Suis je pardonnable ? Pas vraiment je pense.
Je n'avais pas prévu de publier cette partie avant que le livre soit complètement corrigé, mais suite à des petits soucis, j'ai perdu ma correctrice. Je me remets a fond dans le projet de publication mais c'est assez compliqué. Du coup j'en profite, si vous avez des conseils, je prends ! :)
En attendant, voici la première partie du dernier chapitre. L'action n'est pas encore présente, ca sera pour la suite, mais je voulais vous partager la suite, je suis la première à detester devoir attendre pour obtenir la suite d'une histoire, alors que je pense être clairement la pire ici.
Bonne lecture mes ptits lous ! En espérant être pardonnée et que la notification du nouveau chapitre vous ai fait plaisir au moins...
La jeune femme traversa le long couloir non sans un dernier regard en arrière pour le brun. L'annonce de son implication dans cette prise d'otage ainsi que sa peine ne l'effrayait pas. Elle savait déjà ce qui l'attendait dehors.
Non. La seule chose dont elle pouvait avoir encore peur aujourd'hui, c'était de perdre ses amis et tout particulièrement les deux hommes de sa vie, Naruto et Sasuke.
La perte de l'un ne se comblerait jamais par la présence de l'autre, elle le savait et elle ne pouvait l'accepter. Elle ne laisserait personne faire de mal à aucun des deux et aucun choix ne devait être à faire, même en cas d'extrême nécessité.
Sakura savait très bien où elle en était mentalement, comme physiquement. Aujourd'hui, elle était claire avec elle-même. Plus rien ne pouvait l'étonner et plus rien ne pouvait la blesser si tout se passait comme il l'était prévu.
Elle entra dans la pièce très légèrement éclairée et étrangement, elle n'arrivait pas à avoir le trac. Sakura était quelqu'un de très fragile, de très sensible et dont le cœur battait facilement pour un rien. Elle était, c'étaient les mots parfaits dans cette description d'elle. Aujourd'hui, la rose n'était plus du tout la même femme voir gamine d'antan. Elle avait muri en très peu de temps, mit de côté tout ce qui était futile de ressentir et surtout s'était forgée un caractère et une force toute nouvelle.
Elle avait remarqué ces légers changements au cours des derniers jours et avait même été choquée en se rendant compte de tout ce qu'il s'était passé et à quel point elle n'était plus la même. Mais aujourd'hui, tout était différent. Elle ne serait choquée qu'en se retrouvant face à son reflet d'il y a un mois. Elle le savait, là, elle ne se reconnaîtrait pas. Mais depuis son léger coma et surtout son rêve, car elle ne pouvait pas appeler ça autrement, elle était une toute autre femme. Une évolution, d'elle-même pourtant, mais le changement était assez flagrant pour ne pas la reconnaître.
Elle entendit la cliche de la porte se refermer dans son dos mais ne se tourna pas.
Le temps était passé et pourtant rien ne changeait, son amitié et amour inconditionnel pour Naruto ne s'envolerait jamais, elle le savait. Et elle ne pouvait s'empêcher de penser à lui à chaque instant, surtout quand elle était loin de lui, comme maintenant.
Les bras qui l'enserrèrent par derrière la firent frissonner et elle laissa sa tête aller en arrière alors que le corps de Sasuke se collait au sien. Elle savoura ses caresses sur ses bras et ses baisers dans son cou alors qu'elle ne pouvait enlever de sa tête se sentiment étrange de devoir se répéter inlassablement que non, jamais elle ne devrait choisir entre les deux hommes.
Elle se tourna vers le brun pour chercher ses lèvres dans l'obscurité mais fut stopper dans ses son mouvement par la poigne de Sasuke, tenant fermement ses cheveux en arrière. Elle ouvrit alors seulement les yeux, perturbée.
— Regardes-moi. Susurra-t-il. Je ne veux pas que tu te caches. Je veux te voir Sakura.
Ses mots firent frémir la jeune femme alors qu'elle ancrait intensément son regard dans le sien, sure d'elle et solide.
— Je te regarde depuis toujours Sasuke.
Un sourire apparu sur ses lèvres, et elle l'imita. Ce fut la seule chose qu'elle ait eu le temps de faire avant qu'il ne prenne ses lèvres en otage, de nouveau. Elle se laissa ensuite guider sans jamais fermer les yeux une seule fois, gardant fixement son regard ancré dans le sien et vice versa. Ils s'étaient attachés pour ne plus jamais se lâcher.
C'est sans donner aucune indication à qui que ce soit que les forces de l'ordre avaient commencé à pousser la foule pour élargir le périmètre de sécurité autour du bâtiment et forcément, cette nouvelle action de leur part faisait jaser.
Depuis le dernier communiqué de presse de Danzo, le pays partait en vrille. Les avis fusaient et surtout les démonstrations de force affluaient de toute part devant les symboles du Pays tel que les Palais de Justices, les mairies, les plus grandes places étaient prises d'otage par les civils mécontents.
Les avis n'étaient pas tous les mêmes quant au jugement fait aux réfugier mais aussi les nouvelles mesures drastiques qu'imposait le chef des forces de l'ordre. Laisser les jeunes seuls sans aucune aide alimentaires était de la lâcheté aux yeux de la majorité et surtout un acte de mauvaise foi après tout ce qu'ils avaient fait pour tous les otages libérés.
Ceux-ci ne manquaient pas d'ailleurs de défendre la liberté des nouveaux « prisonniers » avec pour tête de groupe Gaara, Chijo et Lee, toujours présents depuis leur évasion des locaux pour soutenir leurs amis dans toutes leurs actions.
C'était la seule chose qu'ils pouvaient faire une fois sorti et ils jouaient leur rôle avec brio.
Derrière tout ça, c'était bien plus de la majorité de la population qui se mettaient de leur côté de la balance pour la protection pénale et juridique des cinq nouveaux réfugier jugés coupable au cours des dernières heures.
Alors forcément, quand les forces de l'ordre avaient enfin commencé à agir sans dire quoi que ce soit à tous ceux qui se sentaient concernés cette prise d'otage, c'est-à-dire tout le pays, les réactions ne s'étaient pas faites attendre.
Le manque de communication était toujours le problème numéro un et après toutes ces semaines passées de mensonge et tromperie, forcément, la confiance des civils étaient perdues.
Parmi la foule de plus en plus agglutinées autour du bâtiment, les médias ne manquaient pas de partager chaque image en direct et quand ils n'avaient rien à filmer, c'étaient les impressions des civils présents qu'ils diffusaient.
Des bannières de séparations avaient été installées de part et d'autre de la route de sorte à laisser passer des gros camions de rapatriement sous les yeux de la population perdue et énervée. Les hommes de l'armée qui en sortirent firent hérisser les poils de certains alors qu'ils rentraient dans les tantes avec empressement.
Bientôt, des groupes de forces de l'ordre et de l'armée se posèrent aux alentours de l'entrée du bâtiment, faisant barrage entre l'extérieur et l'intérieur, comme si le gouffre entre les deux mondes n'était pas assez grand. C'était comme s'ils ne voulaient pas que les actions des prochaines heures soient vues. Et cette idée qui grandissait dans l'esprit de tous ne pouvait que donner des frissons.
Le no mans land entre le bâtiment et le monde extérieur s'était encore élargit.
Mais les secrets n'était pas le truc d'Orochimaru et bien que les petites manigances étranges des forces de l'ordre l'arrangeaient bien, il ne manquait jamais de publier de nouvelles photos ou vidéos des réfugier en train de lui porter préjudice en se rendant par la même occasion coupable pénalement aux yeux de la loi. Il allait jusqu'à ressortir des images datant de plusieurs jours, laissant la population dans un flou assez chaotique.
L'Hatake n'aurait jamais pensé se retrouver dans ce genre d'endroits quelques semaines plus tôt, mais aujourd'hui, c'était naturellement qu'il descendait les escaliers de la boite de nuit menant au sous-sol sans un regard de plus pour les danseuses, un peu plus haut, en train de se dénuder devant la foule.
Le visage baissé sur les marches, tentant de ne pas en louper une seule dans la pénombre du petit espace, il baissa automatiquement la tête en passant sous une poutre que pourtant il ne pouvait pas distinguer, mais il se l'était assez prise au cours des derniers jours pour ne plus se la prendre en pleine tête.
Il ouvrit la petite porte accolée au mur en prenant bien soin de refermer derrière lui et s'avança dans la pièce.
L'odeur de la sueur et du vieux whisky ne le perturba pas plus que ça, il y était tout autant habituer. Les bruits de la boite disparaissaient à chacun de ses pas vers le centre de la pièce, pour son plus grand bonheur. Il ne supportait pas le bruit incessant des enceintes et des jeunes en train de crier et taper du pied. Il comprenait dans un sens, que jeunesse se fasse. Mais il y avait tellement de chose à faire sur cette terre pour le perdre à se mettre la tête à l'envers sur une piste de danse anarchique.
Néanmoins, il appréciait cette planque, il l'adorait même. Il la trouvait parfaite et même si elle était isolée, il ne se retrouvait pas seul au côté de son complice assez extravaguant.
Jiraya.
L'ancien directeur de l'établissement de la feuille de Konoha, disparu de la surface de la terre depuis que tout avait commencé, savait très bien ce qu'il faisait à chaque instant, par moment, Kakashi avait l'impression d'être plus qu'à la ramasse face à ce personnage énigmatique et pourtant si décalé et loufoque.
Mais il ne pouvait démentir, qu'il portait une confiance et une admiration - malgré la situation – sans faille au vieil homme qui semblait, à chaque instant, gérer la situation.
Depuis leur rencontre, les deux ne s'étaient plus séparés et il remerciait le ciel de lui être tombé dessus, ou plutôt les petits espions de Jiraya de l'avoir mené jusqu'à lui.
Il lui était d'un grand secoure dans sa quête d'apporter ne serait-ce qu'un peu d'aide et de soutien aux jeunes réfugier pour qui il s'était lié d'une forte compassion et sans lui, il ne pourrait pas faire grand-chose, il le savait.
Posant nonchalamment son sac remplit de viennoiseries sur le petit bureau, il se racla doucement la gorge pour faire comprendre à Jiraya qu'il n'était plus seul avant qu'il ne commence à faire des choses étranges, car il en était capable, il le savait après quelques jours passé à ses côtés. Il léguait au blanc une admiration sans fin et une confiance totale, mais dans les limites du respectable.
Il se tourna vers lui, les joues rosies, sûrement par l'alcool qui le faisait tenir toutes les nuits sans s'endormir et lui accorda un grand sourire joyeux, heureux de le revoir.
Kakashi regarda derrière lui pour tomber sur tous les plans du bâtiment et des alentours de l'établissement où tout avait lieu. Jiraya avait bûché et ça se voyait. Il s'installa à côté de lui pour inspecter tout cela de plus près, le temps commençait à presser et il ne voulait pas être à la ramasse sur quoi que ce soit, il ne pouvait se le permettre.
— Plus que deux jours.
— Effectivement, plus que deux jours, mais ne t'en fais pas Kakashi, tout est ok, je gère.
— Et j'ai confiance en toi.
Jiraya lui répondit par une tape dans le dos rassurante, car effectivement, bien qu'il lui fasse confiance, il était normal de s'inquiéter et il ne pouvait que le comprendre, mais cela faisait bien longtemps que lui ne ressentait plus ce genre de sentiments.
Ça passe ou ça casse mais pour lui, ça passait coûte que coûte.
Deux jours plus tard
Sakura rechargea sa dernière arme non sans un léger frisson au bruit de celle-ci. Elle ferma les yeux quelques secondes pour se concentrer sur son souffle et se préparer à ce qui était et allait se passer. Surtout, ne pas se sentir dépasser, c'était ce sur quoi elle devait se concentrer au maximum, car elle était assez claire avec elle-même pour comprendre qu'en cas de conflit, elle pouvait réagir au quart de tour sans assez réfléchir.
Aujourd'hui, il en était hors de question. C'était leur plan et l'action d'équipe et de groupe qui les tireraient vers la réussite.
Quand elle rouvrit les yeux, ce fut pour tomber nez à nez avec ceux étincelants de Naruto, planté devant elle, attendant qu'elle se remette de sa petite pause.
Elle se releva pour ranger sa dernière arme dans son dos et elle attendit qu'il en fît de même pour comprendre ce qui lui arrivait.
Elle se laissa prendre dans ses bras sans rien dire et bien que ce fut compliqué vu comme ils étaient chargés, elle lui rendit tout de même son geste.
Naruto stressait, même s'il maîtrisait parfaitement ses émotions et elle le savait. Mais cette accolade avait aussi un goût de force, pour l'un comme pour l'autre.
Elle avait confiance en lui, comme il avait confiance en elle, mais au cours des prochaines heures, ils n'auraient plus le temps pour cela, il en profitait encore temps qu'il le pouvait.
Quand il se sépara d'elle, elle aperçut Sasuke se rapprocher à son tour d'eux et elle sourit doucement. Les trois étaient inséparables et rares étaient les moments qu'elle pouvait passer avec l'un sans apercevoir l'autre bien loin.
Elle attrapa la main du brun et garda celle du blond de l'autre. Ils se fixèrent silencieusement. Par moment, des regards valaient bien plus que des paroles, et c'était effectivement le cas en cet instant.
Tout était prêt pourtant, et ils n'avaient plus le temps de repousser l'échéance. Elle serra leurs mains une dernière fois avant de se séparer d'eux et s'avança vers le reste du groupe pour commencer les hostilités.
Elle ne fit pas attention, dans son dos, au regard que Naruto et Sasuke se lancèrent, entendus, sur lequel elle aurait mieux fait de se tourner en cet instant.
Tout était prêt la mutinerie pouvait commencer.
A suivre
