DISCLAIMER : Je ne possède pas HP, PJ ou tout personnage de Creepypasta.
17. Les jumeaux et Laughing Jack.
Quel délice ! songea t-il amusé par la situation.
La paire de jumeaux qu'il avait repéré depuis un certain était très intéressante. La paire était née dans une famille sorcière, quelque peu méprisée pour leur ambition d'amuser les gens, les jumeaux étaient souvent confondus et jouaient souvent de ce fait pour amuser les autres. Sauf que Laughing Jack pouvait voir ce que les jumeaux refusaient de montrer. C'était pour cela qu'il s'acharnait sur les jumeaux. Techniquement, il ne pouvait pas les réclamer sans une analyse profonde. Il l'avait fait. Il les avait pourchassé dans le monde réel et dans leurs rêves, il les avait terrifié au point de faire sortir leurs vrais couleurs pour leur propre survie. Sa boîte s'était retrouvée dans les mains de la paire des années auparavant. Techniquement, il aurait dû les tuer comme il l'avait fait pour tous ses camarades de jeu. Sauf qu'il ne l'avait pas fait. Car ces jumeaux l'intéressaient, il les voulait. Le tueur avait donc décidé de sceller de leur mémoire leurs souvenirs de lui et de sa boîte. Au même moment où les triplés rentrèrent à Poudlard, il entra dans l'école pour les chasser.
Il avait réussi à leur faire manquer le train pour Poudlard, pour leur sixième année. De toute façon, ils n'auraient plus besoin d'aller à Poudlard s'il les réclamait. En soi, ils n'avaient pas besoin de continuer leur éducation magique à Poudlard, cette éducation avait très peu d'impact sur ce qu'ils allaient vivre avec lui. Laughing Jack préférait éviter l'inutilité.
Il flottait au-dessus de la paire caché dans l'obscurité, un sourire sinistre était dessiné sur son visage alors qu'il regardait et écoutait la conversation des jumeaux.
« Maman va nous tuer… Murmura George en regardant les alentours effrayé.
- Il faut qu'on parte d'ici. Essayons d'attendre Poudlard.
- Il sera forcément à Poudlard. On l'a déjà vu dans le château. Soupira George en secouant la tête.
- Et si on le disait à quelqu'un ? proposa Fred.
- Qui nous croirait ?
- Pas faux. »
Les jumeaux commencèrent à marcher dans un long tunnel fermé, aucun ne s'était rendu compte de la direction qu'ils allaient quelques heures plus tôt, ce n'était lorsqu'ils étaient tombés dans un piège qu'ils se rendirent compte de la supercherie. L'entité – à défaut de ne pas savoir qui était le tueur qui les suivait – les avait forcé à rater le train en les faisant fuir quelques jours avant le départ du train. Étant donné qu'ils étaient censés être chez leur ami Lee, aucun de leurs parents ne savait ce qu'il s'était passé. Enfin, peut-être que Lee s'était rendu compte de leur absence.
Même si au fond, ils en doutaient.
Ils marchaient dans la boue qui salissait leurs chaussures, des flaques d'eau qui éclaboussaient leurs vêtements à chaque fois. Un frisson parcourut leur échine respective quand l'atmosphère du lieu changea, soudainement ils savaient qu'ils n'étaient pas seuls. Un rire retentit. Ce rire était le même qui les hantait toutes les nuits. Les jumeaux entrèrent dans une petite pièce : les murs étaient dénués et de couleurs laides, un vieux matelas était calé dans le coin de la pièce en face d'une porte fermée. Ils se regardèrent avant de prendre leur courage à deux mains. Lentement, les jumeaux s'approchèrent de la porte fermée faisant attention à ne pas marcher sur quelque chose de pointue. Fred fut celui qui ouvrit doucement la porte, cette dernière grinça s'ouvrant lentement comme si elle annonçait la venue de la mort elle-même.
George et Fred regardèrent le long couloir sans lumière qui menait à une porte lointaine, elle aussi fermée, ils déglutirent. Ils échangèrent un regard craintif puis traversèrent le seuil de la porte. Celle-ci se referma brutalement derrière eux. Fred ferma les yeux. Il tremblait de la tête aux pieds espérant que ce soit un cauchemar. Il ouvrit les yeux. George lui serra la main pour le rassurer et rassurer lui-même. Ils s'avancèrent lentement dans le long couloir, il n'y avait aucune fenêtre. Les torches accrochées au mur étaient toutes éteintes. George sortit sa baguette, il l'a pointa sur l'une des torches, et murmura un sort. La torche s'enflamma immédiatement. Ils poussèrent un soupir de soulagement en voyant le couloir s'éclairer légèrement.
« Putain…
- Ça, tu l'as dit. »
Des messages en rouge étaient écris sur les murs, ils se demandaient vaguement si c'était juste de la peinture ou du sang. Un frisson les parcourut. Ils reprirent leur route notant que le couloir paraissait plus long que prévu. Il y avait de nombreuses portes fermées sur les côtés, aucun ne voulait voir ce qu'il se trouvait derrière ces portes. Ils lisaient en même qu'ils marchaient les messages sur les murs :
VIENS JOUER AVEC MOI !
JOUE AVEC MOI !
VA TE COUCHER !
TES REINS SONT UN DÉLICE !
JE TE VOIS.
JE SUIS DERRIÈRE TOI !
VOTRE SANG SERA EXQUIS ~
ENTENDEZ-VOUS LES RUGISSEMENTS DES CRÉATURES QUI SE CACHENT DANS L'OBSCURITÉ ?
Ils frissonnèrent de plus belle quand un rire familier retentit. Au bout de plusieurs longues minutes de marche, les jumeaux arrivèrent dans la porte fermée. George tenta de l'ouvrir mais cette dernière ne voulait pas. Fred fronça les sourcils.
« Est-ce qu'il faut trouver une clé ? demanda t-il.
- Putain, il va falloir regarder dans toutes les pièces qu'on a passé. Jura George les yeux écarquillés.
- Est-ce qu'on se sépare ou on reste ensemble ? demanda Fred à son jumeau.
- Ensemble. »
Laughing Jack les regarda chercher dans chacune des pièces la clé qui leur permettra de rejoindre l'autre côté du bâtiment. Cette petite épreuve, songea t-il amusé, était parfaite pour les tester. Éventuellement, la paire trouva la clé dans la toute première pièce du couloir qu'ils avaient repéré. Ils firent à nouveau le chemin jusqu'à la porte et ouvrirent cette dernière. Fred entra suivis de son jumeau dans une grande pièce, plus petite que la grande salle à Poudlard, la porte se ferma à nouveau derrière eux. George avala sa salive, ses mains tremblaient.
Fred fut le premier à apercevoir la boîte qui se trouvait sur une table au milieu de la pièce, George tourna la tête suivant le regard de son frère. Ils fixèrent la boîte tout en s'avançant. Soudainement, ils furent assaillis par une vague de souvenirs. Leur sang se glaça immédiatement dans leurs veines. Les jumeaux se regardèrent, leur cœur respectif battant la charade. Fred ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Il ferma sa bouche regardant son frère avec désespoir et crainte. George hocha la tête répondant à la question silencieuse de son jumeau.
All around the dark carnival,
Laughing Jack chased a child,
The little one thought he was safe...
POP! Jack went wild.
He stuffed their faces with many treats,
He thought they were just dandy,
But then he found out that it...
Was poisoned candy.
His work was done for that day,
He claimed a brand new prize,
He cackled then so evilly,
He loved their demise.
Ils étaient figés. Ma chanson était doucereusement familière, les souvenirs des jours où le tueur les avait pourchassé à Poudlard refaisaient surface. Ils ne pouvaient plus bouger, leurs jambes ne voulaient tout simplement pas bouger. Les yeux écarquillés, ils virent la décoration de la salle changeait. L'atmosphère était plus sinistre, les lumières s'étaient brutalement éteintes. Néanmoins, deux torches s'allumèrent d'eux-mêmes alors qu'une silhouette venait d'apparaître sur la table. Les jumeaux étaient pétrifiés de terreur reconnaissant la silhouette qui se dressait. Du sang apparut sur le sol ainsi que les murs, accompagnés de messages et de murmures sinistres. Fred sursauta quand il s'aperçut qu'il y avait des cadavres plus ou moins défigurés jonchant sur le sol et dans le sang.
Laughing Jack atterrit en face de la paire souriant sadiquement. Ses précédentes victimes apparurent autour de lui, autour d'eux, les encadrant, les encerclant. Il disparut soudainement de leur vision. Les jumeaux tentèrent de bouger mais ils étaient paralysés par la peur, le rire de l'effroyable clown retentissait dans leurs têtes. Laughing Jack apparut derrière Fred, une main s'enroula autour de la gorge de l'adolescent. Fred cria. Son jumeau sursauta et parvint à bouger, ses yeux s'écarquillèrent d'horreur en voyant le clown retenant son frère en otage. LJ ricana, à l'aide d'un ongle bien aiguisé il marqua le garçon avant de le lâcher. Il sauta immédiatement sur son frère, George tenta de se débattre cependant le clown l'immobilisa assez rapidement.
Fred hurlait de douleur. George sentit la main du tueur se renfermait sur sa gorge, à sa surprise il n'exprima aucune pression sur son cou pour l'étouffer. Néanmoins, il sentit l'ongle du tueur le transperçait, une vague de douleur l'embrasa immédiatement. Alors que le clown le relâchait, George rejoignit son jumeau dans le monde de la souffrance.
Plusieurs longues heures passèrent, la douleur s'estompa. Ils gisaient au sol. Laughing Jack était assis en position de lotus les surveillant.
« Ah. Vous avez enfin cessé de hurler de douleur, de gémir comme des mioches… Mes très chers proxy. »
En l'entendant, Fred et George pâlirent ayant espéré qu'il les avait laissé tranquille.
