Disclaimer: Saint Seiya, ses personnages et son univers ne m'appartiennent pas.


Lorsque Camus atteignit les vitraux, la première chose qu'il fit fut de vaciller. Il se rattrapa contre le verre glacial, inspira avant d'arracher son masque qu'il jeta à terre. Il inspira encore, oubliant même de relâcher l'air dans ses poumons. Il enserra sa gorge de sa main libre, il referma ses doigts avant d'enfoncer ses ongles dans sa chaire.

Il ne sentit pas Hadès s'approcher, ni même le froid mordant du vitrail rouge et du plomb sous son autre main. Tout ce qu'il sentit c'était la bile au fond de sa gorge, c'était son cœur qui palpitait et son sang qui pulsait. Il avait le tournis, il avait envie de vomir. C'était ce qu'il fit d'ailleurs alors que ses muscles abdominaux se contractèrent violemment. Il vomit de la bile et du sang sur la fresque. Un sang noir, en partie digéré et dont le goût âcre masquait à peine la brûlure de la bile.

Brisé, penché au dessus des pavés maculés, l'homme se demanda : était-ce au son sang qui glissait sur son gant? Ou celui des centaines de vie qu'il avait arraché? Camus frissonna. Il se tourna vers Hadès, vers les ténèbres de la salle derrière lui et vit ce regard concerné qui pour une raison inconnu le blessa. Pourquoi ? Pourquoi s'en faisait-il ainsi pour lui ? Faisait-il semblant ? L'était-il sincèrement ? Était-il tout simplement ? Camus plissa les yeux comme s'il regardait le soleil.

Dans son sommeil profond, il se sentait encore vaciller, encore et encore. Il n'avait plus de force et ses jambes menaçaient de se dérober sous son poids à tout instant. Qu'avait-il fait ? Qu'avait-il fait… C'était comme si quelque chose happait son âme jusqu'au plus profond de lui, comme s'il tombait pendant cent ans.

Il se redressa légèrement, ses longs cheveux toujours d'un noir profond glissèrent sur ses joues et ses épaules. C'était à peine s'il respirait, à peine s'il bougeait. Sa cape avait glissé, dévoilant le long gant accroché à sa chair et sa coupe se défaisait au moindre de ses gestes. Il paraissait si fragile, si fatigué. Près à se briser d'un instant à l'autre. Et il regardait le dieu avec supplique, comme pour lui demander tout ce qu'il n'arrivait pas à lui demander.

Ses épaules se soulevèrent, elles s'animèrent en des spasmes douloureux et ses mains atteignirent son visage. Elles étouffèrent violemment ses sanglots, se plaquèrent sur ses lèvres pour qu'aucun son n'en sorte alors que ses jambes lâchèrent sous son poids. À genoux, il se courba et hurla dans ses paumes qui ne suffirent plus à étouffer ses cris. Chaque inspiration qu'il prenait était rauque et haletante, coupée de larme. C'était trop. Il avait besoin de craquer.

Hadès l'observa. Il le laissa pleurer sur les pavés froids, il laissa ses cris résonner sur les vitraux dont les couleurs semblaient ternir. Ça n'était pas encore finit, Camus le savait et c'était pour cette raison qu'il devait craquer maintenant. Il n'avait plus que cette occasion pour laisser ses sentiments le prendre car bientôt il serait trop tard pour les états d'âmes.

Il avait l'impression de sentir leurs mains tirer sur ses vêtements, leurs voix hurlées dans ses oreilles, les âmes de centaines d'êtres qu'il avait volé. Ils tournaient autours de lui, prit dans une tornade que personne ne pouvait voir. Avec dégoût, il sentit de nouveau le goût âcre du sang dans sa bouche puis la brûlure remonter le long de sa gorge. Tout son corps se crispa, déchiré entre les larmes qui secouait son être et ce liquide poisseux qui ne cessait de s'échapper de ses lèvres.

Sa tête se tourna vers le dieu à quelques pas. N'en pouvant plus de se retenir, Camus posa ses deux mains sur le sol glacial et laissa le contenu de son estomac remonter en deux vagues distinctes. Il arrivait à peine à respirer, murmurant 'pitié' entre chaque rejet. Rien n'y faisait. Le sang coagulé recouvrait en épaisse couche le sol ocre d'un noir semblable en tout point à de l'encre. Un léger reflet rouge sur lequel il pouvait à peine voir le regard désolé du dieu. Si proche et pourtant si loin. Camus essuya sa bouche du revers de sa manche.

« J'ai l'impression de vivre… de vivre… mille morts à la fois. »

Hadès pencha la tête légèrement, ses sourcils froncés en une expression peiné. L'ancien chevalier tremblait, il tremblait de tout son être. Une feuille de peuplier, un enfant sous la pluie – si pâle, si fragile. Pour la troisième, il se pencha, sanglotant désormais bien plus qu'il ne vomissait.

« Je sais... », souffla le dieu.

Est-ce ce qu'Hadès ressentait ? Ressentait-il la souffrance et la mort et toutes ces choses affreuses qui transformeraient l'homme le plus pur en un sans coeur ? Lentement, la vision de Camus s'assombrissait, les ombres tournant autour de lui l'envahissant progressivement. Les cris qui lui parvenaient en échos étouffait le silence alors qu'il sentit sa poitrine se soulever irrégulièrement. Il n'arrivait plus à évacuer ce qui s'accumulait en lui malgré la douleur sourde qui émanait de son estomac. Il haletait, ses yeux fixés sur le dieu. Il le regardait, l'appelait en silence trop concentré sur son souffle qu'il ne parvenait plus à prendre. C'était comme si tout le sang qu'il avait vomit remplissait lentement ses poumons.

Camus lança alors désespérément une main vers Hadès. Il le supplia non pas avec des mots mais d'un regard voilé par les larmes. Camus le voyait encore, vaguement, entre les files d'obscurité qui se tissaient devant ses yeux. Il avait besoin du dieu, plus encore que jamais. Il avait besoin de quelqu'un pour le sauver avant qu'il ne se noie.

La vie était affreuse. Elle n'était rien de plus qu'une distraction pour oublier leur fin à tous : la mort. Tout le monde avait une fin, personne ne pouvait y échapper pourtant Camus et les autres chevaliers d'ors étaient revenus, leurs âmes pourries par la marque invisible de la mort. Ils étaient revenus, plusieurs fois pour certain et à chaque fois, il avait sentit une partie de son être se perdre. La vie était affreuse, tout ce temps gâché à courir après des chimères. Tout ce temps qui ne rimait à rien. Camus tendit un peu plus sa main. À quoi ressemblait Hadès avant la Mort ? Avant les Hommes ? Avant Prométhée et Pandore et les miasmes ? Ses yeux étaient-ils plus bleus ? Ses yeux avaient dût être plus bleus. Les Hommes avaient tout gâchés. Il avait tout gâché.

Il sentit la main d'Hadès autour de la sienne.


«Ils sont revenu. »

La déesse de la sagesse regarda ce qu'il restait de ses fiers combattants. Quatre chevalier d'or, un d'argent, de trois de bronze et un soleil qui se faisait désirer. Au loin, dans l'obscurité de la lui, une lumière orangeait luisait avec force, derrière les montagnes.

Milo sut, une partie de lui avait espérer mais au fond il n'y avait jamais de doute. Leur déesse ferma les yeux et il compta lui-même dans sa tête : quatre chevaliers d'or et un d'argent. Et un soleil ne semblait plus vouloir se lever. Shaka baissa la tête, confirmant sans un mot ce que tout le monde savait déjà. C'était fou à quel point le monde pouvait être silencieux, comme si tout s'apprêtait à s'arrêter. Athéna ne dit pas un mot, pas plus qu'eux.

Et la nuit était magnifique pourtant. Elle était si sombre mais les étoiles étaient éclatantes. La voie lactée, juste au dessus d'eux, paraissaient si proche pour la première fois depuis des années, vibrant lorsqu'elle n'était plus étouffées par la lumière des villes. Libérée même, cruelle de vivre avec tant d'intensité alors que des centaines d'être venaient de perdre la vie. L'air était tiède, pas moite seulement tiède et une brise légère portait par moment le murmure des vagues. Milo se sentit seul.

Il prit le casque que sa déesse lui tendit, inerte. L'objet était lourd entre ses doigts et il lui renvoyait son reflet, une image de lui qu'il ne voulait pas voir. Une partie de lui paniqua, préférant faire face à son reflet plutôt que regard de ses pairs. Il refusa d'ailleurs de relever les yeux, terrifié par l'implication du casque entre ses mains. Shion l'avait choisit, la déesse Athéna l'avait choisit et il se devait de respecter leur choix mais… c'était trop rapide, bien trop rapide. Milo se força à fermer les yeux, serrant ses paupières. Ils n'avaient pas le temps. Il le savait bien.

Il sentit le casque du grand Pope être doucement enlevé de ses mains. Milo entendit un cliquetis familier puis le poids de quelque chose sur ses épaules. Il étouffa ces larmes qu'il sentit monter, planta ses dents dans la chair de ses joues. On souleva ses cheveux, Saga. Le chevalier d'or le reconnu à son cosmos. Puis on déposa le lourd casque sur sa tête avec autant d'attention. Il sentit tellement de chose, entendit tellement de chose autour de lui : le bruissement des vêtements, la brise marine et les cosmos de ses frères et de sa déesse. La lame qu'on glissa entre ses mains.

« Milo du scorpion, pour ta fidélité et ta bravoure... »

Il ne voulait pas ça. Il voulait juste prendre un moment pour souffler. Il voulait se dire encore et encore que ce n'était qu'un cauchemar. Il voulait poser une main sur sa poitrine qui le serrait douloureusement. Ils n'avaient pas le temps, il ne l'avait plus.

« Pour ta dévotion et ton sacrifice, moi, Athéna, te déclare Grand Pope. »

Milo serra les mains autours du pommeau froid. Quelques mots à peine et s'était fait. Pas de grand discours, de grande cérémonie. Le feu continuait de brûler à Rodorio, pas le temps pour de simple funéraille. Ils étaient en guerre mais contre qui ? Contre la famine et la mort ? Ou contre un ennemi qui avait décimé un peuple au bord de la mort ? L'homme au masque, celui qui avait ramené les morts, cherchait quelque chose qui lui échappait. Ils n'avaient pas le temps pour les questions.

Lorsque Milo ouvrit les paupières, il vit pour la première fois la fatigue sur le visage de sa déesse. Il vit les cernes sous ses yeux de soie et l'obscurité dans son regard. Bientôt, elle disparaitrait derrière le trône imposant et les voiles blancs de la salle. Elles les laisseraient seuls, face à cette nuit et aux flammes de Rodorio. Elle leur offrirait un maigre sourire, comme un merci ou un pardon. Elle aussi était seule au fond, malgré leur présence. Elle était seule car Seiya avait donné sa vie. Qui aurait cru que lui, chevalier qui avait défié les dieux serait un jour terrassé. La déesse Athéna avait perdu espoir, tout comme eux. Elle faisait semblant mais elle était bien piètre comédienne. Et elle disparut exactement de la façon dont Milo l'avait prédit : derrière le grand trône et les voiles blancs.

Lorsque le vent porta quelque chose d'autre. Quelque chose de cruellement familier, un appel que Saga et lui-même reconnaissaient. À peine venait-il d'être fait grand Pope que déjà tout recommençait sans qu'il n'ai eut le temps d'au moins respirer. Il fit taire cette sourde douleur dans sa poitrine et s'avança, accompagné de Saga et Shaka.

Oui, la nuit était vraiment magnifique. Il n'y avait pas un nuage dans le ciel, rien pour effacer la lueur distante des étoiles. Magnifique et pourtant si silencieuse, avec pour seul bruit celui lointain de la houle et le sifflement léger de la brise. Plus un son d'insecte, plus rien de vivant sinon leur respiration troublant la nature. Une nuit comme il n'en avait jamais vu avec pour seule perturbation des cosmos étranger au Sanctuaire. Un invitation.

Milo savait qu'ils reviendraient, probablement pour finir ce qu'ils avaient commencé, il ne s'attendait seulement pas à les trouver sur le sol poussiéreux de l'arène. Immobiles, attendant patiemment leur arrivé. Et dans la nuit, ni chaude ni glacial, dans la nuit noir il les voyaient si clairement que leur image brulait pratiquement ses pupilles. Peut être était-ce de la rage, peut-être était de la peine mais il sentit quelque en lui crier. Quelque chose de terrifiant et de désespérant qui le força a serrer les doigts autours de la dague dorée dans sa main droite.

Bien qu'il ne voyait qu'eux, ce n'était les vagues ombres sur le terrain d'entrainement qui l'obsédaient, c'était cet être. Lui. L'homme masqué. Il était dans les gradins, surplombant ses guerriers. Il avait une main agrippé autour de son sceptre denté, l'autre bras dissimulé derrière sa longue cape. Ce masque, le masque paraissait flotter dans l'obscurité, si blanc qu'il radiait presque de sa propre lumière et des lèvres si noir qu'elles semblaient entachées de sang. Un être magnifique et terrifiant, un être auquel il voulut mettre fin à cet instant. Si obsédant, qu'il ne vit pas Saga s'élancer. Et tout juste comme Rodorio, tout fut bien trop rapide.

« Milo ! »

Il entendit la voix essoufflée de Shura derrière lui alors que ses yeux étaient fixés sur la silhouette de Saga. Il paraissait danser, esquivant les coups habiles d'un des combattants. Un être au cheveux blonds et aux yeux fatigués. Qui étaient-ils ? Avaient-ils été présent à Rodorio ? Milo ne pouvait détacher le regard du chevalier d'or des gémeaux, sa vision parfois obstrués par l'armure blanche brillant à peine à la lumière des cosmos.

« Milo ! » hurla de nouveau le chevalier du capricorne.

Avant qu'il n'ai eut le temps de comprendre, il sentit le chevalier s'écraser contre son flanc gauche lui comme un boulet de canon. La poussière de l'arène passa sous son masque, entra jusqu'à ses poumons et répandit une affreuse dans sa poitrine. Pendant un bref instant, son souffle lui échappa, incapable de faire autre chose que de voir Shura pratiquement se jeter sur un autre ennemi.

Milo était fatigué. Il était le seul à ne pas se battre et pourtant il n'en pouvait déjà plus. Pourtant, il se força à se relever, il se força à s'accrocher car tout ce qu'il restait maintenant s'était un grand pope et trois chevalier d'or.

Il ignora la douleur qui bloqua son bras gauche, il ignora la poussière qui avait infiltrée ses poumons alors qu'il se hissa sur ses jambes, près à se battre. Et il savait exactement de qui il devait s'occuper. Ses yeux tombèrent sur la figure masquée.

L'être n'avait pas bougé, immobile à surplomber le combat. Était-il au moins vivant ? Ça n'avait pas d'importance, il était celui qui tirait les ficelles. S'il tombait, alors ses combattants abandonneraient probablement. S'il était blessé, ils accoueraient vers lui. S'il mourrait, ses compagnons d'armes serait vengé. Rodorio et ses habitants seraient vengé.

Camus serait vengé.

Milo n'hésita pas une seconde : il fit brûler son cosmos et le concentra ses jambes avant de bondir vers l'homme masqué. Il leva la dague sacré haut au dessus de sa tête avant de se fondre sur son ennemi. L'être se servit de son sceptre comme bouclier en détournant l'attaque sur le côté puis rattrapa le manche de son arme avant de l'abattre à terre. Avec force, il s'appuya sur son sceptre et bondit plusieurs rangés de gradin plus haut.

Il parut flotter, ses pieds se posant délicatement la pierre des gradins et sa cape flottant autours de lui. Une fois de plus, surplombant le combat et Milo qui derrière son casque était déjà essoufflé. Pourtant encore une fois, il n'abandonna pas. Il bondit à son tour, se sentit flotter dans les airs avant de prendre appuie sur la pierre et de nouveau sauter. Il aurait put régler ça à coup de Scarlett Needles, il aurait l'attaquer de mille façon différentes mais il continua de se cramponner à l'arme entre ses mains. Il devait en finir avec l'être masqué mais pas en tant que chevalier d'or du scorpion. Il devait en finir en tant que Grand Pope.

L'être était de nouveau immobile, il semblait l'attendre et dès que Milo fut assez proche pour pouvoir le frapper, il recula. Milo serra les mâchoires, ignora la douleur qui s'en diffusait et chargea encore et encore. Peu importe ce qu'il faisait, son ennemi se dérobait. Il glissait, dansait autours de lui comme l'avait fait Saga avec Rhadamanthe. Le grand Pope retint son souffle. Il se jouait de lui ?

Pas à un seul moment l'être n'avait tenté de lui rendre ses coups, non à la place il le fuyait comme si… comme s'il tentait de le séparer des autres chevaliers. Un piège ? Il s'agirait d'un piège ? Milo se stoppa net, reprenant son souffle. L'air était lourd et glacial à la fois, il était chargé comme avant une tempête. Milo ne tenta plus d'attaquer son opposant et l'homme resta immobile. Face à face, dans un silence assourdissant. Un silence qui plongea le cœur de Milo dans un océan de glace.

Milo ne sut plus à quel moment l'être masqué disparut, ni à quel instant il se décida à descendre les gradins. Tout ce qu'il se souvint était les flammes qui dévorèrent le sol des arènes. Pousser à se battre jusqu'à leur mort, c'étaient ce pourquoi ils existaient. Immobile à regarder ses amis et leurs adversaires se consumer dans un feu qu'il avait allumé, il ne put s'empêcher de remarquer à quel point le sang mettait du temps à s'enflammer.

Cette fois, la douleur n'était plus qu'un écho. Elle était là, plus présente que jamais, il en était sûr. Seulement elle n'était rien face à ce qui brûlait dans les veines de Milo. Il resserra la main autour de la dague doré, ignora la fumé et l'odeur répugnant qui se dégageait du brasier. Rien, non rien ni personne ne pourrait calmer ce qui s'était réveillait en lui, pas tant que l'être masqué existait encore.

Il savait où il était, il ignorait comment mais Milo savait exactement où l'homme se trouvait. Alors il prit sa décision, se rendant une dernière fois dans la grande salle. Sur le trône, il vit le sceptre d'Athéna. Il était bien plus grand qu'il l'aurait cru et, entre ses mains, bien plus lourd qu'il aurait put l'imaginer. Pourtant, son métal avait quelque chose de réconfortant.

Milo releva la tête et vit la lumière aveuglante du feu de l'arène. Il vit les flammes lentement grignoter tout autour d'elle. Ça n'avait pas d'importance.

Après tout, désormais il n'y avait plus qu'un grand Pope et un soleil qui jamais plus ne se lèverait.


Lorsque Camus posa le pied sur les pavés mordorés, lorsqu'il sentit la douce chaleur et le lumière des lieux, il savait. Il n'avait pas eut besoin d'ouvrir les paupières, ni d'écouter le silence. Il savait, tout simplement : il était seul.

Il était différent.

Il était décidé, enfin prêt à achever ce qu'il avait commencé.

Il avait marché dans le Royaume des morts, et à défaut d'en ramener la gloire passée, avait réussit à ériger quelque chose de ses cendres. Il avait vu le passé et le futur simplement pour choisir le présent. Il avait accomplit ce que le Seigneur des Enfers n'était jamais parvenu à accomplir.

Et il était prêt.

Camus était mort un millier de fois, avait vécu un millier de fois. Il avait fait les mêmes gestes, avait accomplit la même destiné. Il avait été un oiseau en cage à chacune de ses incarnations, comme tout les autres chevaliers. Pour la première fois, c'était lui qui avait fait un choix.

Un choix douloureux, un choix cornélien. Il était cruel mais il restait son choix. Il n'y avait plus aucun doute en lui.

Alors lorsque Camus ouvrit les yeux, il ne fut pas surprit de constater qu'effectivement il était seul. Ce qui l'étonna cependant fut l'objet posé contre la fresque. Dans un fourreau noir comme le vide, une épée serti d'une pierre l'attendait. L'épée d'Hadès.

C'était bientôt terminé. Tout était bientôt terminé.


Chapitre court et comme vous l'avez deviné, il s'agit de l'avant dernier chapitre ! Le dernier chapitre ne devrait d'ailleurs pas du tout tarder. (Normalement)

Bon sinon que dire ? Pour être sincère les scènes de combats son vraiment ma faiblesse, c'est pour cette raison que je les éclipses…

J'espère que le chapitre vous à plu et merci d'avoir lu !

Hemere: Merci beaucoup pour ton commentaire ! J'avoue mettre dépassé niveau douleur sur ce coup là… Pour être sincère, j'ai toujours eu un peu de mal avec la fin de Saint Seiya (oui je renie Saint Seiya Omega), particulièrement le fait de tuer Hadès. Je veux dire, tuer un dieu aussi un important ça peut qu'être le bazar après !

Earwen de Sirfalas : Merci pour ton commentaire ! Bon bah pour les juges s'est réglés… Quant à Milo, effectivement je ne pouvais pas m'empêcher de faire de lui le Grand Pope, pour une fois qu'on lui laisse la place ! Pour ce qui est de Camus, j'avoue être impressionné car je me suis bel et bien du dieu Cernunnos pour son apparence ! On le considère d'ailleurs souvent comme le dieu du cycle de la nature !