Et me voilà à nouveau après une très longue attente. Mais pour me faire pardonne, voici le chapitre le plus long que j'ai jamais écrit. En espèrant qu'il vous plaira. Voici mes réponses aux GUEST :
GUEST : Je suis d'accord avec toi. Vivre une relation dans la peur n'était pas sain du tout. Et tout ça est vraiment nouveau, alors elle avance à son pas, très très lentement.
.SQ : Je suis vraiment ravie que tu est tant apprécié mon histoire. Je met d'ailleurs fin à ta frustration avec ce nouveau chapitre. Ton commentaire m'a vraiment fait plaisir.
Sur ce, BoNne lECTUre à tOUS :D
Chapitre 10 : De rose en noir
Deux semaines étaient passées, la petite famille en herbe ne se quittait plus. Lorsque Regina ne faisait pas de nuit, alors elle allée chez Emma et passait sa soirée chez les Swan, et elle dormait dans les bras protecteurs de la blonde pour repartir le matin. Et durant une semaine où la brune n'avait absolument pas pu s'échapper de son travail, Emma, seule ou avec Henry, débarquait pour passer une heure ou deux avec la brune.
Annoncer leur relation à Henry avait finalement ôté d'un poids aux deux femmes. Elles étaient plus câlines, plus elles – même, même si Emma restait distante lorsque leurs mains baladeuses s'aventuraient trop. Regina comprenait son besoin de prendre son temps même si ça n'était pas vraiment son genre. Elle prenait sur elle, mais plus les rapprochements et le temps se faisait, plus elle rêvait de toucher un peu plus la femme de ses rêves. Sans compter que Regina n'en avait toujours parlé à personne d'autre ce qui la pesait toujours autant, mais elle n'osait désormais plus en reparler avec Emma.
En ce samedi, Regina avait pris son week – end afin de le passer avec les Swan. Manque de pot, Emma avait été appelée le matin même, réquisitionnée par son patron pour des rapports qu'il attendait depuis des semaines. Regina avait proposé d'emmener, pour une fois, Henry chez elle afin de lui montrer ses vieux livres tant espérés par Henry.
Et en effet, une fois arrivée, le petit fut émerveillé, quoiqu'un peu timide, dans cet immense univers. L'appartement était très cosy, voire rustique. Étant au dernier étage de son immeuble, elle avait une petite cheminée en bois, sur la gauche en entrant, autour de laquelle était disposé un grand canapé et deux gros fauteuils en cuir recouvert de plaids en laine. Sur la droite de la porte se trouvait la cuisine dans un style usine, démarqué par un grand bar en bois.
Regina conduisit Henry vers sa salle préférée, son exutoire : sa bibliothèque. A son arrivée ici, sa maison comportait quatre chambres. N'en voyant pas l'utilité, elle avait choisi de consacrer la quatrième chambre pour en faire la pièce de ses rêves. Désormais, les murs étaient recouvert en tout point par d'immenses étagères allant jusqu'au plafond elles – mêmes, totalement remplies. Au fond de la pièce, se trouvait un grand bureau en bois disparu sous une tonne de papier : seul élément bordélique de toute la maison, retraçant enfin le caractère de la brune que nous connaissons. À côté de la porte, se trouvait un petit canapé avec des coussins, des poufs jonchant le contour du canapé.
A la vue de la pièce, Henry ne savait plus où donner de la tête et après une bonne heure de recherche, Henry choisit « L'île aux trésors » de Stevenson pendant que Regina en profitait pour travailler un peu, même si bien vite Henry et elle se prirent pour des pirates sanguinaires.
SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ
Emma venait tout juste de finir cette saleté de rapport. Elle avait perdue plus d'une demi heure à entendre Cavanaugh l'engueuler pour son retard inadmissible. En sortant de son bureau, heureuse d'en avoir enfin fini, elle rentra dans une grande brune fine et élancée aux cheveux bruns et bouclés réunis en une queue – de – cheval.
-Putain, Swan. T'es pas possible. Râla la brune en sifflant de douleur et en tirant sa chemise blanche loin de sa peau et donc du café bouillant qu'elle venait de se renverser dessus.
-Merde, je suis désolé, Rizzoli. S'excusa Emma sans pouvoir s'empêcher de rire. Elle se stoppa brusquement. Attends, c'est un suçon ?! S'exclama – t – elle en écartant le haut de la chemise.
-Nan mais, ça va pas. Crie le plus fort et déshabille – moi pendant que tu y es. Dit – elle en la prenant par la main pour l'envoyer dans la pièce d'à côté. Elle en ressortit et réapparut rapidement avec une autre chemise blanche, identique.
-Jane Clémentine Rizzoli, depuis quand couches - tu avec quelqu'un ?! Pourquoi je suis au courant de rien ?
-Mais chut ! Dit – elle en se baissant de moitié et en regardant autour d'elle pour voir si personne n'écoutait. Arrête de crier.
-Tu sors avec qui ? Ça dure depuis combien de temps ?
-Six mois. Répondit Jane presque en posant la question et en grimaçant légèrement.
-SIX MOIS ?! Mais comment j'ai fait pour rien voir. Je suis nulle comme flic. Maura est au courant ?
-Oui. Sourit la brune sans s'en rendre compte.
-Oh, non ne me dis pas que ... s'exclama Emma au bord de la crise cardiaque, la main sur sa poitrine. Oh mon dieu, ton suçon, il est de Maura. Souffla – t – elle.
-Mais non, enfin.
-Oh, pas à moi. Je te connais trop bien. Tu te fous de moi. C'est Maura, j'en suis sûr.
-Okay, okay. J'avoue, c'est Maura.
-Tiens, j'aurais cru mettre plus de temps à te faire admettre ça. La vache, c'est trop génial. Je suis trop contente. Sautilla l'officier, euphorique.
-C'est vrai. Tu ne trouves pas ça bizarre ou gênant ?
-Mais non, enfin tête de nœud. Ça fait des années qu'on attend que vous vous mettiez ensemble. J'ai bien cru que ça n'arriverais jamais.
-Je l'aime vraiment, tu sais. Se livra Jane en s'asseyant à la petite table au milieu de la pièce.
-Oui, je sais ça. Y avait rien de plus visible que vos sentiments l'une pour l'autre. Sauf pour vous, visiblement. Comment ça s'est passé ?
-Après son enlèvement, elle était vraiment stressée et j'ai passé ma semaine chez elle.
-Oui, je m'en souviens.
-Comme elle faisait des cauchemars, bah j'ai fini par dormir avec elle. Et puis le soir où je suis rentré, ça m'a fait vraiment bizarre je me sentais vide. Et je ne sais pas vraiment ce qu'il m'a pris, mais j'ai débarqué à trois heures du matin et je me suis déclarée. Elle n'a rien dit ni même bougée. Du coup, je suis repartis chez moi. J'ai cru que j'avais tout gâché. Mais le matin en me levant, je l'ai trouvé assise dans ma cuisine. Elle m'a fait carrément peur. Et puis elle s'est déclarée à moi, elle aussi, et on s'est embrassées.
-Et ça fait six mois que vous êtes ensemble.
-Plus ou moins, oui.
-Oh, je suis si heureuse pour toi, Jane. Pour vous.
-Moi aussi. Plaisanta Jane. Mais y a que Frankie qui est au courant, parce qu'il nous a surprises. Donc, pas de gaffe. J'aimerais profiter que ma mère me laisse un peu tranquille, si je puis dire.
-Promis juré craché. Cita Emma dans un clin d'œil.
-Bon, je dois y aller. Manque plus que toi à caser, maintenant. Indiqua la brune tout en se levant pour sortir.
-C'est déjà fait. Déclaré Emma, le cœur battant la chamade par l'immense pas qu'elle venait de faire alors que son amie n'avait pas encore passé le seuil de la porte. Celle – ci referma doucement la porte et se retourna tout aussi doucement.
-Hein ?
-C'est déjà fait. J'ai quelqu'un. Depuis presque quatre mois.
-Mais non ? Emma Swan est en couple ? Répondit la brune en accusant le coup. Attends, c'est avec ton médecin ?
-Oui.
-Wouah ! Mais pourquoi t'as rien dit, vilaine. La gronda – t – elle en lui frappant le bras.
-Tu peux parler toi. Ça fait six que tu sors avec Maura et personne n'est au courant. Moi, ça fait que trois mois.
-Oui, mais non c'est pas pareil. On avait le bazar Alice entre temps et puis j'ai ma mère. T'façon on parle de plus en plus de l'annoncer officiellement, mais faut voir avec Cavanaugh si ça ne pose pas de problème. Mais toi, y a rien qui t'empêche de le crier sur tous les toits. En plus, d'après Henry elle est super canon.
-Je crois pas qu'Henry ait parlé d'elle comme ça. Ricana la blonde.
-Ouais, bon peut être pas dans ces termes. Il est au courant d'ailleurs ?
-Oui, on lui a dit il y a quelques semaines. Il est euphorique depuis, d'ailleurs.
-Et ça se passe bien entre vous ?
-Oui, super. Elle passe le plus clair de son temps chez moi, en alternant avec ses gardes. Elle s'entend tellement bien avec Henry. Elle est vraiment géniale, elle est tellement ... enfin je veux dire, elle est tout le temps heureuse et souriante. Ça fait du bien.
-C'est vraiment cool, ça. Et toi, comment tu te sens ?
-Bien. Et apaisée. Encore plus quand je suis avec elle. Je ne sais pas trop pourquoi. Mais je suis tout de même stressée à l'idée que quelque chose foire. Que je ne foire tout.
-Mais non idiote, tu es géniale. Et si elle ne s'en rend pas compte, c'est elle qui est nulle. La rassura – t – elle en lui frictionnant doucement le bras, comme pour la réchauffer. Et au pieu, elle est comment ? Demanda Jane soudainement, un sourire malicieux sur les lèvres.
-Non, mais ça va pas. Je vais pas parler de ça avec toi.
-Oh, Emma. On a parlé de bien pire.
-Non, je veux pas. Et de toute façon, y a rien à dire.
-Attends, tu veux dire que vous ne l'avez toujours pas fait ?
-Non.
-Ouais, après chacun va à son rythme.
-Vous avez mis combien de temps avec Maura ?
-...
-Jane ?
-Six heures. Marmonna Jane.
-Ah ! Okay, rythme rapide selon ce qui vous intéresse. Explosa de rire Emma avant de se faire frapper. Attends, tu as mis cinq ans pour te déclarer et six heures pour la mettre dans ton lit. Excuse – moi, mais c'est pas moi qui a un problème de rythme avec tout ça.
-Idiote. Et puis, c'est justement parce qu'on avait trop attendu. Répliqua – t – elle se redressant.
-J'en ai envie. Mais en même temps, dès que je sens le moment arriver, je me bloque.
-Tu en as parlé avec elle ?
-Non... Enfin, elle a déjà essayé, mais je me braque à chaque fois.
-Emma.
-C'est pas de ma faute. C'est plus fort que moi. À chaque fois, je me crispe et j'arrive pas à en parler. J'ai juste pas envie et ... et bah je fais ce que je sais faire de mieux. Fuir.
-Et tu veux en parler avec moi ?
-Nop. Mais ça, je crois que ça passe encore. Elle me reproche surtout et de plus en plus d'être mon secret.
-Elle n'est pas d'accord avec ça ?
-Bah, à moitié en fait. C'est juste qu'elle a l'habitude de toujours tout raconter à sa famille. Et que je lui ai demandé de ne pas le faire et, du coup, je crois qu'elle le vit assez mal.
-Bah là, je la comprend carrément. Franchement Emma, c'est pas juste. Tu n'as pas le droit de lui interdire de se confier à quelqu'un, parce que je suis sûr que tu lui as demandé de ne le dire vraiment à personne. Avec Maura, ça fonctionne parce qu'on le veut toutes les deux et qu'on est pareille. Mais tout ce que tu vas réussir à faire, c'est la perdre à lui interdire des trucs comme ça.
-J'ai juste pas envie que tout change une fois que tout le monde saura.
-Mais ça changeras rien. Regarde, tu me l'as dit et alors. Je ne vais pas te saouler avec ça tous les jours. Écoute, franchement, je crois que tu es tombé sur une perle de patience avec toi parce que si je sortais avec quelqu'un qui m'interdirais des trucs comme ça alors que je suis très proche et que je me confie beaucoup à ces personnes, ça serait next direct. Écoute, tu t'es donné un gros coup de pied au cul pour accepter de vous donner une chance. Alors, place au second coup de pied au cul.
Elles continuèrent à parler, Jane tenant surtout Emma au courant de son avancée sur une de ses enquêtes. Puis elles se quittèrent dans l'ascenseur, la brune allant au sous sol rejoindre sa belle, tandis qu'Emma descendait au rez – de – chaussé.
Elle récupéra sa voiture et s'engouffra dans le trafic de Boston. Dix minutes à peine plus tard, elle arriva devant l'immeuble de Regina. Elle se gara dans le petit parking privé et se rendit jusqu'à la porte d'entrée tout en envoyant un sms à Regina pour lui dire qu'elle était arrivée. Elle y tapa le code, Regina le lui ayant donné auparavant, et elle monta à pied les huit étages, n'aimant pas prendre les ascenseurs.
Elle arriva devant la porte et sonna. C'est Henry qui ouvrit la porte et bondit dans les bras de sa mère. Emma le réceptionna et le cala contre sa hanche afin de passer le seuil de la porte. Cependant, elle n'osa pas aller plus loin alors elle écouta Henry lui raconter sa matinée, debout dans l'entrée. Quelques minutes après Regina arriva.
-Désolé. J'étais au téléphone avec ma mère. S'excusa la petite brune en s'approchant d'Emma. Mais entre, enfin.
-Pas de soucis. C'est moi qui suis désolée de vous avoir fait faux – bond. S'excusa à son tour la grande blonde en rejoignant la brune pour lui voler un doux baiser.
-Je comprends. Si j'avais une urgence au boulot, je vous abandonnerais sans scrupule aussi. Taquina le médecin en souriant de bien - être contre les lèvres roses de sa blonde.
-Hey ! Je ne vous ai pas abandonné. C'est méchant. Geignit Emma en lui frappant le bras.
Regina rigola doucement et tira Emma pour lui faire visiter son chez elle pendant qu'Henry était parti lire son livre.
''C'est tellement beau et grand chez toi. Et cosy. Ça te ressemble beaucoup''. Signa Emma en embrassant encore Regina, ce qui surprit la brune.
-Merci. Dis, je peux savoir ce qu'il t'arrive ?
''Quoi ? Comment ça ?'' Demanda Emma en signant à nouveau pour faire comprendre à la brune qu'elle avait le droit de signer.
Si Emma avait beaucoup de difficultés à s'adapter à cette vie de couple contrairement à la brune, il y a néanmoins un élément avec lequel la brune avait beaucoup de difficultés à se laisser aller : signer. Elle avait tellement eu l'habitude de cacher sa cécité aux membres extérieurs de sa famille et plus encore lorsqu'elle sortait avec quelqu'un qu'il lui était désormais très difficile de signer naturellement lorsqu'elle était avec quelqu'un d'autre. Emma le savait et ne tolérait pas le fait que la brune se sente mal à l'aise pour une chose pareille. Elle s'évertuait donc à chaque fois à faire en sorte de parler de plus – en – plus en signant et non autrement et ce, jusqu'à ce que ça devienne naturel.
''Attention, j'ai carrément rien contre avec le fait que tu m'embrasses beaucoup et que tu sois tactile, c'est carrément le contraire. Mais ça ne te ressemble pas beaucoup. Et ça me surprend, c'est tout.'' Remarqua Regina en signant.
''Premièrement, je crois que l'atmosphère de ton appart' y est pour beaucoup. Deuxièmement, j'ai parlé avec Jane tout à l'heure et elle m'a fait comprendre que je devais me laisser aller avec toi, prendre ce que j'avais et ne m'occuper que du présent. Mon présent étant toi et tes lèvres'' Expliqua – t – elle en embrassant à nouveau sa petite amie.
''Attends. Stoppa Regina en serrant Emma dans ses bras, mais en écartant son visage pour encrer son regard dans les yeux émeraude. Tu ... Tu veux dire que tu as parlé de nous ?'' Demanda – t – elle incertaine.
''Oui. Elle m'a annoncé qu'elle sortait avec Maura depuis six mois et qu'elle gardait ça secret. Du coup, j'ai fini par lui avouer. Et je me suis souvenue que si je voulais garder tout ça secret c'est pas plus par envie comme elles, mais plus par peur. En plus, et ne dit pas le contraire, je sais que ça te rends malheureuse de ne pas pouvoir en parler autour de toi ou d'être distante quand on se retrouve avec quelqu'un d'autre qu'Henry. Et ... et je t'avoue que j'ai vraiment envie que ça marche, alors je vais faire des efforts''.
''Merci. Mais ne t'inquiète pas, je sais que tu as un rythme plus lent que le mien et on va garder ton rythme. Même si je suis plus que ravie de pouvoir nous assumer en toute sérénité maintenant. Mais t'en fais pas, tout ça se fera petit à petit. Okay ? Rassura – t – elle en voyant la soudaine peur dans les yeux d'Emma. Je vais juste l'annoncer à David et Katherine et puis on verra comment pour le reste. C'est pas parce que tu as eu une illumination d'un coup, que je vais aller le hurler sur les toits''.
-Je suis presque sûr que tu en serais capable. Rigola Emma.
-Je te promets de le faire lorsque la dernière personne de notre entourage sera au courant pour nous.
-Chiche.
-Chiche.
Elles s'embrassèrent à nouveau et Regina se mit à faire des lasagnes avec l'aide, minime, d'Emma. En goûtant les fameuses lasagnes de Regina, les deux Swan s'extasièrent tellement les lasagnes étaient bonnes. Ensuite, Henry tenu absolument à faire un jeu de société et ils passèrent une bonne partie de l'après midi à jouer aux cartes. En fin d'après midi, ils s'installèrent tranquillement devant un Disney rapidement suivi d'un autre puis d'un autre encore.
Henry s'était installé dans un des gros fauteuil en cuir marron, enroulé dans un plaid blanc tandis qu'Emma était allongée de tout son long dans le canapé avec Regina dans ses bras, un plaid les recouvrant aussi. Une vraie petite famille en somme.
Lorsque deux ventres se mirent à grogner, Regina fit réchauffer les lasagnes du midi et ils les mangèrent devant la télé. En parlant de tout et de rien, Emma faisant des blagues pas drôle selon les dires d'Henry. L'ambiance était si bonne, si naturelle que le temps passa à une vitesse folle et après proposition de Regina, Henry alla se coucher dans la chambre d'ami. Pendant qu'Emma bordait son fils, Regina en profita pour ranger tout le bazar sortis de leur après – midi et fit la vaisselle. Elle gémit doucement en sentant deux bras se nouer autour de son ventre et des lèvres chaudes et humides déposer une multitude de baiser dans son cou.
-Emma ... Gémit – t – elle alors que celle – ci continuait ses baisers et qu'elle avait glissé ses mains sur le ventre plat de la brune.
Regina se retourna puis embrasser passionnément Emma et glissa ses mains sur les fesses rondes de la blonde, qu'elle pressa.
-Attends. Stop. Arrêta Regina. Je sais qu'on a dit d'aller plus loin, mais on ne fera pas l'amour ce soir. Pas comme ça et pas avec Henry dans la chambre d'à côté.
-Tu as raison. Acquiesça Emma, consciente de ses propres limites. Ceci dit, je peux déposer Henry chez Mary le week – end prochain. Sous - entendit – elle tout de même, désireuse de poursuivre l'échauffement de son bas ventre rapidement.
-J'adorais. Mais je vais chez mes parents le week - end prochain.
-La veille ?
-Emma, tu es vraiment sûr. Je veux dire, je ne veux pas que tu te sentes forcée de quoique ce soit. J'avoue en avoir carrément super ultra envie, mais si tu te ...
Emma réembrassa Regina pour la faire taire avant de lui signer un ''tais – toi'' et de la tirer dans la chambre de la brune où elles se couchèrent rapidement. Elles s'endormirent dans les bras l'une de l'autre.
SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ
-outch ! Grogna Emma en sentant quelque chose de lourd lui sauter dessus et rebondirent sur son flanc gauche.
-Debout ! Debout ! Debout maman ! Cria Henry dans les oreilles d'Emma.
-Henry ! Grogna Emma en poussant sa tête sous l'oreille.
-Allez ! Debout ! Debout ! S'amusa – t – il à dire encore et encore en sautant sur Emma.
La jeune mère se redressa vivement, échangeant sa position avec celle d'Henry pour venir lui chatouiller les côtes. Regina entra à ce moment - là dans la chambre et ne put empêcher son cœur de se gonflait face à la vision de ces deux êtres qui devenait de plus en plus vitale dans sa vie. En l'apercevant, Emma cessa ses attaques et sourit doucement à sa brune.
''Hey''. Signa – t – elle.
-Hey. Répondit Regina, un plateau dans les mains.
''Avec Regina, on t'a préparé le petit déjeuné''. Signa également Henry qui apprenait désormais avec Emma.
''Quoi ? Oh non, le rêve. C'est beaucoup trop gentil.'' Dit Emma, les yeux brillants.
À chaque action de la brune, Emma ne comprenait pas comment cette femme pouvait être plus parfaite. Bon sang, comment avait – elle fait pour vivre sans elle avant ?
''Pancakes aux pépites de chocolat, chocolat chaud à la cannelle, jus de pomme pressée.'' Cita Regina.
''Merci. Mais depuis quand êtes vous levez ? Il est quelle heure ? ''
''Il est neuf heures et demi. Je me suis levé à huit heures et j'ai entendu Regina dans son bureau, alors je l'ai rejointe''. Expliqua Henry en parlant et signant à la fois.
''Depuis quand es – tu levée ?'' Demanda Emma à Regina, surprise que la brune travaillait déjà à cette heure – ci, un dimanche.
''Peut être quatre ou cinq heures.'' Répondit la brune en haussant les épaules.
''Hein ? Mais ça veut dire que tu n'as dormi que, quoi, quatre heures ?''
''Je dors rarement beaucoup.''
-Quoi ? Mais comment c'est possible ? Comment tu peux être si parfaite encore en dormant si peux. Qui dort si peu, d'ailleurs ? Questionna Emma abasourdie.
Regina se contenta de rire, charmée par l'attitude d'Emma et de l'embrasser rapidement avant d'enfourner un pancakes dans sa bouche. Le petit déjeuné se fit tranquillement et ensuite, ils décidèrent tous d'aller se laver. Henry et Emma partirent les premiers, pendant que Regina en profita pour terminer ce qu'elle faisait.
Tellement prise dans ce qu'elle écrivait, le médecin n'entendit ni ne vit Emma entrer dans son bureau, comme bien souvent lorsqu'elle se plongeait dans son travail. Emma s'assit face à Regina, de l'autre côté de son bureau. La brune la remarqua et leva la tête.
-J'ai fini. Tu peux y aller.
-D'accord, je finis juste ça.
-Tu sais, si tu as vraiment beaucoup de travail. On peut te laisser avec Henry.
-Quoi ? S'étonna Regina.
-Bah tu te lèves tôt pour travailler et là, tu sembles encore plonger dedans. Je comprendrais tout à fait, t'en fais pas. Juste, si tu as besoin de trav...
-Non, non, non, non, non. Débita rapidement Regina en se levant pour rejoindre Emma et se mettre sur ses genoux. Je suis désolé. C'est juste que quand je m'y mets, j'ai souvent du mal à lâcher ce que je fais. Et j'ai eu une idée cette nuit, alors comme elle tournait en boucle dans ma tête, je suis venue ici pour libérer ma tête. Mais je ne veux pas que vous partiez, surtout pas Emma. Je suis désolée.
-Okay. T'excuses pas enfin. Je comprends. Assura Emma, surprise par la soudaine vulnérabilité de la brune. Elle ne l'avait jamais vu réagir ainsi. Tu as fini ?
-Attends, je note juste ce truc et je vais me doucher. Déclara Regina en se penchant sur son bureau pour reprendre son livre et son carnet marron et recopier quelque chose, penchée sur son bureau. Offrant une vue de ses fesses, parfait semble – t – il, à quelques centimètres du visage d'Emma qui sentit ses joues s'échauffer.
-Pourquoi tu es rouge ? Tu es malade ? Demanda Regina en mettant sa main sur le front d'Emma.
-Non, non. J'ai juste chaud.
-C'est vrai qu'il fait chaud. J'y vais.
Une demi heure plus tard, tout le monde était prêt. Après avoir réfléchi à ce qu'ils pourraient bien faire, ils décidèrent d'aller pique - niquer à Central Park, les températures étant très chaudes. Chapeau en paille sur la tête de Regina, short en toile pour Emma et short orange pour Henry, ils arrivèrent les bras chargés audit parc. Sous un arbre, ils s'étaient tous les trois « attablés » autour d'une nappe avec beaucoup trop de nourriture. Ils avaient assurément vu les yeux plus gros que le ventre. Notamment Regina qui avait tenu à passer au supermarché du coin pour acheter quelques petites choses pour rendre ce pique – nique génial. En réalité, on aurait pu dire qu'ils avaient fait les courses pour une semaine vu comment le caddie était rempli. Lorsque les deux Swan lui avaient dit qu'il y en avait beaucoup trop, elle leur avait répondu :
-C'que vous êtes rabat joie parfois tous les deux. J'avais envie de ça, tu avais envie de ça et tu avais envie de ça. On serait bien bête de ne pas en profiter. Et puis si vous insistez tant, on fera un autre pique – nique pour finir le reste.
Et elle était partie sans vraiment attendre les deux autres qui s'amusaient de l'insouciance de la brune. Parfois, ils avaient l'impression que la véritable enfant n'était autre que le grand médecin et non Henry. Mais en réalité, cette bouffée d'insouciance leur faisait vraiment beaucoup de bien. Le monde paraissait presque génial à leurs yeux.
Cependant, le pique – nique fut écourtée vers 15:00 lorsqu' Emma reçu un appel d'urgence. N'ayant pas le temps de redéposer Henry et Regina et ne voulant pas les laisser repartir avec tous les sacs, les trois partirent ensemble jusqu'à la scène de crime.
Emma demanda aux deux bruns de bien rester dans la voiture. Aucun d'eux d'ailleurs ne broncha, n'ayant pas énormément envie de voir quoique ce soit de macabre.
En arrivant la blonde s'étonna de voir autant de monde et s'inquiéta légèrement quant au drame qui avait pu se produire.
-Qu'est – ce – qu'il se passe ? Demanda Emma en s'approchant d'August et de David. Qu'est – ce – tu fait là ? Demanda Emma à David, sachant que cette partie de la ville n'était pas de sa juridiction.
-J'ai entendu l'appel et j'étais pas très loin. Du coup, je suis venu. Une baby-sitter a appelé à l'aide, on ne sait pas encore vraiment ce qu'il s'est passé.
-Le corps, c'est quoi ? Demanda Emma en s'approchant et en soulevant la housse. Putain.
-Le chien a été poignardé. Sur le ventre. Il était probablement en position de défense. Apprit une jeune femme blonde aux talons immenses derrière Emma.
-Maura, Jane ?
-Suspicion de disparition d'enfant, qui plus est d'un flic. Tous les flics qui étaient au poste et qui n'avaient rien d'urgent, on était réquisitionné.
-Quel âge l'enfant ?
-6 ans. Indiqua Jane tout en montrant de la tête un couple au loin. Une femme aux longs cheveux noirs dans les bras d'un homme qu'elle reconnut comme étant Jerry, un de ses collègues. On va commençait par faire un râteau sur tout ce terrain.
-Il est immense. La baby-sitter n'a pas un téléphone qu'on peut localiser ?
-On l'a retrouvé là bas. C'est donc par là qu'on va commencer les recherches. Okay, j'ai Henry dans la voiture avec Regina. Je vais les prévenir que j'en ai pour un moment.
-Regina est avec toi ? Je viens aussi, attends. Décida David.
En les voyant arriver, Regina sortie de la voiture et attendit à côté du capot.
-Hey, ma belle ! Comment tu vas ? Demanda David en embrassant sa meilleure amie.
-Bien et toi ? Qu'est – ce – qu'il se passe ?
David expliqua la situation à Regina pendant qu'Emma en faisait de même dans la voiture auprès d'Henry.
-Je vais demander à un collègue de vous ramener. Je ne sais pas pour combien de temps j'en ai.
-Je peux demander à Mary. J'étais avec elle, elle est dans un restaurant à deux pas.
-Euh ... ouais. Acquiesça Emma qui se retourna pour prévenir Henry.
-Qu'est ce que tu fais avec Mary, toi ?
-Je ... On sort ensemble, en fait. Chuchota – t – il.
-Hein ? Nan ? Depuis quand ? Pourquoi je ne suis pas au courant ?
-Tout doux, ça fait une semaine à peine. Je crois pas qu'Emma soit au courant. Et pourquoi toi, tu l'est pas : c'est simple, t'es super dur à avoir en ce moment.
-Pardon. Je te prie de m'excuser. Je vais me rattraper et tu vas tout me raconter. J'aurais un truc à te raconter aussi.
-C'est au sujet d'Emma ? Demanda David.
La brune se contenta de hocher niaisement la tête et il n'en fallut pas plus pour qu'il ne comprenne.
-Non ? Oh putain ouais, faut qu'on parle. Dit – il les yeux écarquillés.
-Bon, c'est bon. Mary arrive dans cinq minutes. Déclara Emma en revenant vers eux. Je suis désolé d'écourter cette journée Regina. S'excusa à nouveau Emma, mais la brune ne sembla même pas l'entendre. Regina ? Ouh ouh. Essaya Emma en passant sa main devant les yeux de la jeune femme.
-Pourquoi vous cherchez là – bas ? C'est pas logique. Demanda la brune sans détourner son regard des hommes en uniforme marchant sur une grande plaine.
-Parce qu'on a retrouvé le téléphone de la b...
-Pourquoi c'est pas logique ? Demanda David en coupant Emma.
-Cerveau reptilien. Répondit simplement la brune en se retournant pour rejoindre la scène de crime.
Emma commençait à lui dire qu'elle n'avait pas le droit d'aller là – bas, mais David l'arrêta autorisant Regina à passer la limite, même si elle n'avait pas vraiment pris la peine de demander la permission. Elle s'arrêta à côté du cadavre de chien et d'August et regarda autour d'elle.
-Ça veut dire quoi cerveau reptilien ? Demanda Emma qui ne comprenait rien à l'attitude de sa petite amie.
-Imaginez que vous vous baladez tranquillement avec un enfant et qu'on vous attaque. Qu'est – ce – que vous ressentez ? Demanda Regina en se mettant à marcher en arrière.
-La terreur ? Supposa David, se prêtant au jeu de son amie, la connaissant bien.
-Exactement, la terreur. Et à ce moment - là, c'est le cerveau reptilien qui prend le relais : c'est l'instinct de survie. Expliqua – t – elle en passant au - dessus de la grille du parc de jeu pour se diriger vers une forêt. Et le premier processus qui est mis en place, c'est la fuite.
-Attendez. Pourquoi par là ? Demanda Jane, visiblement convaincu par la brune. D'autant que Maura semblait se maudire de ne pas y avoir pensé.
-Le cerveau reptilien déclenche un regard fuyant pour voir tous les éléments de fuite possible et tous les obstacles qui risque d'empêcher la fuite. Regardez : sur la droite, un lac derrière nous, là où vous cherchez, une étendue beaucoup trop vaste et impossible de se planquer. La maison là – bas est trop logique quant à elle. Le cerveau reptilien, lui, a abandonné toutes ces options. S'ils sont venus ici, c'est qu'elle connaissait le chemin et donc qu'elle s'est au moins déjà baladé par ici. Donc elle a dû prendre ce chemin parce qu'elle le connaît. Autre truc : le cerveau reptilien, c'est le cerveau de tous les réflexes acquis pendant l'enfance. Et lorsque l'on est enfant, où est – ce – qu'on se cache ?
-Derrière un arbre. Répondit Maura en écarquillant les yeux.
Sans plus attendre Regina s'engouffra dans la forêt et marcha d'un pas rapide. Emma la suivait, avec une inexplicable confiance envers la brune. En même temps, qui n'aurait pas pu lui faire confiance en cet instant. Elle semblait persuader de l'endroit où elle se rendait, elle marchait comme si elle savait où elle se allait.
-Regina, ça fait une et demi qu'on marche, là. Remarqua Emma au bout d'un moment.
Mais la brune ne répondit rien et marcha encore. Trop concentré.
-Stop. Ici. Hurla August en descendant une petite pente.
Tous accoururent et trouvèrent une jeune adolescente rousse étalée à terre, contre un arbre. Regina prit son pouls.
-Elle est morte. Déclara – t – elle sombrement en s'écartant avec une légère envie de vomir. Elle sent la bière. Informa Regina en sentant ses doigts collant et en haussant les sourcils.
-La benne. S'exclama Emma avant de se mettre à courir tout en rebroussant chemin. Elle arriva à la benne à ordure qu'elle avait aperçu en entrant dans la forêt et l'ouvrit rapidement. Son cœur se stoppa.
-Oh mon dieu. Tout va bien. Je suis de la police. Tout va bien. Dit Emma en attrapant la petite fille de 6 ans dans ses bras qui était prostrée dans un coin de la benne, les genoux serrés contre sa poitrine.
Emma la sortie et alla rapidement vers l'ambulance. Avant même d'y arriver, les parents de la petite lui sautèrent dessus et, en pleurs, la serrèrent contre leur cœur. Emma se retourna, les larmes aux yeux et vit Regina arriver, tranquillement en marchant, un grand sourire aux lèvres.
Elle s'avança vers elle et en gardant une certaine distance, elle lui signa :
''Je meurs d'envie de t'embrasser. T'es géniale, c'est grâce à toi si on la retrouvé.'' Dit – elle en lui prenant la main.
''Ne dis pas ça. J'ai retrouvé un mort, toi un vivant.'' Répondit la brune, mal à l'aise et dans un clin d'œil.
Emma ne répondit rien et se contenta de repartir avec Regina. Elle la déposa chez elle et après un long baiser, elle repartit, avec la hâte de retrouver son fils sain et sauf.
SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ
C'est sexy, ça ? Ça lui plaira ? Se demanda pour la énième fois Emma. Après avoir passé une heure à trouver les sous vêtements parfaits, la voilà à nouveau bloqué sur sa tenue. Ça ne lui ressemblait tellement pas pourtant. Mais là, elle voulait être parfaite. Elle savait que c'était le grand soir, celui où sa relation avec Regina allait prendre un grand tournant. Mais elle ne pouvait s'empêcher d'angoisser et en même temps, elle avait tellement hâte qu'elle n'avait qu'une envie : la voir et faire directement l'amour sans plus attendre.
20:00 sonnèrent et réglé comme une horloge, Emma entendit toquer à sa porte. Elle ouvrit la porte et fut subjuguée par la beauté de la brune dans cette robe jaune canari surmontée d'un petit béret noir.
-Oh ... wouah ... Mon dieu, je fonds. Tu es si belle. Tellement belle. S'extasia Regina, elle aussi subjuguée de voir Emma dans cette robe noire, transparente à la naissance de sa poitrine.
-Merci. Toi aussi.
Sur ces paroles, elles s'en allèrent, main dans la main et Regina se mit derrière le volant. Les deux femmes avaient un sourire incessant. Emma avait bien tenté de savoir où elles allaient, mais Regina changea à chaque fois de sujet. Cependant, la blonde tiqua lorsqu'elle reconnut l'hôpital et plus encore lorsque Regina s'engouffra dans le parking sous – terrain réservé au personnel.
-Euh. T'as pas l'intention de bosser toute la soirée, hein ? Demanda Emma, un rire nerveux.
-Mais non, idiote. Tu vas voir. Dit – elle en se garant. Elle tira Emma par la main et la conduisit vers une petite cage d'escalier. Emma ne put s'empêcher :
-C'est le moment où je me rends compte que tu es une psychopathe, c'est ça.
-Bingo. Se contenta de répondre Regina.
Elles montèrent encore un moment les marches et Emma commençait à se demander si elles allaient arriver un jour où l'autre. Finalement, Regina poussa une porte en ferraille et laissa apparaître le toit de l'hôpital sur lequel était disposé une petite table ronde avec une nappe blanche et deux cierges au milieu de celle – ci. A côté de la table, une seconde était disposée, sur laquelle plusieurs plat sous cloche se cachaient.
Emma mit sa main devant sa bouche, choquée et avança lentement vers la table. Elle effleura doucement, du bout des doigts, la nappe, les assiettes, comme si tout cela n'était qu'un rêve. Elle n'arrivait pas à croire que l'on ai pu faire ça pour elle. Les larmes aux yeux, elle se retourna vers la brune légèrement timide. Celle – ci couru presque vers Emma pour lui prendre le visage angélique de ses deux mains.
-Non, non. Ne pleure pas. C'est rien ça encore, imagine quand je ferais un vrai big truc. Pleure pas pour ça.
-Un vrai big truc. Bon sang, Regina. On a jamais fait ça pour moi. Tout ça, c'est bien au - delà de tout ce que j'aurais pu rêver un jour.
-Et bien tu as plutôt intérêt à t'y faire. Parce que j'ai tendance à faire les choses en grand pour les gens que j'aime. Et c'est encore rien, tu mérites encore mieux. Dit – elle doucement, son regard cherchant à s'encrer dans celui de la blonde.
Emma releva soudainement les yeux et les plongea dans ceux de la brune. Elle l'aime ? Emma ne savait plus trop quoi dire et heureusement, Regina passa rapidement à autre chose. Elle lui tira la chaise et laissa Emma s'asseoir, puis elle s'assied à son tour, en face. Elle souleva les deux cloches et Emma ne put s'empêcher d'exploser de rire. Sous ces cloches se trouvaient deux bons gros hamburgers.
-Fallait trouver quelque chose qui n'avait pas besoin d'être super chaud et qui en plus te plairait. En vrai, le choix a été assez vite fait. J'espère que ça te va. Expliqua Regina.
-Carrément. J'adore. Merci. C'est toi qui les as faits ?
-Bien-sûr. Tout est fait par moi.
Emma sourit une dernière fois avant de prendre une grosse bouchée de son hamburger et de gémir en roulant des yeux, savourant le délicieux mets. La soirée se déroula tranquillement, où les deux femmes se racontaient des anecdotes ici et là, dans toute sa simplicité.
''Tu n'as eu que des femmes ?'' Demanda finalement Emma.
''Je suis sortie avec un garçon lorsque j'avais 15 ans. Je pensais qu'il me plaisait depuis des années et finalement lorsque je me suis mise à sortir avec lui, ça ne s'est pas passée comme je l'espérais. J'étais totalement mal à l'aise alors que l'on était ami avant et rien que l'embrasser me dégoûtai. J'ai fini par le quitter en comprenant que je préférais les filles, même si j'ai mis un certain temps à l'accepter. Je lui en ai parlé et pendant un certain temps, il a été le seul au courant. Aujourd'hui, c'est le mari de ma sœur. ''
''Quoi ? Tu es sortie avec le mari de ta sœur ?''
''On a tous les deux fait nos études de médecine ensemble. Et on a été muté tous les deux dans cet hôpital où ma sœur travaillait déjà. Ils ont travaillé ensemble et sont tombés amoureux. ''
''-Wouah ! Et ça ne t'as pas dérangé ?''
''-Non, du tout. Je n'avais plus aucun sentiment pour lui. Je m'en fiche. ''
''-Et du coup, ta première copine ? ''
''-Lors de ma première et deuxième année de médecine. Mal. Je suis plutôt du genre à m'investir à fond dans une relation et finalement, on n'avait pas les mêmes attentes. Je n'ai compris que plus tard qu'elle n'étais pas exclusive et encore moins avec moi. J'étais folle amoureuse et j'ai eu l'impression d'avoir le cœur brisé. Du coup après, et je n'en suis pas fière, je me suis contenté de coup d'un soir ici et là. Ne me demande pas combien d'amante j'ai eu, je ne saurais te dire. Mais je me suis calmée il y a quelques années de ça, je te rassure. Et je suis fidèle.'' Se sentit obliger de préciser Regina.
''-T'inquiète, je ne te juge pas. Et j'ai confiance en toi. Ta première fois était tard finalement. A moins que tu ne l'as fait avec Robin.'' Rassura Emma.
''19 ans. Et toi ? Tu es déjà sortie avec une femme ? ''
-Sortie oui. Seulement deux, Lily lorsque j'avais 14 ans et Rita à 20 ans. Mais je ne suis jamais allée plus loin que des baisers.
''Pourquoi ?''
-Avec Lily, je ne me sentais pas encore prête. Et avec Rita, ça s'est arrêté rapidement une fois qu'elle a appris pour Henry.
-C'est qu'elle n'était pas pour toi.
-Je pense.
-Tu as eu peu d'amants, alors ?
-Je n'ai eu que le père d'Henry et Neal. Je ne couche pas facilement.
-J'en prends note.
Le repas continua sur le dessert : un fondant au chocolat avec une panna cotta aux fruits rouges. Mains liées, elles ne pouvaient s'empêcher de se dévorer des yeux, parlant de tout et de rien, alternant entre la langue des signes et l'oral. Puis elles quittèrent le toit pour aller prendre un verre dernier chez Regina.
Arrivée chez elle, Regina déboucha une bouteille de vin et servit deux verres qu'elles burent, accoudées au rebord de la fenêtre, observant la vue illuminée de Boston.
-Tu as une super vue d'ici.
-Oui. J'adore me poser là et observer. Répondit Regina, rêveuse. Quoi ? Demanda – t – elle en sentant le regard insistant d'Emma sur elle.
-Embrasse – moi.
Regina ne se le fit pas dire deux fois et embrassa passionnément Emma. Leur baiser s'endiabla rapidement à tel point qu'elles lâchèrent toutes les deux à l'unisson leur verre pour se sentir plus proche l'une de l'autre. Impossible désormais de décoller leurs lèvres, Regina tenta tant bien que mal de conduire Emma à sa chambre.
Une fois entrée dans celle – ci, la brune ténébreuse poussa Emma sur son lit et se mit à califourchon sur elle, descendant ses mains sur les jambes de la blonde.
-Si jamais je vais trop loin, arrête moi tout de suite.
-Embrasse - moi. Déshabille – moi. Quémanda la blonde.
Doucement, Regina remonta la robe d'Emma et Emma retira en même temps celle de Regina.
-Mon dieu, tu es si belle. Ne put s'empêcher de dire Regina, les yeux noirs de désir.
Elle continua de couvrir de baiser tout le corps de son amante. Passant son doigt sous l'élastique de la culotte noire en dentelle d'Emma, Regina s'assura une dernière fois du bien - être de sa bien – aimée.
-Tu vas bien ? Demanda – t – elle en cessant ses baisers sur la poitrine d'Emma.
-Bon sang Regina, tais toi et fais moi l'amour. La supplia Emma.
Ce feu vert fut rapidement suivi d'une myriade de gémissement de la part de la blonde. Après son premier orgasme, Emma intervertit les positions et s'attela à faire plaisir à sa compagne. Rapidement, Regina obtint un orgasme tout aussi fulgurant. Emma remonta doucement pour embrasser à nouveau les lèvres rouges et pulpeuses de la brune, se stoppant net en entendant trois mots.
-Je t'aime. N'avait pu s'empêcher de souffler Regina. Elle attendit un instant, apeuré de voir la blonde fuir, mais celle – ci resta figée. Alors Regina fonça à nouveau sur les lèvres de la blonde et elles repartirent dans une danse chaude et endiablée, pour plusieurs nouveau round.
Quelques heures plus tard, essoufflée, Regina, à plat ventre, dessinait des dessins imaginaires sur le ventre de la blonde qui regardait le plafond. Soudain, elle se redressa.
-J'ai faim et soif. Tu as faim et soif ? Demanda Regina faisant rire Emma qui hocha positivement la tête, cependant.
La brune embrassa le front d'Emma et sauta au - dessus d'elle et partit en direction de sa cuisine, nue. Elle prit une bouteille d'eau et une bouteille de vin ainsi qu'une barquette de fraise et se retourna dans sa chambre en trottinant, plus que jamais heureuse.
-Qu'est – ce – que tu fais ? Demanda – t – elle en se stoppant à l'entrée de sa chambre, observant Emma presque rhabillée.
-Je m'en vais. Répondit la blonde froidement, de dos.
-Quoi ? Il y a un problème ? Je pensais que tu allais pass...
-Je n'ai pas aimé Regina. Coupa Emma.
-Oh... Je pensais pourtant que ...
-Bah tu pensais mal.
-Mais enfin qu'est – ce – qui te prends ? Qu'est – ce – qui s'est passé ? Demanda Regina en déchargeant ses bras sur son lit pour se rapprocher de la blonde.
-C'était une erreur.
-Qu'est – ce – qui était une heure au juste ? Demanda la brune dont la tête commençait à lui tourner.
-Tout ça. Toute notre relation. Depuis le début, ça ne pouvait pas marcher. J'ai joué et ça ne m'a pas plu.
-Comment ça tu as joué ? Je ne te crois pas. Demanda – t – elle vexée par les propos d'Emma.
-Va bien falloir parce que je me casse. Dit – elle en passant à côté de Regina.
-Attends. On peut parler. Explique ce qui ne va pas. Supplia Regina en lui attrapant le poignet, les larmes aux yeux.
-Non. Pas besoin. Faut pas se leurrer, c'était nul. On n'est carrément pas compatible. Trancha durement la policière en se dégageant violemment de la prise de la brune, lui brisant le cœur.
-Mais arrête bon sang. Y a quelques heures encore, tu disais le contraire. Qu'est – ce – qui c'est passée en cinq minutes de temps pour que tu sois si méchante avec moi d'un coup ? Demanda la brune qui supportait de moins en moins la situation.
-Je n'ai pas aimé, Regina ! Hurla Emma. Et je ne t'aime pas. C'était juste une expérience. Je suis fixée, je suis 100% hétéro. Tu es juste une expérience ratée.
-Arrête. Respire deux secondes et parlons calmement. On peut arranger les choses. Si c'était juste une expérience, tu n'aurais pas appris la langue des signes, tu n'aurais rien fait croire à Henry. Exposa Regina, ne retenant plus ses larmes.
-Met toi arrête ! Bon sang, tu es insupportable. Le monde n'est pas rose, Regina. Ton délire de monde sucré n'existe pas et il serait tant que tu grandisses. T'essaies de me montrer que la vie est rose et tout le tralala qui va avec, mais tu ne sais rien de la vie. Tu n'as jamais rien vécu. La vie n'est pas rose, elle est juste dure, noire et faite de trahison. J'ai appris cette putain de langue des signes pour t'amadouer rien de plus, mais c'est gênant et chiant en réalité. Rien d'étonnant que les autres se soient cassées. Et puis, en réalité je ne sais même pas pourquoi j'ai appris, je n'en aurais pas eu besoin de toute façon, tu es trop facile. Pas étonnant que tu te sois tapé autant de filles. On croirait une enfant en manque d'amour, Regina. Réveille – toi, t'es plus une gamine. Quant à Henry, c'est un gosse. Il t'oubliera vite, t'es rien pour lui.
-Sors. Répondit simplement Regina, la voix faible et cassée.
-Tu sais que j'ai raison. Tout ça, c'est de ta faute, je t'avais dit de ne pas pousser.
-Sors ! Dégage ! Hurla la brune en poussant Emma hors de sa chambre, hors d'elle.
La main sur le chambranle de la porte, la respiration erratique et les yeux hagards, Regina laissa sortir un gémissement plaintif et douloureux en entendant la porte se claquer. Elle s'écroula à terre, à genoux et se mit à pleurer abondamment, la respiration difficile. Emma Swan venait de lui briser son cœur. Emma Swan venait de la briser.
Et voilà, je vous laisse sur cette note un peu triste.
Merci encore pour tout vos commentaires et follows.
A très vite,
LyliTom.
