Moi : Salut les gens ! Voilà le nouveau chapitre du jeudi ! n_n
Ryuga : Je l'ai lu, comme toujours. C'est…spécial.
Chris et Kyoya : ?
Moi : Alors oui, ce chapitre est principalement composé de la conversation Messenger de Ryuga et Kyoya ! Mais vous inquiétez pas, ça veut pas dire qu'il se passe rien, hihi ^^
Kyoya : Ça me dit rien qui vaille ce petit rire…
Chris : Je peux pas vraiment te donner tort cette fois…
Moi : Roooh, c'est juste une fic ! Je vous martyrise pas pour de vrai ! XD
Ryuga : Encore heureux !
Moi : Allez, disclaimer ? n_n
Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre les gens ! n_n
Chris : Hé, c'est la Saint Valentin demain ! T'as encore rien prévu ?
Moi : J'ai déjà que j'aimais pas cette fête ! Et puis de toute façon, mon planning est trop serré XD
Réponse aux reviews :
Marius : Tu as détesté le début de Ça : Chapitre 2 ? Tu veux dire, le début avec notre très cher Xavier Dolan qui se fait tabasser ? XD
On verra Chris vite, promis !
Moi quand j'ai découvert le principe de l'omégaverse, j'étais en mode « Le délire part loin ! Mais c'est géniaaaaaaaal ! *^* » XD
Pluto a tellement un petit air supérieur et hautain en plus, c'est une update de Julian ! Voilà, c'est un Julian maléfique ! XD
P.S : Moi non plus je suis pas sûre comme je lis pas les scans, mais si on a vraiment jamais vu la chambre de Bakugo, ça veut dire qu'il n'y a donc bien QUE Kirishima qui l'a vue (cf. le tome 3 des romans de MHA) ! C'est fort en symbolisme ça ! *clin d'œil*
Re P.S : (Moi : Oh bah non, pauvre Chopper ! D: Law : L'algue et Sourcil en vrilles ont mis les voiles ? Moi : Oui, Nami leur fait peur ! Mais…mais t'es là depuis quand toi ?! O_o Law : Deux minutes. Moi : Et Kiddou ? Law : Il a toujours pas abandonné le projet de buter Maldeka, moi j'en ai eu ras le cul. Moi : Tenace le Kiddou ! XD)
NekoGardenFox : Vacances ? Quel est ce Pokémon ? Moi j'ai une seule semaine début mars ! C'est pas toujours fun d'être étudiante…
C'était grillé jusqu'à la stratosphère de Vénus que c'est Chris l'alpha de Dynamis XD
Alors pour l'anecdote inutile, Pluto de Mickey tire son nom de la planète Pluton parce qu'elle avait été découverte un an auparavant ! Merci Walt Disney ! XD
xBenou : En même temps, tu m'étonnes que Kyoya et Dynamis se serrent les coudes ! XD
Les emmerdes arrivent en vitesse lumière ! XD
Tout seul sur mon lit, j'essuie mes yeux pour pouvoir taper mes messages sans y voir complètement flou. C'est compliqué de viser les touches du clavier tactile de son téléphone quand on a les yeux embués de larmes. Alors que je m'apprête à taper mon message pour évacuer toute ma haine à l'encontre de mon père, je n'arrive pas à m'empêcher de me tourner vers la porte de ma chambre. Ce serait peut-être une bonne idée de la fermer à clé… Mon père ne risque pas de venir me voir, à part éventuellement pour venir m'engueuler et me coller une baffe, en revanche ma mère ou mon frère sont susceptibles de monter pour venir voir comment je vais. J'ai…envie d'être un peu seul, ou plutôt en tête à tête virtuel avec Ryuga. Ouais, je vais fermer à clé. Si ma mère ou mon frère vient toquer à la porte, je leur dirai que je préfère rester seul pour l'instant mais que ça va. Je me lève en vitesse et prend la clé de ma porte, qui est rangée dans le tiroir de ma table de chevet, puis ferme à clé et retourne sur mon lit pour taper mon message. Je ne suis pas vraiment adepte des pavés, donc je vais essayer de résumer à Ryuga ce qui ne va pas en moins de 10 lignes.
Moi : C'est juste…mon père me rend fou. J'ai l'impression que dès que quelque chose me rend heureux, il veut m'enlever cette chose. Il en a rien à foutre de moi, de savoir comment je vais, il me voit…il me voit…comme une extension de lui-même…
Ryuga : Père de l'année dis-donc. Il s'est passé quelque chose au dîner pour que tu craques comme ça ?
Ryuga : Question stupide, évidemment que oui. Désolé, je peux être un peu débile quand je m'y mets…
Moi : T'inquiète pas, je te trouve pas débile. Ouais, il a dit que Chris était une mauvaise fréquentation parce qu'il a redoublé sa première année.
Ryuga : Je déteste les gens qui jugent les autres sans même les connaître. J'imagine qu'il ne sait pas que tu es ami avec moi, sinon il piquerait une crise de nerfs…
Moi : Je ne sais pas trop comment il le prendrait que je sois ami avec un surveillant. J'veux dire, ça influe pas sur mon travail, et c'est ça qui est le plus important pour mon père. Par contre, s'il savait comment tu es, là oui il piquerait une crise.
Et s'il savait qu'en plus j'ai sacrément envie de coucher avec toi, Ryuga, là il me tuerait sur place. C'est compliqué de ressentir de l'attirance pour son surveillant de dortoir, bordel…
Ryuga : Et je m'en battrais bien la race. Comme si l'avis d'un petit bourge coincé du cul comme ton père m'importait.
Moi : Toi oui, tu t'en foutrais, moi beaucoup moins déjà…
Ryuga : Ouais bon, il te gueulerait dessus quoi, mais tu dois être habitué.
Moi : …
Ryuga : PUTAIN ! Je viens de dire un truc horrible, désolé ! Oh bordel, je suis censé te remonter le moral et je t'enfonce… Décidément, j'ai pas tous mes neurones connectés ce soir… Je suis vraiment désolé…
Moi : Haha, t'en fais pas. T'as pas tort, je suis habitué à ce que mon père m'engueule, ça me fait presque plus rien.
Ryuga : C'est pas une raison pour dire des choses pareilles, je suis vraiment désolé…
Moi : Non vraiment, je ne t'en veux pas.
Je suis sincère, je ne lui en veux vraiment pas. J'ai l'habitude que mon père me gueule dessus ouais, et je dois dire que plus le temps passe, plus je m'en fous. Ryuga est en train de taper sa réponse quand j'entends quelqu'un essayer d'ouvrir ma porte. Oh merde, ça c'est mon père… Bordel, mais il veut pas me foutre la paix lui ?!
-Kyoya ! Ouvre cette porte ! S'énerve mon père.
-Laisse-moi tranquille ! M'écrié-je en retour. Je veux être seul !
-Je ne te demande pas ton avis Kyoya, c'est un ordre ! Réplique-t-il en appuyant encore une fois sur la poignée. Ouvre cette maudite porte !
-Non ! Laisse-moi j'ai dit ! Répondé-je avec hargne.
-Kyoya ! Je ne vais pas te le répéter encore une fois !
-Lâche-moi ! Tu vas faire quoi de toute façon si je t'ouvre pas ? Défoncer la porte ?!
J'entends mon père grogner, mais il s'éloigne. Je m'en doutais, il est énervé contre moi parce que je me comporte mal, ou plutôt pas comme il voudrait, mais il ne va pas non plus défoncer la porte de ma chambre juste pour m'engueuler. Je me reconcentre sur mon téléphone, le cœur battant un peu plus fort qu'avant.
Ryuga : Je suis quand même vraiment désolé pour ce que j'ai dit.
Ryuga : Je ne peux pas comprendre ce que tu vis, moi mon père a toujours été parfait avec mon frère et moi. Je suis désolé que tu doives vivre des choses pareilles…
Ryuga : Kyoya ? Tu es toujours là ?
Moi : Ouais, pardon, mon père est venu gueuler à travers ma porte.
Ryuga : Gueuler à travers ta porte ?
Moi : Je me suis enfermé dans ma chambre pour avoir la paix.
Ryuga : Ça va mal à ce point ? Tu veux…même pas voir ton petit frère ? J'sais pas, ça te remonterait le moral, non ?
Moi : Non, je sais qu'il est triste là, donc ça me déprimerait plus qu'autre chose. Je préfère…parler avec toi.
Ryuga : Ouais euh, visiblement je suis pas super doué pour te remonter le moral moi…
Moi : Ça me fait du bien de parler avec toi.
Ryuga : Tant mieux alors.
Moi : Tu sais, je
Je me retrouve une nouvelle fois interrompu, cette fois en plein milieu de mon message, par un bruit de clé dans la serrure de ma porte, et en sursautant j'envoie le message incomplet sans faire exprès. Un…bruit de clé ? Mais c'est impossible, il n'y a qu'une seule clé pour ma porte et c'est moi qui l'aie ! À moins que… Oh bordel, me dites pas que mon père a fait un double des clés de ma chambre sans que je le sache ! Malheureusement, je crois bien que si. Ma porte se déverrouille, et je vois mon père entrer dans ma chambre, l'air complètement furieux. Putain, je sens que je vais prendre cher… Mon premier réflexe, c'est d'appuyer sur le bouton de veille de mon téléphone pour que l'écran s'éteigne. Il ne faut surtout pas que mon père voit ma conversation avec Ryuga.
-Tu te rends compte de ce que tu m'obliges à faire Kyoya ? Me demande mon père avec un air très sévère. Je n'aime pas du tout cette attitude insolente.
-Et sinon, tu comptais me le dire quand que tu as fait un double des clés de ma chambre ? Répliqué-je, toujours de mauvaise humeur et bien décidé à tenir tête à mon père.
-Ça ne te regardait pas, répond mon père en fronçant encore plus les sourcils.
-Bien sûr que non, c'est jamais que mon intimité ! Ricané-je, acerbe et énervé.
-Kyoya, tu vas tout de suite arrêter de me parler comme ça. Qu'est-ce que tu as ce soir ? Ça faisait longtemps que tu n'avais plus eu ce genre d'attitude, je pensais que tu t'étais calmé en arrivant au lycée.
-Eh bah non tu vois ! Je ne me suis pas calmé au lycée, j'avais juste plus envie de me prendre la tête avec toi. Mais là, j'en ai marre ! Mes amis me font me sentir bien, je me sens heureux avec eux, et toi tu dis du mal d'eux ! Tu t'attends à ce que ça me fasse plaisir peut-être ?!
-Quitte ce petit ton, Kyoya. Je ne te le répèterai pas. Et arrête un peu d'accorder de l'importance à ces choses puériles, concentre-toi plutôt sur tes études.
-Et le peu de bonheur que je peux ressentir, il va se faire foutre, c'est ça ?!
Avant que j'ai eu le temps de le voir arriver, mon père est planté devant moi, regard à la fois sombre et vide, et me cogne en plein dans la tempe gauche avec son poing gauche, d'un mouvement de revers à la fois méprisant et colérique. Je savais que ça se terminerait comme ça… Il m'a fait super mal, je suis sûr qu'il m'a encore ouvert la tempe avec sa putain de chevalière. Tss, le pire c'est qu'il arrive toujours à doser sa force pour me faire très mal sans m'envoyer aux urgences non plus. Je sens un liquide chaud couler le long de ma tempe, se dirigeant vers ma joue, confirmant que mon père m'a effectivement blessé avec sa chevalière. Je le hais, je le hais tellement que la douleur s'efface rapidement pour laisser place à une sensation de rage pure qui me donne l'impression d'avoir un feu incontrôlable brûlant à l'intérieur de moi. Quand je replante mes yeux bleus tirant des éclairs dans les deux orbes grises, comme un nuage d'orage, qui servent d'yeux à mon père, je ne vois rien d'autre que de l'agacement et du mépris à mon égard. Il me lance un dernier regard noir, puis tourne le dos et sort de ma chambre en remettant la clé dans la poche de sa veste de costard. J'ai de nouveau envie de pleurer, mais de pleurer de rage. Il s'en fout de mon bonheur, il s'en fout vraiment. Je le hais putain…
Je me lève de mon lit à peine quelques secondes après que mon père soit parti, pour refermer ma porte à clé. J'ai encore plus besoin d'être seul là… Je me dirige vers ma commode pour prendre ma trousse médicale, oui j'en ai une dans ma chambre, et me place en face du miroir en pied qui orne l'un de mes murs pour voir ce que je fais. Je l'ai fait de nombreuse fois, je pourrais le faire sans le miroir, mais…bah, c'est une habitude en quelque sorte. Mon père ne m'a pas loupé, je saigne bien. Enfoiré… Je m'applique pour désinfecter la plaie, après avoir essuyé tout le sang sur le côté gauche de mon visage, puis mets un pansement que je camoufle autant que possible avec les mèches de mes cheveux. Heureusement que la chevalière de mon père ne fait jamais une trop grosse plaie, sinon un pansement classique ne suffirait pas et j'aurais beaucoup plus de mal à cacher la blessure. Une fois soigné, je range ma trousse dans la commode et retourne sur mon lit. Mon téléphone n'arrête pas de sonner, il sonnait aussi probablement pendant mon engueulade avec mon père mais comme on se criait dessus, je ne l'entendais pas. Ryuga est plus que probablement en train de s'inquiéter parce que je me suis interrompu en plein milieu d'un message et que je ne réponds plus. J'ai vraiment envie de lui parler là, j'avais déjà envie avant mais là c'est limite devenu…vital. Je me sens un peu mal pour Ryuga, il doit être en train de crever d'inquiétude. Je lui nique sa soirée d'un côté, mais je sais qu'il ne voit pas les choses comme ça.
Ryuga : …Tu ?
Ryuga : Tu quoi ?
Ryuga : Kyoya, tu quoi ?
Ryuga : Kyoya ?
Ryuga : Kyoya, t'es toujours là ?
Ryuga : Kyoya, tu me fais peur !
Ryuga : Kyoya, réponds !
Ryuga : Kyoya, merde, je suis en train de flipper moi ! C'est ton père ?
Moi : Je…Je suis désolé… Je suis là…
Ryuga : Oh putain, mais tu m'as fait faire une attaque ! Pourquoi tu t'es coupé en plein milieu d'un message ? Et pourquoi tu répondais plus d'un coup ?
Moi : Je suis vraiment désolé, je voulais pas… C'est mon père.
Ryuga : Il est revenu t'engueuler ?
Moi : Il…il a réussi à entrer dans ma chambre.
Ryuga : Hein ? Mais tu t'étais pas enfermé ?
Moi : Si…mais il a fait un double des clés sans que je le sache, du coup il a pu ouvrir ma porte.
Ryuga : Ça…ça va ? Je te trouve bizarre d'un coup. Quand ton père t'a engueulé tout à l'heure, t'avais l'air de t'en foutre assez sérieusement… Là, t'as l'air d'être un peu affecté… C'est parce que tu l'as eu en face de toi ?
Moi : Je…hum… C'est pas parce que je l'ai eu en face de moi, ça je m'en fous…
Ryuga : Alors qu'est-ce qu'il y a ?
Je suis pris d'une hésitation extrêmement paralysante… Est-ce que…est-ce que je devrais dire à Ryuga que je suis bizarre d'un seul coup parce que mon père m'a frappé ? C'est pas…c'est pas une chose à dire à la légère. Et puis, je sais ce que Ryuga risque de me dire : les services sociaux, blablabla… Je sais que c'est ce que je devrais faire, que c'est pas normal de se faire frapper régulièrement par ses parents, dans mon cas « juste » mon père, mais je peux pas… Mon père est quelqu'un de trop influent. Je ne peux rien faire, à part encaisser les coups et cacher mes blessures quand elles sont un peu trop visibles. Ça ne me ravit absolument pas, au contraire ça m'enrage, mais je n'ai vraiment pas le choix. Ma raison me dit de ne rien dire à Ryuga, mais je me sens…incapable de lui mentir. Tant pis, il se passera ce qu'il se passera, je n'ai pas envie de lui mentir.
Ryuga : Kyoya ?
Ryuga : S'il te plait, me refais pas le même coup, j'ai peur pour toi…
Moi : Je suis toujours là ! Désolé, c'est juste que…je réfléchissais…
Ryuga : Oh… Pardon, c'est juste qu'après ton long moment de silence, je m'inquiète dès que tu réponds plus aussi rapidement…
Moi : C'est pas grave. Au contraire, c'est plutôt normal de t'inquiéter vu que je réponds toujours rapidement en temps normal.
Ryuga : Alors ? Qu'est-ce qui t'a rendu si…bizarre ?
Moi : Mon père… Il…il m'a frappé.
Ryuga : …
Ryuga : Rassure-moi, quand tu dis qu'il t'a frappé, tu veux dire…qu'il t'a giflé, quelque chose comme ça ?
Moi : Non. Il m'a mis un coup de poing dans la tempe, ça m'a écorché à cause de la chevalière qu'il porte au majeur…
Ryuga : …C'est une putain de blague, hein ?
Moi : J'aurais préféré.
Ryuga : Okay, mais…c'est la première fois qu'il fait ça ? Genre, il a pété un plomb d'un coup ?
Moi : Non, c'est pas la première fois. C'est pour cette raison que j'ai une trousse de secours dans la commode de ma chambre.
Ryuga : T'es en train de me dire que ton père te bat ?
Moi : Hum…oui…
Ryuga : …Je peux venir le tuer ?
Moi : Non, évite, j'ai pas trop envie de t'amener des oranges en prison !
Ryuga : Dommage.
Moi : …C'est tout ?
Ryuga : Qu'est-ce que tu veux que je te dise d'autre ? Ton père est un connard fini, il y a pas vraiment grand-chose à dire de plus ! À part que je suis vraiment désolé, et que j'ai de la peine pour toi… Ça me fait chier d'être encore à l'école, je préfèrerais être là en personne pour te soutenir un peu mieux psychologiquement…
Moi : T'y arrives déjà très bien par Messenger, je te rassure. Mais genre…c'est vraiment tout ? Je m'attendais à ce que tu me fasses la morale, que tu me dises qu'il faut que j'en parle, des trucs comme ça…
Ryuga : Je devrais, ouais, mais je sais très bien que tu n'es pas le genre de mec à supporter ce genre de choses sans une bonne raison, et que si tu pouvais tu l'aurais déjà fait il y a longtemps. Si tu ne l'as pas fait, ce n'est pas que tu ne veux pas, c'est que tu ne PEUX pas, pas vrai ?
Moi : Putain, tu me comprends tellement bien Ryuga. Ça fait vraiment du bien.
Ryuga : Tu m'en vois ravi. Ta tempe, ça va ? Tu m'as dit que la chevalière de ton père t'avait écorché.
Moi : Ça va, j'ai désinfecté la plaie et j'ai mis un pansement. La chevalière ne fait pas une très grosse plaie, un pansement classique ça passe. Et puis…c'est pas la première fois que je fais ça.
Ryuga : Tss, ça devrait être un crime d'amocher comme ça un aussi beau visage que le tien ! Non mais ho ! -_-
Je glousse tout seul dans mon lit et secoue la tête. Ouais, comme ça, sans le contexte, on pourrait croire que Ryuga est complètement en train de flirter avec moi, mais je sais qu'il dit ça juste pour la blague, pour essayer de détendre l'ambiance. Et ça marche. Malgré ça, j'ai un peu chaud aux joues, donc je crois que je rougis un peu. Si la tournure de la phrase est dirigée vers l'humour, je crois que Ryuga le pense vraiment quand il dit que j'ai une belle gueule. Et…bah ça me flatte.
Moi : Haha, t'en fais pas, je suis pas trop amoché ! J'ai caché le pansement avec les mèches de ma frange.
Ryuga : Ouais bah quand même ! C'est pas une raison !
Moi : Je vais bien je te dis X)
Ryuga : Tu…vas tenir le week-end ? J'veux dire, il risque d'y avoir une sale ambiance chez toi après ça…
Moi : Ouais, ça va aller. Mon père…tss, il va faire comme s'il s'était rien passé, il va pas revenir là-dessus. Je vais juste avoir à rassurer mon frère et ma mère, et les laisser me faire des gros câlins plus proches de l'étranglement que de vrais câlins !
Ryuga : Ils rattrapent la filsdeputerie de ton père au moins ! En tout cas, si tu le sens plus, tu peux revenir à l'école. Comme le week-end c'est quartier libre, on ne ferme pas le portail, sauf la nuit évidemment.
Moi : T'inquiète, ça va aller.
Ryuga : Je te dis juste ça pour que tu le saches.
Moi : Les autres vont bien ?
Ryuga : Ils sont tous dans leurs chambres. Bah comme moi d'ailleurs.
Moi : C'est déjà l'heure du couvre-feu ? C'est plus tôt le week-end ?
Ryuga : Non, c'est toujours à la même heure, mais ils sont fatigués et ils ont prévu de faire un looooong dodo ! XD
Moi : Je les comprends XD
Moi : Et Julian, il se tient bien ?
Ryuga : Il est étrangement calme, ça m'inquiète. Mais bon, tant mieux d'un côté.
Je ne sais plus trop quoi dire, mais je n'ai pas envie d'arrêter de parler avec Ryuga. Ça me fait tellement de bien de parler avec lui, j'ai l'impression de revivre, de m'échapper de ma réalité. Je me rappelle alors ce dont Chris parlait tout à l'heure, au sujet du BDE et de la soirée d'intégration. Le blondinet a dit que Ryuga serait sûrement là, mais…mais j'ai envie de m'en assurer.
Moi : Dis, je voulais te demander…
Ryuga : Oui, quoi ?
Moi : La soirée d'intégration, tu…tu y seras ?
Ryuga : Et comment ! Moi je loupe pas une occasion de passer une bonne soirée, à picoler et me marrer avec des potes ! Je sais que Chris va obligatoirement venir, ça promet !
Ryuga : Et toi, tu viendras ?
Ryuga : Dis-moi que tu viens STP, ça sera moins drôle sans toi :(
Moi : Tu me fais du chantage affectif là ? XD
Ryuga : Non, j'essaie de te convaincre, nuance ! X)
Moi : Pas besoin de faire ça, j'avais prévu de venir depuis que je suis au courant pour la soirée.
Ryuga : YES ! Euh par contre, surveille ton verre à la soirée hein, le lâche pas. Y a des petits plaisantins qui s'amusent souvent à foutre tout et n'importe quoi dedans pour voir le résultat que ça peut donner. Genius -_-
Moi : C'est pas ton boulot d'empêcher ça ?
Ryuga : Je ne peux malheureusement pas être partout…
Ryuga : Ah, ça me fait penser que j'ai oublié de dire à Chris quand ce sera…
Moi : Tu le sais déjà ?
Ryuga : Privilège de surveillant u_u
Ryuga : Donc ouais, ce sera jeudi, dans deux semaines !
Moi : Hé, tu pourras me conseiller niveau alcools ? J'ai jamais bu de trucs forts…
Ryuga : C'est-à-dire ?
Moi : Bah le plus fort que j'ai bu, c'est du champagne à l'anniversaire de mon père…
Ryuga : …Okay, je me dois de faire ton éducation ! Tu vas voir, avec moi tu es à bonne école ! u_u
Moi : Je n'en doute pas X)
Ryuga : T'inquiète pas, je vais pas te faire boire jusqu'à ce que tu sois bourré non plus ! Sauf si tu VEUX être bourré, mais alors là c'est ton problème.
Moi : Ouais euh non, ça me dit trop rien ! Je m'arrêterai en arrivant à l'état euphorique hein, ça me suffit ^^'
Ryuga : Oui, je suis d'accord avec ça !
Ryuga : Je suis content que tu viennes. Je t'aime bien tu sais, tu as quelque chose…que je n'ai jamais vu auparavant chez aucun étudiant de cette école.
Moi : Moi aussi je t'aime bien. Pour moi, on ne voit que toi dans cette putain d'école bien guindée !
Ryuga : Mmh, je suis flatté X)
Moi : C'est la vérité ! Et c'est presque littéral ! XD
Ryuga : Haha, pas faux ! XD
Ryuga : Rah meeeeerde, mon père veut me voir… Il veut toujours me voir super tard -_-
Moi : Tu dois y aller du coup ?
Ryuga : Ouais, désolé de t'abandonner…
Moi : T'inquiète, je vais aller me coucher de toute façon, je suis fatigué.
Ryuga : Déjà ? Oh, c'est vrai qu'après tout ce qu'il s'est passé, tu dois avoir envie de dormir…
Moi : À propos… Merci de m'avoir écouté, et d'avoir été là pour me réconforter et me changer les idées.
Ryuga : Je t'en prie, c'est normal. Je serai toujours là pour ça.
Moi : J'apprécie vraiment.
Ryuga : Je vois ça ! Bon, faut vraiment que j'y aille, mon père va râler si je suis trop en retard… Bonne nuit Kyo !
Ryuga a envoyé un sticker
Moi : Bonne nuit Ryuga.
Je repose mon téléphone sur ma table de chevet, et pousse un petit soupir de soulagement et d'amusement. Je me sens mieux, plus léger. Ah oui, et le sticker que Ryuga m'a envoyé c'est un chat qui dort dans un futon. Je pensais pas que c'était son style s'envoyer ce genre de trucs tiens, mais ça a le mérite de me faire rire. Je suis vraiment crevé, je me déshabille et direct au lit. Il faut que je pense à déverrouiller ma porte aussi, c'est dangereux de dormir avec sa porte fermée à clé. On sait jamais. En moins de cinq minutes, je suis en pyjama, ou plutôt en tenue pour dormir vu que mon « pyjama » c'est juste un t-shirt un peu trop large, et je déverrouille la porte de ma chambre. Je range ensuite la clé à sa place habituelle, puis me glisse sous les draps de mon lit et éteint la lumière. Comme toujours, je n'arrive pas à m'endormir directement, mais cette fois en particulier, c'est parce que quelque chose occupe mes pensées. Ma conversation avec Ryuga, et surtout la fin.
Il m'a appelé « Kyo ». Je n'ai pas l'habitude qu'on me donne des surnoms… Il n'y a que mon frère qui m'en donne, et quand il ne m'appelle pas « Nii-chan », il m'appelle « Yoyo » juste pour m'énerver, parce qu'il sait très bien que je déteste ce surnom ! Je le trouve moche… Mais c'est bien la première fois qu'on m'appelle Kyo. Je trouve ça joli… Bizarrement, ça me fait un effet différent de ce que je ressens quand mon frère m'appelle par mes surnoms quand c'est Ryuga qui m'appelle Kyo. Ça me…ça me réchauffe la poitrine, et j'ai envie de l'entendre venant directement de sa bouche. Je suis sûr que ça sonnerait tellement bien… Merde…non là, je sonne complètement in love ! Je dois pas tomber amoureux de lui, je dois pas ! Je ne vais pas tomber amoureux de lui. Enfin…j'aimerais, mais là ça me parait de plus en plus compliqué. Il est tellement parfait ! J'ai l'impression que jamais une autre personne ne pourra me comprendre aussi bien que lui. Je suis en train de craquer, je suis complètement en train de craquer… Je crois que j'ai VRAIMENT besoin d'une bonne nuit de sommeil là. Ça me remettra peut-être les idées en place…
À suivre…
Moi : Voilà, fin du chapitre ! n_n
Kyoya : Non seulement je prends cher, mais en plus je sens arriver le RyuKyo là…
Moi : Huhuhu, je ne dirai rien à ce sujet ! Suspense u_u
Chris : Moi je sais pas pourquoi, je sens que le chapitre de la soirée d'intégration va être mémorable ! XD
Moi : Mmh, c'est fort possible ! X)
Ryuga : *lève les yeux au ciel*
Moi : PTDR, moi en plus j'ai même pas été à la soirée d'intégration de ma Fac ! J'aime pas les soirées XD
Kyoya : *ricane* Trop de gens ?
Moi : Beaucoup trop même ! Allez, laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! n_n
Chris : Salut ! ^^
Ryuga et Kyoya : Salut.
Moi : Bon, et même si j'aime pas cette fête, passez une bonne Saint Valentin ! n_n
