Et voilà, enfin le dernier chapitre (ça me fait drôle aha) tout frais, corrigé et complété hier soir (sur les précieux conseils de MarlyMcKinnon pour qui j'ai (un peu) écrit cette histoire et qui me soutient depuis… depuis combien de temps d'ailleurs ?)
Bon, on se retrouve en bas, bonne lecture !
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Chapitre 21 : Se retrouver
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Le soir ce même jour,
Mai 1976,
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Il avait passé le reste de la journée au ministère après une lettre de son collègue et ami, Tristan Tourdefeuille lui reprochant son absence de ce matin à mots couverts. Et Marcus Shafiq l'avait mis en garde d'un potentiel blâme qui ne tarderait pas s'il ne se ressaisissait pas. Charlus avait promis de se reprendre. A présent que Dorea était revenu et qu'elle était au courant de tout ce qu'il avait fait, tout ne pouvait qu'aller mieux.
Il était rentré tard à cause d'un procès qui avait traîné, vingt heures. Il craignait qu'elle le suspecte d'être retourné dans les jupons d'Esméralda, mais pour rien à monde, à présent, il ne l'aurait fait. Il avait pris la poudre de Cheminette pour rentrer chez lui directement depuis le Ministère pour ne pas être tenté. Puis du salon, il était directement monté devant la porte de la chambre que Dorea occupait.
Puis il n'avait pas su quoi faire.
Comment pouvait-il faire la cour à sa propre épouse ? D'abord l'idée lui paraissait saugrenue même si lorsque Dorea la lui avait proposée, il l'avait trouvée splendide.
Ensuite… Il ne savait plus faire la cour à une femme. Esméralda était venue le chercher. Et auparavant, il n'avait eu d'yeux que pour Dorea qu'il n'avait plus vraiment besoin de courtiser depuis leur mariage.
Lorsqu'il avait revu Dorea Black, quelques années après sa sortie de Poudlard, alors qu'il était Attrapeur de Flaquemare, il était sûr de lui, jeune et relativement beau selon l'opinion de la presse. Aujourd'hui… Aujourd'hui il avait 58 ans, des cheveux gris, le visage ridé et une jambe figée qui le faisait boiter. Elle, malgré quelques rides autour des yeux, elle était toujours aussi belle et vive. Son visage fier, quoiqu'un peu fissuré à cause de lui, restait malgré tout emprunt de fermeté et de sûreté. Même ses cheveux veinés de blanc ne la vieillissaient plus puisqu'elle les avait teints au henné.
Elle était redevenue Miss Dorea Black hier après-midi lorsqu'elle lui avait lancé ce défi : « Tu as un an pour me séduire. »
Miss Dorea Black… Bien sûr.
Il redescendit les escaliers et sortit dans le jardin. La serre séculaire des Potter tenait toujours debout malgré le décès de sa mère car Kitty s'en occupait, allant même jusqu'à y avoir installé son lit. Il y entra et chercha un rosier. Les fleurs d'un rouge vif n'étaient pas encore fanées. Il se saisit d'un sécateur dans les étagères et en cueillit une dont il enleva quelques feuilles de la tige. Il reprit sa canne, et monta dans son bureau prendre un parchemin.
Miss Black,
Votre admirateur secret depuis dès années ose enfin se manifester à vous. Cette rose n'égale pas votre beauté, ni l'amour que je vous porte. Elle est
Comment pourrait-il tourner sa phrase ?
Elle est un simple geste envers vous.
Non.
Elle est une timide proposition.
Non !
Elle est une timide marque de tendresse.
Non, non et non ! Une rose rouge est synonyme de passion !
Elle est un simple et timide aperçu de ma passion.
C'était mieux.
Miss Black,
Votre admirateur secret depuis dès années ose enfin se manifester à vous. Cette rose n'égale pas votre beauté, ni l'amour que je vous porte. Elle est un simple et timide aperçu de ma passion.
Il ne devrait pas mettre de il ou d'un je ?
Votre admirateur secret depuis dès années ose enfin se manifester à vous. Cette rose n'égale pas votre beauté, ni l'amour qu'il vous porte. Elle est un simple et timide aperçu de sa passion.
Non, c'était étrange. Ça n'allait pas. Et s'il changeait l'ordre des phrases ?
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Miss Black,
Cette rose n'égale pas votre beauté, ni l'amour que je vous porte. Elle est un simple et timide aperçu de ma passion.
Votre admirateur secret depuis dès années qui ose enfin se manifester à vous.
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Oui, là ce n'était pas trop mal. Il hésita à ajouter un cœur à la fin du parchemin puis renonça. Il n'avait plus quinze ans non plus. Mais… Non, cela ferait trop.
Il regretta un instant d'avoir donné sa cape d'invisibilité à James lorsqu'il était entré en deuxième année afin qu'il ne se fasse plus prendre dans les couloirs la nuit et éviter à Dorea un arrêt cardiaque en voyant s'accumuler les lettres des Professeurs Dumbledore et McGonagall. Puis il choisit de se cacher derrière la porte en face de la chambre de Dorea et de regarder sa réaction par la serrure après avoir poser la rose et le carré de parchemin devant sa porte. Il toqua à la porte avec le bout de sa canne avant de se cacher dans l'autre pièce. Avec difficulté, il se baissa jusqu'au trou de la serrure.
Son épouse finit par ouvrir sa porte d'un coup de baguette depuis son secrétaire.
« Charlus, que… Charlus ? s'étonna-t-elle en ne le voyant pas. »
Elle se leva avant d'apercevoir la rose et le parchemin. Il adora son froncement de sourcil et son pas hésitant. Elle se baissa et lut la lettre. Elle resta impassible assez longtemps pour qu'il craignît qu'elle ne le prenne mal, puis il la vit sourire et tourner la tête vers la porte de sa chambre. Elle fit un pas dans cette direction puis s'arrêta.
« Pourquoi n'ai-je qu'un simple et timide aperçu ? demanda-t-elle en soupirant assez fort pour qu'il puisse l'entendre distinctement. »
Elle guetta une réaction venant de sa chambre, mais Charlus n'aurait brisé ce moment pour rien au monde. Elle entrait dans son jeu. Elle voulait vraiment lui pardonner et leur donner une chance pendant cette année… probatoire. Il la regarda ramasser la rose et respirer l'odeur de la fleur puis sourire à nouveau. Elle retourna dans sa chambre et ferma la porte.
Charlus s'assit sur le lit de la chambre d'amis, et sentit l'émotion le faire pleurer silencieusement. Il y arriverait. Il pourrait y arriver. Il pourrait lui montrer combien il tenait à elle et combien il regrettait d'avoir plongé. Il chercha sa flasque dans la poche intérieure de sa cape et serra le poing de rage en prenant conscience de son geste.
Il se leva. Il fallait qu'il demande à Dorea de l'empêcher… Oui, ça il ne pourrait pas le faire tout seul. Mais à peine sa canne avait-elle claqué dans le couloir, que la porte de la chambre de sa femme s'ouvrit à la volée. Il redressa la tête, surpris de la trouver aussi souriante et avenante.
« Oh, Mr Potter, fit-elle en se mordant la lèvre inférieure comme une adolescente. Je… Je viens de m'installer ici, je crois que je suis votre voisine de palier, fit-elle avec des yeux pétillants et Charlus la trouva magnifique. Je… Je viens de recevoir une gentille lettre anonyme et j'aimerais… J'aimerais savoir si vous aviez vu quelqu'un passer dans le couloir. »
Il cligna des yeux sous la perplexité. Est-ce que… Est-ce qu'elle venait vraiment de le pousser dans ce jeu ?
« Je… Je suis navré…
-Miss Black, je vais faire accrocher mon nom sur la porte dès demain, lui apprit-t-elle en lui tendant le dos de sa main. »
Il s'humidifia les lèvres avec l'impression de perdre ses moyens pour la première fois devant elle. Puis il se saisit de sa main pour y poser ses lèvres sans lâcher ses grands yeux gris du regard. Il eut l'agréable surprise de la voir rougir.
Puis il comprit.
Il comprit en faisant ce geste, l'embrasser sur le dos de sa main. Il l'avait fait un nombre incalculable de fois avant leur mariage. Ç'avait été plus qu'une façon de la saluer et de lui montrer tout le respect et l'admiration qu'il avait pour elle. Ç'avait été un moyen désespéré de l'atteindre, elle la statue de glace au regard insondable et au visage impassible. Il avait voulu lui montrer tout ce qu'elle faisait naître en lui par ce simple geste. Il avait baissé la tête devant elle, il lui avait permis de le regarder de haut et d'avoir l'ascendant sur lui. Ce n'était pas à sa main de venir à lui, mais à lui de venir à sa main. Il s'était plié en quatre pour elle, quitte à affronter La Maison des Black et leur Magie Noire. Quitte à pactiser avec le Diable incarné en la personne de Cygnus Black. Il s'était efforcé de la croire lorsqu'elle lui disait qu'elle ne faisait pas de Magie Noire mais qu'elle l'étudiait, ce qui n'était pas tout à fait vrai au vu de ce qu'elle lui avait répondu hier. Il s'était tout de même efforcé au fil des années de la détourner des Arts Noirs en la poussant dans la Défense Contre les Forces du Mal. Il l'avait écoutée lui parler avec fascination de Défense et de Magie Antique, lui-même fasciné par l'entrain qu'elle mettait à en parler, par son visage qui se faisait chaleureux. L'arrivée de James avait fait céder les dernières barrières de sa réserve, et il avait enfin pu voir les sentiments qu'elle ressentait sur son visage. James était son fils, son fils unique, mais aussi celui qui lui avait permis de découvrir les émotions à l'état pur sur le visage de son épouse.
Lui, Charlus, il s'était mis en retrait pour elle. Il l'avait laissée faire de la Magie Noire alors qu'il l'abhorrait plus que tout. Il l'avait laissée briller dans les recherches en Magie ce que bon nombre de ses amis avaient trouvé très peu correct vis-à-vis de lui-même. Il l'avait laissée organiser des réceptions chaque premier Dimanche du mois avec des savants en magie alors qu'il n'y comprenait que peu de chose et se sentait infiniment idiot ces soirs-là. Il l'avait laissée plus ou moins gérer l'éducation de leur fils parce qu'il voyait combien cela l'épanouissait alors qu'il avait trouvé un certain nombre de ses décisions discutables. Il avait tout fait pour qu'elle soit heureuse d'être son épouse parce qu'il avait toujours craint de retrouver la Dorea de leurs fiançailles, tremblante d'effroi et glaciale. Il avait réussi, avant de la demander en mariage, à lui arracher plusieurs sourires, des discussions animées et plaisantes, et même trois éclats de rire. Mais il doutait qu'elle s'en souvienne. Il avait craint qu'un Oubliettes en soit la raison, bien qu'il se fût demandé qui aurait fait cela et pour quelle maison. Mais comment aurait-il pu le lui demander ? Soit elle en avait en effet subi un mais elle ne pouvait de toute façon pas le savoir. Soit elle n'en avait pas reçu et elle aurait été blessée qu'il puisse le penser.
Il ne savait plus quoi lui dire, il perdait ses moyens parce qu'à force de se mettre derrière elle, il avait pris l'habitude qu'elle dirige, prenne les décisions en toute chose sauf…
Sauf dans leur chambre. Là, il avait toujours initié le premier pas.
Mais même dans sa chambre, il avait perdu le peu de contrôle qu'il lui restait dans sa maison et dans sa vie avec cet accident. Oh il ne lui en voulait pas, il s'était lui-même mis en retrait. Mais c'était aussi pour cette raison qu'il n'avait fait que de mauvais choix – ce qui n'était en rien une excuse, bien sûr, il voulait juste comprendre comment il en était arrivé là-. Même s'il avait toujours réprouvé l'aspect très condescendant avec lequel on avait pu parler à sa mère en société parce qu'elle était femme Guérisseuse et non homme tout en étant mariée, il avait tout de même été élevé dans ce système patriarcale. Voir que même dans sa chambre il ne pouvait plus rien faire l'avait laissé démuni, désemparé et même… risible. C'était stupide, bien sûr. Il avait d'ailleurs toujours eu envie que Dorea lui montre de sa propre initiative qu'elle voulait de lui. C'était bien pour cela qu'il lui avait cédé si facilement en Egypte au lieu de lui avouer toute la vérité.
« Mr Potter ? reprit-t-elle en penchant la tête sur le côté, un sourire gentil aux lèvres qu'il ne lui avait jamais vu. »
Désemparé. Risible. Elle l'impressionnait. Elle lui faisait même peur aujourd'hui lorsqu'il voyait quelle sorcière elle était devenue et ce que lui était devenu. Comment avait-il pu réussir à la faire revenir auprès de lui ? Alors qu'il se sentait si pathétique ? Il y avait… Il y avait forcément quelque chose chez lui qui l'avait poussée à revenir.
« Je suis navré, Miss Black, reprit-il avec un peu plus de force la voix toujours incertaine. Je n'ai vu personne passer. Mais montrez-moi cette lettre et je pourrais peut-être…
-Oh non non, c'est personnel, avoua-t-elle en baissant les yeux. Tant pis, je vais attendre la prochaine lettre. Nous nous retrouvons à la cuisine commune pour dîner ensemble d'ici une heure ? proposa-t-elle. J'aimerais connaître un peu mieux mon voisin de palier, précisa-t-elle.
-Avec grand plaisir, lui assura-t-il gauchement.
-A tout à l'heure, Mr Potter, le salua-t-elle en riant avant de rentrer chez elle. »
Il se souvint au dernier moment qu'il avait besoin d'aide pour son problème d'alcool. Il avait encore et toujours besoin d'elle. Il prit sur lui en sentant ses jambes flageoler de peur.
« Miss Black, la pria-t-il faiblement.
-Oui, Mr Potter ? demanda-t-elle avec un grand sourire.
-Pourriez-vous… J'ai eu un petit souci ces derniers temps, et j'aimerais votre aide pour faire un peu de ménage dans mes affaires, trouva-t-il à lui dire.
-Ce n'est pas parce que je suis une femme que je vais faire votre ménage, Mr Potter, répliqua-t-elle en croisant les bras devant elle.
-Je… Non, ce n'est pas… s'entendit-il bafouiller. »
Il sortit la flasque de sa poche et la lui tendit, craignant de la boire d'une traite dès qu'elle aurait le dos tourné.
« Si vous en trouvez d'autres, pourriez-vous les cacher, les jeter ou les soumettre à des sortilèges qui m'empêcheraient d'y toucher, s'il vous plaît ? demanda-t-il en cessant de sourire. »
Dorea prit la flasque en perdant à son tour son air serein. Elle hocha la tête et sourit à nouveau, mais il vit bien qu'elle se forçait.
« Pensez-vous qu'il y en ait dans votre chambre ? demanda-t-elle.
-Je le crains, avoua-t-il en se sentant rougir à sa plus grande horreur car cela ne lui arrivait jamais.
-Je vais aller y jeter un coup d'œil, si vous le voulez bien. »
Il soupira de soulagement en passant sa main sur sa joue pour se rendre compte qu'elle était beaucoup trop chaude et remonta le couloir pour lui ouvrir la porte de leur… de sa chambre. Elle lança quelques sortilèges, et plusieurs bouteilles vides comme pleines se posèrent à ses pieds. Le tout disparut d'un coup de baguette, et Charlus se sentit légèrement mieux.
« Merci, Dorea, souffla-t-il.
-Dorea ? s'étonna sa femme. D'où connaissez-vous mon prénom ? Je ne me rappelle pas vous l'avoir donné, pourtant. »
Il cligna des yeux. C'était si important pour elle, ce jeu de séduction ? Bon, il voulait bien tout tenter même s'il se sentait de moins en moins sûr de lui.
« Je l'ai deviné, lui dit-il en prenant à nouveau sa main pour y déposer un baiser qui le catapulta trente ans plus tôt. Vous êtes un véritable don de la magie, poursuivit-il en reprenant légèrement contenance.
-Et vous, vous êtes un flatteur, Mr Potter, le rembarra-t-elle gentiment en retournant dans sa chambre. A tout à l'heure. »
Il resta dans sa chambre, et s'appuya contre la porte en soupirant de soulagement. A présent, il fallait qu'il trouve quoi se mettre pour dîner avec elle ce soir. Quelque chose qui lui donnerait confiance en lui de préférence.
Il arrêta finalement son choix sur une vieille robe de cérémonie à la mode des années 40. C'était celle qu'il portait le jour de leur repas de fiançailles, s'il ne se trompait pas. Il avait l'air ridicule, aujourd'hui dans une telle tenue, mais il se souvenait que sa mère avait approuvé ce choix par le passé. Toutes ces dentelles donnaient un côté grotesque à son vêtement et… Enfin, ceci pourrait faire plaisir à Dorea et donc le mettre malgré tout à l'aise. Il finit par ouvrir la porte de sa chambre et guetta celle de Dorea. Il attendit cinq bonnes minutes montre en main, mais comme il n'entendit aucun bruit, il se décida à descendre, soutenu difficilement par sa canne.
Le pire avec cette robe ? Elle était doublée de laine et elle grattait horriblement. Il se rappelait à présent pourquoi il ne l'avait jamais remise. Il avait passé la soirée à se retenir de se trémousser parce qu'il avait l'impression de s'être habillé avec du papier de verre. Enfin, Dorea apprécierait.
Il avait atteint la porte de la salle à manger lorsqu'il entendit la voix de Dorea l'appeler.
« Mr Potter !
-Oui Miss Black ? demanda-t-il en soupirant, commençant déjà à se lasser de ce jeu qui lui faisait perdre ses moyens.
-Attendez-moi, je descends, s'annonça-t-elle. »
Il guetta l'escalier et crut que sa mâchoire allait lui tomber au sol. C'était la robe. La robe qu'elle portait lorsqu'il l'avait revu des années après Poudlard au bal du Nouvel an au Ministère. Et dire qu'il avait toujours cru… Et dire qu'il avait toujours cru qu'elle ne se rappelait pas qu'ils s'étaient vus et qu'ils avaient passé la soirée à danser ensemble ce soir-là.
Ironie du sort, sa robe à elle était toujours dans la mode d'aujourd'hui, splendide et mettait parfaitement sa taille toujours fine en valeur. Lui, il devait ressembler à un sac de pommes de terre. Elle s'en rendit compte aussi, puisqu'elle explosa de rire en voyant sa robe.
« Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu as mis ? Mais c'est immonde ! s'esclaffa-t-elle à s'en rouler presque par terre.
-Dorea, soupira-t-il en perdant le peu de dignité qui lui restait. C'est… C'est la robe de cérémonie de notre dîner de fiançailles, lui rappela-t-il.
-Je sais bien mais je pensais que tu l'avais jetée, avoua-t-elle en riant toujours.
-Pardon ?
-Enfin, cette robe est immonde et l'a toujours été. Et puis… commença-t-elle en toussant avec gêne. Lucretia était d'accord avec moi, et elle l'a soumise à une Sortilège de Poil-à-Gratter perpétuel pour s'assurer que tu ne la remettrais pas.
-Elle a quoi ? s'outra-t-il. J'ai passé la soirée de nos fiançailles à me tortiller dans tous les sens parce que Lucretia avait ensorcelé ma robe ?
-Cette robe est immonde ! Je ne sais pas pourquoi tu avais acheté cela ! reprit-elle en riant.
-Ma mère la trouvait très bien, dit-il, vexé.
-Ta mère n'avait pas de goût, Charlus.
-Bon et ça ne te fait pas plaisir que je me sois souvenu de cette robe ? demanda-t-il en l'enlevant car le sortilège le démangeait beaucoup trop.
-Bien sûr que si, reprit-elle plus doucement. J'ai cherché la robe que je portais à nos fiançailles, mais je n'ai pas réussi à mettre la main dessus. Alors j'en ai pris une autre de ma garde robe de mes vingt ans. Je portais des choses sympathiques, n'est-ce pas ? lui demanda-t-elle en tournant sur elle-même. »
Le bas de sa robe trompète se souleva suffisamment pour qu'il puisse voir ses pieds montés sur des talons d'une hauteur vertigineuse. Mais si elle avait mis cette robe, c'était seulement parce qu'elle était vieille et non parce que c'était celle de leur rencontre après Poudlard.
« Je suis touchée, Charlus, reprit-elle en posant sa main sur sa joue et en le regardant tendrement. Mais cette robe a toujours été très… moche.
-Et maintenant, je suis en caleçon devant toi dans notre salon, soupira-t-il en se détournant d'elle. Je vais passer mon temps à me ridiculiser, grogna-t-il en s'asseyant à table.
-Le ridicule ne te tuera pas, le rassura-t-elle en riant.
-Dorea, soupira-t-il. Tu veux vraiment…
-J'en ai besoin, Charlus, répondit-elle en lui souriant tristement. J'ai besoin de savoir ce qu'il se serait passé si tu m'avais courtisée dans les règles de l'art. J'en ai besoin pour savoir si je vais avoir envie de céder à tes avances et si je vais parvenir à te faire à nouveau confiance, avoua-t-elle. »
Il sentit un nouveau poids lui tomber sur les épaules et sa confiance en lui voler en éclat.
« Mais ne désespère pas, tu es plutôt bien parti, l'assura-t-elle en se pencha vers lui pour lui embrasser la joue. »
Il se détendit légèrement et tâcha de garder espoir.
« Le jour où… Dis-moi seulement si tu me refais confiance ou non, le jour où tu seras sûre de toi, la pria-t-il.
-Et si je n'en suis jamais sûre ? demanda-t-elle avec inquiétude. »
Il plongea la tête dans ses mains. Il ne pouvait pas lui en vouloir de douter de lui, c'était de sa faute. Il n'empêche…
« J'ai fait des dizaines d'erreurs, je te supplie mille fois de me pardonner, Dorea, mais tu ne peux pas me les reprocher pour le reste de notre vie si tu as choisi de revenir. Je ne te demande pas de le faire du jour au lendemain, insista-t-il en la voyant ouvrir la bouche pour protester. Mais…
-Tu as déjà mon pardon, Charlus, pour énormément de raisons que je n'ai pas envie d'étaler aujourd'hui. Mais il faut maintenant que tu retrouves ma confiance pour retrouver mon amour, lui expliqua-t-elle. C'est au fond de moi, et ça ne demande qu'à sortir. Mais la peur de souffrir à nouveau me tenaille. Et je pense… Je pense que nous en avons besoin tous les deux. Je pense qu'on ne pourra aller de l'avant que si nous nous efforçons de nous plaire, de nous amuser et de sortir de nos habitudes. »
Charlus avait tout écouté. Mais c'était surtout à sa première phrase qu'il se raccrocherait. Elle lui avait pardonné, alors que lui-même était tout bonnement incapable de se pardonner de l'avoir fait autant souffrir.
« Je ne te mérite pas, reconnut-il.
-Cherche à me mériter, dans ce cas, le provoqua-t-elle avec ce haussement de sourcil qui lui donnait un air supérieur. Mr Potter, vous pourriez me tirer ma chaise, tout de même, continua-t-elle en tapant du pied au sol. Je vous pensais galant, j'ai l'impression de m'être trompée, continua-t-elle en soupirant exagérément.
-Pardonnez-moi, Milady, votre beauté a manqué de me faire choir, j'ai dû m'asseoir, reprit-il aussitôt en saisissant son courage à deux mains. »
Il remonta son caleçon, prêt à relever tous les défis.
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Il commença par cette soirée, et il continua tous les soirs suivant. Il lui parla de sa lointaine carrière de Quidditch avec emphase, lui promit de l'emmener voir un match d'ici peu, lui offrit un bouquet de rose rouge la semaine suivante en lui révélant être son admirateur secret. Il commença la semaine suivante par l'emmener dans un salon de thé, puis au Musée du Quidditch, et enfin, à faire préparer la salle de bal. Il se retrouva comme un imbécile à ne pas pouvoir danser avec sa canne, humilié, mais elle rit si fort devant ce malheureux imprévu qu'il se détendit et la prit dans ses bras. Dorea piétina autour de lui sans savoir qu'lui offrait un slow et non une danse qu'elle venait d'inventer.
Il l'emmena enfin voir un match de Quidditch et il la découvrit supporter fanatique. Il lui offrit un pendentif en forme de cœur comme un adolescent mais elle trouva ça adorable avant d'exploser de rire et à nouveau, il prit sur lui pour ne pas grimacer de honte. Il lui offrit à nouveau un énorme bouquet de rose d'un rouge écarlate et encore à nouveau. Puis James rentra, et il alla acheter deux uniformes de Poudlard, un aux couleurs de Gryffondor, un aux couleurs de Serpentard pour qu'ils puissent jouer à Poudlard, nouveau jeu que Dorea aima tant qu'ils finirent par se faire prendre par James à se rouler dans l'herbe. A cette occasion, il faillit réussir à enfin l'embrasser, mais elle ne se laissa pas faire et ils dévalèrent le jardin en roulant l'un sur l'autre. Les deux semaines qu'ils passèrent en Italie entre Florence, Vérone, Padoue et Venise en destination finale y étaient sans doute pour beaucoup dans ce rapprochement. Dans cette gondole où James avait refusé de les suivre, il avait cru voir à nouveau de l'amour dans ses yeux gris, mais elle ne lui avait accordé ni baiser, ni caresse. Elle avait même fait en sorte d'avoir une chambre avec deux lits simples pour ne pas dormir avec lui. Il avait cru que c'était foutu avant de voir le pendentif en forme de cœur pendre à son cou. Alors il avait continué à chercher quoi faire.
La voir partir à Poudlard le désespéra. Comment la voir si elle le fuyait ? Elle le testait. Elle réfuta : elle tâchait de lui faire confiance en le laissant seul toute la semaine durant. Il ne l'entendit pas de cette oreille et dès le premier soir, il vint la voir. De surprise, elle s'agaça et lui dit d'être patient. Il ne démordit pas, et passa la soirée à la regarder préparer ses cours. Lorsqu'elle eut fini, il sortit l'album photo de leur famille. Amusée, elle céda et ils le feuilletèrent jusqu'à ce qu'elle s'endorme dans ses bras. Il ne fut jamais aussi heureux que dans ses moments où elle ouvrait le haut de son vêtement pour passer ses mains sur son torse lorsqu'il somnolait. Elle ne se laissait pas embrassée ni caressée. Mais elle s'occupait de lui à le rendre fou car il savait qu'à partir du moment où il craquerait et déplacerait ses mains de sa taille à ses fesses, elle lui dirait que cette séance était finie, et qu'elle avait sommeil. Elle le cherchait en permanence sans faire mine de céder. Mais dès qu'elle le quittait, qu'il savait qu'il n'avait plus rien à perdre, il la priait de lui faire sa leçon avant de la donner à sa classe. Et elle riait un peu sottement comme une jeune fille, il trouvait ce rire charmant alors il la laissait partir.
Puis Noël arriva, et il compta les jours. Il lui restait à présent moins de six mois pour retrouver sa confiance et son amour. Un instant démoralisé, il songea qu'il avait déjà décroché de l'alcool, et que c'était déjà un grand pas. Lorsqu'il le fit remarquer à Dorea, elle lui sourit avec encouragement. Il chercha le meilleur cadeau pour Noël. Il ne le trouva pas et s'en désola. Il se contenta de lui offrir un bouquet de roses rouges accompagné d'un poème de sa main, qu'elle lui promit de lire une fois qu'elle serait seule. Il ajouta dans une boîte un cadre, du même genre que celui qu'elle lui avait offert pour leur deuxième Noël et qui se trouvait toujours dans leur chambre. Il y avait mis une photo de leur famille. Elle dut comprendre la raison de cet humble cadeau, puisqu'elle se mit à pleurer de joie sous le regard perplexe de James. Les deux tickets pour assister à la dernière pièce de théâtre du Français Tristis Petit séchèrent ses larmes et elle lui sauta au cou en riant comme une adolescente. Le spectacle fut horrible pour lui, mais Dorea fut si prise dedans, qu'elle lui tint la main tout au long.
Puis février arriva avec la Saint-Valentin, et il choisit de l'emmener chez Mrs Pieddodu à Pré-au-Lard, comme s'ils étaient des adolescents. Elle refusa au début, arguant qu'elle pourrait croiser ses élèves et qu'elle serait monstrueusement gênée. Il en fit fi et la tira dans le salon de thé. Et là encore, à part des rires un peu niais et sa main dans la sienne, il eut l'impression de faire du sur-place. Mais dès qu'il voulait lui demander un signe apte à le rassurer, la question restait bloquée au fond de sa gorge par crainte de la réponse. Et il s'en voulait, il s'en voulait de craindre à nouveau la réaction de Dorea. Alors il prenait sur lui et commençait sa phrase et il voyait tant de bonheur dans ses yeux qu'il ne finissait pas sa question car il sentait qu'il y était presque.
Malgré l'arrivée du premier mai, il garda espoir.
Il garda espoir parce qu'il n'avait plus que cela à se raccrocher.
Et Merlin lui en soit témoin, lorsque quelques jours avant la date fatidique elle continua d'embrasser son torse lorsqu'il passa ses mains sous les pans de sa robe de chambre, il sut qu'il avait réussi à lui prouver combien il tenait à elle et combien il l'aimait. Il en fut encore plus certain lorsqu'elle posa enfin ses lèvres sur les siennes après un an, un année entière d'abstinence et de lutte. Ils se découvrirent à nouveau en allant un peu rapidement à cause de la frustration accumulée, mais avec une fougue qu'ils n'avaient jamais connue auparavant. Il lui souffla à l'oreille qu'il voulait lui faire un autre enfant, elle lui répliqua que James leur causait déjà assez de souci et il fut on ne peut plus d'accord avec elle.
Puis ils parlèrent un peu trop librement de tout ce qu'ils devaient dire à James concernant ses grands-pères, les vrais et le faux, et leur mariage un peu ambigu et James qui les entendit lui lança un Maléfice Cuisant. Et il fallut lui parler. Mais Marlene arriva dans un tel état chez eux, qu'ils en convinrent d'attendre qu'elle aille mieux.
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Août 1977,
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« C'est tout… dit enfin James après des heures de discussion. C'est tout ce que j'ai à savoir ? insista-t-il en s'empêchant de parler de la Magie Noire que faisait sa mère parce qu'il préférait attendre le lendemain pour ne pas se mettre à l'insulter sans tout comprendre, comme il l'avait fait avant cette longue et laborieuse discussion… mais il ne résista pas. Et la Magie Noire ?
-James, soupira sa mère.
-Plus tard, James, le pria son père mais le dégoût et la haine que lui inspiraient les Forces du Mal eurent raison de sa patience.
-Est-ce que tu fais de la Magie Noire, Maman ? insista-t-il en se sentant trembler comme une feuille. »
Il vit le visage de sa mère se vider de toute expression. Celui de son père se décomposa lorsqu'il observa sa mère devenir une statue de glace.
« Tu me comprendras si je te dis que ce qui nous fascine peut nous mener à commettre des horreurs, même si nous avons les meilleures intentions du monde à l'origine, James, fit-elle froidement et il pensa en grimaçant à Lily.
-Ce que ta mère veut te dire, James, reprit son père sans quitter sa femme de ses yeux emprunt d'inquiétude, c'est que même si elle a fini par comprendre que rien n'était plus cruel que la Magie Noire, elle l'a tant a étudiée que même en cherchant à la contrer, elle est toujours fascinée par…
-Tu as vu ce que tu as fait à Lily cette année ? le coupa sa mère et il ajouta mentalement et ce que Lily m'a fait. Tu as compris ce que ton père m'a fait ? Ce que…. Merlin, ce que chacun fait de tout à fait irrespectueux et honteux ? Je ne le mets pas sur le dos de l'amour, un peu moins sur celui de la fascination mais juste… Accepte que chacun ait des faiblesses…
-On parle de Magie Noire ! protesta James.
-J'essaierai de… J'essaierai de t'expliquer un jour, fit-elle en fermant douloureusement les yeux. Mais… Mais pas maintenant, tu es trop jeune. Sache juste que… Sache juste que quel que soient les sorts noirs que je lance, je m'en sers pour essayer de libérer des gens déjà ensorcelés et sinon, je ne m'en sers jamais contre quelqu'un d'autre que moi.
-Contre toi ? s'horrifia James.
-Je suis une cherchomage, James, avoua-t-elle en reprenant progressivement des couleurs. Je vis pour ton père et toi, pour moi, mais surtout pour découvrir les secrets de la Magie et… et je n'ai pas réussi à éteindre ce souffle en moi, confessa-t-elle. Et c'est difficile pour ton père depuis des années, et ça va commencer à l'être pour toi. Les sortilèges vont me détruire peu à peu, dans quelques années, et je mourrai jeune, jeune pour une sorcière, aux alentours d'une centaine d'année, mais je le sais. Comme Anton Vitsasson. C'est comme ça. On ne peut pas… On ne peut pas lutter contre ce qu'on aime… Contre ceux qu'on aime, corrigea-t-elle en prenant les mains de son père. »
Le soupire de soulagement de son père lorsque sa mère reprit vie retourna tout ce qu'ils lui avaient dit. Son père avait peur. Il était effrayé de voir l'impassibilité se peindre sur le visage de l'amour de sa vie. Et il lui passait tout, tout à en devenir fou parce que… Parce qu'il voulait la voir sourire. Mais n'avait-il pas fait la même chose avec Lily cette année ? Ne lui avait-il pas tout passé ? Mais la Magie Noire…
« C'est tout ce que j'ai à savoir pour le moment ? demanda-t-il avec la plus grande honte qu'il n'avait jamais ressenti en comprenant qu'il fuyait, comme son père, la confrontation avec Dorea Black Potter.
-Je m'en voudrais pour le reste de ma vie, James, avoua son père en tournant enfin son regard vers James pour quelques secondes. Pour avoir trompé ta mère et pour avoir replongé dans l'alcool alors que je lui avais promis que je n'en toucherais plus une seule goutte.
-J'aime ton père, James, compléta sa mère avec un soulagement tout aussi manifeste. Dès que j'ai commencé à lui parlé, j'ai su que c'était quelqu'un de bien et qui me rendrait heureuse, peut-être à ses dépends, reconnut-elle avec peine. Peut-être que mes sentiments se développaient parce qu'il était mon fiancé et parce que nous allions nous marier, peut-être. Mais le fait est qu'aujourd'hui, nous nous aimons encore plus que par le passé, lui assura-t-elle en serrant la main de son père avec force en le regardant dans les yeux. »
James les regarda tour à tour. Il savait que son plus gros défaut consistait à accorder une trop grande confiance aux gens qu'il aimait. Il le savait bien. Sinon, dès le départ il aurait montré les souvenirs de cette voyante à ses parents pour leur demander des comptes. Et son deuxième défaut, qui pouvait parfois être une qualité, était de pardonner trop rapidement les crasses que ses amis lui faisaient. Il n'aurait pas pardonné à Lily aussi facilement l'horrible réveil qu'elle lui avait fait après leur première fois sinon. Bon, là, il y avait aussi l'insulte qui avait franchi ses lèvres quelques heures plus tard qui devait y être pour beaucoup. Enfin bref. Il était un peu comme sa mère sur ce coup. Et comme son père aussi, a fermé les yeux pour un temps et retrouver un peu de vie paisible.
« Oh ma Dorea, souffla son père et James grimaça.
-Charlus, fit-elle de la même manière. »
James tourna la tête pour ne pas les voir s'embrasser mais il fut surpris d'entendre un bruit de chute.
Son père était devant sa mère, agenouillé tant bien que mal malgré sa jambe figée. Il tenait les mains de sa mère et la regardait comme si elle était la huitième merveille du monde.
« Epouse-moi, souffla-t-il et James crut halluciner.
-Pardon ?
-Renouvelons nos vœux, insista-t-il. Je veux… Je veux t'organiser un immense mariage avec tous nos amis, je veux te couvrir de cadeaux et t'emmener faire le tour du monde, je veux… Je veux que tout le monde sache combien je t'aime. »
James laissa sa mère pleurer de joie et tomber à genoux devant son père pour l'embrasser sans retenue et sortit du salon en grommelant. Même lui et Lily n'avaient pas été ainsi, à s'embrasser et à se tripoter sans arrêt cette année. Enfin, pas autant. Non mais là ses parents lui faisaient penser à deux lapins en chaleur ! Et puis c'était quoi cette idée de deuxième mariage ?! Il entendit la porte claquer derrière lui et sa mère rire aux éclats. Il rougit furieusement. Merlin, ils n'allaient faire ça dans le salon ? Il ne pourrait plus jamais s'asseoir sur les canapés après ! Oh et puis c'était horriblement gênant de penser à ses parents en train de faire… Argh ! Sirius, où était Sirius ? SIRIUS ? Merde merde merde il était chez sa cousine et… Oh non, il avait laissé sa baguette dans le salon, il ne pouvait même pas transplaner ! La poudre de Cheminette… LA CHEMINEE ETAIT DANS LE SALON ! Non, non, non, ne pas penser à… Merde, Remus devait venir le voir ce soir et il devait arriver par Cheminette et la cheminée était…
« Et merde, jura-t-il en entendant le cri paniqué de sa mère dans le salon. »
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Coucou lecteur-trice, un petit avis général sur l'histoire ? Personnage pas OC préféré ? Et personnage OC préféré ? Des questions ?
Une suite est prévue (un jour prochain où ça commencera par la venue fracassante de James, Charlus et Dorea chez Lily et sa famille... Moments gênants en perspective !) mais surtout une réécriture de la toute première fic que écrite et postée sur ce site (ça fait quelques temps maintenant aha) qui racontait justement la rencontre et le mariage de Charlus et Dorea Potter (et à l'époque on savait pas encore que les parents de James ben c'étaient pas eux hein d'où mon erreur oups) que je veux un peu retravailler parce que ça m'amuse et puis pour mettre quelque chose d'un peu plus abouti et tout ^^
Eh bien, sur ce, à très vite !
