Bonjour à toutes et à tous!

Je suis infiniment désolée de mon absence prolongée. Il s'avère que la vie prend un temps fou, et je m'en excuse vraiment, vraiment fort.

L'inspiration m'a longtemps quitté, mais bientôt, grâce à mon adorable Ya-chan, ça va mieux ❤

Je l'aime à la folie, et vous devriez aussi!

En tous cas, j'espère que vous allez bien et que vous supportez bien le confinement (si vous le subissez)!

De mon côté, c'est boulot pour l'école, Fallout New Vegas et les X-Files - en vrai, ça marche bien pour éviter de devenir fou!

J'espère aussi que vous aimerez ce chapitre.

Bonne lecture!


Je le regardais. Bien sûr que je le regardais. Je crois que mes yeux ne l'avaient jamais quitté depuis qu'il était arrivé.

Je détestais le voir avec les autres. Même mes filles. De quel droit pensait-il à d'autres que moi ? De quel droit se détournait-il de moi pour parler à mes putains de filles ?

Elles n'ont pas le droit de me le prendre. Elles ne le méritent pas. Elles ne l'embellissent pas par la douleur. Elles ne créent pas la peur en lui. Elles ne voient pas plus qu'elles ne comprennent sa perfection. Il est à moi et à moi seul et elles n'ont pas le droit de poser le regard sur lui, ni le droit de le faire sourire.

Il ne peut pas penser à quoique ce soit d'autre que moi. Je devrais l'enfermer. Le torturer. Le faire mien. Je devrais marquer sa chair. Laisser une telle trace de ma présence qu'il ne puisse pas voir son reflet dans un miroir sans penser à moi.

Alors que je laissai mes pensées, trop noires, trop obscures, emplir mon crâne, je sentais mes poings se serrer contre mes flancs, une migraine commençant à poindre contre mon front.

La souffrance que je ressentis alors, cette douleur légère, suave et chaude entre mes tempes, manqua de me faire pousser un soupir tremblant qui, sans doute, se serait transformé en gémissement indécent.

Penser à lui, quelle que soit la nature de mes pensées, me donnait autant envie de me tirer une balle dans la tête que de le baiser jusqu'à ce que je ne rappelle plus de mon nom, ni lui du sien.

D'ailleurs, son nom n'a plus aucune utilité.

Il n'a plus, dans l'écrin doux et lourd de mon esprit, aucune identité autre que celle de ma chose.

Je ne sais pas s'il devrait exister sans moi. Enfin, si, je le sais. Il n'existe plus sans moi. Mais je ne sais plus si moi, j'existe sans lui.

C'est terrifiant, de se savoir dépendant de l'existence ou de l'attention de quelqu'un d'autre. Mais me mentir ne servirait plus à rien.

Je suis obsédé par cet homme. Obsédé par son innocence, par sa souffrance et par les cicatrices qui parcouraient son corps trop beau, trop laid, trop fascinant. Je suis obsédé par la façon dont il me regarde. Par la façon dont il s'est glissé sous ma peau, comme un poison, trop puissant et aphrodisiaque ou comme un pieu, juste sous mon cœur, qui remplirait ma cage thoracique de sang et de chaleur.

Je détestais le pouvoir qu'il avait sur moi.

J'aurai préféré le haïr. Ou l'aimer. J'aurai préféré n'importe quoi à la douceur de sa peau, à la petitesse de sa voix hantant mon cerveau fatigué.

N'importe quoi plutôt que les battements effrénés de mon cœur quand il m'ignorait. Mon putain de royaume pour ne plus ressentir l'envie, non – le besoin, de l'annihiler, de le posséder.

Je ne supportai plus d'entendre, dans le fond de ma tête, cette petite voix qui me soufflait que je le ferai mien même s'il ne devait plus rester de lui qu'une charogne.

… Ouais. Je baiserai aussi son cadavre. Je le désacraliserai jusqu'au bout.

Son indignité serait la seule limite à mon ignominie.

Dieu, que je me déteste.

Je haïssais l'érection naissante qui maudissait ma carcasse à la pensée de son corps sans vie, couvert de sang et de sperme.

Je vais vomir.

Mon corps est envahi d'une nausée violente lorsqu'enfin son regard se détache des jumelles et que ses yeux bleu roi plongent dans les miens, son visage amusé affichant une curiosité éhontée.

Je le tuerai. Un jour il sera mien jusque dans la mort, et ça n'aurait rien à voir avec l'amour tragique de Shakespeare.

Non. Ce sera plus glauque et (ô combien) bien plus sordide que cela.

J'aurai un contrôle absolu sur lui. Tout est une question de pouvoir, après tout. Il sera à moi, juste parce que je l'ai décidé, juste parce que je le veux.

Et il n'aura pas le choix. Non. Parce que tout ce qu'il restera de lui sera l'unique nécessité de mon existence. Tout ce qui restera de lui sera ma voix lui susurrant des horreurs dans le creux de l'oreille. Tout ce qu'il restera de lui, ce sera moi. Parce qu'il n'existera plus. Roxas sera mort.

Il ne restera que ma possession.


Bon, je vais être honnête avec vous. Les derniers chapitres de cette histoire ont été envoyés à ma (parfaite) Ya-chan pour relecture. Cette histoire est virtuellement finie, et je ne sais pas exactement ce que je ressens à cet égard.

Je vous demande donc d'être bienveillants, sur ces prochains chapitres. Vous savez sans doute combien cette histoire est importante pour moi.

Lui dire au revoir est un crève-cœur inimaginable.

J'espère que vous avez aimé ce chapitre quand même!

Je vous aime,

~paopu.