Voilà un autre chapitre que je vous poste directement, on va dire que c'est un chapitre bonus.
Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que cela vous plaise comme toujours.
Bonne lecture !
Chapitre 21
POV Lexa :
Plusieurs jours était passé depuis le discours d'Anya. Lors de cette soirée j'avais laissé Clarke rester avec moi mais je n'avais pas décroché un mot de la soirée ni durant les jours qui ont suivi d'ailleurs. Je savais que mon comportement faisait beaucoup de mal à ma blonde, mais voilà, je suis comme ça. Dès qu'une situation m'échappe je me renferme, je repousse les personnes qui comptent pour moi.
Le lendemain Clarke était partie en cours, et comme à mon habitude dans ces moments-là je ne bougeais plus de chez moi. Je faisais la morte comme on pourrait dire. J'avais passé ces quatre jours enfermée chez moi dans le noir. Je ne faisais que réfléchir à ce qui était le mieux pour moi. Tous les jours Clarke avait l'habitude de venir toquer mais je la laissais sans réponse, alors elle avait vite pris l'habitude de m'envoyer des messages régulièrement pour me montrer qu'elle était là pour moi. Mais c'était devenu trop dur pour moi. En trois ans j'avais réussi à faire en sorte que ce sujet-là ne soit jamais abordé. Et j'avais bien l'intention de faire en sorte que cela redevienne ainsi. Mais au fond de moi depuis qu'Anya avait franchi la limite je ne faisais qu'y penser. Je lui en voulais tellement.
Mon téléphone qui vibre me sort de mes pensées. Je vois alors que Clarke m'avait envoyé un message.
Clarke :
Salut Lexa, je ne sais pas si tu lis mes messages mais je me conforte dans l'idée que c'est le cas. Cela devient de plus en plus dur, j'ai l'impression que tu pars pour ne plus jamais revenir. En très peu de temps je me suis attachée à toi. Et c'est la vérité, il faut que tu me crois, je tiens à toi comme jamais je n'ai tenu à une personne en si peu de temps. Je sais que c'est difficile pour toi, je suis passé par là, et je ne vais pas te dire que tout va aller mieux, que tu vas arriver à passer au-dessus de tout ça. Je ne te demande pas de m'en parler, et je ne compte pas te poser de question la dessus non plus. Tu sais, je pensais que tu me détestais et ce qui m'a poussé vers toi c'est ce putain de défis que je me suis lancée. Je voulais savoir qui tu étais réellement, qui se trouvait derrière cette carapace exécrable que je détestais au plus haut point, mais au fond de moi je savais que tu étais une personne unique, une personne incroyable, quelqu'un qui valait le coup qu'on se batte pour elle. Je suis si heureuse d'avoir relevé ce défis, c'était très difficile autant pour toi que pour moi, un petit jeu s'est installé entre nous et ça je ne le changerai pour rien au monde. Si on me demandait de revenir en arrière pour faire les choses différemment, je peux te jurer que je ferai les même choix et ça c'est une certitude, je ne regrette rien du tout, bien au contraire, tu es apparu dans ma vie au moment où j'en avais le plus besoin. Je ne cherche pas à ce que tu aies peur de moi, de nous… je ne veux pas que tu te précipites et moi non plus d'ailleurs, je veux qu'on prenne le temps qu'il faudra, si pour toi c'est compliqué je peux attendre et quoi que tu décides j'attendrais, je t'attendrais, car pour moi tu es quelqu'un qui a pris une immense place dans ma vie. Si je dois attendre un mois, deux mois, un an, j'attendrais car tu en vaux la peine. Tu es bien plus que ma voisine, bien plus qu'une simple amie pour moi. Je ne veux pas qu'on définisse ce que l'on est, on peut simplement être des amies si tu le désire, tout ce que tu veux du moment que tu es à mes côtés. Ces quatre jours sans te voir sont terrible pour moi, à un point que tu ne peux pas l'imaginer. Je veux simplement retrouver cette complicité entre nous, ces moments où tu es exécrable au point que je peux te détester mais c'est aussi ces moments-là qui font que tu prends une place immense dans ma vie, je veux retrouver ces moments où tu me fais sourire, où on a une complicité énorme que peu de personnes comprennent. Le simple fait de regarder un film avec toi, d'être en cours de langue avec toi me manques. Alors s'il te plait n'abandonne pas, bats-toi pour tout ça, bats-toi pour vivre ta vie comme tu l'entends. Si je dois t'envoyer un message tous les jours pour te redire tout ça, je le ferai sois en sûre. Tu sais où me trouver si tu as besoin, peu importe ce que tu veux faire, je serai toujours là. S'il faut que je mette un meuble devant ta porte pour t'empêcher d'entrer, je le ferai. S'il faut que je vienne chez toi à une heure du matin parce que je vois la lumière allumer, je le ferai. Tout comme s'il faut que je vienne chez toi à neuf heures du matin alors que tu viens de te réveiller pour te redire ce que je t'ai dit à une heure du matin, je le ferai. Et ça je t'en fais la promesse Lexa. Alors maintenant tout ne dépend que de toi. Mais sache que je t'attends.
En lisant le message de Clarke les larmes coulaient le long de mon visage, sans que je ne puisse les retenir. C'était la première fois que je me laissais aller en lisant un simple message, mais Clarke m'avait énormément touchée. Je savais que ses mots étaient sincères. C'était même la première fois que je ne doutais pas de la sincérité de quelqu'un envers moi. A cet instant-là, je ne savais plus quoi faire. J'étais perdue mais j'avais envie de me battre, pour une fois dans ma vie je voulais me battre, je voulais vivre sans regarder derrière moi. Je voulais oublier ce passé qui me hantais tant, encore une fois je ne voulais plus en parlé, mais je voulais tout de même avancer dans le reste, alors que je ne me l'étais jamais permis auparavant. Pourquoi maintenant ? Je ne sais pas trop mais Clarke a su trouver les bons mots. Et pour cela je lui dois énormément. Mais d'un autre côté je ne sais pas réellement ce que je veux avec elle, poser un mot sur notre relation me fait peur. Car je sais que si on vient à officialiser notre relation, quel qu'elle soit, je vais m'en aller, je me connais, peu importe les mots qu'elle me dira je partirai. Alors à l'instant présent je ne veux pas penser à ça. Je veux profiter de ma vie, je veux être avec elle sans l'être réellement. Je ne veux pas parler d'amitié, ni d'amour, ni de quoi que ce soit, je veux juste profiter quand je suis avec elle.
Je prends mon téléphone et pour la première fois en quatre jours, je réponds à son message, j'oublie ceux de mon frère, ceux d'Anya, juste le sien.
Lexa :
Je ne veux pas mettre de mot sur ce que l'on est, que ce soit amie, amour ou autre.
Clarke :
Je ne te le demande pas Lexa. Je veux simplement qu'on passe du temps ensemble comme jusqu'à maintenant, et quand tu le désire.
Ce message me fait sourire, elle ne me mettait pas de pression, elle voulait tout simplement passer du temps avec moi. Et rien que ça, ça me donner envie de reprendre ma vie normale. En ces quatre jours, je n'étais pas allé en cours. Du moins ces deux jours, nous étions mercredi. Je regarde l'heure et remarque que mon prochain cours commençait dans dix minutes. C'est alors que je décide de me préparer rapidement pour y aller. Il n'y avait que deux heures qui me séparaient de l'entraînement, et aujourd'hui Leslie décidait de qui serai présente au prochain match qui a lieu samedi soir. Et j'avais besoin de me défouler.
J'arrive en cours et me place aux côtés d'Ontari qui fut surprise de me voir, je lui souris timidement et m'excuse de ne pas être venu au dernier cours. Par chance elle ne me posa aucune question et je le remercie intérieurement.
- Tiens c'est le cours de lundi, dit-elle en tendant des feuilles.
- Merci beaucoup Ontari, je suis désolée de t'avoir laissé seule alors qu'on a un partiel à préparer.
- On a temps, c'est dans deux mois, on aura tout le temps de rattraper ce qu'on n'a pas fait. Même si je dois avouer que j'ai cru que je ne te reverrai plus jamais de l'année, finit-elle par avouer ce qui me fait sourire.
- Une bonne étoile m'a fait revenir à la raison on va dire.
- Hum je vois, la belle blonde de l'autre jour si je ne me trompe pas ? me taquine la brune.
- Ah bon qui ça ? je ne vois pas de qui tu parles…
- C'est ça fais l'innocente… d'ailleurs j'ai un défi à te lancer
Je la regarde d'un air interrogateur mais aussi amusé. J'adore les défis et rien de mieux pour me changer les idées.
- Je suis toute ouïe, tu as toute mon attention là…
- J'en étais sûre, j'ai comme l'impression que tu es très sportive n'est-ce pas ?
- C'est exact, mais encore ?
- Juste une question avant, tu fais beaucoup de sport ?
- Beaucoup oui, actuellement je fais du hand avec l'équipe de la fac, mais je maîtrise tous les arts martiaux aussi pourquoi ?
- Super, bon à vrai dire c'est aussi un défi qu'on m'a lancé, faut que tu viennes à la slack avec moi…
- Hein ? t'es sérieuse ? ton truc avec la sangle c'est ça ?
Elle rigole à ma dernière question.
- Mon truc avec la sangle c'est la slack, et oui je parle de ça, je sais que ça pourrai te plaire…
- Pourquoi tu dis que c'est aussi un défi pour toi, la coupais-je.
- Disons que mon meilleur amie à un petit béguin pour toi, enfin je ne sais pas si je peux appeler ça comme ça, mais bref façon il a envie d'avoir toutes les meufs dans son lit donc bon, mais en gros il t'a déjà vu faire du kick-boxing dans le campus et il s'est dit que tu serais complètement à l'aise, et on aime bien faire découvrir notre sport aux gens, peu importe si on connait les personnes. Et du coup voilà, je me suis dit pourquoi pas, après tout ça ne te coûte rien d'essayer. Qu'en dis-tu ?
Je prends le temps de réfléchir tout en rangeant mes affaires étant donné que le cours venait de se finir.
- Pourquoi pas ? mais pas cette semaine juste, là j'ai entraînement et j'ai besoin de me ressaisir un peu avant de m'engager dans un nouveau sport, je n'ai pas envie de me blesser parce que je ne suis pas en forme.
- Pas de soucis, on en reparlera quand on se verra et tu me diras quand tu seras prête.
- On fait comme ça, je vais être en retard, à plus, je réponds en lui faisant un signe de la main avant de partir vers le gymnase.
Il était presque 20h quand je finis par rentrer, après l'entraînement j'étais allé courir malgré tout le physique qu'on avait fait. Mais j'en avais besoin, le sport est une très grande partie de ma vie. C'est mon seul échappatoire quand j'ai un problème. Et je me devais de le faire n'étant pas allé courir depuis quatre jours, je sentais que j'en avais besoin.
Je me décide à prendre une bonne douche, j'étais toute en sueur après toutes ces heures de sport intensif. Même mes coéquipière m'avait prisent pour une folle quand elles m'avaient vu partir en courant ayant bien compris que l'entraînement ne m'avait pas suffi. Une fois enfin propre, je me permets de me poser quelques minutes sur mon lit en mangeant un rapide sandwich par flemme de me faire à manger. Mon téléphone dans ma main, je relis le message de Clarke à plusieurs reprises. Je ne savais pas pourquoi c'était si important pour moi de le lire et relire. Puis au bout d'une heure je décide de lui envoyer un message.
Lexa :
Viens.
Je ne sais pas vraiment pourquoi je lui ai envoyé ce simple mot, mais il n'y avait plus de retour en arrière.
Il ne fallut que quelques minutes pour que j'entende toquer à ma porte. Un petit sourire pouvait se lire sur mes lèvres mais seulement moi pouvait le savoir. Je me dirige vers la poignet simplement vêtu d'un débardeur et d'une culotte. J'aperçois la blonde, ma blonde, face à moi. On reste planté l'une en face de l'autre sans un mot, je pouvais voir qu'elle ne savait pas quoi faire, je voyais cette emprise que je pouvais avoir sur elle ce qui déclenche un fin sourire au coin de ma bouche. Je la regarde entièrement, des pieds à la tête. Je pouvais voir qu'elle était sur le point d'aller se coucher, simplement vêtu d'un short et d'un tee-shirt. Ses cheveux attachés en queue de cheval. Je la regarde à nouveau, et mon dieu qu'elle est belle, si innocente. Je pouvais sentir qu'elle était de plus en plus mal à l'aise, mais elle ne dit pas un mot, comme si elle me laissait décider de la suite. Au bout de quelques minutes, je finis par l'attraper rapidement par la nuque et vient l'embrasser avec passion. Un baiser violent mais doux à la fois. Je la tire à l'intérieur de mon petit studio pour refermer la porte tout en la plaquant contre cette dernière pour l'embrasser encore plus profondément. Je pouvais sentir qu'elle ne s'attendait pas du tout à ça, et ça me plaisait encore plus. Mes mains commençaient à parcourir son corps. Nous n'étions encore jamais allées aussi loin mais je pouvais sentir dans ses gestes qu'elle le désirait autant que moi. Je m'écarte légèrement plongeant mon regard dans le sien sans dire un mot. Elle grogne de frustration en se mordillant la lèvre inférieure. S'en était trop pour moi, je la dévorais des yeux. Ni une, ni deux, je la pousse sur le lit pour continuer ce que j'avais l'intention de faire de ma nuit, notre nuit.
