Chapitre 22

D'accord là j'ai peut-être abusé. Mais bon de nos jours les princes sont tellement prise de tête. Je ne sais plus quoi inventer à force. Mais là je me suis bien foutu dans la merde. Ce mec va littéralement me tuer. Et les gars si ce n'est pas trop vous demander de venir me sauver les fesses au sens propre comme au figuré ça serait cool mais après tout moi je dis ça, je ne dis rien.

Pendant que je suis à deux doigts de dire au revoir à ma courte vie, je vois Hanji et Isabel nous regarder en rigolant et en me levant un pouce vers le haut. Genre, t'inquiète tu gères. Mais je ne gère pas du tout. J'aurais dû prévoir un plan de replis. Pourquoi je fonce toujours la tête la première dans les emmerdes ? C'est vraiment l'histoire de ma vie ou de la fin de ma vie, tout dépend du point de vue.

De l'autre côté de la salle, le roi nous regarde avec son sourire de malade mental. Je suppose que c'est cuit pour avoir de l'aide de sa part. Bon sang, on ne peut plus compter sur personne pour être le chevalier en armure blanche qui vient sauver la princesse du gros vilain pas beau dragon ! Bande de lâche ! Retournez dans votre bac à sable. Je m'en sortirais seul comme un grand.

Livaï me chope par le poignet dans une emprise serrée m'empêchant de m'enfuir. Je trébuche plusieurs fois avec ses foutus talons jusqu'à une porte dans le fond de la salle. Un couloir soit dit en passant lugubre se dresse devant nous. Ça y est je vais mourir, mon compte est bon. Je n'ai plus de porte de sortie. Je veux faire une dernière dédicace à tous mes fans. Ne reproduisez pas mes erreurs chez vous et je tenais à remercier ma famille et mon meilleur ami.

Maman ma fin est proche. Dis à papa que je l'aime et que je ne volerais plus les sucreries qu'il cache dans son bureau pour les manger en cachette et éviter que tu lui passe une gueulante. Dis à Mikasa que c'est moi qui ai piqué son jean skinny ultra serré préférer pour en faire un short super sexy mais que je ne suis pas doué et que je l'ai ruiné. Dis a Armin que son livre fétiche sur « comment devenir un dictateur », c'est moi qui le lui ai pris parce que je voulais faire un barbecue. Et même si tu es une sadique manipulatrice qui n'a pas honte de jeter son propre fils dans la gueule d'un plus gros sadique que toi et serial killer, je t'aime quand même.

Livaï me pousse plus en avant dans le couloir et me tire dans un dédalle de couloir et d'escalier pour atteindre une porte joliment sculptée mais ce n'est qu'un détaille. C'est fou comme le cerveau est incroyable. C'est quand on est proche de la mort qu'on remarque des choses futiles. J'ai presque envie de rire mais je suis trop dans la panade pour le faire.

Le sociopathe ouvre la porte brutalement et la referme à clé me condamnant ainsi à mon funeste destin. Je me retrouve peu de temps après balancé dans un lit avec un monstre enragé au dessus de moi, qui me bloque les bras au dessus de ma tête. La vie est dure comme le truc qui appuie contre ma cuisse.

Euh attendez, je rembobine. What the fuck ?! Pourquoi j'ai le petit oiseau de mon meurtrier qui est aussi dure que de la pierre contre ma cuisse ? Bon je dis petit mais au regard de ce que je peux sentir, il est loin, très loin d'être petit. Mon dieu il doit être monté comme Hulk. Oui, je pars de la base que plus tu es un grand et musclé plus ça doit être énorme en bas ! Bien que Livaï n'est pas grand mais il faut bien qu'il existe une exception qui confirme la règle.

C'est en plein monologue intérieur que je finis par me pétrifier sur place. Et je le jure Harry Potter n'y est pour rien. Sauf si Livaï est devenu un sorcier pendant que je me lamentais sur mon sort. J'ai l'impression que mon cœur s'est arrêté et pouf « sortez le défibrillateur », « injectez lui 1g d'adré ». Oups, il s'est arrêté. Je crois que je suis partie loin et trop longtemps dans mes délires.

Mais bon là va falloir qu'on parle après tout, je ne lui donnerais pas ma virginité sans mettre les choses au claire. Livaï m'ayant relâché les poignets, je me redresse pour lui crier dessus et décharger toute ma frustration.

- Tu m'expliques ? Je n'arrive plus à te suivre. Tu m'ignore et maintenant tu me pète un caca nerveux. Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans ta tête ?!

- Je l'ai déjà dis tu es a moi et je ne partage pas ce qui m'appartiens !

- Bordel, je ne suis pas un objet qu'on possède. J'ai des putains de sentiments ! Tu n'en as peut-être rien à foutre mais pas moi. Tu veux quoi ? Que je me prosterne à genoux et que je déclare forfait ? Après tout, la seule chose qui t'intéresse, c'est gagner le défi.

Livaï ne me répond pas et me fixe intensément pendant plusieurs minutes. J'ai l'impression de geler sur place. Oui, je le veux mais je ne souhaite pas construire une relation sur de mauvaise base. Si nous devons entamer une relation, celle-ci doit être bâtit sur des fondations solides.

Exaspéré par le manque d'éloquence de Livaï, je décide de prendre les choses en main et inverse nos positions. Je me retrouve à califourchon sur lui et le fusille du regard.

- La question est simple. Que veux-tu, Livaï ?

Il ne me répond toujours pas et s'enferme dans le mutisme. Ça me fait mal de n'avoir aucune réaction de sa part, mais je dois en passer par là. Je sais ce que je veux. Je veux devenir le petit ami de Livaï. Maintenant les cartes sont entre ses mains. Il doit réfléchir à ce qu'il veut réellement.

Il est inutile de me parler jusqu'à ce que tu puisses répondre en toute honnêteté à ma question. Il est temps d'arrêter de jouer au chat et à la souris ne crois tu pas ?

Je descends de dessus lui et sors de la pièce sans me retourner. Je ne sais pas trop où je vais mais je finirais bien par trouver le chemin jusqu'à ma chambre.

Malheureusement pour moi, ma nuit n'allait pas bien se finir. A force de tourner en rond dans le château il fallait bien que ma chance légendaire me fasse tomber nez à nez avec la délicieuse Petra Ral. Bien sur c'est ironique, je dois avoir un chat noir dans mes valises.

Petra me regarde avec son air dédaigneux, le menton levé et le dos droit. Moi qui pensait que les petites princesses pourries gâtées et vertes de jalousies n'existaient que dans ces films à l'eau de rose. Il y a toujours une fille sainte ni touche qui essaye de pourrir la vie de sa rivale en lui faisant des coups foireux pour tenter d'avoir le bel homme de l'histoire.

Il faut croire que pour moi la poupée superficielle qui veut me volé mon homme s'appelle Petra Ral. C'est tellement cliché. Beurk, ça me donne envie de vomir. Elle sent le parfum à cent kilomètres. J'ai l'impression qu'elle a prit un bain de parfum voir même qu'elle est tombée dans une cuve. Il est carrément possible de la suivre à l'odeur.

Et je ne vous raconte pas le maquillage qu'elle porte. Ah, je sais en réalité elle a dû trébucher puis elle est tombée dans une cuve de parfum en visitant une usine de production et ensuite le coup de grâce, un pot de peinture s'est renversé sur sa tête. Allant être en retard pour voir le prince, elle s'est précipitée au château dans cet état.

- Tiens, Tiens ne serais ce pas la paysanne sortie de son champs ?

Et nous y voilà ! Les insultes ridicules pour me faire mal. Mais t'inquiète petite clown, ça ne me fait ni chaud, ni froid. Dans mon pays on s'en fout des princes et des princesses. Il n'y a que dans des endroits comme ici où le droit de naissance est important. Mais si elle veut jouer, y a pas de problème. J'aime bien les compétitions d'insultes.

- Oh une peinture qui parle ? Ce pays me surprend de plus en plus. Bien que je trouve que le peintre à sacrément raté sa toile. La peinture dégouline de partout et la superposition des couches ne sont même pas uniformes.

Et 1 pour bibi et 0 pour le pot de peinture. T'as crus quoi ma grande ? Que chez moi on se laisse marcher sur les pieds ? Ah ah, tu peux rêver. Manque de chance pour toi, je suis un Jäger et dans ma famille on a la langue bien pendu !

- Comment oses-tu ? Tu sais qui je suis ? Je suis…

- Ah, je t'arrête tout de suite. Je n'en ai rien à foutre de qui tu es ! Inutile de me faire tout un discours sur ta ligné car soyons honnête, je m'endormirais avant la fin. La coupais-je.

- Sale pétasse ! Comme tu l'as dis on va être honnête toutes les deux ! Livaï est à moi, c'est une chasse gardé. Tu ne l'approche pas sinon je te le ferais payer. JE suis la future FEMME de Livaï !

C'est qu'elle a sortit les crocs la tigresse. C'est amusant, elle ressemble à un chaton en colère. Bien que j'avoue que son regard fou est un peu flippant mais bon suicidaire un jour suicidaire toujours. Je devrais me reconvertir. Petite note pour une prochaine fois.

Mais là, franchement elle me gonfle ! Elle est sérieuse ! La nana elle ne pense qu'au titre, elle n'en a rien à faire de lui. Tout ce qu'elle veut c'est être reine. Je comprends mieux pourquoi Livaï est aussi froid avec les gens. Quand on voit qu'il y a des personnes qui veulent se servir de lui pour se faire une place de choix dans la royauté. C'est vraiment lamentable.

- Euh, t'as vraiment crus que Livaï était une chose qu'on peut posséder ? Mais ma pauvre fille tu es complètement folle ! Je ne laisserais personne se servir de lui. Vas y sort tes griffes, je n'ai pas peur de toi !

- Tu vas le regretter ! Je vais te renvoyer dans tes champs la paysanne et tu me supplieras à genoux de t'épargner !

- Bien sûr ! Je n'attends que ça. Et dernière chose, si tu veux rester dans ton petit confort de riche, tu ferais mieux de te tenir à l'écart de Livaï car j'éliminerais toutes les personnes fausses comme toi ! La menaçais je avec froideur.

Je m'avance vers elle et la bouscule en passant et continu mon chemin dans le couloir sans même me retourner. Y'en à marre, je veux retourner dans ma chambre ! J'en ai assez pour la journée. Demain je reste en hibernation !

Tant bien que mal, j'arrive à retrouver mon chemin jusqu'à ma chambre que je ferme à clé et je m'effondre sur mon lit. Cette journée à vraiment été longue et forte en émotion. Je suis épuisé et l'autre folle m'a vraiment mit sur les nerfs ! Les personnes vénales me sortent littéralement par le nez. Même si Livaï ne m'aimera peut-être jamais, je ne laisserais pas quelqu'un de malveillant autour de lui. Il mérite d'être aimé pour qui il est à l'intérieur même si ce n'est pas moi.

J'en parlerais demain à Hanji, Isabel et au Roi. Il faut éliminer la menace le plus tôt possible. Surtout que je me suis fais une ennemie très virulente. Mais je ne dois pas m'inquiéter. Comme dit papa, un problème à la fois. D'abord je trouve une solution pour le pot de peinture puis ensuite j'essaye de survivre à cet endroit.

Mon dieu, je sens que le temps passé ici va me paraître une éternité. Vivement que je puisse rentrer chez moi et surtout avoir la paix. Sinon je vous jure que j'appelle la sorcière dans la belle au bois dormant pour tous les endormir pour toujours comme ça je rentre à la maison pénard !

Bravo Eren tu repars en sucette, déshabille toi et va te coucher car ça ne tourne plus rond dans ta tête. Ta cervelle à trop chauffée pour aujourd'hui, il est temps d'actionner le mode pause !