Ce chapitre est plus un chapitre d'attente et se concentre sur la relation entre Stiles et son père.
Ombre et Lumière
Chapitre Douze
Rien ne pouvait mettre Stiles de mauvaise humeur. Aujourd'hui était le jour où lui et son père conduirait jusqu'à Pine Oak Forest. Pine Oak était une ville voisine de Beacon Hills connue pour les campeurs qui s'aventuraient dans la forêt et pour les chemins de randonnée qui jonchaient les bois. Cela faisait bien un an que Stiles n'avait pas campé dans les bois avec son père. Bien que la matinée ne fasse que commencer, le soleil était déjà levé et brillait au milieu d'un ciel bleu pâle. Certes, il y avait une légère brise fraîche dans l'air mais il était encore tôt. Après tout, la fin du mois était là, ce qui voulait dire que par une journée si joliment ensoleillée comme c'était le cas, il ferait divinement bon de rester dehors au soleil.
A huit heures précise, Stiles était prêt à partir. Son sac de randonnée était déjà dans le hall d'entrée. Son petit-déjeuner avait été englouti en moins de trois minutes. Stiles était excité.
–Aller, pa', t'es prêt à partir ou quoi ? Le beau temps ne va pas nous attendre, tu sais ?
Il entendit le rire étouffé du Shérif et roula des yeux. Non mais vraiment, qu'est-ce que son père faisait ? Il n'était pas si vieux que ça donc cela ne devrait pas être très difficile pour lui de se magner les fesses.
–Du calme, Stiles. On a tout le temps au monde pour profiter de ce weekend.
–Ah oui ? Alors pourquoi est-ce qu'on n'est pas encore parti ?
Stiles prit son air supérieur. Il savait très bien qu'il exagérait un peu mais il ne pouvait s'en empêcher. Partir de Beacon Hills et oublier les loups-garous le temps d'un weekend était ce qu'il lui fallait.
John descendit les escaliers, sac à dos en main.
–Détends-toi, fiston. Mets-tes chaussures et en route.
Stiles sourit et se précipita dans l'entrée pour enfiler ses chaussures et une veste. Ensuite, il ouvrit la porte d'entrée et emmena leurs deux sacs qu'il mit à l'arrière de la Jeep. La tente dans laquelle ils allaient dormir était déjà dans la voiture. Tout ce que Tatiana attendait était d'être conduite jusqu'à Pine Oak.
Stiles s'installa côté passager car il savait que jamais son père ne voudrait se faire conduire par son fils. C'était un raisonnement stupide mais Stiles ne voulait pas perdre de temps à faire valoir ses talents de jeune conducteur.
Après de longues minutes, John s'assit derrière le volant et mit le moteur en marche. Enfin ils se mettaient en route.
–Avant de partir, commença John. Je vais faire un petit arrêt au poste avant de partir. Ça ne prendra que quelques minutes, lui assura-t-il.
–Papa t'avais promis ! accusa Stiles. Pas de boulot ce weekend.
–Je n'emmène pas de dossiers, si c'est ça qui t'inquiètes. Je dois juste vérifier deux trois choses avant d'être injoignable pendant deux jours. De plus, c'est Parish que je laisse en charge du commissariat.
Stiles ricana. Son père ne semblait pas apprécier de travailler avec quelqu'un d'aussi jeune que Parish. Tant mieux, pensa-t-il. Cela lui faisait les pieds.
John conduisit jusqu'au poste et demanda à Stiles d'attendre dans la voiture. Comme s'il avait de nouveau sept ans. Il soupira mais acquiesça et attendit patiemment. Il trouva un jeu sur son portable et s'immisça dedans en attendant que son père revienne.
Quelques minutes plus tard, on toquait à la vitre côté passager, le faisant sursauter. Stiles en fit tomber son portable. Il jura et leva les yeux vers la personne qui lui avait foutue une frousse énorme. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit Derek accoudé au toit de la Jeep. Stiles ouvrit la fenêtre afin de pouvoir discuter avec lui.
–Qu'est-ce que tu fais ici ?
–Qu'est-ce que toi tu fais ici ? répliqua Stiles.
Il ne s'attendait pas à voir Derek.
–Je croyais que le centre-ville c'était pas trop ton truc. Tu préfères les maisons carbonisées perdues au fin fond des bois, non ?
OK, Stiles aurait sûrement dû être plus sympathique avec Derek mais il était toujours ennuyé de leur dernière conversation et du fait que Derek « interdisait » à Isaac de l'approcher. Tu parles d'un être territorialiste !
–Tu serais étonné d'apprendre que je loue un loft à deux rues d'ici.
Stiles le regarda en silence, choqué. Derek ? Derek vivait dans un loft ?
–Ah vraiment ? Alors pourquoi est-ce que je sais toujours où chercher pour te trouver ?
Son allusion était claire Derek ne fit pas semblant de ne pas comprendre.
–Le manoir contient des souvenirs qui me sont importants.
–Pourquoi louer un loft en ville si tu passes tout ton temps dans le manoir ? Est-ce que t'as un job au moins ?
Derek sourit d'un air suffisant. Stiles voulut lui donner un coup de poing au visage.
–Ma famille avait énormément d'argent. Je n'ai pas besoin de travailler pour le moment.
Si Stiles était censé être impressionné, il ne l'était pas. Il resta silencieux et jeta un coup d'œil vers les portes d'entrées du commissariat. Si seulement son père pouvait se dépêcher un peu.
–Stiles.
Stiles reporta son attention sur Derek. Derek avait déjà les yeux posés sur lui. Il le regardait de manière intense si bien que ça le déstabilisa un instant. Il n'avait pas oublié la proposition de Derek : de répondre à toutes ses questions. Mais, il était lâche et avait du mal à accepter que soudainement Derek agisse de façon amicale envers lui. Ce n'était pas l'homme qui l'avait charmé.
–Je t'en prie, ça a duré assez longtemps, tu ne crois pas ?
–Derek Hale qui dit « je t'en prie » ? Mais où va le monde ? T'es tombé sur la tête en te levant ce matin ?
–Vraiment très drôle, répliqua Derek.
–Je t'ai déjà dit de me laisser du temps.
–Ça fait déjà un mois, Stiles. Combien de temps vas-tu encore me torturer ?
A cela, Stiles faillit perdre patience. Son tempérament de feu se réveilla en une seconde.
–Pardon ? Moi je te torture ?
Est-ce que Derek se fichait de lui ? C'était la seule explication possible.
–Je te signale que c'est toi qui a créé cette situation aujourd'hui. Si tu n'avais pas été borné depuis notre rencontre et que tu n'avais pas agis comme un salaud égocentrique, peut-être qu'il n'y aurait pas de distance entre nous.
Pour quelqu'un qui était amoureux, Stiles ne le montrait pas. Seules ses paumes moites (et peut-être aussi le battement légèrement rapide de son cœur – oui, oui légèrement, il savait se contrôler quand même ! Bon OK, même lui n'y croyait pas) le trahissaient. Ce n'était pas non plus comme si Derek lui retournaient ses sentiments de toute façon alors Stiles devait se protéger au maximum, non ?
–Donne-moi la chance de m'expliquer et peut-être que tu comprendras.
Stiles soupira.
–D'accord, finit-il par répondre.
John sortit enfin du commissariat.
–Je viendrais te voir demain soir.
Derek parut soulagé. Il acquiesça puis salua le Shérif avant de s'en aller. Stiles ne regardait pas ses fesses moulées dans un jean super serré. Non, il gardait ses yeux au-dessus de la ceinture.
–Prêt à partir ? demanda John.
–Let's go !
La route jusqu'à Pine Oak était relaxante. Bordée d'arbres fleurissant et de beaux cerisiers, les voitures se faisaient rares. Quand bien même c'était son père qui conduisait la Jeep, Stiles avait mis la radio suffisamment fort pour que le Shérif grimace et mette le pied à l'accélérateur. Comme à son habitude, Stiles chantait à tue-tête la moitié des paroles des chansons qu'il entendait. Son père sourit lorsqu'il lui jeta un regard en coin.
Cela leur prit seulement une vingtaine de minutes pour arriver jusqu'à Pina Oak. Le Shérif s'engagea dans les bois comme s'il était déjà venu dans ces bois des centaines de fois par le passé. Mais Stiles savait que c'était la première fois qu'ils venaient ici. John roula jusqu'à un parking puis gara la voiture et éteignit le moteur.
Père et fils sortirent de la voiture et récupérèrent leurs sacs de randonnée ainsi que la tente sous laquelle ils allaient dormir. Puis ils se mirent en route.
Stiles était celui qui entretenait la discussion. Son père émettait quelques réponses ci et là, mais Stiles avait l'habitude et ça ne le dérangeait pas car il savait que même si son père parlait peu, il écoutait avec attention. C'était suffisant. Ils grimpèrent et grimpèrent à travers les bois afin de se retrouver vers le sommet.
Au bout de quelques heures, ils découvrirent une clairière qui pour le moment était vide. Stiles décida que ce sera là qu'ils camperaient pour la nuit. Certes, ils n'avaient pas de vue magnifique sur la ville de Pine Oak mais le soleil qui faisait briller les feuillages des arbres était une vue plus que suffisante. Ils établirent leur campement et se mirent à monter leur tente. Stiles était soulagé que ce ne soit que lui et son père dans cette clairière. Il n'avait pas besoin que qu'un étranger voit à quel point il suait dans son t-shirt gris. Non mais quelle idée lui avait traversée la tête en s'habillant ce matin même ? Il avait pris une douche et pourtant, lorsque le vent ne soufflait pas, Stiles pouvait sentir la puanteur qui émanait du dessous de ses bras. Charmant.
Stiles et John partagèrent un pique-nique assis sur l'herbe légèrement mouillée de la clairière. Pour la première fois depuis qu'ils avaient déménagés à Beacon Hills, Stiles se sentait en paix avec lui-même. Il était apaisé. Faire du camping avec son père le rendait toujours de meilleure humeur. Il oubliait ses problèmes.
Dans l'après-midi, ils explorèrent la forêt de Pine Oak et les environs de la clairière. Stiles se perdit plusieurs fois dans la contemplation des fleurs qui avaient fleuries ces dernières semaines, si bien qu'il finit par se perdre. Littéralement. Et comme il avait toujours beaucoup de chance, il n'y avait, forcément, aucun réseau accessible. Alors Stiles retourna à la clairière pour attendre le retour de son père. Il fut déçu mais pas surpris de voir qu'il y avait deux autres groupes de campeurs éparpillés dans la clairière. Il soupira et rassembla les bouts de bois qu'il avait ramassé au cours de sa promenade afin de commencer un feu de joie.
Après plusieurs tentatives ratées, Stiles finit par allumer un feu. Il l'alimenta avec des brindilles, un ou deux gros bouts de bois ainsi que du charbon qu'ils avaient emmené. John finit par réapparaître lorsque le soleil comment sa descente dans le ciel. Stiles et son père s'assirent côte à côte sur des chaises pliantes qu'ils avaient eu la bonne idée d'amener avec eux. Ils enfourchèrent des morceaux de guimauve sur deux bouts de bois et les firent griller doucement.
Stiles soupira de bien être.
–Ah, fit-il. Comme c'est relaxant.
John sourit et acquiesça. Ils n'avaient pas besoin de parler plus que ça pour se comprendre. John et Stiles faisaient du camping depuis que Stiles avait six ans. Tous deux aimaient le silence et la sérénité qu'ils ne pouvaient trouver que lorsqu'ils étaient loin des grandes villes.
Ils discutèrent toute la soirée tout en dévorant plusieurs paquets de guimauves. Lorsque leurs estomacs furent repus, ils s'allongèrent à même l'herbe et regardèrent les étoiles dans le ciel.
Stiles tapota son ventre tout en grognant.
–J'ai trop mangé, mon bide va exploser.
Il n'y avait rien de tel que de regarder les étoiles qui brillaient dans le ciel. Stiles ne se lassait pas de ce spectacle. Lui et son père passèrent les quelques heures qui suivirent à parler doucement pour ne pas interrompre le silence reposant qui flottait dans l'air. Alors que Stiles commençait à somnoler, John lui tapota l'épaule et l'incita à aller se coucher. Le feu s'était éteint de lui-même plus tôt dans la soirée alors Stiles fila droit dans la tente qu'il partageait avec son père. Il enleva seulement ses chaussures avant de s'installer confortablement dans son sac de couchage. Il utilisa son sac à dos en guise d'oreiller et s'endormit en quelques secondes.
Ce fut le chant des oiseaux et le soleil qui perçait à travers la toile de la tente qui réveilla Stiles dans la matinée. Il était tôt et faisait extrêmement froid. Stiles soupira, s'étira comme un chat et tenta de se débarrasser de son sac de couchage. Stiles se mit à quatre pattes et s'avança vers l'ouverture de la tente. Il ouvrit la fermeture éclair de la tente et le soleil l'aveugla. Il grogna et alors qu'il allait se lever afin de sortir dehors, Stiles se prit les pieds dans son sac de couchage. Bien sûr, pensa-t-il. Cela n'arrivait qu'à Stiles.
Enfin, Stiles put sortir de la tente. Il prit un pull et l'enfila avant de s'avancer vers leur campement de la veille. Alors qu'il s' asseyait dans l'herbe et tentait d'allumer un autre feu, Stiles eut cette horrible sensation qu'il était observé. Encore. Cela lui fit froid dans le dos. Il savait très bien qu'il n'hallucinait pas. La menace était réelle. La bête qui tuait et terrorisait Beacon Hills l'avait suivit jusqu'ici. Il en était certain.
Stiles ne perdit pas de temps à questionner sa stabilité mentale. Il se leva et se rua vers la tente.
–Papa ? Papa ! Réveille-toi, il faut qu'on rentre à Beacon Hills.
Stiles mit chacune de ses affaires dans son sac de randonnée. Elles allaient être toute chiffonnées mais cela importait peu. Il leur fallait partir et tout de suite.
John répliqua quelque chose d'inintelligible. Stiles le secoua par les épaules.
–Aller pa', j'ai envie de rentrer à la maison.
John ouvrit des yeux fatigués.
–Aussi tôt ? Qu'est-ce qui se passe ? T'es malade ?
–Non, non, rien de tel. Mais je ne suis plus privé de sortie maintenant, pas vrai ? Donc, je veux en profiter.
Le mensonge passa parfaitement. Le Shérif ne suspecta rien.
Ils rassemblèrent leurs affaires ensemble puis replièrent la tente afin de pouvoir la transporter à la voiture. Enfin, une fois que tout était prêt, ils se mirent en route. Comme la veille, il leur fallut quelques heures de marche afin de retrouver le parking où ils avaient garé la voiture. Lorsqu'ils arrivèrent, Stiles s'empressa de tout mettre dans le coffre de la Jeep puis s'installa côté passager. John prit le temps de boire quelques gorgées d'eau avant d'entrer dans la voiture.
–Aller, papa.
La sensation d'être épié n'avait toujours pas quitté Stiles. Il voulait rentrer au plus vite à Beacon Hills. Bien sûr, là-bas, il ne serait pas plus à l'abri du danger qu'à Pine Oak mais l'esprit humain marchait d'une drôle de manière.
Après ce qui lui semblait une éternité, le père de Stiles mit enfin le moteur en marche et commença à rouler vers la civilisation. L'étau menaçant qui pesait sur Stiles desserra sa prise à mesure que les arbres se faisaient rares. La jeep finit par s'engager dans la grande route qui joignait Pine Oak de Beacon Hills. Stiles soupira de soulagement.
Une fois arrivé chez eux, Stiles prit à peine le temps d'emmener son sac de randonnée dans sa chambre qu'il était déjà repartit.
–A ce soir, pa' ! cria-t-il alors qu'il franchissait la porte d'entrée.
–Puis-je au moins savoir où tu vas ?
John eut un léger rire.
–Oh tu sais, fit Stiles. Me balader un peu et profiter de ma liberté retrouvée.
–Reste en dehors des problèmes, c'est tout ce que je te demande. Et passe le bonjour à Derek pour moi. Dis-lui de me passer un coup de fil.
Stiles claqua la porte d'entrée et se rua vers la Jeep qui l'attendait sagement. Comment est-ce que son père pouvait connaître son intention de se rendre chez Derek ? Il n'était pas si transparent que ça, si ? Puis, il avait de bonnes raisons d'aller le voir. Une créature qui n'avait pas lieu d'exister sur Terre voulait faire de lui son en-cas. Stiles avait de quoi être inquiet pour sa personne. Et Derek lui devait des réponses et Stiles des questions, il en avait des tonnes.
Alors qu'il remettait le moteur en marche, il se rendit compte qu'il ne connaissait pas l'adresse du loft de Derek. Il soupira et sortit son téléphone portable. Cela allait être légèrement humiliant mais il devait le faire. Non, il n'allait pas appeler le loup lui-même mais un de ses toutous répondant au nom d'Isaac.
–Isaac ! Comment ça va ? s'enquit Stiles d'un ton enjoué. J'ai un service à te demander, tu me dois bien ça, non ?
–Bonjour à toi aussi, Stiles.
–Je présume que tu connais l'adresse du loft de Derek, pas vrai ?
Isaac soupira.
–Stiles-
–Oui, oui, je sais. Tu penses que je ne devrais pas me laisser aller à mes sentiments et bla bla bla. Là n'est pas la question. Vas-tu ou non me donner son adresse ?
Le silence lui répondit. Stiles vérifia qu'Isaac ne lui avait pas raccroché au nez mais non, il était toujours en ligne.
–Fais juste attention à toi, c'est tout ce que j'allais dire.
Isaac lui donna l'adresse puis mit fin à l'appel. Stiles inséra l'adresse dans le GPS de son portable et se mit en route. Le loft de Derek se trouvait en plein milieu du centre-ville. Il y avait un café au coin de la rue et une laverie juste à côté. Sur le trottoir d'en face se trouvait un restaurant, une librairie et plusieurs autres magasins. Qui aurait cru que Derek était du genre à vivre si près d'autres humains, lui qui semblait détester chaque personne qui respirait trop près de lui.
Stiles gara la Jeep en bas de l'immeuble de Derek. Il resta assit à l'intérieur durant plusieurs minutes. S'il faisait cela, s'il aller chez Derek, il ne pourrait plus revenir en arrière. Stiles ne pourrait plus prétendre que tout allait bien et que le surnaturel n'existait que dans les films. Ses doigts tapotaient le volant en un rythme que lui seul entendait. Sa jambe droite bougeait de manière presque incontrôlable. D'accord, il flippait. Ce n'était pas normal, cette situation était étrange.
Il en était là dans ses réflexions, se demandant s'il devait monter chez Derek ou non, quand on frappa à sa fenêtre. Stiles poussa un cri strident et mit une main sur son cœur lorsqu'il vit que ce n'était que Derek. Il ouvrit la portière et sortit du véhicule.
–Non mais ça va pas ? Tu veux me faire avoir une crise cardiaque avant l'âge ?
Derek décida de l'ignorer.
–Qu'est-ce que tu fais ici ?
–Qu'est-ce que tu crois que je fais ici, hein ? pesta Stiles.
Derek le regarda en silence. Stiles ne pouvait jauger son expression qui restait de marbre. Il soupira et se passa une main dans les cheveux. Il était trop tard. Stiles ne pouvait plus reculer.
–Il faut qu'on parle, Derek.
A Suivre...
