Ave ! Ce chapitre va être super long mais il est hyper important ! Il est tel un rhamnose dans une chaîne polypeptidique, tel les facteurs de transcriptions de l'ARN polymérase…Il est tel le microtubule d'une vésicule, ... CASS, TA GUEULE
Bref
Disclaimer :
Antoine Daniel, Mathieu Sommet et ses personnages ne m'appartiennent pas. Je n'écris pas dans un but lucratif. Par contre, l'histoire, le passé des personnages et les OC m'appartiennent. Si cette fiction dérange, je supprime.
Résumé du chapitre précédent : Épisode 24 : rapprochement Alice-Patron
Rating du chapitre : M (croyez-moi) (vraiment, en fait. C'est hard là)
Musique écoutée lors de l'écriture : Good on you son, Why aye man, de Mark Knopfler De Palmas (toujours) le dernier album de Linkin Park. Queen, U2… comme d'hab.
Reprise de l'écriture : 8/12
Wow… ça fait un moment que j'ai envie d'écrire, mais j'avais pas les mots à mettre sur mon inspi… Après, allez dire que les bios foutent rien ! (j'peux pas j'ai prépa lol)
Reprise : 24/02, rien à dire
Reprise : 21/02 ouais un an est passé. Une putain d'année. Vous m'avez manqué ptn. Désolée de ne pas avoir pu revenir plus tôt, la prépa c'est…. Bref j'ai tellement plus le moral que là je vais faire une pause écriture. Ce chapitre et la suite sont sombres de base mais là ça va être pire, désolée xD
Épisode 25 : Deux cons forts
« Early morning, April four
Shot rings out in the Memphis sky
Free at last, they took your life
They could not take your pride
In the name of love
What more in the name of love » *
Alice chantonnait, un écouteur dans l'oreille. Elle faisait chauffer du lait, griller du pain de mie, et couler du café. Il n'était que 8h00 mais elle était d'excellente humeur.
« Qui prépare du café ?!
- Salut Mathieuuu ! 2 sucres ?
- S'il te plaît ! Qu'est-ce qui t'arrive, de bon matin ?
- Je sais pas ! Il fait beau, les oiseaux chantent… J'ai envie de sortir, de me promener, et de lire, posée dans l'herbe.
- Quel programme… ! fit Maître Panda en entrant dans la cuisine.
- Thé sans sucre, Maître ?
- S'il te plaît.
- Tu veux bien continuer de chanter, Alice ? C'était super agréable.
- Avec plaisir! »
Elle réfléchit un instant.
« Can anybody find me somebody to love?» **
Elle leur servit leur boisson, sans s'interrompre.
« Each morning I get up I die a little
Can barely stand on my feet» **
Elle prépara un dernier café le sien, sur la table, fumait encore légèrement.
« Take a look in the mirror and cry
Lord, what you're doing to me» **
Lorsque le Patron entra dans la pièce, Alice se figea, la dernière tasse à la main. Il s'arrêta à l'entrée, puis lui sourit discrètement, comme pour l'encourager.
D'une voix plus douce,
« I have spent all my years in believing you
But I just can't get no relief, Lord!» **
Le Patron avança, lentement, au rythme de la chanson. Il s'installa à table, saisissant le pain grillé.
« Somebody, somebody
Can anybody find me somebody to love?» **
Alice se tut sur les dernières paroles de la chanson, et s'assit. Elle regardait ses genoux, sentant le regard du Patron sur elle.
« Tu chantes super bien, gamine. »
Le Patron porta son café brûlant à ses lèvres.
Le silence perdura un moment, brisé enfin par le bruit de la chaise du Patron, qui sortait de table.
« Merci Alice pour le p'tit déj ! Patron, tu vas te doucher tout de suite ?
- Yep. Et après je fonce.
- Ok ! »
Le Patron débarrassa rapidement, aidé du Maître, puis il monta se doucher.
« Tu comptes faire quoi aujourd'hui, Alice ?
- Rien de particulier, pourquoi ?
- Alors j'ai un service à te demander. »
Alice accepta, et sortit se poser sur le muret devant la maison. A peine deux minutes plus tard, sortant de la douche, le Patron salua Mathieu et sortit. La jeune fille ne l'entendit pas elle chantait.
«I was not mad at you
I was not trying to tear you down
The words that I could've used
I was too scared to say out loud
If I cannot break your fall
I'll pick you up right off the ground
If you felt invisible
I won't let you feel that now » ***
Le Patron se racla la gorge, une clope au bec. S'interrompant, Alice se tourna vers lui, retirant ses écouteurs.
« Ça fait longtemps que t'es là ?
- Non. Et je vais pas rester.
- Oh..
- Déçue, gamine ?
- Je suis de corvée de courses aujourd'hui, et ç'aurait été plus marrant avec toi.
- Haha, ouais, mais pas pour moi.
- Ça veut dire que tu peux ? Tu bosses pas cet aprem ?
- Gamine, détends ton string tout de suite je viendrai pas faire les courses. J'ai pas une tête à faire des courses.
- Tu marques un point. Mais s'il te plaiiiiiiiit !
- Non ! Demande ça au gosse, il sera ravi de t'accompagner ! »
Alice fit la moue, croisant les bras. Puis elle imagina le Patron, près d'un caddie, hésitant entre deux courgettes. Elle explosa de rire.
« Qu'est-ce que t'as, là ?
- Patron, s'il te plaît, il faut que tu viennes ! ria-t-elle.
- Et j'ai quoi en échange, gamine ?
- … ma gratitude ?
- Pff, bon bah bonnes courses gamine. »
Il s'éloigna en direction de sa voiture.
« Non, attends ! Euh… Je m'arrange avec Mathieu pour qu'il t'engueule pas pendant trois jours !
- Tu t'fous d'ma gueule, gamine ? T'as pas trouvé mieux ?
- Aaaaaaah mais alleez !
- Non. A plus gamine.
- JE SAIS ! Si j'obtiens du Maître que TU écrives les paroles de sa prochaine chanson de l'Instant Panda ? Y'a de fortes chances que les fans votent pour la vidéo sur le vagin, non ? »
Le Patron recula de deux pas et se tourna vers elle.
« Là tu m'intéresses.
- Imagine, tu pourrais lui faire chanter ce que tu veux…
- Deal. A cet aprem gamine.
- Yes ! A cet apreeem ! »
Elle tournoya sur elle-même, heureuse. Elle ne comprenait d'ailleurs pas sa joie, elle avait seulement obtenu du Patron qu'il vienne avec elle aux courses. Et elle devait encore négocier avec Maître Panda… qui avait lui aussi une certaine fierté, et ne déléguerait pas si facilement. Même si lui aussi pouvait, parfois, avoir un humour graveleux.
La matinée passa plutôt vite pour tout le monde. Le Patron formait [fourrait] ses nouvelles recrues… Mathieu et le Maître bossaient l'épisode, le Geek défonçait tout sur LOL, le Hippie se défonçait en criant « Lol », le Prof… personne ne savait ce qu'il magouillait. Alice et la Fille s'étaient amusées à faire de la pâtisserie pour au moins deux semaines, refaisant les stocks de cookies et autres sucreries.
Le Patron rentra en milieu d'après-midi. Il semblait fatigué mais satisfait. Alice lui sauta immédiatement dessus…
« Patron ! On y va ?
- Eh oh du calme le marsupial, je me pose 3 minutes et j'arrive, ok ?
- Ok ! Je prépare la liste de courses en attendant !
- Pas besoin, je ferai un tour des placards avant de partir.
- Mais Mathieu…
- Mathieu il va aller se faire voir, je sais de quoi il a besoin pour le tournage.
- Ok, ok ! Je vais faire pipi alors.
- Attends, je viens !
- Hep hep ! Pas bouger !
- Pffff... »
Le Patron s'assit dans le canapé, une bière à la main. Alice revint, prête à partir et motivée.
« Allez, on y va ?! »
L'homme en noir se leva, jeta la bouteille et fit un tour rapide du frigo et des placards.
« C'est parti ! Tu veux qu'on prenne quelle voiture, gamine?
- Oh ! Euh… Oulah je sais pas !
- Viens, on va choisir. A PLUS TARD LES PÉDÉS ! »
Le Patron lui teint la porte d'entrée, tel un gentleman. Alice pouffa et passa. Elle le suivit jusqu'au garage de la maison, placé à l'arrière, au sous-sol.
« La vache ! Je savais même pas qu'il y avait un garage ici !
- C'est moi qui l'ai fait construire. Alors ?
- C'est drôle, toutes tes voitures sont étincelantes mais ta Range Rover est toute cabossée et poussiéreuse. Comme si...
- Comme si c'était ma première caisse, ouais.
- Et si on la prenait ?
- Haha non. Je fais pas monter n'importe qui dans cette caisse.
- La Maserati alors ?
- Ça marche. »
Arrivés au magasin, Alice força le Patron à prendre un caddie, déjà pliée de rire. Elle voulut s'asseoir dedans, mais le Patron lui jeta un regard Ray-banement hostile. Ils entrèrent d'un pas rapide, l'homme en noir s'impatientant derrière deux mégères qui discutaient plus qu'elles ne faisaient les courses.
« Tu fais la gueule, Patron ? »
Il la regarda, surpris.
« Ah, non. Pourquoi ?
- Je sais pas, tu fais aucune blague salace, ça fait bizarre…
- Ah, ouais. Ben si tu me suces j'accepte de faire un effort. »
Il se tourna et donna à une dame le paquet de céréales qu'elle essayait d'attraper, sans succès. Sans attendre qu'elle ne le remerciât, il continua de marcher avec son caddie.
« J'suis obligé de le garder, ce truc, là ?
- … Oooh regarde, de la rhubarbe en promotion ! »
Alice s'amusait à chahuter le Patron qui, lui, procédait rayon par rayon allant directement à l'essentiel. Il choisissait exactement les mets préférés de ses colocataires : des Miel Pops pour le gosse, du thé en vrac pour la peluche, du café corsé pour le vidéaste, du Nutella pour Alice (il l'avait vue lorgner le pot), des biscuits diététiques pour la gonzesse, de l'acide chlorhydrique pour Quat'yeux…
«Patron ?
- Ouaip ?
- Euh, tu peux faire ce rayon seul, faut que j'aille voir un truc… ?
- Si tu veux. Mais si c'est pour prendre tes trucs de meuf, t'as pas à en faire des caisses, gamine. On a l'habitude avec la Fille.
- Ah ? Oui m'enfin je commence à te connaître et je préfère ne pas t'emmener dans ce rayon !
- Tu te barres pas hein.
- Non non ~ ! »
Le temps qu'elle fît l'aller-retour, le Patron avait eu le temps de finir la partie alimentaire et hygiène. Il ne leur restait plus qu'à acquérir les accessoires pour le tournage….
«Il lui faut quoi à Mathieu, alors ?
- C'est compliqué, gamine.
- Tu sais de quoi parle l'épisode, sans voir les vidéos ? Alors que Mathieu et le Maître passent leur temps à comploter ?
- Ben, euh, oui. On dirait pas comme ça, gamine, mais je joue quand même un rôle assez important, et le gamin compte sur moi. Genre là je sais que ça parle d'une vidéo chelou sur des gens qui expliquent le sexe aux gosses, et d'un truc allemand chelou aussi.
- Et… On est censé acheter quoi alors ?
- Un truc qui fait dictateur, genre une moustache. Mais ridicule en même temps.
- Une moustache avec une forme chelou?
- Voilà, pourquoi pas. Et aussi, une tenue allemande. Genre… une tenue de la fête de la bière, ça passe crème. 'Faudrait aussi… Non ça c'est bon, je me débrouillerai.
- De quoiii ?
- Un délire du Hippie. Je gère. Bon, on cherche ?
- C'est partii ! »
Ils avaient quitté le centre commercial, lui préférant une boutique plus modeste et plus… adaptée. Traversant les rayons, le duo riait devant des zèbres, des vaches, cow boys, fées, et des centaines d'autres déguisements saugrenus. Le Patron avait déjà eu le loisir d'essayer plusieurs moustaches pour le plus grand plaisir d'Alice, pliée de rire. Celle-ci se vit forcée d'essayer une large panoplie de couvre-chef tous les plus ridicules les uns que les autres.
«Patron ?
- Gamine ?
- Pas cap de mettre un déguisement.
- Tu m'as pris pour un gigolo ? Le travestissement, je laisse ça à mes putes.
- Rooooh regarde cette belle tenue de soubrette ! Et celle d'infirmière !
- Y'a aussi les personnages du gamin ici.
- Allez, je te mets au défi d'en mettre un.
- Essaie le masque d'âne, toi, au lieu de dire des conneries... »
Il lui fit enfiler le dit masque et se retint de rire.
« Tiens, va essayer ça gamine. »
Il lui mit un déguisement dans la main et la guida vers les cabines d'essayage. Alice, hilare, se débattait, et négociait pour qu'il en fît de même. Une fois bloquée dans la cabine, elle pouffa en voyant à quel point elle était sexy en policière. Elle sortit, s'attendant à trouver le Patron qui n'était visiblement pas là. Elle espérait ne pas l'avoir vexé de quelque manière… !
La jeune femme décida de partir à la recherche d'un joli pistolet à mettre à sa ceinture, et rit en s'emparant de menottes, et d'une matraque. Quand soudain, elle sentit un truc en plastique tout contre sa gorge !
« Lâchez cette arrrme, madame ! Je suis le justicier masqué… ! »
Alice se tourna sur un Patron Zoro, visiblement amusé, tenant un sabre en plastique.
« Les mains en l'air, justicier masqué, ou je me verrai dans l'obligation de vous menotter... »
Elle lui fit un clin d'œil, et le Patron sourit d'un air pervers. Ils s'amusèrent à se poursuivre dans tout le magasin, jusqu'à se faire rappeler à l'ordre par un vendeur. Se contentant d'acheter une moustache blonde et une tenue allemande, ils sortirent de l'enseigne, essoufflés.
Les courses finies, il rentrèrent, le Patron faisant quelques détours pour montrer sa conduite rallie à une Alice plus qu'enthousiaste. L'homme en noir se dévoua pour porter les sacs, les prenant facilement tous en un seul voyage.
« Merci beaucoup Patron !
- T'as intérêt à honorer ta part du marché, gamine. »
Son expression suffit à dévoiler qu'elle avait déjà oublié ce ''détail'', mais elle se reprit bien vite et hocha la tête d'un air décidé. Le Patron sourit, malgré lui.
« Une petite binouze ?
- Ah ouais, carrément ! »
Il trinquèrent, et rangèrent rapidement les courses. Mathieu arriva miraculeusement quand tout fut terminé, et s'extasia devant les achats.
« Super, merci Alice ! Et… merci Patron ?
- Vot' merde m'a fatigué. Si vous me cherchez, n'entrez pas dans ma piaule. A plus les nazes.»
Et il partit. Alice secouait encore la tête en signe de dénégation quand Mathieu la détailla du regard.
« Il t'a sérieusement accompagné aux courses ?
- Yep ! C'était vachement cool d'ailleurs.
- Il… Il a pas essayé de te violer, ou de te droguer, ou… ?
- Non non. Je suis aussi surprise que toi, mais j'ai l'impression qu'on s'entend bien !
- Ben ça alors… »
Le vidéaste s'éloigna à reculons, la regardant comme un extraterrestre. Les deux protagonistes qui ne toléraient pas de rester dans la même pièce sans créer d'étincelles qui dorénavant se voyaient même en dehors de la maison, et s'entendaient à merveille… Mathieu hésitait à s'entretenir avec le Patron. Manigançait-il quelque chose ? Ou… Non, il avait réellement l'air plus joyeux ces temps-ci. A sa manière, certes, mais… Cela demeurait étrange…
oOoOoOoOoOo
'Toc toc toc'
« Entrez ?
- Coucou Maître Panda !
- Alice ! Tu as besoin de mon aide pour le repas ?
- Non, Mathieu va commander des pizzas. Je viens pour autre chose à vrai dire.
- J'aime pas ton air, qu'est-ce qu'il y a ?
- J'ai une faveur à te demander.
- Je crains le pire.
- Ça concerne le prochain Instant Panda. Enfin pas celui qui est en cours, mais bien le prochain.
- Accouche ?
- Tu me laisserais écrire les paroles ?
- … ça sent l'entourloupe.
- Je sais que tu n'aimes pas déléguer, et qu'après tu devras te les approprier pour chanter mais… J'ai…
- Tu ne me dis pas tout. La Alice que je connais sauterait partout avec plein d'étoiles dans les yeux dans l'espoir d'écrire une chanson avec moi. Là t'as l'air sombre et… Attends… C'est le Patron qui te fait chanter c'est ça ?
- Non, non ! C'est bien pour lui, mais c'est un simple marché !
- Un marché ? Avec le Patron ? Dans quoi es-tu allée te fourrer Alice ?!
- Euh beeeen je lui ai demandé de venir aux courses avec moi et j'ai pas trouvé mieux que ça ! Désoléeeee Maître Panda s'il te plaît il va me tuer si je remplis pas ma part du marché !
- Mais pourquoi t'es allée lui demander ça ? T'es masochiste, Alice ? »
Mathieu entra en trombe dans la grotte, et fut surpris d'y trouver une Alice désespérée et un Panda échevelé.
« Pizzas ? Qu'est-ce qu'il se passe ici ? s'enquit Mathieu.
- Alice a des emmerdes avec le Patron !
- J'aurais dû m'en douter…
- Mais pas du tout ! Arrêtez de le soupçonner de tout et n'importe quoi ! Je voulais passer un moment seule avec lui pour apprendre à le connaître et le seul argument que j'aie eu c'est de lui promettre qu'il pourrait écrire les paroles du prochain Instant Panda !
- Alice, tu aurais dû m'en parler avant de lui faire cette promesse ! C'est ma chanson quand même ! s'impatienta le Panda.
- Attendez les gars, en vrai c'est pas con son idée, là… réfléchit Mathieu.
- Tu vas pas t'y mettre toi aussi ?!
- Les fans vont sûrement voter pour la vidéo chelou sur le sexe, et désolé Panda mais le Patron pourrait nous pondre un truc d'enfer là-dessus…
- Mais !
- Avec un peu d'aide bien-sûr.
- Mathieu, le Patron, écrire une chanson ?! s'indigna le Maître. Il peut à peine formuler une phrase correcte ! Il a même pas le brevet ! Désolé mais je refuse de chanter un truc qui sort de son cerveau de détraqué !
- Maître. Il est pas aussi con que tu le penses, de un, et de deux, je t'interdis de l'insulter comme ça. Tu sais rien de sa vie, autant qu'il sait rien de la tienne, alors là-dessus tu te tais.
- Je.. Désolé.
- Ensuite, la décision nous reviendra en temps voulu, à nous trois d'abord, puis aux autres. Qui devront approuver les paroles ou pas. Je concède que le Patron pourrait aller un peu loin dans ses propos. Alors Alice, comme c'est toi qui as foutu le bordel, je compte sur toi pour aider le Patron.
- Pas de soucis !
- …
- Bien ! Pizzas ? »
oOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Le lendemain, le Patron partit tôt dans la matinée, pendant que Mathieu bidouillait son ordinateur. Le Maître s'entraînait au chant, et les autres maintenaient leurs activités habituelles. Alice et la Fille avaient prévu de sortir faire du shopping dans l'après-midi, alors la jeune femme n'avait pas grand-chose à faire à part peut-être préparer le repas. Le Hippie débarqua, chancelant.
« Je veux une porte grosse ! Une PORTE ! »
Il agitait les bras tel un chasseur de mouches. Mathieu entra dans la cuisine, une tasse vide à la main.
« Ouiiii Hippie, tu vas l'avoir ta porte. Le Patron est allé la chercher.
- Le Patron ? C'est moiiii, le Patroooooooooooooooooon !
- T'en as trop pris gros. rit Mathieu.
- Il dit pas aussi 'les coccinelles sont des coléoptères' ? compléta Alice.
- Eh, eh ! Grosse ! Une porte ! »
Quelqu'un sonnait effectivement à la porte de la maison. Mathieu leva un sourcil.
« Tiens Hippie, va ouvrir la porte justement.
- J'y vais gros ! »
Il fit mime de voler, au ralenti, et alla ouvrir… à Antoine. Antoine qui mit bien quelques secondes à comprendre avant de sourire.
« Gros ! Abîme pas la porte ! s'écria le Hippie.
- As-tu vu ? As-tu vu les belles quenouilles ? Hmmm les belles quenouilles ! répondit Antoine, un sourire étrange collé au visage.
- Des portes quenouilles ! LES VACHES SONT DES ONGULIGRADES° ! »
Il sortit en courant, rapidement suivi par son chien sorti d'on ne savait où.
« Il en a vraiment trop pris...
- Antoine ! »
Mathieu lui sauta dessus, bras ouverts. Le chevelu sourit et lui caressa le dos.
« Je croyais que tu revenais que demain !
- Mes parents sont insupportables, tu verras. Et j'avais envie de te voir. Crétin. »
Alice sourit, retournant à sa cuisine pour respecter l'intimité du couple qui s'embrassait déjà sans pudeur. Un bruit de moteur et de freins retentit, annonçant l'arrivée prochaine du Patron.
« Alice ! Tu peux aller l'aider s'il te plaît ? Avant qu'il détruise tout sur son passage…
- No souci !
- Porte de merde ! »
Alice ouvrit la porte au Patron, qui portait une porte, et l'aida à passer la porte en portant sa porte avec lui. La porte cogna la porte, y laissant une petite trace, mais le Patron porta la porte à l'intérieur, évitant tout dégât sur les deux portes qui porteraient les marques de l'autre porte.
« Le gag du Hippie a intérêt à en valoir le coup, gamin… Merci gamine. »
Celle-ci rougit, lâchant la porte derrière la porte et refermant la porte pour reporter la porte.
« On la porte où la porte ?
- Laisse-la derrière cette porte…
- C'est chiant à porter une porte, on aurait pas tout simplement pu en démonter une ici ?
- Pour ensuite la remettre ? Non c'est moins chiant de la porter.
- MA POOOOOOOOOOOORTE !
- Oh punaise il est déjà insupportable...»
Le Hippie avait ouvert la porte en trombe, la porte se cognant encore à la porte que portaient Alice et le Patron. Les yeux pleins de portes euh d'étoiles, il porta la porte à l'aide de ses porte-portes et la porte fut portée à l'étage plein de portes et de murs porteurs de portes qui portent la maison qui comporte BEAUCOUP TROP DE PORTES. [bon j'arrête][mon humour est trop lourd à supporter…]
oOoOoOoOo
Ils passèrent à table. Les discussions allaient bon train. Si le tournage commençait l'après-midi même, Mathieu ne semblait vraiment pas stressé, et ses acteurs plutôt enthousiastes – surtout le Hippie, en fait. Alice et la Fille discutaient fringues, le Geek, le Prof et Maître Panda débattaient sur les vidéos qu'ils allaient 'commenter', Antoine racontait ses anecdotes familiales à Mathieu, et le Hippie remerciait le Patron pour la porte. [stop]
« Du coup ! s'exclama Mathieu. Cet aprem on commence par toi, Hippie, je te sens survolté.
- J'ai hâte gros !
- Super ! Ensuite Geek j'aurai besoin de toi pour les séquences avec Maître Panda, qui vont nous prendre au moins deux journées je pense…
- Pas de souci !
- Fille, je te demande de pas trop t'éloigner du quartier, on aura peut-être besoin de toi.
- Je suis indispensable ! Ok Mathieu.
- Et toi Patron, tu seras disponible quand ?
- Pas aujourd'hui, mais je suis en congé demain.
- Niquel. On s'adaptera avec le Panda alors. Bon. Antoine, du coup…
- Je me casse ! J'ai aucune envie de voir comment tu tyrannises tes troupes haha.
- Connard. »
Tous s'activèrent. Antoine les laissa bien vite, suivi du Patron, car le salon fut transformé en studio. Une fois tout le matériel installé, Alice et la Fille s'échappèrent en ville.
« C'était pour quoi que tu voulais mon aide, déjà ? demanda Alice.
- Il me faut de la lingerie sexy !
- Ah oui. Tu sais que tu t'y connais plus que moi ?
- Justement, on va pouvoir t'acheter quelques tenues moins grand-mère que celles que t'as ! Et j'ai besoin de ton avis.
- Je suis hétéro, tu sais.
- Oui, mais tu sais comment plaire !
- …
- …
- Vous allez vraiment le faire, avec ta copine ?
- Elle en a envie, oui.
- Et pas toi ?
- Si si, mais ça sera ma première fois, alors…
- Ça se passera bien. D'ailleurs, c'est quand que tu nous la présentes ?
- Oh, regarde ce magasin! »
Alice se révélait moins à l'aise que ce qu'aurait pensé la Fille. Assez pudique lors des essayages, elle rabattait toujours ses choix sur des vêtements qui n'en dévoilaient pas trop. La blonde platine dut la convaincre de prendre une jolie nuisette blanche, avec un décolleté en dentelle et un splendide dos nu. Alice, elle, lui conseilla quelques ensembles de sous-vêtements plutôt osés mais modestes à la fois, qui lui saillaient à merveille.
Au bout de deux petites heures dans les magasins, la Fille reçut un appel et dut rentrer en urgence pour le tournage. Il n'était pas quinze heure qu'Alice se retrouvait seule, un gobelet de café à la main. Elle décida de se perdre dans Paris, car il n'existait pas meilleure façon de visiter une ville : se perdre, et aller toujours tout droit. [arrêtez, ça marche hyper bien cette technique]
17h. Fatiguée, Alice s'assit à la terrasse d'un bar et commanda un coca – de la caféine et un trop plein de sucre, rien de mieux pour relancer la machine ! Regardant autour d'elle, elle s'aperçut que d'un côté, les rues demeuraient relativement entretenues mais, de l'autre, les commerces semblaient moins famés. Un homme marchait de long en large, au téléphone, et semblait plutôt énervé. Plus loin, deux femmes très maquillées déambulaient, comme en l'attente de quelque chose – de quelqu'un ?
Inconsciemment, Alice avait recherché les bordels du Patron, mais n'en avait pas trouvé la trace. Mais ici… Elle aurait peut-être ses chances d'en trouver un. Et s'il lui arrivait malheur, elle pourrait compter sur Mathieu pour la tirer du pétrin, non ? Elle régla sa boisson et se leva, bien décidée à visiter ce coin perdu de Paris.
Les rues devenaient sinueuses, plus sombres et lugubres. Il faisait encore jour mais une ambiance plus lourde y régnait, comme en temps de pluie. Peu rassurée, Alice hâta le pas, jusqu'à apercevoir une ombre familière.
Elle le vit. Le Patron, une clope au bec, adossé à un mur, s'entretenait avec un homme à l'allure étrange. Se doutant qu'il s'agissait d'un autre mac, Alice se cacha du mieux qu'elle put, et observa. L'homme était bien vêtu, mais ses cheveux étaient gras et ses mains crasseuses. Le ton de la discussion montait, et Alice crut que les deux suspects allaient en venir aux mains. Mais le Patron se faisait respecter, et l'homme finit par partir.
S'adossant de nouveau au mur, le Patron termina sa cigarette, le regard plongé dans le vieux sol de briques. Son portable sonna, et il décrocha. Alice, en se concentrant, pouvait entendre vaguement les deux interprètes ?
« Tatiana.
- … affaire conclue ?
- Oui. Il arrête de tourner autour de Vaness et Alka, mais il veut du pognon. Tu me connais, c'est hors de question.
- … menacé … ? …, … .
- Tu me tiens au courant. Si tu le revois, je lui pète la gueule. Il devrait faire profil bas quelques jours déjà, on verra après. Autre chose ?
- … nouvelles … formation … une heure.
- Ok, à plus tard alors. »
Il raccrocha et jeta son mégot par terre. Il leva la tête, comme s'il se sentait observé, et Alice n'eut pas le temps de comprendre qu'il avait déjà disparu dans le labyrinthe des ruelles.
Suivant son instinct, elle tenta de le retrouver. Si elle se fiait au peu qu'elle avait entendu, le Patron avait une heure de pause. Et comment profiterait-il de son temps ?
C'était bien dans un bar qu'elle retrouva sa trace. Il buvait comme un trou. Alice préféra s'asseoir sur un banc, plus loin. Pourquoi le suivait-elle ? Par simple curiosité ? Du moins, quand il se leva pour partir, le Patron n'avait aucunement l'air saoul et Alice ne parvint à le retrouver. Elle décida de manger en ville, et rentra.
21h. Le tournage était terminé depuis un moment, et tous semblaient épuisés mais satisfaits.
« On a bien avancé ! Désolé de t'avoir laissée seule, on avait besoin de la Fille…
- Pas de problème, je me suis pas ennuyée !
- T'as fait quoi, alors ?
- Oh, j'ai visité, j'ai mangé… répondit Alice, évasive. J'suis crevée, haha !
- On va tous se coucher tôt, dans ce cas. »
Bien que fatiguée, ce n'est que tard que la Fille arrêta de parler, avant de s'endormir. Alice, qui partageait sa chambre, s'assit sur le rebord de la fenêtre. Elle guettait le retour du Patron. Avait-il des problèmes ? Rentrerait-il bourré ?
Des bruits à l'étage inférieur la renseignèrent. Elle avait dû s'assoupir, car elle n'avait pas vu la voiture du Patron se garer. Elle reconnut le bruit caractéristique du frigo, puis de pas dans les escaliers. Des pas lourds, mais au rythme régulier. Rassurée, elle s'endormit à son tour.
oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
« On en est où ? s'enquit le Panda.
- Le Geek fait quelques réglages, la Fille est prête à commencer, on a fini de préparer le décor… En fait il manque que le Patron.
- Il dort encore ?
- Je sais pas. Il devrait déjà être là. Je vais voir tu penses ?
- Je prendrais pas le risque de le mettre de mauvaise humeur à ta place… »
Alice arriva gaiement dans le salon.
« Qui veut un café ?
- Moi s'il te plaît ! Alice, tu viens d'en haut là ?
- Oui, pourquoi ? dit-elle en allumant la cafetière.
- Tu sais si le Patron est réveillé ?
- J'ai entendu du bruit dans sa chambre, je pense que oui.
- Gamine, je veux bien un café tant que t'y es.
- Ah, bah quand on parle du loup !
- Tu veux le voir, mon loup ? »
Alice servit trois cafés. Mathieu, stressé, but le sien rapidement.
« Tu te lèves tard, Patron.
- Détends ton string, on tourne mes séquences que cet après-midi, non ?
- Oui, oui.
- Ben voilà. »
Le Patron but lui aussi son café, et sortit une bière du frigo. A 10h30. Mathieu le regarda faire, mais ne dit rien, se contentant de pincer les lèvres.
« Tu pourras nous aider pour les Panda News ? Je comptais faire quelques prises ce matin.
- Si tu m'emmerdes pas trop, gamin. Pour l'instant je vais prendre une douche, tu veux venir ? »
N'attendant pas de réponse, le Patron partit, agacé.
« Il est de mauvais poil… constata le Maître.
- Fallait s'y attendre. M'enfin, si ça reste comme ça, ça me va. »
Quelques minutes plus tard, un Patron silencieux descendit et se tint disponible pour Mathieu, qui briefait le Panda. Le Geek s'occupait de la lumière et du son, alors le Patron devait filmer, et ça ne le ravissait vraiment pas.
« On peut y aller ?
- Silence. marmonna le Geek.
- Moteur. Ça tourne….. Action ! dit le Patron. »
Mathieu, qui portait une perruque blonde pour l'occasion, jouait le rôle de John, un journaliste lambda. Il ne fallut que deux prises aux deux comédiens pour maîtriser leurs répliques.
« Gamin, tu devrais mettre les mains dans tes poches, ça fait plus naturel que tes bras ballants. Et toi, peluche, mets-toi un peu plus de profil, ça rendra mieux à l'écran.
- Euh, ok.
- Action. »
Ils recommencèrent la séquence, puis enchaînèrent. Il n'y avait que trois séquences à tourner avec ce décor, mais le Patron estima qu'une quatrième serait judicieuse…
« Bon, les autres séquences avec la meuf et le kikoo sont avec d'autres décors, vous voulez les faire avant ou après manger les gars ?
- Je m'en bats les couilles gamins.
- Très encourageant. Panda ?
- On s'arrête là ?
- Ok, j'ai juste besoin d'un coup de main pour désinstaller s'il vous plaît. »
Le Patron soupira mais s'occupa de débrancher et ranger la caméra. Il aurait pu la laisser en place pour l'après-midi mais Mathieu était un maniaque psychopathe qui craignait pour son matériel hors de prix. Maître Panda démonta le décor, le Geek les éclairages et Mathieu les prises de son. Alice regardait, époustouflée.
« Euh, vous voulez boire quelque chose avant manger ?
- Voilà des paroles que j'aime entendre, gamine. Ça sera une bière pour moi.
- Tu dis jamais s'il te plaît ?! … T'embête pas Alice, je boirai de l'eau.
- Pas de problème. Mathieu ?
- Une bière aussi, stp. »
Le Patron et Mathieu se posèrent sur le canapé, tandis qu'Alice et le Maître s'activaient dans la cuisine.
« Tu devrais pas te laisser faire par cet imbécile. gronda Maître Panda.
- Maître, ça me dérange pas, je t'assure.
- Il te manque de respect à chaque fois qu'il ouvre la bouche, et toi tu dis rien !
- Parce que c'est pas injurieux, c'est juste sa façon d'être… Ça sert à rien de chercher la bagarre tout le temps, il changera pas pour autant.
- … »
Alice leur amena une bière chacun, sans rien dire. Mathieu regardait le Patron du coin de l'œil, anxieux, alors que l'homme en noir demeurait simplement assis. Alice soupira et vint s'asseoir entre les deux hommes, toute innocente.
« On mange quoi ce midi ? »
Le Patron la regarda. Elle aurait pu jurer avoir vu un sourire se dessiner sur ses lèvres.
« Tu nous cuisines quoi, gamine ?
- J'en sais rien, j'aurais plutôt dit, tu m'aides à cuisiner quoi, Patron ?
- T'es pas chiée toi.
- Alors ?
- Laissez, je m'en occupe. sourit Mathieu en se levant. Patron, c'est ton seul jour de congé et je te le sucre avec le tournage, je vais pas en plus te demander de faire à manger.
- Voilà un homme raisonnable. »
Le Patron se leva, un paquet de clope à la main. Maître Panda, fulminant, le regarda sortir d'un œil noir et proposa son aide à Mathieu, qui accepta. Ils décidèrent de faire un sauté de pommes de terre et des côtes de porc. Simple mais efficace.
Ce n'est qu'une fois dehors que le Patron se rendit compte qu'Alice l'avait suivi, les mains dans les poches.
« Tu me lâches plus, gamine ? Tu veux un cuni ?
- Non, mais je veux bien une clope, s'il te plaît. »
Il lui en tendit une, la sienne déjà en bouche, et les alluma toutes deux.
La fenêtre de la cuisine étant ouverte, les deux protagonistes pouvaient distinctement entendre Maître Panda critiquer le comportement du Patron, qui selon lui n'en foutait pas une et manquait de respect à tout le monde. Si Mathieu ne disait rien au début, il lui dit tout de même de la fermer, ne se sachant pas écouté.
Alice regarda le Patron, inquiète. Mais il ne réagit pas.
« Patron ?
- … Hein ?
- Tu … ça va ?
- Tu me prends pour une tarlouze, gamine? »
Il lança son mégot dans la poubelle prévue à cet effet et rentra. Alice attendit quelques instants avant de l'imiter.
Le déjeuner fut vite avalé, Mathieu les pressant pour reprendre le tournage. Le Geek s'était procuré un poupon moche spécifiquement pour le Patron, et gérait encore les éclairages et sons.
Mathieu à la caméra, le Panda regardait de loin, assis en travers d'une chaise.
« Tu sais quoi faire, Patron ?
- Comme toujours, gamin. Carte blanche sur les vannes tant que c'est dans le thème, pas de nudité, pas de vulgarité inappropriée…
- Tu gères. Action ! »
Rapidement briefé par Mathieu sur ses attentes et l'objectif du sketch, le Patron improvisa quelques vannes pédophiles, surjouant le mec joyeux et pervers. Une fois la caméra éteinte, il retrouva son air impassible voire morne et ouvrit une nouvelle bière.
« C'est bon, on a fini gamin ?
- C'est bon, tu es libre. Merci mec !
- Ouais ouais. »
Le Patron sortit.
« Qu'est-ce qu'il a le Patron ? geignit le Geek.
- Rien, rien, sale gosse. Comme d'hab.
- Il va encore me taper alors ?
- ... Alice, tu veux bien aller le voir ?
- Il va pas trouver ça louche ?
- Si tu lui emmènes une bouteille de rhum ou de whisky il dira rien.
- Oké... »
Elle fouilla dans le bar, en sorti une bouteille de Jack Daniel's et rejoignit le Patron à l'extérieur.
« Encore toi ?
- ... »
Vexée, elle posa la bouteille à côté de lui sur le muret, et fit demi-tour.
« T'aimes pas le whisky, gamine ?
- La gamine elle a un nom, et elle aime pas qu'on l'envoie bouler. »
Elle revint vers lui et s'assit sur le muret, de l'autre côté de la bouteille. L'homme en noir vint s'asseoir aussi.
« Si t'as des problèmes au boulot, parle-en, au lieu d'être méchant avec tout le monde.
- Pourquoi j'aurais des problèmes au boulot ? fit-il, surpris.
- Je sais pas, mais depuis ce matin t'es chiant. Alors j'essaie de trouver ce qui va pas. Et me dis pas que t'es pas une tarlouze ou cette fois je m'en vais vraiment.
- Un poker, ça te dit ? »
Alice soupira et acquiesça. Jamais il ne répondrait à une question le concernant directement, mais il essayait visiblement de se rattraper alors… pourquoi refuser ?
« C'est pas un piège, mais ça te dérange si on va dans la cave ?
- Euh pas vraiment, mais pourquoi ? répondit Alice, étonnée.
- Parce qu'il est trop tard pour partir en bagnole, l'autre va encore beugler. Et dans la cave, y'a de l'alcool. se justifia le criminel.
- Je t'ai amené du whisky ?
- Certes, mais la bouteille est petite, gamine.
- Hm. Tu vas chercher les cartes, je t'attends là-bas. »
Elle prit la bouteille, et suivit le Patron à l'intérieur. Celui-ci monta dans sa chambre, alors qu'elle se dirigeait vers la cave. Mathieu l'aborda.
« Alors ?
- Alors je sais pas vraiment, il veut pas parler. Je l'ai un peu engueulé, et du coup on va faire un poker.
- Tu… Tu l'as engueulé ? »
Surpris, Mathieu retourna vers les autres en entendant le Patron redescendre, mais la suivit de son regard éberlué. Le Patron s'engouffra à sa suite, ne leur prêtant aucune attention. Mathieu et Maître Panda échangèrent un regard.
Alice ouvrit la bouteille de whisky et s'apprêtait à boire au goulot quand le Patron entra. Il tira deux parpaings et une planche vers le vieux clic-clac, fabriquant une table rudimentaire à côté de leur « siège ».
« T'allais commencer à boire sans moi, gamine ?
- Parce que j'ai besoin de ta permission ? Bon tu distribues ou quoi ?! »
Elle but rapidement et, dans son empressement, une goutte ruissela sur son menton. Sans vraiment trop y faire attention, elle la recueillit avec son index qu'elle lécha pensivement.
Le Patron, qui avait suivi le moindre de ses gestes en donnant les cartes, lui prit la bouteille.
« Bois pas trop, tu joues déjà mal en étant sobre…
- On va voir qui joue mal ! »
Elle remporta la première manche. La bouteille, qui n'avait pas quitté la main du Patron, descendait trop rapidement à son goût. Néanmoins, elle n'osa pas reposer sa question, de peur de vraiment braquer le Patron cette fois.
Elle perdit les trois manches suivantes.
« T'espérais avoir quoi avec ce jeu ?
- Une couleur.
- Mouais. T'as besoin de plus de motivation à ce que je vois. »
Le cadavre de bouteille fut assez vite rejoint par sa sœur. Le Patron, qui dominait la partie, avait entamé une bouteille de rhum cette fois.
Alice gagna la manche.
Puis elle l'aida à vider cette troisième bouteille.
« Qu'est-ce qu'on boit, maintenant ?
- J'en sais rien, gamine, tu veux boire quoi pour célébrer ma victoire ?
- MA victoire. Du champagne ? Haha !
- On a du crémant.
- Allez ! »
En riant, Alice se leva pour chercher la dite bouteille. Comme elle chancelait un peu, elle s'appuya au mur pour se pencher, ne réalisant pas qu'elle offrait une belle vue de son fessier à un Patron observateur, qui finit par détourner le regard. Elle revint, rouge et triomphante, avec la bouteille, puis s'assit brutalement, faisant un peu rebondir le Patron, ce qui la fit rire.
« Tu l'ouvres ? »
Elle lui tendit la bouteille, retirant sa veste par la même occasion. Ils burent chacun quelques gorgées du liquide, l'un moins à l'aise que l'autre.
« C'est à toi de donner. lui rappela le Patron.
- Ah oui ! »
Elle se pencha vers lui pour prendre les cartes, son décolleté s'ouvrant. Le Patron déglutit, alors qu'Alice ne pouvait masquer son sourire satisfait devant sa main°°. Jouant habilement, elle accula le Patron et fit tapis.
« Je colle*°.
- Valet et trois ? T'as ni suite ni couleur ? J'AI GAGNE ! »
Alice se leva et sauta partout, criant d'allégresse. Le Patron se leva précipitamment, le regard oscillant entre la porte et la poitrine d'Alice, qui rebondissait au rythme de ses sauts.
« Laisse tout, je rangerai en rentrant. Je… Désolé. »
Il se rua vers la porte et sortit en trombe. Perdue, Alice cessa de sauter et mit quelques secondes à réagir. Arrivée au salon, elle entendit un moteur vrombir et tomba sur un Maître Panda au visage… étrange. Alice, les yeux embués, chercha secours auprès de lui.
« Il m'en veut tu crois ? Parce que j'ai gagné la partie ? Parce qu'il a perdu ? Ou …
- Ça doit être ça, t'en fais pas. T'as un peu trop bu, il doit pas être aussi en colère que tu le crois. »
Alice se calma un peu, et ne vit pas le regard sombre du Panda qui, contrairement à elle, avait bien vu la déformation présente sur l'avant du pantalon du criminel en fuite.
oOoOoOo
Une petite heure plus tard, Alice était redescendue sur terre, mais son inquiétude ne faisait au contraire qu'augmenter. Le tournage s'était terminé un peu avant leur partie, aussi, seuls Mathieu et Maître Panda restaient dans le salon.
« Il avait quand même pas mal bu, j'espère qu'il aura pas d'accident…
J'aurais peut-être pas dû faire tapis à ce moment-là, c'est vrai qu'il avait un peu l'air ailleurs en y repensant…
Vous pensez que je l'ai agacé en étant pompette ?
Hein ?
- Alice, t'y es pour rien, arrête de t'inquiéter pour ce connard.
- Arrête de l'insulter, Panda !
- Arrêtez tous les deux. Pour l'instant, il s'est rien passé de grave, ok ? Alice, le Patron fait souvent ça, y'a rien de grave. Ça te concerne peut-être même pas… Il a des phases comme ça, des fois ça va, souvent ça va pas, parfois ça va vraiment vraiment pas, et on peut rien y faire à part attendre et subir, ok ? Là, il doit être sur la pente descendante, c'est tout…
- Mathieu, je peux te parler un instant ? »
Le Panda l'emmena à part, Alice s'allongeant dans le canapé pour réfléchir.
« Écoute, je sais pas si je fais bien de te le dire mais… murmura le Panda.
- Tu sais quelque chose ?
- Je sais que quand il est parti, il bandait comme un porc.
- Quoi ?! s'écria Mathieu.
- Je l'ai vu comme je te vois maintenant. Il bandait, et là je suis sûr qu'il est en train de démonter une de ses putes.
- Attends… »
Blême, Mathieu retourna vers le canapé.
« Alice ?
- Oui ?
- Pourquoi vous êtes allés dans la cave ?
- Parce qu'il voulait boire…
- Et il a rien fait de suspect ?
- Quoi ? Non, pourquoi… ?
- Pour rien, pour rien… Je réfléchis à toutes les possibilités. »
Donc il n'avait rien tenté à l'encontre d'Alice. Du moins, pas encore.
Mathieu et le Maître échangèrent un regard.
oOoOoOoOo
Il n'avait pas voulu regarder sa poitrine, mais ç'avait été plus fort que lui. Il avait résisté, mais son corps, ses pulsions, encore, l'avaient emporté, comme toujours. Pour une fois que quelqu'un l'appréciait. Ne le considérait pas comme un prédateur sexuel. Alors il avait préféré fuir, avant qu'elle ne s'en rendît compte.
Il avait croisé le Panda. Et il savait, il savait qu'il était dévoilé. Ça le conforta dans son idée de fuite. Après tout, il savait déjà où aller. Quelque part où il pourrait assouvir ses pulsions sexuelles sans crainte, sans commettre de crime, sans massacrer des inconnus.
Quand il entra dans son bordel, il fit mine d'être calme, cachant son stress sous-jacent. Son érection, elle, il ne pouvait la cacher. On fit chercher Tatiana, dont le sourire fondit en voyant son air impassible.
Elle le suivit dans son appartement, insonorisé.
Un patron impassible, c'était un Patron qui cachait quelque chose.
Un patron qui bandait, impassible, c'est un Patron qui essayait de se contrôler.
Et un Patron qui se contrôlait, c'était prémisse d'une explosion sans précédent, sanglante, sauvage.
Elle aurait préféré le voir débarquer couvert de sang, le sourire sadique, ou dévasté, à la rigueur. Mais pas ainsi. Elle allait prendre.
/!\ ATTENTION VIOLENCE /!\
dubious consent
A peine entrés dans la chambre aussi noire que le Patron, ce dernier plaqua brutalement Tatiana contre le mur et lui mordit l'oreille sans ménagement.
« Gamine, c'est maintenant ou jamais. parvint-il à gronder, son souffle atteignant des graves presque animaux. »
En réponse, elle saisit fermement son érection, la sentant pulser contre sa paume. Masochisme ? Ou dévotion ? Dans tous les cas, elle allait prendre.
Elle sentit du sang rouler dans son cou. La peur saisissait ses entrailles alors que son Boss pressait son corps contre le sien, ses mains malmenant ses seins. Il n'avait aucune intention de lui faire du bien. Il devait se défouler.
Tatiana ferma les yeux, sentant une langue parcourir sa gorge, avant qu'une mâchoire ne se refermât sur sa carotide. Retenant un gémissement de douleur, elle rouvrit les yeux, décidée.
Elle allait prendre.
Elle repoussa le Patron aussi fort qu'elle le pût et l'allongea sous elle. Cette pseudo domination ne dura pas longtemps car l'homme lui arracha son corset et la fit rouler sous lui. Ses doigts griffèrent sa poitrine, chassant tout sous-vêtement. Il lui mordit la clavicule, ses mains violentes arrachant sa jupe et ses bas, sans pitié.
Sachant ce qui allait suivre, Tatiana lui défit la ceinture, lui évitant de s'énerver encore plus.
Il lui tira les cheveux en arrière, à la limite de les lui arracher, exposant sa gorge déjà marquée. De sa main libre, il baissa son pantalon et lui écarta les jambes sans ménagement. La pute fit mine de résister, se débattant, pour permettre au criminel de la maintenir avec encore plus de force. Il commença à l'étrangler, avant de la pénétrer d'un coup de bassin brutal. Il réitéra son geste, encore, et encore. Tatiana commençait à suffoquer.
Se retirant, le Patron la fit se retourner en lui tirant les cheveux et en la fessant. La dominant de toute sa hauteur, il la pénétra à nouveau, mais dans une antre bien moins préparée.
La prostituée ne put retenir sa plainte, le souffle coupé par la douleur. Le criminel la martelait sans pitié, lui arrachant des cheveux au passage, lui mordant l'épaule, lui griffant le ventre.
Il se libéra une fois, avant de la lancer contre le matelas. Il mit sa main sur son crâne pour la maintenir allongée, se retira et s'enfonça jusqu'à la garde dans son fondement. Elle cria de douleur, du sang s'écoulait lentement entre ses cuisses. Le Patron vint une seconde fois, avant de s'allonger sur sa 'victime', essoufflé.
Il retira les quelques mèches qui barraient le visage de Tatiana. Non, elle n'avait pas pleuré. Elle le regarda et sourit d'un air rassurant, comme pour lui dire que tout allait bien.
Le Boss se releva, remonta son pantalon et s'effaça dans la salle de bain.
Exténuée, Tatiana se redressa. Elle aurait des bleus, des traces de morsure, des griffures, devrait refuser la sodomie le lendemain mais… elle était convaincue qu'il l'avait ménagée.
Elle se leva, ne grimaçant que légèrement, et le rejoignit sous la douche, sachant que c'était quitte ou double. Soit il l'avait réellement ménagée et bandait encore, auquel cas sa présence serait appréciée, soit… soit il s'était complètement défoulé et la mettrait dehors comme une malpropre.
Il avait les coudes appuyés sur le mur, la tête rentrée entre ses bras. L'absence de vapeur renseigna la pute sur la température de l'eau. Elle détestait avoir froid. Mais, elle savait à quoi s'en tenir avec le Patron, et elle avait accepté son sort.
Elle se glissa sous la douche, ses quelques poils se hérissant à cause du froid, ses lèvres virant au bleu. D'abord surpris, le criminel se tourna vers elle. Il portait toujours ses ray-ban, ne les retirant visiblement jamais.
La pute s'agenouilla devant lui. Elle était masochiste mais pas au point de saigner à nouveau. Il lui saisit le visage à deux mains et lui fourra son membre dans la bouche. Il bandait encore, elle avait vu juste. Se laissant baiser la bouche, Tatiana apprécia le geste du Patron qui avait remis de l'eau chaude. Elle fit jouer sa langue sur la verge tendue, tantôt aspirant tantôt suçotant la virilité. Il vint une troisième fois, et la pute sortit de la douche. Se fichant de mettre de l'eau partout, elle retourna dans le lit et se drapa dans la couette, laissant quelques minutes au Patron qui, elle en était sûre, avait rebaissé la température de l'eau. Elle n'en avait jamais compris la raison.
/!\ FIN WARNING /!\
Quand le criminel revint, il ne portait qu'un simple boxer (et ses ray-ban, inutile de le préciser) et une serviette sur les épaules. Sans évoquer sa moue presque désolée. Non, il avait carrément l'air du type qui avait des remords, mais qui assumait et savait que c'était inévitable.
« Arrête avec cette tête, je savais à quoi m'attendre quand je t'ai vu arriver.
- Je t'ai pas trop défoncé la rondelle ? »
Il grimpa sur le lit et, l'allongeant sur le dos, inspecta son cou, sa poitrine.
« Tu as fait pire, Boss.
- C'est pas une raison, gamine.
- Bon maintenant, dis-moi ce qui t'a mis dans cet état.
- …
- Ok alors je vais te dire ce que je pense avoir compris. Tu étais giga frustré, j'en déduis qu'une nana t'a allumé… Hm, elle l'a pas fait exprès. Et toi, tu t'es retenu de la sauter. Pourquoi ? Tu ne pouvais, non, ne devais pas. Donc elle fait partie de tes quelques proches. Une des nouvelles t'a aperçu avec une belle nana te suivait pas plus tard qu'hier. Alors ? »
Il soupira. Elle gagnait toujours à ce jeu. Il s'allongea sur le dos, à côté d'elle. Son regard se perdit dans le plafond.
« Elle s'appelle Alice. Donc j'ai pas rêvé, elle me suivait hier…
- T'es sûr qu'elle a pas fait exprès de te chauffer ?
- Elle avait picolé, et c'est vraiment pas le genre, gamine.
- Elle te plaît ? Non, question idiote, évidemment. Mais qui t'interdit de la toucher ?
- Mathieu.
- Ah, voilà le nœud du problème.
- Non. Il m'empêche rien tant que c'est pas du viol. Il ferait forcément chier mais il est pas con non plus.
- Alors quoi ? Si elle te suivait, et si elle a accepté d'être bourrée en ta présence, alors tu lui plais ou au minimum elle a un peu confiance en toi. Elle est pas folle ?
- Pas que je sache.
- Alors pourquoi tu te retiens? »
Il fut à deux doigts de lui mettre une baffe. Et même si elle ne voyait pas son regard, elle sut qu'elle avait touché juste et, en l'occurrence, un peu trop loin. Elle attendit, en silence.
« Le problème c'est qu'elle a pas peur de moi. finit-il par avouer.
- Eh ben tu la menaces un coup, elle caftera pas à Mathieu si tu t'y prends bien.
- Non.
- Ah, tu veux pas qu'elle flippe. Mais elle t'a fait bander. Normal, si c'est une bombasse. Pourquoi tu te la fais pas ?
- … parce que… »
Elle sentait qu'il atteignait ses limites.
« Si tu veux pas en parler on arrête.
- Je commence à m'attacher à elle. Et pas au sens BDSM, gamine.»
Elle le jaugea du regard. Elle le connaissait depuis des années mais jamais il n'avait témoigné d'attachement pour personne, autre qu'Anthony ou Mathieu des mecs. Tatiana avait bien cru comprendre que chez le criminel, tout attachement affectif envers une femme était pire que tabou. Elle en avait presque déduit que le criminel était incapable d'aimer. S'était-elle trompée ? Si oui, cela justifierait le comportement de l'homme en noir...
« Pourquoi tu m'en parles ?
- Je sais pas quoi faire, gamine. Je peux pas la faire flipper, on vit sous le même toit. Et honnêtement, c'est une chic fille. Je peux pas me la faire non plus, … tu as compris pourquoi. Mais si on continue de bien s'entendre, …
- Tu finiras par la violer.
- Voilà.
- Il te reste une solution. Tu la connais. Et c'est ta préférée. »
oOoOoOoOo
Pensif, le Patron quitta le bordel. Il était déjà tard et le criminel avait le ventre désespérément vide. Il décida de s'installer à un bar, et commanda de l'alcool. Beaucoup d'alcool. N'ayant pas mangé, et son esprit démesurément troublé, l'occasion de se mettre une murge était trop belle.
Il détestait parler à Tatiana, qui à chaque fois pointait du doigt là où ça n'allait pas. A chaque fois il repartait l'esprit à l'envers. A chaque fois il se bourrait la gueule. Cette pute lui rendait bien des services…
L'avantage qu'il trouva à cette soirée, ce fut qu'il s'était défoulé avant de boire et qu'il ne ferait pas de carnage. Amen !
Il n'était plus en état de marcher droit quand il se décida à rentrer. Ou plus exactement quand le bar ferma ses portes, vers trois heures du matin. Quel quartier de merde.
Il monta dans sa voiture, sachant pertinemment qu'il ne devrait pas conduire dans cet état. Mais qu'est-ce qu'il s'en foutait. Il rentra tant bien que mal, se gara presque correctement (dans son état, ça signifiait juste pas dans un mur). Il faillit enfoncer la porte et rentra dans la maison.
Pourquoi s'arrêter là ? Il fouilla le bar et en extirpa une énième bouteille d'alcool, qu'il viderait une fois dans sa chambre, avant de s'effondrer dans son lit.
Il ne se doutait pas que, derrière une porte, une jeune femme épiait ses mouvements. Le pas lourd et peu agile, il parvint à se rendre dans sa chambre sans accident.
Alice, qui ne se doutait en rien du cours des évènements, fut soulagée de l'entendre en état de marcher. Il n'allait peut-être pas si mal que ça, alors. Maître Panda le sous-estimait encore. Le Patron referma la porte de sa chambre, sans bruit, et les deux protagonistes s'endormirent presque en même temps.
OooOoOoOoOoOo
Le lendemain matin, Mathieu et Maître Panda avaient dû se lever plus tôt qu'à leur habitude afin de rattraper le retard pris par le tournage… Agacés par l'absence du Patron, ils avaient même demandé au Geek de se lever plus tôt pour compenser. Après, à savoir quand ils pourraient vraiment terminer les parties du Patron… C'était là la grande question.
Revigorés par leur boisson respective, ils se rendirent dans la grotte pour ne pas réveiller les occupants paresseux de la maisonnée. Ils étaient en train de répéter leur dernière séquence à tourner quand le Geek entra, une peluche à la main et un air ensommeillé sur le visage.
« Aaah Geek ! Tu tombes bien ! On a besoin d'un cameraman.
- Je peux te laisser installer ? Je vais te chercher de quoi déjeuner. sourit Mathieu. »
Le Geek répondit par un bâillement à s'en décrocher la mâchoire. Il était pourtant 10h30…
Maître Panda l'assista, et Mathieu revint avec du jus de fruit et des pains au chocolat. A trois, ils parvinrent à être bien plus efficaces. Ils avaient eu le temps de tout conclure quand quelqu'un frappa à la porte. Il était déjà 13h ?!
« Entrez ?
- Bonjouuuuuuur, désolée… J'ai eu du mal à me réveiller ce matin… ! s'excusa Alice, gênée.
- Tu te lèves seulement maintenant ? s'inquiéta Mathieu.
- Voui, j'ai eu du mal à m'endormir à cause de… hier.
- Tu peux commencer le repas ? On arrive.
- Yep ! »
Elle repartit, motivée. Les trois autres rangèrent le matériel et la suivirent quelques minutes plus tard. Un doux fumet se propageait déjà dans la cuisine.
Le Patron choisit ce moment-là pour apparaître. S'il avait le visage fermé, il n'avait du moins pas l'air bourré.
« Salut les pédés.
- C'est maintenant que tu réapparais, toi… T'as rien à dire ? l'accusa le Maître.
- A part que tu pues de la gueule, nan, la chinoise.
- Connard... »
Le Panda le bouscula en sortant de la cuisine. Mathieu soupira.
« Tu manges avec nous ce midi ?
- Non, je vais bosser là. Je passais juste te prévenir.
- T'auras un moment aujourd'hui pour finir l'épisode ?
- Euh…
- Ça m'arrangerait vraiment, au moins je pourrais commencer le montage dès ce soir.
- Ben je reviens dès que je peux, ok ? »
Mathieu acquiesça. Il avait remarqué que le Patron fuyait Alice du regard, et une veine battait sur sa tempe. La jeune femme semblait d'ailleurs peinée, et avait arrêté la concoction du repas. Elle ne savait pas si elle devait s'inquiéter ou s'énerver, ou si elle pouvait à minima demander des explications. Voyant le climat de gêne qui s'installait, Mathieu préféra s'éclipser.
« Gamine, euh.
- Tu me passes le sel, s'il te plaît ? »
Elle lui adressa un petit sourire. Ne sachant trop quoi penser, elle lui laissa quelques secondes de répit, le temps qu'il se saisît le condiment et le lui apportât.
« C'était pas malin hier, je t'ai laissé croire que t'avais gagné au poker alors que t'es une vraie quiche. Tu me dois une revanche. Ce soir, après manger ?
- Tu te barreras pas, cette fois ? »
Le Patron laissa la question en suspend. Il luttait déjà contre l'envie de lui toucher les fesses, recouvertes uniquement par un long t shirt, alors il ne pouvait vraiment rien promettre. Ça ne fit que l'agacer d'autant plus et il partit précipitamment au travail, n'ayant même pas pris sa douche. Alice soupira. Elle se rendait bien compte qu'elle le perturbait, mais elle aurait préféré comprendre ce qui n'allait pas et solutionner le problème, plutôt que de jouer au chat et à la souris. Mathieu la rejoignit et ils terminèrent ensemble de confectionner le repas, discutant de tout et de rien.
De son côté, nerveux, le Patron passa l'après-midi à former ses putes. Il était insatiable : elles étaient déjà dix novices à être passées sur le carreau. Il se montrait extrêmement sévère : s'il n'était pas violent, il n'en était pas moins insultant et agressif envers ses employées. Tatiana avait profité de sa mauvaise humeur pour lui envoyer celles qui, à ses yeux, méritaient une remontrance. Mais en voyant la douzième prostituée sortir avec les larmes aux yeux, elle décida d'intervenir. Elle se glissa dans la chambre avant la treizième qui attendait, une de celles qui ne parlait pas français, d'ailleurs. Et qui était encore trop fragile mentalement pour faire fasse au Patron survolté. Ce dernier attendait sur le lit, une clope au bec. Il tourna la tête.
« Ah, c'est toi.
- Toujours pas calmé ? »
Elle lui monta dessus, à califourchon, lui caressant son torse transpirant et se soulevant à un rythme rapide. Elle sentit assez vite un membre dur se redresser contre ses fesses.
« Sérieusement, qu'est-ce qu'il t'arrive, Patron ?
- Détends ton string, gamine. Je les ai pas toutes fourrées. La plupart je leur ai juste baisé la bouche.
- Tu revois la gamine, ce soir ?
- Ouais… Faut que j'arrive à me tenir, cette fois.
- Tu veux… Un coup de main ? »
Elle le regarda avec luxure. Il sourit. La Russe avait toujours le mot pour rire, peu importait la circonstance. Pourtant, elle portait encore ses marques de la veille… La pute surprit son regard et ramena ses longs cheveux sur la poitrine.
« C'est toi qui choisis, Patron. »
***** /!\ *****LEMON***** /!\ *****
Elle remua ses fesses contre son érection, titillant la peau sensible qui recouvrait le gland. Il soupira. Il avait déjà culbuté pas moins de cinq putes, éjaculé dans la bouche de trois autres, il en avait fait pleurer deux, et malgré tout, sa tension ne baissait pas. Il se savait attendu, et ça ne lui plaisait pas.
« Écoute, les dernières putes que je voulais t'envoyer sont les dernières que tu as recrutées. Épargne-les pour cette fois, et passe tes nerfs sur moi. Tu ne penses pas ?
- Ça t'a pas suffit, hier ?!
- Je préfère ça plutôt que de te laisser repartir la queue toute raide. Et sans vouloir me vanter, à moi seule je peux faire mieux que les douze précédentes. »
Elle eut un sourire plein de débauche, auquel il répondit par un rictus. Elle se pencha sur lui et frotta son clitoris sur sa verge tendue. Il plaqua ses mains sur ses fesses et la fit se frotter plus fort. Mais rien que ce mouvement vint à bout de sa patience. La pute l'avait anticipé et déjà elle enfournait le sexe dans sa bouche. Elle enchaîna les gorges profondes, allant au rythme le plus soutenu que sa nuque pouvait supporter, jusqu'à ce que le Patron se libérât avec un râle de satisfaction. Ne lui laissant aucun répit, la favorite s'empala sur le sexe qui demeurait érigé, bien que moins raide. Mais l'homme aux Ray-ban ne supportait pas d'être en dessous, alors il la retourna en missionnaire et la pilonna de toutes ses forces. La pute contractait tous les muscles de son vagin et coordonnait les mouvements de son bassins à ceux du Patron. Se sentant venir, l'homme se retira pour se terminer dans la bouche experte de Tatiana. Du liquide blanchâtre s'écoula sur ses lèvres. Le Patron se laissa tomber à ses côtés dans le lit. Pour dire vrai, il commençait à se sentir quelque peu fatigué. En tout cas, il ne bandait plus. La pute célébra sa victoire en s'étirant.
***** /!\ ***** FIN ***** /!\ *****
« Ce soir, tu prends congé. Et tu vas au resto. C'est moi qui paye.
- Merci, Patron ! »
Elle se leva, se dépliant doucement, enfila un peignoir et se rattacha les cheveux. Elle sourit au Patron une dernière fois et sortit de la chambre, le laissant seul. Il ferma les yeux et se reposa quelques minutes, beaucoup plus détendu qu'à son arrivée. Mais une vibration de son portable le ramena à la réalité : il était déjà 19h. Il se leva et s'habilla rapidement. C'était les cheveux en bataille et la chemise froissée que le Patron sortit du bordel, et sans vraiment se soucier des limites de vitesse. En arrivant, il se gara rapidement et entra : Mathieu l'attendait.
« T'en as mis du temps… On allait bientôt commencer à faire à manger. reprocha le vidéaste.
- Oui bah j'ai fait au mieux, gamin.
- On y va tout de suite ? J'ai pas trop envie de manger à pas d'heure…
- Euh j'ai le droit d'enlever mes godasses ou c'est trop demander ?! Tain laisse-moi deux secondes, sérieux ! »
A peine arrivé on lui cassait déjà les couilles. Super, son semblant de bonne humeur s'était déjà barré ! Il se déchaussa rapidement et suivit Mathieu. Apparemment, ils avaient maintenu le studio provisoire dans la grotte. Le Patron soupira : il n'avait toujours pas pris de douche…
« Du coup, on a fini le tournage de toutes les parties sans toi, je te montre les rush. »
Ils s'assirent sur deux chaises au milieu des éclairages, le vidéaste rallumant son ordinateur. Le Patron regarda plus ou moins attentivement : il devait retenir ce qui s'était dit, mais il était fatigué et agacé.
« Bon Patron, je me doute bien que t'as pas envie, mais après on n'en parle plus…
- C'est bon, c'est bon. T'es bien pressé, gamin. L'aut' chevelu vient manger ce soir ?
- Oui. Mais c'est pas que ça, t'as l'air à l'ouest.
- Bah j'ai bossé toute l'aprem, ouais. »
Il se leva et expira assez fort, se remémorant son rôle. Il ne leur restait pas grand-chose à tourner, ça prendrait moins d'une heure.
« T'es prêt, gamin ?
- Silence. Moteur… ça tourne ! »
Le Patron revêtit son sourire pervers et expédia le tournage en une demi-heure. Dès qu'il eût terminé, son visage redevint froid, blasé. Sans un mot, ils rangèrent et se rendirent au salon. Mathieu fondit sur Antoine, heureux de le voir déjà arrivé. Maître Panda fut ravi de leur avance et en profita pour servir le repas, assisté d'Alice. Le Patron, lui, ne fit même pas de détour pour saluer qui que ce soit et monta se doucher. Pas qu'il n'aimait pas la cyprine, mais tout de même.
Il ne redescendit, chemise à moitié boutonnée et pantalon assez lâche, que quand les autres en étaient au dessert.
« J'ai mis ce qui restait au frigo, tu te démerdes pour faire réchauffer. lança le Panda, ouvertement agacé.
- Panda, lâche-lui la grappe… soupira Mathieu. On peut pas juste manger tranquillement ?
- Attends Patron, je vais te montrer où il a tout mis. »
Alice se leva, laissant en plan sa cuillère dans le pot de compote pas encore terminée. Le Patron s'exclama qu'il pouvait se démerder tout seul, finissant d'ailleurs de s'habiller. La jeune femme lui sortit le tupperware de restes, qui était effectivement caché tout derrière dans le réfrigérateur. Elle regarda les cheveux de l'homme en noir goutter sur sa chemise, amusée.
« Tu t'es pas séché les cheveux ?
- Flemme. J'avais faim. »
Il passa son maigre repas au micro-onde, soupirant. Sans Tatiana, ç'aurait vraiment été une journée de merde.
« T'as pas oublié ?
- De quoi ? Le poker ? Bah non, gamine. Ah mais c'est pour ça que t'attends depuis tout à l'heure !
- Bah vui, j'ai fini de manger, moi.
- Et ta compote ?
- Merde ! »
Elle retourna rapidement au salon finir ledit dessert. Le Patron sourit : peut-être que sa journée n'allait pas si mal se terminer, finalement. Il récupéra son plat chaud, des couverts, et rejoignit Alice au salon. Celle-ci discutait avec Mathieu. Le voyant entrer, elle eut l'air embêté.
« Patron ? Ça te dérange si on joue à 4 au lieu de 2 ?
- Non, ça fait plus de thunes à gagner. Pourquoi ? Vous voulez jouer, les tarlouzes ?
- Avoue que ça t'a manqué les parties avec moi ! s'écria Antoine.
- C'est ton pognon qui m'a manqué, gamin. On reste ici du coup, je suppose ? Poussez vos gros culs alors. »
Le Patron poussa Maître Panda pour s'asseoir à sa place : à côté d'Alice et face aux deux vidéastes. Le Geek, ne voulant pas être mêlé aux embrouilles, de dépêcha de débarrasser des affaires et s'éclipsa. L'homme au kigurumi, quant à lui, énervé, laissa tout en plan. Antoine soupira et nettoya ce qui restait : Alice installait le jeu, le Patron mangeait, et Mathieu expliquait au Hippie que non, la table n'était pas un âne, et que non, lui ramener de l'herbe de Guyane ne la ferait pas grandir.
Quand tout le monde fut correctement installé, le Patron posa sa fourchette.
« T'auras assez mangé ? s'inquiéta Mathieu.
- T'occupe. »
Il se servit généreusement du rhum, ramené à table par Antoine, pour combler le creux dans son estomac. Alice distribua jetons et cartes, Mathieu les bouteilles de bière.
« Bon, alors, on joue quoi ?
- Strip poker ? proposa Antoine, son regard lubrique visant directement son compagnon.
- Non. Mais pas d'argent non plus, Patron.
- On va pas jouer pour de l'air quand même ?!
- Sinon, celui qui perd en premier a un gage. lança innocemment Alice. »
Le Patron soupira mais, comme cela semblait convenir aux trois autres, il accepta.
La partie se déroulait plus ou moins sans encombre pour lui, habile au bluff, mais le tas de jetons devant Antoine disparaissait aussi vite que l'alcool devant le Patron. Il ne lui en resta donc rapidement… plus.
« Bon gamin, tu voulais voir Mathieu à poil tout à l'heure, nan ?
- Patron… prévint Mathieu. »
Ils se concertèrent. Alice et Mathieu, aussi ébréchés qu'Antoine, avaient envie de s'amuser un peu. Alors le Patron leur soumit son idée. Si les deux protagonistes voulurent du temps pour réfléchir, leur sourire était la preuve qu'ils trouvaient l'idée amusante.
« Antoine, le jury a délibéré.
- Je vais te saucissonner, Toinounet.
- Comment ça ?!
- Il va t'attacher avec une corde. Tu vas maintenant devoir obéir à tous ses ordres.
- Et pour l'instant, je te veux à mes pieds pendant le reste de la partie ! »
Mathieu s'amusa à enrouler la corde, mystérieusement fournie par le Patron, autour des chevilles, cuisses, ventre, poignets, et cou d'Antoine, qui fut contraint de rester sagement assis aux pieds d'un Mathieu beaucoup trop satisfait. La partie put reprendre, avec en perspective un nouveau gage amusant pour le prochain perdant.
Mais l'homme en noir commença à être nerveux : au vu de la tournure des évènements, si Alice perdait… Le Patron préféra se concentrer sur son jeu plutôt que d'y penser. Pendant ce temps, Antoine s'était lentement déplacé sous la table. Cette corde autour de son cou l'excitait, aussi il voulut se venger. Alors que Mathieu et Alice s'étaient en quelque sorte ligués contre le Patron, qui dominait encore largement, le Youtuber devint subitement rouge écarlate.
« Bah alors gamin, t'as une paire d'as ?
- Non, non. parvint-t-il à articuler. »
En réalité, Antoine avait commencé à lui tailler une pipe sous la table. Mathieu, le regardant d'un air outré et visant à le faire arrêter, n'en fut que plus excité : son homme, à quatre pattes sous la table, attaché, la corde autour du cou, le regardait avec luxure tout en léchant son membre sur toute sa longueur.
« Gamin ? T'es parmi nous ?
- Euuuh désolé. On va se coucher. »
Il remonta comme il put son pantalon, se leva précipitamment et tira Antoine à sa suite. Son érection était clairement visible, tout comme sa ceinture détachée. Le Patron s'esclaffa ouvertement : le chevelu prenait tout son temps pour gravir les escaliers, encore attaché, tandis que Mathieu, clairement au bout du bout, se retenait de lui sauter dessus avant les dernières marches.
« Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? sourit Alice.
- Ça dépend si tu assumes ton gage, gamine.
- J'ai pas encore perdu, non mais oh !
- Ça ne saurait tarder… Alors ?
- Nan mais on peut s'arrêter là, je commence à être fatiguée. Raaah, quel dommage… ! rit-elle. »
Ils rangèrent. Alice voulut lui proposer de prolonger la soirée, mais le Patron avait réellement l'air fatigué, et elle-même ne pouvait retenir ses bâillements. Ils se dirent donc bonne nuit et ne firent aucun commentaire sur les bruits qui sortaient de la chambre du vidéaste. Une fois dans sa chambre, le Patron soupira : il n'avait pas déraillé. Pour fêter ça, il termina la bouteille de Jack Daniel's qu'il avait entamée, fuma une clope, et se mit au lit. Comme il laissait toujours sa fenêtre entrouverte, il s'endormit avec la lumière orangée des lampadaires.
oOoOoOoOoOoOo
Quelques heures plus tard, le soleil ne s'était pas encore levé, mais le Patron se réveilla en sursaut, couvert de sueurs froides. Ses cheveux de nouveau humides, il enfila rapidement une veste, se saisit de ses clés de voiture, et sortit en trombe de la maison. Il aurait dû boire plus. Il aurait eu un sommeil plus lourd. Dans tous les cas, il ne vit pas le visage inquiet d'Alice observer son départ dans la nuit.
Réveillée par le vacarme du Patron, celle-ci ne put se rendormir avant l'aurore. Elle ne savait pas que l'homme, pourtant robuste, dormait si mal. Était-ce là la raison de ses cernes creusés ? Voilà qui leur faisait un point commun…
* Pride (In the name of love, U2)
** Somebody to love (Queen)
*** Invisible (Linkin Park)
° c'est-à-dire qu'elles marchent sur leurs ongles (les sabots) [ouais ouais c'est cool la prépa hein]
°° les deux cartes qu'elle a en main
*° tapis : elle mise tous ses jetons. Il colle, c'est-à-dire qu'il donne tous les jetons qu'il a pour suivre le tapis (s'il a moins de jetons qu'elle, ce qu'on admettra)
J'ai eu la forte envie de caler un (plusieurs) « c'est comme si que »… (référence à mon cheeer prof de maths haha) #caecumsique
(mais n'ai pas résisté à la petite réf à ma chère prof de bio haha)
MAJ : ça c'était l'année dernière. Ouais j'ai littéralement disparu de la circulation pendant 1an et demi...
J'en suis venue à oublier le sens du mot « porte » à force de l'écrire autant de fois xD
Bref, je ne sais pas quand je posterai le prochain chapitre… Il va être dur à écrire. Et BEAUCOUP plus sombre que celui-là. A la prochaine !
Valete ~
