Coucou tout le monde! J'espère que ça va bien pour vous tous!

Aujourd'hui (ou plutôt, durant ce chapitre), on va se plonger dans l'univers merveilleux des Instants Temps Libre!

Oui, c'est une exagération de ma part. Une hyperbole. Ce que vous voulez. Mais moi, perso, je suis content qu'on en soit là.

Je vais juste vous prévenir une nouvelle fois au cas-où: ces Instants Temps Libre, bien que comportant des faits liés à l'histoire, existent surtout dans le but de mettre en lumière les personnages. Leurs personnalités, leurs passés, leurs ambitions, tout y passera. Et oui, l'histoire mettra aussi en valeur certains personnages, c'est un fait. Cependant, n'oubliez pas que dans Danganronpa… ben il y a beaucoup de personnages en soi, et il faudra partager leurs instants d'apparition le plus équitablement possible. C'est pour ça que j'ai décidé d'inclure ce "mode", comme on pourrait le dire.

Donc ouais. En gros, on découvrira les personnages… dans l'histoire… comme en dehors.

Merde, je pensais pas que ça sonnerai aussi naze, comme explication.

La différence majeure entre ces deux catégories, c'est que dans l'Histoire, lorsqu'on se concentrera sur un ou des personnages, en général, cela permettra surtout de mieux faire dérouler l'intrigue, et pas pour la mettre en pause. Ces Instants permettront surtout d'exposer les personnages, de les faire découvrir aux lecteurs et d'apporter un instant amical entre les personnages (Makoto, la plupart du temps) supplémentaire.

Je crois que je vous ai fait assez patienter comme ça. Un exemple vaut mieux qu'une explication ennuyeuse. Alors, bonne lecture!


INSTANT TEMPS LIBRE I


Hôpital de Kawaguchi

23/10/2000, 17:30


PERSONNAGES INCLUS:

MAKOTO, KOMARU, KOTOYA ET MARIKO NAEGI


"Et ça, c'est de la part de Wanabe-san et Nakamura-san! Enfin, je crois que c'est leurs noms…"

"Woah… j'ai vraiment reçu tout ça? C'est pour moi?"

"Oui! J'ai été surprise aussi! Mais bon, je suis très contente qu'on t'apprécie autant dans ta classe, grand frère!"

De quoi est-ce que Makoto et Komaru parlaient exactement? Eh bien, peu de temps après que Komaru soit arrivé à l'hôpital, elle ouvra son cartable pour y sortir… des lettres. Et beaucoup de lettres. Et selon Komaru, beaucoup venaient de de sa classe.

La raison pour cela, bien qu'évidente pour les concernés, fut expliqué par une journaliste, lors d'une émission de télévision qui était allumée dans la petite salle.

"Pour rappel, vendredi dernier, aux alentours du parc du sanctuaire de Kawaguchi, un camion fou a dévalé les rues et a explosé suite à une collision contre un bâtiment en reconstruction dans un chantier non loin du parc."

"Oh, ils en parlent encore…" Komaru leva les yeux d'un air triste pour regarder un instant la télévision avant de se retourner vers son frère. "Pourquoi tu as allumé la télévision? Je veux dire, pourquoi cette chaîne?"

"Ben, c'est-à-dire que j'étais curieux." Makoto expliqua avec un petit sourire. "Je sais qu'il y a une chaîne de dessins animés, mais il n'y a pas grand-chose qui m'intéresse à cette heure, alors j'ai décidé de voir ailleurs."

"Le passager y a trouvé la mort après l'explosion de son véhicule, mais il aurait bien pu faire plus de victimes, car selon les témoins présents, il aurait pu percuter une petite fille qui se trouvait sur la route à ce moment-là. Heureusement, ces mêmes-témoins affirment qu'un courageux garçon l'a poussé hors du chemin avant le contact, les mettant tous les deux hors de danger."

"Mais j'avoue que je ne pensais pas qu'on parlerai encore de cet incident…"

"Courageux, oui, mais aussi tête brûlée! Tu sais ce que j'en pense!"

"J-je sais, Komaru… pardon…"

"Les deux enfants sont actuellement en récupération à l'hôpital de Kawaguchi, et selon le docteur Nishizawa, ils se portent en bonne santé. La police cherche encore indices par rapport à ce qui aurait bien pu-"

Le son et l'image furent interrompus par Komaru, qui appuya sur le bouton de la télécommande pour tout éteindre. Elle s'approcha de son grand frère avec un petit sourire. "J'espère juste que ça t'aidera à mieux réfléchir, grand frère. Tu sais à quelle point j'ai eu peur, et les parents aussi."

"Oui, oui, je sais…" Makoto la regarda droit dans les yeux et tenta de lui sourire. "C'est pour ça que je te promets que je reviendrais toujours, Komaru. Cette fois, je saurais m'en souvenir."

A sa surprise, Komaru ne fit que détourner le regard, les joues un peu rouges. "T-t'as intérêt, idiot…"

"Elle est peut-être encore sous le choc… Mieux vaut la laisser tranquille un peu…" Son regard se posa alors sur les lettres qu'il avait reçues. Elles avaient à peu près le même message, mais ce que retint Makoto, c'est que beaucoup de personnes avaient écrit.

Nous avons entendu ce qu'il s'était passé, Naegi-kun. Je te souhaite un bon rétablissement. Et ne t'inquiètes pas pour les cours, Kuzuryu-san s'est portée volontaire pour les prendre pour toi en ton absence. Nous attendons tous ton retour avec impatience. - Yamazaki Harkua-sensei

Bonne récupération, Naegi-san! On espère que tu vas bien! Wanabe-san

C'était super ce que t'as fait pour cette fille… on te fait tous coucou. Nakazaki-san.

Komaru-chan m'a dit ce qu'il s'était passé! Toute la famille te souhaite bonne chance! Chieko-san

Makoto ne put s'empêcher de sourire en lisant les lettres. Il ne s'attendait pas à autant d'affection. Sa classe entière lui avait écrit, et même d'autres personnes, comme certains camarades de classe de Komaru. Ça lui faisait chaud au cœur.

"Tout le monde arrêtait pas de dire que tu es un héros dans ma classe…" Komaru bouda un peu. "Mais heureusement que Chieko était là pour moi. Pour être honnête… je n'ai pas l'habitude d'avoir toute cette attention."

Makoto caressa les cheveux de sa sœur pour la réconforter. "Komaru… tu sais que ce n'était pas pour te mettre mal à l'aise."

"Je sais… j'ai encore des progrès à faire avec les gens, on dirait…"

A ce moment-là, la porte de la pièce s'ouvra pour laisser entrer leurs parents, avec Kotoya qui commenca la conversation avec le sourire. "Ah, Komaru. Je vois que tu lui as déjà donné les lettres. C'est bien."

"Effectivement, c'est beaucoup de lettres, Komaru." Mariko gloussa légèrement. "Je ne pensais pas non plus qu'il y en aurait autant."

"Je sais, j'ai été surprise aussi! Je t'avais dit qu''à l'école, c'était quelque chose!" Komaru expliqua de manière un peu timide. "Tout le monde n'arrêtait pas de parler de grand frère dans ma classe. Même mon professeur avait l'air d'être impressionné… p-pour être honnête, c'était un peu gênant…"

"Komaru…"

"Je comprends, mon trésor. Après ce qu'il s'est passé, nous n'allons pas t'en vouloir pour te sentir comme ça." Kotoya lui caressa les cheveux avec un sourire. "Mais rassure-toi, cette situation ne durera pas longtemps. Tout rentrera dans l'ordre. Il faut juste patienter un peu."

"D-d'accord…"

Makoto décida de prendre la parole, avec un air curieux. "Papa, maman… est-ce que monsieur Nishizawa vous a dit quand est-ce que je sortirai de l'hôpital? Ça va sûrement prendre du temps… je veux dire, je ne peux pas faire grand-chose avec ma jambe emplâtrée. Et je sais qu'il y a la télévision, mais…"

"Je sais, mon cœur. Tu t'ennuis si tu n'apprends rien." Kotoya lui sourit doucement. "Nous lui avons posé la question avant de venir. Et, selon ses dires… tu devrais pouvoir sortir dès la fin de la semaine."

Cette réponse choqua les enfants. "V… vraiment?"

"Déjà? Je veux dire, je suis super contente, mais… ça avait l'air assez grave, comme blessure…"

"Je sais, ça nous a choqué aussi." Mariko expliqua. "Même Nishizawa-san avait l'air choqué. Et pourtant, c'est bien la première fois que je l'ai vu de la sorte."

"A-ah bon?" Makoto devint curieux. "Parce que vous vous connaissez?"

"Oui, c'est un collègue de travail. C'est lui qui m'a appris ce que je sais dans mon travail. On peut dire que c'est une sorte de professeur, en quelque sorte."

"Ah?" Komaru se mit à être curieuse aussi. "Parce que tu es médecin aussi, maman? Je savais pas…"

"Disons plutôt que je n'interviens que lorsque la situation l'exige réellement." La femme se mit à expliquer. "En fait, je suis secrétaire médicale. Mon rôle est normalement purement administratif, c'est-à-dire que je travaille dans un bureau pour faciliter la tâche d'autres médecins. Seulement…"

Makoto sentit l'hésitation de sa mère. "Seulement quoi? Il s'est passé quelque chose?"

Elle soupira avant de reprendre. "Oui… l'hôpital manquait de personnel. C'est là que j'ai rencontré le docteur Nishizawa Kameda, de son vrai nom. C'est lui qui m'a formé, moi et mon groupe, lorsqu'on a eu besoin de moi. Mais j'avoue que ça n'a pas toujours été facile."

"Parce que c'est difficile d'être médecin?"

"Et aussi parce que monsieur Nishizawa était un professeur exigeant et strict. Mais c'était nécessaire, et il s'est toujours comporté de manière civile en dehors du travail, même s'il est du genre sérieux."

Komaru la regarda avec des étoiles dans les yeux. "Woah… donc tu peux aussi soigner des gens? C'est génial!"

"Pour être honnête, je suis plus à l'aise avec les enfants. C'est pour ça que mon poste se spécialise plus envers cette tranche d'âge. Enfin, c'est quand on a besoin de moi. Comme je l'ai dit, la plupart du temsp, je ne suis que secrétaire…"

"C'est quand même super cool, maman." Makoto parla avec un sourire. "Moi, je pense que c'est pratique que tu saches faire autant de choses. Ça peut s'avérer super utile."

"Moi aussi! Moi aussi!"

"Oh, merci, mes petits trésors." La femme leur caressa leurs cheveux tendrement. "Ça me fait plaisir de vous entendre dire ça."

"Hihi, c'est normal…"

Pendant que Komaru reçu un bisou de sa mère, Makoto se tourna vers leurs père. "Et toi, papa? Tu fais quoi?"

"Oh, moi, je suis un simple fonctionnaire des impôts." Kotoya expliqua avec un petit sourire. "Pour faire simple, un fonctionnaire des impôts, c'est quelqu'un qui s'assure du bon déroulement économique dans la région qu'il habite, comme moi."

"Ah?" Komaru le regarda d'un air curieux. "Parce qu'il y a des gens qui ne paient pas?"

"Ou moins qu'ils devraient, oui. Mais mon rôle ne s'arrête pas qu'aux habitants du quartier. Dans mon cas, il faut également que je m'assure que les différentes associations aux alentours respectent certaines conditions."

"Parce que la famille de Natsumi est dans le quartier et qu'elles y sont associées?"

Kotoya sembla légèrement surpris par la théorie de son fils, mais hocha tout de même la tête. "On peut dire ça comme ça. Avec un groupe de personnes, je m'assure que toutes les transactions soient respectées, en temps et en heure, et bien sûr, légalement. C'est un métier très mathématique."

Komaru eu l'air un peu soucieuse. "Ca à l'air… compliqué, papa."

"Ça l'est un peu. Et j'avoue qu'il y a un petit peu de pression par moment, mais quel boulot n'est pas difficile?"

"C'est vrai. Je ne sais pas ce qui se passe en dehors du domaine public, mais c'est une réalité présente dans notre milieu." Mariko le soutient. "Et je pense que n'importe quel autre personne, peu importe le milieu dirait la même chose."

"Papa… maman…" Makoto se mit à les regarder de façon triste. "Il faut que vous preniez soin de vous. Si c'est trop dur pour vous… on ne veut pas vous voir fatigué."

"C'est vrai! Il faut pas que vous vous fassiez du mal pour nous!" Komaru le rejoignit sur le même ton immédiatement. "On veut que vous soyez heureux avec nous! Vous méritez aussi ça!"

La famille se réunit autour du lit de Makoto, s'enlaçant tous entre eux.

"Nous sommes heureux grâce à vous, mes petits chéris. Ne l'oubliez jamais."


24/10/2000, 17:30


PERSONNAGES INCLUS:

MAKOTO NAEGI

NATSUMI ET FUYUHIKO KUZURYU

PEKO PEKOYAMA


"Merci encore pour tout, Natsumi!" Le petit garçon sourit à son amie. "C'était super sympa de ta part de te porter volontaires!"

La blonde eu les joues un peu rouges avant de détourner le regard. "O-ouais, ouais, c'est bon… c'est pas grand-chose. Fallait bien que quelqu'un se dévoue, de toute manière…"

Ce qui ne manqua pas de faire sourire Fuyuhiko, de façon narquoise. "Ah, j'y crois pas. Si on m'avait dit que ça arriverait, je leur aurai ris au nez, mais là-"

"Hé, la ferme!" Natsumi fut rapide à se retourner contre lui de manière furieuse. "J'te rappelle que j'suis pas la seule avec ses secrets ici! A moins que tu ne veuilles qu'on commence!"

"Evidemment, fais ta maline devant ton pote, tiens!"

"Je vais pas me gêner si tu continues à faire ton con!"

"Tous les deux, arrêtez, s'il vous plaît…"

Peko essaya de les calmer, en vain. Les deux enfants se disputèrent encore, et ils étaient assez bruyants… ce qui ne plut pas vraiment au garçon.

"Woah… c'est… si différent des disputes entre moi et Komaru." Makoto, murmura à Peko qui était à ses côtés. "Est-ce que… ça arrive souvent?"

Un soupir s'échappa de ses lèvres. "Plus souvent que ce que j'aimerais. C'est un trait… familial, je dirais."

"Ah? Parce que votre famille se dispute souvent aussi? Pourquoi?"

"…je préfère ne pas répondre à cette question."

Fuyuhiko fut le premier à arrêter de se disputer pour reconcentrer son attention vers le garçon. "Ouais, mieux vaut pas te mêler de ça. Je peux t'assurer que quand nos vieux se disputent, ça part loin. Bien plus qu'avec les tiens pour sûr."

"Ah bon? A ce point?"

"Puisqu'on te le dit. Je te jure, faut vraiment tout t'expliquer…" Natsumi soupira. "T'es déjà au courant de ce qui se passe avec Peko, pas la peine de te foutre d'avantage dans la mouise."

"M-mais ça ne me dérange pas…"

"Ouais, ben moi, ça me dérange. Je comprends que tu veuilles aider, mais t'as pas à te foutre en danger comme ça." Natsumi décida de prendre un ton sévère. "D'ailleurs, tu sais quoi? Toi et Komaru, vous êtes virés."

La surprise fut présente sur le visage tous, surtout celui de Makoto. "Q-quoi?! Comment ça, virés?"

"T'as bien entendu! Pas question que je te laisse jouer ton acte de héros à deux balles! Déjà que mon frère va se battre avec des macaques au zoo pour prouver qu'il est un gros dur, on a pas besoin d'en rajouter une couche!"

"Hé, je te permets pas-"

"CHUT!" Elle l'interrompit avant de se retourner vers son ami. "J'aime pas du tout faire ça, mais si ça veut dire que tu restes en vie, alors je le ferai!"

Makoto ne s'attendait vraiment pas à ça. "Mais… et Komaru?"

Elle commença à se calmer, mais elle se voulait toujours sérieuse. "Elle tiendrait pas une journée dans ce genre de position. Mieux vaut qu'elle profite de la vie pendant que je m'occupe du clan. C'est mieux comme ça."

Le pauvre garçon lui lança un regard inquiet. "…tu sais qu'on est ami, quand même? On est là pour t'aider."

"En l'occurrence, c'est toi qui as besoin d'aide, pas moi. Et puis…" Elle s'approcha de lui doucement, lui donnant un petit sourire triste. "…je me sentirai mieux en vous sachant en sécurité."

Fuyuhiko et Peko furent très surpris par ce qu'ils venaient de voir. "Jeune maîtresse…"

Mais elle fronça des sourcils en s'éloignant de Makoto et allant vers la porte, l'ouvrant avec un air déterminé. "Je vais voir grand-père. Il a dit qu'il contacterait un détective célèbre pour essayer de voir ce qu'il s'est passé. Et s'il y a un connard qui a pu déclencher tout ça… je veux m'en occuper moi-même. Personne ne blesses mes amis et s'en tire comme ça."

Elle quitta la pièce, laissant les occupants choqués, surtout Makoto. "Natsumi…"

"Tch! Elle a décidé de prendre les choses en mains, hein? Je pensais pas qu'elle prendrais tout ça aussi sérieusement." Il se tourna de façon sérieuse ver Makoto. "T'as vraiment du bol, toi. Je l'ai jamais vu autant dévouée pour quelqu'un avant. Si ça n'avait pas été pour ça, je t'aurais fait regretter de l'avoir fait pleurer l'autre jour… mais je te t'assure que ça te protègera pas la prochaine fois que tu recommences un coup pareil."

Makoto sembla triste en attendant cela et baissa la tête. "Je sais… je suis désolé."

Fuyuhiko l'observa un instant avant de soupirer. "Peko, surveille-le. Je par la rejoindre histoire qu'elle fasse pas n'importe quoi."

"Entendu."

Et avec ces mots qu'il quitta à son tour la pièce, laissant Makoto et Peko seul. Le silence se fit entendre dans la pièce pendant un bon moment, aucun des deux enfants ne voulant prendre la parole, chacun ayant leur raisons.

Cela dura jusqu'à ce que le garçon se retourne vers elle d'un air nerveux. "Est-ce que… est-ce que tu es en colère contre moi aussi? Pour… pour ce qu'il s'est passé?"

"Comment ne pourrais-je pas l'être?" Elle ne se retourna pas, mais son ton froid se faisait très bien entendre. "Ton acte a fait des cauchemars à la jeune maîtresse. Il a fallu que le jeune maître la réconforte pratiquement toutes les nuits pour qu'elle puisse se reposer. Comprends bien que je ne peux pas être contente après cela."

Makoto baissa le regard, honteux de ce qu'il venait d'entendre, ne sachant pas quoi dire. Comment pourrait-il? Tout avait été dit par d'autres personnes. Même s'excuser ne servirai pas à grand-chose à ce stade.

"… pour autant, je ne peux m'empêcher d'être rassurée."

Là, le garçon redressa la tête pour voir que Peko était toujours sérieuse, mais légèrement hésitante, et son ton était déjà moins dur. Elle avait l'air pensive, comme si elle cherchait ce qu'elle voulait dire.

"Mon rôle est de protéger les jeunes maîtres. Cela m'a été instruit dès que ma formation a commencé." Elle commença à expliquer. "Mais le fait que tu es son ami te rattache à elle, en quelque sorte. Donc quand j'ai entendu que tu avais risqué ta vie pour quelqu'un d'autre, je… je reconnais que j'ai eu peur."

Cette réponse le surprit un peu. "Tu veux dire que… que tu te faisais du souci pour moi?"

"Bien sûr. Je dois dire que… que je me suis attaché à toi. Même si je sais que ce n'est pas mon devoir, j'ai été très inquiète de ne pas avoir été là quand on avait besoin de moi." Elle soupira et se retourna vers lui, avec un regard et un ton neutre, mais qui selon Makoto, cachait une once d'émotion. "Je sais que je ne suis pas quelqu'un de très expressive, mais… je suis honnêtement rassurée que tu ailles bien, au final."

Makoto retrouva le sourire après ce petit discours. "Ah… d'accord. Je suis content d'entendre que tu penses ça de moi alors! On ne s'est pas trop parlé, mais je pense que t'es quelqu'un de bien aussi!"

"J-je… je te remercie." Elle sembla légèrement hésitante avant de froncer légèrement des sourcils en voyant sa jambe. "Mais j'aimerai que tu évites de te blesser de la sorte à l'avenir."

Il se gratta l'arrière de la tête de façon nerveuse. "Oui, oui… je suis désolé de t'avoir inquiété. Mais j'ai promis que je ferai plus attention."

"Tant mieux. Je n'aimerai pas revoir la jeune maitresse souffrir à cause de cela. Ni personne d'autre, d'ailleurs. Ce n'est pas parce que tu t'es jeté sans craintes vers le danger que je souhaite encourager un tel comportement envers les autres."

"Mais tu comptes aussi…" Le garçon commença, avant de se rendre compte de quelque chose. "Comment ça, sans craintes?"

"Eh bien, quand tu as… quand tu as agi, tu n'as pas hésité une seule seconde. Tu n'as pas laissé la peur s'emparer de toi. Et même si je sais que cela contredit ce que j'ai dit tout à l'heure…" Elle rougit un peu en disant les prochains mots. "Je ne peux pas m'empêcher… d'admirer cette force que tu as démontré. Je trouve que c'était… presque exemplaire pour moi."

Makoto se mit à rougir en se grattant la joue. "M-merci, mais tu sais, j'avais vraiment peur quand je me suis lancé."

Peko sembla confuse en entendant cela. "A-ah bon?"

"Oui. J'avais vraiment peur pour Kimura-san. Je ne voulais pas la voir mourir devant moi, alors que je pensais que je voulais faire quelque chose. C'est pour ça que… que j'ai fait ce que j'ai fait."

"Je… j'avoue ne pas comprendre."

"Moi aussi, pour être honnête. Mes jambes se sont mises à bouger toutes seules. Mais une fois que j'étais lacé, je sentais que rien ne pouvait m'arrêter. Mais pendant ce temps, j'avais peur de… de ne pas l'atteindre à temps. Je crois que… que ma peur m'a motivé à continuer. Et c'est comme ça que j'ai réussi à faire… ça." Il termina en pointant sa jambe.

Ce qui laissa la jeune fille encore plus perplexe. "Je… je ne sais pas quoi dire à ça, pour être honnête. Toute cette histoire sur la peur… ce n'est pas comme ça qu'on m'apprend à me défendre. On me dit que la peur… est une faiblesse. Un sentiment qui ne fait que se mettre en travers du chemin… et qu'il fallait s'en débarrasser."

Makoto sembla confus en entendant cela, mais décida de l'aider malgré toit. "Ben… je ne sais pas pourquoi on t'apprend comme ça, mais… je croyais vraiment que je n'y arriverai pas, au bout d'un moment. J'avais vraiment peur, comme je te l'ai dit. Mais c'est justement à ce moment-là que tout est arrivé. Donc pour moi… je pense que ma peur m'a dit ce que je craignais… et m'a donné le courage de ne pas laisser le pire arriver. Je sais, c'est bizarre, comme explication, mais c'est la seule façon pour moi d'expliquer ce qu'il s'est passé."

Peko se mit à mettre sa main sous son menton, ayant l'air pensive. "Le courage… de ne pas laisser le pire arriver…"

"Hm? Ça va?" Makoto remarqua immédiatement son air intrigué et se retourna vers elle. "Est-ce que… tu penses à comment mieux protéger ta famille?"

Choquée, elle resta immobile pendant un moment avant de soupirer et de retourner vers lui avec un air sérieux. "C'était à ce point facile à comprendre, n'est-ce pas?"

"Ben, tu as dit que tu devais protéger Natsumi et Fuyu-chan parce qu'on te l'as demandé. Et avec la discussion qu'on a eu tout à l'heure…"

"Je vois… effectivement, c'est logique…"

Makoto se mit à lui sourire. "Tu sais, je pense que tu pourrais mieux les protéger si tu étais heureuse avec eux. Je ne sais pas quel est le problème, mais je vois bien que Natsumi n'est pas confortable avec cette situation, et à ce que je vois, vous non plus."

Peko se mit à regarder le mur, comme si elle essayait de comprendre dans sa tête ce qu'on lui disait.

Comme elle restait silencieuse, Makoto continua. "Peut-être qu'en te rapprochant d'eux, tu pourrais mieux les comprendre et ça t'aiderai pour mieux vous aider entre tous… comme une vraie famille."

"Eh bien… peut-être, je-"

La porte s'ouvrit une nouvelle fois pour laisser passer le grand-père de Natsumi, avec ses petits-enfants derrière lui. "Ah, je vois que vous vous entendez bien, et sans déranger les autres patients. C'est bien."

"Ah, bonjour Monsieur." Makoto salua poliment. "Natsumi m'a dit que vous alliez appeler un détective pour savoir ce qu'il s'est passé… est-ce que c'est vrai?"

"Oui, c'est exact. C'est tout à fait normal de faire cela après ce qu'il s'est passé. Les habitants du quartier comptent sur moi pour rétablir l'ordre."

"Je vois…" Makoto le regarda avec un petit sourire. "Eh bien, j'espère que vous arriverez à trouver la vérité, monsieur."

"J'apprécie le soutien, et je te promets que l'on fera tout en œuvre pour s'assurer que ce qui s'est passé ne se reproduira plus." Il hocha la tête avant de quitter la pièce une nouvelle fois avant de lâcher une dernière chose. "Je vais le contacter dès maintenant. Profiter du temps qu'il vous reste pour mieux vous connaître. Laissez les adultes faire leur travail et reposez-vous."

Une nouvelle fois, les enfants furent laissés seuls entre eux, dans le silence. Makoto remarqua cependant que les frères et sœurs yakuzas se regardaient nerveusement. "Peut-être qu'ils savent quelque chose d'important…"

Mais il avait entendu que le grand-père de Natsumi souhaitait que les enfants ne s'inquiètent pas. C'est justement pour ça qu'il a dit ce qu'il a dit. Et il se souvint que ses parents lui ont dit que sa famille devait rétablir l'ordre pour protéger le quartier… "J'espère juste que tout va bien se passer. Je lui fais confiance!"

Et il décida donc de changer de sujet pour détendre l'atmosphère, et se tourna vers Fuyuhiko. "Dis, Fuyu-chan… c'est quoi, cette histoire de te battre contre des macaques au zoo?"

Le concerné soupira d'exaspération. "Oh, nan…"

Mais sa sœur de ne fit qu'en rire. "Oh, t'aurais dû être là pour voir! Mon abruti de frangin avait décidé d'aller se cogner aux macaques parce qu'ils arrêtaient pas de se foutre de lui! Il est carrément allé dans leur enclos, pour te dire! A un moment, Peko a même dû venir pour l'aider!"

"Hé, ils se foutaient de moi! C'était insupportable d'entendre leurs voix en permanence! Et c'étit clairement moi qu'ils visiant!"

"Et on se demande bien pourquoi!"

"LA FERME!"

Et une autre dispute eu lieu dans la pièce, mais cette fois, l'ambiance était plus comique. Makoto riais nerveusement en essayant de calmer les deux enfants yakuzas.

Et pendant ce temps, Peko repensait à la discussion de tout à l'heure… sans savoir quoi décider.


25/10/2000, 17:30


PERSONNAGES INCLUS:

MAKOTO NAEGI

RURUKA ET KATARA ANDOH

SONHOSUKE IZAYOI


"Mmmh! Chest trop bon! Merchi, Ruruka-chan!"

"Héhé, pas de soucis! Je savais que ça te ferai plaisir!"

En voyant Makoto mâchonner quelque chose en arrivant dans la pièce, Takara soupira, mais de manière douce. "Ruruka… je t'ai déjà dit ne pas emporter de la nourriture à l'hôpital. Tu sais très bien que c'est interdit."

La concerné fit la moue. "Mais euh! Il faut bien que Mako-chan se nourrisse bien! C'est pas de ma faute s'ils servent de la nourriture fade à l'hôpital!"

"Je confirme, les sucreries de Ruruka sont meilleures."

"Merci, Yoi-chan!"

Et Makoto ne put s'empêcher d'être d'accord. "Pour être honnête, monsieur… elle a pas tort."

"Héhé, merci!"

"Bon, j'imagine que je ne peux pas vous en vouloir pour cette fois." Takara ria un petit peu. "Mais il faut que vous compreniez qu'on ne peut pas faire comme on veut n' importe où, d'accord?"

"D'accord, monsieur Andoh-"

Il se mit à rire soudainement, mais joyeusement. "Oh, je t'en prie, appelles-moi Katara! Je préfère que les enfants m'appele par mon nom, ça me donne des rides sinon!"

"Bon, d'accord… monsieur Katara."

"C'est mieux, mon grand." Il frotta doucement les cheveux du garçon avant de s'asseoir sur sa chaise. "Bon, et sinon, comment ça se passe à l'hôpital? On te traite bien? Ça va mieux, ta blessure?"

"Oui monsieur, je vais mieux. J'ai juste un peu… chaud à la jambe."

"Tu m'étonnes! Avec ce plâtre, tu dois vraiment être au chaud!" Ruruka eu un regard curieux. "Quand est-ce que tu vas l'enlever? Tôt, j'espère!"

"Oui, le docteur m'a dit l'autre jour que je devrais pouvoir quitter l'hôpital dès la fin de la semaine… mais il pense que je devrais garder le plâtre pour quelques jours de plus."

"Je comprends." Sonhosuke parla de façon neutre. "Avec la blessure que tu as eu, c'est normal de prendre les précautions nécessaires."

"Ah oui, j'ai entendu dire que c'était moche à voir." Katara reprit la parole, avant de lui poser une question. "Dommage que Seiko n'ai pas pu venir, mais elle devait préparer ses affaires pour partir ce soir."

Cette réponse surprit beaucoup Makoto. "A-ah bon?"

"Oui, elle voulait venir aussi, mais la dame qui s'occupe d'elle voulait qu'elle rentre le plus tôt possible." Ruruka expliqua, avec un petit sourire. "Mais t'inquiète pas elle a dit qu'elle viendrait demain! Promit!"

"D'accord!" Il se tourna ensuite vers Sonhosuke. "Dis… pourquoi tes parents ne sont pas venus? Je veux dire, monsieur Katara est là, mais je suis quand même un peu curieux…"

"Mon père est en train d'aider monsieur Kuzuryu sur l'enquête." Il expliqua calmement. "Quand à ma mère, elle sécurise la maison pour s'assurer que tout y va bien. Ne t'inquiète pas, je peux me défendre. Et nous connaissons monsieur Katara depuis longtemps, je viens souvent avec lui quand mes parents ne sont pas disponibles."

"Ah, d'accord… désolé si j'ai été un peu trop curieux."

"Il n'y a pas de mal."

"Dis-moi, Makoto… tes parents m'ont dit que tu t'entendais bien avec les yakuzas." Katara reprit la parole. "Pardonne ma question, mais j'avoue que moi aussi, je suis un peu curieux par rapport aux détails."

"Oh non, c'est pas grave, monsieur!" Il répondit avec un sourire avant de répondre. "C'est pas grand-chose. En fait, je suis ami avec Natsumi et ses frère et sœur, c'est tout."

"Ceux de l'autre jour?" Ruruka posa la question. "Je me demandais pourquoi tu avais l'air aussi familier avec eux, surtout avec la blonde."

"Oh, c'est par rapport au prénom? C'est juste qu'on s'est toujours appelé comme ça depuis qu'on s'est rencontré. Depuis, c'est resté."

"Oooooh, je vois… ça veut dire que vous êtes vraiment proche alors. Moi, je trouve ça super!"

"Je ne pensais pas que le clan les autoriserai à sortir avec leurs amis." Sonhosuke commenta. "Je trouve ça plutôt intriguant."

"Peut-être… mais je pense que tout le monde est heureux quand ils sont ensemble. Je l'espère." Il se tourna vers l'adulte. "Dites, monsieur… pourquoi cette question? Vous connaissez monsieur Kuzuryu?"

"Oui, j'ai un contrat avec eux."

"A-ah bon?!"

"Hé oui, c'est comme ça que je gagne ma vie, petit." L'adulte se mit à expliquer avec un sourire. "Je dois fournir mes produits dans tous les alentours qui appartiennent aux clans. Je fais aussi des livraisons à domicile, vois-tu."

"Woah…"

"Oui… mais c'est pour ça que tu es toujours fatigué après le boulot, papa." Ruruka se mit à le regarder de façon triste. "Il faut que tu sois en bonne forme…"

"Ruruka-san…"

Le père frotta les cheveux de sa fille avec un sourire rassurant. "Je sais, ma puce, je sais. Je te promets de faire attention. Je n'ai pas autant de travail cette semaine, pas vrai?"

"O-oui, papa…"

L'ambiance de la salle devint triste. Makoto remarqua que Ruruka avait un air similaire à Komaru l'autre jour. "On est similaires, hein, Ruruka-san?"

"Ma famille aussi est affilée aux Kuzuryu."

Tout le monde se retourna vers Sonohsuke, qui commença son explication. "Mes ancêtres ont servis le clan pendant plusieurs générations. Je me dois de suivre la lignée."

"Ah… je vois." Makoto répondit en regardant la famille Andoh. "C'est pour ça que vous vouliez savoir quelles étaient mes relations?"

"Oui, c'est exact. Il n'y a rien de grave à être amis avec des enfants yakuzas… enfin, je ne pense pas." L'adulte répondit. "Je voulais juste entendre ce que tu en penses."

"Moi?" Le petit garçon se mit à penser un petit moment avant de donner son raisonnement. "Eh bien… je ne peux pas parler pour tout le monde dans le clan, mais… j'aime beaucoup mes amis. Natsumi est un peu tête brûlée par moment, mais elle est super loyale à ceux à qui elle tient. Quant à Fuyu-cha – enfin, je veux duir, Fuyuhiko-san et Peko-san, on ne se parle autant, mais je sais qu'ils partagent les mêmes qualités. Ils ne sont pas frères et sœurs pour rien."

Si Katara avait un petit sourire sur son visage, Sonhosuke ne changeait pas d'expression. Ruruka, elle, sembla rouler des yeux. "Mouais, si te le dis. Je veux dire, d'accord pour la blonde et l'autre fille, mais le gars était vraiment gronchon, par contre!"

"Je confirme."

"Allons, allons, ma puce, ne nous emportons pas…"

"Mais c'est vrai! Et puis bon, on fait pas le gros dur quand on à la tête d'un tigre en peluche!"

"Euh… je ne crois pas qu'il aurait aimé ce commentaire…"

"On se calme, tout le monde, je crois qu'il va falloir nous en allez, de toute façon…" Takara prévenu avant de retourner vers Makoto avec un sourire. "On te souhaite une bonne soirée, p'tit gars! Essaye de ne pas trop t'ennuyer, d'accord?"

"Et essaie d'imaginer les sucreries de Ruruka quand tu manges. Ca aides."

Makoto sembla amusé par les commentaires de Katara et Sonhosuke. "D'accord, merci! J'y penserais."

Mais avant qu'ils ne partent, Ruruka écarquilla des yeux. "Oh! Je viens de me souvenir d'un truc! Dans un mois, c'est mon anniversaire! Tu peux venir à l'occasion! Et si tu veux, pourquoi pas tes amis et ta sœur aussi?"

Makoto fut surpris pendant un petit instant, mais un grand sourire s'afficha sur son visage.

"Merci! J'y viendrais avec plaisir! Et les autres aussi!"


26/10/2000, 17:30


PERSONNAGES INCLUS:

MAKOTO NAEGI

SEIKO KIMURA


"Alors c'est toi, le garçon qui a risqué sa vie pour sauver Kimura-san, n'est-ce pas?" L'institutrice responsable de Seiko se présenta devant lui. "J'aurai aimé que l'on se rencontre en de meilleures circonstances, mais Kimura-san souhaitait te voir le plus tôt possible. Mais tu comprends bien qu'il fallait qu'elle se soigne d'abord."

"O-oui…" la concernée regarda le sol embarrassée. "P-pardon…"

Mais Makoto ne se sentit pas gêné et lui sourit. "Oh, c'est pas grave! Je suis juste content que tu ailles bien, c'est tout!"

Pendant que la fille détourna le regard avec les joues toutes rouges, l'adulte sourit très légèrement. "Contente de voir que tu comprennes la situation. Je suis Chino Takeko, la responsable de l'orphelinat dans lequel Kimura-san se trouve."

"Enchanté, madame. Moi, c'est Naegi Makoto."

"Oui, on me l'a dit avant que je vienne ici, mais c'est gentil que tu te présentes." Takeko s'inclina légèrement vers lui. "Je suis venu te remercier personnellement pour avoir sauvé une des filles à ma charge. Même si je n'approuve pas la méthode, sache que je t'en suis très reconnaissante."

Le pauvre garçon rougit en se grattant la joue. "C'est rien, madame. Je n'ai fait que ce que je pensais être juste." Il donna alors un sourire rassurant. "Et je vous promets qu'à l'avenir, je ferai attention."

"Tant mieux. Je n'aurai pas à te répéter ce qu'on t'as déjà dit." Elle prit un air plus sérieux. "Et ne t'inquiètes pas pour les garçons qui ont agressé Kimura-san. Ils ont été identifié, et leurs familles contactées. Ils seront punis comme il se doit."

Là, Makoto sentit sa bonne humeur le quitter un peu. Le simple souvenir de ces trois brutes d'école… le rendait vraiment contrarié. Et cela n'arrivait vraiment pas souvent.

Là, Takeko se leva. "J'ai encore quelque chose à demander au docteur Nishizawa. Je vais lui parler de ce pas. Kimura-san, nous partirons dès ceci terminé."

Elle quitta ainsi la pièce, laissant les deux enfants entre eux, laissant la porte légèrement ouverte.

Pendant un instant, les deux enfants restèrent silencieux, ne sachant pas quoi dire. Puis Makoto décida de prendre la parole. "Alors… tu vas bien? Tes blessures sont totalement guéries?"

"O-oui… ça n'a pas pris longtemps, mais si je suis resté, c'est pour avoir les médicament nécessaires pour ma maladie."

"Je vois…"

"Et… et toi?" Elle le regarda de façon hésitante. "Est-ce que… ta jambe va mieux? Ruruka-san m'en a parlé, mais… j-je préférais voir moi-même."

"Oh, moi je vais bien, merci!" Makoto lui sourit de nouveau. "Je n'ai plus mal partout, et je me sens bien. J'ai juste un peu chaud à cause du plâtre."

"J-je vois… tant mieux. I-il faudra peut-être tremper dans de l'eau tiède après l'avoir retiré." Seiko théorisa. "La raison pour laquelle l'eau devrait être tiède est pour aider la chaleur à baisser. Si la température est trop basse, cela pourrai causer une irritation douloureuse aux niveaux des muscles et des tendons… enfin, je crois. J-je ne suis pas très douée en ce qui concerne le corps humain…"

"C'est pas vrai! T'as l'air de vraiment t'y connaître!" Makoto dénia avec un sourire. "Ruruka a raison, t'es vraiment intelligente!"

Réflexion qui fit rougir la fille. "M-merci, mais ce n'est pas grand-chose. J-je ne fais que citer les livres que je lis, c'est tout…"

"Moi aussi, tu sais! Mais mes parents me disent que ce qui compte, c'est comment on s'en souvient. Donc ça devrait être le cas pour toi aussi."

"D-d'accord…" Elle soupira de soulagement, avant de lui poser d'autres questions. "Et sinon, est-ce que tu te portes bien? Ici, je veux dire. Est-ce que tu te nourris bien? Tu ne t'ennuies pas trop?"

"Un peu, pour être honnête. Il n'y a pas grand-chose à la télévision, et je ne peux pas trop bouger à cause de ma jambe." Makoto soupira. "Mais la nourriture est plutôt bonne. Même si les sucreries de Ruruka sont meilleures!"

"J-je vois… contente que tu les aimes…"

Voyant que Seiko avait l'air triste, Makoto se sentit coupable immédiatement. "O-oh, pardon, Kimura-san! J'avais oublié que tu ne pouvais pas-"

"O-oh non, c'est pas grave! Ce n'est pas de ta faute!" Seiko fut vite à tenter de le rassurer. "De toute manière, ce n'est pas que les sucreries que je ne peux pas manger… il y a d'autres aliments qui sont concernés par la maladie…"

"Ah… ah bon?" Le garçon fut un peu triste en entendant cela. "Comment ça se fait?"

"E-eh bien, pour être honnête, je suis encore un peu confuse par rapport aux termes scientifiques." Elle commença à parler. "M-mais en fait, certains aliments comportent des cellules nocives pour moi, en particulier le sucre ou le sel. Du coup, je ne peux pas manger ce qui est sucré ou salé, parce que cela serait nocif pour mon organisme. Le problème, c'est que beaucoup d'aliments comportent ces cellules, alors c'est assez difficile pour moi de choisir…"

"Je… je vois…"

"E-et en plus, ces même aliments comportent d'autres cellules qui sont nécessaires pour mon corps… alors, je suis obligée de prendre des médicaments pour compenser." Elle prit son livre, qui était posé sur le bureau. "Tout est mieux expliqué dans mon livre."

"Et c'est pour ça que… que tu as voulu le récupérer?"

"O-oui… je ne voulais pas perdre toutes les informations qui m'étaient nécessaires, et je ne voulais pas déranger madame Takeko pour en commander un autre." Un visage de culpabilité se fit voir. "Mais je réalise que j'ai fait plus de mal en faisant ce que j'ai fait…"

"Kimura-san…" Makoto la regarda d'un air triste. "Elle se sent encore coupable…il faut que je l'aide d'une manière o d'une autre. Peut-être que…" Il prit la parole une nouvelle fois. "Est-ce que je peux voir le livre?"

"Hein?" Seiko parut un peu confuse, mais après un moment d'hésitation, elle le lui donna. "T-tiens… mais je te préviens, c'est… très compliqué à comprendre."

"D'accord."

Il l'ouvrit donc… et il fut accueilli par un langage très… mathématique. C'était la première fois qu'il voyait des formules aussi complexes. Il y avait bien quelques phrases écrites qu'il pouvait comprendre, mais en tournant les différentes pages, il se rendit vite compte qu'il n'arriverait pas à tout déchiffrer. "E-effectivement, c'est… compliqué."

"Oui, je sais… même moi, j'ai du mal à mémoriser tout ça."

"Ah?" Makoto lui lança un regard curieux. "Parce que tu dois te souvenir de tout ça?"

"J-je suis un peu obligée…"

Makoto la fixa du regard un moment, avant de laisser des petites étoiles apparaitre dans ces yeux. "Woah… c'est super! Hé, tu voudrais bien m'aider à apprendre tout ça? Je voudrais t'aider!"

Seiko écarquilla des yeux et se retourna vers lui. "V-vraiment?! T-tu veux vraiment que… que je t'aide à apprendre ces formules?"

"Ben oui! Si je veux pouvoir t'aider à trouver une solution à ton problème, il faut au moins que je m'y connaisse un peu, parce que ça a l'air quand même intéressant… enfin, je peux comprendre que tu ne veuilles pas-"

"N-non! Ca me ferait vraiment plaisir!" Seiko dénia avec un grand sourire masqué par son masque. "C'est juste que… c'est la première fois que quelqu'un veut apprendre ces choses avec moi. Ruruka-san et Sonhosuke-kun m'ont aussi posé la question, mais quand ils ont vu le cahier et son contenu… ils ont pris un peu peur…"

"Oh, je vois…" Makoto lui sourit une nouvelle fois. "J'ai hâte qu'on commence nôtre première leçon, Kimura-san-"

"Seiko." Makoto se tourna vers elle pour voir sa tête rayonnant, et il pouvait voir qu'elle souriait sous son masque, avec les joues un peu rouge. "Tu peux m'appeler Seiko si tu veux."

Il sourit encore. "Alors tu peux m'appeler Makoto, Seiko-san."

"D-d'accord… Makoto-kun."

"Euh… e-excusez-moi…"

Les deux se retournèrent un peu surpris vers la porte, pour voir une fille aux yeux violets, aux cheveux magenta clair courts avec deux petits chignons sur les deux côtés de la tête, un bandeau rouge sur la tête et un uniforme d'écolière se tenant devant la pièce, ayant l'air un peu nerveuse.

Quand elle prit la parole, sa voix colla ave son attitude. "Euh… je suis vraiment désolée de vous déranger, mais... je cherche mon père. Il travaille ici à cette heure…"

"Ah, je vois…" Makoto pris la parole, étant le plus à l'aie avec les inconnus. "Est-ce que c'est… le docteur Nishizawa, par hasard?"

A ces mots, la fille se sentit un peu plus détendu. "O-oui, c'est bien lui. Je… je suis sa fille …"

"L-la fille du docteur? Ici?" Seiko fut un peu surprise. "Est-ce que tu le cherche?"

"U-un peu…" Elle commença à expliquer. "En fait, les cours se sont terminés plus tôt aujourd'hui, et l'école n'est pas très loin de l'hôpital, alors il m'a dit que dans ces situations-là, je pouvais le rejoindre à l'hôpital… mais je ne sais pas trop où il est maintenant…"

"D'accord…" Makoto lui offrit un petit sourire. "C'est quand même sympa de faire ta connaissance. Moi, c'est Naegi Makoto!"

"K-Kimura Seiko… enchantée."

"D-de même…" La fille se présenta. "Moi, c'est Nishizawa Kiriko… j'espère qu'on pourra bien s'entendre."

"Moi aussi!"

"Hmm…"

"Kiriko? Tu as terminé les cours plus tôt aujourd'hui?"

Là, tout le monde se retourna vers la porte pour voir arriver le docteur et l'institutrice arriver.

"O-oui, papa…" Kiriko expliqua nerveusement. "P-pardon d'être entré dans la chambre d'un patient, mais je te cherchai… et la porte était ouverte…"

"Ah, je crois que cela est ma faute." Chino pris la parole et s'inclina devant lui. "Je vous prie de m'excuser pour cette erreur, monsieur."

Le docteur soupira avant de regarder le petit garçon. "Ce n'est rien… je devais m'occuper du garçon, de toute manière."

"Bien. Je vais donc vous laisser faire votre travail. Kimura-san, nous partons."

"D'accord…" Elle se tourna une dernière fois vers Makoto. "Au revoir, Makoto-kun. J'espère qu'on se reverra vite."

"Moi aussi. Au revoir."

Une fois les deux personnes parties, Kiriko se tourna vers son père avec un air triste. "P-pardon, papa… je sais que je n'aurai pas du-"

"Ce n'est pas trop grave, Kiriko. Nous en reparlerons plus tard." Le docteur la coupa doucement. "Veux-tu bien nous attendre dehors? Je dois m'occuper de lui."

"D-d'accord…"

Elle quitta la pièce, laissant le docteur et Makoto entre eux. "Elle a l'air gentille, mais un peu timide…"

"Oui, et elle est très curieuse en ce qui concerne le domaine médical, malgré son âge…" Il se tourna vers lui avec un air sérieux. "Bien, assez bavardé. Comment te sens-tu?"

"Oh, je me sens bien, monsieur." Makoto expliqua. "Je n'ai plus mal nulle part, et… j'ai juste ma jambe qui me donne un peu chaud."

"Hm, je vois. Eh bien, nous allons voir ça tout de suite avec une petite échographie."

"Une… échographie?"

Il redressa ses lunettes. "Cela nous permettra de connaître l'état de ta jambe… et de savoir si tu es vraiment en état de sortir d'ici ou non."


FIN DE L'INSTANT TEMPS LIBRE


Et boum! Premier Instant Temps Libre terminé!

Qu'est-ce que vous en pensez? N'hésitez pas à me le dire dans les commentaires! Pareil si vous avez des questions!

Alors, on quitte le milieu pour se replonger dans l'Histoire. J'ai voulu me dépêcher pour faire un truc à peu près potable. Si vous trouvez que c'est un peu rushé, n'hésitez pas à me le dire!

On se retrouve bientôt pour un nouveau chapitre! Ciao!

Pupla vous rend une souris propre.