Salut ! Fin de la saison 4 de MHA aujourd'hui, que d'émotions ! Vivement la prochaine ! (à moins qu'ils n'aient la gentillesse de faire un 26 ième épisode pour éviter le suspense).
Bref, sur ce, je vous laisse avec ce chapitre.
Bonne lecture !
Chapitre 21
Les secours avaient mis trois heures à maîtriser les flammes bleus. Quatre autres incendies s'étaient déclarés en ville, cela avait ralentie l'arrivé des héros.
Ils avaient dégagé les débris qui n'étaient plus brûlants et avaient trouvé trois corps dans les décombres. Deux étaient protégés par de la glace. Il y avait Shoto Todoroki qui semblait mal en point. Il était blessé et était épuisé. Son corps était en surchauffe et cela devenait dangereux. Son cœur battait à tout rompre. Si l'alter de glace de Shoto Todoroki avait pour inconvénient de geler son corps, l'alter de feu provoquait une surchauffe de son organisme s'il l'utilisait trop fort ou trop longtemps. Le deuxième corps était dans les bras de Shoto. Il était encore en vie, grâce à Shoto.
Le dernier était celui d'une fille. Son corps était complètement brûlé et difficilement reconnaissable. Mais il y avait peu de doute sur le fait que c'était celui de Todoroki Fuyumi.
Les deux garçons furent transférés à l'hôpital.
Shoto dormit dés qu'il monta dans l'ambulance, épuisé par sa nuit à veiller sur Midoriya. Ce ne fût qu'à son réveil qu'on lui appris le funeste sort de sa sœur.
Je me sentais bien. Ma tête ne me faisait même pas mal. Mon corps était bien chaud et enveloppé dans du coton. J'ouvris les yeux avec un petit sourire. Mais celui-ci se fana bien vite. Soudain, des centaines de milliers d'images assaillirent mon cerveau.
Je me revoyais, gamin, devant la vidéo d'All Might sur l'ordinateur de ma mère. Je me souviens de la visite chez le médecin où j'avais appris que je n'aurai pas d'alter. Les larmes de ma mère. Mon ami Bakugo Katsuki. Les jours passés avec lui dans les bois à pêcher. Mes années de collège. La fierté de ma mère quand j'avais été pris à UA, même si c'était en général. Les appels de mon père pour me féliciter.
Tout mon passé m'était revenu. J'en avais le souffle coupé. Puis, je sourit. Oui, j'avais tout retrouvé. Cette vie que Shimura m'avait volé, tout revenait. Mais avec ces souvenirs, d'autres plus sombres. La chaleur du feu, la douleur à la tête, Fuyumi introuvable, Dabi qui se battait contre Shoto, lui et moi qui faisions l'amour dans sa chambre, la fumée dans mes poumons.
Un médecin entra dans ma chambre. Il s'assit sur mon lit et m'expliqua que j'avais les poumons abîmés par la fumée mais que ce n'était pas bien grave, ça se soignait. J'allais bien, pas de traumatisme crânien, ce qui était leur peur quand j'étais arrivé à l'hôpital. Il me raconta que Shoto avait veillé sur moi durant toutes ces heures. J'étais en vie grâce à lui.
Il m'expliqua que Shoto était dans la chambre voisine. Il allait bien, son cœur en avait prit un coup mais ça irai.
-Et Fuyumi-san ? Était-elle dans la maison ?
Le médecin baissa les yeux.
-Oui.
-Elle va bien ?
-Non. Todoroki Fuyumi est décédée.
Le médecin posa sa main sur mon épaule.
-Je suis désolé.
Mais je ne pleurai même pas pour moi. Je pleurai parce que savais que Shoto n'allait jamais s'en remettre, je pleurai pour le garçon que voyait Fuyumi depuis quelques semaines, je pleurai pour toute la famille Todoroki.
Dés que je pu me lever, je me rendais dans la chambre d'à côté. Shoto était assis dans son lit. Il me regarda quand j'entrai puis détourna le regard pour observer le dehors. Je m'asseyais sur son lit.
-Le médecin est venu te parler ?
-Oui.
-Je suis désolé.
C'était moi qui n'avait pas pu retrouver Fuyumi. J'avais échoué à la sauver.
-Shoto...
Je posais ma main et pressais son épaule. Je voulais qu'il me regarde, je voulais le soutenir comme sa sœur l'avait soutenu dans toutes les étapes de sa vie.
-Je vais bien, Midoriya.
-Tu mens. Premièrement, je sens que ton cœur bat beaucoup trop vite. Ton corps est encore brûlant. Et tu viens de perdre ta sœur... Par ma...
-Je t'interdis de dire que c'était de ta faute.
Il me regarda enfin.
-Au lieux de me battre avec Dabi, j'aurai dû t'aider, j'aurai dû t'indiquer plus tôt où se trouvait sa chambre. J'aurai du glacer toute la maison s'il le fallait pour empêcher l'étage de s'effondrer. Je n'ai pas fait ce qu'il fallait.
-Tu as fait ce que tu as pu... moi, tu m'a sauvé.
Je ne savais pas quoi dire pour le réconforter. Il était un héro, le plus grand des héros, pourtant il n'avait pas pu sauver sa sœur. Elle était son dernier soutient. Elle l'avait toujours épaulé. Et maintenant ?
-Ma sœur est morte, Midoriya... elle est...
Il commença a pleurer. Je le prenais dans mes bras. C'était tout ce que je pouvais faire.
-Elle est morte... à cause de Dabi.
Encore et toujours lui. Malheureusement Dabi avait une envie malsaine de détruire tout ce qu'aimait Shoto et tout ce qu'il était.
Je dû laisser Shoto seul. Il le voulait. Je retournai donc dans ma chambre. Je me glissais sous les couvertures et allumais la télévision pour avoir quelque chose sur quoi me concentrer. Les informations en continue avaient des news bien déprimantes. Elle parlaient des quatre incendies déclarés en ville. J'ignorais leur emplacement et découvris avec stupéfaction que le secteur sécurisé de la prison centrale avait brûlé. Il y avait de nouvelle évasion, dont celle tant redouté d'All for One.
Je restais scotché devant la télévision à regarder l'image de l'homme qui avait tué All Might, mais aussi celui qui avait prit Shimura sous son aile. Je savais d'or est déjà que je faisais partis des cibles de la ligue des vilains. Shoto aussi d'ailleurs.
J'obtins le lendemain l'autorisation de sortir de l'hôpital. Shoto devait encore y rester deux jours en raison de ses blessures. Mais en sortant de l'hôpital, je ne savais plus quoi faire ni où aller. La maison de Shoto était en ruine et calcinée et je refusais d'aller dans l'appartement que je partageais avec Shimura. J'avais peur d'y retrouver mon ancien colocataire ou même de mauvais souvenirs.
Alors, prenant mon courage à deux mains, je décidais de me rendre dans la banlieue. Là se trouvais une série de trois immeuble de six étages. Je me dirigeai vers celui du milieu. Il n'y avait pas de digicode. Je me rendais au troisième étage.
Je reconnaissais les lieux. Mes petites jambes qui grimpaient les marches, puis mes jambes d'adolescent plus entraînées qui les gravissaient quatre à quatre.
Je me retrouvai devant une porte close avec mon nom sur la porte. C'était là que j'habitais avant. C'était là que vivait ma mère. D'une main tremblante, je toquais à la porte. Le couloir était silencieux. J'attendais.
Enfin, après une longue attente, la porte s'ouvrit sur une femme d'une cinquantaine d'année aux cheveux verts foncés et à la bouille ronde et accueillante. Elle avait de grands yeux larmoyants. Je la reconnaissais. Les larmes me montèrent aux yeux et ma gorge était broyée par l'angoisse.
-I... Izuku ?
Cela faisait si longtemps que je n'avais pas entendu cette voix...
-Maman... Je suis là. Je... je suis de retour.
Nous fondons tous les deux en larmes sur le pallier. Je pris ma mère dans mes bras. Après ces derniers jours, je sentais mon cœur gonflé d'amour. Ma mère que je croyais morte était bien là, dans mes bras. Elle allait bien.
Oui, j'étais de retour. Je retrouvais ce qu'on m'avait volé au moment où Shoto perdait tout.
Ma mère, une fois remise de ses émotions me fit entrer. Rien n'avait changé. Ou presque. Le canapé n'était pas tourné dans le même sens. Les meubles avaient un peu changer de places mais ils étaient encore tous là.
Je m'assois à la table de la cuisine et déguste un thé avec ma mère. Je lui raconte tout. Absolument tout. Je ne peux garder mes secrets après tout ce temps. Je lui parle même de ma relation avec Shoto. Elle n'en revient pas, elle pleure avec moi, elle prend mes mains et embrasse mon front. Je sens qu'elle a du mal à réaliser ce qui arrive, mon retour.
Elle ma raconte à son tour son calvaire. Elle aussi a connu l'amnésie. Du jour au lendemain, elle s'est réveillé avec une chambre remplie de figûrine, mais elle ignorait pourquoi elle était là. Il y avait les photos d'un garçon qui lui ressemblait mais qu'elle ne reconnaissait pas. Il lui a fallut un moment pour prendre conscience, véritablement, qu'elle avait oublié son propre fils et que celui-ci avait disparu. Elle avait contacté la police. Mais que pouvait-elle leur dire ? Elle ignorait où se trouvait son fils, ce qu'il faisait. Elle ignorait même quand il avait disparu. Et puis un jour, elle avait vu un garçon à la télévision qui avait sauvé le héro numéro un. Et elle l'avait reconnu. Midoriya Izuku. Son fils. Elle avait appelé l'agence où je travaille mais personne ne l'avait crus quand elle avait dit que c'était ma mère. Dans l'agence, tout le monde pensait comme moi qu'elle était morte. C'était ce que j'avais dit à mon employeur.
J'ai cessé de compter le nombres de boîte de mouchoirs que ma mère a usé. Elle m'a répété à quel point elle était heureuse de me retrouver et qu'elle était fière de moi. Jamais je n'aurai pu espérer plus belle retrouvaille.
Je repensais à Shoto. Sa mère venait de perdre sa fille. La famille de Shoto venait d'être amputer alors que la mienne se reconstruisait.
Je reste toute l'après-midi avec elle. Nous discutons de nos vies, de mon père encore en voyage, de mon travail. Nous mangeons ensemble puis je vais me coucher dans ma chambre couverte de poster et de figurines. Je redeviens l'adolescent rêveurs de seconde.
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