Miou tout le monde !

Il fait beau, le soleil brille, les oiseaux chantent et globalement la planète se porte mieux quand les humains sont confinés. Bref, la vie pourrait aller plus mal.

Disclaimer : Ah bah si c'était pas moi la détentrice d'Hetalia au début, il y a peu de chances que ce soit moi à la fin...


Sadiq se réveilla avec une terrible migraine, et quelques doutes concernant ses souvenirs de la veille. Il n'eut cependant pas le loisir de douter de leur véracité avant de réaliser qu'il se trouvait dans un lit qui n'était pas le sien, avec ses vêtements et des chats un peu partout. Le mage commença à écarter quelques-uns des encombrants félins pour se redresser, quand une voix ensommeillée l'interrompit.

- À ta place, j'éviterais de bouger.

Sadiq tourna la tête un peu trop vite, ce qui le fit grimacer. Réflexe par ailleurs relativement inutile, puisqu'il avait parfaitement reconnu la voix en question.

- Héraklès ? Tu peux m'expliquer ce que je fais dans ton lit ?

Le grec étouffa un bâillement, puis se tourna pour faire face à son invité. En bougeant, il prit grand soin de ne pas déranger les chats qui dormaient sur les draps, ce qui le força à abandonner l'idée de couvrir la majeure partie de son corps.

- Tu es tombé inconscient après avoir intercepté un sort qui m'était destiné. J'imagine que c'est un de ces cas où l'on agit sans réfléchir, bien qu'en réalité, cette expression soit probablement inexacte dans la mesure où le cerveau humain est constamment en activité. En fait, il serait peut-être plus approprié de dire que l'on agit en réfléchissant trop vite pour prendre le temps de réellement mesurer les implications de l'action que l'on s'apprête à réaliser, mais dans ce cas, ça recentre le problème sur la relation décisionnelle entre le corps et le cerveau, même si philosophiquement ce n'est jamais qu'un concept entier dont la séparation est au mieux hasardeuse, puisque la...

- Stop ! le coupa le mage. Juste ce qu'il s'est passé après que je sois devenu inconscient. Et sans dérive philosophique, s'il te plait.

Devant la grimace de Sadiq et la façon dont il avait entouré sa tête de ses mains, Héraklès esquissa un sourire moqueur.

- Tu étais d'accord pour discuter philosophie avec moi, hier soir...

L'ottoman enleva son masque pour rendre visible le regard noir qu'il envoya au grec, plus par principe que par réel énervement. Il constata cependant rapidement que ledit regard n'avait absolument aucun effet sur son partenaire, et laissa tomber cette stratégie au profit d'une autre.

- Je ne retire rien à ce que j'ai dit hier, répondit-il avec douceur. Mais je suis devenu inconscient après avoir encaissé un choc magique destiné à te tuer, et tu es resté seul avec un autre magicien qui avait la capacité de lancer une deuxième attaque du même genre. Donc si ce n'est pas trop demander, j'aimerais que tu m'expliques pourquoi et comment tu es encore en vie.

- Tu as conscience que la réponse risque d'être longue et que si je te dis ce qui s'est passé, il y a de grandes chances que tu ne me croies pas ?

- Je prends le risque, répliqua Sadiq en souriant.

Durant les minutes qui suivirent, Héraklès lui raconta tout ce qu'il avait manqué. Sa réaction et celle de Gupta, la deuxième attaque, l'intervention de sa mère et leur discussion. S'il n'omit rien, il se permit toutefois un certain nombre de digressions philosophiques et le mage dut régulièrement le rappeler à l'ordre pour que l'histoire garde un semblant de cohérence. Lorsque le grec eut terminé, Sadiq passa une main sur son visage, et tenta de tout mettre en place dans son esprit. Curieusement, malgré l'aspect invraisemblable de tout ce qui s'était passé, il était prêt à croire son ex-rival de toujours. Avec un soupir suivi d'un sourire moqueur, il en fit part à Héraklès.

- Je te crois. Ce serait bien le genre d'Héléna de faire ce type de coup fourré... Le chat est toujours là ?

D'un signe de tête, son interlocuteur lui désigna une chaise, sur laquelle la demoiselle grise dormait, roulée en boule sur elle-même. Cependant, elle dut sentir qu'on parlait d'elle et ouvrit brusquement les yeux. Après quelques étirements de rigueur, elle sauta souplement sur le lit et s'assit juste en face du mage, en le regardant droit dans les yeux.

Sadiq lui rendait son regard, pas du tout prêt à céder devant un simple matou, fut-il l'incarnation de la volonté d'une nation. L'affrontement silencieux dura quelques instants, puis la chatte s'avança d'un coup pour donner un coup de langue éclair sur le nez de la nation ottomane. Sans laisser à son adversaire le temps de réagir, elle sauta du lit et se retourna pour lui tirer la langue avant de sortir majestueusement de la pièce.

Le temps que le mage réalise ce qui s'était passé, Héraklès le regardait déjà avec un air à la fois amusé et satisfait.

- On dirait qu'elle t'aime bien, finalement.

- Si un seul des tes fichus sacs à puces me refait ça, je le transforme en carpette.

- Pardon ?

Bien que sa phrase ait davantage été maugréée sans réelle intention de passer à l'acte, Sadiq sentit que le sujet était toujours aussi sensible pour le grec. Il soupira, puis reprit plus posément, sa main allant caresser la peau de son partenaire.

- Je ne compte pas leur faire du mal. Mais je t'avoue franchement que ça ne m'emballe pas de devoir constamment vivre avec eux. Surtout pour... certaines activités.

Il acheva sa déclaration avec un regard éloquent, en même temps que sa main descendait un peu plus bas sur le torse d'Héraklès. Immédiatement, leurs yeux se chargèrent d'un tout autre type de regard et une légère tension s'installa dans la pièce et dans leurs voix.

- Qu'est-ce que tu proposes ?

- Pour commencer, on a toujours un contrat à rédiger, commença l'ottoman. Et je pense que ce sera plus pratique de le faire chez moi.

- On pourrait le faire ici aussi, répliqua le grec.

Le représentant de la Grèce commençait à deviner où son partenaire souhaitait en venir, et était bien décidé à ne pas céder aussi facilement.

- Tu nous connais, on en a pour plusieurs jours rien que pour définir la langue dans laquelle on va l'écrire, contra Sadiq. Et j'étais sérieux lorsque je disais que je comptais bien rattraper la dernière décennie...

Tout en parlant, le mage avait commencé à faire des caresses un peu plus appuyées, à se rapprocher sensuellement du corps de son amant, et le regardait avec des yeux brûlants. Il ne doutait pas de ses capacités, et savait d'expérience qu'Héraklès n'y était pas insensible. S'il lui fallait user de ses charmes pour obtenir ce qu'il voulait, le mage n'y voyait pas le moindre inconvénient.

- Et... qu'est-ce que ta résidence a de plus approprié que la mienne pour négocier ce genre d'accord ? murmura le grec.

Si Sadiq souhaitait jouer sur ce terrain, Héraklès n'y voyait aucun inconvénient non plus. Ils étaient deux à pouvoir jouer. Lui aussi commença à promener sa main sur son partenaire, mais seulement au-dessus des vêtements. Il effleurait à peine un bout de peau ici et là, sachant qu'avec la fatigue accumulée, le moindre toucher devait avoir plus d'effet que d'habitude. Et au vu du léger frissonnement que le mage tenta de réprimer lorsqu'il effleura son cou, il avait vu juste.

Sadiq allait l'embrasser pour répliquer face à une attaque aussi déloyale, lorsqu'un chat sauta entre les deux, tourna quelques instants puis finit par s'asseoir pour faire sa toilette. Pile dans le minuscule espace laissé entre leurs deux corps.

Légitimement frustré et agacé par la coupure nette d'un moment qui était si bien parti, le mage lança une réplique destinée à clore définitivement les négociations.

- Chez moi, aucune chance que CE genre de problème arrive.

- Si je viens chez toi, mes chats viennent aussi.

- C'est non.

- Je ne pars pas plusieurs semaines d'affilée en les laissant seuls ici.

- Il est hors de questions de laisser tes félins envahir mon palais.

- Ils sont tous propres et savent se tenir.

- La preuve que non, ironisa Sadiq en désignant celui qui s'était glissé entre eux.

- Peu importe, je ne pars pas sans eux.

Devant l'air décidé, l'ottoman soupira et suggéra un compromis, se doutant que le grec refuserait d'abandonner sur ce point.

- S'ils viennent, je mets des conditions.

- Lesquelles ?

Héraklès se méfiait à juste titre des conditions en question. Sadiq avait accepté trop vite de baisser les bras pour que ce soit sans contrepartie.

- Primo, ils ne viennent pas tous. Quatre ou cinq au maximum.

- Seulement ? Ce n'est pas la place qui manque pourtant chez toi...

- Secundo, ils n'ont pas accès à certaines pièces. La cuisine, mon laboratoire, la bibliothèque et ma chambre, entre autres.

- C'est cruel d'empêcher un esprit libre d'aller où il le souhaite.

- Et tertio, si je cède là-dessus, tu me devras une faveur en échange. De valeur équivalente en terme d'importance, cela va de soi.

- Parce qu'en plus tu estimes que c'est une faveur que tu me fais ?

- Tu devrais t'estimer heureux que je ne mette que trois conditions.

La conversation qui s'ensuivit les occupa jusqu'à la fin de la journée, entrecoupée de moments où la température montait. Moments presque tous interrompus par une intervention féline. Sadiq en avait les nerfs à vif de ne pouvoir que commencer à chauffer Héraklès, sans jamais pouvoir aller plus loin que quelques caresses et un baiser volé ici et là. Fort heureusement pour lui, la frustration augmentait des deux côtés et jouait en sa faveur.

Le soleil se couchait lorsqu'ils trouvèrent un terrain d'entente durable, après plusieurs heures de négociations menées dans le salon, la chambre et la cuisine.

- Bon, puisqu'on est enfin d'accord, commença Sadiq, est-ce que tu crois qu'on pourrait envisager d'aller faire dormir tes chats dans une autre pièce pendant quelques heures ?

La tension dans la voix du mage n'échappa pas au grec, qui se permit un sourire moqueur. Il ne fit cependant aucun commentaire, étant lui-même à fleur de peau avec toutes leurs tentatives de rapprochement avortées. Même lorsqu'il était allé leur préparer de quoi manger quelque chose et que Sadiq s'était glissé derrière lui, ses chats avaient trouvé le moyen de les interrompre.

Héraklès émit un petit sifflement, et remplit plusieurs gamelles avec de la nourriture pour chats. Aussitôt, presque tous les félins de la maisonnée accoururent vers l'origine du bruit. Avec un clin d'oeil, le représentant de la Grèce indiqua la chambre à son ex-rival. Une fois qu'ils eurent gentiment fait sortir les derniers retardataires et fermé la porte, le mage se permit une réplique légèrement acerbe.

- Tu savais comment faire pour les éloigner depuis tout ce temps et tu ne l'as pas fait plus tôt ?

- Ils ont l'habitude que je leur donne à manger autour d'une certaine heure, je n'allais pas changer ça juste pour te faire plaisir, répondit Héraklès en haussant les épaules.

Cependant, son attitude nonchalante était démentie par un regard joueur. Lorsqu'il acheva de se déshabiller et fit mine de s'endormir après s'être allongé dans une position plus que suggestive, le mage sentit un autre type de colère gronder en lui.

- Ça, tu vas me le payer...

Quelques instants plus tard, il s'allongeait à côté d'Héraklès et embrassait son cou, tandis que sa main glissait sensuellement le long de ses hanches. Un soupir de plaisir échappa au grec, qui se laissa faire quelques instants. Allongé sur le dos, le mage contre lui, il pouvait déjà sentir son sexe se réveiller sous les attentions pourtant sages. Il tourna rapidement la tête, et passa une main dans les cheveux de celui qui avait été à la fois son rival, son allié et son amant, et qui allait bientôt redevenir un peu des trois. Il n'eut même pas à chercher ses lèvres, Sadiq ayant comblé la distance qui les séparait dès qu'il en avait vu la possibilité.

Les lèvres de l'ottoman étaient douces, et sa façon d'embrasser bien plus tendre que dans les souvenirs d'Héraklès, souvenirs incluant la nuit précédente. Pour autant, il véhiculait bien plus d'émotions que le simple plaisir. Il en allait de même pour ses caresses, le mage ne semblait plus chercher à tout prix la satisfaction d'un désir inassouvi, mais quelque chose de plus intime. Il en faisait un moment qui n'appartiendrait qu'à eux deux.

Sadiq profitait de l'instant. Dans leur baiser, il retrouvait ce qu'il avait senti quand le grec l'avait embrassé pour la dernière fois avant leur séparation. Mais cette fois, il participait aussi et cherchait à transmettre des sentiments, pas seulement à en recevoir. Et force lui était d'admettre que cela rendait l'échange bien meilleur que ce à quoi il était habitué. Leurs lèvres s'ouvrirent rapidement pour permettre à leurs langues de se trouver, et Sadiq se focalisa très vite sur la domination de leur échange, jouant avec les sensations de son amant.

Cette attitude expliqua sûrement pourquoi il se rendit compte avec un peu de retard qu'Héraklès avait une main sur ses fesses et était en train de basculer pour lui faire face. Dans cette position, leurs sexes dressés se touchaient, ce qui avait comme conséquence d'à la fois satisfaire une partie de ses envies, tout en attisant son désir pour le corps de l'autre.

Sadiq interrompit le baiser, une main au niveau de la nuque du grec dont les yeux envoyaient un message clair concernant ses intentions.

- Je peux savoir ce que tu es en train de faire ? demanda le mage.

- Tu pensais vraiment que je n'aurais pas envie d'échanger les rôles ? Moi aussi j'aime être au-dessus.

En parlant, Héraklès avait rapproché ses lèvres de la clavicule de l'ottoman et commença à la mordiller. Avant que Sadiq proteste, il fit en sorte de le distraire en frottant davantage leurs érections l'une contre l'autre. Lorsqu'il cessa ce petit manège pour relever la tête, une jolie marque violette avait fait son apparition sur la peau hâlée du mage.

- Tu m'as...

- Oui, le coupa Héraklès. Ça te pose un problème ? ajouta-t-il.

Et avant qu'il puisse répondre, le grec recommença à l'embrasser, cette fois avec davantage de passion, si bien que Sadiq n'eut pas d'autre choix que d'y répondre. Le baiser fut toutefois de plus courte durée, car Héraklès passa d'un coup au-dessus de lui pour prendre un petit flacon dans sa table de chevet.

- Tu as vraiment l'intention de me prendre ? fit Sadiq avec un air circonspect.

Pour toute réponse, le grec trempa ses doigts dans le lubrifiant et se repencha sur son amant. Les prunelles vertes semblèrent s'accrocher aux prunelles ambrées, et les deux corps ne furent bientôt plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre.

- Je ferai tout pour que ça te plaise, fais-moi confiance, murmura Héraklès. Et si vraiment tu n'apprécies pas... il sera toujours temps d'inverser. D'accord ?

Les paroles et la voix de son amant firent disparaitre les doutes de Sadiq en un instant. Il acquiesça en silence, et laissa le grec commencer doucement à caresser son entrée. Les mains d'Héraklès étaient chaudes, ce qui l'aida à se détendre et permit au grec de rentrer doucement un premier doigt sans qu'il ressente plus qu'une vague gêne. Pendant ce temps, le mage continuait à profiter du corps superbement dessiné qui le surplombait. Ses mains dessinaient la courbe de chaque muscle, s'arrêtant parfois sur le sexe d'Héraklès pour le prendre en main et jouer avec son plaisir.

Dans un sourire provocateur, le grec attendit un de ces instants pour se redresser, et se mettre à la fois à masturber le membre du mage et ajouter un doigt supplémentaire. L'ottoman loupa une respiration, et renvoya un regard qui indiquait clairement ce qu'il pensait d'une tactique aussi déloyale. Cependant, le plaisir prit le dessus en quelques secondes, l'empêchant de fusiller son amant du regard.

Au bout de quelques minutes à progresser de la sorte, Héraklès était désormais à trois doigts et sentait que trouva la prostate du mage, qui en eut le souffle coupé et se raccrocha aux draps pendant une fraction de seconde. Le grec se mordit la lèvre devant la vision, et estima que la préparation devait être suffisante.

Lui en tout cas ne tenait plus en voyant Sadiq se pâmer sous lui, simplement grâce à ses doigts. Il les retira et approcha son sexe, au bout duquel perlaient quelques gouttes de liquide pré-séminal. Avant d'entrer, il posa ses deux mains au-dessus des épaules de l'ottoman, et le regarda droit dans les yeux.

- Tu me fais confiance ?

Le mage ne répondit pas directement, mais releva la tête pour l'embrasser et rapprocha son bassin de celui d'Héraklès, son sexe frottant contre les abdos du grec. Ce dernier interpréta ces gestes comme un accord, et s'enfonça avec autant de douceur qu'il le put, résistant à l'envie grandissante d'y aller immédiatement vite et fort. Embrasser et prendre Sadiq en même temps était en train de lui faire perdre la tête.

Il n'eut heureusement pas à se retenir longtemps, son amant lui indiquant au bout de quelques instants seulement qu'il pouvait commencer à bouger. Alors Héraklès commença à se déhancher, prenant d'abord le temps de sortir et rentrer complètement pour habituer le mage à sa présence.

Sadiq redécouvrait des sensations depuis longtemps oubliées, et avait du mal à garder les idées claires sous les coups de reins pourtant lents. Héraklès était juste au-dessus de lui, et lorsqu'il ne l'embrassait pas, il le regardait comme si le reste du monde n'existait pas. Pendant ces moments-là, l'ottoman le dévorait du regard, se promettant qu'il ne le laisserait jamais partir. Du moins lorsqu'il arrivait à penser. Presque mécaniquement, ses mains touchaient et caressaient tout ce qu'elles pouvaient, retrouvant les zones qui avaient fait gémir Héraklès par le passé.

Joueur, Sadiq se permit même de le regarder lascivement en prenant son sexe en main pour une séance masturbatoire, en même temps qu'il posait son autre main sur un des pectoraux de son amant. La réaction ne se fit pas attendre, et en moins d'une minute de ce traitement, Héraklès abandonna l'idée d'y aller en douceur.

Ses coups de reins se firent plus puissants et plus rapides, et il dut se tenir à l'épaule et la hanche de Sadiq pour maintenir leur position. L'ottoman se mit à murmurer son prénom entre deux respirations hachées, les yeux mis-clos sous l'effet du plaisir. Le sexe de celui qu'il avait si longtemps désiré qui allait et venait en lui, c'était juste trop bon, en conséquence de quoi il s'abandonnait totalement au plaisir.

Héraklès pilonnait son amant sans la moindre honte. Tout semblant de réserve concernant la position de l'un ou de l'autre avait été renvoyé au vestiaire, et lorsqu'il avait trouvé la prostate du mage, celui-ci n'avait même pas essayé de dissimuler la décharge de plaisir qu'il avait ressentie. Il s'était agrippé aux draps en gémissant, manquant de les déchirer lorsque le grec avait recommencé.

Une sensation familière s'installait progressivement dans le corps de Sadiq, qui sentait la jouissance arriver sans pouvoir prévenir Héraklès pour autant. Incapable de résister à l'envie de tout avoir de son amant, il lâcha les draps pour attraper la tête du grec, redresser la sienne et plaquer leurs bouches l'une contre l'autre.

Nullement gêné par ce changement soudain d'équilibre, Héraklès en profita pour toucher le sexe de Sadiq en même temps qu'il continuait ses coups de hanches, sachant qu'il ne tiendrait probablement plus très longtemps avant de jouir. Entretemps, les deux trouvaient le moyen de prononcer le nom de l'autre dans le peu de temps où leurs lèvres se séparaient.

Il ne fallut pas plus de quelques va-et-vients sur le membre dressé de Sadiq pour que celui-ci jouisse en maculant leurs ventre de sperme. Son orgasme déclencha celui du grec, et ils se perdirent ensemble dans les nimbes du plaisir.

Ils restèrent dans cette position quelques instants, accrochés l'un à l'autre, haletants et en sueur, profitant simplement de la sensation extatique qui s'installait en eux.

Un peu plus tard, allongés l'un contre l'autre, les deux nations émergeaient paisiblement de l'état post-orgasmique lorsqu'un bruit derrière la porte attira leur attention.

- Mrrrrraou !

Le miaulement indigné arracha un semblant de rire incrédule à Sadiq, qui s'avachit immédiatement sur son amant.

- Au cas où tu voudrais aller ouvrir la porte, expliqua-t-il avec un sourire moqueur.

- Pas maintenant, répondit Héraklès. Trop fatigué.

- Si ça t'épuise autant de le faire dans ce sens...

Le mage laissa sa phrase en suspens, sachant pertinemment que le silence se chargerait de faire passer le sous-entendu impliqué.

- Si ça ne t'a pas plu, tu peux le dire directement, contra le grec.

Dans un nouveau rire, Sadiq rendit les armes, autant parce que lui aussi était fatigué par leur séance, que pour faire disparaitre la pointe d'inquiétude qu'il avait senti dans la question.

- J'ai aimé. Je pensais que c'était assez évident. Pour autant, ne t'imagine pas que ce sera dans ce sens à chaque fois.

- Je ne m'en fais pas pour ça, sourit Héraklès avant de l'embrasser.

En soupirant, le mage revint à sa place initiale.

- Je sens que ce contrat va réellement nous prendre des semaines, fit-il en réponse à la question muette.

- C'est possible oui, admit le grec.

Ils restèrent encore l'un contre l'autre sans parler, observant les derniers vestiges du jour disparaitre par la fenêtre. Et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre sans vraiment sans rendre compte.

-oOo-

Le lendemain, Sadiq avait suffisamment récupéré pour les transférer magiquement chez lui. Après quelques mots échangés avec un domestique, Sadiq emmena directement Héraklès dans sa chambre. Le grec se contenta de lever les yeux au ciel en voyant son amant mettre les chats à la porte sans la moindre hésitation, Kida comprise.

- Bien. Maintenant, on va pouvoir se pencher sur ce fameux contrat, déclara Sadiq.

Il se pencha sur son bureau pour préparer quelques feuilles et de quoi écrire, mais sentit tout à coup la présence du grec dans son dos. Celui-ci n'y resta pas longtemps avant de prendre la main du mage pour l'emmener vers l'énorme lit. À peine fut-il assez proche qu'il s'affala dans les coussins colorés en posant un regard empli de luxure sur son hôte.

- Si on commençait par se pencher sur autre chose plutôt ? lança-t-il d'une voix suave.

- Si on prend du retard, ce sera entièrement de ta faute, répondit Sadiq.

Le ton vaguement réprobateur était entièrement démenti par l'attitude du mage, qui avait commencé à se déshabiller à la seconde où Héraklès l'avait attiré vers son lit. Le grec n'eut même pas à demander pour le masque, car Sadiq l'enleva en même temps que tout le reste avant de lui adresser un clin d'oeil complice et de se pencher sur son amant.

- J'apprécierais que tu continues à faire comme si tu ne m'avais jamais vu sans. J'ai une réputation à tenir.

- Ça, ça va se négocier, répliqua Héraklès avant de l'embrasser.


Je profite de cet espace pour retenir votre attention une minute supplémentaire. Le chapitre de la semaine prochaine sera le dernier. Donc si vous avez des envies de truc sucré, des idées que vous aimeriez voir pour la fin, ou n'importe quoi d'autre, c'est le moment de le faire savoir ^^

Plein de brioche pour vous !