Bonsoir tout le monde !

Désolée de publier si tard, j'avais un peu zappé que nous étions vendredi... Mais tadaaaaaam ! Sans plus attendre, voici le chapitre 20 ! Bonne lecture !

Un immense merci à Sallyfone pour la correction du chapitre !


Sakura rentra chez elle et monta directement dans sa chambre. Elle attrapa son sac à dos et le bourra de ce qu'elle avait sous la main : vêtements, couverture et oreiller. La jeune fille ferma le sac d'un geste sec avant de redescendre. Sans prendre le temps de s'arrêter, elle lança à ses parents :

- Je vais dormir chez Naruto quelques nuits ! et elle claqua la porte.

Le père de Sakura regarda sa femme, un sourcil arqué :

- Ai-je bien entendu ?

- … Elle aura fini par oublier Sasuke, c'est plutôt un bon point… tenta de se rassurer la mère.

Sakura se rendit jusqu'à l'hôpital et pénétra dans les réserves en toute discrétion. Si elle se faisait voir, elle n'aurait aucun moyen d'expliquer son comportement. Car elle avait décidé de protéger Sasuke jusqu'au bout, quitte à trahir le village à son tour. La décision avait été dure à prendre mais la vision de Sasuke qui se meurt l'avait beaucoup trop émue pour qu'elle fasse le pari de le remettre au village.

Elle attrapa diverses seringues et aiguilles et déroba aussi des désinfectants, des compresses stériles ainsi que des antibiotiques. Sakura fourra le tout dans son sac avant de le fermer et de ressortir sans être vu. Une fois au-dehors, elle respira un bon coup et repartit en direction du quartier des Uchiwa.

- Hey Sakura !

Ladite Sakura sursauta et se retourna, tendus. Naruto s'approchait en faisant des grands signes, son éternel sourire aux lèvres :

- Tu pars en mission ? demanda t-il en remarquant la tonne d'affaires qu'avait son amie sur le dos.

Sakura regarda à droite, puis à gauche, tentant de trouver rapidement une excuse :

- Euh… Je vais dormir chez Ino ! Comme quand on était petites, tu sais !

Elle se mit à rire de manière très forcée et Naruto arqua un sourcil, dubitatif. Il trouvait que son amie agissait un peu bizarrement et crut comprendre pourquoi :

- Tu sais, pour Sasuke…

Sakura se figea complètement, tous ses muscles raidis sous la tension. Est-ce que Naruto l'avait vue ? Est-ce qu'il savait ?! Elle fixa Naruto, les yeux grand ouverts.

- On le ramènera, je te le promets ! dit le jeune homme en souriant.

- … Je te fais confiance Naruto… Merci.

Un sourire étira les lèvres de Sakura. Naruto était un idiot plein de bonnes intentions. Elle hocha la tête et s'éloigna en lui faisant un signe de la main.

Intrigué, Naruto pencha la tête sur le coté dans un moment de réflexion intense. Son amie était en train de partir complètement à l'opposé de là où elle était censée dormir. Il haussa les épaules et fit demi-tour : Sakura allait sûrement faire quelques courses pour sa soirée.

De retour au quartier des Uchiwa, Sakura retourna voir Sasuke. Celui-ci n'avait toujours pas repris connaissance et son état semblait à nouveau se dégrader. Elle recouvrit le corps de son ami d'une couette chaude avant de lui mettre un oreiller sous la tête. Elle alla chercher une table qu'elle ramena dans la pièce, puis elle y déposa tout ce qu'elle avait dérobé à l'hôpital.

Son regard se tourna vers son ami. Les plaies physiques n'étaient pas vraiment un problème, mais elle n'avait aucune idée de comment faire pour le poison. Et si elle ne trouvait pas rapidement une solution, Sasuke ne pourrait pas survivre.

Frappant ses cuisses pour se donner courage, elle se mit au travail. Sakura commença à nettoyer chaque blessure une à une, très soigneusement, avant de les bander. Après avoir fini son dernier pansement, la jeune fille s'arma d'une seringue et préleva plusieurs fioles de sang sur le jeune ninja. Elle lui administra ensuite plusieurs antibiotiques.

Puis la jeune fille poussa un soupir et s'assit sur le lit. Elle saisit les fioles et les tourna lentement entre ses doigts. Comment faire pour lancer des analyses à l'hôpital sans se faire prendre ?


Deidara était debout contre le mur et lisait un des bouquins que Naoko avait laissés là pour la journée. Même si le contenu ne l'intéressait absolument pas -parce que apprendre tout le vocabulaire ninja était chiant- ça avait au moins le mérite de lui faire passer le temps. Cela faisait plusieurs jours qu'il était enfermé dans cette cellule triste et humide et cela commençait à l'ennuyer profondément. Un bruit de pas attira son attention et le jeune homme lâcha sa lecture pour regarder l'entrée. L'hokage avait apparemment décidé de lui rendre visite, accompagnée de plusieurs Anbu :

- Deidara du village d'Iwa, fit Tsunade sur un ton sérieux et presque solennel.

L'interpellé tourna un peu plus son corps vers elle de manière nonchalante et arqua un sourcil en laissant tomber son livre au sol :

- M'ouais ? Ça semble devenu bien sérieux tout d'un coup.

- Nous avons prévenu le village d'Iwa que nous t'avions capturé. Le Tsuchikage veut te voir.

Deidara se mit un peu sur la défensive. Il savait que son coup de bluff concernant Naoko ne durerait qu'un temps, mais il avait espéré pouvoir davantage préparer sa fuite. Sans chakra, il était malheureusement impuissant et son comité d'accueil était déjà sur le qui-vive. Le jeune homme devait bien se l'avouer : il n'avait pas l'ombre d'une idée pour se sortir de là. Et bien évidement, Naoko étant absente, il ne pourrait compter que sur lui-même.

Les Anbu entrèrent dans la cellule et attrapèrent Deidara avant de l'immobiliser. Celui-ci tenta bien de leur échapper, mais il était toujours attaché au mur et cela se révéla complètement impossible. Tentant le tout pour le tout, il regarda Tsunade :

- Je suppose que la colère de l'esprit du pays du feu ne vous fait pas trop peur du coup.

- En effet, dit Tsunade en esquissant un sourire. Cela fait plusieurs jours que nous mettons Naoko Uchiwa à l'épreuve et elle a déjà montré une totale dévotion pour le village. A croire que des ninjas déserteurs font de bonnes nounous, finit-elle sur un ton ironique.

- On vous enverra la facture.

Les Anbu sortirent Deidara de sa cellule, lui cachèrent le visage puis suivirent l'Hokage.

- On se croirait dans un film. Est-ce qu'on m'emmène à une séance de torture ?

Deidara se voulait drôle, mais au fond de lui, la peur montait. Il était acculé, piégé et n'avait pas une seule idée pour se sortir de cette histoire. Le jeune homme n'avait pas pour habitude d'être pessimiste, mais là, ça sentait le roussi. Peut-être que c'était le bon moment pour commencer à croire dans un dieu quelconque ?

Les Anbu conduisirent le prisonnier jusqu'à une salle où il fut assis et attaché à une chaise. Lorsque le sac de toile qu'il avait sur le visage lui fut retiré, Deidara fut d'abord ébloui par la luminosité de la pièce. Après quelques secondes d'adaptation, il constata qu'il était dans une salle entièrement blanche. Une table en bois était face à lui, et juste derrière, une chaise. Il ne manquait qu'un miroir sans tain et il se serait cru dans une série télévisée futuriste.

- Deidara du village d'Iwa.

L'interpellé se tourna vers Tsunade et la regarda, attendant la suite. Aucune blague ne lui était venue à l'esprit :

- Le Tsuchikage va venir ici. Si tu tentes quoi que ce soit, mes ninjas t'abattront sans aucune hésitation. Est-ce que je me suis bien faite comprendre ?

En disant cela, Tsunade avait appuyé ses mains sur la table et s'était penchée vers son prisonnier, mettant en avant sa forte poitrine pour déstabilisé le jeune homme. Deidara plongea son regard dans le décolleté de l'hokage avant de virer au rouge et d'acquiescer de la tête, gêné et confus. Tsunade sourit, apparemment satisfaite de l'effet qu'elle avait eu sur le jeune homme et sortit de la pièce.

Quelques minutes s'écoulèrent et le Tsuchikage, Ônoki, entra. C'était un vieillard de petite taille que les années n'avait pas épargné. Seule une auréole de cheveux blancs était encore présente sur son crâne tandis que des petits yeux cruels, une barbiche en triangle et une moustache aux angles parfaits venaient compléter le tableau. Son nez rouge se mariait parfaitement avec la tunique verte qu'il portait.

À petits pas, Ônoki, aussi appelé La Balance, s'avança et se mit de l'autre côté de la table. Il resta debout et observa quelques instants Deidara. Ce dernier laissa le silence s'installer quelques temps, puis, n'en pouvant plus, il lança :

- Tiens, papy ! Ça fait un bail, dis-moi ! T'as pris quelques rides, on dirait !

- Petit insolent ! Est-ce donc une manière de s'adresser à son mentor ? répliqua le Tsuchikage.

Car oui, plusieurs années auparavant, c'est le Kage de Iwa en personne qui avait prit sous son aile Deidara. Avec autant de patience qu'il en était capable, il s'était évertué à enseigner tout ce qu'il savait au jeune ninja. Celui-ci avait montré des talents innés pour tous les domaines touchant aux explosions et avait été un apprenti formidable. Avant que son art ne lui monte un peu trop à la tête et qu'il trahisse son village.

Mais malgré tout ce qu'avait pu faire l'ancien ninja d'Iwa, toute la population de son village continuait à apprécier le jeune homme. Ônoki ne s'expliquait pas vraiment ce phénomène car c'était la première fois qu'il voyait le cas d'un ninja déserteur admiré de la sorte :

- L'hokage m'a contacté il y a plusieurs jours pour me dire que ses ninjas t'avaient capturé, reprit la Balance.

- J'me suis laissé faire, hein. J'aurais pu rayer Konoha de la carte sans trop de mal.

Le Tsuchikage fronça ses gros sourcils. Le disciple qu'il avait eu était certes assez dynamique, mais il n'avait jamais montré une telle insolence. Prenant sur lui, la Balance ne tint pas compte de la remarque de son interlocuteur et poursuivit :

- Elle m'a aussi raconté que tu avais sauvé l'un de ses plus précieux ninjas et que tu l'avais ensuite élevé dans le respect de nos valeurs et de celle de Konoha.

- Nan, ça, c'est Itachi Uchiwa qui a fait ça. Moi je lui apprenais des conneries, répondit Deidara avec désinvolture. C'est dingue à quel point les gosses retiennent ce qu'il ne faut pas faire d'ailleurs !

- Mais tu vas te taire, oui ?!

La remarque avait été cinglante et sans appel. Il faut dire que la patience n'était pas la qualité première de la Balance. Deidara se tassa un peu dans sa chaise et, l'espace d'un instant, on aurait dit un enfant pris en train de faire une grosse bêtise. Le Tsuchikage lui lança un regard sévère et laissa le silence régner quelques instants. Quand il fut sûr que son interlocuteur avait compris le message, il reprit :

- Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Avant de venir, j'ai délibéré avec mon conseil. Nous nous sommes mis d'accord sur ton sort.

Le vieille homme se redressa davantage et éleva un peu la voix en prononçant distinctement ses paroles :

- Deidara du village d'Iwa, ton existence s'arrête ici.


Ta, tadaaaaaam !

Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plus, quant à moi je vous dis à la semaine prochaine !