Bonjour à tous.

Voici la suite de cette fic qui, je l'espère, vous plaira également. Je ne sais pas si je l'ai déjà dit dans un précédent commentaire, mais si vous avez des idées, des situations ou mêmes juste des répliques que vous voulez que j'intègre dans un de mes chapitres, n'hésitez pas à me les donner. Ce sera un petit défi perso de l'intégrer dans la trame de l'histoire ;)

Mais avant ça, réponses à quelques commentaires :

Mathilde : bienvenue dans l'aventure. J'espère que l'histoire te plaira jusqu'au bout ;)

Missilona2608 : très heureuse d'avoir réussie à te faire aimer mon histoire (et mes autres fics si je comprend bien ton commentaire). Je dis un grand MERCI à ton amie Krokmou pour m'avoir recommandé. Ça me touche énormément. Merci beaucoup.

Justin : je répond en dernier mais c'est juste parce que ma réponse seras plus longue. Merci beaucoup pour ton commentaire qui est très instructif. J'avoue que j'ai été un peu surprise par le côté trop détaillé des baisers mais en même temps, étant plus vieille et étant plongée dans mon histoire, ce sont des choses que j'ai du mal à apprécier à sa juste valeur. Donc merci pour l'avertissement que cela pouvait être un peu trop choquant pour un jeune public. Pour répondre à ça, j'ai envisagé de changer le rang de cette fic mais, étant déjà T pour les 13 ans et plus et qui accepte les légères violences, les légers sous-entendu adultes et du langage un peu cru... Je ne peux pas vraiment le faire et la passer en catégorie M, qui est la catégorie du dessus et qui, je pense, est peut-être un peu surévalué pour cette fic. Je sais que j'aborde des thèmes qui peuvent être un peu trop sombres pour le jeune public par la suite. Je mettrais sans doute des avertissements au début des chapitres concernés par la suite. Et, si jamais j'ai vraiment un gros doute sur la classification de ma fic, je reverrais mon jugement pour la passer en M. Je me doute que cette réaction n'est peut être pas celle que tu attendais et j'en suis désolée... Merci pour ton commentaire encore une fois.

Sur ce... {Enjoy}


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Alya grimaça avant de jeter le torchon qu'elle avait dans les mains sur la table. Le claquement du papier sur la surface fit sursauter Marinette, la sortant de ses pensées. Jetant un coup d'œil au magazine, elle fronça les sourcils avant de le retourner pour ne plus voir le gros titre du jour.

« Ce sont des conneries. Railla Alya en s'asseyant auprès d'elle. J'ai parlé avec Adrien hier et ce n'est pas du tout comme ça que les choses se sont passées.

- Je sais. Mais les paparazzis ont besoin de quelque chose de croustillant à se mettre sous la dent. Faire passer Kagami pour une martyre semble faire couler beaucoup d'encre et booster les ventes. S'énerva Mari.

- Tu as pu lui reparler depuis vendredi ? Demanda Nino après avoir fini de boire à sa bouteille.

- Non. Pas vraiment. Il m'a appelé vendredi soir après sa discussion avec son père mais c'est tout.

- Dis donc Marinette… Ne serais-tu pas en train de me piquer ma place de meilleure amie de notre blondinet préféré ? Taquina Alya, lui donnant un coup de coude dans les côtes.

- Si ça peut te consoler, tu es ma meilleure amie. Sourit-elle, indignant faussement Nino. »

Les deux filles éclatèrent de rire avant de se prendre dans les bras l'une de l'autre. Le professeur profita de cet instant pour entrer dans la pièce, annonçant le début du cours.


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« Je vous rejoint plus tard. »

Marinette salua ses amis alors qu'elle s'éloignait dans la direction opposée pour aller aux toilettes. Alya et Nino se prirent la main et se dirigèrent, quant à eux, vers la bibliothèque pour la prochaine heure. Ils lui réserveraient une place sans problème.

Alors qu'elle sortait et retournait auprès de ses amis, elle fut saisit rapidement au détour d'un couloir. Avant de comprendre ce qu'il se passait, elle se retrouva projetée contre un mur d'une des salles de classe, la porte se claquant derrière elle. Instinctivement, elle voulut crier. Une main la devança et se plaqua dessus.

« Chut. C'est moi Mari'. »

La voix était largement reconnaissable. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle visualisait pleinement son « agresseur ». Très vite, elle le regarda avec suspicion. Il retira sa main et la frotta l'arrière de sa nuque, gêné.

« Qu'est-ce que tu fais là Adrien ? Et pourquoi toute cette mise en scène ?

- Désolé. Mais avec ce qu'il s'est passé vendredi, les médias sont devenus fous et me suivent aussi bien que mon ombre. J'ai dû m'échapper pour venir ici discrètement.

- Tout va bien ? Souffla-t-elle doucement, posant une main sur sa joue pour qu'il la regarde de nouveau.

- Oui, ne t'inquiète pas. Je voulais juste te donner ça. »

Il sortit une petite boite de sa poche de veste. Timidement, Adrien lui sourit et l'invita à la prendre. Marinette la regardait avec de grands yeux. Avec prudence, elle s'en empara avant de reporter son regard sur son ami.

« Qu'est-ce …

- C'est pour te remercier. D'avoir été là Vendredi. Ainsi que pour toutes les autres fois j'imagine. Avoua-t-il avec gêne.

- Tu n'avais pas à le faire Adrien.

- Je sais. Je le voulais. Tu m'as vraiment aidé dernièrement et… je ne sais pas dans quel état j'aurais fini si tu n'avais pas été là. Alors… Merci. »

Le regard qu'il lui lança la fit rougir. Elle baissa les yeux, gênée une fois de plus. Son cœur manqua un battement. Pourquoi ne pouvait-il pas se calmer ? Le silence remplit la pièce, laissant les deux adolescents mal à l'aise. Aucun des deux n'osa bouger. Adrien se racla la gorge.

« Tu… tu ne l'ouvres pas ?

- Oh. Si. Désolée. »

Elle déballa le papier cadeau surmonté d'une petite fleur en papier craft et découvrit une petite boite d'un bleu roi. Marinette jeta un autre regard vers Adrien, qui lui souriait avec douceur, l'encourageant à continuer. Ses lèvres s'étirèrent à leur tour en un sourire et elle ouvrit la boite. Un hoquet d'émerveillement brisa le silence.

« Adrien… C'est…

- Rien du tout. Coupa-t-il.

- Beaucoup trop. Insista-t-elle, faisant lever les yeux d'Adrien au ciel.

- Tends ton poignet. »

Il s'empara du bracelet et débarrassa Marinette de la boite. Elle lui tendit son poignet gauche. Attachant le bijoux à sa place, Mari' put l'observer sous toutes les coutures. Le bracelet était rigide, fin et argenté. Plusieurs perles et grelots le décoraient. En y regardant de plus près, elle trouva une signification pour chacun, ou presque. Comprenant son analyse, Adrien les saisit un à un pour les lui expliquer.

« La petite bobine pour ton talent. La manette pour nos parties en ligne mémorables. Le smoothie orange et rouge pour nos goûts favoris…

- Passion et framboise. Sourit Marinette, émerveillée.

- Les patins pour notre journée avant Noël. Je l'ai adoré.

- Moi aussi. Dit-elle en levant les yeux brillants vers lui et en le regardant avec une douceur qui le fit frissonner.

- Une coccinelle et un chat noir.

- Ceux là, j'ai plus de mal à les comprendre. Avoua-t-elle en reposant son regard sur les grelots.

- Coccinelle pour ta chance débordante dans le jeu et ton pseudo, bien évidemment.

- Ce n'est pas de la chance : c'est du talent.

- Si tu le dis… Renifla-t-il. Coccinelle aussi parce que tu es mon porte bonheur. Dès que tu es avec moi, la chance semble me sourire. Et, poisseux comme je suis…

- Tu es le petit chat noir. Nos pseudos sur ce jeu n'ont jamais été aussi vrai d'après ce que tu dis. Sourit-elle doucement. »

Elle le regarda de nouveau, amusée par l'analyse de l'objet. Il hocha la tête et posa son front contre le sien, fermant les yeux. Marinette ne bougea pas, trop troublée pour oser faire quoique ce soit. Et ce foutu cœur qui battait trop vite !

« J'ai de la chance de t'avoir rencontré. Murmura-t-il, la faisant frissonner.

- J'ai de la chance de t'avoir rencontré aussi. Souffla-t-elle, fermant les yeux pour profiter de l'instant. »

Les deux restèrent ainsi quelques minutes avant qu'Adrien ne se recule. Un dernier regard et il tourna le visage vers la fenêtre.

« Je vais devoir y aller. Grimaça-t-il. Mes cours reprennent bientôt.

- Besoin d'aide pour t'échapper ? »

Le sourire suffisant de Mari' le fit renifler de dédain. Elle le lisait comme un livre ouvert. Il afficha un air innocent et lui sourit une fois de plus.

« S'il te plait ?

- Allez vient. Rit-elle en s'emparant de sa main. Empêchons ces journalistes de voir ton joli petit visage. »

Adrien éclata de rire. Il la suivrait jusqu'au bout du monde. Encore une fois.


oOo

Il fallait être aveugle pour ne pas voir les changements entre Marinette et Adrien. Alya et Nino avaient peut-être des lunettes mais ils étaient loin d'être aveugles. Au début, c'était très subtile. Tellement subtile qu'ils s'étaient posés des questions pour savoir s'ils imaginaient les choses. Mais quand ils en parlaient entre eux, ils comprirent qu'ils n'imaginaient rien. Alors, ils se sont mis au défi de trouver le plus de petits changements.

Au début, c'était des regards échangés qui durent un peu plus longtemps que d'ordinaire. Puis des regards en coin, quand l'autre ne regarde pas. C'étaient des sourires taquins, secrets et privés entre eux. Rien de trop visible à l'œil nu. Pour quelqu'un d'extérieur, il n'y avait aucun signe annonciateur de quoique ce soit. Mais pour leurs deux meilleurs amis, c'était une évolution. C'étaient des rires pour un rien, une complicité nouvelle qui augmentait de jour en jour, sans même qu'ils ne se voient. En demandant, Alya comprit qu'ils se parlaient tous les soirs via leur jeu en ligne le plus souvent.

Puis, le côté tactile arriva. La première à le remarquer fut Alya et elle en fit une danse de la victoire. Elle était heureuse d'avoir coiffé Nino au poteau sur ce coup. D'ailleurs, elle n'arrêtait pas de le charrier là-dessus, pour son plus grand malheur. C'était une main au bas du dos de Marinette pour la guider, un effleurement qui se voulait discret, un rapprochement subtile du corps d'Adrien à ses côtés. C'était une main sur l'épaule ou l'avant-bras quand Mari' lui parlait, des mains jointes pour attirer l'autre dans une direction voulue ou attirer son attention.

Le plus drôle a été de remarquer la jalousie sortir dans certains cas. Quand Adrien observait Mari' avec un ami qui semblait un peu trop proche à son goût, un client un peu plus expressif à la boulangerie ou un serveur un peu trop souriant lui parler, il avait la fâcheuse tendance de s'approcher d'elle trop rapidement et de marquer son territoire en établissant un contact physique avec elle. Une épaule contre la sienne, des bras qui se touchent. Il a même été jusqu'à passer son bras autour de ses épaules une fois. Alya et Nino avaient ricané et Mari' avait haussé un sourcil en signe de scepticisme. A part un haussement d'épaule nonchalant de sa part, personne n'eut de réponse à son attitude. Le pauvre gars qui parlait avec Mari' était partit rapidement et on pouvait presque imaginer des oreilles basses et la queue entre les jambes en signe de déception.

Si Adrien était le plus expressif, Marinette n'était pas en reste. Dès qu'une fan venait auprès d'Adrien, elle se renfrognait. Quasi systématiquement ! Et quand la pauvre restait un peu trop longtemps, Mari' faisait comprendre qu'elle était là. Bien plus subtilement qu'Adrien, certes. Mais elle faisait savoir que ça la dérangeait.

C'était aussi des messages à longueur de journée, des baisers volés ici et là quand ils pensaient que personne regardait. Pas de baiser sur la bouche, non. Mais des baisers sur les joues sans réelle raison apparente ou sur le front en guise d'au revoir. Mari' rougissait d'ailleurs toujours à ceux-là.

« Bon, vous sortez ensemble en secret ou quoi ? »

Voir leur petit numéro pendant des semaines avait mis les nerfs du couple à rude épreuve. Il leur fallait une réponse. Et maintenant ! Même s'il l'a connaissait tellement c'était évident.

« Non. Pourquoi ?

- Nettie… tu es en train de lui remettre son col de veste comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. »

Sous l'œil amusé de Nino, Mari' rougit avant de s'éloigner d'Adrien, non sans avoir fini sa tâche. Les deux amis se regardèrent et rougirent encore plus. Alya et Nino rigolèrent gentiment et vinrent chacun aux côtés de leur meilleur ami.

« Des choses à me dire Nettie ? S'amusa Nino en passant son bras autour de ses épaules.

- On ne sort pas ensemble. Renifla-t-elle en se dégageant de son emprise.

- Encore. Compléta Adrien avec un sourire calculateur.

- Ah ! Je le savais ! Cria Alya avant de rire en voyant le regard meurtrier que Marinette lançait à Adrien. »

La Franco-chinoise se tourna dos à eux, les bras croisés, mimant une bouderie totalement trop mignonne. Le trio éclata de rire devant son attitude. Elle s'éloigna dramatiquement, accentuant leurs éclats de rire.


oOo

« Mes parents sont absents pour le week-end. Vous voulez venir passer le dimanche à la maison ? »

« Ma sœur a accepté de garder les jumelles. Dispo et motivée. Pour quelle heure ? »

« Disons le plus tôt possible. Pour que nous puissions passer le plus de temps ensemble. »

« Merci Alya. Grâce à toi et ta présence, mon père a accepté. Ou j'aurais peut-être dis la mauvaise adresse pour la journée… Oups. »

« Bien joué Sunshine. Viens d'abord à la maison et on ira ensemble. »

Mari' sourit en regardant le fil de la conversation se dérouler. Jetant un coup d'œil à ses parents, elle tapa sa réponse.

« Désolée les gars. Je dois aider mes parents pour une très grosse commande de cupcake. Mon père y passe la journée alors j'aide maman à la boulangerie le matin et l'après-midi, ce sera atelier décoration pour moi. Une prochaine fois ! »

Elle était un peu déçue de ne pas pouvoir y aller mais passer du temps avec son père en cuisine l'après-midi allait aussi être génial. Ça faisait longtemps qu'ils ne l'avaient pas fait. Quelque part… ça lui manquait. C'était un peu hors du temps.

« Oh ! Dommage Nettie. Vous avez besoin d'aide ? Si je me souviens bien, c'était toujours très drôle comme type d'après-midi quand on était petit. Enfin, si ça ne dérange pas Al' et Adrien. »

Au souvenir, Marinette rigola, attirant l'attention de ses parents. Ils la regardèrent étrangement avant de sourire.

« Tout va bien chérie ?

- Oui. Nino m'invitait à passer la journée chez lui Dimanche avec Adrien et Alya. Je lui ai dit notre programme et il proposait son aide si jamais nous en avions besoin. Il veut surtout manger quelques cupcakes le connaissant. Rit-elle en tapant une réponse à son ami.

- Désolés ma puce. On t'empêche d'aller t'amuser.

- Qui a dit que je ne m'amuserais pas ? »

Le trio se sourit avec amusement. Tom se racla la gorge et posa une main sur l'épaule de sa fille.

« On verra s'ils peuvent être vraiment utiles mais ils peuvent passer à la maison en début d'après-midi s'ils veulent. Je pense finir les premières fournées vers 15h donc tu pourrais passer un peu de temps avec eux.

- Ils peuvent même venir manger s'ils veulent. Rien de bien développé vu qu'on sera occupé mais…

- Merci ! »

Marinette sauta dans les bras de ses parents, les remerciant chaleureusement. Quelques messages échangés et il fut convenu que ses trois amis arriveraient pour midi après maintes et maintes « Vous ne dérangerez pas du tout » pour les convaincre.


oOo

Quand ils franchirent la porte de la boulangerie, Marinette et Sabine servaient les derniers clients d'une longue liste. Officiellement, la boulangerie était fermée depuis cinq minutes. Un dernier sourire, une dernière parole bienveillante et les clients quittèrent l'endroit. Les trois adolescents se déplacèrent pour leur laisser la place et regardèrent la porte se fermer pour de bon. Sabine arriva, tourna le verrou et posa l'écriteau « Fermé » sur la porte avant de baisser le rideau rouge et doré ornant leur logo. Elle se tourna vers eux avec un sourire.

« Vous allez bien les enfants ?

- Bien M'dam. Répondit Nino en faisant un salut militaire. Vos hommes sont prêts pour la grande bataille contre les cupcakes.

- Doucement soldat. Rit Mari' en les saluant. C'est d'abord l'heure du ravitaillement.

- Servez-vous. Ça a été la folie ce matin, je n'ai eu le temps de rien préparer. J'espère que les quiches et tourtes ne vous font pas peur. S'excusa Sabine. Tom est encore derrière. Il nous rejoint très vite en haut.

- C'est parfait maman, ne t'inquiète pas.

- On ne voulait pas s'imposer. Ajouta Adrien.

- Vous êtes toujours les bienvenus ici, peu importe l'heure et le jour. Allez, montons. »

Chacun prit ce qui lui faisait envie et c'est en discutant joyeusement qu'ils grimpèrent dans l'appartement. Comme promit, Tom les rejoignit rapidement. Le repas se passa dans les rires, comme souvent chez eux. Pour Adrien, c'était ressourçant. Pour Alya, c'était instructif et ça la changeait des repas d'avec ses sœurs qui pouvaient être remplis de cris parce que « J'aime pas ça. », « Elle en a eut plus/moins que moi. ». C'était parfois épuisant. Et pour Nino, c'était un retour en enfance à chaque fois.

Quelques parties de UMS 3, quelques somnolences après manger et il fut bientôt l'heure pour le quatuor de descendre rejoindre le père de Marinette qui venait de sortir la première fournée de cupcakes. L'odeur rouvrit l'appétit des trois non habitués, déclenchant le rire du père et de la fille.

« Vous en aurez si vous réussissez à ne pas faire de catastrophe. Se moqua Mari' en tendant des tabliers pour tous. »

Marinette leur expliqua ce qu'ils allaient devoir faire. Nino aiderait Tom pour la préparation de la pâte au début. Adrien et Alya aiderait Mari' à décorer. N'ayant aucune réelle compétence en décoration de gâteau et pour limiter les dégâts, elle leur avait préparé des patrons qu'ils devraient appliquer sur chaque pâtisserie et mettre les glaçages appropriés aux bons endroits.

« Facile. C'est comme les peintures à numéros que je donne à mes sœurs.

- C'est presque ça, oui. Rit Mari'. »

En moins de dix minutes, les deux équipes s'étaient plongées dans leur travail. Par habitude, Tom se mit à chantonner. Marinette sourit et le rejoignit. Reconnaissant la chanson, Nino alluma son portable et lança une nouvelle playlist. Ils s'échangèrent tous un regard et se mirent à chanter, plus ou moins faux et fort, sur les chansons.

C'est dans cette ambiance bonne enfant que Sabine débarqua après avoir fait toutes ses tâches au-dessus. Elle s'adossa à la porte, les bras croisés, un immense sourire aux lèvres et les yeux pétillants. En la voyant, Tom ne put s'empêcher de la rejoindre et de la prendre dans ses bras, l'emmenant dans une danse qu'eux seuls maitrisaient. Ils éclatèrent de rire sous les yeux attendris des quatre adolescents. Alya vint se blottir dans les bras de son petit-ami, s'imaginant parfaitement un futur comme ça avec lui. Et, vu le regard empli d'amour qu'il lui lançait, elle ne doutait pas qu'il se l'imaginait aussi. Marinette vint auprès d'Adrien et désigna les deux couples d'un hochement de tête.

« C'est ça l'amour pour moi. Chuchota-t-elle à Adrien. »

Ils échangèrent un regard et se sourirent tendrement. Pas besoin de plus de mots. Adrien saisit ce qu'elle voulait dire. Rien d'aussi compliqué que ce qu'il avait avec Kagami. Des moments simples, quotidiens mais qui étaient remplis de tendresse et d'amusement. Et, s'il se référait à la discussion qu'ils avaient eu le jour de la Saint Valentin, ce n'était pas quelque chose qu'elle avait connu dans sa précédente relation. Il frôla sa main, hésitant à la prendre pleinement. Il le voulait. Tellement. Lui assurer que si elle acceptait de sortir avec lui, ce serait ce genre de relation. Qu'elle serait aimée. Parce qu'il tombait amoureux d'elle. Indéniablement. Petit à petit. La place dans son cœur s'était confirmée et ne faisait que grandir. Et elle aussi. Il le savait. Le sentait. Mais elle se refusait à lui. Quelque chose la bloquait, bien qu'il ne sache pas encore de quoi il s'agissait.

Changement de chanson. Avec un sourire malin, Adrien l'entraina dans une danse. Elle rit et se laissa complètement aller, le laissant la guider comme bon lui semblait. Il était heureux de voir qu'elle ne se tendait plus du tout quand il la prenait dans ses bras. Nino et Alya les rejoignirent. Après quelques éclats de rire, de danses plus ou moins réussis, des changements de partenaires, les trois binômes se remirent à leur poste.

« Bon, ce n'est pas tout mais on a du boulot les enfants. Réprimanda faussement Tom. Voyons lequel d'entre nous est le plus rapide. »

Trois équipes. Tom et Sabine d'un côté. Adrien et Marinette d'un autre. Et enfin, Nino et Alya. Nino était censé aider Alya. Censé… Car, après plusieurs ratés et début de bataille de farine au sein de ce couple, Mari' décida de faire équipe avec son meilleur ami et de laisser Alya avec Adrien. Pendant près d'une heure, ils tournèrent comme ça, produisant une grande quantité de cupcakes. Alya et Adrien commencèrent à jouer également avec la pâte et la farine, tout comme Nino et Marinette. Sous l'œil attendrit des parents, ils se chamaillèrent pendant quelques minutes avant que Tom ne les rappelle à l'ordre et leur demande de tout nettoyer après coup. Pour éviter de nouvelles taquineries, les équipes changèrent de nouveau. Alya se retrouva avec Marinette et Nino avec Adrien. Un regard complice, et les deux jeunes femmes se remirent à la tâche. Encore une grosse demie-heure et ils furent libérés de leurs occupations.

« Tenez. Vous les avez bien mérité les enfants. »

Tom et Sabine luttèrent pour ne pas éclater de rire devant les regards émerveillés des adolescents. Mari' leva les yeux au ciel et monta à l'étage pour préparer des boissons chaudes.

A dix-huit heures, Adrien du les quitter. Il avait soudoyé son chauffeur pour qu'il vienne le chercher à la boulangerie, et non chez Alya comme ce qui était prévu officiellement. Quelques pâtisseries et son silence était acheté. Nino fut appelé par sa mère pour qu'il rentre. Alya, elle, avait prévue de rester dormir. Une soirée entre filles ! Elles se sourirent malicieusement en se levant pour raccompagner les gars à la porte. Une étreinte avec Nino pour Marinette, une avec Adrien pour Alya et les binômes s'échangèrent. Nino et Alya ne manquèrent pas le baiser sur le front qu'Adrien fit à Marinette, la faisant encore et toujours rougir. Ils s'embrassèrent et Nino lui fit un clin d'œil. En moins de deux, les gars les quittèrent, les laissant toutes les deux.


oOo

« Vous êtes vraiment adorables toi et Adrien. Vous êtes sûrs que vous ne sortez pas ensemble ? Parce que ça y ressemble beaucoup. »

Marinette la regarda quelques secondes en clignant des yeux. Finalement, elle se dégonfla un peu et souffla en se mettant au lit à côté d'elle. Remontant la couette sous son menton, elle resta silencieusement quelques secondes avant de tourner la tête vers sa meilleure amie.

« Il m'a demandé. Le jour de la Saint-Valentin. Peut-être par désespoir ou pour se rebeller contre son père… Je ne sais pas.

- Il n'est pas ce genre de gars, tu sais ? Et puis, quand on le regarde, on voit bien qu'il tient énormément à toi. Même avec moi il n'a jamais été si tactile, si protecteur et si enclin à sourire et rire.

- Peut-être. Admit Mari en haussant les épaules.

- Toi aussi tu tiens énormément à lui. »

Ce n'était pas une question. Le sous-entendu était clair comme de l'eau de roche. Et Marinette se trouva incapable de le nier.

« C'est compliqué.

- Je crois… Commença Alya. Je crois qu'il s'est passé quelque chose en Chine. Quelque chose dont Nino ignore tout. Je me trompe ? »

Devant le silence plus qu'éloquent de Marinette, l'intuition d'Alya se confirma. La franco-chinoise rougit et se détourna légèrement.

« Je ne te demanderais pas de quoi il s'agit. Mais si tu as besoin de quelqu'un pour en parler, je suis là.

- Je sais. Sourit Mari'. Mais tout va bien, je t'assure.

- Alors pourquoi te refuser une relation que tu désires ?

- Je ne veux pas tout gâcher. Avoua-t-elle timidement.

- Tu ne le perdras pas. Jamais. Adrien est comme ça. Quand il s'attache, c'est pour toujours. Il n'y a que si tu le trahi dans l'intention de lui faire mal qu'il pourra te quitter. Amie. Petite-amie. Peu importe. Et si vous commencez à sortir ensemble et que ça ne marche pas, vous serez toujours amis. Parce que ça fonctionne super bien entre vous deux. »

Elles se regardèrent quelques instants avant que Marinette ne rigole doucement. Posant une main sur son visage, elle ne put empêcher ses pensées de sortir de sa tête.

« Même avec la meilleure volonté du monde, je suis incapable de lui résister.

- Ooooooh ! S'impatienta Alya. Aurons-nous bientôt des doubles rencards officiels ?

- Peut-être. Sourit Mari'. Bientôt. »

Alya poussa un cri excité et se jeta son Mari' qui cria à son tour avant d'éclater de rire. Les parents de Mari' observèrent le plafond avec des sourcils haussés, signe de leur amusement. Ils se regardèrent, haussèrent les épaules, se blottirent un peu plus l'un contre l'autre et augmentèrent le volume de la télé.