Salut !

Je dois vous faire une confidence, je viens de passer une heure ou deux à me forcer pour écrire ce chapitre. Je ne suis pas "déçue" par le résultat, mais on sent la différence avec les précédents. J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre. Si je ne l'ai pas écris plus tôt, c'est car j'avais un peu peur du résultat. J'avais oublié pas mal de chose des chapitres d'avant, et je ne savais plus comment redémarrer. Et plus j'attendais, plus c'était pire. J'ai donc du me donner un bon coup et faire du forcing pour un redémarrage tout en douceur (ou pas ahah).

J'ai aussi décider d'arrêter de faire des chapitres de vingt pages. Je n'arrive pas à suivre. Je repasse donc sur des chapitres plus court, peut-être qu'ainsi ce sera beaucoup plus simple de poster. De cette façon, je peux prendre 1 ou 2h au lieu de 3 jours surtout en panne d'inspiration. Parce que, pour être honnête, j'ai un peu perdu l'inspiration sur Miku x Luka. En ce moment, ce n'est pas le couple sur lequel j'ai le plus envie d'écrire. Ca ne se décide pas, c'est comme ça. Mais comme on dit, l'appétit vient en mangeant, alors j'espère que l'envie reviendra avec ce chapitre et les prochains.

Blacky: Salut ! Merci de ce pavé (vraiment, j'adore quand on me lèche les pieds ahahah, non je rigole). Tu sais, ma boite à PM est ouverte, et je suis toujours ravie de pouvoir discuter ! Surtout si tu me suis depuis 2012, tu as du me voir "grandir" en quelques sortes. T'as aussi du passer par toute mon évolution de plume, c'est assez drôle, et je serais ravie d'en parler avec toi ! Oui, Miku a 15 ans et Luka 18. C'était un frein, au début, dans l'envie d'écrire. Mais ce genre d'histoire est beaucoup plus courante que ce que l'on croit. Et a 15 ans, on peut déjà avoir une vie sexuelle ! Cette différence d'age d'ailleurs a une place majeure dans cette histoire (enfin c'est un des "axes"), je ne sais pas si ca c'est encore vu (j'ai un peu oublié les chapitres précédents...) mais ca va devenir rapidement important, pour beaucoup de raison. Mais ca, tu le verras par toi même ! Tu as l'air d'apprécier les scène de sexe comme une drogue, il va peut etre falloir que je ralentisse dessus pour te garder l'esprit clair, ahah ! Pour Agatha et Luki, j'espère quand même avoir donné la majorité des détails dans les derniers chapitres, sinon il faudra que j'arrive à glisser un topo d'une façon ou l'autre, mais c'est au programme, dans tous les cas, ca ne doit seulement pas arriver si tôt. Merci à toi, en tout cas !

Haki-Senpai: Je te remercie pour ton indulgence quant à ma fréquence de publication, mais même pour moi, là, c'est trop. En tant qu'auteur, j'ai envie de faire les choses bien, et ce n'est pas correct de mettre autant de temps entre deux chapitres. C'est aussi l'inconvénient de publier, quand on écrit juste pour soit il n'y a pas la pression derrière de devoir poster tel jour tel chapitre. J'essaie de faire évoluer Luka tout en douceur. Mais je dois avouer qu'avec mes autres fictions en cours, c'est difficile de se remettre dans la peau d'un personnage et de le faire fidèle à lui même 3 mois après... Ecrire sur plusieurs fronts est vraiment difficile.

Angels-sama: Salut ! Je vais répondre à tes deux review en une fois. Déjà, il faut remettre les choses dans leur contexte. Miku a 15 ans, c'est une gamine. Et Luka est une adulte qui a du grandir trop vite et qui n'a jamais accepté d'aller mieux. Egoisme ? Peut être. Immaturité je ne crois pas. Oui, Miku sait que ce qu'elle fait n'est pas forcement "bien" mais serieusement, n'importe qui à sa place aurait fait pareil. Tu ne vas pas voir la mère de ta copine, directrice de l'école, pour annoncer ce genre de chose. Non, tu en parles à la personne avec qui tu es assez à l'aise, en qui tu as confiance. Même si c'est dur, même si ca fait mal, elle sait que si elle ne dit pas ce qu'elle à trouver, elle aura la boule au ventre et n'arrivera pas à se regarder en face. L'honnêteté n'est pas seulement une qualité, ca peut également rapidement devenir un défault. Mes personnages sont comme ils sont, et j'ai choisi qu'ils soient comme ça pour de bonnes raisons, et l'évolution des deux est la base de mon histoire. Je suis quand même contente que tu apprécies mon texte, et que le chapitre précédent t'ais fais changer d"idée" sur ta façon de voir mes personnages. L'hypocrisie est le propre de l'homme ;) Ca se sent pas encore, mais sache que l'histoire de Gumi et Lily va avoir une place prépondérante et récurrente qui aura une importance majeure dans l'histoire. Et pour Meiko, oui, elle met toujours les deux pieds dans le plats, mais pour le coup, j'adore l'écrire de cette façon ! J'attends avec impatience tes prochains avis qui changent de l'ordinaire !

Guest: T'inquiète, ca arrivera régulièrement, enfin je n'en dis pas plus. Mais je ne suis pas pour la monotonie et la lassitude !

Sur ce, je tiens à vous redire que je regrette vraiment d'avoir été si longue. J'écris plusieurs histoires en même temps, et Ailes Impériales me prend absolument toute mon imagination. C'est très difficile d'écrire plusieurs choses en même temps quand il ne s'agit pas d'OS, et surtout quand ce sont des univers différents ! J'ai eu du mal à me remettre dans la peau de Luka.

Enjoy !


Chapitre XXII

Cesser les mensonges...

Le silence autour de la table, ce soir, était pesant. Je remuais mes baguettes encore et encore dans la boite en carton remplie de nouilles chinoises dont j'avais déjà avalée la moitié. Je ne savais pas si je devais ouvrir la conversation ou bien attendre que la mère ou sa fille brise ce silence plus que pesant. Et heureusement pour moi, je n'eus pas à me poser la question très longtemps.

« - Je suis désolée, Miku, s'excusa la directrice de l'école. Je dois avouer ne pas être la meilleure des cuisinières. »

Cela me rappelait familièrement quelqu'un. La mère de Luka était rentrée avec tout un sac de courses et avait préparé un semblant de quelque chose qui n'avait malheureusement pas survécu à la cuisson. C'était plutôt amusant de leur trouver ce point commun. La femme avait oublié le plat alors qu'elle était aller se changer. Et évidemment, l'odeur désagréable de brûler nous avait vite fait comprendre à la rose et moi-même qu'il faudrait commander le repas de ce soir. La table était maintenant recouverte de nourriture asiatique que j'affectionnais particulièrement. Ce n'était pas si désagréable.

« - Comment se passent les cours ? demanda-t-elle ensuite.

- Ca va, je n'ai jamais eu de difficultés particulières à l'école. »

Je savais très bien que sa question ne concernait pas seulement mon apprentissage, mais ne savait pas trop quoi dire du reste. Et puis, je n'étais pas là en tant qu'élève, ce soir. En tout cas, je l'espérais. Je n'avais pas non plus parlé à Luka de ce qu'il se passait à l'école, ce n'était pas quelque chose dont j'avais envie de me vanter. Elle savait que certaines choses n'allaient pas, mais ne m'avait jamais poussé à entrer dans les détails. Qu'avais-je à raconter, après tout ? J'espérais seulement que tout se tasse rapidement.

« - Mon bureau est ouvert en cas de problème, tu sais, et puis les professeurs sont aussi là pour écouter. »

Aucun d'eux n'était psychologue, aux dernières nouvelles, et ce n'était pas comme si j'en avais besoin, même si les derniers évènements auraient pu le laisser penser. En plus, je savais pertinemment que la majorité des profs ignorait la détresse de certains élèves. Ce n'était certainement pas à eux que j'irais me confier, mais j'appréciai le geste.

« - Ca se saurait si les choses étaient si simple, Maman. »

Cette pique là était gratuite. Luka était encore amère, et ne s'en cachait pas. Mais je n'avais rien à dire là dessus. En tant qu'invitée, je ne pouvais me permettre d'intervenir sur un sujet si profond.

« - J'en ai parfaitement conscience, répondit la mère. Mais vous ne me rendez pas la tâche aisée. »

Je levai les yeux, très peu sûre de comprendre ce qu'elle voulait dire par là.

« - Elle parle de toi, moi, et de sa position. »

Evidemment, Luka avait lu en moi comme dans un livre ouvert. C'était assez déstabilisant de ne rien réussir à lui cacher. J'étais donc si transparente que ça avec mes émotions ?

« - Tu n'es pas très juste, Luka, souffla la directrice.

- Pardon. »

J'étais certaine que la relation entre les deux allait très vite s'améliorer. J'arrivais à sentir mon amante se détendre, peu à peu, alors qu'elle avalait une quantité de nem que je n'arrivais même plus à compter. Elle avait de l'appétit, c'était bon signe. Peu à peu, l'ambiance devint plus souple, plus agréable. Les sujets de conversation s'enchainèrent tout en évitant les points sensibles, que ce soit ma famille, son frère, ou même notre relation. Madame Megurine était-elle au courant de ce qu'il se passait entre sa fille et moi ? Je n'étais pas très sûre. Peut-être pensait-elle que nous étions amies ? Ou autre chose ? Que pouvait-il y avoir d'autre que l'amitié, en fait ? Je n'étais pas présente ce soir en toute camaraderie, et à en juger par le regard et le sourire qui l'accompagnait que la plus grande des deux adultes me jetait régulièrement avant de jongler sur sa fille, je pouvais aisément soupçonner qu'elle savait exactement ce qu'il se passait entre nous. Je n'en avais pas la certitude, mais si tel était le cas, sa réaction - ou plutôt le manque de réaction particulière - ne pouvait que me faire plaisir. Une femme très évoluée, à la différence de certains. Et quelques heures après, je dus rentrer chez moi.

La nuit se faisait déjà sombre et était plus que fraiche. Je rentrai très tard ce soir. J'avais heureusement prévenu mes parents un peu auparavant par l'envoi d'un sms. Ils n'avaient rien trouvé à dire. Luka leur avait fait tellement... bonne impression. Si cela avait été avec Meiko, ils ne m'auraient jamais autorisé à sortir si tard en semaine. Je leur mentais. Tous les jours, je leur mentais. Mais ces mensonges, ils étaient nécessaire. Je n'avais pas la chance d'avoir des parents si compréhensifs, même si ma mère n'aurait - je l'espérais - pas trop mal réagit. Un jour, peut-être, s'il venait à arriver, je devrais leur dire.

« - Merci pour cette journée, Luka, fis-je à la troisième année en m'apprêtant à quitter le véhicule.

- Merci à toi, c'était très agréable. »

Je souriais. Peu à peu, Luka arrivait à laisser tomber le masque qui recouvrait toujours son visage. Elle devenait de plus en plus naturelle... Du moins, c'est ce que j'espérais.

« - Je cuisinerai la prochaine fois, me mis-je à rire.

- Tu n'as pas aimé passer à côté d'une mort par intoxication ?

- Tu parles de la fumée ou bien de la nourriture ? me moquai-je alors.

- Peut-être des deux.

- Bonne nuit, Luka... »

Elle riait même à mes blagues. Cette journée avait été plus qu'incroyable, même si elle avait faillit tourner mal à certains moments. Luka et moi apprenions doucement à nous connaitre. Et pour la première fois depuis quelques jours, j'arrivai à trouver le sommeil paisiblement, ce soir...

Je passai la moitié de la matinée suivante à rêvasser jusqu'à ce qu'arrive enfin la pause. Les cours d'histoire et de géographie étaient assez aisés pour moi, je n'avais pas eu besoin de beaucoup me concentrer, ce n'était que du par-cœur. Je m'étais évidemment faite harcelée de questions par mes amies, enfin, l'une plus que l'autre... J'étais restée assez évasive, je ne pouvais vraiment pas leur raconter tous les détails. Je leur avait parlé du dîner brûler, quitte à ternir un peu la réputation de notre directrice, mais pour le reste... Elles n'avaient de toute façon pas eu besoin d'explication puisque mes joues rouges sur les images de la veille m'avaient une fois encore trahies. Enfin, le cours de français approchait, et je devais rapidement aller chercher mon manuel à mon casier. Mes deux amies, évidemment, m'accompagnèrent.

« - Tiens, Miku, regarde qui voila, fit la plus garçonne des deux sans aucune discrétion. »

Je me tournai vers l'entrée du bâtiment. Mes yeux s'agrandirent en voyant mon amante s'avancer. Je ne rêvais pas, elle venait dans notre direction, non ? Je regardai mes camarades, puis balayai le hall des yeux. Pourquoi paniquai-je, là ?

« - Luka, la salua naturellement Gumi. »

Elle était toujours si calme. Meiko la salua d'un petit mouvement de main comme elle aimait le faire, et moi, je n'arrivais pas à aligner deux mots dans ma tête.

« - Qu'est ce que tu viens faire ici, tu n'es pas censé être dans le bâtiment de sciences ?

- Tu connais mon emploi du temps par cœur ? s'étonna la grande. »

Et merde. Pourquoi j'avais dis ça ? J'allais vraiment passer pour une stalkeuse, car elle avait raison, je connaissais quasiment ses horaires par cœur. Et je savais aussi que mes chances de la croiser, ici et maintenant, étaient inexistantes.

« - Je venais chercher un bon de retard au secrétariat, je viens seulement d'arriver.

- Tout va bien ? m'inquiétai-je.

- Mon réveil n'a pas sonné, simplement.

- Le réveil, vraiment ?

- Meiko ! »

Celle ci ne pouvait vraiment pas s'en empêcher. Il n'était vraiment pas difficile de deviner à quoi elle faisait allusion par cette remarque déplacée. En d'autres circonstances, j'aurais aussi pu trouver ça drôle, mais j'étais bien trop étonnée et un brin stressée de discuter avec Luka au milieu de tous ces élèves.

« - Je suis juste venue dire bonjour quand je vous ai aperçu, s'expliquai la grande en soupirant de façon agacée. N'est-ce pas ce qu'on entend par calculer les autres ? piqua ensuite la rose. »

Celle là, la brune ne l'avait pas loupé. Et cette petite tension entre les deux, surtout maintenant que leurs regards se battaient en duel, était toujours aussi amusante. Je me demandais si cela allait cesser, un jour.

« - On devrait peut-être y aller, maintenant, suggérai-je alors que les élèves du hall commençaient, les uns après les autres, à se tourner vers nous.

- Tu sais Miku, c'est en voulant absolument faire croire quelque chose que les gens se douteront du contraire, fit mon amante qui une fois de plus devina le fond de ma pensée. On ne fait que discuter, détends-toi.

- Désolée. »

Elle soupira, encore. De ma réaction stupide ou de mes excuses, encore également. Surement des deux. Elle avait raison, après tout, plus on cachait quelque chose, plus ça risquait d'exploser. Mais je ne pouvais me sentir sereine, pas au milieux de tous ces gens, pas avec la déléguée de la classe qui n'avait pas manqué une seule minute de ce spectacle, ni avec la présence des deux garçons de deuxième année qui me faisait froid dans le dos, postés un peu plus loin. La quasi totalité de tous les acteurs de ma vie étaient maintenant rassemblés, dans le hall de ce vieux bâtiment.

« - Cette fois, on devrait vraiment y aller, nous conseilla ma voisine en regardant l'heure sur l'écran de son portable. »

On allait être en retard. Je saluai Luka quand mes amies en firent autant avant de la voir se diriger vers le secrétariat et que nous, montâmes les marches jusqu'au premier étage du bâtiment où se déroulerait le cours.

Deux heures qui parurent interminables. Deux longues heures de français. Interro surprise, quelle plaie. D'habitude, les interros surprises passaient à vitesse folle, mais pas cette fois là. Le sujet n'était pas très intéressant : Les écrivains ont-ils pour mission essentielle de célébrer ce qui fait la grandeur de l'être humain ? C'était un entrainement à l'examen, et ce sujet respiraiy l'hypocrisie. Je savais quoi écrire, évidemment, pour avoir une note excellente, comme d'habitude. Mais je n'étais déjà même pas d'accord avec les termes grandeur et être humain. L'homme était naturellement égoïste, grand dans ce monde, alors qu'en fait, il était si petit. Ridicule, même. Je pris sur moi, et rédigeai quelques pages que je n'avais même pas relu. J'espérais ne pas avoir un sujet pareil le jour de l'examen final l'année suivante.

La quasi totalité des élèves quitta la classe l'air blasé. Evidemment, personne ne s'était attendu à cette dissertation surprise. Seules Têto, Gumi, et moi-même n'avions pas l'air d'être passée sous une moissonneuse-batteuse. Pauvre Meiko. Celle-ci fut la dernière à sortir, tel un zombie, qui se préparait mentalement à la bâche qu'elle allait se ramasser. Je ne m'en faisais pas trop pour elle, convaincue d'avoir foirée, elle nous avait plus d'une fois surprise dans cette matière. Elle devait prendre plus confiance en elle, son esprit vif faisait parfois des miracles avec ce genre de sujet. J'imaginais déjà les réponses franches qu'elle avait du glisser dans sa copie. Peu importait la note, quand elle serait remise, elle serait fière d'être restée elle-même. Je ne pouvais pas en dire autant, j'avais fais en sorte de satisfaire l'égo de notre professeur, qui était lui-même écrivain à ces heures perdus... Lorsque nous quittâmes la classe, tous les autres élèves étaient déjà en bas, à se ruer à l'entrée de la cafétéria. Les couloirs étaient bien calmes. J'imaginais déjà la queue en bas, devant le réfectoire. Autant prendre notre temps maintenant. Enfin, si on nous l'avait permit...

Je levai les yeux pour apercevoir les deux garçons qui descendaient de l'étage supérieur. Le premier aux cheveux bleus électriques, le second brun, ses lunettes posées sur l'arrête de son nez et son allure sournoise. Deux serpents, pensais-je alors.

« - Salut les filles, s'exprima le premier.

- Qu'est ce que vous foutez ici ? les agressa presque la garçonne qui savait l'affection que je leur portais. »

Mes amies n'étaient pas aux courant de tous les détails des différents évènements qui étaient arrivés avec eux. Elles savaient par contre comment s'était comporté Kaito pendant et après notre relation, et les rumeurs qui avaient circulées à propos de Kiyoteru. Tout le monde savait qu'il avait été viré, j'avais bien du leur dire que les rumeurs étaient vrais. Depuis, les deux filles vouaient elles aussi, une haine sans nom pour le jeune homme.

« - Garde un peu d'énergie pour ce soir, Roméo, riait ce dernier. Tu risques plus d'être en forme pour combler ta Juliette. »

Encore cette histoire ? Sérieusement ? Ils pouvaient pas lâcher l'affaire ?

« - Ferme là, Kiyo, fit très sèchement le bleu. Je ne suis pas sûre que ce soit toujours au gout du jour, qui plus est. »

Je n'aimais guère le ton que le deuxième année venait d'employer, et j'imaginais aisément à quoi il faisait maintenant allusion.

« - Vous traîner beaucoup avec la fille de la directrice, non ? »

Bingo. J'avais vu juste. Je devais rester calme, et ne pas paniquer. Ils ne savaient rien à part ce qu'ils avaient vu ce matin. Et même si on m'avait vu avec Luka plusieurs fois, nous n'étions qu'amies... à l'école.

« - Surtout toi, Miku, continua-t-il. »

Comme je l'avais prévu. Je devais suivre les conseils de mon amante, alors, pourquoi sentais-je mes jambes, lourdes, s'enfoncer dans le sol ? Et mon cœur battre à cent à l'heure dans ma poitrine.

« - Et alors ? lui demandai-je en essayant d'avoir la voix la plus régulière possible.

- Elles sont amies, qu'est ce que tu imagines ? fit à son tour ma voisine.

- Ne me lance pas à ce sujet, Gumi. Je pourrais imaginer beaucoup de choses... Certaines fort plaisantes, d'ailleurs. »

Ses lèvres s'étirèrent sur un sourire qui me débecta. Pas besoin d'être Einstein pour savoir ce qu'il pensait maintenant. Il me répugnait. Je sentais la colère monter rien qu'à le savoir imaginer Luka de cette façon, et pire encore... J'avais envie de lui coller mon poing dans ce visage qu'il gardait si parfait, sur cette expression supérieure.

« - Tes amies ne seront pas toujours là pour prendre ta défense Miku, reprit le jeune homme en descendant les quelques marches qui nous séparaient. »

Lui et son camarade passèrent devant nous, avec leurs airs supérieurs. Se doutait-il de quelque chose ? Il n'y avait aucune raison. Je devais me rassurer, ou mon comportement me trahirait. Kaito n'était que fidèle à lui-même, après tout.

« - A très bientôt. »

Je sentis mon corps se relâcher soudainement lorsqu'ils disparurent dans le hall. Mon cœur battait la chamade, je n'arrivais à me calmer. Et au fond de moi, je bouillonnais.

« - Miku... Tu nous expliques ? »

Tour à tour, je croisai le regard de mes amies qui assistaient à ce genre de scène pour la toute première fois, ce qui n'étais pas mon cas. Si depuis le début, j'avais réussi à garder quelques secrets, il était maintenant temps de leur faire des révélations...

...et passer aux aveux.