Hello tout le monde, j'espère que par ces temps un peu fous, vous et vos proches allez bien et que votre confinement se passe bien! Xx

Qui aurait cru que je posterai un chapitre, après quoi, 5 ans d'absence?

Si l'une/l'un de vous entrain de lire ceci faite parti de ceux qui ont suivit cette fiction à ses débuts, et bien merci, un grand merci d'être de retour pour lire la suite d'une fiction dont vous ne vous souvenez probablement plus l'intrigue.

Et je le sais parce que moi même, j'ai du relire les 17 chapitres pour me rappeler de l'intrigue/des personnages etc!

Un grand merci aussi à chaque review encourageante que j'ai pu recevoir ces dernières années. Ca compte énormément et même si ca m'a prit du temps à écrire une suite, elles ont toutes été d'une grande motivation.

Merci, merci merci!

Comme je le disais j'ai dû tout relire, certains passages ne m'ont pas vraiment plus et certaines fautes d'orthographes m'ont brulé les yeux mais je n'ai pas l'intention de revenir dessus pour l'instant.

Pour faire court, après avoir déménagé dans un pays anglophone, je n'ai pas été capable de parler en anglais tout les jours et ensuite écrire en français. Je lisais aussi beaucoup en anglais pour pouvoir assimiler la langue ce qui a très bien marché, si vous apprenez une langue étrangère, je vous conseil de faire l'effort de lire dans cette langue, c'est laborieux au début, mais ca aide tellement. Bon en revanche, ca n'a pas aidé l'écriture en français à se faire naturellement. J'ai essayé à quelques reprises mais rien de cohérent ne sortait, mes mots et pensées n'étaient pas fluide et à par de la frustration, je n'en ai rien tiré.

Désormais, je suis plus à l'aise avec l'anglais et mon cerveau est un peu plus habitué à la gymnastique nécessaire pour basculer d'une langue à l'autre sans chercher à trop copier le schéma sémantique de l'autre langue.

Après, tout n'est pas aussi fluide qu'i ans, et ce chapitre n'est certainement pas aussi bien écrit qu'il aurait pu l'être dans le passé. On va dire qu'il m'a donné du fil à retordre et est loin d'être parfait, un peu comme si j'apprenais à nouveau à marcher.

Autre élément problématique, j'ai perdu absolument tous mes dossiers words, incluant mes écrits. Ce qui veut aussi dire les notes que j'avais pour cette fiction. Bien que j'ai une vague idée de comment je m'étais imaginé la fin de l'histoire, il y a toujours certains détails dont je ne me souviens plus. Donc j'ai du me poser et réfléchir à ce que je voulais faire.

Je ne suis pas entièrement satisfaite, mais ce qui comptait pour moi c'était de finir cette fiction et me remettre doucement à l'écriture. J'ai essayé d'écrire d'autres récits mais impossible de me concentrer dessus, cette fiction est toujours dans un coin de mon esprit et me fait sentir coupable d'écrire pour une autre fiction alors que celle-ci attend d'être finie ! J'ai lu un bon nombre de fictions inachevées et je connais la frustration. Alors à toutes les personnes qui m'ont laissé des commentaires et tout ceux qui ont faire l'effort de tout lire jusqu'au chapitre 17, merci à vous. J'espère que cette suite vous plaira.

- Maintenant, juste une idée comme ca qui m'a traversé l'esprit. Je ne sais pas si il y aura quelqu'un qui était la i ans et qui lira ce nouveau chapitre, mais si c'est le cas et que vous avez apprécié cette fiction assez pour vous imaginer votre propre fin, laissez moi savoir votre idée? (Valable aussi pour celles et ceux qui viennent juste de découvrir l'histoire !)

Je ne veux pas paraître présomptueuse ou quoi que ce soit, mais je m'étais dit que si l'un /l'une d'entre vous avait imaginé une fin différente que vous préférez et que vous souhaitiez la partager/l'écrire, je serais heureuse de poster votre fin à la suite du prochain chapitre qui sera sans doute le dernier. Evidemment, il serait posté à la suite comme fin alternative et signé par vous, que vous ayez un compte ou non. L'occasion de se lancer? :)

Je pense poster un épilogue en plus pour conclure. Peut être un chapitre + un épilogue si ce que j'ai à écrire pour conclure est trop long (après tout j'ai encore quelques élément clés qui n'ont pas voulu rentrer dans ce chapitre à mentionner) mais c'est tout. Et après ceci, je pourrais poster toutes vos idées si vous le voulez? Et peut importe la longueur.

Voilà pardon pour cette grande notes, je vous laisse maintenant découvrir ce nouveau chapitre.


Il fallut quelque seconde avant que Morinehtar ne retrouve totalement la vue après le flash éblouissant qui venait de déchirer la pièce.

Poussée par l'adrénaline, Tilda réagit instantanément et profita des quelques minutes d'inattention de son tortionnaire pour se dégager de sa prise avec un cri de peur strident. Complètement à l'aveugle, elle s'élança en avant, espérant retrouver les bras rassurant de Bilbo et être le plus loin possible du vil personnage.

Encore surpris, le sorcier ne porta pas attention à la fillette et se tourna en direction de la porte d'entrée, fléchissant ses jambes et amenant ses bras devant lui, sur ses gardes, prêt à faire face à l'intrus alors que la lumière s'affaiblissait doucement.

Lorsqu'il reconnu finalement la silhouette de son frère le beau visage de Kìli se retrouva déformé par un sourire transpirant la folie qui enivrai Morinehtar, alors que le bras qui tenait la dague en position de défense retombait le long de son corps.

- Enfin tu es là, rigola-t-il diaboliquement. Notre succès est à son apogée, mon frère. Il est temps que tout ceci se termine !

Rómestámo avait un regard indescriptible sur son visage dont seuls les épais sourcils gris froncés trahissaient une certaine concentration alors qu'il faisait un pas en direction du jeune nain abritant l'esprit de son frère.

Aveuglé par son désir de vengeance et étourdi par la victoire qu'il commençait doucement de voir se dessiner, le cadet des deux sorciers ne remarqua pas immédiatement le manque d'expression sur le visage de son frère.

Finalement, ce ne fut que lorsque Róm s'arrêta à sa hauteur que Morinehtar pu vraiment se focaliser sur le visage de son frère. Il sembla vaguement discerner l'étrange expression.

Cela l'agaça.

Pourquoi son ainé ne pouvait-il pas se réjouir lui aussi et le féliciter pour ses efforts.

Ennuyé de ne voir sa joie et cruauté se refléter sur le visage de Róm, le plus jeune allait siffler son venin lorsque qu'il fut coupé.

- Tu as raison, acquiesça finalement le plus âgé, les sourcils toujours froncés alors qu'il fixait désormais le Hobbit et la fillette qui avait réussi à atteindre les bras de ce dernier, sa tête enfouie contre son torse.

Il se tourna finalement vers son frère et l'air relativement neutre qu'il avait sut garder jusqu'à maintenant se transforma en détermination.

- Mettons fin à cette mascarade.

Morinehtar sembla se figer, sentant que quelque chose ne tournait décidément pas rond mais avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, Rómestámo orienta son bâton dans sa direction et d'un coup sec, le frappa contre le torse, le propulsant au sol à quelque mètre de là.

La tête du jeune prince tapa violemment contre le sol et Morinehtar s'en trouva légèrement assommé. Des mots singuliers et grave, propre à la langue ancienne des Istaris semblèrent soudainement se répercuter dans un chant grave contre les murs de la pièce, tel un orage se propageant dangereusement dans la montagne.

Bilbo eut a peine le temps de se couvrir le yeux et resserrer Tilda d'un bras contre lui pour empêcher la fillette de tenter un regard derrière elle, qu'un flash bleu fusa hors du bâton du sorcier.

La voix de Rómestámo sembla de plus en plus intense et oppressante et Bilbo ne put s'empêcher de risquer un regard.

Il étouffa un cri alarmé lorsqu'il aperçut le corps de Kìli à quelques mètres au dessus du sol. Les cheveux du prince flottait dans le vide alors que sa tête tout comme ses bras tombaient en direction du sol au contraire de son torse, attiré vers le plafond, comme si quelques chose tentait de s'extraire de son corps - telle une marionnette dirigé par le bâton de Rómestámo.

Ce dernier donna un dernier coup de bâton dans le vide, en direction du jeune prince avant qu'un un flash blanc apparaisse de nul part. Bilbo sembla néanmoins voir le corps du nain retomber lourdement au sol alors que finalement trop effrayé par les voix grave résonnant gravement autour d'eux tel, il se recroqueville sur lui même, couvrant ainsi Tilda alors que deux flash transperçaient les murs.


Guidé par les éclats de lumière se reflétant au dessus de lui, tels des éclair éclairant le ciel après une étouffante journée d'été, Fìli arriva finalement sur place, les joues rendues rouge par l'effort et la sueur collant ses mèches blonde désordonnées contre son front.

Le bruit de ses pas précipités contre les rues de boit surplombant le lac ralentirent petit à petit quand il aperçut l'auberge.

Apeurés et la plupart encore endormis, les habitants de la ville passaient discrètement le bout de leur nez dans la rue, certain allant jusqu'à se risquer sur le pas de leur porte pour tenter de comprendre ce qu'il se passait.

Le cœur de l'héritier, déjà rongé par l'inquiétude se serra quand il aperçut une partie du toit de l'auberge effondré. Il s'immobilisa un instant, le regard figé sur la scène devant lui, les éclairs de lumière sortant de la partie abîmée du toit étaient encore plus lumineux et dangereux. Il aperçut finalement des petit groupe effrayés s'échapper en courant de l'entrée du bâtiment.

C'est alors qu'il les aperçut.

- Kìli ! Cria-t-il la voix cassé par un mélange de désespoir et soulagement quand il aperçut le Hobbit et la plus jeune fille de Bard apparaître dans l'encolure de la porte, les deux êtres tentant tant bien que mal de porter un corps inerte à l'extérieur, chacun un bras passé autour du coup du nain inconscient, ses pieds trainant derrière eux.

Le cœur battant à tout rompre, Fìli ne s'aperçut même pas qu'il avait recommencé de courir pour rejoindre son frère

Trop occupé à essayer de porter le corps inconscient du nain à l'extérieur de l'auberge où la bataille des sorcier faisait rage, Bilbo avait seulement remarqué la présence du blond lorsque celui ci était soudainement apparut devant eux.

- Fìli ! S 'exclama-t-il d'une voix essoufflée mais soulagée.

Mais l'attention de l'épéiste était entièrement dirigée sur son jeune frère, plus rien autour d'eux n'existant. Avec la lenteur propre aux mouvements d'un rêve, il saisit le visage du brun entre ses mains mais la tête de l'archer retomba doucement sur le côté, inanimée.

Son cœur sembla s'arrêter et il oublia tout autour de lui, la rumeur de la ville qui s'éveillait en sursaut, les flash de lumière, l'orage grondant ou alors était-ce des voix ?

Tilda et Bilbo essayèrent de lui parler mais rien ne semblait le sortir de sa transe.

- Fìli! Mugit alors le Hobbit impatiemment et inquiet pour le sortir de sa torpeur.

Cela sembla être assez pour que l'héritier reprenne enfin ses esprits.

- Donnez le moi, ordonna-t-il gentiment.

Il se saisit alors aussi délicatement que possible du corps de son frère, passant un bras sous ses genoux alors que l'autre se sécurisait derrière le dos. Il souleva le corps inanimé non sans un petit effort puis serra son précieux fardeau contre son torse alors qu'il s'éloignait d'un pas rapide de l'auberge, craignant soudainement que celle-ci ne s'effondre.

- Vite, appela-t-il derrière lui pour être sur que Tilda et Bilbo le suivaient.

Le Hobbit le nain et la fillette coururent à l'opposé de la place où se situait le bâtiment en proie à la fureur des sorciers. Quand il estima être assez loin, Fìli déposa doucement son frère au sol et pencha son oreille au dessus de sa bouche, à la recherche du moindre souffle.

Il savait qu'il n'était pas mort, il le savait. Il l'aurait ressentit si son dernier souffle avait quitté son corps, mais il fut néanmoins réconforté de sentir un faible souffle contre sa peau.

- Est-ce qu'il va bien demanda alors la petite voix hésitante de Tilda en s'agenouillant pour toucher le front du brun.

- Il respire, répondit Fìli avec un petit sourire se voulant rassurant.

Toujours agenouillé, il se tourna alors vers l'auberge, de l'autre coté de la petite place où ils étaient et le Hobbit suivit son regard.

- Gandalf est revenu, souffla Bilbo en pausant une main qu'il voulait rassurante sur l'épaule de son ami.

Mais, le regard toujours fixé au loin Fìli ne sembla l'entendre que de loin seulement, l'échange qu'il avait eu avec le sorcier traversant alors à nouveau son esprit.

Décidé, il se pencha à nouveau au dessus de Kìli et pris quelques seconde pour presser ses lèvre tendrement sur son front avant de se relever.

- Bilbo, restez avec Kìli et Tilda.

- Quoi ? S'étouffa le Hobbit stupéfait ne comprenant pas ce que le blond voulait dire. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de demander plus d'explication, le prince courrait en direction de l'auberge.

- Fìli, non ! C'est trop dangereux, appela-t-il mais le blond était déjà loin entrain de se frayer un chemin entre les habitants de l'auberge et des rues avoisinantes tous portant encore leurs vêtements de nuit.

Personne n'essaya de le retenir et il s'engouffra rapidement dans le bâtiment, se frayant un chemin parmi les décombres en direction des deux voix sourde qui semblaient diminuer en volume.

- Attendez! Hurla alors le prince héritier d'Erebor en se précipitant finalement dans la pièce où étaient les deux sorciers.

Il lui fallu quelques secondes seulement pour appréhender la situation et comprendre que Gandalf était désormais en position de force, son adversaire complètement désarmé. Rómestámo se trouvait en effet à moitié à la renverse contre le lit où était allongé son frère, celui-ci toujours inconscient alors qu'une partie de poutre s'était effondrée sur ses jambes.

Fìli aperçut alors les deux bâtons entre les mains de Gandalf, le sien orienté de manière menaçante en direction du magicien bleu alors que le bâton de ce dernier était fermement tenu dans son autre main.

Le sang coulait le long de la tempe de Rómestámo et plusieurs égratignures pouvaient être observées sur son front et sa joue.

- Vous ne devriez pas être ici, jeune prince, semonça Gandalf la voix cependant calme.

Sans qu'il ne le veuille, les yeux de Fìli se posèrent une nouvelle fois sur le corps inerte sur le lit. Même ainsi, il ne put s'empêcher de remarquer la ressemblance avec le grand sorcier.

Alors c'est donc toi, le monstre, pensa-t-il amèrement en sentant la colère se ranimer au fond de lui.

Et puis soudainement ses yeux croisèrent ceux du sorcier avec lequel il avait brièvement parlé quelques minutes auparavant.

Il n'avait pas échangé beaucoup de paroles, mais cela avait été suffisant pour convaincre Fìli. La conversation qu'ils avaient eut n'avait pas été entre un nain et un sorcier, la conversation avait été entre deux frères ainés.

Fìli devinait tout les crimes que ces deux être avaient pu commettre et pourtant à l'instant présent, la lueur qu'il retrouva dans les yeux du frère ainé, il était sur, était la même lueur qui avait brillé dans ses yeux le jour ou Kìli s'était fait attaquer par les wargs, il ya maintenant bien des semaines.

- Qu'allez vous faire d'eux, demanda-t-il au magicien gris, son regard toujours sur le magicien bleu.

- Je pense que ces deux la méritent punition, répondit Gandalf d'une voix neutre.

- Je, commença Fìli hésitant, je me souviens vous avoir entendu dire que la plus grande sagesse était de savoir quand prendre une vie ou quand l'épargner, répéta le jeune Prince et Gandalf ne put s'empêcher de sourire affectueusement à ces paroles.

- Fìli mon jeune ami, pourquoi ai-je l'impression que vous ayez une idée derrière la tête.

A cela, l'épéiste hocha doucement la tête.

- Gandalf, je sais quels êtres terribles ces deux sorciers sont et je sais qu'ils ne méritent pas notre bonté… commença-t-il dans un souffle. Mais les éliminer ne leur apprendrait rien et n'ajouterai que du sang sur nos mains, enchaina-t-il la voix plus sûre. Tout ce qui importe au sorcier qui s'est emparé de Kìli est le pouvoir et la revanche, continua-t-il cette fois avec une pointe d'amertume dans la voix avant de se reprendre et de terminer d'une voix plus sage que son jeune âge ne laissait paraître, je pense qu'il est temps de lui apprendre l'humilité. Je suis persuadé qu'à ces yeux, cela lui serait pire que la mort.

Gandalf hocha la tête affirmativement, une certaine fierté aux paroles du jeune prince, un petit sourire étirant le coin de ses lèvres.

- Et que proposez vous donc maitre nain ?

Fìli regarda alors Rómestámo avec hésitation puis se tourna à nouveau vers Gandalf.

- Les pouvoirs de deux sorciers sont-ils assez pour retirer les pouvoirs d'un autre sorcier?

Le magicien gris apparut songeur, ses doigts caressant son menton pensivement.

- Retirer, je ne crois pas, en revanche –

- Les bloquer derrière un mur mental oui, intervint alors le sorcier bleu qui s'était relevé et assis au côté de son frère toujours immobile.

Le magicien gris se tourna alors vers celui qui avait un jour combattu les forces obscures à ses cotés.

- Et vous cautionnerez cela Rómestámo, demanda-t-il en haussant un sourcil.

L'autre sorcier hocha gravement la tête.

- J'en ai assez de la Terre du Milieu et de ses occupants. Si cela veut dire que je peux finalement emmener mon frère loin d'ici et commencer cette vie à laquelle nous aspirions alors, oui je vous aiderai.

Gandalf sembla réfléchir un instant, le regard perdu dans le vide, se demandant si le sujet ne devrait pas être abordé avec Saroumane avant de décider qu'il valait mieux laisser le magicien blanc hors de ca. Pour quelques raisons, il avait envie de suivre l'intuition du jeune Durin.

- Et qu'est ce qui me prouve que vous ne reviendrez pas.

- Je vous laisserai mon bâton. Ce n'est pas là que réside tout mon pouvoir mais sans lui, mon pouvoir sera limité.

- Et celui de Morinehtar ajouta le magicien gris ce a quoi le sorcier bleu acquiesça sans une once d'hésitation visible dans les yeux.

- Fili mon jeune ami, dit alors Gandalf en posant sa large main sur son épaule, j'ai le sentiment que quand votre temps viendra, vous serez un grand roi.

Le jeune héritier se senti rougir bien que cela fut caché par l'atmosphère sombre de la pièce. Il accepta le compliment avec un humble hochement de tête espérant que sa décision était la bonne et que Kìli si il se réveillait – et il allait se réveiller – comprendrait.


Le distinct bruit des sabots d'un cheval contre la terre battue fut la première chose dont il fut conscient.

Il ouvrit rapidement les yeux et voulu s'aider de ses bras pour se redresser mais fut surprit quand ses membre engourdis bougèrent à peine et seulement après ce qui lui sembla un grand effort.

Il capitula et se laissa retomber en arrière et ce ne fut qu'une fois allongé et s'en être préoccupé par l'idée de bouger qu'il remarqua alors qu'il se sentait incroyablement… seul.

Il fut momentanément enjoué de ne plus du tout ressentir la présence du jeune Kili. Il avait finalement réussi à l'effacer totalement et peut importait que son plan ait échoué, cela lui apportait une certaine satisfaction malsaine de savoir qu'une personne au moins avait souffert.

Il ne put s'empêcher de ricaner mais fut forcé de s'interrompre quand il fixa la toile de la calèche au dessus de lui la vision aiguisée du jeune nain à laquelle il avait été habitué ces dernières semaines semblait soudainement moins précise, plus flou et il n'arrivait pas à distinguer les détails de la toile.

Probablement les effets du flash, pensa-t-il.

Le flash ! Que c'était-il passé ?

Et soudainement, les derniers évènements qu'il avait vécu avant de sombrer dans l'inconscience le frappèrent.

Rómestámo s'était-il vraiment retourné contre lui? Rien que la pensée le remplissait d'une colère sourde. Non c'était impossible, il devait surement y avoir une explication logique.

Morinehtar se retrouva soudainement décontenancé, peu habitué à ne pas avoir le contrôle sur la situation alors que d'autres questions commençait de se bousculer dans son esprit.

Où était son frère ? Et plus important, où étaient le Hobbit et son anneau?

Le sorcier eut alors la certitude que Róm ait capturé soit le Hobbit, soit l'anneau ou même les deux, peut importait ! Ils devaient sans doute désormais être en route loin des nains. Il n'y avait pas d'autres explications.

Il avait échoué, il avait perdue une bataille et il fallait qu'ils agissent maintenant, il n'y avait plus une minute à perdre!

Avec le pouvoir que cachait le semi-homme, ils avaient encore toute leur chance de renverser Saroumane et contrôler la Terre du Milieu!

Il tenta à nouveau de se redresser mais pour quelques étranges raisons, aucune force n'était présente dans ses bras. Peut-être le corps du nain avait-il été blessé pendant leur fuite. Il fixa finalement les alentours ainsi que le lit de fortune sur lequel il avait été allongé.

Tout lui paraissait étonnement de taille … normal.

Il leva difficilement ses mains à hauteur de son visage et à la place des doigts agiles de l'archer il aperçut deux mains aux traits tirés par les années.

- Non, murmurât-il. Il regarda frénétiquement autour de lui comprenant doucement pourquoi il avait tant de difficultés à bouger – le corps dans lequel il était n'avait pas eut d'activité depuis quelques semaines et ses muscles étaient encore endormis.

Remuscler son corps allait le retarder mais il refusa de laisser cela gâcher sa récente bonne humeur. Il se toucha le visage et devina des traits usé par le passé et ses cheveux n'avait plus la douceur qu'avait eut ceux du jeune prince, à la place, ses doigts rencontrèrent des mèches rêches et usées.

Il n'y avait plus de doute possible, il n'était plus Kìli.

Quelqu'un l'avait expulsé du corps du nain ! Il ne se souvenait pas que Róm connaisse un tel sort. Cela lui avait lui même prit des semaines pour l'apprendre.

Il ne sut pas s'il était déçu ou heureux d'avoir retrouvé son corps. La jeunesse qu'il avait retrouvée dans le corps du nain l'avait enivré plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé et l'avait même poussé à quelques folies.

En revanche, bien qu'il avait toujours été capable d'utiliser ses pouvoirs dans le corps de Kili, sa puissance avait cependant été limitée. C'était au moins une chose de positive, il pourrait de nouveaux avoir accès à la totalité de ses pouvoirs.

Soudainement le chariot dans lequel il semblait être s'arrêta et il se retrouva une nouvelle fois aveuglé par la lumière. Cette lumière était cependant plus naturelle, moins agressive que celle qui l'avait aveuglé avant qu'il ne perde connaissance.

Petit à petit ses yeux s'habituèrent à ce qu'il semblait être la lumière du soleil et il reconnu son frère.

- Ah tu es finalement réveillé, constata celui ci avec une voix d'où le soulagement transparait légèrement et Morinethar aurait pu le remarquer s'il n'avait pas été dans l'impatience de savoir ce qu'il s'était passé.

- Où est le Hobbit ? Réclama le plus jeune sans préambule.

Il tenta une énième fois de se redresser mais ses jambes ne lui répondaient plus non plus ce qui le fit grogner de frustration et d'impatience.

Rómestámo soupira avant de pénétrer dans le chariot pour s'asseoir à côté de lui.

- C'est fini, répondit-il.

- Comment ca, répliqua automatiquement le plus jeune, un mauvais sentiment naissant dans ses entrailles. Est-ce que les Durin sont mort ?

- C'est fini, insista Rómestámo d'une voix neutre pour se donner le temps de réfléchir à ce qu'il allait dire. Ou ne pas dire.

A quoi s'était-il attendu. Son frère ne changerait jamais. Mais maintenant, ils avaient tout leur temps.

- Nous partons. Nous sommes loin de Laketown, loin des nains et bientôt loin de Saroumane.

Morinehtar sentit une nouvelle fois cet affreux sentiment le traverser avec plus d'intensité.

- Qu'a tu fait imbécile, grinça-t-il.

- Je nous ai sauvé, répondit simplement le plus âgé pas vraiment affecté par l'insulte.

Après tout, il savait que ce n'était que le début d'une longue série.

Il était conscient du chemin qu'il avait décidé d'emprunter allait être long et lui demanderait beaucoup de patience.

- J'ai fait une rencontre, commença le plus âgé des deux sorciers, alors que son frère haussait un sourcil impatient. Je n'aurais jamais pensé avoir un point commun avec un nain, continua-t-il presque perdu dans ses pensées.

- De quoi parles-tu s'impatienta finalement le plus jeune, énervé par l'attitude mystérieuse de son frère et sentant que son monde et tout ce pour quoi il s'était battu était à deux doigt de s'effondrer autour de lui.

- Peu de temps avant de te retrouver, je suis tombé sur le frère du nain avec qui tu as cohabité toutes ces semaines.

- Fìli, grogna alors Morinehtar au souvenir de celui qui avait fait échouer son plan. Ce misérable– quels point commun peut tu avoir avec cette vermine !

Rómestámo sorti alors de ses pensées pour porter son regard sur son petit frère.

- Nous sommes les plus âgés, répondît-il énigmatiquement.

- Róm ne me dit pas que -

- Cette rencontre m'a confirmé la seule chose qui avait toujours réellement comptée.

- Ce rat t'a retourné le cerveau ! Cracha le plus jeune, frustré de ne pas pouvoir se lever et secouer un peu de sens de retour dans l'esprit de son mollasson de frère.

Pourquoi était-il si calme et énigmatique !

Morinehtar tenta désespérément de se débattre avec ses propres membres, mais encore une fois, seul ses bras réagirent, faiblement alors que ses jambe étaient elles complètement immobiles.

Il ne pouvait attendre que son corps reprenne des forces et qu'il puisse se lever et réparer les erreurs de son idiot de petit frère.

- Et la seule chose qui compte vraiment et qui a toujours compté, continua le plus âgé pas le moins perturbé par les faible gesticulation à côté de lui, c'est de protéger mon petit frère. Même si cela veut dire de le protéger de lui même.

Le plus jeune arrêta soudainement de se tortiller.

- Qu'est-ce.. Qu'est-ce que tu racontes, imbécile !

Róm sembla enfin sortir de sa rêverie et fixa sévèrement Mo.

- Je t'ai toujours suivit dans tes plans, et ne me méprend pas, ils ont toujours été intelligent et réfléchit et tu es l'une des personnes les plus ingénieuse que je connaisse. Mais je suis las Mo. Je suis las de courir, las d'attendre, las d'exécuter tes ordres et je ne veux plus attendre une année de plus. Au fond, tout ce que j'ai toujours voulu c'est vivre une vie loin de tous et aux côtés de mon petit frère. Nous nous sommes assez battu, pour le bien et les malheureux, puis contre eux, par vengeance et amertume. C'est assez.

Mo fut alors abasourdit. Jamais son frère et lui n'avaient échangé des paroles qui ressemblaient de près ou de loin à de l'affection. Leur manière de faire et de se prouver leur attachement avait toujours été à travers la cruauté. Même si au fond de lui son but avait toujours été que de protéger son frère et leur offrir à tout les deux une vie meilleurs, il était possible que son désir de revanche et son amertume l'aient transformé et l'aient poussé à des points de non retour.

Mais bien sûr, ce ne serait jamais quelque chose qu'il ne s'avouerait.

- Tu sais très bien que ca a toujours été mon but, rétorqua alors le plus jeune des deux sorciers. Posséder Erebor ! Renverser les Istaris ! Avoir la Terre du Milieu a nos pieds – quel ingrat es-tu ! S'étouffa-t-il de rage.

- Je ne veux rien de tout ca. Au diable Saroumane et les nains. Au diable les hommes et les elfes. Je veux simplement partir loin de tous ces êtres qui ne comprendront jamais ce que nous avons vécu pendant toutes ces décennies.

- Pourquoi crois-tu que j'ai fait tout ca ? Hurla alors le plus jeune, ou alors as tu oublié que Saroumane ne nous laissera jamais partir, siffla-t-il.

- Silence, tonna le plus âgé finalement exaspéré par le plus jeune. Tu n'es pas le seul à pouvoir trouver des solutions.

Pour la première fois, Morinehtar fur intimidé par le ton de son grand frère.

- Personne ne cherchera à nous retrouver maintenant. Je me suis assuré qu'il nous croit tous mort, menti alors le plus âgé, ne voulant pas révéler à son frère qu'il avait en faite passer un accord avec Gandalf.

- Après mon bref échange avec le nain, Bùrz est arrivé et m'a montré le chemin jusqu'à toi. J'ai comprit que le seul moyen de disparaître était de rapidement te renvoyer dans ton corps et nous faire passer pour mort.

Morinethar comprit alors que ses doutes avaient été vrais. Son frère était bien celui qui lui avait fait regagné son corps. Si il était un peu ennuyé par cela, il était aussi soulagé d'avoir retrouvé son corps sans trop de séquelles.

Semblant lire ses pensées son frère continua.

- J'ai eu beaucoup de temps pour étudier pendant que tu vivais dans la montagne et j'ai pu apprendre le sort qui pourrait te rendre ton corps si tu étais incapable de le faire toi même. J'aurais préféré faire cela calmement pour être assuré de ne pas me tromper mais le temps nous a prit de cour, je savais que les autres n'était pas loin derrière. J'ai d'ailleurs à peine eu le temps de t'expulser hors du nain que Gandalf était déjà là.

- Gandalf, s'étrangla le plus jeune, comment est-ce possible ?

- Il semblerait que les nouveaux amis de Saroumane n'aient pas su le tenir à distance comme il l'espérait.

- Nous nous sommes battu, longtemps et alors que nos pouvoirs se sont entrechoqués, l'auberge n'a pas résisté au choc.

Morinehtar, semblable à lui même, ne pu s'empêcher d'espérer que le Hobbit et la fillette n'aient pu survivre au choc.

- Je suis désolé, l'interrompit alors Rómestámo dans ses pensées et le ton de sa voix n'avait pas l'ai si désolée que cela. Une partie du toit s'est effondré et est tombé sur ton corps inanimé pendant le combat.

Un sentiment glacé envahit alors le plus jeune.

- J'ai profité de l'inattention de Gandalf trop préoccupé par la sécurité de la fille et du Hobbit pour récupérer ton corps inconscient et fuir. J'ai évidemment créé une illusion pour qu'ils nous croient mort, menti-t-il sans un once de culpabilité et espérant que son frère serait trop occupé par la pensée de ses jambes pour questionner leur fuite.

- Une fois hors de danger j'ai essayé de te soigner du mieux que je l'ai pu mais j'ai bien peur que tu ne puisses plus jamais marcher.

- Quoi ? S'étrangla le plus jeune. Et la magie?! As tu essayé la magie?!

- J'y ai pensé. Seulement j'ai du abandonner nos bâtons pour que l'illusion soit plus plausible. Si Gandalf aurait pu douter notre mort, au moins il sera conforté de constater que les bâtons sont réels.

Ce n'était pas son meilleur mensonge, mais cela n'avait pas d'importance. Désormais, il n'y avait rien que Morinehtar puisse faire.

Handicapé et sans pouvoirs, il était complètement inoffensif et dépendrait entièrement de lui. Mais ce n'était pas un problème. Il avait désormais l'occasion de se racheter et de prendre soin de son petit frère comme il aurait toujours dû le faire et dans son esprit tordu, cela le conforta.

Morinehtar n'en croyait pas ses oreilles. Comment son frère avait-il pu le trahir ainsi ! Aveuglé par sa rage il ne réalisa même pas la partie du récit ou son frère l'avait malgré tout sauvé.

- Espèce d'incapable, laisse moi te montrer comment utiliser la magie !

Il tira alors la couverture et commença de réciter des incantations et quand rien ne se produisit, pas même une étincelle, il se retourna à nouveau, les yeux écarquillés par une émotion avec laquelle il n'était pas familier.

La peur.

- Qu'à tu fait à mes pouvoirs, s'étrangla-t-il d'une voix accusatrice et rendue aigue par la peur.

Peu toucher par la détresse du plus jeune, Rómestámo se releva en soupirant.

- J'ai bien peur que tu sois l'unique responsable de ce qui est arrivé à tes pouvoirs, menti-il encore une fois. Tu as survécu de justesse à la transition de corps. J'ai bien peur que tes pouvoirs ne t'aient pas suivit.

Le monde sembla s'écrouler autour du plus jeune. Plus de pouvoirs. Plus de jambes.

Toute sa vie il devrait maintenant compter sur son traitre de frère.

- Je te déteste, s'époumona-t-il alors que Rómestámo sortait du chariot, pas le moins du monde perturbé.

- Je te déteste ! Va en enfer !

Le magicien bleu reprit sa place derrière les rennes afin de continuer sa route vers l'est, vers les terres inconnues.

Un jour, son frère serait reconnaissant pour ce qu'il avait fait. C'est confiant qu'il reprit la route, les cris de haine de son frère résonnant depuis le chariot derrière lui unique son l'accompagnant sur les chemins sinueux qui les emportait à l'est.

Il se rappela alors qu'il n'avait pas mentionner à Gandalf les plans de Saroumane. Rómestámo haussa les épaules, insensible.

Les problèmes de la Terre du Milieu n'étaient plus les siens.


La première fois qu'il ouvrit les yeux, il ne remarqua pas immédiatement le changement.

Alors il attendit.

Il attendit et quand aucune voix diabolique ne résonna dans sa tête et que son corps n'esquissa toujours pas le moindre mouvement contre son gré, il se surprit à ressentir quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis ce qui lui semblait être de nombreuses, interminables semaines.

Le plus étonnant était qu'il puisse actuellement ressentir quelque chose et aussi que cet espoir ne soit pas balayé par de cruelles paroles.

Ce pouvait-il…

Non.

Il n'emprunterait pas le chemin facile et douloureux de l'espoir il était sur que cette fois ci, son esprit ne survivrait pas à une nouvelle déception. Il était déjà étonné et curieux de savoir par quel miracle il était revenu à la surface après s'être perdu dans les refonts les plus profond de son âme pendant autant de temps.

Et pourtant…

Il devait savoir.

Prenant son courage à deux mains, il essaya doucement de bouger ses doigts.

Son cœur sembla rater un battement, alors qu'un frisson se meut tel un serpent depuis sa nuque jusqu'au creux de son dos.

Venait-il vraiment de –

Il recommença et une fois encore, son corps répondit aux signaux électriques envoyés directement de son cerveau jusqu'à ses doigts.

Ses doigts ?

Sans qu'il ne s'en aperçoive, ses yeux s'embuèrent. Etait-ce encore un des plans diaboliques de son tortionnaire pour le faire souffrir ?

Sentant son courage gonfler malgré tout et ne pouvant résister à la tentation, il leva un bras et amena ses doigts à hauteur de ses yeux il les observa un instant, interloqué.

Doucement, comme enchanté, il se redressa et passa les jambes sur le côté du lit sur lequel il se trouvait pour pouvoir se relever.

Tel un somnambule, et ne prêtant pas attention à l'endroit où il était, ni comment il était arrivé ici, il se dirigea vers un miroir. Tel un papillon attiré vers la lumière.

Il fixa l'image que lui renvoya le miroir avec un regard étonné quand main tremblante qui ne semblait pas lui appartenir apparut aux cotés de son visage, laissant le bout de ses doigts glisser doucement sur sa pommette, son nez, ses lèvres son menton avant d'effleurer sa mâchoire en direction de ses cheveux.

Il cligna des yeux et pencha la tête sur le côté, dubitatif.

Morinehtar, appela-t-il mentalement avant qu'il ne puisse s'en empêcher.

Le silence seulement lui répondit.

Tout lui paraissait si calme. Pourtant, quelque chose au fond de lui, le suppliait de faire attention, que cela n'allait pas durer et tout n'était qu'une question de temps.

Tétanisé à l'idée de faire un mouvement trop brusque, il pivota doucement sur ses pieds pour permettre à son regard de déambuler sur la pièce dans laquelle il se trouvait.

Il ne lui semblait pas avoir été dans cette chambre auparavant.

Finalement, ses yeux tombèrent sur une dague, posée sur une chaise, au dessus d'une pile de vêtements. Instinctivement ses jambes le portèrent jusqu'à la dague quand il comprit qu'il n'aurait pas de seconde chance.

Il la saisit délicatement entre ses mains, comme effrayé que le moindre mouvement brusque ne réveille une bête sauvage inexistante présente dans la pièce.

Il prit néanmoins quelque seconde pour observer la dague et les runes gravées délicatement dans le manche.

Sa respiration se coupa quand il reconnue l'arme comme étant celle de Fìli.

Depuis qu'il s'était réveillé, c'était la première fois qu'il pensait à lui et son cœur se serra à la pensée de son frère.

La dernière vision qu'il avait eut de son amant avait été de lui et Ori, ensemble et cela avait fini de le pousser dans les tréfonds les plus sombres de son être. C'est à cet instant précis qu'il avait comprit que plus personne ne viendrait le sauver.

Tous, les uns après les autres, avaient fini par se faire une raison et l'abandonner.

Ori et Fìli, les deux nains qui l'avaient aimé avaient décidé de se reconstruire ensemble et Thorin avait depuis longtemps fait comprendre à tout le monde que retrouver Frerin était tout ce qui comptait à ses yeux.

Mais malgré son cœur brisé, Kìli se promit que lui, aussi longtemps qu'il vivrait, ne les abandonnerait pas au sort funèbre que leur réservait le sorcier.

Il fallait qu'il le fasse.

Il fallait qu'il agisse maintenant avant que Morinehtar ne se réveille.

Kìli étouffa un sanglot soulagé à l'idée d'être enfin libéré de l'emprise du magicien et par la même occasion, de sauver sa famille. Il ferma les yeux et inspira profondément.

Il pouvait le faire.

Pour lui. Pour Fìli.

Sa deuxième main rejoint la première sur le pommeau, et ses doigts se referment sur le manche avec détermination.

Une larme solitaire s'échappa finalement alors qu'il clignait des yeux, traçant un chemin brulant dans son sillon le long de sa joue. Il retourna doucement la dague pour que la pointe soit pressée sur son torse, juste au dessus de son cœur.

Il inspira une nouvelle fois pour se donner du courage.

Il n'avait pas de temps à perdre, Morinehtar pouvait revenir d'un instant à l'autre et s'il se réveillait, il perdrait la dernière et unique chance qui lui avait été offerte.

Pour Fìli, pensa t-il avec un sourire attristé et soulagé tirant les coins de ses lèvres.

Je t'aime, pensa-t-il pour la dernière fois.


Alors qu'ils étaient tous assis autour de la table dans la salle adjoignant à la salle du trône de entrain de discuter des derniers évènements, le temps sembla soudainement s'arrêter autour de Fìli.

Les conversations autour de lui se transformèrent en un lointain bourdonnement, seulement entrecoupé par le bruit de sa respiration haletante.

Quelque chose d'imperceptible dans l'air avait changé.

Quelque chose qui lui serra le ventre et lui coupa la respiration et s'en qu'il ne s'en aperçoivent ses doigts relâchèrent la pression autour du verre qu'il tenait et qui sembla tomber au sol au ralentit.

Ce ne fut seulement que lorsque que le bruit du cristal explosant à terre retenti dans ses oreilles qu'il reprit ses esprits. Son regard se dirigea en direction de la porte.

Remarquant son malaise, Ori qui était assis à ses côtés posa une main sur son épaule, les yeux anxieux.

- Fìli, l'appela-t-il, tout vas bien?

Les autres nains présents dans la pièce se tournèrent alors vers les deux plus jeune.

- Je – commença le prince héritier avant de s'interrompre soudainement quand cette fois ci, un sentiment de détresse glaça son cœur.

D'où venait cette peine déchirante?

Ce n'était pas la sienne et quand son ventre se serra à nouveau douloureusement, il comprit.

- Kìli, souffla-t-il les yeux écarquillés.

Il ne perdit pas une seconde de plus avant de s'élancer en courant dans les couloirs qui menait à ses quartiers, ne remarquant pas si les autres avaient décidé de le suivre ou non.

Cette peine qui lui avait glacé le sang n'était pas la sienne mais celle de son frère. Les deux frères avaient toujours eut ce lien invisible les reliant et qui semblait les affecter tous les deux quand ils étaient loin l'un de l'autre.

Pendant les semaines où ils avaient été séparés Fìli, n'avait eu le choix que de cohabiter avec cette sensation et depuis qu'il avait retrouvé Kìli et que celui ci n'était plus possédé, la sensation c'était atténué. Ce qui lui prouvait que bien qu'inconscient, son amant était toujours de ce monde.

Ori et lui ne quittaient que très rarement son chevet et il détesta soudainement Thorin pour les avoir trainé dans un conseil.

Atteignant la porte de ses appartements après ce qui lui parut être une éternité, il ouvrit la porte en fracas.

Son cœur sembla exploser en mille morceaux quand il aperçut Kìli debout, une dague orienté en direction de son cœur.

- Noon !

Le cri résonna dans la chambre alors que le blond bondissait à travers la pièce tel un fauve.

Sa main eu juste le temps d'attraper le bras du plus jeune alors que leurs corps rentrait violemment en contact. Ils tombèrent tous les deux à la renverse et s'écrasèrent au sol, la dague s'échappant alors des doigts de Kìli et glissant au sol à quelques mètre d'eux.

Encore en transe, Kìli chercha à se débattre. C'était maintenant ou jamais ! Il n'aurait pas d'autre occasion !

- Non, mugit le brun, laisse moi, il faut que je le fasse, il faut que je l'abatte !

- Kìli, non –

Mais Fìli n'eut pas le temps de continuer sa phrase que l'archer rampait déjà hors de sa prise en direction de la dague.

L'épéiste réagit immédiatement, se remettant à quatre pates pour attraper une des chevilles du brun et le tirer de toutes ses forces pour l'empêcher d'atteindre l'arme.

L'archer roula sur son dos, essayant de se dégager et donna accidentellement un coup de pied au visage de Fìli. Il enregistra vaguement ce qu'il venait de faire mais ne se laissa pas distraire par la culpabilité, sachant que le sorcier ferait bien pire que ca si il reprenait le contrôle. Kìli en profita pour reprendre son chemin vers l'arme qui les délivrerait tous.

C'est alors que Thorin et Ori surgirent dans la chambre eux aussi et voyant les deux princes au sol et la dague à quelque mètre seulement du plus jeune, le roi comprit instantanément ce qu'il se tramait et se jeta sur le brun.

Il passa ses bras autour du torse de ce dernier pour essayer de le relever et ainsi l'éloigner mais avec la force qu'employa l'archer pour se débattre, le roi perdit l'équilibre et tomba en arrière, réussissant néanmoins garder sa prise sur le brun qui tomba avec lui.

Rempli d'effroi, Ori en profita pour se précipiter sur la dague et la récupérer pour la placer en sécurité.

- Lâchez moi, hurla le brun en se débâtant dans l'étreinte de son oncle, vous ne comprenez pas, il faut que je le fasse !

- Kìli, Kìli, doucement, tenta de murmurer Thorin à son oreille tout en passant une main sur son front rendu fiévreux par l'effort pour tenter de l'apaiser.

- Non il va revenir -, il va revenir et - et –

Voyant que malgré tous les efforts qu'il employait il ne pouvait se défaire de la prise, les muscles de Kìli se relâchèrent alors qu'il commençait de sangloter.

Thorin en profita pour se redresser et s'asseoir au sol, Kìli toujours entre ses bras.

- Tuez moi, sanglota le jeune nain, s'il vous plait, tuez moi ! C'est la seule solution.

Les paroles du brun brisèrent le cœur de tous les autres nains présents dans la pièce.

Toujours à genoux, Fìli s'avança doucement vers son oncle et son frère pour attraper le visage de ce dernier entre ses mains et le forcer à le regarder.

- Kìli, commença-t-il la gorge nouée à la vue de son petit frère si brisé.

Malgré toute la joie qu'il ressentait de voir son petit frère finalement éveillé, le blond sentit ses yeux s'humidifier. Il réalisa que son frère avait tellement été habitué à être possédé pendant toutes ces semaines, qu'il n'avait pas compris qu'il était désormais libre.

- Tu es libre Kìli, murmura-t-il avec un sourire se voulant rassurant et tentant de cacher sa peine.

Mais le brun secoua la tête.

- Ce n'est pas possible, tu mens, murmura-t-il, il est trop puissant, il ne me laissera jamais partir.

- Non Kìli, affirma Fìli en levant une mais pour caresser le visage de son frère, je ne pourrais jamais te mentir. Tu es libre, le sorcier n'est plus là, il n'est plus dans ton corps.

Le blond ne pu s'empêcher d'étouffer un sanglot, l'émotion nouant sa gorge.

- Tu es libre, répétât-il une énième la voix âpre, capturant finalement le regard chocolat et essayant de faire passer à travers leur regard toute la sincérité de ses paroles.

- Je – je – comment est ce possible…

Les larmes dévalaient désormais librement le long des joues du brun.

- Oh Fìli, sanglota-t-il, je ne pourrais pas affronter l'oubli une nouvelle fois, je ne pourrais pas en revenir cette fois, j'étais loin si loin de la lumière, dit-il la voix effrayé, je ne pourrais pas retrouver le chemin la prochaine fois.

Il voulait tellement croire le blond mais il était terrorisé, terrorisé de découvrir que tout ceci n'était qu'un rêve ou une farce et que le désenchantement ne le renvoi plus loin qu'il n'avait jamais été au fond de son être, si loin qu'il ne pourrait plus jamais en revenir, perdu dans l'oubli, perdu dans le néant.

Les paroles du brun résonnèrent tel un chant lugubre dans l'esprit de Fìli. Il savait à quel point ces semaines emprisonné dans son propre corps à la merci de cet être cruel avaient du être éprouvantes mais seulement en observant les yeux de son frère et en écoutant sa voix désespérée se rendit-il compte des dommages.

Affronter l'oubli une nouvelle fois. Loin si loin de la lumière

Fìli frissonna de terreur et ne pouvant pas résister, il tira Kìli hors de l'étreinte de leur oncle pour l'attirer dans ses propres bras.

Le plus jeune se laissa tomber sans force contre son ainé, avant de s'agripper a lui fermement, le nez enfoui contre le torse de son frère, laissant son odeur rassurante envahir ses sens. Sa lumière dans le néant.

- Shh, shh , tenta de l'apaiser le blond en luttant contre ses propres larmes. Tu es libre maintenant. Il n'y a que toi et toi seul.

Il passa une main derrière la tête du brun et caressa doucement les cheveux.

Leur étreinte dura une minute, une année, une vie entière et Kìli pleura et pleura encore de choc, d'incompréhension de soulagement et finalement de bonheur. Les doigts toujours agrippés à la tunique du blond, il redressa la tête et regarda son frère a travers les mèches brunes tombant devant ses yeux.

- Libre ? Il répéta dans un souffle en encrant son regard brillant dans celui bleu océan.

Il avait passé tellement de jours prisonnier de son propre corps, tellement de jours loin de ceux qu'il aimait.

- Libre, confirma le blond avec un sourire larmoyant.

Les yeux chocolat rivés aux bleus, aucun des deux frères ne s'était aperçut du départ silencieux de Ori et Thorin .

Cela n'aurait pas fait de différence. Ils étaient seuls et la terre aurait pu s'arrêter de tourner qu'ils ne s'en seraient pas aperçut.

Délicatement, Fìli captura la tête de son frère ente ses deux mains et un pouce caressa une pommette, essuyant au passage la trace d'une larme.

Enchanté par les yeux chocolats qui lui avaient tant manqué; il se pencha doucement jusqu'à ce que leur respiration s'entremêlent. Le brun ferma les yeux lorsque Fìli clôt le peux de distance qui les séparait pour sceller leur lèvres ensemble.

A ce moment là, rien d'autre n'existait autour d'eux, seul le souffle chaud de l'un sur la peau de l'autre et les deux battements de cœur résonnant à nouveau l'unisson.


Merci encore mille fois d'avoir cette suite.

J'ai commencé d'écrire le ou les dernier chapitre(s) donc je peux garantir qu'il y aura au moins un épilogue à cette histoire. Il y a encore pas mal de choses à traiter, notamment avec Thorin, Ori et Bilbo.

J'espère que vous ne serez pas trop déçues par le dénouement en ce qui concerne les deux sorciers. Une des choses que je n'ai pas oublié est que j'ai toujours voulu essayer de rejoindre l'univers de Tolkien où il me semble, les deux magiciens bleus sont parti vers les terres inconnues à l'est.

Je trouvais aussi que les tuer aurait été trop cliché et de plus, j'aime l'idée d'un Fili changé, qui au cour de ce périple s'est recentré, retrouvé et dont la violence ne fait plus parti des solutions qu'il veut adopter.

Encore une fois, je serais vraiment contente de poster votre fin alternative si ca vous tente, même si cela est un, deux chapitres ou deux phrase,s un paragraphe etc

Prenez soins de vous !