Pansy aimait coucher avec les autres. Des hommes, des femmes, plus âgés ou plus jeunes, tout cela ne l'importait pas.

Certains auraient dit qu'elle était une femme de joie et que c'était sa juste valeur. Pourtant, Pansy ne se sentait pas forcée ou ne couchait pas pour rémunération, elle profitait de sa jeunesse et de sa solitude pour se distraire.

Elle rencontrait, au hasard de ses sorties, des personnes qui s'intéressaient plus ou moins à elle. Elle jouait de son charme et de sa beauté tout juste dosée pour séduire de multiples conquêtes. Les discussions n'étaient jamais sérieuses, elle s'était créé une existence de toute pièce qu'elle desservait à ces multiples fréquentations. Personne ne savait vraiment qui elle était, elle devenait le simple objet de désir de ces différents amants.

Elle voulait aussi, lors de ses rendez-vous charnels, oublier ce qui l'attendait. Son père avait décidé pour elle, elle se marierait avec un homme plus âgé de sang pur, pour conserver l'honneur familial, même si c'était contraire aux envies de Pansy. Elle avait toujours rêvé de s'imposer en tant que femme dans la politique ou dans le droit. Elle voulait s'exprimer et se faire entendre, et être respectée de tous. Cependant, la place qui lui était réservée était celle de la bonne épouse, assez intelligente pour ne pas se faire remarquer par son mari. On lui demandait silence et dévotion, alors qu'elle rêvait d'indépendance.

Alors, tant qu'elle en avait encore le choix, Pansy jouait avec ses amants, n'engageait rien sauf son plaisir et s'oubliait dans les bras de ces derniers le temps d'un instant. Ils étaient son échappatoire, sa bouffée d'oxygène face à la destinée qui l'attendait.