Chapitre 24
Le lendemain je me réveil en hurlant parce qu'une folle furieuse a déboulée dans ma chambre aux aurores et m'a foutu la peur de ma vie. Mon postérieur s'en rappellera à l'avenir. J'ai un bleu de la taille d'une orange sur les fesses parce que je suis tombé du lit. La prochaine fois je penserais à mettre des coussins sur le sol tout autour du lit. Il vaut mieux prévenir que guérir.
Elle ne m'a à peine laissé le temps de prendre une douche et de me changer. Il n'y a pourtant pas urgence. Honnêtement, elle est tellement surexcitée et pressée que j'ai bien crus qu'elle allait me laver elle-même pour être plus rapide. J'ai dû courire dans la salle de bain et mis enfermé à double tour pour être sûr qu'elle ne viendrait pas.
Et pourtant quand je suis sortis de la douche, c'est-à-dire dix minutes plus tard, elle m'attendait dans la salle de bain avec une serviette et des vêtements propre. Je le jure sur ma tête, mon coeur s'est arrêté pendant au moins une minute. Aujourd'hui, Hanji me fait littéralement flippé, je ne sais pas quelle mouche l'a piquée mais franchement je préfère rester dans l'ignorance à ce stade.
Une fois prêt, elle m'a tiré par le bras en dévalant les escaliers à une vitesse folle au point que j'ai faillis me manger le sol à plusieurs reprises et faire un joli strike dans les escaliers. J'ai crus que ma mort était arrivé et c'est blanc comme un cachet d'aspirine que je me retrouve assis en face de Livaï et beau-papa en tête de table pour le petit déjeuner.
Je n'ose même plus bouger de peur que la mort m'emporte. Hanji est juste derrière moi à sautillé comme un kangourou hyper actif ce qui me cause des frissons incontrôlables. Je re confirme ma première impression, c'est un château de fou, ils sont tous timbrés ici ! Je suis quasiment en étant de mort cérébral et si ce n'est pas lui qui lâche ça sera mon coeur.
Quant à Livaï il me regarde sans rien dire avec un visage constipé. Je pense que le comportement d'Hanji est entrain de l'énerver. De plus, le roi m'observe avec un sourire de psychopathe pour ne pas changer mais il y a une lueur étrange dans son regard qui me fait craindre pour ma vie.
Quelque chose cloche et j'ai comme une envie pressante de me barrer en courant pour sauver ma pauvre existence. Plongé dans mes pensés ou devrais-je dire concentré sur plusieurs possibilités d'évasions afin de pouvoir rentrer chez moi sain et sauf, je n'ai pas remarqué Isabel qui s'est affalé sur la chaise à mes côtés.
C'est finalement, Hanji qui me sort de mes plans foireux en posant d'un coup ses deux mains sur mes épaules me faisant sursauter. Mon dieu mes fesses. Bordel ça fait mal ! Elle ne veut pas un peu se détendre et me laisser tranquille, elle est beaucoup trop excitée ce matin.
- Bon, il est temps d'y aller ma mignonne. Maintenant que tu es officiellement la fiancée de Lili, tu as un planning royal assez chargé pour la journée.
J'entend Livaï grogné au surnom tout choupi me donnant envie de rire mais je me retiens chose que le roi ne fait pas, puisque je l'entend ricaner comme un malade. Étrangement, Livaï ne fait pas de commentaire acerbe. D'accord, il y a vraiment un problème. Ce n'est pas normal, il n'a absolument rien dit. C'est qui le suicidaire qui a pissé dans son thé histoire que je le vénère pour le reste de ma vie ?
Soudain je remarque Isabel à mes côtés qui poignarde violemment avec sa fourchette un fruit dans son assiette. J'ai l'impression que c'est une toute autre personne tellement je sens la rage irradier de son petit corps. Elle est littéralement prête à commettre un meurtre sanglant. Comme on dit, le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre, être un psychopathe sadique est de famille. Je la vois pointé sa fourchette vers Livaï et le fixer avec un regard de tueur.
- Big Bro, tu as intérêt à ne pas merder car tu n'imagine même pas à quel point je me retiens de ne pas la dépecer vivante pour ce qu'elle lui a dit.
J'ai à peine eu le temps de voir Livaï hocher la tête car Hanji m'a empoigné par le bras et m'a traîné vers la sortie comme on traîne un boulet. J'ai vraiment la sensation étrange d'être un pantin depuis le réveil. Ils sont entrain de se payer ma tête ! Je veux comprendre ce qui se passe à la fin ! J'en ai marre de me faire trimbaler de gauche à droite sans explication.
Hanji me lâche enfin devant une limousine avec un grand sourire ce qui me fait froncer les sourcils. Bien que je ne finirais jamais avec un mono sourcil comme Erwin même en faisant ça. Il faut bien le reconnaitre, c'est pas humain autant d'épaisseur, il doit s'en servir pour emprisonner des méchants. Genre, super sourcil utilise fouet liane ! Mon dieu, voilà que je prend Erwin pour un Pokémon. Ma chute a dû être plus rude que prévu.
En attendant cela ne répond pas à ma question. Qu'est-ce qu'ils ont tous ce matin à être aussi étrange ? Bon ok, ils sont toujours bizarre mais là c'est pire que d'habitude. De un, Hanji me tire du lit avec empressement au point d'avoir attenté à ma vie deux fois de suite. De deux, Livaï ne s'est pas énervé contre Hanji de l'avoir appelé Lili, en temps normal il l'aurait déjà encastré dans un mur. De trois, Isabel qui est toujours excité et joyeuse était prête à poignarder quelqu'un et a menacée Livaï alors qu'elle adore son frère. Il y a quelque chose de louche.
- Hanji tu as plutôt intérêt de me dire ce qui se passe parce que là je suis à deux doigts de me barrer en courant d'ici !
- Demande à ton beau prince charmant. Aujourd'hui c'est ta journée ma mignonne alors profites en bien ! Me dit elle en ricanant avant de s'en aller en sautillant.
Je vois Livaï s'avancer dans ma direction accompagné de super sourcils et d'un mec étrange qui je le jure vient de renifler comme un chien une fois arrivé à ma hauteur. J'espère que les gens ne sont pas tous aussi bizarre. Je salue rapidement Erwin et monsieur je renifle tout ce qui bouge avant de me retourner vers Livaï.
- On peut m'expliquer maintenant ce qui se passe ? Dis je légèrement irrité.
- J'ai décidé après la nuit dernière de te faire visiter mon royaume et te faire découvrir nos spécialités. Écoute, je… Je sais que nous n'avons pas démarré sur le bon pied mais laisse moi une journée pour te montrer ce que je veux réellement.
Je le regarde dubitatif. Je ne sais pas si c'est une ruse de sa part pour ce qu'il s'est passé hier soir ou s'il a réellement prit sa décision. Je suppose que je n'ai pas d'autre choix que de suivre le courant et voir où cela me mènera.
- Très bien, je vais te faire confiance mais si c'est encore une de tes conneries, je me tire d'ici que cela plaise ou non. C'est compris ?
- Absolument, mais je t'assure que tu ne le regretteras pas. Me dit-il en me poussant gentiment dans la voiture avec sa main dans le bas de mon dos. J'entend tout de même dans un murmure un "enfin j'espère".
Une fois installé confortablement dans la limousine, je me met à observer le paysage par la fenêtre. Ce n'est pas comme ci j'avais des choses à lui dire. La bale est dans son camp, j'espère seulement que je n'aurais pas le coeur brisé mais ce sont les aléas de la vie. Papa sera là pour ramasser les morceaux et j'espère que Mikasa et maman iront à la chasse au nain pour sauver mon honneur.
Finalement la voiture s'arrête dans une petite ville qui à l'air très agréable. Les rues sont pavées donnant à la ville un charme authentique et relaxant, c'est bien différent d'une ville urbaine avec des buildings et une ribambelle de voiture. J'ai l'impression que nous sommes dans une ville essentiellement piétonne ou les voitures se font rare et sont plutôt remplacées par des vélos.
Livaï sort le premier et me tend la main pour m'aider à sortir de la voiture. Il me prend réellement pour une princesse ? Sérieusement, ce n'est pas parce que je me suis travestis une fois que je suis une femme. Je veux que les choses soient claire ! Je suis un homme avec un gros bazooka, bien qu'en y repensant, Livaï est mieux monté que moi. Des images coquines du jour où je lui ai fais une fellation tourne en boucle dans ma tête. Je dois arrêter sinon je vais me faire cramer le cerveau. Ah mince, vous ne trouvez pas qu'il fait chaud aujourd'hui ? Moi j'ai horriblement chaud d'un coup.
Je saisie tout de même la main de Livaï car aujourd'hui je vais le laisser faire ce qu'il veut dans l'attente de découvrir sa décision au sujet de notre "relation". Un peu en retrait se trouve Erwin et le gars bizarre qui renifle encore l'air. En regardant autour de moi, je remarque des boutiques artisanales ce qui attise ma curiosité. Je vais pouvoir acheter des cadeaux pour ma famille et pour Armin. Ma mère va me tuer si je ne ramène pas de souvenir. Quoi que, en y réfléchissant bien, elle me tuerait plutôt parce que je n'ai toujours pas couché avec Livaï. Son esprit n'est vraiment pas normal.
En parlant de mon soit disant fiancé, il me temps le bras comme un véritable gentleman. Je souffle intérieurement en me demandant jusqu'où ira cette mascarade. Je me fou du regard des gens mais je ne veux surtout pas avoir de faux espoirs et encore une fois je ne suis pas une femme. Bizarrement, j'ai une une petite voix au fond de ma tête qui me dit "oui mais c'est toi la femme dans cette relation".
- Nous sommes dans l'une de nos petites villes historiques. Ici tu peux y trouver des forgerons, des bijoux fait main, des pâtisseries spécifique à notre pays et aussi des remèdes maisons.
- C'est vraiment très beau. J'aime la sensation d'être dans une autre époque.
- Oui, les habitants de cette ville ont préféré conserver l'authenticité de cet endroit. C'est aussi très attractif pour les visiteurs mais la raison pour laquelle je t'ai emmené ici, c'est pour te faire découvrir la richesse culturelle de mon pays.
Tout en marchant auprès de Livaï, une question me trote dans la tête. C'est un très beau pays alors pourquoi il étudie ailleurs alors qu'il y a sûrement de très bonnes écoles ici. Même s'il ne montre pas d'émotion sur son visage, ses yeux me disent que sa maison lui a manquée.
- Pourquoi es tu partis de chez toi si tu aimes ton pays ?
- Tu touches toujours les points sensibles. Dit Livaï en passant une main dans ses cheveux. Tu sais être prince implique qu'il y a toujours des gens qui vont essayer de profiter de toi pour atteindre un statut social plus élevé. J'en avais marre de côtoyer des connards.
Je hoche la tête s'en rien ajouter de plus. C'est la première fois que nous avons une conversation sérieuse et je suis heureux qu'il s'est un peu ouvert à moi. Un sourire étire mes lèvres durant la visite de la ville. J'ai même trouvé plusieurs cadeaux dont un vin artisanal de la région pour mon père et un collier fait main traditionnel pour ma mère. Pour Armin c'est un livre sur l'histoire du pays et les traditions et pour Mikasa un petit poignard forgé à l'ancienne.
Ce qui est génial c'est que Erwin et le gars bizarre portent tous mes sacs, j'ai l'impression d'être une star. Par contre Livaï ne m'a pas laissé payer mes articles en me volant ma carte de crédit pour qu'il puisse m'acheter tous les objets que je voulais. Je jure que ce n'est pas un prince mais un voleur professionnel ce mec. À un moment il s'est même eclipsé quelques minutes sans que je ne m'en aperçoive. Heureusement Erwin était rester avec moi pour ne pas que je sois seul dans un endroit que je ne connais pas.
Durant notre promenade dans les rues, Livaï m'a conté l'histoire de cette ville et m'a m'expliqué les traditions. Je suis émerveillé par ce pays, c'est si différent de chez moi. Pour être honnête, je me verrais bien vivre ici à l'avenir. La journée a vraiment été magnifique mais elle va bientôt se terminer avec notre retour au château. Je n'ai pas envie de rentrer, j'aimerais qu'elle se poursuive encore un peu plus longtemps car cela m'a permis de voir une autre facette de Livaï. Malheureusement la voiture vient d'arriver pour nous ramener au château.
Bonjour, bonsoir
Dans le prochain chapitre, la suite du plan de Livaï pour agripper Eren une bonne fois pour toute :)
J'espère que vous allez bien et que ces semaines de confinements ne sont pas trop pesantes pour vous.
Bisous
Shimizu-sama
