- Qu'est-ce que tu racontes ?! Ma mère n'aurait jamais fait une chose pareille ! Tu n'es qu'un menteur ! S'écria Arya

- Moi, un menteur ? Que gagnerais-je à dire quelque chose qui n'est pas vrai à ma jolie petite poupée ? Se moqua t-il tout en jouant avec une mèche des cheveux de Arya

Agacée, Arya tenta de repousser la main du clown de ses cheveux.

- Je ne te crois pas ! Cracha Arya

- Ta mère n'était qu'une petite chose sans défense, elle ne t'avait pas encore eu, ni toi, ni ta sœur ni ton frère. J'ai senti son envie, son désir de fonder une famille, tous les secrets que vous pensez enfouis au plus profond de vous me sont révélés. Seulement, j'étais impatient de me nourrir quand elle s'est retrouvée face à moi, elle a eu peur pour sa vie, elle m'a supplié de l'épargner. Il y avait bien un échappatoire, ta mère était assez grande et elle était fiancée à ton père, elle m'a demandé si je ne souhaitais pas quelque chose d'autre au lieu de la prendre et l'emmener avec moi. Je lui ai dit que si j'épargnais sa vie, il fallait me promettre de me donner alors en retour l'un de ses enfants. J'ai perçu sa pensée, elle avait songé que ce n'était pas si grave si ça n'en était qu'un seul et qu'elle aurait d'autres enfants par la suite. Elle m'a dit qu'elle me donnait son dernier enfant, j'ai accepté. Mais je lui ai menti, j'ai prétendu qu'en contrepartie je ne voulais qu'un seul de ses enfants et que je m'en contenterais. Je les voulais tous et je les ai eu ! Toute ta famille est à moi pour l'éternité. Lui raconta t-il

- Si tu dis vrai, alors pourquoi tu n'as mangé aucun de nous ? Répliqua Arya

- J'aime m'amuser avec ma nourriture. Déclara t-il avec un sourire sardonique

- Non c'est ce que tu prétends mais j'ai compris pourquoi il ne nous est encore rien arrivé, nous avons quitté Derry plusieurs fois et tu ne peux pas nous suivre. Tu es obligé de rester dans cette ville, c'est ici et seulement ici que tu peux te nourrir ! Tu n'es pas aussi puissant que tu le penses ! Dit Arya

Il s'esclaffa longuement.

- Mon jouet m'amuse beaucoup. Se réjouit Grippe-Sou

Il caressa la chevelure d'Arya dans un geste prétendue affectif sous le regard noir de cette dernière. Le clown arbora un sourire narquois.

Le monstre approcha le visage de la jeune femme vers le sien et il la renifla. Il entrouvrit sa bouche et sortit sa langue il s'empressa de lécher la trainée de sang qui s'écoulait encore du nez de Arya.

- Arrête ! Ordonna Arya furieusement

Il ricana, pour la provoquer il descendit sa langue baveuse vers son cou. Instantanément, Arya se mit à se débattre dans tous les sens :

- Lâche-moi ! Lâche-moi !

Elle griffa les bras du clown tout en y plantant le plus profondément ses ongles. Avec effroi, elle constata que cette créature ne ressentait absolument aucune douleur.

- Il est temps pour nous deux de s'amuser...Chuchota t-il contre son cou

Elle remarqua qu'il tenait toujours dans sa main le couteau, profitant du fait qu'il était occupé à sucer le sang sur son cou, Arya posa sa main sur le couteau et tenta de le lui prendre.

Violemment, le clown serra le cou de la brune et la plaqua contre le mur.

- Reste tranquille. Grogna t-il

Il jeta avec force le couteau dans le puits.

Elle sentait à nouveau son haleine humide contre son cou.

Arya n'éprouvait que du dégoût et de la colère envers ce monstre, elle souhaitait de tout son être qu'il souffre horriblement et meurt !

En entendant ses pensées meurtrières qui lui était adressé, l'entité de Derry étira un sourire tordu.

Arya tressaillit quand la main gantée du clown effleura sa joue. De la bave qui coulait toujours de son menton tomba sur le visage de la jeune femme.

Elle lui jeta un regard écœuré et tentait de se retenir de vomir. Pas le moins vexé du monde, le clown démon railla :

- Que se passe-t-il Arya ? Tu ne m'aimes plus, toi qui m'offrait de tendre baisers sur la joue. Comme ça.

Il embrassa sa joue en laissant une marque rouge. Grippe-Sou ricana et reprit d'un ton pleurnichard :

- Tu es si cruelle et si méchante alors que moi...Je t'aime tellement ! Sache que tu resteras à jamais mon ami. Je ne peux pas me passer de toi. De ton odeur, de voir ta peau délicate et si facile à déchirer, de tes lèvres roses si tentantes et de tes yeux qui ne cessent de pleurer...Pourtant rien n'a changé, oh c'est vrai, je t'ai menti sur ma vrai nature.

Arya essayait de rester indifférente face aux moqueries de ce monstre. Mais elle perdit aussitôt de son sang-froid, il colla le corps de la jeune femme au sien et avança encore plus son visage effrayant vers elle. Il inhala longuement son odeur :

- Je sens ta peur, ta délicieuse petite peur. Mais je veux voir plus, je veux te voir terrifiée et faible !

- Tu ne verras rien du tout ! S'écria Arya rageusement

- Oh vraiment ? Ironisa le clown

Sa main tenait toujours le cou de la jeune femme. Il tourna sa tête vers les restes de Nolan, il sourit, satisfait de ce qui allait se passer par la suite.

Il tourna Arya en direction de la dépouille de son cousin.

- Regarde Arietty c'est de ta faute s'il est mort. Tout comme cette petite fille dans les égouts, tu aurais pu la sauver mais tu l'as abandonnée lâchement...Susurra t-il

- Espèce de monstre. Tu n'arriveras pas à me faire culpabiliser ! S'exclama Arya

- Tu ne le vois pas d'assez près, l'infâme acte que tu as commis ! Grogna le clown

Grippe-Sou saisit par la gorge la jeune fille et la fit tomber par terre juste en face de ce qui restait de Nolan. Arya sentit l'odeur horrible que dégageait le cadavre de son petit cousin. Le clown démon fit pression sur la gorge fine de Arya et colla contre le sol sale son visage.

La brune tentait vainement de sortir de l'étreinte du clown. Il chuchota impitoyablement à l'oreille de la pauvre Arya :

- Ce n'est pas moi qui l'ai tué, c'est toi ! Toi Arietty, qui a mené ton petit cousin à la mort !

- Non c'est faux ! C'est faux ! Protesta Arya

- Et ses parents tu y as pensé ? Que diront-ils quand ils seront que tu as tué leur enfant ? Leur unique enfant ! La tortura t-il

Elle sentit un pincement à son cœur en entendant ceci.

- Ils te mépriseront, ils te renieront, ils ne voudront plus te regarder sans qu'ils n'ont dans leurs yeux du dégoût et de la colère. Cracha t-il impitoyablement

- Je ne suis pas responsable de sa mort ! C'est toi qui l'as tué et tu le sais pertinemment ! Cria Arya

Ces mots étaient hésitants et Grippe-Sou l'avait perçu. Son sourire tordu s'accentua :

- Tu resteras toute seule. Ta famille elle-même ne voudra plus de toi.

- Ce n'est pas vrai, tu ne dis que des mensonges ! C'est toi le coupable !

- Oh que non, si tu avais mis le petit Nolly à l'abri il serait encore de ce monde ! Tu mérites d'être sévèrement punie ! Rit-il sadiquement

- Oui...Approuva Arya en pleurant à chaudes larmes

Le clown maléfique gloussa, fier de son pouvoir sur la jeune femme.

- Tue-moi ! Je mérite de mourir ! Tue-moi...Supplia la pauvre enfant

- Ma jolie petite poupée, la mort est bien trop belle pour toi, tu ne l'as mérite pas. Tu vas vivre, vivre ! Dans l'humiliation, la solitude pour toujours, et la douleur sera ton amie la plus fidèle. Tu entends ?

Arya ne répondit rien, elle était beaucoup trop bouleversée...En voyant son manque de réactions, Grippe-Sou attrapa violemment une poignée de ses cheveux et enfonça la tête de la jeune femme dans les intestins ensanglantés de Nolan !

Arya poussa des hurlements déchirants ! Son visage se saturant de plus en plus de sang ! C'était un cauchemar, elle sentait la matière molle et mouillée des intestins sur tout son visage ! Le clown s'esclaffait en entendant les cris de désespoir de Arya.

- Vilaine fille, vilaine fille ! Il faut toujours répondre quand on s'adresse à toi ! Je pensais que tu l'avais appris avec ces garçons. Ricana le monstre

Quand il eut assez rit, il recula le visage dégoulinant de sang de la jeune fille. Arya tremblait de tous ses membres et pleurait le plus silencieusement possible.

- Arrête...Implora Arya d'une voix remplie de larmes

- Mais ça ne fait que commencer, ma jolie. Ricana t-il

- Pourquoi ?! Pourquoi, qu'est-ce que je t'ai fait ?! S'écria Arya

Il lui jeta un regard étrange, jusqu'à que ces prunelles ne brillèrent d'une lueur malveillante :

- Arya, Arya, je te l'ai déjà dit. Soupira t-il

- Je suis ton jouet ? Dit Arya d'une voix tremblante

- Bravo ! C'est ça ! Félicita le clown

Il applaudit dans un geste moqueur. Puis il tapota la tête de Arya comme on le faisait avec un animal de compagnie.

- Tu apprends vite.

De nouveaux sanglots coulèrent des yeux de la brune.

- Ne pleure pas Arya, tu vas enlever le sang sur ton visage. Se moqua t-il

- Laisse-moi partir ! S'il te plaît...Demanda Arya

- Partir ? Répéta t-il

Le clown rit froidement. Elle avait de l'espoir pour oser demander une chose pareille.

- Je ne veux pas être ton jouet ! S'emporta Arya

- Je ne veux pas être ton jouet ! L'imita t-il en secouant sa tête et en faisant semblant de pleurer

Grippe-Sou continua de se moquer de Arya. Mais la jeune fille n'y prêta pas attention, elle tenta :

- Ça ne peut pas être possible, il doit y avoir un autre moyen, je t'en prie dis-moi. Supplia Arya

- Tu sais bien qu'il n'y a qu'une chose qui m'intéresse, me nourrir. Si tu me promets un enfant, je te laisserais peut-être partir.

- Jamais, je ne donnerais mon fils ou ma fille à un monstre comme toi !

- Je ne pensais pas à ta progéniture.

- Tu voudrais que je te ramènes des enfants d'autres personnes pour que tu les dévores. S'horrifia Arya

- Oui. Acquiesça Grippe-Sou avec un large sourire

- Non ! Je ne veux pas avoir du sang sur les mains ! Refusa Arya

- Qu'est-ce que ça change ? Tu en as déjà.

- Sale...Commença Arya

- Décide-toi Arya. Coupa t-il

Le monstre s'esclaffa :

- Tic Tac, dépêche-toi avant que je ne change d'avis.