- Merci à msbhkllr pour son Follow et son Fav ! on vient d'envoyer par la poste ta jupette, pense à mettre une culotte en laine par ces temps-ci ça caille un peu ^^
Hellllooooo les poulets et poulettes, ici Little Tartine ! Ressortez vos robes légères, vos chapeaux de paille et vos tongues car dans ce chapitre nos fifilles partent à... Alabasta ! Et qui dit Alabasta, dit forcément chaleeeuuuuuuur ! Sans spoiler, je peux juste vous dire que ce chapitre fait du BIEN ! Vous retrouverez l'unique LCDAH à la fin ! Des bisous !
Chapitre vingt
Alabasta
Point de vue Akira :
Oh ce rocher ! Il est presque doré ! Et toute cette étendue de sable... C'est donc ça qu'on appelle le désert ? C'est spectaculaire ! J'impose à mes yeux la fonction « appareil photo » pour pouvoir me souvenir plus tard de tous ces paysages qui m'étaient méconnus. Mon visage est complètement aplati contre la vitre du bus depuis près d'une heure. J'entends Nami m'appeler :
- Akira, si tu continues à déformer ta figure, on va pouvoir faire des crêpes avec tes joues pour ce soir.
- Bonne idée, approuve Vivi. Je mettrai beaucoup de curry dans la mienne.
- Et moi de la confiture de mandarine.
- Ah non ! riposte Lilly.
La blanche me tire vers elle et me force à lui faire face. Elle place ses mains sur mes joues et les fait rebondir. « Sbouig sbouig ». Elle se met à pouffer :
- C'est mieux quand elles sont dodues, non ?
Je l'imite et fais remonter ses pommettes. « Sbouig sbouig ». Je m'exclame, radieuse :
- Ooooh ça fait le même son !
- C'est trop fort ! s'émerveille Lilly sans s'arrêter.
Tout l'habitacle du bus est envahi par des « sbouig sbouig » incessants. Les passagers commencent à se retourner pour nous lancer des regards courroucés. Le rire de Nami, qui est assise derrière nous avec Vivi, met fin à notre délire :
- Ah bah voilà ! Je préfère mille fois vous observer en train de faire les folles, t'en penses quoi Vivi ?
- Je n'aurais pas dit mieux, répond la concernée en lui adressant un clin d'oeil complice.
- D'ailleurs Lilly-chaaan, je suis curieuse d'apprendre pourquoi tu comptes venir si tu as, je te cite, « dit tout ce que tu avais à nous dire le jour de ta rentrée » ?
Une goutte de sueur apparaît sur la tempe de mon amie qui se détourne de la rousse pour se rasseoir normalement. Elle croise les bras sur sa robe rose chair qui est ample et qui descend jusqu'à ses chevilles. Ses manches sont longues et tiennent sa peau délicate à l'abri des rayons fielleux du soleil. Quant à son décolleté, il rivalise avec celui de Nami, c'est pour dire. Mon style est radicalement différent. Débardeur à fines bretelles couleur coquille d'œuf, pantalon sépia en lin taille haute et tongs. Notre seul point commun est ce chapeau de paille que Lilly a acheté en double. J'adore l'idée de partager le même accessoire qu'elle !
La blanche regarde ailleurs et dit d'un ton indifférent :
- J'avais du temps libre, c'est tout.
- Mais bien sûr, je vais te croire ma petite ! réplique Nami hilare en tapotant sur son chapeau.
Même attachés, les cheveux de Lilly font toujours « sboing sboing ». Elle se renfrogne et ignore la rouquine. Je ne savais pas que mes deux amies avaient eu ce genre de discussion. Toutefois je ne peux m'empêcher de sourire. Quelque chose a changé chez Lilly depuis hier. Evidemment, je ne sais pas quoi. Pourtant, même si je me sens encore ignorante, le discours qu'elle m'a tenu la veille m'a rassurée. « Sans toi… je serais partie depuis longtemps… ». Cette phrase m'a convaincue d'une chose : Lilly n'a jamais songé que j'étais nulle comme amie.
Nous descendons du bus et sommes assaillies par l'enfer en personne. Une vague de chaleur assommante nous percute de plein fouet. Lilly et moi nous cramponnons au flanc du véhicule tellement c'est insoutenable. La ville d'Alabasta ne se trouve qu'à une heure et demie de route de Rough Tell et pourtant ici la température doit être deux fois plus élevée. Comment expliquer ce phénomène ? Je tourne la tête vers Nami qui est occupée à décharger ses trois valises du bus. Elle porte un top citrouille qui laisse à la fois voir la moitié de ses seins et son nombril. Pour le bas elle a opté pour une jupe corail « ras-l'oignon ». Ne me regardez pas comme ça, c'est son expression à elle.
- C'est parce que tu es presque nue que tu n'es pas sensible à cette fournaise ? s'enquiert narquoisement Lilly.
- En partie oui, mais c'est surtout parce que je rends souvent visite à ma meilleure amie et que je me suis familiarisée avec le climat.
Tandis que les passagers du bus se dispersent dans la ville, je laisse promener mon regard sur les maisons construites dans de la terre claire qui entourent notre arrêt de bus. Je me demande où habite Vivi ? Je me tourne vers elle. Elle est la seule d'entre nous à ne pas avoir pris de bagages. Elle a fait l'aller-retour pour nous accompagner, c'est une gentille attention. Je hausse un sourcil. Elle a relevé sur ses cheveux la capuche de son caftan bleu cobalt. Pourquoi elle...
- Akira, Lilly, je vous prie de m'excuser pour mon impolitesse. Il se peut que je ne me sois pas encore présenté dans les normes.
La blanche, qui a utilisé la moitié de l'eau présente dans son corps pour extraire ses QUATRE valises de la soute, m'adresse un haussement de sourcil éloquent. Je suis aussi interloquée qu'elle. Pourquoi Vivi s'adresse à nous de cette façon formelle tout à coup ? Elle place la main sur son buste et s'incline légèrement vers nous. Puis elle déclare à voix basse, sans doute pour éviter de se faire remarquer :
- Je m'appelle Nefertari Vivi, je suis actuellement la princesse de la ville-royaume qu'est Alabasta. Peu de personnes au lycée Grand Line connaissent mon identité monarchique, je suis navrée de vous l'avoir cachée à vous aussi.
Et alors Lilly et moi réagissons exactement de la même façon. Nous soulevons très haut nos épaules et déclarons en chœur :
- Et alors ?
Vivi papillonne des paupières puis se met à rire tout comme Nami.
- Je savais que vous diriez ça ! Tu vois Vivi, tu n'avais pas à t'inquiéter de tes origines.
- Mais oui Vivi ! je m'exclame en la secouant comme un prunier. Tu es qui tu es !
- Et puis tu es une princesse, rassure-toi tu es loin d'être un monstre, ajoute Lilly en lui souriant.
Cette dernière dégaine d'immenses lunettes de soleil qui lui mangent le visage.
- Bon c'est quoi le plan à présent ? Rester ici à se cramer les yeux pour échouer lamentablement à notre prochaine évaluation ophtalmologique ?
- Dis donc Lilly, je te trouve très... épicée aujourd'hui, fait remarquer Nami en se frottant le menton. Tu es stressée à l'idée de te confier ?
- J'ai surtout peur d'affecter ma vision et de ne plus pouvoir être efficace aux mots croisés.
A cette réplique « made in Lilly », nous rions toutes les trois de bon cœur et sommes bientôt rejointes par la blanche. Et c'est dans l'euphorie que nous commençons à arpenter les rues brûlantes d'Alabasta. Notre balade ne se fait pas vraiment dans la pudeur. Pour sur, nos gloussements combinés aux sept valises de Lilly et Nami que nous traînons ne sont pas des archétypes de la discrétion. Seule Vivi semble un peu à part et n'arrête pas de remettre en place sa capuche. Peut-être qu'elle ne souhaite pas être reconnue par ses citoyens. C'est curieux. Je me penche vers elle et lance sur le ton de la conversation :
- Dis Vivi, tu en fais du chemin pour venir à l'école ! Tu prends le bus tous les jours ?
Oups, je crois que ma question la met mal à l'aise. La rouquine, qui avait noué son bras à celui de Lilly, s'en détache pour voler à mon secours :
- Penses-tu ! Vivi vient parfois en hélicoptère ou en jet privé, tout dépend des tempêtes de sable qui menacent parfois la cité.
- Nami ! rouspète sa meilleure amie.
- Rooooh ça va, on a décidé de tout se dire, non?
Je hoche la tête gaiement, ressentant pleinement le bien-être de posséder des amies sur qui compter. Nami avait raison. Je n'aurais pas dû les tenir à l'écart de ce qui me pèse. Jusqu'à maintenant je n'ai fait que m'alourdir, refusant de me délester de ces poids pour ne pas enquiquiner les autres. « Un véritable ami est surtout là dans les passages pénibles d'une vie, à nous soutenir, à nous écouter, à nous aider pour aller de l'avant ! ». C'est ce qu'elle avait dit. Rarement des mots ne m'ont autant ébranlée. Je desserre les poings, comme pour libérer les chaînes dans lesquelles je me suis emmêlée. Puis je coule un regard vers Lilly.
Elle n'a pas acquiescé à la remarque de Nami. Toutefois, je note qu'elle ne l'a pas contestée non plus.
/
Crotte de bique.
Nous voilà séparées.
Évidement il fallait que ça nous arrive sinon ce ne serait pas drôle ! Nous sommes passées sur la place principale de cette ville colossale. A bien y regarder toute cette affluence, il n'est pas étonnant que Vivi et moi ayons perdu de vue nos deux autres comparses. Et pour couronner le tout, la chaleur menace de m'assassiner d'un instant à l'autre. J'attrape mon amie par le poignet et l'entraîne à l'écart – et surtout à l'ombre - pour que nous soyons plus tranquilles. Je dégaine mon mobile mais elle me retient avant que je ne compose le numéro de Lillynette.
Les portables ne passent pas à l'extérieur à cause des particules de sable.
- C'est pas Dieu possible ?!
- Et si, soupire-t-elle d'un air désolé. A l'inverse quasiment toutes les habitations sont équipées pour capter du réseau. Viens, allons chez moi, nous allons prendre un raccourci. Nami aura également cette idée, nous pouvons lui faire confiance.
- Tu habites où ?
- Assez loin, malheureusement. L'arrêt où nous a déposées le bus est la seule correspondance qui mène à Rough Tell. Si j'avais su que notre virée tournerait ainsi j'aurai demandé à mon père d'envoyer l'hélicoptère.
Ses épaules affaissées me font mal au cœur. Je lui tapote le dos et lui sors ma botte secrète : ma grimace la plus performante. Elle me toise avec des yeux ronds pour se plie en deux de rire. Parfait !
- Ah ah ah c'était quoi ça ?
- C'est Luffy qui me l'a apprise.
- Ça ne m'étonne pas de sa part !
Je lui souris, remonte mon sac à dos - qui constitue mon seul bagage - sur mes épaules et lui propose de poursuivre notre chemin. Ne souhaitant pas que Vivi replonge dans sa mélancolie inattendue, je me mets à lui poser tout type de questions sur l'architecture de sa ville. Les maisons sont tellement dépaysantes ! Elle m'explique alors que ces logis ont été construites en ayant pour modèle des habitations égyptiennes. Ils ont donc été façonnés dans de l'adobe, c'est-à-dire un mélange de terre, d'eau et de paille qui fut comprimé et séché au soleil. Malgré sa taille, la situation économique de l'agglomération est pour le moins instable. Le taux de chômage est assez impressionnant car Alabasta ne possède pas les mêmes atouts géographiques et climatiques qu'une ville comme Rough Tell. La famille royale se bat chaque jour contre l'inflation et aide au mieux ses citoyens. Par conséquent, ces habitations au coût de fabrication réduit sont monnaies courantes ici.
On ne dirait pas comme ça mais les murs de ces maisons sont mieux isolés que ceux qu'on retrouve dans des villes plus urbaines. De plus, à Alabasta la température ne descend jamais en dessous de dix degrés, même en plein hiver. Ces logements en terre conservent à merveille la fraîcheur, ce qui est idéal dans une agglomération qui est autant en proie à la canicule.
La jeune fille aux cheveux azur parcourent de ses prunelles sombres les bâtisses. Eh ben quelle histoire ! Maintenant que nous nous situons dans son royaume, je peux pleinement percevoir toutes les responsabilités qui lui incombent. Tout à coup elle s'arrête et un beau sourire fleurit sur ses lèvres délicates. Elle s'incline près de mon oreille.
- Regarde sur le troisième toit en partant de la gauche.
Je m'exécute et surprends Koza qui nous observe à l'aide de jumelles. Ouais, non, je ne suis plus du tout surprise qu'il se trouve dans les parages de Vivi. L'inverse m'aurait nettement plus estomaquée. La bleuté rabat davantage sa capuche avant de lui adresser un grand signe du bras :
- Youhouuuuuuuu !
Pris en flagrant délit d'espionnage, le « soldat-ninja » perd l'équilibre et atterrit dans un étal de fruits et légumes. Espérons que sa tête n'ait pas heurté de pastèque. Vivi m'entraîne à sa suite et nous rejoignons un Koza... couvert de SANG ?! Je me jette à ses côtés :
- Doux Jésus, il faut vite appelez les secours ! AAAAAH mais comment faire sans réseau ?! Vous, madame la Vendeuse, passez moi les clés de chez vous je vais...
- C'est de la grenade, fait simplement remarquer Vivi en passant son doigt sur le front de son « ami ».
- Ah ! Me voilà rassurée.
Pendant que Vivi paye les dédommagements auprès la marchande, je suis comme hypnotisée par des ananas. Il y a des Marco partout ! Quant à Koza... Ah mais... !
- Minute papillon, ricane Vivi en le saisissant par le col. Ne crois pas que tu vas prendre la poudre d'escampette comme ça, pas après m'avoir mâtée du haut de ton perchoir.
- Que dis-tu ?! s'offusque Koza rouge pivoine. Et puis ce genre de propos ne te ressemble pas ! Je sais ! C'est Nami qui a utilisé une technique de ninjutsu et qui a pris ton apparence !
Une technique de ninjutsu ? Mais alors... Koza est VRAIMENT un ninja ! Faut que je dise ça à Lilly ! Pour toute réponse, la Nefertari lui tapote doucement la joue :
- Ne dis pas de sottises, voyons. Veux-tu bien être un ange et prévenir le palais que mes amies et moi sommes arrivées à Alabasta ? Comme nous avons été séparées, nous allons être en retard. Les connaissant ils vont se faire du mouron.
- Ja... jamais !
Koza fait volte-face et disparaît dans la foule. Peut-être que sa comparaison avec un ange était de trop ? Oh, mais Vivi semble persuadée qu'il va lui rendre service ! On peut se fier à son intuition. Soudainement, un ballon se perd dans mes pieds.
- Par ici mademoiselle !
Je relève la tête et suis accueillie par les visages enjoués de cinq enfants. Ils sont vêtus modestement. Quelque chose me frappe alors mentalement. Depuis que je suis arrivée dans cette ville-royaume surchauffée, je n'ai croisé que des mines réjouies, bienveillantes et amicales. Cela concerne aussi bien les enfants que les adultes. Et alors malgré la chaleur qui risque de me brûler la peau, je ne peux m'empêcher de me sentir heureuse. Vraiment heureuse.
J'aimerais assister à ce genre de spectacle toute ma vie.
- Dis-moi Vivi, toute ta population est traitée sur un pied d'égalité ?
Elle me considère longuement avant de répondre d'une voix chagrinée.
- Non, malheureusement. Il existe encore de nombreuses inégalités, principalement dans le quartier de Rainbase.
- Rainbase ?
Elle serre les poings puis m'entraîne dans une toute autre direction.
- Je vais te montrer.
/
Rainbase.
Au premier coup d'oeil je peux juger que, effectivement, ce faubourg est radicalement différent du reste de la ville. Il est nettement plus tapageur, plus coloré mais aussi plus...sordide. Les habitants sont soit parés de leurs plus beaux atours, soit nippés de fripes usées par le temps et le sable. Et ce casino immense en forme de pyramide... Ses lumières artificielles et tape-à-l'œil ne m'inspirent pas confiance...
Soudainement, je me retrouve seule. Vivi s'est élancée vers l'avant pour porter secours à une personne âgée à terre. Je n'avais même pas remarqué qu'elle était tombée ! Je la rejoins prestement. La course ne s'étend que sur une cinquantaine de mètres mais cela suffit à me faire suer à grosses gouttes. Je n'ai pas l'habitude de cavaler sous une chaleur de plomb. Vivi aide la dame à se remettre debout.
- Vous allez bien ?
- Prin...princesse ?!
Vivi se fige. Je m'aperçois en même temps qu'elle que l'une de ses mèches azurs s'est échappée de sa capuche. L'effroi se dépeint sur son visage. La personne âgée lui agrippe les deux bras et lui souffle :
- Vous ne devez pas rester ici ! Ils... ils sont...
Elle désigne une ruelle sombre sur notre gauche. Au fond d'elle je crois discerner trois personnes. Deux d'entre elles se démarquent largement. Une grande femme à l'épaisse chevelure bleu marine et un homme basané qui arbore des lunettes de soleil. Une sueur froide me traverse le dos. La même terreur que j'ai éprouvée sur l'île de Banaro me saisit. Je perds aussitôt tout mon enthousiasme. Vivi est encore plus blême que moi. Elle chuchote :
- Oh non ! Le Baroque Works !
- Le Baroque Works ? Qu'est-ce... qu'est-ce que c'est ?
- C'est la mafia locale. Et voici Miss Doublefinger et Mr.5, deux de ses membres. Nous ne devons pas rester ici.
Je fais alors le lien entre la capuche de mon amie et ce danger évident. Si Vivi souhaite cacher son identité c'est probablement à cause d'eux. Il ne faut pas qu'ils la repèrent. Elle m'invite à me relever lentement et je ne me fais pas prier pour lui obéir. Et c'est pile au moment où nous allons disparaître de leur champ de vision que la grande femme frisée se tourne vers nous. J'attrape aussitôt Vivi par le bras et me rue vers l'avant.
- Qu'est-ce que... ?
- Ils nous ont vues ! je m'écrie.
Il ne lui en faut pas plus pour qu'elle se mette à courir de toutes ses forces. Nous quittons rapidement Rainbase et nous fonçons dans la foule. Déjà épuisée, je tourne la tête vers l'arrière. Ouf, je crois que nous sommes tirées d'aff...
Touffe bleu marine et lunettes teintées.
- Non, ils sont là, ils nous suivent !
- Cours ! je m'égosille en nouant nos mains.
Nous reprenons notre course effrénée. L'ambiance est devenue si pesante qu'elle pourrait nous statufier sur place. Mon instinct me hurle, il me hurle qu'ils ne doivent pas attraper Vivi. Que ce n'est pas un jeu, ce n'est pas une simple querelle entre la famille royale et la mafia locale, que les conséquences en seraient dramatiques. Au bout d'une centaine de mètres je constate avec horreur que nous perdons du terrain. En courant côte à côte et avec toutes ces personnes autour de nous, nous n'avançons pas. De plus le sport est loin d'être la matière favorite de Vivi. Et son caftan doit la ralentir. Je m'essuie mon front trempé. Pas le choix. Je la soulève pour la porter comme une princesse – soit dit en passant ça tombe bien puisque c'en est une.
- Qu'est-ce que tu fais ?!
- Guide-moi, je réponds simplement pour économiser ma salive.
Elle jette un coup d'oeil par dessus mon épaule et ce qu'elle visualise doit la convaincre de me laisser les commandes. Elle désigne une ruelle.
- Par là, c'est un raccourci qui nous mènera plus rapidement au palais.
J'acquiesce et me remets en route. Je bouscule les passants et m'excuse d'un regard, ne voulant pas perdre davantage de souffle. J'emprunte le passage indiqué par Vivi qui débouche sur une place un peu moins animée. Il ne faut que quelques secondes supplémentaires pour que la transpiration envahisse tout mon corps. Mes vêtements me couvent comme une seconde peau, mes cheveux me collent le dos et ça fait un siècle que j'ai abandonné mes tongs. Ce qui fut d'ailleurs une erreur car à chaque pas le sable ou les pavés brûlants me calcinent la plante des pieds. Je meurs de soif, ma gorge est aussi sèche que le désert lui-même. Si je continue à cette allure, je vais m'évanouir. Et c'est précisément lorsque cette pensée atteint mon cerveau que je percute... un chameau ?! C'est fou, même à moitié consciente je suis attirée par les animaux ! Le camélidé me foudroie du regard. Un homme assis sur son dos descend prestement.
- Princesse ! Je vous cherchais partout ! Koza m'a prévenu que vous étiez arrivée en ville.
- Pell ?!
- Qui... qui est-ce ? je demande le souffle rompu.
- Je suis Pell, l'un des deux gardes personnels de Vivi-sama. Et vous êtes ?
Je ne lui réponds pas, trop occupée que je suis à observer les alentours. La terreur n'a pas quitté mon estomac, il faut que je m'assure que Vivi ne court plus aucun danger. Heureusement pour nous, nos poursuivants ne sont nulle part. Notre rencontre avec Pell et le chameau a dû les dissuader d'intervenir. Le soulagement s'abat sur mes épaules et je suis à deux doigts de m'écrouler au sol. Pell arque un sourcil :
- Pourquoi cette jeune femme vous porte ?
- Ah ? Euh... Je me suis tordue la cheville, Akira voulait bien faire.
Mon amie me jette un regard sévère qui signifie « pas un mot sur ce qui vient de se passer ». Je suis stupéfaite. Pourquoi ne pas alerter sa famille de cette course poursuite ? Si les deux mafieux de Baroque Works nous avaient rattrapées, je n'ose pas imaginer ce qu'il aurait fait d'elle. Un piaillement grave attire mon attention. Un faucon vient se poser sur l'épaule de Pell. Faucon, oiseau, liberté. Je comprends alors. En tant que princesse, la liberté de Vivi doit déjà être d'une certaine façon brimée. Elle n'a pas envie d'être constamment surveillée. Son garde personnel tend ses bras vers nous.
- Je vous remercie, Akira-san, pour avoir pris soin de notre Princesse. Venez, je vais vous porter jusqu'à Alubarna.
Je vois bien à son visage que Vivi préférerait marcher seule, mais cela risquerait de griller son excuse. Je me tourne vers le chameau qui paraît me détester du plus profond de son âme. Qu'importe, je l'aime bien quand même. Je lui souris et caresse son long cou.
- T'es choupi toi, c'est quoi ton petit nom ?
- Il s'appelle Longs-cils, explique Pell.
Je souris encore plus. C'est rigolo comme nom. Tout à coup le camélidé change d'expression. Son air furax est remplacé par... des cœurs ?! Il passe sa tête entre mes jambes et en un rien de temps je suis installée sur sa selle. Cette fois je ris aux éclats. Je caresse son pelage.
- Je savais qu'on s'entendrait bien.
Il blatère de contentement et me fait oublier l'angoisse de ces dernières minutes.
/
A peine nous avons posé un pied au palais Alubarna que je visualise Lilly parmi toutes les autres têtes. Nous courons l'une vers l'autre, au ralenti, comme dans les films sentimentaux :
- Akiki !
- Lillynette !
- Akikiiiiiiii !
- Lillyneeeeette !
Nous nous jetons dessus et roulons sur les dalles froides. Aaaaah ça doit être ça le bonheur ! Retrouver un peu de fraîcheur après une « promenade » épuisante et se nicher dans les bras de sa meilleure amie. C'est le pieeeeeeeed !
- Dieu du ciel Vivi-sama, êtes vous blessée ?
Un homme imposant au nez courbé s'avance vers la bleuté et son escorteur. Lilly m'aide à me relever et le désigne :
- Je te présente Choko, l'un de deux gardes personnels de Vivi. On l'a rencontré dans la rue. Attends non, je crois que c'est Chocos, ou Chocapic.
- Ooooh ! Comme les céréales ?
- C'est « Chaka », rectifie Nami en se frappant le visage. T'as vraiment un problème avec les prénoms !
Une grande femme blonde bouclée en bigoudis – que de B ! - vient à notre rencontre et tapote les cheveux - « sboing sboing » - de la blanche.
- Oh quelle charmante jeune fille ! Purée d'asperge, tu me présentes ton amie ?
« Purée d'asperge » ?! C'est le surnom qu'elle a donné à Lilly ?!
- C'est Akira, elle a des joues toutes douces.
- Enchantée Akira, je suis Terracotta, la cuisinière et couturière en chef de la famille royale. Puis-je t'appeler « Spaghetti bolognaise » ?
- Euuuh... Oui.
- Parfait !
Je crois qu'elle fait référence à nos chevelures. Vivi nous rejoint, accompagnée de Chaka, Pell et Longs-cils. D'autres personnes viennent nous entourer. Elle fait les présentations. Ils ont tous l'air très protecteurs avec elle mais sont sympathiques. Ils se montrent courtois et nous proposent des boissons rafraîchissantes. Tandis que j'ingurgite cul sec le jus de papaye qu'on m'a offert, je laisse mes yeux se promener sur l'architecture du bâtiment. Pour un palais, Alubarna est plutôt sobre. Hormis pour les dalles, le reste a été façonné dans la même matière que pour les habitations de l'agglomération. Les murs sont couverts de peinture pour donner plus de gaieté. La famille de Vivi doit être très humble et proche de son peuple.
- Ah ! Nami ! Et voici des nouveaux visages !
Deux autres hommes font leur apparition. Celui qui s'est adressé à nous nous accueille avec un sourire chaleureux. En revanche, celui qui l'accompagne est nettement plus fermé et... attendez, mais c'est le portrait craché de la cuisinière en chef ?!
- Les amies, je vous présente Nefertari Cobra, mon père et l'actuel Roi d'Alabasta. Son garde rapproché se nomme Igaram, il est marié à Terracotta. Je vous préviens il est très à cheval sur l'hygiène.
Comme pour attester ses propos, le dénommé Igaram se penche sur Lillynette et moi. Il nous renifle et darde vers moi un regard lourd de reproches.
- MA MA MAAAA ! Sauf votre respect jeune fille, il me semble que vous devriez profiter de nos bains avant de souper.
- Sympa vos vocalises. Et je suis désolée pour ma puanteur, j'ai beaucoup transpiré. Je dois sentir le chacal.
Oups, on dirait que ma remarque a blessé Chaka. Peut-être qu'il apprécie les chacals ? Ou les mauvaises odeurs ? Le père de Vivi rit à gorge déployé et vient entourer Lilly et Nami de ses bras.
- Les bains ! Quelle brillante idée Igaram ! Je suis persuadé que ça vous ferait le plus grand bien !
A peine a-t-il posé un point d'exclamation à sa phrase que le voilà en train de loucher sur les décolletés vertigineux de la blanche et de la rouquine. Vivi soupire ostensiblement :
- Papa, tu saignes du nez.
- Tenez un mouchoir, propose Lilly en sortant plusieurs paquets de ses fidèles Kleenex de l'une de ses valises.
- Ah, merci bien !
Je souris, me détendant enfin pleinement. Nous verrons plus tard pour le Baroque Works. C'est à Vivi que revient le droit de l'évoquer. Et même si je suis certaine que nous en entendrons encore parler, pour l'heure je veux juste profiter du moment présent. Et de ce week-end en compagnie de mes trois chères amies.
Point de vue de Lilly :
Vivi-san nous a fait une visite expresse des meilleurs coins du palais. Je souris en pensant que mon père aime encore plus le « bling bling » qu'un roi, notre ancienne maison était beaucoup plus extravagante.
Elle nous mène également vers « son endroit favoris » et nous traversons toutes ensemble le dédale des couloirs du palais. Puis, je comprends pouvoir elle aime cet endroit.
Une magnifique serre végétale existe dans cet écrin sableux. Vivi-san pousse les portes et nous sommes frappées par l'air frais qui y règne. Une légère odeur d'humidité, de nature emplie mes narines. J'ai à peine le temps de chercher Akira des yeux qu'elle a déjà disparu quelque part à travers les hauts arbres à entamer des conversations avec les oiseaux multicolores.
- C'est mon refuge.
Le murmure de Vivi-san perce à travers mes oreilles et je lui adresse un sourire.
- C'est magnifique.
Je perds mes yeux partout, sur chaque recoin de vie colorée et vigoureuse, c'est comme si l'énergie parvenait à perforer les pores de ma peau et me fouette de l'intérieur. De la sérénité et de la détermination, c'est ce que je ressens en étant là, et ça correspond si bien à Vivi-san.
- Lequel s'appelle Koza ? Osai-je en plaisantant.
Vivi-san sourie et jette ses cheveux en arrière.
- Ah, c'est toi qui commence à attaquer en premier ?
Nami-san se penche sur moi et arque largement ses sourcils. Comment ça « attaquer » ? Vivi-san attrape son amie par le bras et dépose sa tête sur son épaule.
- Ne t'en fais pas, nous aurons largement le temps de revenir sur le sujet. Toi, tu ne perds rien pour attendre.
Elle me dit cela en accompagnant sa mise en garde d'un clin d'œil rempli de sous-entendus. Elles ont donc l'intention de me faire passer à la casserole ? ça promet d'être amusant.
La fin de l'après-midi se passe simplement à profiter de la présence des unes et des autres. Nous n'abordons aucun sujet classé « sensible » et discutons avec plaisir. Il faut dire que tout est passé si vite, il nous a déjà fallu un temps certain pour déloger Akira de la serre, elle refusait ca-té-go-ri-que-ment de s'en aller. J'ai dû user de mon atout principal : la nourriture. La table dressée pour le soupe est à l'image de la famille royale : humble, mais il y a tout ce qu'il faut. Comme prévu Akira dévore joyeusement les mets nouveaux sous les conseils de Nami-san qui a visiblement une certaine maîtrise de la gastronomie locale.
Le roi Nefertari assis à côté de moi en profite pour me glisser.
- J'avoue avoir été surpris et quelque peu terrifié quand j'ai reçu un appel du président de Dragon Céleste en personne… mais il s'avère être un père attentionné.
Il désigne un plat déposé face de moi.
- Alors tu devrais manger, je lui ai promis de veiller sur toi.
J'étouffe un petit rire et dégaine mon téléphone portable pour prendre en photo toute cette joyeuse assemblée et l'envoyer à mes parents. Bras-dessus, bras-dessous, il n'y a rien de royal, rien de prestigieux dans nos sourires, juste du bonheur et de la joie.
Je m'étiiiiire sur le balcon face au soleil rasant.
Cette journée était plutôt sympa en fait.
- T'es là !
Akira me saute par derrière sur les épaules, ses cheveux se mêlent aux miens.
- J'ai oublié mon dentifrice … Je peux te piquer le tiens.
- Positif.
Elle rit et nous partons toutes les deux vers la chambre de Vivi-san. Des domestiques ont pris soin de monter nos valises et je passe de certaines minutes à trouver celle dans laquelle il y a mes trousses de toilettes.
- Ah ! la voilà !
J'entends les rires des filles derrière moi, entre Akira qui oublie des trucs et moi qui pourrait vêtir une armée entière, on fait la paire…
Un grand lit d'appoint a été installé dans la chambre de Vivi-san pour Akira et moi, Nami-san dort avec elle dans son lit. Ce qui fait qu'il reste peu de passage et que le moindre espace disponible et encombré par nos valises à Nami-san et moi. Nous avons fait un plan de répartition mais je crains qu'il s'avère vite insuffisant : il va falloir que je mette la main sur ma chemise nuit…
Akira revient de salle de bain, elle s'est changée et porte un large t-shirt par-dessus sa culotte de nuit. Je soupir, j'aurai dû faire pareil.
Une valise éventrée plus tard je mets finalement la main sur mon ensemble de dodo : une chemise aux manches bouffantes et un short en coton blanc. Les jours sont chauds et les nuits un peu fraîches parait-il. Au pire je collerai Akira-la-bouillotte. J'ai découvert ça quand elle est venue dormir chez moi le soir de l'anniversaire de Nami-san, je n'oublierai pas cette information cruciale.
La toilette impérative du soir effectuée je retrouve les filles dans la chambre. La fenêtre est ouverte et la brise du soir vient refroidir l'air. Les rideaux s'envolent et les grillons chantent sous le ciel étoilé. Vivi-san et Nami-san terminent d'allumer des bougies orange à l'odeur musquée. L'ambiance est si agréable.
Je m'assieds sur le rebord du lit et balance le haut de mon corps en arrière. Je suis largement amortie par la literie moelleuse et le rire d'Akira me borde.
- Cette fois tes cheveux n'ont pas fait de bruit.
- Le moelleux ça étouffe les sons.
Logique imparable. Enfin, surtout notre logique.
- Ça vous va bien de rire.
Je glisse mes rétines aux confins de mes paupières pour apercevoir le sourire de Vivi-san sur son lit un peu plus loin.
- Dis Akira.
Cette fois c'est Nami-san qui interpelle mon amie et je me cambre un peu plus en écrasant mes cheveux pour la voir.
- Tu es amoureuse d'Ace n'est-ce pas ?
Je savais que Nami-san n'était pas du genre à prendre des gants, mais là. Je me cambre et me retourne complètement pour sonder Akira. Loin d'être défaite, Akira a incliné sa tête sur le côté, elle semble réfléchir.
- Amoureuse, moi …
Mes yeux sont fixés sur elle qui ne tremble pas.
- C'était donc ça.
Elle dit simplement ça, sans sourire, avec un air sérieux mais pas résignée. Une flèche perfore mon cœur et j'ai un goût amer dans la bouche. A-t-elle réussit quelque chose que je n'arrive pas à faire ?
Ma main tremble. Je n'arrive pas à saisir la sienne, quelque part en moi j'ai le sentiment qu'elle n'en a pas besoin. Elle est bien plus forte que moi.
- T'es pas possible… Mais tu sais, depuis le temps que je le connais, Ace a toujours placé une barrière entre lui et les autres, surtout avec les filles. Je ne l'ai jamais vu avoir de copine ou simplement l'envisager. Par contre repousser les autres, ça je peux te dire que je l'ai vu, et pas qu'une fois ! même si après il finissait par faire peur aux gens et plus personne n'osait s'approcher de lui.
Akira baisse légèrement les yeux et ses poings se serrent. Je me souviens de l'état de tristesse et de désespoir dans lequel elle était quand Ace l'a rejeté. Mais elle est parvenue à surmonter tout cela sans cesser de l'aimer, sans cesser de vouloir lui tendre la main.
- Mais y'a aussi un truc que je voulais te dire… et Vivi te dira sans doute la même chose.
La fille aux cheveux bleus hoche la tête en glissant vers le rebord de son lit, proche d'Akira.
Nami-san poursuit.
- La seule fois où j'ai vu Ace baisser cette garde infranchissable, la seule fois où je l'ai vu se laisser aller, c'est quand il t'a embrassé. Et ça, je te jure que je ne pensais pas ça possible. C'est pour ça que je t'ai posé la question. Parce que si tu as effectivement des sentiments pour lui, il a de grandes chances pour qu'ils soient réciproques, et … ce serait magnifique.
Mon amie trésaille sous la confidence de Nami-san, il me semble qu'elle n'ose pas y croire. Après le rejet qu'elle a essuyé, je peux deviner que sa confiance en elle-même s'ébranle et qu'elle ne sait pas comment jongler avec les messages contradictoires de Portgas-san.
- Il a l'air de beaucoup tenir à toi, malgré ce qu'il peut te montrer directement. Tiens, pour mon anniversaire, c'est lui qui a appelé Lilly ! il était super inquiet. Si ça avait été quelqu'un d'autre, il ne s'en serait même pas soucié une seconde.
Je ferme les yeux, Portgas-san m'avait demandé d'éluder ce détail à Akira. Mon cœur s'accélère tandis que mon amie pose son regard sur moi.
Ses lèvres tremblent.
- C'est …vrai ?
J'avale ma salive avec difficulté et soupire.
- Oui, il m'a appelé pour que je vienne te chercher. Il m'a aussi demandé de ne pas te dire qu'il l'avait fait.
- Pourquoi ?
La voix d'Akira est presque brisée, je sens qu'elle a le cœur juste au bord des lèvres et que le moindre mot pourrait le briser.
Je serre mon poing, bien consciente de l'importance de la réponse que je vais lui donner.
- Parce que, certaines fois, il est plus facile d'aimer de loin. Surtout quand on a peur.
Il est évident que si j'ai été à même de comprendre la démarche de Portgas-san c'est précisément parce que j'applique la même… C'est ce que Nami-san cherchait à me faire dire, elle n'a pas pris cet exemple au hasard.
- Peur ? mais moi aussi j'ai peur.
Akira se rapproche de moi, des larmes commencent à perler aux coins de ses yeux.
- Je sais, mais tu es si forte Akira, tu as en toi cette force et cet éclat que des gens comme, Portgas-san ou moi, nous n'avons pas. Nous ne savons pas sourire si naturellement, dire ou faire des choses avec innocence ou assurance. Tout ça, nous ne pouvons pas le faire.
Elle se mord les lèvres et je sens de la colère monter en elle.
- Pourquoi ?
- Mais parce que …
Je m'arrête, écœurée par mes propres sentiments qui viennent me monter à la gorge.
- Un équilibre instable, c'est ce que nous sommes ! à tout moment on peut sombrer dans une noirceur et se noyer dans du dégoût ou de la violence. Ce que nous montrons n'est même la moitié de ce que nous sommes ! Alors comment croire ou faire confiance à quelqu'un ?! qui pourrait aime en sachant la vérité ? hein !?
- Tu parles de lui ou de toi là ?
Ses petits sourcils se froncent.
- Si tu me poses la question c'est que tu ne sais pas qui il est. Alors je te pose la question : pourquoi est-ce que tu l'aimes ? hein ?! Qu'est-ce qui te fais croire que tu peux l'aimer ? que tu pourrais supporter sa vérité ?
- Je m'en fou ! c'est pas ça qui est important ! vous vous cachez derrière des soit disant vérités insurmontables mais en fait vous êtes justes lâches ! on peut largement vous aimer sans avoir à vous considérer comme des monstres.
- MENSONGES ! tout ça n'est qu'un mensonge ! le même qu'on nous serre au début, mais dès la première difficulté vous fuyez en nous laissant dans une mare de sang ! et complètement seule !
Je m'arrête et reprends ma respiration, ce n'est pas de Portgas-san que j'ai parlé à l'instant.
- Peu importe, mais Akira, même si tu ne la comprends pas, tu devrais respecter la décision de Portgas-san. S'il garde ses distances malgré des sentiments évidents pour toi, c'est qu'il doit y avoir une raison. Alors au lieu de croire aux amourettes, si tu crois vraiment l'aimer, tu devrais lui donner ta confiance et prendre soin de la sienne. Peut-être qu'un jour il se livrera, et s'il le fait, prend la comme un trésor car il ne pourra la donner qu'une fois.
Je me recule et tourne le dos aux filles en tentant de reprendre ma respiration.
- Toi t'as déjà donné la tienne c'est ça ?
La voix de Nami-san me replonge dans des souvenirs que j'avais enterré.
- Oui.
C'est tout ce que j'ai envie de dire.
Un silence pesant règne dans la pièce et je sens que je suis sur le point d'exploser.
- Je ne savais pas.
Akira n'est plus fâchée mais sa voix est faible. Je me retourne pour la voir et elle est recroquevillée sur elle-même, les yeux baissés sur ses pieds.
- Tu ne m'en as jamais parlé.
- Ce n'est pas une histoire que j'aime raconter.
Je pose ma main sur la sienne.
- Mais comme je t'interdit de croire que tu n'es pas une bonne amie, je vais te la raconter quand même.
Ses yeux océan se lèvent sur moi tandis que Nami-san et Vivi-san glissent toutes les deux de leur lit pour venir nous entourer.
Je ferme les yeux et déverrouille mes souvenirs.
- C'était l'année dernière, à Mary Geoise. Il était plus âgé que moi mais on s'entendait bien. A cette époque je ne cachais pas mon nom, donc j'étais surprise qu'il soit gentil avec moi.
Les sourcils de Nami-san se froncent, je m'adresse à elle.
- Newgate est le nom de ma mère.
Puis je poursuis.
- J'étais tellement heureuse qu'il soit sympa avec moi, il avait pris ma défense à plusieurs reprises, puisqu'il était plus âgé les gens de ma classe s'écrasaient devant lui. J'avais déjà fait des plans dans ma tête, je me faisais jolie pour aller en classe et j'avais de l'espoir. Il m'avait dit que mon nom n'était pas un problème, qu'il ne voyait que moi, pas l'ombre de mon père.
« de l'espoir » je ris intérieurement.
- Puis un jour il y a eu un conflit. La fille de la directrice du lycée, Elyss, me menait la vie dure depuis des années, mais je m'en sortais toujours. Et elle avait rapporté à sa mère la proximité qu'on entretenait lui et moi. Alors un jour il m'a donné rendez-vous après les cours, j'étais passé aux toilettes juste avant pour réajuster ma coiffure, retoucher mon maquillage léger, j'attendais l'heure avec impatience. Je suis allée au lieu de rendez-vous, j'ai épousseté mon habit blanc et il est venu. Les mains dans les poches, il s'est mis à genoux et m'a imploré de lui demander pardon. Je ne comprenais pas, mais il répétait sans cesse que sa famille était ruinée et qu'il n'avait pas eu le choix. Puis il est parti. Et c'est Elyss et ses larbins qui sont venus, ils étaient quatorze. Ils m'ont frappé, sans retenue. D'habitude je trouvais toujours le moyen de m'en tirer, mais là, je n'en ai pas eu la force alors ils s'en sont donné à cœur joie. Je crois que c'est la première fois que je ne me suis pas défendue. J'étais si triste, et quelque part en moi, je me disais que peut-être je l'avais mérité. Il fallait bien être stupide pour croire qu'il pouvait choisir de me protéger alors que la directrice lui avait offert énormément d'argent s'il fermait les yeux sur ce qui allait m'arriver. Il a choisi l'argent et m'a laissé seule. J'ai mis des mois à m'en remettre et je n'ai plus jamais remis les pieds à Mary Geoise.
Pas besoin de conclure, cette histoire est terminée, passée, cicatrisée. Je suis partie à Grand Line et j'ai rencontré Akira. J'ai changé de nom et tout ceci ne se reproduira plus.
Perdue entre le passé et le futur, je suis ramenée au présent par la chaleur d'Akira qui me prend dans ses bras en sanglotant.
- Si je la vois cette Elyss, je lui refait le portrait !
- Haha … et moi je m'occupe de sa mère. Sauf si ma mère la chope avant.
Akira lève ses yeux vers moi en reniflant.
- Elles ont petit passif toutes les deux. La directrice était amoureuse de mon père …
- De Lilly-boy !?
J'hoche la tête sous les reniflements d'Akira qui vient enfoncer sa tête dans ma poitrine.
- En même temps Lilly-boy est très beau.
- N'est-ce pas !? Dis-je non sans fierté.
- J'aurai aussi une jolie liste de choses à faire à cet abruti minable.
Nami-san se mord la lèvre et tambourine le lit de ses poings.
- PUTAIN D'ENFOIRE ! mais j'te le garantie, j'vais pas te laisser ruiner ton histoire avec Luffy à cause de ce merdeux ! Lui et Ace, je les ai jamais vu aussi attachés à qui que ce soit, vous avez pas le droit de rester sans rien faire.
- Hein ?
- Nami attends, Vivi-san pose sa main sur la mienne, Lilly, ça fait un moment que je veux te le demander. Ton père. C'est …
Je soupire et tapote le haut du crâne d'Akira toujours enfouie contre moi à marmonner les atouts physiques de mon père.
- Mon père, c'est un homme fantastique. Je suis son portrait, trait pour trait.
J'ai soudain envie de rire en pensant à lui et à ma mère, à ce qu'elle m'a dit. J'aurai tant voulu les voir jeunes.
- Je suis la fille de Lord Ablydan.
Vivi-san sourie, pour de vrai. Elle devait s'en douter puisqu'elle fait partie de la haute noblesse, elle a sans doute déjà eu l'occasion de l'approcher. Elle devait le savoir depuis un moment.
Je n'imaginais pas être aussi soulagée de le dire à voix haute.
- Eh Akiki, tu sais quoi ?
- Bwoi ?
La frimousse humide et rouge d'Akira m'arrache un autre rire. Elle renifle mais c'est en vain, son visage est déjà maculé de morve.
- Je suis la fille de Lord Ablydan et de Nina Newgate.
- Héhé ! ouais ! ta mère est la femme la plus extraordinaire que je connaisse, et ton père c'est un type génial et surement le plus courageux ! T'es pas n'importe qui !
Je n'en finis plus de rire. Quand soudain, je sens quelque chose se briser en moi, il était fêlé mais là, je le sens disparaitre. Le sceau qui scellait mon cœur.
Mes yeux me piquent et je sens des torrents de larmes monter et se déverser sur mes joues. J'en ai mal à la tête tellement je pleure et pourtant je ne m'arrête pas de rire.
Entre deux reniflements j'entends Nami-san me parler.
- Je me répèterai pas alors écoute bien. Je suis désolée de t'avoir brusquée, mais t'as quand même intérêt à te bouger !
- Elles sont bizarres tes excuses !
Je plaisante et Nami-san se mouche.
- Tu pourrais aussi nous parler de ce cher Trafalgar-san.
Là c'est Nami-san qui s'étouffe et Vivi-san qui explose de rire.
- COMMENT OSE TU ?
- Alors ? j'attends.
Pour toute réponse je reçois un coussin en plein face. Greffée à moi, Akira essuie un tir perdu et s'empresse de riposter.
Les choses basculent assez vite et on se trouve toutes les quatre par terre, coincées entre les lits à rire comme des baleines, les lits complètement défaits.
- Je te dis, si tu me dis.
Essoufflée Nami-san balance son bras dans le vide pour essayer de m'atteindre.
- Que je te dise quoi ?
- Ce que … pour …Luffy.
Elle ne me lâchera pas.
- Akiki ?
- Noui ?
La voix d'Akira jaillit d'en dessous quelque part.
- Quand Ace est pas là il te manque ?
- Oui …
- Et quand il est là t'aimerais être à côté de lui, de pouvoir le toucher, et qu'il te touche ?
- …
- Tu te dis que s'il est avec toi, tu pourrais tout faire, tout entreprendre et que même l'échec ne fait plus peur ? Tu pourras prendre la mer et traverser le monde s'il était en danger, sans même réfléchir ou hésiter. Les journées sont plus belles s'il en a fait partie.
- …
- T'as rougi ?
- JE VEUX PAS TE REPONDRE … c'est trop bizarre …
Nous rions toutes les trois devant la pudeur inattendue d'Akira.
Il est évident que sa réponse est « oui ».
- Bah on est dans la merde Akiki… moi j'éprouve ça pour Monkey-san, les symptômes sont évidents.
- C'est une maladie gastrique ou mentale ?
- Pire …
Je l'entends hoqueter et j'ai envie de rire.
- C'est une maladie incurable ! Demande à Nami, elle aussi elle est malade !
- Oï ! Moi c'est très différent ! vous, vous pouvez les voir tous les jours, vous êtes dans la même classe ! Avec Law c'est beaucoup plus compliqué, en plus c'est sa dernière année au lycée, il va partir dans une fac loin… alors vous pouvez pas vous foirer ! JE VOUS L'INTERDIT ! toutes ! hein !
- Qu'est-ce que j'ai fais ?
Vivi-san s'en prend une gratuitement.
- Arrête de jouer avec Koza et sois plus franche, ce type se couperait une jambe au cure dent pour toi ! respecte le un peu !
Ah, pas si gratuitement que ça.
- Parce que moi je galère, Law peut être si froid est distant parfois, ça me fait peur. Mais pas moyen de penser à quelqu'un d'autre… y'a que lui… Il me dit que c'est pas la peine de mettre des mots ou des impératifs sur notre relation, et moi comme une abruti je dis « OUI » à tout ce qu'il dit, pour pas paraitre immature. Mais ça me va pas ! je veux dire qu'on est ensemble, je veux être sa copine et qu'il soit mon copain ! J'EMMERDE SON CÔTÉ COOL, MEME SI C'EST PUTAIN DE SEXY !
Explosion de rire générale.
Ça fait du bien, tellement de bien de crier enfin ce qui me bloquait la gorge.
- Et moi j'emmerde Margaret. Dis-je.
- Qu'est-ce qu'elle t'as fait ? Me répond Nami.
Il fait à présent nuit noire, les leurs des bougies frétillent et projettent des ombres de-ci de-là.
- Elle a couché avec Luffy.
- KOUAAAAAAAAAAAAAAA ?
L'équilibre instable formé par nos corps s'écroule quand Nami décide de se lever.
- T'es où Lilly ?
- Aïe nan ça c'est moi.
- Pardon Akira …
Nami parvient à trouver ma jambe et me serre.
- Elle t'as dit ça ?
- Ouais, quand j'ai gagné à l'arc contre elle, on avait mis en jeu un secret, elle m'a avoué le sien. Quelque chose me dit qu'elle espérait que je lui fasse la confidence de mes origines…
Ça me rappelle l'épisode du voyage scolaire et le fait qu'on m'ait poussé à l'eau, est-ce qu'il pourrait s'agir de Margaret ?
- J'y crois pas … Luffy me l'a jamais dit… Souffle Nami.
- Et c'est censé te surprendre ? Il va pas non plus te raconter ça !?
Derrière, Vivi-san pouffe de rire et je sens qu'Akira rampe pour se relever.
- Luffy a déjà eu, ce genre de relation ?
- Faut croire, en même temps il est très populaire, je vois pas pourquoi il devrait s'en priver.
- Alors pourquoi tu l'emmerde Margaret ?
- Parce qu'à en croire la manière dont elle me l'a dit, ça avait l'air d'être une relation spéciale, et ça me gonfle qu'il ait pu avoir des sentiments pour elle. En tout cas, je sais pas comment ça s'est terminé entre eux, mais elle a pas l'air d'avoir complètement tourné la page…
Soudain, une lumière perce dans la pénombre, un portable vient de sonner. On se rue toutes pour savoir laquelle d'entre nous a reçu des nouvelles.
C'est celui de Vivi.
Un message de Koza.
Les trois perdantes réassemblons nos membres engourdis par l'entassement (écrasement). Nami s'empare de son portable et va allumer la lumière.
- Arrête ! les moustiques vont rentrer !
- M'en fou ! y'a plus urgent ! c'est une situation de crise !
Elle nous exhorte d'aller dans la salle de bain nous recoiffer et nous laver le visage, elle a visiblement un plan.
Akira et moi nous exécutons.
Devant le miroir je sens des ondes interrogatives en provenance d'Akiki…
- Oui … Lui répondis-je simplement.
Je tourne la tête et ses yeux océan sont désormais remplis d'étoiles.
- T'es amoureuse de Luffy !
J'hoche la tête en souriant. C'est étrange, mais je n'éprouve aucune gêne à lui dire.
- Et toi d'Ace.
Elle se mord la lèvre et sourit, son petit nez se plisse.
- C'est tout nouveau pour moi … je ne sais pas comment faire.
- Boarf, rassure toi, y'a pas de mode d'emploi qui garantirait la réussite, mais visiblement y'a un truc qu'il faut impérativement faire.
- Quoi ?
Elle trépigne sur ses pieds nus.
- Être toi-même. C'est plus difficile qu'il n'y parait…
Surtout pour moi, ça va être une bataille quotidienne, mais Nami a raison, il y a des choses à faire.
Je démêle les longs cheveux d'Akira maintenant que nos visages sont propres et ont retrouvé des couleurs normales. J'ai noué les miens en une longue tresse sur le côté.
Nous sortons de la salle de bain et nous découvrons que les filles ont rangé les lits. Nami s'est aussi refait une beauté et a déboutonné au passage les boutons du haut de son chemisier. J'ai peur de ce qu'elle envisage.
- Venez ! mettez-vous là !
Elle nous pointe (en grand stratège qu'elle est...) l'un des lits. Nami nous donne enfin certaines recommandations pour poser et, comme je le craignais, elle dégaine sa perche à selfies.
- Lilly, penche-toi un peu plus, et toi Akira tourne un peu la tête, mets plus de cheveux sur ton épaule. ON SOURIT !
Dépassée par les évènements, j'obéis posément tandis qu'elle prend les clichés.
- Mouhahahhaha !
J'ai l'impression que des symboles monétaires défilent dans les yeux de Nami … cette fille est effrayante.
- Le plan est sans défaut ! EN-VO-YE !
Je penche ma tête au-dessus de l'épaule de Nami pour voir ce qu'elle vient d'envoyer …
- Nan mais attend ! t'as envoyé ça à QUI !?
Law, Ace, Koza et … Luffy.
Ce sont les destinataires de cette photo où le décolleté de Nami fait rougir les étoiles, où la cambrure de Vivi a plus de dénivelé qu'une montagne russe, où Akira a des allures de pin-up légèrement boudeuse et ingénue, et où … où … je souris, les joues roses et …
- TU AURAIS DÛ ME LE DIRE !
J'attrape Nami par le coude.
- Quoi ?
- QUE LE NŒUD S'ETAIT DEFAIT ET QU'ON VOYAIT MES SEINS !
- Roooh, on les voit pas, regarde. Elle zoom. On voit que t'en as, mais en même temps si t'arrêtait de les planquer aussi …
On s'allonge toutes les quatre sur le lit d'appoint, le téléphone de Nami déposé en évidence, à attendre les éventuelles réponses…
-C'est stupide… jamais ils…
- Koza à répondu !
Un énorme frisson parcourt mon corps et Vivi se rue que le mobil. Mais Nami a été plus rapide et s'en est emparé.
Koza : « Nami ! Soit louée pour partager ta nuit avec Vivi ! Je veillerai sur vous toutes de loin, qu'elle dorme tranquillement, je combrattrai ses mauvais rêves. »
Pour la première fois, je vois Vivi rougir même si elle tente de le dissimuler en posant ses mains sur ses joues. Nami la gratifie d'un coup de portable sur le haut du crâne, mais rien n'y fait, Vivi n'est fini pas d'être comblée.
Puis le portable de Nami, vibre à nouveau, nous sommes toutes dessus.
Il s'agit de Portgas-san.
Ace : « Pourquoi tu m'envoie ça ? »
« Dis à Akira de se couvrir, elle va être malade à rester à moitié à poils. »
« Pas que j'en ai quelque chose à faire hein, pis elle a l'air de bien s'amuser. »
« Mais dis-lui quand même… »
« Et dis-lui bonne nuit. »
« Mais pas de ma part, juste bonne nuit. »
« Bonne nuit. »
J'éclate de rire.
Est-ce que ce type sait à quel point il est cramé et que ses tentatives de faire diversion son vaines … Akira passe son doigt sous les lettres des messages et les lit entre ses lèvres encore et encore, comme pour apprendre par cœur ces mots. Ses yeux pétillent.
Pour n'importe qui ce ne serait pas grand-chose, mais entre eux, ces mots ont beaucoup d'importance. Ils la rassurent sur le fait qu'il pense et veille sur elle, de loin sans le lui dire, elle compte pour lui.
A peine remise de nos émotions, le téléphone de Nami vibre à nouveau.
Cette fois c'est Trafalgar-san.
Law : « Toujours à faire du bruit et à semer le désordre…Dors bien, et ne rêve que de moi. Je vérifierai. »
Nami s'effondre et de la vapeur s'échappe de son corps. Elle sombre sur le lit et tombe dans un coma de bave et de chaleur. Je pense qu'elle sera H.S jusqu'au matin…
On a déjà perdu Vivi et Nami, Akira n'a plus toute sa tête, elle s'est mise au lit en murmurant « je dois passer une bonne nuit… Ace l'a dit ». Nous dormirons donc à quatre dans un lit deux places…
Le téléphone de Nami dans les mains, je m'apprête à la déposer sur le sol, quand il se met à vibrer. Un frisson parcourt ma colonne vertébrale.
Je vois le nom de Luffy sur l'écran.
Luffy : « Wah ! vous avez l'air de bien vous amuser ! Héhé ! bonne soirée les filles ! ».
« Tu pourrais m'en envoyer une de Lilly ? »
J'active l'appareil photo de Nami et le flash perce la pénombre. La photo demandée s'envoi, avec le message « Bonne nuit Luffy ».
Couuuuuucouuuuuuu ! alors Alors, vous le sentez ? le retour du LOOOOOOOVE. !? ayé les filles ont avancé et ... et ... préparez un mouchoir pour la suite, une TONNE de mouchoirs. !
Merci de nous suivre et on se retrouve tout bientôt pour un nouveau chapitre et on continue la route jusqu'au 2.000 et son chapitre BONUS a la clé ! prenez soin de vous ! *coucou de Lilly et Akira *.
