ayant une ouïe extrêmement développée…

—Quel manque de respect ! Vous devriez dire « Professeur Dumbledore » et non l'appeler par son nom, comme s'il était votre ami ! dit une voix enjouée juste à côté de Ronald.

Ah ! s'écria de peur Ronald en tournant de la tête sur la droite.

Guy de Rivesang venait d'apparaître juste à côté de Ronald, tout en se tenant appuyé sur son parapluie. Les autres élèves poussèrent des cris de surprise en voyant le vampire apparaître en leur sein.

—Mais vous n'avez rien dit quant à l'allusion sur votre folie, fit une autre voix.

Une fois de plus, les élèves poussèrent des cris de panique en voyant une autre personne apparaître. Cris qui devinrent rapidement des murmures d'excitation en reconnaissant le Prince Adrien. Ce dernier était apparu lui-aussi de façon mystérieuse.

—Mais…Comment ? demanda Hermione, abasourdie.

Harry quitta son Directeur du regard pour mieux observer la fille s'étant exclamée. Plutôt petite, des cheveux bruns bouclés formant une véritable touffe, cette dernière avait aussi des dents de castor. Rien qui ne puisse être corriger avec un simple sortilège de rapetissement focalisé.

Sans même répondre à sa question, Harry fit un geste de la main pour rapetisser les dents de devant de la jeune fille. Cette dernière poussa un hoquet de surprise en sentant la magie agir, bien qu'elle n'en connaisse pas les raisons. Elle n'eut pas le temps de demander ce qu'il s'était passé que Neville laissa échapper un couinement.

—Hermione…tes…tes dents ! s'écria le jeune garçon potelé.

—Mes dents ? répondit Hermione de façon sotte.

—Excellente maîtrise d'un sortilège de rapetissement, mon garçon ! Je n'en attendais pas moins de mon meilleur élève depuis des générations. Votre nouveau sourire vous va à ravir, mademoiselle… s'exclama Guy de Rivesang en regardant Hermione.

—Granger. Euh, je veux dire que je m'appelle Hermione Granger, votre grâce ! répondit Hermione en s'inclinant rapidement.

—Nulle courbette n'est nécessaire, ma chère ! Vous pouvez simplement m'appeler « Monsieur Guy », ça m'ira très bien ! sourit le vampire en faisant apparaître un miroir.

Hermione ne sût quoi répondre, tant elle était obnubilée par l'image reflétée. Ses dents étaient parfaitement alignées, chose que même ses parents, pourtant dentistes, n'avaient su réaliser. Des larmes pleins les yeux, elle se retourna vers Harry.

—Merci ! Merci ! Merci ! s'exclama-t-elle sans fin.

Alors qu'elle s'apprêtait à enlacer le prince dans ses bras, pour le remercier, elle fût empêchée par Alexandre Angelus. Ce dernier les avait vite rejoints, et voyant la jeune fille s'apprêter à enlacer son âme-sœur, se dépêcha de prendre Harry dans ses bras dans une étreinte possessive.

—Désolé, mais c'est une chasse-gardée ! dit Alexandre avec un grand sourire.

Hermione rougit avant d'hocher de la tête. De son côté, Albus Dumbledore observa la situation avec un grand sourire, le tout sous les regards étonnés des autres professeurs. Etonnamment, seul Severus Rogue sembla…ravi ? Enfin, si tant est que son visage puisse afficher une émotion autre que le dédain.

—Et pour ta gouverne, Adrien, je n'ai jamais dit que j'étais sain d'esprit ! s'exclama le directeur d'Atlas avant de retourner auprès de Dumbledore.

Roulant des yeux, Harry le suivit, non sans regarder Henry dans les yeux.

—Héritier Potter. Quel…plaisir de vous revoir. J'espère que cette fois-ci, nous n'aurons pas besoin de vous faire quitter le château à la hâte ? demanda Harry avant de retourner auprès des autres élèves, main nouée à celle d'Alexandre.

Henry s'apprêtait à rétorquer, lorsqu'il vit le regard courroucé d'Alexandre. Voyant le regard promettant mille souffrances au moindre faux pas, Henry se ravisa avant de fermer sa bouche dans un clappement sonore.

—Mec, je le sens pas du tout ce tournoi ! dit Ronald, encore pâle après sa rencontre très rapprochée avec le vampire.

—Et moi donc…répondit Henry en dévisageant le couple royal au loin.

—Elèves d'Atlas, avec moi ! Je n'ai pas envie d'attendre Karkatruc et sa bande de golems attardés ! s'exclama au loin Guy de Rivesang.

Faisant un grand geste avec son parapluie, il la transforma en canne d'ébène avant d'avancer d'un pas assuré en direction de Poudlard. Les élèves de Poudlard furent étonnés de voir les vêtements du Directeur d'Atlas se transformer, arborant des teintes plus sombres et moins bariolées.

—Quelque-chose me dit qu'il a fait exprès d'apparaître dans cette tenue ! s'exclama Seamus.

Ce dernier frissonna en voyant le vampire le regarder. Un rictus amusé prit place sur les lèvres pâles avant que Guy ne lui fasse un clin d'œil enjoué, avant de reprendre sa marche en direction de Poudlard.

—Je suis sûr qu'il suce pas que le sang ! pouffa de rire Dean, plié en deux.

Seamus se contenta de lui donner un coup de coude.

Les élèves de Poudlard restèrent dehors pour attendre l'arrivée de la délégation de Durmstrang.

(Quelques instants plus tard)

Grand Hall des Repas,

Restant près de l'entrée du Hall en colonnes rangées, les élèves de l'Académie Atlas semblaient perplexes quant à l'endroit où s'asseoir. Ne sachant quel endroit choisir, ils décidèrent de tous se déférer à Harry, ce dernier étant considéré le meneur de la délégation.

De son côté, Harry observa les lieux avec une certaine avidité. Malgré le fait qu'il préférait largement le Château Atlante ou bien son palais en France, il devait admettre être intrigué voire intéressé par les lieux.

Son enfance avait, en grande partie, était bercée par les histoires abracadabrantesques racontées par ses parents, les Flamel et Dumbledore. Tandis que ses parents lui racontèrent l'histoire de leur famille, et que les Flamel ne cessèrent d'expliquer leurs voyages à travers le Monde, ce ne fut pas le cas de Dumbledore. Le vieil homme (bien qu'il le soit moins que les Flamel) préféra tisser des histoires concernant Poudlard, ses Halls hantés, ses armures brillantes et ses portraits animés.

Il lui raconta des histoires amusantes sur Peeves, le poltergeist, ou bien d'autres concernant les diverses bêtises et autres faces commises par les élèves. Il rajouta même des anecdotes concernant son nouveau professeur de Potions, Severus Rogue. De ce qu'Harry comprit, Severus était un homme taciturne au passé violent et martyrisé par James Potter et ses amis. Et pourtant, malgré les difficultés de la vie qu'il rencontra, Severus réussi à devenir l'un des plus jeunes maîtres Potionnistes (détrôné par Harry lorsqu'il devint Alchimiste accompli) et une véritable pointure du monde des potions.

Pour Harry, Severus Rogue méritait le respect et l'admiration pour tant de bravoure, et surtout d'intelligence. Evidemment, Harry demanda à Nicolas Flamel pourquoi ce dernier, ne proposa pas à Severus d'en faire son étudiant. Le vieil alchimiste expliqua simplement que Severus Rogue n'était pas digne de son enseignement, attendu sa précédence allégeance à Tom Jédusor.

—Harry ? fit une voix suave, près de son oreille.

Sursautant légèrement, Harry fut sorti de ses pensées par son âme-sœur. Ce dernier le regardait, les yeux pleins de malice. Rougissant légèrement, Harry lui fit une frappe sur l'épaule pour le punir.

—Etais-tu obligé de me sortir de mes pensées de cette façon ? Tu pouvais très bien prononcer mon nom d'un peu plus loin, et surtout, de façon plus posée ! répondit Harry, en foudroyant Alexandre du regard.

—Peut-être, mais ce serait moins amusant. Sans compter que j'adore te voir rougir, sourit Alexandre en lui faisant un clin d'œil.

—Je vois, répondit Harry d'une voix trainante. Et à part ça ?

—Où devons-nous aller ? demanda Alexandre, en montrant d'un geste les autres élèves d'Atlas. Attendu que notre « très estimé » Directeur nous a clairement abandonné à notre triste sort.

Pour corroborer sa phrase, Alexandre pointa d'un doigt subtil leur Directeur. Ce dernier était tranquillement assis à la droite de Dumbledore, tandis qu'Igor Karkaroff se tenait à son opposé. Le vampire les regarda d'un air entendu, avant de lever sa coupe dorée (surement pleine de sang) dans un geste symbolique.

—Mon petit doigt me dit que notre « très estimé », que dis-je, « adoré » Directeur, prend un malin plaisir à torturer les autres professeurs. Il suffit de regarder la façon dont Karkaroff est crispé sur son siège, ou bien la mine déconfite de la professeure assise à côté de lui ! expliqua Harry avec un sourire en coin.

Alexandre détailla rapidement la professeure assise à côté de Guy. C'était une femme d'un âge avancé, au regard et la poste taciturne. Les lunettes présentes sur son nez ne faisaient qu'accentuer son côté impassible.

—Il s'agit du professeur McGonagall, Directrice-Adjointe de notre école, Dirigeante de la Maison Gryffondor, et évidemment, Professeure de Métamorphose ! Quel plaisir de vous revoir, votre grâce ! s'exclama une voix hautaine mais reconnaissable.

Regardant sur leur droite, Harry et Alexandre furent accueillis par nul autre que Draco Malefoy. Ce dernier s'inclina à 60°, un bras replié vers l'avant. De leur côté, les deux princes se contentèrent d'hocher de la tête, comme le voulait la tradition.

—Draco Malefoy. Il est rassurant de savoir votre famille toujours au service de la couronne, et qui plus est, respectueuse des traditions. Vous honorez votre nom, et celui de vos ancêtres ! répondit Harry d'une voix chaleureuse.

Le blond aux yeux argentés se releva avec un petit sourire en coin.

—Puis-je vous inviter à vous joindre à notre table ? La Maison Serpentard étant la plus représentative des Maisons Nobles du Royaume-Uni, et compte-tenu de votre rang, et de celui de vos compagnons, je ne puis que vous enjoindre à partager votre repas en notre compagnie ! s'inclina une nouvelle fois Draco.

—Ouais ! On veut pas d'eux à notre table ! s'écria une autre voix, plus lointaine.

Tous les élèves d'Atlas se retournèrent en direction de la voix. Assis en plein milieu d'une table autour de laquelle siégeaient des élèves vêtus de rouge et d'or, Ronald Weasley les regardait d'un air défiant.

—Comment oses-tu nous parler ainsi, misérable cafard ! Tu n'es pas digne de nous adresser la parole, ni même de nous regarder ! prononça Marcus Forestier d'une voix polaire.

Habituellement enjôleur, Marcus ne supportait cependant pas ceux qui lui parlait mal, que ce soit à lui ou bien ses amis.

—Weasley ! Vingt points en moins pour Gryffondor, et une semaine de retenue avec moi ! Ce n'est pas une façon de parler à des dignitaires étrangers ! hurla tout à coup Severus Rogue, en foudroyant le rouquin d'un regard courroucé.

Rougissant jusqu'aux oreilles, et voyant les regards énervés de ses camarades, Ronald se tût. De son côté, Henry se tapa le front de la main face à la bêtise de son meilleur ami.

—Attendu le comportement odieux des…Gryffondor ? demanda Harry tandis que Draco hocha de la tête. Nous acceptons de rejoindre les Serpentard. Avez moi, membres de l'Académie Atlas !

C'est ainsi que les élèves d'Atlas rejoignirent les Serpentard, se mêlant avec eux. Attendu leurs rangs, Harry et Angelus eurent le droit de se mettre en bout de table, tandis que Draco et Marcus Flint se placèrent près d'eux.

De leur côté, les élèves de Durmstrang préférèrent rejoindre les Poufsouffle, qui semblaient les plus calmes parmi les quatre maisons. Ils auraient préféré Serpentard, mais attendu les relations tendues entre le Royaume de France et le Ministère de la Magie Bulgare (allié à l'Empire de Russie), ce n'était pas une bonne idée.

Après que les élèves se soient tous assis, Dumbledore se leva.

—Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers fantômes et, surtout, chers invités, bonsoir, dit Dumbledore en adressant aux élèves étrangers un sourire rayonnant. J'ai le très grand plaisir de vous souhaiter la bienvenue à Poudlard. J'espère et je suis même certain que votre séjour ici sera à la fois confortable et agréable.

A ses mots, un sixième année d'Atlas renifla de dédain. Tous les élèves n'étaient pas sous le charme de Poudlard, et Harry pouvait les comprendre. Après tout, Poudlard ne pouvait décemment pas rivaliser avec l'Académie Atlas.

—Le tournoi sera officiellement ouvert à la fin de ce banquet, annonça Dumbledore. Mais pour l'instant, je vous invite à manger, à boire et à considérer cette maison comme la vôtre !

Il s'assit et Harry vit Karkaroff se pencher aussitôt vers lui pour engager la conversation. Quant à Guy, ce dernier s'empressa d'entamer une discussion avec Minerva McGonagall.

Le repas dura une bonne heure, élèves et professeurs discutant joyeusement tout en se remplissant la panse. Harry éprouva un certain dégoût pour la nourriture britannique, la trouvant infecte, bien qu'il apprécie la tarte à la mélasse. Sans étonnement, la majorité des élèves d'Atlas partagèrent son avis.

—Ce n'est pas de la nourriture, mais du gras sous forme de flan ! s'écria un élève de septième année, en touchant une sorte de « viande » avec sa fourchette.

—Ne t'inquiètes pas, on mangera au Manoir, le rassura son ami assis à sa gauche.

Bien que certains Serpentard les regardent, scandalisés, aucun n'osa intervenir pour défendre l'honneur de leur école. Tout était question de politique, et il était facile de reconnaître la majorité des élèves d'Atlas.

Au moins 90% étaient nobles, dont certains membres des diverses familles royales à travers le monde.

C'est alors que Guy de Rivesang se leva, un sourire aux lèvres.

—Votre attention, s'il-vous-plaît. Le Directeur de l'Académie Royale de Magie Atlas souhaite s'exprimer ! s'exclama McGonagall en tapant sur son verre.

La remerciant rapidement, Guy quitta la table pour s'approcher du podium.

—Mesdames et Messieurs ! Elèves et professeurs ! Permettez-moi de vous présenter l'Illustre Académie dont je suis l'humble dirigeant, dit Guy d'une voix grave.

A ses mots, les élèves concentrèrent leur attention sur le vampire. Eux qui n'avaient encore jamais entendu parler de l'Académie Atlas, voilà qu'ils allaient en apprendre plus.

—Notre école possède une histoire d'une richesse inouïe. Elle fut fondée après le « Grand Cataclysme » de notre Monde par des survivants de cette ère désormais révolue. Son nom est d'ailleurs un hommage au Roi Atlas, Monarque de la Magie et de ce qui fut jadis, le Grand Empire Atlante ! s'écria Guy en faisant un geste de la main.

Au-dessus des élèves apparut alors l'image d'un grand homme tenant en ses mains un trident. Ce dernier portait une couronne dorée en forment de pics, et une longue toge bleue. Il s'agissait de la représentation d'Atlas, premier Roi de ce Monde. Après quelques secondes, l'image disparue pour laisser place à un immense château de couleur rubis.

—Vieille de plusieurs milliers d'années, l'Académie Atlas est unique en son genre. Fabriquée dans une matière ancestrale, elle prend la forme d'un gigantesque château à l'architecture atypique. Et pour cause, ce château fut fondé selon les plans architecturaux du « Vieux Monde ». Mais tout le monde ne peut pas intégrer notre prestigieuse école, continua Guy avec un sourire taquin.

—Pourquoi cela, Monsieur Guy ? demanda Hermione Granger en levant la main.

—Eh bien, mademoiselle Granger, il y a une raison bien précise à cela, répondit Guy d'un sourire charmeur. Voyez-vous, l'Académie Royale Atlas fut fondée par des rescapés du « Vieux Monde », et plus précisément, des Nobles. Ainsi, cette Académie fut conçue pour enseigner à la noblesse et la royauté du Monde Entier. Peu importe votre race, du moment que votre lignée est importante. Il est tout de même important de noter que des bourses sont offertes aux sorciers présentant un potentiel magique.

—C'est une école élitiste ? Ce n'est pas très juste ! s'exclama Hermione en fronçant des sourcils.

—De votre point vue, je suppose. Comprenez que notre école est la plus ancienne, et de ce fait, les cours dispensés sont les plus exigeant qu'il soit. Sans compter que la noblesse se doit d'avoir un potentiel magique suffisant pour intégrer notre école. Enfin bon, je ne souhaite pas trop m'attarder sur cette présentation. Pour ceux qui le souhaitent, des brochures de l'Académie seront mises à disposition auprès de vos Directeurs de Maison. D'autres questions ? demanda Guy en regardant les élèves.

—Oui, j'en ai une. J'ai remarqué que vous parliez tous français, est-ce à dire que votre école l'est aussi ? demanda une élève de Serdaigle, tout en levant la main.

—Exactement ! hocha de la tête Guy. L'Académie Royale Atlas est située en territoire français, et bien qu'elle garde une certaine indépendance, elle appartient à la Maison Royale de France, les Valois !

A ces mots, les élèves de Poudlard se retournèrent pour regarder Harry avec un étonnement lisible sur leurs visages. De son côté, Henry continua de le foudroyer des yeux.

—Merci, Directeur de Rivesang. Il est temps pour vous d'aller vous coucher. La Coupe de Feu sera placée dans le Hall d'entrée, où chaque élève âgé de moins de dix-sept ans, ou bien possédant une dérogation spéciale, pourra y déposer son nom. Le tirage au sort des champions aura lieu demain soir ! Bonne nuit à tous ! s'écria Dumbledore en se levant.

Les élèves quittèrent les tables pour se diriger vers leurs dortoirs. Certains s'approchèrent tout de même de la Coupe de Feu, dont les élèves de l'Académie Atlas. Les élèves de Poudlard furent étonnés de voir la totalité des élèves français placer leurs noms dans la coupe de feu, même les plus jeunes.

De son côté, Henry serra des poings en voyant Alexandre et Harry déposer leur nom. Son père lui avait formellement interdit de participer, et voilà que celui qu'il détestait le plus au monde (après Voldemort) venait de s'inscrire.

La dernière chose qu'il vit avant de retourner dans son dortoir, fut le clin d'œil d'Adrien de Valois.