Ah que coucouuuu ! Ici Little Tartine, pour vous servir !
Oui, vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'un second chapitre BONUS (toujours en majuscules s'iou plaît !) ! Youhou, le palier des 2.000 vues a été atteint ! Un grand merci à tous et à toutes de nous soutenir et de nous suivre ! Akira et Lilly vont vivre encore pas mal d'aventures, on espère que la suite vous plaira !
Cette fois le chapitre BONUS est dans la continuité du chapitre précédent, c'est-à-dire celui du PARFAIT ACCORD (également en majuscules s'iou plaîîîîît !). Vous l'auriez compris, comme c'est moi qui rédige le commentaire de début de chapitre, la première partie sera consacrée à Ace ! Son passage est assez particulier puisqu'on l'a plus ou moins déjà vécu dans le précédent chapitre, sauf que cette fois je vous révèle son point de vue ! Ensuite vous retrouverez notre cher Luffy en compagnie d'une certaine blanchinette... Je n'en dis pas plus !
IMPORTANT : Je profite également de cet encadré pour vous signaler que notre rythme de publication sera ralenti à partir de maintenant. Nous avons d'autres histoires à rédiger et également une vie à mener (xD). Nous publierons une fois par mois mais ne vous en faites pas, la passion est toujours là ! C'est juste le temps qui manque un peu. Portez-vous bien, vous retrouverez LCDAH en fin de chapitre !
Ciaossuuu et bonne lecture !
Chapitre BONUS (2)
PARFAIT ACCORD (2)
Point de vue Ace :
Est-ce que Crimson-san va venir ?
Je soupire en m'appuyant sur le lavabo, les yeux rivés sur ceux de mon reflet dans le miroir. Ça ne devrait pas m'importer, mais vraiment pas. A chaque seconde, je sens dans la poche de mon pantalon slim la brûlure des messages que je lui ai envoyés plus tôt dans la journée. Qu'est-ce qui m'a pris d'enfiler un truc aussi moulant ? C'était l'idée de Sabo mais c'est tellement inconfortable !
Et c'est ça qui t'inquiète ? Alors qu'elle t'a complètement cramée ?
Mes doigts se crispent sur la porcelaine. La voix obscure qui sommeille en moi vient d'arborer les traits de mon reflet. Pourquoi ce qu'elle dit fait toujours aussi mal ? Je me fais violence pour soutenir son regard inquisiteur.
- C'est pour Sabo qu'elle viendra, je grommelle. T'as pas suivi les SMS que je lui ai envoyés ou quoi ?
"Moi aussi j'ai très envie de te voir". Voilà ce qu'elle t'a répondu. Et c'est moi l'ignare dans l'histoire ?
J'allais me défendre quand tout à coup un mec sort des toilettes. C'est un seconde, je ne sais absolument pas comment il s'appelle. Il a enfilé une perruque blonde, s'est peint une brûlure sur l'œil et porte un t-shirt de notre groupe. Je ne savais même pas que ça se faisait, encore une idée de Sabo. D'ailleurs ce garçon doit être l'une de ses groupies. Quand il m'aperçoit il a un mouvement de recul perceptible. Je le comprends. Qui serait à l'aise en se retrouvant seul avec un monstre ? Un monstre qui parle à son reflet qui plus est. Je me lave rapidement les mains, les essuie sur mon pantalon et lui désigne le lavabo.
- C'est bon, la voix est libre.
Je sors de la pièce et rejoins mes deux frères et Izou qui m'attendaient devant la porte. Ce dernier s'accoude à mon épaule et murmure à mon oreille :
- Tu en as mis du temps ! Je veux bien que tu penses à Crimson-san mais... il y a des moments plus adéquates pour faire ça.
Je dois afficher une mine vachement interloqué car il se croit bon de désigner ma braguette pour m'aiguiller sur ses pensées lubriques. Je me dégage et le fusille du regard. Pourquoi tout me ramène à elle ? Il faut vraiment que je me la sorte de la tête sinon je ne vais jamais pouvoir me concentrer sur le concert.
Et si elle avait été ironique dans son message ? Si elle était partie voir Kid ?
Toi tu la fermes. Et puis Crimson-san ne connaît pas l'ironie. Une main vient tapoter mon dos. C'est celle de Sabo.
- Allons boire un verre, ça nous détendra.
Je sais que sa remarque ne concerne que moi. Il m'administre un clin d'oeil complice auquel mon sourire ne peut résister.
- C'est le président au conseil des élèves qui dit ça ? je rétorque goguenard. C'est du propre.
- Personne d'autre ne m'a entendu. Ce sera donc ta parole contre la mienne, mon cher.
Un sourire espiègle vient conclure sa réplique. Tu parles d'un ange, boucles d'or cache bien son jeu. Nous quittons le couloir pour rejoindre la salle principale.
- Où est Lilly ? demande Luffy en parcourant la pièce bondée des yeux.
- T'es si chou Luffy, pouffe Izou entre ses doigts. Tu étais avec elle il y a moins de dix minutes.
- C'est trop, dix minutes. Moi j'ai tout le temps envie de la voir.
Je ne peux empêcher mon coeur de se contracter de jalousie à l'entente de cette phrase. Luffy est fou de Newgate-san. Tout semble tellement plus facile pour lui... Je secoue la tête, honteux d'avoir eu de telles pensées. Pour me rattraper, je pars également en quête visuelle de la blanche. Étant plus grand que mon petit frère, je peux mieux balayer la salle du regard.
Mon coeur loupe un battement.
Ce n'est pas Newgate-san que j'aperçois en premier.
C'est Crimson-san.
Même de dos, même avec un chignon qui lui ressemble si peu, je pourrais la reconnaître parmi toutes les filles de la ville. Non, du pays. Non, de la Terre ent... Une petite minute... Qu'est-ce que je fous derrière elle ?! Quand est-ce que mes pieds m'ont trahi ?! Newgate-san, Nami et Vivi ont suivi mon approche mieux que moi-même. Qu'est-ce qu'elles fabriquent ? C'est quoi cette chorégraphie à la mords-moi le nœud ? Et puis Crimson-san prend la parole :
- J'avais envie de me faire jolie pour Ace.
Sa voix claire enchante mes oreilles. Ça fait si longtemps que je ne l'avais pas entendue... Attendez, what what whaaaaat, arrêt sur image, stop stop STOOOOOP ! Que vient-elle de dire ?! Ma cervelle a fondu et s'est liquéfiée pour abreuver mon coeur qui bat la chamade. Elle s'est faite jolie pour... moi ? Elle se retourne et cette fois mon organe battant cesse de vivre tellement le choc est virulent. Elle s'est faite... "jolie" ? Son chignon par dans tous les sens, son maquillage criard gâche la teinte halée de sa peau et... Oh bordel c'est quoi ce décolleté des enfers ?! Son cache coeur ne "cache" pas grand chose, il est béant jusqu'au nombril. Et cette jupe... Même cette insupportable Hancock ne la porterait pas. Je darde mes yeux scandalisés sur la rouquine. Mais qui est donc cette personne ?
Je reviens à la réalité lorsque Izou s'adresse à moi :
- Je vois que Crimson-san a sorti le grand jeu ! Ace, mon garçon, tu ne crois pas qu'il serait temps de...
Pour illustrer ses pensées toujours aussi peu orthodoxes, mon ami agrippe le derrière de Sabo. Je l'ignore pour reporter mon attention sur Crimson-san. Elle a l'air profondément mal à l'aise. Je fronce les sourcils. J'espère bien qu'elle l'est. Qu'est-ce qui lui a pris de tenir ce genre de connerie devant autant de monde ? Je m'apprête lui faire part de mon ressenti lorsque je croise le regard implacable de Newgate-san. Je déglutis. Quelque chose me dit que si j'ose encore repousser son amie, je vais déguster sévère. Je soupire. Très bien, dans ce cas je le ferai en privé. Et tant pis si la blanche m'arrache les membres après ça.
Je saisis le poignet de Crimson-san. Ce simple contact me fait frémir. Par sécurité, je rajoute des cadenas supplémentaires à mon coeur. Je vais en avoir besoin pour pouvoir la rembarrer.
- Viens, il faut qu'on parle.
/
J'allume la lampe de chevet de la chambre et me poste devant elle. C'est si dur de lui faire face. Et pas seulement parce que je m'apprête à mettre les points sur les i. Cette tenue... Elle est à la fois dérangeante et... envoûtante. Elle dévoile des parties de son corps qui m'était jusqu'à lors inconnues. Et qui me seront à jamais interdites. J'inspire un grand coup et tente de faire le vide dans ma tête. Je m'approche d'elle. Ses lèvres carmin, viles tentatrices, appellent les miennes dans une supplique silencieuse. Je passe mon pouce dessus pour en retirer une bonne couche.
- Ça ne te va pas.
Sa réaction me désarçonne. La tristesse a falsifié ses traits habituellement gais, on dirait qu'elle se retient de pleurer. Ce sont mes mots qui la peinent autant ? Mes mots à moi ? J'entends cliqueter près de mon cœur, comme si les cadenas n'assumaient plus vraiment leurs existences. Je détourne la tête, ne pouvant plus supporter cette vision qui remue ma culpabilité. La voix timorée, celle que j'éteins sans cesse, s'éveille pour murmurer :
- Pourquoi tu as dit ça ?
- Quoi donc ?
- Que tu t'étais faite jolie pour moi.
Je serre les phalanges et contraint cette voix à se taire. Crimson-san me ment. Elle ne peut pas avoir voulu faire des efforts pour me faire plaisir. Pas après que je l'ai rejetée et évitée pendant des semaines. C'est impo...
- Quelle question ! C'est parce que je le pensais !
Clic. Un cadenas est tombé à mes pieds. Cette fois je suis bien obligée de la dévisager. Son entrain naturel a refait surface et rajoute des couleurs au décor. Cette fille... Je pouffe. C'est fou. Même dans ces circonstances elle parvient à me faire rire. Et ce n'est pas tout. Je lui répète ce que je viens de penser, en transformant la fin pour ne pas trop en dévoiler :
- C'est dingue, même dans ces circonstances tu es toujours aussi honnête.
Elle détaille ma réaction et ses yeux pétillent un peu plus. Un froid terrible s'insinue en moi.
Non, Ace ! Putain qu'est-ce que tu es en train de faire ?
Oui... Qu'est-ce que je suis en train de faire au juste ? Je l'ai traînée ici pour la repousser, non pour la conforter dans ses illusions. Il n'y a aucun avenir possible entre nous. Aucune relation ne peut se concrétiser avec un monstre. Dans les contes, on met en garde les enfants contre les démons. On ne leur enseigne pas de se lier à eux. Je reprends, glacial :
- Regarde la vérité en face Crimson-san, une bonne fois pour toutes. Il y a pleins d'autres mecs qui te méritent plus que moi.
- D'accord, dans ce cas j'irai voir Kid dès demain.
Kid. Son évocation me ramène à la soirée d'anniversaire de Nami. Leur proximité intolérable qui me hante depuis des jours. Les mains de Crimson-san qui parcourent le torse nu de ce mec. Le baiser qu'elle a planté dans son cou. Ça m'a rendu fou, mais à un point ! J'ai eu envie de cogner le terminal assez fort pour qu'il soit méconnaissable, pour que Crimson-san cesse d'être attirée par lui. Le frapper pour qu'il ne lui appartienne jamais. Des pensées égoïstes et coléreuses m'ont traversé ce soir là. "Si elle ne peut pas être mienne, elle ne sera à personne d'autre !".
- Qui décide de qui me mérite ? me tire-t-elle de mes songes lugubres. Je ne laisserai jamais personne choisir à ma place et voler ma liberté de penser. Ma liberté d'être moi.
Et alors que je suis encore confus, que je suis en train de réaliser qu'elle a utilisé le nom de Kid juste pour analyser ma réaction, elle se déshabille. Enfin non, pas tout à fait, calme-toi Ace. Elle change sa tenue pour redevenir la Crimson-san que j'ai toujours connue. Cheveux libres, indomptables. Ses talons volent dans la pièce. Et sa jupe. Qu... Hein ?!
- Qu'est-ce que tu nous fais cette fois ? je ne peux m'empêcher de lui dire.
- Je cherche celle que je suis.
Elle renoue la jupe plus bas sur ses hanches.
- Voilà ! Je vais enfin pouvoir m'asseoir !
Et c'en est trop. Sa bizarrerie pulvérise mes défenses et ma mâchoire se décrispe. Je ris à m'en faire éclater les poumons, sans me soucier de l'image que je renvoie. Cette fille... Si sa jupe la gênait, ce n'était pas parce qu'elle pouvait dévoiler son sous vêtement au moindre faux pas. Non, c'était parce qu'elle ne pouvait pas s'asseoir. Bon sang, elle me tue ! Non, ce n'est pas dans le sens là.
Elle me libère.
D'autres cadenas s'étalent au sol.
Les mains près du coeur, elle poursuit :
- Tu sais Ace, il y a tant, tant, TANT de choses que j'aimerais te décrire, notamment sur ce que je ressens, ce que j'ai ressenti pour que tu puisses reconnaître que je suis sérieuse. La première fois que je t'ai vu, j'ai cru que mon coeur allait s'arrêter de battre, j'étais très inquiète. Je te jure, j'ai paniqué ! Et lorsque tu souriais comme maintenant, ça faisait voler des papillons dans mon ventre, j'ai cru que j'allais tomber malade et louper les cours.
Je suis en train de sourire ? Je ne m'en étais même pas rendu compte. Mais ça ne dure qu'un instant car du sourire je passe au rire.
- Elle est pas croyable cette fille, je balbutie.
- Contrairement à ce que tu imagines je ne supporte pas ta présence comme un fardeau mais plutôt comme une faveur que tu me fais. Et quand on s'est...
Ses lèvres déblatèrent des propos d'une sincérité pure. Ses grands yeux océan un peu hagards me prouvent qu'elle n'a pas prémédité cet instant, qu'elle n'a pas répété sa tirade avant. Tiens, mais... Pourquoi ne finit-elle pas sa phrase ? Elle rassemble ses cheveux sur son menton pour former une barbe et cacher le bas de son visage. C'est drôle cette façon qu'elle a de se protéger. Et si adorable. Seulement j'ai envie de l'entendre. J'ai envie de t'entendre, Akira... Ma main se lève et saisit doucement la sienne. Sa chevelure délivrée, je peux détailler son expression. J'observe les douces rougeurs de ses joues, ses prunelles humides d'émotion qui harponnent les miennes.
- Et quand on s'est embrassés, je ne me suis jamais sentie aussi vivante. Et j'aimerais bien pouvoir recommencer un jour pour revivre ça.
Tous les murs que j'ai construits sont en train de s'écrouler. Sans résister, sans même faire le moindre bruit. C'est comme si tu me réveillais, que tu brisais les règles que je me suis fixées. Plus aucune chaîne n'entrave mon coeur, tes mots se sont métamorphosés en clé pour le délivrer. L'impression de mieux respirer est étourdissant, je pourrais tomber à terre tellement sa confession me fait du bien. Ou même craquer devant elle, me dissoudre dans des larmes de soulagement. La voix obscure vient encore me titiller.
Tu ne peux pas... Elle ne sait pas qui tu es, Ace...
Ferme-là ! Boucle-là un peu et admire. Observe ses pleures, respecte ses émotions qui débordent pour me chambouler. Elles déferlent sur ses pommettes et terminent leur course effrénée sur ses lèvres et son menton qui tremblent. Elle enchaîne, la voix chevrotante :
- Et maintenant, je peux te certifier que je me tiens exactement là où je voulais être.
Moi aussi, Akira... J'ai passé tellement de temps à fuir ce que je ressentais, à me mentir et à me honnir. Cependant, avec une personne aussi forte que toi à mes côtés, capable de me tirer vers le haut telle une super-héroïne, je veux bien essayer. Cette fille...
- Sache que j'attendrai le temps qu'il faudra, continue-t-elle sur le même ton.
- Le temps qu'il faudra pour quoi ?
Mes doigts viennent recueillir ses larmes et effleurent sa joue. Je ne peux plus me détourner, ni même rompre le contact avec sa peau. Au contraire, j'ai envie de m'approcher encore. Juste un peu plus... Le souffle endolori par l'émoi, elle conclue en nous désignant tous les deux :
- Pour que tu te livres à moi et que tu assumes ça.
Éclairé par ta lueur, mes doutes sont en train de s'amoindrir pour devenir insignifiants. Tout te raconter sur moi, te révéler mes secrets les plus profonds, te monter mes facettes les plus sombres, en serais-je capable ? Oui. Pour la première fois de ma vie, je veux y croire.
Mes doigts affermissent leur pression et à présent toute ma paume se moule à sa joue. Elle est si touchante. Cette fille... J'ai vraiment envie de l'embrasser.
Akira, tu sais quoi ?
Moi aussi je peux voir cette lumière qui brille entre nous deux.
/
Point de vue de Luffy:
Raaaaah c'était cool ! Ce concert et cette ambiance ! C'était vraiment l'éclate, on s'est bien marrés. Jouer devant une audience ça fou des sensations de dingue ! J'ai une pêche d'enfer ! ET UNE DALLE COSMIQUE !
- Qu'est-ce qu'on mange ?
Dans les loges, ils remballent tous vite leur matos. Ace est cramponné à son téléphone et … il a un sourire étrange vissé sur les lèvres.
- Mmmmm… c'est la musique qui te mets en joie comme ça ?
Derrière, Sabo pouffe en enroulant le fil de son micro. J'ai loupé un épisode ? Aaaaah, sans doute un rapport avec Akira et leur petite escapade de tout à l'heure.
- Shishishiiii.
Aller va, pas la peine d'en dire plus, Ace file comme le vent à travers la pièce. Ça fait plaisir de le voir comme ça, je me demande ce que l'avenir nous réserve.
- Né, Sabo !
Disparu lui aussi. Dans le couloir j'entends Izō et Sabo fredonner :
Arittakeno yume o kakiatsume
Sacrée bonne soirée !
Je remballe mes baguettes dans ma poche, je passerai prendre la batterie demain. Les lumières s'éteignent et je quitte le bar. Sanji n'est plus au comptoir, c'est un autre type qui se charge des derniers clients, il n'y a pas foule. A cette heure les fêtards ont migré ailleurs, quelque part dans la ville, à éponger leur ébriété.
Bon aller, direction la maison, j'ai faim, j'espère que Sabo a fait les courses, au pire je mangerai les meubles. Ou sinon y'a un Kombini pas loin… aaaah j'ai pas une tune… Peut-être que dans ma poche arrière, quelque part …
- Oh la jolie poupée, tu t'es perdue, je peux t'aider si tu veux…. * hips *
Je tourne la tête et voit une ombre adossée au mur du bar, un peu en contre bas. Ça me rappèle qu'il y'avait déjà un poivrot qui zonait dans les parages la dernière fois. J'étais rentré directement avec les autres du coup on a simplement appris la nouvelle dans les journaux. Là cette fois je laisserai pas passer.
Je rebrousse chemin, tant pis pour le Kombini, je terminerai de ronger le pied de la table de la cuisine, on y trouve souvent des restes collés, ça fera l'affaire.
- Z'êtes perdu m'sieur ?
Les mains dans les poches, y'a un truc qui me démange dans le nez. Je trifouille tranquillement tandis qu'il se retourne. Pouah, il pue sacrément l'alcool et il a l'air fatigué. Le visage creusé, cerné. Il est pas tout frais.
- Qu'est-ce que t'as * hips * gamin ?
- Vous avez pas l'air bien …
- Luffy ?
Mmmmh ?
Derrière l'épaule du pauvre homme j'aperçois de jolies mèches blanches. Comme elle est petite je ne l'avais pas vu, dissimulée dans l'ombre. Ses yeux, on dirait qu'il y a des étoiles dedans tellement ils brillent.
- Oh ! Lilly ! Qu'est-ce que tu fais là ?
Je m'approche d'elle mais le type la saisie par le poignet et me repousse. Il s'interpose entre nous deux.
- Dégage de là toi ! TU VOIS PAS * hips * que je suis déjà, sur le coup.
Cette simple phrase l'a essoufflé. Il titube et entraine Lilly par le poignet. Je vois sa poigne se serrer et sa peau blanche se teinter de rouge, il doit lui faire mal.
- Oï, toi-là, vire tes sales mains de moi !
Elle se débat mais il l'attrape par le coup. Elle le mord et lui colle une baffe.
* crac *
J'avais la poigne si serrée dans ma poche que mes baguettes ont lâché. J'men fou. Il va la lâcher tout de suite.
- Oï, t'as pas entendu ce qu'elle t'a dit ? Dégage.
Mes muscles sont tendus et je sens la température de ma peau augmenter. Je sors ma main de ma poche, mon poing est déjà prêt, crispé. Ce type a osé levé la main sur elle, il va sévèrement le regretter.
- Luffy, non, pas la peine, je vais bien.
Du coin de l'oeil je vois la peau de sa joue éraflée. Enflure.
Je saisi le bras de l'ivrogne et resserre ma poigne sur son membre livide. Je sens ses os glisser. Alors ? Ça fait quoi d'avoir en face, quelqu'un qui a de la force, salle brute ! Avec la rapidité que je lui connais, Lilly se défait de lui et recule.
Bien, on va pouvoir régler ça.
J'appuie sur mes jambes et l'agrippe à deux mains par le col de son manteau.
- Tu t'en prendras plus a elle, ni à personne d'autre !
Il ne comprends pas trop ce qui lui arrive mais tant pis pour lui, j'suis vénère. Ses pieds quittent le sol lorsque je le soulève, je crois l'entendre râler et appeler à l'aide, un comble.
J'encastre cette loque dans le mur. Le sol tremble et des débris viennent s'écraser sur le trottoir. Ce doit être trop pour son état, il perd connaissance et s'écrase mollement par terre.
- Non mais !
Je fais craquer mes poings tandis qu'il bave salement sur le trottoir. Puis j'entends des crépitements derrière mon dos. Lilly tient dans sa main un taser qui lance de méchants éclairs…
- J'aurai pu me le faire …. SHISHISHIIIII regarde dans quel état tu l'as mis !
- Hé ?
Elle n'en fini pas de rire en s'accroupissant pour ranger son taser dans son sac, une fois éteint. Bon, c'est vrai qu'il bave un peu… beaucoup… certes. Elle farfouille en étalant ses affaire sur le sol et se saisi d'un petit tube noir qu'elle débouchonne. On dirait un feutre tout fin. Je me baisse pour la rejoindre et suis des yeux les lignes qu'elle dessine que le front de celui qui a perdu connaissance. Satisfaite, elle rebouche le petit feutre et se retourne pour me gratifier d'un sourire éclatant.
- « PERVERS ». Je lis à haute voix les lettre dessinées par Lilly.
- Comme ça c'est mieux, shishishiiii
Elle remballe toutes ses affaires et je vois son poignet, rouge. Je saisi sa petite main. Si seulement je pouvais la guérir, l'empêcher d'avoir mal. Aaaah saloperie, tu t'es évanouit trop tôt !
Je me perds quelques secondes dans les yeux de Lilly, elle me considère et cherche à me sonder. Tout ce que je vois c'est sa joue, abîmée elle-aussi, par un sombre inconnu. Sa peau est si claire que la moindre blessure et voyante. Si seulement je pouvais te soigner.
Qui ne tente rien n'a rien.
Alors je dépose un baiser sur sa joue meurtrie, si douce et chaude. J'aimerai effacer la moindre douleur qu'elle pourrait ressentir mais tout ce que je vois c'est son poignet. Je deviendrai plus fort, pour te protéger.
- Pas la peine, ça guérira en un instant. Allons plutôt manger quelque chose, tu vas réveiller tout le quartier à gargouiller comme ça.
- Hé ?
Comme si de rien était elle vient entrelacer ses doigts dans les miens et me tirer de mes pensées. J'enfonce mon chapeau sur mon crâne, tu parles, c'est toi et ton rire qui vont réveiller tout le monde. Mais surtout, ne t'arrête pas.
A l'angle de la rue, une paire de seins dépasse dans un nuage de fumée. Merde ! J'attrape vite Lilly par la taille et lui fait changer de cap. Si on tombe à cette heure sur l'officier Hina, elle va nous foutre en cage direct, et pour la nuit. On décale vite pour bifurquer et s'insérer dans une autre ruelle. J'avais bien vu ! En même temps elle nous a tellement cavalé après à mes frères et moi, je reconnaîtrais sa paire de siens entre miles ! Elle doit être en plein dans sa patrouille du soir à rôder pour être sûre qu'on traine pas quelque part. Hors de question que je finisse dans sa cage noire. Elle a vite repéré l'ivrogne de tout à l'heure et l'embarque illico, il va pouvoir reprendre conscience et dégriser au poste.
Je soupire et enfoui mon nez dans les cheveux de Lilly. Ça chatouille, mais ça sent bon.
- Hé, te mouche pas dedans !
- Shishiii
* grouullblblblbl *
Ouais, j'ai faim…
- Aller viens, cette fois c'est moi qui t'embarque.
Elle me tire et nous empruntons le chemin qui mène à chez elle. Sa main toujours dans la mienne, sous la lumière des étoiles je ne vois plus sa joue meurtrie. Lilly fait glisser une mèche derrière son oreille, si petite. À croire que tout est petit chez elle, même ses narines. Pourtant elle y enfourne des colonies de cotons.
- Tiens moi ça.
J'attrape les anses de son sac. Punaise, il pèse une tonne ! Qu'est-ce qu'elle a mis dedans ?
- Ah ! Les voilààà !
Un trousseau se balance sous mes yeux. Chez nous tout le monde a perdu ses clefs, du coup on ferme jamais la porte, c'est un sacré gain de temps quand y'a une urgence pour aller aux toilettes.
Une fois le verrou tourné, j'allais monter mais Lilly me bloque, l'air un peu gênée.
- Nan, y'en a d'autres…
WOUHA ! Si j'avais tous ces trucs de sécurité chez moi, je me serai déjà fait dessus depuis des lustres ! Autant dormir dans un hamac dehors !
Une plombe après, nous pénétrons tous les deux dans la maison-base-militaire-archi-gardée. Je suis Lilly qui me guide dans les couloirs. A vrai dire j'aurai pu me laisser guider par mon odorat, ça sent trop bon chez elle. On arrive tout vite dans la cuisine !
- WOUUUUUAAAH ! Y'a pleins de trucs !
- Sers toi, y'a des restes du resto et des préparations de ma mère, mange ce que tu veux.
- BIEN RECU !
C'est le paradis ici !
Après avoir fait le tour du frigo et des placards, j'ai carrément envie de tout goûter ! Faudra vraiment que je revienne pour manger la cuisine de sa mère ! J'embarque quelques fruits au passage, sont gros !
- Je savais pas que les fraises ça pouvait avoir si bon goût ! Hein Lilly.
Oh, je l'ai perdu. Sa jolie touffe blanche et vautrée sur la table et j'entends le rythme tendre de sa respiration. Elle dort, profondément.
- Shishishiiii. Gnom.
La dernière fraise avalée, j'attrape Lilly par la taille et la hisse contre moi. Sa tête vient glisser contre mon cou sans que ses yeux ne s'ouvrent. Je tiens ses cuisses et ses épaules. Je pourrais l'enlever sans que personne ne le sache. L'emporter loin, sur un navire, tous les deux à parcourir le monde, ne jamais la quitter. Contre sa peau, la mienne entre fusion sous ses cuisses, mon coeur s'accélère. Sa bouche légèrement entrouverte et sa poitrine collée contre moi, c'est dur de résister. Tout à l'heure je t'ai dis de prendre ton temps mais la liste des choses que je veux faire avec toi ne cesse de s'allonger. J'aurai bientôt besoin d'une deuxième vie pour tout accomplir.
Dans le noir, je me dirige vers sa chambre, ça je m'en souviens bien. Les volets de sa fenêtre sont ouverts, on y voit plutôt bien. Difficile de me séparer d'elle mais vaut mieux qu'elle dorme. Alors je la dépose sur son lit, ma toute petite Lilly. Même sous la lumière de la lune, elle est belle.
Je soupire et lui retire ses chaussettes, je ne pense pas qu'elle dorme avec. A l'air libre ses petits orteils se crispent, c'est vrai qu'il fait un peu frais à cause de la clim. Elle gigote un peu sur le côté et son haut se soulève. Elle n'a aucun grain de beauté sur sa peau, tout immaculée et douce. De là où je suis je devine la lingerie qu'elle porte sous ce haut vraiment de trop. Comme le mien, qui commence à m'étouffer.
Sa peau se couvre de frissons, elle doit avoir froid. Je monte à genoux sur son lit et vient me mettre au-dessus d'elle et glisser mon bras sous sa taille. D'un geste qui trahit mon envie, je la soulève et la porte contre moi. Vite, de mon autre bras j'ouvre ses draps. Vite, je dois la couvrir sinon je vais la réveiller et … laisser parler ma faim.
Est-ce que tu te laisserais dévorer ?
Elle bouge encore et murmure quelque chose. Je suis toujours penché sur elle et mes membres refusent de la lâcher. Sa tête remue et ses lèvres viennent se coller dans mon cou, je sens sa respiration. Je sens aussi mes doigts dévier, s'insérer sous ses vêtements et dévaler la courbure de sa taille. Ses hanches remuent sous les miennes tandis que je sens le galbe de ses seins du bout de mes doigts en feu. Son poing s'abat contre se coussin et ses sourcils se froncent.
Un cauchemar ?
Pardon, c'est sans doute moi. Tu m'as demandé du temps et je dois te le laisser malgré mon impatience. Je me retire en la couvrant de ses draps. Au passage, j'attrape le petit chien en peluche toujours posé sur sa table de chevet et lui glisse sous le bras. Ce sera lui qui la rassurera en attendant que mon tour vienne.
- Dors bien.
Je quitte sa chambre et m'en vais retourner devant la porte d'entrée. Foutu bazar ce machin !
- Comment est-ce que ça s'ouvre ?
Dans le noir, une petite lumière rouge clignote et j'entends le verrou se défaire. Ce serait possible que quelqu'un m'ait entendu ? Nan … J'ouvre la porte et elle se referme aussitôt derrière moi. Toutes les serrures claquent et j'ai la vague impression d'avoir été mis dehors.
Bon aller, j'me rentre.
/
Sur le chemin je sifflote, les images de ce soir gravées dans ma rétine. Sacrée Lilly. Sous sa mine boudeuse et son air contrarié. Sacrée cachotière. Même de ses formes. Je m'en doutais mais j'ai eu la confirmation ce soir de ce que je pensais. Son galbe est inscrit sur ma peau maintenant. Va quand même pas falloir qu'elle traine, j'ai beaucoup trop envie d'elle. Envie de virer ce masque qu'elle porte et de la voir dans les yeux, je veux aussi virer toutes ces couches de fringues inutiles et découvrir formes. Apprendre chaque sonorité de son rire et chaque courbure de son corps.
- RAAAAAAAAAH ! Dépèche !
Merde, j'étais tellement aveuglé par mes pensées que j'ai faillit rentrer dans les chiottes, le salon c'est de l'autre coté. Sur le canap', Ace est déjà là, penché sur son portable il a l'air en pleine concentration, le sourire toujours vissé aux lèvres il ne fait pas attention à moi. J'embarque l'ordi sur mes genoux et me pose par terre.
Devant le moniteur noir qui se réveille tout doucement je me refait le fil de la soirée. C'était quand même fun ! J'ai bien fait d'aller la chercher, même si je ne savais pas ce que ça allait donner. Les bras croisés derrière mon crâne, un truc me revient dans la tête.
Elle m'a dit quoi déjà tout à l'heure ? Ah oui… « Dragon Céleste ». Qu'est-ce que ça peut bien lui faire de savoir ce que j'en pense ? Elle veut mes notes de cours ?
- Shishishiiii
Cette bonne blague.
Bon, c'est peut être en lien avec son ancien lycée? Je pianote sur le clavier une fois l'ordi réveillé pour voir les résultats proposés par le moteur de recherche. Je fais défiler les sites. Ouais, c'est une multi nationales quoi, un truc qui vend des armes, des kit médicaux et qui a le monopole du marché. Ils ont les seules usines et posent leurs propres normes, c'est pour ça qu'on dit qu'ils fournissent tous les conflits mondiaux: parce que personne d'autre n'endosse ce rôle.
- Mmmmmmmh…
J'ai beau retourner la question dans tous les sens je comprends vraiment pas le rapport avec Lilly.
- Ah salut ! Je t'ai pas entendu entrer.
Ace vient se rapprocher de moi et dépose son téléphone sur la table basse, toujours aussi détendu et souriant.
- Oh, pourquoi tu t'intéresse à la société du père de Lilly ?
Y'a eu une seconde de blanc et il a viré au rouge avant d'enfouir sa tête dans un coussin et de se liquéfier sur le canap'.
J'ai mis moi aussi un temps à percuter ce qu'il venait de dire. Le père de Lilly? Mais elle s'appelle Newgate … Comment sa mère. Je soupire et pianote dans le moteur de recherche, j'suis con de pas l'avoir remarqué avant, je porte bien le nom d'un inconnu simplement parce que c'est mon père. Et si Ace porte aussi celui de sa mère, c'est pour ne pas porter celui de son père, j'aurais dû percuter. Le résultat s'affiche vite : Lord Ablydan. Ce serait donc ça l'histoire ? Je clique sur les photos et Ace se rapproche de l'écran en tremblotant.
- Lui dit pas que c'est moi …
- Hein ?
Il pointe un doigts sur la photo de ce « Lord ».
WHAOU ! Trop fort !
coucou coucouuuu ~ ce deuxième BONUS ça veut dire deuxième palier des 1.000 ... donc ... 2.000 vues ! C'est fou c'est fou ! Merci à vous d'être là et de continuer à nous suivre ! La route est longue mais ... en avant vers les 3.000 ! * se fait tabass par les filles mais s'effondre en riant *
