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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartient pas.
Rating : M (d'un part pour la sécurité et d'autres part car il risque d'y avoir des relations sexuelles)
Bêta (lecteur/correcteur) : LindaK
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Dédicace / Note :
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Discussions sous la couette
Chap 26
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Le week-end à SouthLukya s'était bien passé, contrairement aux craintes de Roy et Edward. Ils étaient rentrés le dimanche tard dans la soirée et s'étaient directement couchés après avoir gratifié la boule de poils d'une séance de papouilles en règle. Le lendemain annonçait la fin du mois de Mars.
-C'est étrange quand même de se dire que ton père a donné sa bénédiction, souffla Edward en faisant face à son bol de café matinal.
-Il nous reste plus qu'a l'annoncer à Alphonse, renchérit Roy en servant les croquettes au Munchkin.
-Je pensais y aller pour fin Avril, ce sera l'anniversaire de William.
-Très bonne idée, termina Roy en buvant une gorgée de sa tasse de café fumante.
Nabot observait les deux humains de ses grands yeux en se léchant les babines. Sur la table, en équilibre précaire, une tartine de pain semblait se demander si elle devait ou non tomber. Roy suivit le regard de l'animal avec amusement avant de se saisir de la tartine, en prendre un petit bout pour le donner au chat et d'avaler le reste.
-Hé ! c'était la mienne !
-Viens la reprendre, répondit avec amusement Roy.
Il ne s'attendait pas à ce qu'Edward se lève et se dirige vers lui, se mette sur la pointe des pieds avant de capturer ses lèvres et en demander l'accès. Le baiser fut rapidement rompu par Edward qui affichait un sourire victorieux.
-C'est bon comme ça aussi.
-Tu m'étonneras toujours, souffla Roy en se penchant vers lui, frôlant ses lèvres dans un baiser des plus sages tandis que l'une des ses mains venait frôler son homologue de chair en titillant la gourmette accrochée au poignet.
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La matinée s'était déroulée sans encombres si on oubliait le fait qu'Hugues voulait absolument organiser une soirée pour fêter les fiançailles de nos alchimistes. Alors que Roy était justement sur le point de céder, son téléphone sonna, mettant la conversation en suspend.
-Oui.
…
-Très bien.
…
-Je comprends, oui.
…
-Merci, à vous aussi, termina Roy avant de raccrocher le téléphone.
-C'était qui ? interrogea Hugues en voyant la mine contrariée de son ami de longue date.
-Lang, Edward repart en mission. Pas pour longtemps, une petite semaine, à Luza.
-C'est a une heure de train d'ici, il va revenir vite.
Roy approuva d'un signe de tête avant d'appeler Edward. Le jeune alchimiste arriva bien vite dans la pièce, voyant là une occasion d'échapper aux questions et regards remplis de sous-entendus de deux de ses camarades.
-Oui ?
-Tu repars en mission, annonça Roy.
-Longtemps ? questionna Edward avec une petit mou.
-Si tout se passe bien jusque vendredi, informa le gradé. Tu ne pars pas loin, tu vas à Luza.
-C'est juste à côté, s'étonna Edward qui était habitué aux long trajets.
-En effet.
Hugues observa le couple avant de prendre discrètement congé. Bien qu'il soit à une heure de route, Edward ne pourrait pas rentrer tant que sa mission ne serait pas finie. C'était pire encore en étant à côté, nul doute qu'ils auraient tous les deux préféréque la distance soit plus importante.
En fin de journée, Edward était arrivé à Luza pour sa mission. Rien de bien compliqué, inspection de la caserne et surveillance de quelques potentiels alchimistes qui travaillaient déjà dans les rangs de l'armée et étaient candidats pour le prochain examen. Le jeune homme n'était pas parti de gaieté de cœur, mais ils avaient fini par convenir d'une petite soirée chez les Hugues le vendredi soir et une autre, une fois qu'Alphonse serait au courant. Il tardait d'ailleurs à Edward d'en informer son cadet, souhaitant partager son bonheur avec la seule famille qu'il lui restait.
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La semaine avait était longue pour tout le monde. Roy avait eu son lot de paperasse ainsi qu'une longue réunion avec Lang et les autres à propos de l'avenir des membres de son unité. La place de Lieutenant-colonel étant toujours vacante, il avait été convenu que Roy avait un mois pour trouver quelqu'un pour la combler sinon cela lui serait imposé. Roy avait bien une idée de qui faire monter en grade mais il devait d'abord en discuter avec la personne en question.
-Roy ! Il est dix-sept heures trente huit, informa Hugues en arrivant dans le bureau.
-Déjà ! s'exclama le brun en se levant pour se diriger vers son manteau. Bon, j'y vais, on se retrouve chez toi.
- Ne sois pas en retard, termina Maes avec un sourire, tandis que Roy quittait le bureau après un vague signe à son unité.
Le brun arriva juste à l'heure à la gare pour voir arriver le train qui ramenait Edward auprès de lui. Sans grande surprise, le blond descendit en premier du train, attendant à peine que celui-ci soit stoppé pour en descendre. Il eut bien vite fait de repérer Roy parmi la foule de personnes présentes sur le quai, c'est donc avec un grand sourire qu'il se planta face à Roy, ne sachant plus vraiment comment agir avec lui en public.
-Mission terminée et rapport rédigé ! Entama Edward avec un large sourire. Ça t'épate !
-Où est passé le Edward Elric d'autrefois, sourit Roy.
-Il a muri !
-Si j'avais su qu'il te faudrait une gourmette pour finir tes rapport à temps je l'aurais fait bien avant, taquina le brun.
-Ne t'y habitues pas trop, la mission était simple, le rapport fait à peine deux pages.
-Moi qui avait espéré mieux, je vais devoir me contenter de toi.
-Hé !
-Allez viens là, offrit Roy en tirant Edward pour qu'il atterrisse entre ses bras.
-Roy, on est dans la gare, souffla Edward.
-Je sais, affirma le brun. Mais vois-tu, j'ai eu une longue discussion avec pas mal de personnes cette semaine, leur annonçant que j'étais fiancé, entre autres choses. Je peux donc faire ça, dit-il en se penchant pour frôler les lèvres du blond, sans craindre quoi que ce soit pour moi ni pour toi.
-Oh, ça change tout, répondit Edward avant de passer son bras libre autour du cou de l'alchimiste et sceller leurs lèvres dans un baiser de retrouvailles.
Roy en profita amplement, passant un bras autour de la taille du blond et un autre au niveau de sa nuque, constatant que la natte avait laissé place à une queue de cheval haute. Le brun joua quelques instants avec les cheveux ainsi coiffés, savourant comme souvent leur douceur entre ses doigts avant de mettre fin au baiser.
-Hugues va nous attendre, informa Roy dans un souffle.
-On repasse poser ma valise ?
-Je ne pense pas que ce soit conseiller, souffla Roy tout contre les lèvres du blond, le faisant rougir quand il comprit le sous-entendu.
Roy avait envie de lui, et Edward aussi. Il se souvenait très bien des baisers et caresses qu'ils avaient échangé le week-end passé chez les parents du militaire. Caresses et baisers qui avaient été bien plus poussés qu'auparavant, plus aventureux aussi. Ils y avaient mis cependant fin, légèrement frustrés, réalisant que ce n'était pas tellement l'endroit idéal pour une telle chose. Roy s'était donc occupé de soulager Edward avant de filer sous la douche, commençant à s'attaquer à son « cas », mais il fut bien vite rejoint par Edward avec qui il avait partagé de nouvelles caresses, s'étonnant de voir les mains du jeune alchimiste, d'ordinaire si timide, venir caresser son membre et l'aider à se soulager.
Il fallut moins de dix minutes au couple pour arriver chez le colonel, sans étonnement tout le monde était déjà arrivé, pour la plupart changé en vêtements civils, seul Roy et Falman, détonnaient avec leurs tenues militaires. Elysia avait remis sa petite robe bleue qu'elle portait pour la montée en grade de son père et était toute fière de montrer à tous comme elle tournait vite, ce qui amusait beaucoup Edward. Le repas avait été copieux et même si Roy s'absenta presque une heure avec Hugues, la soirée se passa bien, autour de conversations diverses.
-Vous avez déjà prévu la date ? questionna Hugues en ouvrant les deux bières avant d'en tendre une au brun.
-Non, on doit encore y réfléchir, déclara Roy. Puis Alphonse n'est pas encore informé. Edward y va a la fin du mois.
-Ça va vous changer, à tous les deux.
-A qui le dis tu, enchérit Roy en buvant une gorgée. J'aurais jamais pu imaginer un truc pareil.
-Et moi donc, taquina Hugues en faisant de même. Cela dit, depuis le début c'est étrange entre vous deux alors au final c'est pas si étonnant que ça.
-Si tu le dis.
-Mais du coup, qui fera la mariée ?
-Hugues !
Maes éclata de rire en voyant la tête de Roy, c'était devenu tellement facile de taquiner ce dernier depuis qu'il était avec Edward, ou alors c'était parce qu'il en avait l'habitude qu'il trouvait ça simple… Ils restèrent dans le bureau de Maes à discuter de choses et d'autres, profitant de ce moment à deux que tous avaient prit l'habitude de leur voit prendre à l'occasion.
Aux alentours de trois heures du matin, tous quittèrent la maison de la famille Hugues, Elysia dormait déjà sur le canapé depuis quelques temps, elle avait refusé d'aller se coucher tant que sa famille était là, ce qui bien sûr avait fait fondre les militaires et la petite était restée après s'être changée pour mettre son pyjama licorne rose.
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Ils entrèrent dans le salon, Edward déposa sa valise près du canapé, décidant de la vider plus tard, une fois qu'il aurait dormi. Nabot était allongé en boule sur le plaid du fauteuil, on pouvait même entendre un faible ronronnement provenant de sa part. Roy observa la boule de poils avec un sourire avant de monter, rejoindre Edward. Quand Roy arriva dans la chambre, Edward était assis sur le lit, bataillant avec ses fichus boutons.
-Laisse moi t'aider, souffla Roy en lui faisant face avant de commencer à retirer les boutons une fois l'accord obtenu.
Roy en profita pour passer ses mains sur son corps avant de lui embrasser le front avec un fin sourire. Il fut surpris de sentir l'alchimiste se redresser pour sceller leurs lèvres dans un baiser sage puis Edward s'amusa à picorer les lèvres de son ainé, s'amusant du regard rempli de désir fixé sur lui. Lentement, Roy les fit basculer sur le matelas avant que le brun ne fonde sur ses lèvres. Après un premier baiser rempli de passion, l'alchimiste de flamme se recula quelque peu, observa l'apollon allongé sous lui.
A cet instant, Roy envoya tout balader, les alchimistes, la morale, les lois, la bienséance, l'armée, ses propres rêves… tout. Il n'eut qu'à se pencher un peu plus pour rapprocher leurs lèvres. Edward se contentait toujours de le regarder sans un mot, mais dans sa poitrine, son cœur battait à tout rompre. Le sentiment que ce contact lui procurait fut tout bonnement exquis. Ce n'était pas la première fois qu'ils se retrouvaient ainsi, s'embrassant avec passion et amour, mais ce soir, tout leur semblait différent.
Roy avait pourtant connu des situations similaires, du moins au premier abord. Des baisers partagés avec des femmes, des embrassades passionnées. Aujourd'hui, elles lui semblaient tellement superficielles comparées à ce qu'il ressentait pour Edward depuis des semaines, des mois. Ce qu'il vivait actuellement était criant de vérité, authentique, pur. Pour la première fois depuis bien longtemps, il était heureux d'être en couple, impatient même de se retrouver le soir en tête à tête avec la personne qui occupait son cœur et ses pensées. Mais les baisers et les caresses ne lui suffisaient plus. Il en voulait plus, encore et toujours plus.
Edward de son côté ne savait plus quoi penser. Il était trop heureux de ce qu'il se passait, à croire que ce moment n'allait jamais arriver. Car oui, à cet instant précis Edward en voulait autant que Roy. Plus de baisers, plus de caresses, plus de contacts entre leur deux corps. Plus de tout ! Il releva les bras pour les passer autour du cou de Roy, comme pour ne pas le laisser s'échapper, approfondissant le baiser qui depuis bien longtemps s'était transformé en un baiser enflammé.
A bout de souffle, ils séparèrent leurs lèvres, retrouvant un peu d'air. Roy ne se priva pour fondre contre le coup d'Edward, y déposant une ribambelle de baisers tandis que ses mains caressaient son torse à travers le débardeur noir. Il se redressa légèrement, fixa son regard dans celui d'Edward tandis que ses mains remontaient doucement le débardeur du blond pour caresser plus franchement cette peau si douce. Il sentit son envie revenir au galop, son désir commençant à grandir dans son pantalon. Il se pencha de nouveau pour offrir un baiser plus langoureux au jeune homme qui d'instinct passa ses mains dans les mèches brunes du militaire. Roy laissa ses lèvres dévier quelques peu, embrassant sa joue avant de remonter jusqu'au lobe de son oreille qu'il suçota par provocation. L'effet fut immédiat, faisant rougir Edward comme jamais. Le jeune homme se reprit bien vite, et poussé par un désir soudain, il inversa les positions, se retrouvant au-dessus, fixant Roy qui l'observait étonné mais visiblement pas déçu par la situation, au vu du regard empli de désir du brun.
Sous lui, Roy se laissa faire, savourant les mains encore un peu timides du blond qui venaient le caresser. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'envie était aussi forte d'un côté comme de l'autre. Pour preuve, ce nouveau baiser empli de fougue et d'envie. Edward, était à califourchon sur Roy, ce dernier avait posé dans un premier temps ses mains sur les cuisses du plus jeune avant de les remonter lentement jusqu'à ses hanches, y crispant doucement ses mains d'envie. Edward, désormais en appui sur son automail, profitait d'avoir sa main de chair libre pour passer ses doigts dans les cheveux si doux du brun, soupirant de plaisir contre les lèvres de Roy. Ce dernier avait remonté ses mains plus haut, délaissant les hanches fines du blond au profil de son torse, remontant le débardeur en même temps que ses mains avec la ferme intention de le retirer. Il romput le baiser pour terminer de retirer le bout de tissus avant de le laisser tomber sur le sol. Edward se laissa faire, se redressant quelque peu, se retrouvant presque assis sur le gradé qui put alors l'observer de tout son saoul. Ce torse, il le connaissait bien désormais, connaissait l'histoire de chaque cicatrice ou presque, admirant celle de son épaule, là où venait se mélanger sa peau avec le métal de l'automail. Il ne put résister à la tentation de venir frôler cette zone en particulier, faisant soupirer d'aise Edward. Avec le temps, Roy avait appris qu'il était plus sensible à cet endroit-là. Edward fit glisser ses mains sur le torse de Roy, déboutonnant doucement sa chemise pour laisser apparaitre le torse du militaire, les mains d'Edward vinrent ensuite caresser cette peau pale, faisant frissonner le brun sous les contacts de l'automail, remontant jusqu'aux épauleq qu'il dénuda avant de demander d'un regard de l'aide à ce dernier pour finir de retirer le vêtement. Roy se redressa avant de terminer d'enlever de lui-même le vêtement, le faisant rejoindre le débardeur d'Edward au sol.
Les deux alchimistes étaient désormais en pantalon, Edward toujours à califourchon sur Roy, leurs mains explorant le corps l'un de l'autre. Les mains d'Edward se faisaient d'ailleurs moins hésitantes au fil des caresses. Petit a petit, elles se firent plus insistantes, plus poussées, prenant confiance sous les réactions qu'avait le brun face à ce contact. De sa main de chair, il parcourait avec plaisir les formes du corps dessiné sous lui, notant la façon dont son torse se soulevait au rythme de sa respiration, effleurant plus doucement les quelques cicatrices qui ornaient son corps. Roy n'était d'ailleurs pas en reste, ses mains, moins hésitantes, plus assurées venait caresser avec envie chaque parcelle de peau accessible.
Le brun avait beau avoir une certaine expérience dans ce domaine, Roy découvrait pourtant encore des choses à travers les multiples caresses qu'il échangeait avec le blond. Jamais il ne se serait douté quelques mois plus tôt en arriver là avec le jeune homme. Mis à part les cheveux longs et blonds qui pouvaient faire penser à une femme, Edward n'en était pas une, Mustang le savait et avait appris à aimer cette relation et ce que cela lui faisait ressentir. Les autres ne comptaient plus, seul Edward, son bien-être et son plaisir étaient sa préoccupation désormais. Malgré son jeune âge, Edward avait un corps bien formé, harmonieux, le corps d'un homme. Et pourtant Roy était persuadé que personne d'autre ne lui ferait jamais cet effet-là. Portées par ce flot de sensation, les mains de Roy descendirent petit à petit le long de ce corps à la peau halé, glissant vers son ventre pour arriver à la ceinture de celui-ci.
Rien n'était encore fait, mais le simple fait de sentir les mains du brun se poser là provoqua un coup de chaud au blond, s'amplifiant un peu plus lorsque ces mêmes mains s'activèrent à ouvrir sa ceinture, puis son pantalon. Edward plongea aussitôt sur les lèvres du brun tandis que les doigts de Roy venaient le caresser au niveau de ses hanches. Il étouffa un soupir de bien-être quand l'homme se permit de descendre un peu le pantalon, augmentant ainsi la zone d'accès à sa peau, en profitant pour amplifier plus encore les caresses. Motivé et terriblement envieux, Edward se sépara des lèvres de Roy, les déplaçant sur sa joue, sa mâchoire puis son cou, reproduisant sur l'homme les baisers que lui-même aimait tant. Il parsema de baisers le brun sous lui, ce dernier soupirait doucement sous les assauts, surpris de constater que les mains d'Edward s'étaient petit à petit retrouvées plus bas sur son corps, bataillant quelque peu pour lui ouvrir sa ceinture.
Les choses plus sérieuses commençaient.
Alors qu'il allait de nouveau inverser la tendance et renverser Edward sous lui, il sentit les mains d'Edward réussir à défaire la ceinture et d'un habile mouvement ouvrir son pantalon. Edward cessa alors ses baisers pour fixer Roy qui d'un regard comprit. Lentement, Roy se souleva, aidant ainsi Edward à retirer le vêtement, le faisant glisser le long de ses jambes. Le pantalon se retrouva à son tour au sol bien vite suivi par la paire de chaussettes. Une fois cette tache finie, Edward laissa son regard se promener sur le corps de Roy, allongé sous lui, vêtu uniquement de son boxer noir. Cette vue le fit rougir, pas d'embarras non, ils s'étaient déjà retrouvés en face dans une telle tenue, mais de toutes ses autres sensations nouvelles.
-Tu comptes revenir vers moi quand tu auras fini de me regarder ? interrogea avec un amusement certain Roy.
Edward releva son regard pour croiser les onyx du brun et sans plus attendre fondit sur lui pour gagner à nouveau ses lèvres. Accueilli par les bras de Roy qui l'enlacèrent, ses doigts repartant à la conquête de sa peau. Soupirant d'envie entre deux baisers, un net frisson parcourut Edward quand il sentit les mains de Roy descendre sur son dos, il comprit alors que c'était son tour. Il aida également le gradé à retirer son pantalon, préférant garder ses chaussettes à cause de l'automail, il ne voulait pas risquer que Roy se coince un bout de peau durant … Ils se retrouvèrent donc tous les deux en boxer, l'un au-dessus de l'autre, leur lèvres semblants ne plus vouloir se quitter et leur mains qui continuaient de parcourir le corps de l'autre, sans oublier cette envie d'en avoir encore et toujours plus. Edward du étouffer un gémissement quand Roy souleva légèrement les hanches, faisant se frotter leurs membres l'un contre l'autre au travers de leurs boxers. Avoir Edward aussi excité contre lui n'était pas nouveau, mais ce soir, cela prenait une toute autre dimension.
Ainsi motivé à bouger davantage, Roy avait passé ses bras autour de la taille d'Edward. Sans le brusquer, il inversa leurs positions, faisant s'allonger Edward sous lui, ses bras et ses jambes de part et d'autre son propre corps. Lentement le militaire recommença sa douce torture, caressant le torse ainsi dévoilé et offert, titillant son téton qu'il embrassa, léchât et mordilla tandis que l'une de ses mains s'occupait du second. Les faibles soupirs d'Edward l'encourageaient à continuer. Il observa le jeune homme qui avait plaqué son bas de chair devant ses yeux, masquant en partie son visage devenu rouge sous l'assaut de sensations que Roy provoquait chez lui. Le flamme alchimiste remonta son visage afin de sceller leurs lèvres, la main d'Edward vient presque immédiatement caresser ses cheveux. Lui donnant un dernier baiser et sans interrompre le contact visuel, Roy s'était un peu soulevé, descendant dans une ligne de baiser qui partait de son cou à bien plus bas, il s'attarda quelques instants sur son nombril avant de descendre et embrasser la peau juste au-dessus de l'élastique du boxer noir du jeune alchimiste. Assez impatient, autant dire qu'il effectua sa tâche on ne peut plus rapidement, il retira le dernier vêtement avant de faire de même avec le sien. Ça y est, ils étaient nus l'un contre l'autre. Roy ne laissa pas le malaise s'installer et remonta embrasser Edward, constatant que celui-ci l'observait de nouveau de tout son saoul, avec une lueur plus que certaine d'envie dans le regard. Vision qui fit afficher à Roy un nouveau petit sourire.
-Je vais finir par te facturer la vue, taquina Roy.
-A prix d'ami j'espère, rit doucement Edward en remontant ses mains à ses épaules.
Avec un sourire en coin, Roy était ensuite revenu à nouveau vers ses lèvres, les bras d'Edward autour de ses épaules. Pendant que l'une de ses mains était venue, entre leurs corps, descendre sur celui de l'homme jusqu'à sa virilité. Arrachant au passage un soupir plus profond à Edward, il commença doucement à passer sa main sur lui, le caressant simplement dans un premier temps avant de le prendre réellement en main, commençant des va-et-vient sur lui. C'est cependant avec une pointe d'amusement qu'il vit les effets de ce geste sur Edward, la façon dont son corps frissonnait doucement sous lui, ses soupirs plus forts. Ce n'était pas la première fois qu'il touchait et caressait le membre d'Edward, mais c'était la première fois qu'il le faisait ainsi. Certes il y avait eu quelques douches coquines, mais ce soir tout était différent. Roy s'amusait dans sa tête, mais à son tour il eut un plus profond soupir quand il sentit la main d'Edward venir à son propre membre, lui prodiguer les mêmes soins. Quittant les lèvres d'Edward, Roy alla déposer les siennes plus bas à son cou, donnant un léger coup de langue qui fit soupirer d'envie le blond, descendant un peu plus sa bouche sur son torse alors que sa main libre était remontée elle devant la bouche d'Edward. Celui-ci ouvrit doucement les yeux, regardant ses doigts devant lui, et malgré son manque d'expérience sur la chose, comprit quand même le pourquoi du comment. Rougissant un peu à cette idée, il souleva un peu sa tête et happa les doigts de Roy entre ses lèvres, pour aller les suçoter doucement. Refermant les yeux à profiter de ses baisers et de sa main, plus bas sur lui.
Roy qui continuait tout ça, cessa au bout d'un petit moment. Se relevant un peu au dessus d'Edward, il extirpa doucement ses doigts de sa bouche, pour aller descendre sa main plus bas, prenant un meilleur appui sur ses genoux alors que la main de chair d'Edward cessa de le caresser. Roy se redressa quelquepeu avant de croiser le regard du blond.
-Tu es sûr ?
Edward soutint son regard quelques secondes sans rien dire, avant de doucement secouer la tête avec un petit sourire aux lèvres.
- Plus que certain !
Soulagé par cette réponse, Roy alla lui voler un baiser. Afin de démontrer à Roy que la situation était loin de le gêner ou de le déranger, Edward avait un peu plus écarté ses jambes autour de lui. Dans le fond bien sûr, il avait une petite appréhension quant à la chose. C'était sûrement normal se disait-il. Mais en même temps, il en avait tellement envie qu'il n'y pensait pas vraiment. Edward était juste trop bien là, à avoir enfin Roy contre lui, et bien plus qu'il n'aurait jamais osé demander. Les caresses et baisers de Roy sur son corps le détendirent, lui faisant oublier la présence de ce premier doigt qui s'insinuait entre ses fesses. Bien sûr il avait déjà ressenti ça, se doutant que depuis quelques temps, Roy le préparait en douceur pour ce moment. Involontairement, il eut une petite grimace à sentir après quelques caresses, un deuxième doigt le pénétrer.
-Est ce que ça va ? S'enquit Roy.
-J'ai pas mal, t'en fais pas.
Le brun hocha doucement la tête, rassuré par ses paroles. Il est vrai qu'Edward n'était pas non plus trop crispé ou tendu. Pour une première il semblait assez à l'aise alors ça aidait sûrement. Échangeant un regard, puis un léger sourire, Roy s'était penché vers lui, posant doucement ses lèvres sur les siennes alors qu'il commença à bouger un peu en lui. Il sentit le corps d'Edward réagir sous lui, ses mains se crisper doucement à ses épaules, mais se détendit bien vite sous ses mouvements. Bientôt il ajouta un troisième, tout aussi doucement, continuant à le préparer le plus calmement possible. Malgré cette envie profonde qu'il avait de lui, Roy ne voulait pas y aller trop vite et griller des étapes. Sous lui, Edward gardait les yeux fermés, se détendant au maximum. Dans un coin de sa tête, il avait comme une petite gêne à être ainsi, cuisses écartées avec le corps de Roy entre ses jambes, et on ne parle même pas de ce qui se passait plus bas … Et pourtant, il ressentait une excitation folle quand à tout ça. Avec l'envie d'en ressentir plus, d'éprouver encore plus de plaisir, de découvrir cela avec Roy, et de tout simplement sentir le corps de Roy contre lui. L'envie de Roy. Ce pourquoi il déplaça ses mains sur ses épaules pour le faire se surélever un peu au dessus de lui, ouvrant ses yeux pour chercher son regard, et y planter le sien.
A nouveau Edward lui avait adressé un petit regard qui se voulait rassurant. Lui démontrant par la même qu'il était bien sûr, et qu'il en avait très envie, le tout en relevant un peu sa tête pour aller l'embrasser. Comprenant donc sans mal le message, Roy avait alors cessé tout. Retirant ses doigts de l'intimité d'Edward, il s'était un peu mieux placé au dessus de lui, rabaissant un peu son bassin alors qu'Edward avait prit un peu plus appui sur ses jambes pour relever le sien. Doucement, Roy avait mené son propre membre contre l'intimité d'Edward, avant de lentement, commencer à le pénétrer. Et dans le même mouvement, les mains de chair et de métal du blond s'étaient crispées à ses épaules. Aussi lentement que possible, Roy continuait à s'enfoncer en lui, embrassant le visage d'Edward, caressant sa cuisse de la main qui ne le soutenait pas au dessus du jeune homme. Pendant que ce dernier, visiblement crispé, faisait tout pour se détendre au mieux. Ce n'était pas spécialement douloureux. Un peu, d'une étrange façon, mais ça restait supportable. Si ça l'était trop, ça voulait juste dire que soit Roy s'y était trop mal pris, soit que lui était trop crispé ou bien qu'ils n'avaient pas assez pris leur temps. Forcément, de se sentir pénétré à un tel endroit, dans un coin de sa tête c'était un peu gênant, tandis que la sensation était bizarre.
Mais, à la fois pas désagréable du tout.
De se dire que Roy était en train de le prendre, c'était vraiment... Alors, petit à petit, il se détendit. Remontant ses jambes autour de la taille de Roy pour les y nouer, il soupira plus profondément, avant d'inciter son amant à bouger un peu. Rester immobile comme il le faisait pour lui laisser le temps de s'habituer à sa présence était charitable, et pour lui un peu nécessaire, mais il avait envie de plus que ça.
Les premiers va-et-vient pour Edward furent un peu étranges aussi. Pas désagréable du tout, mais étranges. D'avoir un corps étranger qui bouge en lui de la sorte … c'était étrange de son avis. De toute façon, les baisers et les caresses de Roy l'aidaient vraiment à se détendre davantage. Parce que le brun, lui, contrairement à Edward qui se familiarisait à peine avec tout ça, ressentait une envie monstrueuse de bouger davantage, d'aller plus vite en lui, dans des mouvements plus amples … Mais pour l'heure il se retenait. Y allant aussi doucement que possible, embrassant sans relâche Edward, que ce soit ses lèvres si désirées, sa mâchoire, son cou ou ses épaules, glissant ses doigts dans sa chevelure dorée. Et soyons honnêtes, à profiter quand même pas mal du moment.
Petit à petit, Edward se détendit entre les bras de Roy. Cette petite gêne passée, il se laissait aller au plaisir de la découverte simple des joies de la chair, ce avant de se laisser aller aux plaisirs de la chair uniquement. Bien que discrète, sa respiration se fit un peu plus poussée et de légers soupirs de bien-être lui échappaient. Ses mains passaient sur les épaules de Roy, glissant celle de métal un peu plus bas à ses omoplates tandis que l'autre remonta à sa chevelure d'ébène, crispant doucement ses doigts dans ses mèches sous ses va-et-vient. Va-et-vient qui, étaient certes agréables, mais à présent, il en voulait plus. Il le sentait, son corps entier réclamait davantage.
-Va … plus vite …. soupira Edward d'une voix qu'il ne reconnut pas.
- Tu es sûr ?
Pour l'y encourager, il resserra un peu ses cuisses autour de la taille de Roy, provoquant un faible gémissement de la part de celui-ci qui ne s'attendait pas à un tel mouvement de la part du blond. Le militaire accéda avec grand plaisir à sa requête, et augmenta un peu plus la cadence, à un rythme qui leur convenait mieux à tous les deux. Aussitôt, les soupirs d'Edward se firent plus explicites, plus fréquents, au grand plaisir de Roy, serrant toujours le corps du blond contre lui. Frissonnant sous le passage des doigts d'une part chauds, et de l'autre plus froids dû au métal, il donna finalement plus d'ampleur à ses va et viens. Augmentant un peu la cadence par la même occasion, il en fut récompensé par de discrets gémissements de plaisir de la part d'Edward. Roy se pencha pour aller capturer les lèvres du jeune homme pour faire taire un peu ses gémissements. En retour, ce fut un baiser avide, rempli de passion et de fougue qu'il reçut. Les mains du blond glissaient partout là où il pouvait les passer, sa langue ne cessait de caresser la sienne dans un baiser endiablé. Et par ce baiser, le mouvement de leurs corps se fit plus rapide, plus profond si possible, plus franc.
N'en pouvant plus de rester seulement allongé et à prendre un plaisir monstrueux, Edward ne tint plus. Il était un homme d'action, passif ou non ! Alors, d'un mouvement peut être un peu brusque, mais pressant, il repoussa Roy. Si ce dernier avait pu un bref moment se demander s'il n'avait pas fait un truc de travers, le regard brûlant que lui jeta le Fullmetal le rassura aussitôt. Le blond le repoussa en arrière, lui faisant le déposséder, et le fit s'asseoir sur le lit. Dans le même geste, il s'était également redressé, pour sans perdre une minute, aller se placer à califourchon au-dessus de Roy. Ses jambes de part et d'autres des siennes, à tâton, il vint se positionner au-dessus de son membre. Et, sous le regard lourd d'excitation du brun, s'abaissa sur ce dernier pour le reprendre en lui, les faisant gémir de concert. Edward se chargea alors à son tour de leur faire prendre du plaisir, mouvant ses hanches sur un rythme constant. Ses mains posées sur le torse de Roy, qui en faisait de même. Les yeux mi-clos, il observait avec délice le blond au-dessus de lui. Qu'il était magnifique ainsi ! Le corps bougeant souplement au-dessus du sien, son visage si expressif, les joues légèrement rougies par le plaisir, la bouche entre ouverte à laisser des soupirs lui échapper … Et ces mèches blondes qui s'étaient échappées de sa queue de cheval, venant parfaire l'image absolument érotique du jeune homme. D'un geste tendre, l'homme passa ses mains dans les cheveux d'Edward et défit l'élastique qui retenait jusqu'alors ses cheveux. Les mèches blondes tombèrent dans le dos d'Edward dans un mouvement souple tandis que les doigts du général de brigade venaient se mêler entre celles-ci. N'y tenant plus, Roy sentit le besoin de bouger également. Prenant meilleur appui sur ses jambes, il releva un premier coup ses hanches. La réaction d'Edward n'en fut que meilleure. Celui-ci eut alors une expression de plaisir, totalement inédite, et s'était retenu avec grande peine de lâcher un gémissement trop fort. Encouragé et tellement excité, il continua de bouger sous le blond, alors qu'il recommença à en faire de même, leurs deux corps bougèrent de concert.
L'une des mains de Roy avait glissé de la hanche du plus jeune, jusqu'à son membre dressé, pour le caresser au rythme de leurs corps. Sous toutes ces attentions, Edward eu alors toute la peine du monde à retenir ses gémissements de plaisir. Parce que putain ! C'était divin ! Serrant ses lèvres, il fit taire au mieux les sons qu'il pouvait faire, et en entrouvrant les yeux, vit que Roy en faisait de même. Alors, tant qu'à faire, Edward s'était penché vers lui, pour un baiser vorace. Débordant de passion et de fougue, pendant que leurs corps continuaient à bouger l'un en l'autre à la perfection, frissonnant de plaisir l'un contre l'autre, étouffants leurs gémissements dans ce baiser. Edward dû y mettre fin, se séparant de ses lèvres avec peine.
-Aah … Roy … je ...
Il ne put en dire plus, coupé par ses propres gémissements. Mais Roy avait parfaitement compris le message. Reprenant ses lèvres, il amplifia ses va et vient alors qu'Edward semblait peiner à maintenir le rythme. Il tint bon jusqu'à ce qu'au final, dans un ultime soubresaut, il finit par atteindre l'orgasme dans la main de Roy, étouffant difficilement son cri contre ses lèvres, le corps tendu comme jamais. Roy le rejoint, quelques derniers coups de reins plus tard, la main crispée à la hanche du blond, qui tremblait encore contre lui. Edward reposa sa tête entre le cou et l'épaule du brun, déposant de léger baiser sur la peau pale tandis que Roy caressait avec tendresse ses cheveux en déposant une ribambelle de baisers sur son crâne. Ravagés par le plaisir, ils eurent grande peine à se séparer l'un de l'autre. Ils restèrent ainsi un long moment, assis sur ce lit, à juste s'embrasser, se tenir dans les bras. A profiter simplement du moment présent, comme s'il n'y allait jamais avoir de lendemain.
Ce jusqu'à ce que Roy trouve la force de se lever, décollant leur corps encore emboités, pour chercher de quoi se nettoyer rapidement, peu désireux de rester dans cet état toute la nuit. Edward le rejoint assez rapidement dans la petite salle d'eau, se nettoyant quelques peu avant qu'ils ne retournent ensemble dans la chambre. Roy ramassa les affaires éparpillées au sol pour les mettre sur le fauteuil tandis qu'Edward tenait son boxer entre ses mains, se demandant visiblement s'il allait le remettre ou pas. Finalement il se glissa entre les draps aussi nu que le jour de sa naissance sous le regard amusé de Roy qui le rejoint dans la même tenue. A peine installé, il sentit Edward venir se coller à lui, emmêlant leur jambes tandis que sa tête venait se poser sur son épaule avec un soupir de bien-être.
-Ça va ? s'inquiéta malgré tout Roy.
-Mmmh
-Même ici ? continua le militaire en frôlant les fesses du jeune homme avec sa main.
-On en reparlera demain, souffla Edward en rougissant quelque peu.
Roy esquissa un sourire avant d'embrasser le front du jeune homme, remontant sa main dans son dos en le rapprochant de lui, observant le métal de la gourmette qui brillait grâce aux éclats de la lune, du bout du pouce, il lui caressa le poignet avant d'embrasser le front d'Edward qui était déjà parti dans les bras de Morphée, le sourire aux lèvres.
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LA SCENE A LAQUELLE VOUS AVEZ ECHAPPE
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Le lundi était arrivé bien trop vite au goût d'Edward, il avait du quitter le cocon d'amour et de tendresse qu'était devenu l'appartement de Mustang, non, leur appartement. C'est en soufflant qu'il sortit du bureau du général Lang, son nouvel ordre de mission dans les mains, annonçant son départ imminent pour West City. Presque dix heures de train l'attendaient, il devait partir sans faire de détour s'il voulait avoir le train de dix heure moins dix.
-Je n'en reviens pas, à peine rentré il part déjà, avait déclaré Riza en voyant le bureau d'Edward de nouveau vide.
L'alchimiste avait tout juste eu le temps de poser son rapport sur son bureau avant d'être demandé dans le bureau du général Lang. Bien sur Roy en avait soufflé, sachant d'avance que c'était pour une nouvelle mission.
- Les journées vont encore être bien longues, soupira Havoc en fixant la porte du bureau de Roy, fermée sur ce dernier.
-A croire qu'ils ne peuvent pas rester ensemble trop longtemps, je veux dire côte à côte et tout ça, rajouta Breda.
-Je pense surtout qu'on a pris l'habitude d'avoir Edward avec nous, rectifia Riza pour qui l'absence d'Edward se faisait toujours un peu sentir.
La matinée s'écoula tranquillement, aux alentours de onze heures, un soldat arriva en trombes dans le bureau, haletant comme après une course folle, il frappa a la porte de Roy, faisant abstraction des autres personnes et rentra une fois l'autorisation donnée. De la conversation qui avait lieu dans le bureau, Riza et les autres n'entendirent pas grand-chose si ce n'est « Fullmetal » et « accident ». Aussitôt, Roy se leva de sa chaise, se saisit de son manteau avant d'ouvrir à la volée les portes, criant à son unité de le suivre. En chemin il expliqua que le train dans lequel Edward était parti avait eu un accident, il avait déraillé. Il y avait beaucoup de dégâts et déjà des blessés et des morts. Mais aucune trace d'Edward. Personne ne semblait savoir où il était. L'accident avait eu lieu a une vingtaine de kilomètres, les secours étaient déjà là, mais les militaires de Central City étaient les plus proches, l'accident semblait criminel, ils devaient donc aller voir sur place ce qu'il en était. Il fallut une trentaine de minutes à l'unité de Mustang pour arriver sur place. Roy attendit que la voiture ait ralenti pour en descendre et se diriger vers le train couché sur le côté. La locomotive était en flamme ainsi que les deux wagons qui suivaient. Des blessés étaient installeés un peu partout à l'écart, se faisant déjà soignés, tandis qu'à l'opposeé une dizaine de corps étaient allongés, un draps blanc les recouvrant.
-Cherchez Edward ! ordonna Roy en entendant ses hommes arriver à son niveau dans son dos.
Une heure était écoulée. Une longue heure durant laquelle tous aidaient les blessés, fouillaient ce qu'il restait du train ainsi que les alentours dans l'espoir de voir Edward. Ce fut Riza qui le trouva, allongé à l'écart de la scène, il était sur le ventre, la tête tournée vers la gauche et vu la posture il ne faisait aucun doute qu'il q'était retrouvé propulsé hors du train.
-Général de Brigade ! appela Riza.
Aussitôt toute l'unité arriva à ses côté. Roy se pencha, cherchant après le pou d'Edward. Mais rien… Cette scène faisait remonter une autre scène si semblable quelques temps auparavant.
-Edward, appela Roy en le secouant un peu. Edward !
Bien loin de se douter de tout ce qu'il se passait, Edward faisait face au petit être de la porte, une fois encore.
-Tu es sur de toi ! questionna le petit être.
-Oui, assura Edward.
-Tout ceci va arriver si tu ramène ton frère, préviens le petit être. Tout ce qu'on a vu. Si tu utilises ce cercle et garde ton alchimie, tout ceci se produira.
-Mais je m'en sortirais, répondit l'alchimiste. Même de cet accident, je m'en sortirais.
-Tu sembles bien sûr de toi.
-De moi ? Non, mais de mes proches oui.
-Bien. Si c'est ce que tu veux, sourit l'être.
Edward se tourna pour faire face à la porte.
-Mais tu auras tout oublié. Tout ce qu'il s'est passé depuis ce soir-là au hangar. Tout ceci te sera inconnu.
-Alors cette porte mène au hangar. A cette nuit là ?
-Oui, confirma l'être. Ton frère t'y attend déjà !
-Merci, souffla Edward avant de franchir la porte, se retrouvant inconscient, allongé au milieu d'un cercle de transmutation dont il n'avait pas encore percé tous les mystères.
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A SUIVRE
Et oui, ce coup-ci c'est bon, enfin presque.
Pour ceux qui se posent la question, la petite scène ci-dessus était la fin initiale de la fiction, mais je me suis dis que ce serait vraiment trop sadique, du coup je vous la mets en bonus juste pour vous montrer ce a quoi vous avez échappé.
