Sans doute manquait-il d'empathie et de compréhension envers les autres. Sirius regardait Peter jouer avec James à se lancer une balle magique dans le parc de Poudlard.

Félicia Brown et Faiza Patil étaient venues le trouver dans la matinée. La première, une petite blonde aux cheveux bouclés adorait raconter les rumeurs et Faiza adorait les apprendre. Elles étaient inséparables.

Elles avaient dit à James et Sirius que Peter boudait car lui et James avaient oublié son anniversaire. Félicia avait entendu Lily recevoir l'information d'Alice qui l'aurait eu d'Elizabeth qui l'avait entendu de Sarah qui aurait questionné Rémus à ce sujet et qui lui aurait dit de ne pas le dire.

James et Sirius avaient questionné Remus qui avait confirmé.

James et Sirius avaient taché de se racheter maladroitement. Peter disait que ce n'était pas grave et se montra d'une meilleure humeur. Il comprenait qu'on puisse oublier. James s'en détacha, se disant que ce n'était pas si grave que ça. Sirius n'arrivait pas à oublier la mine blessée de Peter. Il ne croyait pas en son : « C'est pas grave. »

─ Heureusement que tu n'as aucun grand secret, Remus, car tu ne sais vraiment pas en garder, taquina Elizabeth.

Lily, Alice, Sarah et elle sortaient toutes les quatre dans la cour après avoir été aux toilettes ensemble. Lily continua d'avancer, foudroyant du regard les garçons. Dans deux jours la maison gagnante serait annoncée, pas question qu'ils les fassent perdre. Sarah hésita et finalement choisi de se rapprocher d'Elizabeth.

─ Vous avez rapporté, chuchota Remus blessé.
─ Tu n'as qu'à savoir garder des secrets ! piaffa Elizabeth.
─ Lâche-le, tu veux ?

Elizabeth préféra ne pas leurs dire que c'était aussi Rémus qui avait parlé à Sarah de son inquiétude de la farce que préparait James, Sirius et Peter. Ces derniers s'isolaient souvent sans lui et ça le perturbait. Elle chassa une mèche blonde de son épaule.

─ Potter, tu viens avec moi au bal ? questionna-t-elle.
─ Désolé, mais j'y vais avec Faiza Patil.
─ Quoi ? Mais … Mais … Sirius ?
─ Fmmh. Pas interessé.
─ Remus !?
─ J'y vais avec Sarah, dit-il incertain de vouloir encore y aller avec.
─ Oui, confirma la brune, Il reste Peter, il est chou.
─ J'y vais avec Félicia … rougit le garçon.
─ Elles sont plus vieilles que vous !
─ Elles ont perdu un pari avec Sirius, surtout, précisa Billie Patil qui était installé à côté d'eux.

Sirius se mit à rire joyeusement devant la mine déconfite d'Elizabeth qui piétina sur ses talons avant de repousser ses cheveux blonds et repartir en direction de ses amis en les insultants d'idiots. Grâce à Lily, Sarah et elle avaient de nombreuses façon d'insulter les garçons désormais. Le garçon rieur se redressa sur ses coudes et laissa son visage retomber entre les cuisses de Rémus.

─ J'aime le soleil quand il brûle mon visage,
─ J'aime que les examens soient terminés.
─ Tu crois qu'ils se disent quoi ? questionna Sirius en pointant du doigt les adultes plus loin, tout en réclamant d'un coup de tête des papouilles sur ses cheveux par son camarade. Remus rit habitué aux comportement tactile du plus jeune. Il était soulagé que Sirius ne soit plus en permanence absent et à trainer avec Bilius et Faiza.

La main de Remus s'engouffra dans les boucles sombres de Sirius. Ses yeux étaient devenus si gris. Sirius les referma, le soleil les lui brûlait, il soupira de bien-être sous les doigts abimés mais tendres de son ami. Doucement, l'ongle de Remus passa sur son front, sur son nez, sur ses lèvres, son menton et sa mâchoire. Puis ses doigts remontèrent jusqu'à son oreille, redescendant sur sa nuque, faisant des petits allées et retour sur cette peau laissée visible sous le col aux boutons ouverts. Sirius rouvrit les yeux.

─ Tu me chatouilles.
─ Pardon.
─ J'aime bien, souffla-t-il.

Sirius tourna à nouveau le regard vers le directeur de l'école et l'immense garde-chasse.

─ J'aime bien Hagrid, s'il a tué une élève, je suis sûr qu'il l'a pas fait exprès !
─ Mais Sirius, même si on ne fait pas exprès, c'est pas une excuse !
─ Moi, je dis que je pourrai tuer pour vous s'il le fallait.
─ Tu dis des bêtises, répondit brutalement James devenu sérieux, ne dis plus ça !

Il se pencha vers Sirius, regardant son visage bronzé. James senti une brûlure l'agripper par les entrailles et il appuya ses coudes sur le torse de Sirius. Il pinça fortement le nez de ce dernier, l'écoutant chouiner en riant. James observa le garde-chasse qui leur comptait souvent des histoires et le directeur qui les disputait souvent :

─ Vous pensez qu'ils parlent de nous ?
─ Cela me surprendrait pas, tout le monde se demande ce qu'on prépare, rit Sirius.
─ Bien entendu, répondit Remus en souriant amusé, vous êtes le centre du monde.
─ Nous sommes, corrigea Sirius, nichant davantage son visage contre le torse de son ami, réclamant à nouveaux des caresses sans savoir les désirs charnels qui réveillaient chez le loup.

Le garde-chasse Rubeus Hagrid était en grande discussion avec Albus Dumbledore. Il répéta de son ton bourru et impressionnant que Russard était un danger pour l'école. La preuve était le comportement qu'il avait eu avec Sirius Black, Ludo Verpey et Henri Crabe pendant la période d'examen ! Le fait d'être un non-magicien, même si ses parents l'étaient, l'empêchait de tout percevoir. La guerre approchait, il fallait protéger les enfants. D'ailleurs, Rusard n'était-il pas un risque pour eux ? Il les haïssait tous, non ? Albus Dumbledore ne voyait pas une meilleure personne pour protéger l'école et réfutait chaque argument du garde-chasse qu'il savait en conflit avec Rusard.

Poudlard était toute la vie du cracmol. Hagrid se trompait : Rusard n'haïssait pas les enfants, il les enviait, une notion différente. Sirius, Ludo et Henri par leurs comportements insolents et négligents assisaient cette jalousie cruelle.

Il était davantage inquiet du comportement de Tom Jedusor et de ce qu'il avait pu faire à l'intérieur de son école. Au lendemain de son départ, Meowing, la professeur de défense contre les force du mal depuis trente-deux ans, annonça qu'elle ne pourrait pas revenir pour l'année prochaine. Elle venait d'accepter d'aider le ministère dans sa lutte contre les ombres noirs commettant de plus en plus de crimes.

Ce choix de changement de carrière surprenant intervenait juste après le départ de Tom Jedusor et Albus craignait que l'homme ne soit intervenu en la menaçant d'une quelconque manière. Beaucoup de crimes et de doutes planaient autour de l'étudiant. En commençant par la mort de la jeune Warren et de l'oncle de Tom, Morfin Gaunt.

La sœur de ce dernier Mérode s'était mariée avec un notable de la ville : Tom Jedusor, un simple moldu. Il l'avait quitté alors qu'elle était enceinte de leur premier enfant. Elle avait accouché seul dans un orphelinat nommant son enfant comme son père avant de mourir par l'épuisement .

Sous un coup de folie et des années plus tard, Morfin Gaunt aurait tué toute la famille Jedusor qu'il jugeait responsable de la mort de sa sœur. Ce furent les conclusions de l'enquête magique.

Dumbledore n'en croyait rien. Malheureusement, il était arrivé trop tard pour sauver Gaunt de la peine de mort. Il avait reconnu sa culpabilité et il avait indiqué que son père le punirait car il avait perdu la bague.

Albus Dumbledore manquait de réflexion lorsqu'il appréciait une personne. Il avait été dupé par Gellert Grindelwald et Tom Jedusor. Ce dernier devait essayer de le manipuler depuis son arrivée à Poudlard. Dumbledore savait qu'il y avait du bon dans les deux hommes. Il avait vu dans leurs regards ce qu'il pouvait voir dans celui de Lucius, de Sirius, de Severus ou de Bellatrix. Malheureusement, il avait conscience que les actes de Gellert étaient trop irréparables et que ceux de Tom Jedusor l'étaient devenus. Il avait sans doute tué sa famille sans pouvoir le prouver. Tom Jedusor était encore scolarisé à Poudlard et semblait innocent de tout doute. Sa baguette fut regardée et elle ne comportait pas la moindre trace d'usage de magie noire.

Après cet assassinat, en dernière année, le beau visage de Tom Jedusor s'était durcit et sa jeunesse en avait été légèrement altéré. Depuis il ne cessait de se durcir travaillait au service de nombreuses familles de sangs-purs au travers le monde. Il modifia, transforma et changea l'idéologie de Grindelwald et rédigea de fervents livres et discours mettant en cause les moldus dans les problèmes du monde actuel. Bien qu'il reconnaissait que les actes étaient extrêmes et que la mort n'était peut-être pas la solution, il soutenait explicitement le mage noir Lord Voldemort diffusant des appels à la haine et à la mort.

Albus Dumbledore ne pouvait accepter qu'un tel homme devienne professeur contre les forces du mal. Le directeur de l'époque Armando Dippet avait heureusement eu la bonne idée de lui refuser en premier le poste prétextant qu'il était trop jeune.

─ Vous vous inquiétez beaucoup trop, Hagrid, Russard connait cet endroit mieux que personne.
─ Il ne verrait pas un piège même s'il faisait la taille d'une tarentule !
─ Et vous, Hagrid, y parviendrez-vous ?

Le quarantenaire grommela dans sa barbe. Il regarda le directeur partir. Il était incapable de formuler sa pensée. La différence entre lui et Argus Rusard. Le fait que ce dernier reprochait aux étudiants sa propre incompétence et qu'il n'était d'aucun secours. Argus aimait les pierres de cet endroit, Hagrid en aimait les étudiants. Il était particulièrement attaché à la maison des gryffondors où il avait été scolarisé avant d'être renvoyé.

Il avait des attachements envers des élèves d'autres maisons comme Ted Tonk, Charlie Weasley et Andromeda Black qui se montraient très curieux sur la flore pour le premier et la faune pour la seconde de la forêt interdite. Les clubs étaient nombreux à Poudlard et étaient intégrants dans l'éducation des jeunes mais des petits groupes formés parfois des clubs non-officiels comme celui de Molly « Sorcières et fière » et les 3ACF créé à l'origine par Ted Tonk, Charlie Weasley et Andromeda Black pour parler en secret.

Maintenant qu'il savait que Charlie avait intégré l'ordre du Phoenix, Hagrid se montrait d'autant plus attentif à ce dernier. Il prêtait surtout attention à ce que son frère Arthur ne puisse pas l'apprendre. Jamais la famille Weasley n'aurait laissé leur enfant se jeter dans des missions aussi dangereuses. Hagrid avait également un attachement certains pour Remus Lupin. Il le regardait être ramené par madame Pomfrey ou Appolon Picott après les nuits de pleine lune. Le garçon lui faisait pitié.

Loin de s'inquiéter de ses missions à venir, Charlie était en train de discuter avec Petty Crabe, une quatrième année. Il jouait avec les cheveux courts de la sang-pur. Elle les avait brûlé par erreur lors des examens et craignait pour ses Buses l'année prochaine. Charlie l'écoutait râler sur Flitwick, Slughorn, McGonagall, Chourave et les autres professeurs en lui embrassant l'épaule et la nuque, nichant son nez contre sa nuque.

Il happa ses lèvres, ses doigts jouant sous le haut délicat de Petty. La fin de l'année permettait une vigilance moins importante des adultes et le droit de s'afficher davantage en public. Peu lui importait les murmures sur l'indécence et le fait qu'il accompagnait Molly Prewett au bal et en avait une autre dans les bras.

À côté du garçon, Rusard grognait, sifflait, crachait pour faire entendre son mécontentement. Si c'était lui, tout le règlement de l'école changerait ! En commençant par cette magie qui était utilisée partout et les comportements licencieux de Weasley ! Il était déjà intervenu trois fois et avait prévu d'en avertir les différents directeurs des deux élèves. Petty se fichait bien de ce satané Slughorn et Charles savait Chourave trop gentille pour le punir.

Les professeurs étaient en réunion avec une personne du ministère et ils ne devaient en aucun cas être dérangés. De nouvelles directives pour la protection des élèves allaient être mises en place. Rusard grogna, cracha, racla sa gorge, Dumbledore lui avait demandé d'être « plus compréhensif » envers les jeunes gens. Dumbledore se doutait qu'il faudrait un temps d'adaptation à Rusard. Il voulait y croire, la vie n'avait pas été tendre avec cet homme : il pouvait être heureux, il pouvait y arriver. Appolon Picott avait penché dans la balance, lui aussi croyait en l'homme.

Soudainement, Rusard grogna, siffla, cracha plus fort encore. Le concierge fit tellement de bruit, que Charlie lui-même tourna le visage pour comprendre la raison de cet émoi.

─ Argus, je suis aussi enchanté de te voir, dit la voix joyeuse d'Appolon Picott.

Aussitôt Charlie senti ses joues le brûler sans qu'Appolon n'ai eu besoin de claquer entre ses doigts – bien qu'il le fit. Charles demeura pétrifié. Petty ne remarqua pas son changement de comportement et continua de l'embrasser. Le concierge revenu d'entre les morts passa à côté du garçon. Il ne prêta guère attention à ce dernier bien que ses yeux semblèrent s'accrocher quelques secondes aux cheveux blonds. Il avança à grands pas. Malgré ses grandes enjambées, il ne fut pas étonné de trouve Rusard face à lui quelques secondes plus tard. L'homme revêche rentra dans le bureau d'Appolon et maugréa tout seul regardant Appolon fouiller dans ses malles avec empressement.

Appolon l'entendit refermer la porte. Il redressa des grands yeux bleus profonds en direction de Rusard. Il ne fallait pas s'y fier. La couleur des yeux d'Appolon était changeante. Rusard se rapprocha, menaçant, pestant, grognant. On aurait pu le croire possédé.

─ Je suis le concierge maintenant. T'avais pas à revenir.
─ Je ne reviens pas pour longtemps, mais il te faudra partager ton rôle pendant ce temps. Je suis heureux si tu aimes ton nouveau.
─ Ne crois pas que je te pardonnerai ce qui s'est passé.
─ Je n'ai rien à me faire pardonner.

L'homme blond soupira. Il ouvrit son sac déposé par les elfes de maison, des travailleurs si discrets qu'on aurait pu les penser invisibles. Il déposa avec douceur une boîte entre les mains sales d'Argus. Ce dernier l'ouvrit en grognant, il était habitué au cadeau de l'homme. Un miaulement lui répondit. Un petit chat grisâtre et sale l'observa.

─ Cette familière a été rejeté par sa famille qui doit la penser trop faible.
─ Pas mon problème.
─ Si tu n'en veux pas, tu peux toujours la noyer.

Rusard enfonça la boite dans sa grosse poche en disant que c'est ce qu'il allait faire. Il se renfrogna davantage. Il ne fallait pas se fier à l'apparence juvénile d'Appolon Picott et son air innocent. Rusard savait bien qu'il était un prédateur perfide et cruel tapi dans l'ombre et il haïssait de le savoir ici. Ses grands yeux bleus s'étaient changés en une couleur grisâtre des plus ternes.

─ Argus, tu comptes m'haïr longtemps ?
─ Toute ma vie et ma mort ensuite. Je resterai un fantôme ici pour ça.
─ C'est long, soupira Appolon, tu as conscience que tu es injuste ?
─ La vie est injuste, renifla l'homme, soigne-toi ! T'es blessé.

Dans son manteau, le chat miaulait. Argus ricana : « Quel dommage qu'ils t'aient encore raté. » Soupirant lourdement, Appolon retrouva son sourire et le laissa partir. Il devait aller voir Dumbledore. Il n'avait pas de temps à perdre.

Charlie rentra dans le bureau, la porte laissée ouverte par Rusard. Appolon passa près de lui sans le voir, une lettre à la main, partant retrouver Dumbledore. C'était urgent. Il savait que ce dernier devait déjà savoir son retour. Et il n'aimait pas le faire attendre.

Les larmes se mirent à couler sur les joues de Charles. Son cœur d'artichaud pouvait bien briser celui de toutes ses conquêtes, lui il était un Weasley. Un Weasley n'abandonne jamais !