Bien le bonjour tout le monde.
Voici la suite de cette fic. J'espère qu'elle vous plaira également ;)
Pour répondre à Justin, avoir de longue review ne me dérange absolument pas, au contraire. Heureuse de voir que tu apprécies mes fics, ça me touche énormément. Pour la fic "Tourner la page" - au cas où tu ne l'aurais pas encore lu - c'est en gros l'histoire du moment où Marinette décide de tourner la page sur son amour pour Adrien vu qu'il a commencé à sortir avec Kagami et de la façon dont elle déclenche son changement d'esprit. De mémoire, la fic avait été mal comprise et on m'avait dis qu'on ne pouvait pas tourner une telle page si rapidement. Ce n'est pas le but. C'est juste un instant où Mari' se rend compte qu'il faut qu'elle avance. D'origine, ce devait être un OS mais le chapitre 2 est en cours d'écriture et je pense qu'il y aura un chapitre 3 un de ces jours. Pour être honnête, ce n'est pas ma fic préférée mais la chanson dans le texte m'avait tellement inspiré que j'ai du coucher sur papier l'idée. Si tu la lis, n'hésite pas à me dire ce que tu en penses :)
La quarantaine a du bon finalement. J'ai pu prendre pas mal d'avance dans la rédaction des chapitres pour cette fic. Certains chapitres seront écrits mais dissociés de cette histoire car classé clairement M. On verra bien. Si, à l'origine, je pensais faire environ 30 chapitres, je suis en train d'écrire le 24ème et je suis encore loin de ma fin imaginée... Ce sera un peu plus long du coup. Trop de temps, trop d'imagination ahah.
Sur ce, la suite de "Code Marinette".
{Enjoy}
oOo
« L'heure est grave ! »
Marinette sursauta quand Alya claqua les deux mains sur la table, dévisageant ses deux meilleurs amis. Résultat : son crayon dérapa et manqua une ligne de son nouveau design. Voyant des dégâts, Mari' grimaça, prit la page et la déchira de son carnet de croquis pour la rouler en boule. Alya se sentit coupable.
« Oups. Désolée Mari.
- Pas grave. Haussa-t-elle les épaules en refermant le carnet. Il ne me satisfaisait pas dans l'ensemble. »
Nino se frotta les yeux à côté d'elles et étouffa un bâillement dans sa main. Attendrie, Alya lui ébouriffa les cheveux avant de s'installer sur le siège libre d'à côté.
« Alors, reprit Marinette, qu'est-ce qui t'arrive ?
- L'anniversaire d'Adrien est dans deux semaines.
- Et tu es en panne d'inspiration ? S'amusa Nino. Parce que si c'est le cas, on peut se mettre ensemble pour lui trouver un cadeau qui claque.
- Dis surtout que tu n'as pas d'inspiration. Rit Alya en déposant un baiser sur le joue de Nino.
- Bien sûr que si ! Se renfrogna-t-il, croisant dramatiquement les bras sous sa poitrine.
- Tu veux lui faire une surprise alors ? continua la brune.
- En quelques sortes. Sunshine n'a jamais eu de vraie fête d'anniversaire. Seules Chloé et moi étions généralement autorisées à venir. Et on sait tous comment les choses se sont terminées l'année dernière. »
Alya et Nino grimacèrent au souvenir du flop total qui s'était produit. Bien qu'absente, Mari' avait assisté à l'excitation grandissante de son meilleur ami ainsi qu'à sa lourde déception quand le père d'Adrien avait refusé d'entendre quoique ce soit et avait même jugé Nino indigne de l'amitié de son fils… Heureusement qu'Alya avait arrangé les choses avec le temps et que Nino était de nouveau dans les « bonnes grâces » de Gabriel.
« Je ne sais pas trop comment m'y prendre. Avoua Alya.
- J'ai peut-être un plan… Réfléchit la franco-chinoise.
- Et il consiste en quoi ? Parce que nous avons que deux semaines pour prévoir la musique, la nourriture, les invités, le lieu et surtout… convaincre Gabriel que ce sera une bonne idée.
- La musique, c'est évidemment Nino.
- Évidemment.
- La nourriture sera pour mes parents et moi. Ils seront plus que ravi de nous aider, surtout s'ils savent que c'est pour la première fête d'anniversaire d'Adrien. Ils l'adorent !
- Seulement eux ? Taquina Alya.
- Hors sujet. Balaya Mari' en lui lançant un regard blasé pour sa non subtilité. Pourquoi ne pas inviter tous vos anciens camarades de classe de troisième ? On en a une partie au lycée avec nous mais il faudrait aussi les autres. Ça ferait plaisir à Adrien de les revoir. Peut-être même quelques personnes qu'il a appris à connaitre récemment.
- Je doute qu'inviter Kagami ou l'une de ces autres « petites-amies » ne soit une bonne idée. Railla Nino.
- Hum… je pensais plus à des camarades de classe actuels mais j'avoue qu'il ne m'en a jamais parlé donc…
- Pareil pour moi. Réfléchit Alya. Je crois qu'il n'accroche pas à ces bobos.
- Pour le lieu… Pourquoi ne pas demander à Chloé pour une pièce au Grand Hotel ? »
Silence.
Blanc total.
Alya dévisagea Marinette mais ce n'était rien comparé à l'expression de Nino. Mari' ne savait pas si elle devait rire ou avoir peur de leurs visages.
« Qu.. quoi ?
- Rien. Je ne sais pas si je dois avoir peur du faite que ce soit toi qui propose d'intégrer Chloé ou si c'est plus inquiétant que l'idée ne me soit même pas venue une seconde. Mais c'est une bonne idée.
- Okay. Alors, voici le plan. Nino, tu commences à préparer la playlist et tu contactes l'ensemble des camarades de troisièmes avec qui tu as encore des contacts.
- Tout le monde.
- Parfait. Alya, tu peux commencer à faire le tour des magasins pour trouver tout ce qui peut être décoratif et tout ce qui est vaisselle jetable. Hors de question que nous cassions quoique ce soit au Grand Hotel. Et, vu que Gabriel t'apprécie bien plus que Nino et moi réunit, tu peux être en charge de lui demander l'autorisation ? Officiellement, ce ne sera qu'une soirée avec nous trois, Chloé et Adrien au Grand Hôtel. Je me charge de Chloé. Je suis sûre qu'elle voudra aider. Et ça fera plaisir à Adrien de passer du temps avec elle en dehors des cours.
- Il sera heureux, oui. Sourit Alya. Elle est… différente quand elle n'est pas entourée par des personnes qu'elle veut impressionner.
- On a un plan ? Sourit Mari' en tendant sa main au milieu de la table.
- On a un plan. Acquiescèrent Alya et Nino. »
Ils se sourirent tous les trois avant de retourner à leurs révisions.
oOo
« Dupain-Cheng. Quel non plaisir de te voir. »
Marinette inspira profondément et garda son visage neutre. Elle savait très bien dans quoi quelle s'engageait lorsqu'elle s'était proposée de s'occuper de Chloé. Elle espérait que son amitié avec Adrien surpasserait sa vendetta contre elle. L'espoir fait vivre, non ? Les bras croisés, le regard hautain et une bulle de chewing-gum éclatant autour de ses lèvres, Marinette trouvait que Chloé été l'image parfaitement cliché de la garce par excellence. Les deux prochaines semaines à travailler avec elle allaient être longues.
Très longues.
« Si tu es là pour mendier le poste de plongeur que nous venons d'ouvrir, désolée chérie mais nous valons tout de même mieux que ça. »
Très, très, très longues.
Marinetta la fusilla du regard et fit un effort surhumain pour ne pas renchérir ou tourner les talons en claquant la porte. Peut-être qu'elle aurait dû laisser Alya s'en charger après tout. M. Agreste ne devait pas être aussi irritable que cette blondasse. À vérifier !
« Je ne suis pas là pour ça Chloé.
- Oh. Alors qu'est-ce que tu fais là ?
- J'aimerais te demander un service. »
Elle éclata de rire. Vous savez ? Ce rire hautain et grinçant qui nous fait serrer les dents ? Et bien, c'était ce rire là. De fausses larmes coulèrent sur les joues de la blonde. Elle mit quand même trois bonnes minutes pour se calmer et replonger son regard glacial dans celui de Marinette.
« Non merci. Je ne traite pas avec toi sur quoique ce soit. Débrouille-toi ! Rit-elle en tournant les talons, faisant voler exagérément sa queue de cheval par-dessus son épaule.
- C'est pour Adrien. »
La blonde se stoppa net. Et Marinette sut qu'elle avait toute l'attention de son ennemie. Croisant les bras, elle attendit avec un sourire satisfait que Chloé se retourne. Quand elle le fit, elle lutta pour ne pas rire du sourcil sursautant de Chloé.
« Qu'est-ce qu'il a Adrichou ?
- Tu dois savoir que son anniversaire est pour bientôt, non ?
- Bien sûr que oui je le sais. Tu me prends pour qui ?
- Et tu dois savoir aussi qu'il n'a jamais eu de véritable fête d'anniversaire, non ?
- Hum… Je pourrais lui organiser un petit diner romantique juste nous deux. Je suis sûr que mon père a encore droit à une faveur du directeur du Bristol et qu'il pourra nous avoir une table à l'Épicure.
- En fait, Alya avait plutôt pensé à lui organiser une véritable fête avec tous ses amis du collège. Il n'a pas eu beaucoup d'occasion de les voir depuis le nouvel an et il avait adoré passer du temps avec eux. Tu ne penses pas qu'il préférerait avoir tous ses amis ?
- Il m'aura moi. Renifla-t-elle avec dédain.
- Il te voit tous les jours. Je suis sûre que tu le gâteras comme il se doit autrement. Et il serait heureux s'il pouvait partager du temps avec toi et nous autres.
- Qu'est-ce que je viens faire là-dedans ?
- Nous avons besoin d'une salle et j'espérais que tu serais d'accord pour que nous organisions la fête ici ? Tu serais en charge de la décoration avec Alya. Nino s'occupe de la musique et je fourni le buffet.
- Nous avons des chefs étoilés bien meilleur que toi. »
Marinette grogna intérieurement devant la mauvaise volonté de Chloé. Elle allait vraiment finir par craquer à ce rythme. Heureusement, Alya avait anticipé le coup et lui avait donné un argument de taille pour la faire flancher.
« Je n'en doute pas. Mais mes parents adorent Adrien et sont plus qu'heureux de nous fournir tout ce dont nous avons besoin. En plus, il adore ce que prépare mes parents. Tu sais qu'il n'aime pas être traité différemment, d'avoir ses repas contrôlés jusqu'à la moindre miette et les produits de la boulangerie l'aide à se sentir normal. Ce serait un beau cadeau pour lui, non ? En plus, il y aura plein de macarons vu qu'il les dévore littéralement quand il en a. »
Chloé se redressa imperceptiblement. Les macarons. Faiblesse ultime de Chloé Bourgeois. Marinette se souvenait très bien que la blonde adorait ceux faits par ses parents lorsqu'elle était petite. Et, d'après Alya, elle n'avait pas arrêté de se plaindre qu'elle ne trouvait jamais d'aussi bon macaron que ceux de son enfance depuis qu'ils étaient partis. Si on le demandait à Chloé, elle le nierait en bloc, sans aucun doute. Mais, en voyant son regard, Mari' sut qu'elle avait gagné cette partie. Mais il fallait l'achever pour avoir une victoire écrasante.
« Adrien est mon ami. Reprit Marinette doucement. Et le tien aussi. Et je crois qu'il serait heureux de savoir que nous avons mis nos différents de côté pour lui organiser ça ensemble. Ça lui ferait un beau cadeau. »
Même si elle refusait de l'admettre, Chloé savait qu'elle avait raison. Elle regarda Marinette quelques secondes avant de souffler et de perdre son attitude puérile. Sans oser regarder la franco-chinoise dans les yeux, elle répondit.
« Tu as sans doute raison. Bien sûre que vous aurez une salle. Je vais aller la réserver tout de suite.
- Merci Chloé.
- Hum. Grogna-t-elle.
- Autre chose.
- Quoi encore ? Je fais déjà des efforts là…
- Je sais. Sourit-elle. Mais ce n'est rien qui devrait te déplaire. Officiellement, Alya va dire à Gabriel qu'il ne s'agit que d'une petite fête avec nous cinq uniquement. Six si tu invites Sabrina. On est sûr qu'il refusera une véritable fête alors…
- Alors vous le trompez ? Mauvaise idée. S'il l'apprend…
- Il ne l'apprendra pas parce qu'on sera irréprochable. Et il comprendra que son fils peut très bien profiter de sortie sans créer de scandale ou se mettre en danger. On a juste besoin de ton soutien et du soutien de ton père.
- Ridicule. Répondit-elle après quelques secondes de réflexion. Comme si tu avais besoin de me poser la question pour savoir que ma réponse est oui. Et papa sera de notre côté.
- Merci Chloé. Nous avons une trêve ? Pour Adrien. Demanda-t-elle en s'approchant et tendant sa main.
- Juste pour Adrichou. »
Au moins, Chloé avait serré sa main et était de leur côté. Première victoire.
oOo
Convaincre M. Agreste avait été rude. Très rude. Il faisait confiance à Alya, bien sûr. Depuis le temps qu'il la voyait avec son fils. Il l'avait vu grandir, il l'avait vu devenir quelqu'un d'intègre. Mais il avait senti que quelque chose se tramait. Alors, même s'il faisait confiance à la meilleure amie de son fils, il n'avait pas hésité à prendre le téléphone pour appeler André Bourgeois. La version donnée par Alya correspondait point pour point à ce que lui avait dit le maire. Alors, sans preuve que c'était une mauvaise idée et après avoir refait un point complet sur les conditions et les répercussions qui pourraient se produire au moindre problème, Gabriel accepta de laisser son fils aller passer une soirée en petit comité pour son anniversaire à l'hôtel des Bourgeois.
Quand la porte se ferma sur Alya, Gabriel s'admit qu'elle avait finement joué.
oOo
« Bonjour. J'ai rendez-vous pour une interview avec Mme Chamak chez vous.
- Bien sûr. Si Monsieur veut bien me suivre. »
Adrien jura avoir vu une étincelle d'amusement dans les yeux du majordome personnel de Chloé. D'ailleurs, pourquoi c'était lui qui l'accueillait ? Las, il ne chercha pas à comprendre. De tous les jours dans l'année, son père avait prévu une interview avec les médias le soir du jour de son anniversaire. Il était dépité. Pas qu'il s'attende à quoique ce soit. Après tout, son samedi avait ressemblé à tous les autres. Mais au moins un peu de temps libre pour appeler ses amis ou passer un peu de temps avec eux. Oui, il les avait eus à plusieurs reprises dans la journée. Le mieux avait été lors de sa pause déjeuner où Alya, Nino et Marinette avait passé un appel vidéo pour lui souhaiter pour la millionième fois un « Joyeux Anniversaire. ». Son cœur s'était réchauffé et il avait passé son heure d'escrime de bonne humeur. Mais maintenant, à près de dix-huit heures, il se sentait terriblement seul pour son anniversaire. Il aurait aimé être avec eux. Ils arrivèrent rapidement devant la porte de la salle. Il ne pouvait rien entendre derrière. Révisant une dernière fois les réponses qu'il devrait donner aux questions de Nadia que Nathalie avait approuvées, il adressa un regard au majordome pour lui dire qu'il était près.
« Si mes informations sont exactes, c'est votre anniversaire aujourd'hui.
- Exacte. Sourit-il doucement.
- Bon anniversaire jeune homme. Lui souhaita-t-il en posant la main sur la poignée.
- Merci.
- Profitez bien. »
Adrien fronça les sourcils quand il lui fit un discret clin d'œil. La porte s'ouvrit et, quand il s'y engouffra avec le regard toujours sur le majordome, il ne put retenir un sursaut quand un grand « Joyeux anniversaire » explosa dans la pièce. Les yeux écarquillés, il vit l'ensemble de ses amis dans la pièce, les confettis continuant de tomber tout autour d'eux. Il lança un dernier regard au majordome qui lui sourit et ferma la porte derrière lui. Revenant sur le groupe en face de lui, il ne put contenir sa surprise.
« Comment ?
- C'est là la magie du plan Dude. Éclata de rire Nino devant sa tête. Alya a été un génie pour convaincre ton père de t'amener ici sans que tu te doutes de quoique ce soit.
- Mon père est au courant ?
- Et bien, officiellement, il n'y a que toi, moi, Nino, Mari' et Chloé à cette petite soirée. Sourit Alya en le prenant dans ses bras. Mais ce qu'il ne sait pas ne peut pas lui faire de mal, non ? Ajouta-t-elle en lui lançant un clin d'œil.
- Vous êtes les meilleurs. Sourit-il en les serrant dans ses bras.
- Hey ! Je suis là aussi ! Cria joyeusement Chloé en se jetant sur lui.
- C'est vrai. Rit Alya. Sans toi, nous serions sans salle et sans alibi en béton. Bien joué Chloé.
- Le meilleur pour Adrichou ! S'émerveilla la blonde avant de déposer un baiser bruyant sur sa joue.
- C'est grâce à Mari' tout ça. Continua Alya en tirant la brune à ses côtés.
- C'était ton idée de lui faire une fête. Contra-t-elle, mal à l'aise.
- Mais tu as tout pris en main pour que tout soit parfaitement organisé. Ne sous-estime pas ton travail. Prévint Al'. »
Le regard empli de tendresse que lui adressa Adrien la fit rougir et battre son cœur. Elle lui sourit avec cette même tendresse et lui murmura un « Joyeux Anniversaire Adrien » qui le fit encore plus sourire. Il écarta ses bras encore plus et engloba Chloé et Mari' dans le câlin collectif avec Nino et Alya. Des larmes de joies coulèrent sur ses joues.
« J'ai tellement de chance de vous avoir. Merci infiniment vous quatre. »
Il passa la soirée avec chacun de ses amis, profitant pleinement de chacun. Finalement, la journée n'aurait pas pu être meilleure.
oOo
« Tu as passé une bonne soirée ? »
La fête était finie. Tous étaient partis se coucher. Adrien était le dernier debout. En tout cas, c'est ce qu'il croyait en venant sur ce balcon prendre l'air. Force était de constaté qu'il avait tort.
La voix de Marinette atteignit ses oreilles au même moment qu'il pouvait sentir son parfum. Avec un sourire, il se tourna vers elle et la détailla de bas en haut discrètement. Son pyjama était adorable, tout comme son air gêné devant l'examen qu'il lui faisait. Il tendit la main et s'empara de la sienne pour la rapprocher. Il déposa un doux baiser sur son front et la sentit se fondre contre lui avec un léger soupire.
Il adorait cette fille.
« Une excellente soirée. Merci encore.
- Tu dois aussi remercier Alya, Nino et Chloé.
- Chloé et toi, hein ? Je ne pensais pas voir ça un jour. S'amusa-t-il en la prenant dans ses bras pour un câlin.
- Comme quoi, les miracles sont toujours possibles. Rit-elle en se blottissant contre lui. »
S'il devait être égoïste, Adrien aurait aimé pousser sa chance. Et ce soir, il voulait être égoïste. C'était son anniversaire non ? Juste une petite perche tendue pour voir si elle mordait à l'hameçon.
« C'était presque parfait. Murmura-t-il en enfouissant son visage dans ses cheveux, humant le parfum de son shampoing.
- Presque ?
- Il manquait un petit quelque chose pour que ce le soit.
- Je suis sûre que ta maman te regardait d'où elle est. »
Adrien écarquilla les yeux. Il n'avait même pas pensé une seconde à sa mère durant la soirée. La journée ? Oh oui. Un nombre incalculable de fois. Mais pas pendant la soirée. Il se sentit presque coupable. Mais l'étreinte de Mari' autour de lui le ramena à ce qu'il voulait vraiment.
« Je sais. Mais ce n'était pas d'elle dont je parlais.
- De quoi s'agit-il alors ? Demanda-t-elle en se séparant légèrement de lui pour le regarder dans les yeux.
- Je ne sais pas si je peux te le demander. J'ai déjà tellement eu…
- C'est ton anniversaire Adrien. Sourit-elle avec une tendresse infinie. Tu peux tout me demander.
- Absolument tout ? »
Avec son regard, il espérait faire passer le bon message. Et, quand il vit le sourire de Marinette s'agrandir légèrement et son regard se remplir d'adoration, un espoir fou commença à naitre dans son cœur. Il s'accéléra brutalement au moment où Adrien posa une main sur sa joue et qu'elle se lova dedans.
« Absolument tout. Murmura-t-elle si doucement qu'il pensait l'avoir inventé.
- Embrasse-moi. »
Son regard changea pour devenir plus taquin. Son pauvre cœur manqua un battement. Elle s'approcha doucement de lui, si doucement qu'il voulait l'attirer plus brutalement contre lui et écraser ses lèvres contre les siennes. Mais elle menait la danse. Et ça lui déclenchait des papillons dans le ventre.
Ses lèvres se posèrent sur sa joue.
Elle se recula, amusée. Adrien, lui, se renfrogna.
« Bah quoi ? Tu m'as demandé de t'embrasser. Je l'ai fait.
- Je ne pensais pas vraiment à ici. Renifla-t-il.
- Oh ? Et tu veux que je t'embrasse où alors ? »
Il adorait quand elle le taquinait ainsi. Elle quitta son étreinte et sa chaleur lui manqua instantanément. Elle avait fini de jouer seule. Il s'empara de sa main une nouvelle fois.
« Ici. »
Et, avant qu'elle n'ait le temps de répondre, il l'attira vers lui. Et, cette fois, ses lèvres atterrirent exactement où il le voulait. Il sourit contre ses lèvres avant d'approfondir le baiser. Comme pour la soirée de Noël, comme pour ce baiser échangé à la saint-valentin, il se sentit entier. Et il sut, il sut avec certitude qu'il voulait la faire sienne. Son baiser devint plus nécessiteux, plus désespéré. Il voulait lui faire comprendre ses sentiments. Et il comprit qu'elle les avait saisis. Et elle y répondait avec la même ferveur. S'il croyait avoir été heureux avec cette fête surprise, ce n'était rien par rapport au sentiment qui explosait en lui.
Quand ils se séparèrent, ils ne purent briser le contact visuel entre eux. Au fur et à mesure que les secondes s'égrenaient, un sourire idiot se dessinait sur leurs lèvres. Marinette se dressa sur la pointe de pied pour déposer un dernier baiser volatile sur ses lèvres. Il ne la laissa pas trop s'écarter et posa son front contre le sien.
« Pourrais-je avoir d'autres baisers ?
- Tu deviens gourmand. S'amusa Mari'.
- Seulement de toi. Rétorqua-t-il, déclenchant une rougeur chez elle. J'aime te faire rougir.
- Tu y arrives un peu trop facilement.
- Tant mieux. »
Ils se regardèrent, sans se séparer d'un seul centimètre. Ils étaient sûrs que leurs cœurs battaient à l'unisson. Adrien savait qu'elle avait compris le sous-entendu à sa question. Plus de baisers incluait forcément, en tout cas pour lui comme pour elle, qu'elle deviendrait sa petite-amie. Parce qu'il était hors de question qu'elle soit autre chose pour lui. Plus maintenant qu'il était sûr. Il ferma les yeux, s'appuyant un peu plus contre elle.
« Je n'ai pas eu de réponse à ma question. Murmura-t-il. »
Pour toute réponse, il sentit de nouveau ses lèvres sur les siennes. Il ne put retenir son sourire.
« Génial.
- Mais je ne veux pas que ton père soit au courant. Chuchota-t-elle.
- Ça tombe bien, moi non plus. Pas que je veuille te cacher. Juste… Pas pour le moment. Je veux profiter de nous pour qu'il comprenne que tu es parfaite pour moi. Il finira par t'aimer. »
Elle ne laissa s'échapper qu'un simple « Hum » quand elle enfoui son visage dans son cou. Il frissonna. Mais pas de froid. Il resserra l'étreinte autour d'elle, heureux comme jamais.
« Ça veut dire qu'on ne peut pas trop nous montrer en public.
- Je sais. Mais tant que nous pouvons être ensemble devant Nino et Alya, ça me va. On passe le plus clair de notre temps avec eux.
- Bien sûr que nous allons leur dire. Alya nous tuerait autrement. »
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Quand ils annoncèrent à leurs meilleurs amis qu'ils sortaient désormais ensemble le lendemain matin, ils découvrirent avec horreur qu'Alya avait remporté un pari à ce sujet quand Nino lui tendit en reniflant un billet.
