SALUTATIONS CONFINEES !
héhé ! vous l'aviez pas vu venir celui-là MOUHAHAHAHA ?! Mais oui, l'ennui ne nous atteint pas, la folie a déjà pis possession de nos corps et nos espriiiiiits ... Donc autant s'éclater et prendre le soleil avec nos poulettes à jupettes et sombrer dans les tréfonds de la bêtises héhé ! on vous embarque donc pour un Bonus spécial, a.k.a "le chapitre de l'ennui" a.k.a "le chapitre qui va couter cher en hémoglobine" !
On vous souhaite une bonne lecture et une bonne survie au confinement ! Prenez soin de vous ! et retrouvez Tartinette en fin de chapitre.
* poutoux sanglants *
DU NUUUUU
(Bonus spécial)
Point de vue de Lilly:
- Tiens loupette, ça vient de ton père.
- Hein ?
Ma mère me balance un jeu de clés sur mon bureau.
- Il a fait changer les serrures?
Elle explose rire avant de soupirer.
- Pas vraiment, il en a fait rajouter une …
HEIN ?
Je rebouchons tout vite le tube de vernis et fait en sorte ne pas m'éclater les ongles de pieds tout frais que je viens de colorer. Pourquoi mon père en a rajouter une ? Je prends la clé en photo et l'envoie à mon paternel.
« C'est vrai que 14 c'était pas assez … »
Il me répond presque instantanément :
« Celle-ci est anti intrusion masculine. DEFENSE ABSOLUE DE FAIRE VENIR DES GARÇONS TARD LE SOIR A LA MAISON ! Compris ? »
Et il s'est senti obligé de rajouter:
« Lilly, n'oublie pas : je vois tout ! »
« Et je t'aime. »
Intrusion mascu … ah !
Je dévale le couloir pour me jeter sur le lit de ma mère qui ne remue même pas. Je sautille sur le matelas, je plus en plus fort et toujours aucun grincement.
- Bah … pourquoi ça bouge pas ?
Ma mère abaisse la couverture se son lit et m'adresse un regard salace et moqueur.
- Avec ton père, on a fait du sur-mesure renforcé. Sinon tu aurais souffert d'insomnie ma chérie. Il faudrait un tir de roquet pour le faire grincer. C'est le stricte nécessaire pour supporter les tirs de ton pèr…
- AAAH stop je ne veux pas savoir !
Je bouche mes oreilles en me marrant comme pas permis et me roulant en boule sur les draps. Ces deux-là ne sont pas humains ! S'en suit une séance chatouilles où j'implore ma mère de ne pas me niquer mon vernis. A bout de souffle et avec les cheveux en vrac, elle me laisse respirer.
- Tu voulais me dire quelque chose au fait?
- J'ai oublié… ah si attends voilà ! Est-ce que papa sait que Luffy m'a raccompagné après le concert !?
Cette fois elle referme son bouquin et croise les bras en me considérant gravement.
- Jeune fille ! Tu avoues donc ! Mon cher et tendre m'a réveillé en panique parce qu'il a vu sa petite fifille faire rentrer un vilain garçon dans la maison. Tu te rends compte !?
- Euh… non pas vraiment …
Je m'apprête à recevoir une soufflante mais l'expression de ma mère change du tout au tout. Elle fait claquer ses ongles longs sur la couverture plastifiée du bouquin.
- C'était Luffy hein … ?
- Oui, il m'a débarrassé d'un sale type après le concert, du coup je lui ai proposé de venir manger un bout à la maison. Tu verrais l'état de leur cuisine…
Ma mère pince ses lèvres et de petites lumières s'allument dans ses yeux. Je n'aime pas ça.
- Et … c'est tout ?
Arf…
- Nan, on a fait l'amour jusqu'au matin évidemment.
- C'EST VRAIIIII ?
Elle se rue sur moi avec des feux d'artifices dans les yeux et de la bave au coin des lèvres. J'en était sure…
- Mais nan maman ! Bien sur que non ! Nous ne sommes pas ensemble Luffy et moi ! arrête…
- Pfff… laisse moi espérer.
Elle retourne à son livre. Quant à moi je dois prendre en compte le fait que mon père va fliquer mes allées et venues. Enfin, plus qu'il ne le fait déjà.
Sur le réveil de la table de chevet je vois qu'il est déjà presque 8H40, je dois me dépêcher.
- J'y vais maman.
- D'accoooord, je t'ai mis des sous dans l'entrée si tu veux manger avec Akira… ou Luffy.
- MAMAAAAN !
Je sors du lit, c'est pas possible une mère pareille !
- Et Lilly !
- Ouiii ?
- Ton lit aussi est renforcé, alors n'hésite pas, je n'entendrai rien…
- Ça suffit !
Rouge de honte je quitte la chambre de ma mère pour aller embarquer mon sac et mes lunettes de soleil.
- N'importe quoi ! Comme si Luffy et moi on pouvait faire …
Aaaaaah !
Je tapote mes joues histoire de penser à autre chose. IL FAUT QUE JE PENSE A AUTRE CHOSE ! Sinon je vais pas pouvoir me concentrer pendant les séances de tutorat… Quelle idée aussi, de nous faire des cours supplémentaires. Bon, certes les résultats n'ont pas été brillants, ni même terribles, mais…
Impossible de terminer ma pensée.
J'écrase ma joue contre la porte en métal de mon casier, histoire de me refroidir. C'est comme si mon corps chauffait tout seul. Le fameux soir du concert je me suis réveillée dans mon lit. J'étais pourtant persuadée de m'être endormie dans la cuisine. Avec Luffy. Ça voudrait dire qu'il m'a mise au lit… qu'il m'a porté et m'a couché ?!
- Non non non.
Faut que je me calme. De petite taches rouges perlent sur la porte de mon casier. Je sais du nez rien qu'à imaginer la scène. Moi, endormie, dans les bras de Luffy qui me porterait sans peine. Qu'il me dépose sur mon lit…
Cette fois le liquide chaud dégouline jusque dans ma bouche. J'ai soudain peur.
- J'espère que je n'ai pas bavé !
- Tu as besoin d'un mouchoir ?
Akira ! Je suis si contente de la retrouver ! D'autant plus qu'elle me tend un mouchoir bienvenu ! Je m'en saisi avec plaisir et nous allons toutes les deux rejoindre notre salle de « tutorat ». En effet, seuls les élèves qui le souhaitent viennent à ces leçons supplémentaires, mais ceux qui n'ont pas eu des résultats mirobolants sont fortement invités à être présents. Akira et moi n'avons pas brillé dans le classement. Contrairement à un certain garçon qui n'est donc pas venu hier.
Avec lui c'est vraiment les montages russes. Je n'avais jamais encore saigné en le voyant ou en pensant à lui, c'est étrange d'ailleurs parce que, le soir du concert il était à tomber.
- Oh, ça coule Lilly !
J'enfonce un autre coton dans mes narines. C'est comme si mon corps réagissait seulement maintenant à la présence de Luffy ? Est-ce parce que j'ai accepté mes sentiments pour lui ? C'est très étrange, jamais encore ça ne s'était produit en différé de cette manière.
Nous arrivons toutes les deux dans la salle et notre professeur du jour est déjà là, la salle est déjà bien remplie.
En même temps …. Avoir des leçons dispensées par le Président du Conseil des Elèves en personne … ça rassemble ! C'est une idée du Principal pour éviter d'avoir à payer les enseignants ou de nouveaux instructeurs pendants les vacances, c'est visiblement plus onéreux. Alors il fait bosser les terminals. Enfin, surtout Sabo-sempaï et Trafalgar-san, les deux responsables de ces séances de tutorat.
Dans le fond de la classe j'entends les ronflements des « professeurs » Shanks et Rayleigt, ils sont endormis là depuis le début des vacances, personne n'a osé les réveiller. Comme le dirait ma mère : « la cuite a dû être sévère. »
Nous prenons place Akira et moi à nos pupitres habituels et je m'étire en arrière. J'inspire fortement pour faire le vide dans ma tête.
Soudain, des mains m'agrippent gentillement le visage et me retiennent en équilibre sur les deux pieds arrières de ma chaise.
- Qu'est-ce que ?
- Shishishi, salut Lilly.
Doucement il fait glisser ses mains de mes joues à mon cou, il me retient.
- Si tu bouges tu vas tomber ! Attend juste un peu.
- Que. ? QUOI ?
Derrière moi j'entends sa chaise qui bouge. Je glisse un oeil vers sa main qui va se poser sur mon épaule
- Voilà, attend je vais la mettre dehors.
Ma chaise s'effondre bruyamment sur le sol et je me ramollis sur mon pupitre. J'avais donc une bête sur mon épaule…
- Oh ! Elle est jolie !
- Tu as vu comme ses ailes sont colorées ?!
A la fenêtre Luffy et Akira admirent l'insecte qui avait squatté chez moi. Portgas-san se joint à eux et ils se complaisent en admiration de cette libellule. Sous ma joue je sens un liquide chaud se répandre.
- Oulà, tu supportes mal la chaleur l'oisillon, oye ?
- Mmmmh ?
Ma vision et un peu floue mais je reconnaîtrais cette carrure entre miles.
- Marco ?
Il pose sa main sur mon front. Qui de nous deux à la température corporelle la plus élevée ? Je me le demande bien. Et aussi.
- Y'a quelque chose sous la blouse ?
Hein ? J'ai pensé à haute voix ?
Je me redresse un peu, la joue collée le sang qui coagule rapidement. En face de moi, les lèvres de Marco s'étirent en un sourire ravageur et ses yeux s'allument.
- Tu voudrais le savoir hein, oye?
Par réflexe j'hoche la tête, la bouche légèrement ouverte, prête à gober n'importe quoi.
- Eh bien, pour le savoir, il faudra venir avec moi. Tu me suis, oye ?
Toujours hypnotisée par l'infirmier je tends les bras pour lui faire comprendre que j'accepte cette proposition. Ses lèvres laissent échapper un petit rire et il m'attrape par la taille. Je ne dois vraiment pas peser lourd pour ses bras, il me soulève comme un rien. J'enlace mes bras autour de son cou et dépose ma tête sur son épaule. Un filet de sang se répand sur sa blouse blanche et le suis du doigt.
- Je l'emmène, tu gardes ses affaires.
Aucune idée de la personne à qui il parle. Tout ce que je sais c'est qu'il y a une petite ouverture là, entre les boutons de sa blouse.
Il me semble que nous sortons de la classe, j'entends la porte se fermer mais tout ce qui m'intéresse ce sont ces boutons, il faut que je les enlève. La lumière de l'extérieure me blesse les rétines et je me réfugie contre son cou. Sa peau sens si boooon …
- T'es pas possible, oye.
Il ouvre une porte blanche, toute blanche et me dépose sur un lit qui remue lorsque l'infirmier dépose son genoux près de moi. Ce lit-là n'est pas renforcé … Mais bon ! Je commence à défaire les boutons de la blouse de Marco qui est distrait à chercher quelque chose sur le chariot à côté. Je suis sure qu'il ne porte rien en-dessous.
- Tu as de la température ! Comment s'est possible d'avoir de la fièvre par cette chaleur ? Oye.
- Oh ! Oui j'ai chaud.
Je remue et commence à déboutonner ma propre chemise, ce sera mieux. Le sang dévale ma gorge et va dégouliner sur ma poitrine. Ça fait comme des motifs, c'est rigolo.
- Ça ne t'intéresse plus de savoir ce que j'ai sous ma blouse alors, oye ?
- Si !
Je suis perdue ! C'est trop dur de savoir s'il faut que je me déshabille ou si je dois le déshabiller d'abord. Des larmes commencent à couler sur mon visage. J'ai mal à la tête je crois.
- Ne t'en fais pas oisillon, je suis là.
Il nettoie mon visage et très vite les pile des compresse grandit. Elles sont toutes maculées de sang.
- C'est moi qui ai perdu tout ça ?
- Ouep, la chaleur ne te fait pas du bien Lilly, ton sang est beaucoup trop fluidifié, c'est comme de l'eau, oye.
OoooOoooh c'est donc ça, c'est vrai que me sens un peu fatiguée…
/ /
- Mmmmmh… on est le matin !?
- Ah! Vielle peau tu émerges enfin!?
Hé ? C'est pas ma mère ça.
J'ouvre grand les yeux et croise ceux de cette furie dissimulée qu'est Pudding. Elle se lève brusquement de sa chais et vient escalader mon lit.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
Je me recroqueville contre mon oreiller mais elle ne cesse de s'avancer et de me dévisager. Puis elle braque son index sur mon front et appuie fooooort.
- Sabo m'a envoyé veiller sur toi petite teigne, ramène ton cul y'a du mouvement.
- D'accord, d'accord…
- Et tiens, l'infirmier à laissé ça pour toi, il a dit c'est pour ta tête.
Elle me tend un cacher et un verre d'eau, j'avale le cachet et glisse la petite plaquette en aluminium dans la poche de ma jupette.
Comment, je ne sais pas. Pourquoi ? Pas la moindre idée, mais je me lève, rafistole un peu ma jupette histoire de ne pas avoir la culotte à découvert et je suis Pudding à travers les couloirs. Dehors il n'y a pas l'air d'y avoir un pec de vent, juste la chaleur assommante de l'été et les cigales. Avant même d'arriver dans notre salle de classe j'entends des cris. En vrai, je me demande bien comment les autres classes vont pour nous supporter toute l'année, je les plains.
En ouvrant la porte, je prends la mesure du désastre.
Je respire deux secondes avant d'entrer dans la salle, juste le temps de bien comprendre le tableau.
Visiblement, notre classe a été rejointe par d'autres promos, des terminals (COMME DE PART HASARD !). C'est ce qui explique (peut-être, la logique s'est barré en courant depuis des plombes déjà) que KID ait les fesses que le bureau du central. Par contre, le tour dans le tableau celui-là je ne me l'explique pas. Trafalgar-san a l'air plus énervé et dépressif que d'habitude.
- Oh ! T'es là shishishiiii.
Luffy lâche la tête de Vinsmoke qui se fracasse et fend le pupitre en deux. Ce qui nécessairement énerve grandement Sabo-sempaï qui titre les oreilles de Luffy mais rien n'y fait, il vient m'attraper. A ses pieds j'entends comme un boulet et réalise que ce n'est autre que Portgas-san qui s'est endormit en lassant ses chaussures à celles de Luffy. Y'en a vraiment pas un pour rattraper l'autre.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?!
Luffy commence son explication par s'enfoncer le doigt le nez, ses traits se crispent et il a soudainement une tête bizarre.
- Trafi dis des bêtises.
- MUGIWARA !
Derrière, ledit « Trafi » s'agrippe au rebord du bureau pour se relever. Une goutte de sueur perle sur son front et je sent qu'il est à bout. Sur quoi, Kid ajoute.
- Carrément, Toubib ça va pas clair dans ta tête, ton histoire… c'est des conneries.
Pour étayer ses dires, il se lève du pupitre et se rapproche du tableau. Je commence à avoir peur et me rapproche de Luffy qui en a fini avec ses fouilles nasales.
- Nan, me tiens pas la main… ça va aller.
Kid dépose ses paumes sur le tableau de craie et balance son crâne dans le trou déjà bien profond. Le tableau d'ardoise se fissure encore plus, certains morceaux tombent sur le sol.
- Tu vois, c'est pas parce que tu l'as écris que je peux me l'enfoncer dans le crâne.
- Vous êtes … désespérants.
Ah …. Je vois la scène. Vu le cratère béant qui perce la pauvre caboche de Bartolomeo et l'impact sur le tableau, je comprends. Luffy dépose sa main (propre) sur mon front tandis que Izou-sempai n'en fini pas de ventiler Bartolomeo avec son éventail.
- Tu te sens mieux au fait ?
- Oui ça va, juste un coup de chaud.
Dans le fond de la classe, Perona, Cavendish et Delliger s'affairent à faire des manucures colorées aux « professeurs » toujours assoupis. Personne ne bosse quoi… D'ailleurs !
- Où est Akira ?
- Elle est partie nourrir le canasson …
Me répond Baby 5 en mâchant son chewing-gum. Oui donc personne ne révise, on finira tous idiots quoi. Bon… Je rejoins mon pupitre sous escorte de Luffy et glisse une salutation du regard à mon sempaï.
- T'es vraiment nul comme prof !
- C'est toi qui est vraiment crétin comme élève ! Comment veux-tu que je t'apprenne quoi que ce soit quand tu persistes à croire qu'il peut y avoir un tremblement de terre dans un avion… UN AVION !
En vrai, j'ai mis deux secondes à percuter.
Les deux se chamaillent et à chaque réplique le bureau remue, causant certainement un barouf considérable.
Et ce qui devait arriver, arriva.
Une à une les fenêtres qui donnent dans le couloir se voilèrent et la porte s'ouvrit en grand. Une silhouette colossale occulta le soleil et nous fument probablement sourds quelques secondes après son exclamation.
- C'EST PAS BIENTOT FINIIIII ?!
Les murs de la salle tremblèrent et je me planque sous mon pupitre, comme pour un tremblement de terre. Derrière moi, Luffy vient me rejoindre mais ne s'arrête pas de rire, toujours Ace noué à ses pieds. Même ça, ça ne réveille pas notre « Belle aux bouclettes noires »… Je glisse un regard vers le Directeur de cet établissement, impossible de voir ses yeux sous les grosses lunettes de soleil. Le cordon de son bob vol encore, de même que les pans de sa chemise à fleurs jaune. Très séyant.
- Shishishiiii
Caché dans mon cou, derrière mes cheveux, Luffy n'en finit pas de rire et de taper du pied sur le sol. Son rire est communicatif et je dois avouer que la vue du Directeur en bermuda de pêche m'arrache un sourire. Surtout qu'il n'a pas les mêmes chaussures.
- Allez donc vous aérer dehors au lieu de dévaster mon établissement ! LEVEZ MOI LE CAMP ILLICO !
Donc même lui ne veut pas que l'on travail !?
Kid s'interpose et reprend sa querelle avec Trafalgar-san. Querelle vite stoppée par le directeur qui dégaine sa canne à pêche pour ligoter les deux énergumènes avec le fil. Dans la classe c'est le fou rire général. Je me demande seulement où est donc passé l'hameçon.
C'est alors que …
- 'ou'ou !
De la fenêtre, une Akira sauvage est apparue, par la fenêtre et sans chaussure. Elle a du foin dans les cheveux et une énorme marque de léchouille dégoulinante sur la joue gauche. Très discret, elle pourrait aussi se balader avec une pancarte « GARP, je nourris une étable à tes frais. » que ça ferait le même effet.
* splash *
C'est le bruit qu'à fait le poisson en plastique qui a claqué le front d'Akira. Un joli bruit d'ailleurs. Elle zieute d'une manière si peu assurée sur la fausse poiscaille qui tombe sur le lino. Elle est gentille Akira, elle veut aider. Alors quand elle voit un poisson sur le sol, elle l'attrape. Le directeur n'a pas le temps de faire raisonner sa grosse voix qu'elle s'en est déjà saisi et qu'elle tire.
Fatalement, les deux râleurs ficelés se retrouvent collés l'un à l'autre et perdent l'équilibre pour se fracasser sur le pauvre Bartolomeo qui venait à peine de reprendre conscience.
Ma pauvre Akira plisse les yeux pour essayer de discerner le fil en nylon et c'est alors que raisonne, après le chaos, le « POC » de l'espoir.
Ce « POC » c'est le bruit de la tête de Portgas-san qui se réveille finalement et qui se cogne contre le casier du pupitre qui lui servait d'abri.
- Oh, salut l'ancêtre…
Ledit ancêtre n'a pas apprécié et c'est comme si la cicatrice sur le front du directeur entrait en fusion. Luffy m'attrape par la main et me guide « discrètement » vers la seconde porte. Il faut fuir.
Plusieurs élèves nous imitent et une fois dans le couloir je n'entends plus aucun rire sous la cohue et le fracas des pupitres qui volent en éclats. Le directeur est en train de bousiller notre salle en essayant d'attraper Portgas-san. Adossée aux fenêtres, je m'en vais rejoindre Akira qui s'essuie le visage dans les cheveux de Cavendish. Kid et Trafalgar-san se sont démêlés et Luffy en rajoute une couche en entrainant notre classe dans cette altercation.
- Akikiiiii
- Lillyyyyy
Nous nous sautons dans les bras et je me recule assez vite, elle dégouline encore.
- C'est ton poney qui t'as mis dans cet état ?
- Oui… et non héhé, j'ai glissé sur son caca et je suis tombée dans sa mangeoire.
- Ah !
Elle se masse l'arrière du crâne tandis que j'aperçois de l'autre côté de la vitre, les bouclettes de Portgas-san qui s'affairent toujours à fuir la fureur du directeur.
- Tiens, Marco m'a donné ça tout à l'heure. C'est pour la tête.
Je sors de ma poche la plaquette de pilules données par l'infirmier et les tend à mon amie.
Ça peut pas faire de mal.
Si?
La main dans la poche, je trouve un petit morceau de papier. Je le déplie et reconnais l'écriture de l'infirmier, il avait dû le glisser avec la plaquette mais j'étais trop dans les vapes pour m'en rendre compte.
« C'est pour le mal de crâne, mais attention n'en prends pas un entier, sinon tu vas voir des éléphants roses. »
J'allais arrêter Akira mais elle me regarde déjà, le sourie aux lèvres et s'exclame :
- Gobé !
- Bon ! Vous venez, les premières défient les terminales ! On va régler ça dans le parc !
Arf…
Point de vue Akira :
C'est incroyable ! Je ne savais pas que ce parc de Rough Tell avait subi des modifications ! La dernière fois où je suis venue me promener, il respirait la normalité. Et là... De l'herbe rose, c'est du jamais vu ! Et des arbres violets, oooooh ! Tandis que notre groupe – ou devrais-je dire notre troupeau – franchit les grilles, je dégaine mon portable pour appeler la présidence du club de botanique :
- Coucou Robin !
- Crimson-chan ? Tu n'étais pas censée suivre des cours de soutien ?
- Si mais Garp nous a demandé de ficher le camp. Kid a détruit le tableau, on ne pouvait plus avancer. Écoute plutôt ça : je viens de faire une découverte IN-CRO-YABLE. De l'herbe couleur pèche et des arbustes indigo !
Son rire cristallin sonne merveilleusement bien. J'ai l'impression qu'il se diffuse à travers des haut-parleurs. Mais oui ça doit être ça ! Tout le monde peut entendre sa belle voix, c'est la magie de la nouvelle technologie ! Un doigt pointé vers le ciel, je m'adresse à Cavendish :
- C'est la présidente du club !
Le blond ne prend même pas la peine de contempler la direction que je désigne. Il me toise, mi-écœuré mi agacé.
- C'est Cavendish-kun ? Tu peux me le passer s'il te plaît ?
Je tends mon portable au troisième membre du club qui le saisit avec un mouchoir. Il a raison d'être prudent. D'ici je peux voir les microbes danser sur mon mobile. Lilly vient passer son bras autour du mien. Ses sourcils froncés sur son joli front connote son désarroi.
- Dis-moi Akiki...
- Oui Lillynette ?
- Toi aussi tu vois des abdos sur cet arbre ?
- Non, le mien est violet. Pourquoi ?
- C'est bien ce que je pensais...
Cavendish me rend mon portable en me fixant droit dans les yeux. Robin a déjà raccroché.
- La doyenne du club m'a demandé si tu avais chopiné ?
- Oui, évidemment, quelle question.
- QUOI ?!
- De l'eau pardi ! Il est recommandé à l'être humain d'ingurgiter au moins huit verres de 200 millilitres par jour, soit l'équivalent de 1,6 litres.
- T'as quel niveau déjà en maths ? s'enquiert la blanche en arquant un sourcil.
- Merdique pourquoi ?
- Ton abjecte personne me répugne ! soupire Cavendish en levant les yeux au ciel euh... au ciel vert. Bon ouvre bien tes esgourdes disgracieuses : ne t'approche pas de l'arbrisseau. La doyenne redoute que tu t'empales l'œil dans une branche.
- Oï l'allumeuse, Minimoy et la princesse, rappliquez la partie va bientôt commencer ! aboie Kid avec un sourire carnassier.
C'est qu'ils sont réactifs ces garçons ! Cela fait à peine trois minutes que nous sommes entrés dans le parc et ils ont déjà tracés un terrain rectangulaire pour la partie de balle aux prisonniers à venir. Si j'ai bien tout suivi leur délire, ce sera les premières contre les terminales. Attendez...
- Qui a saccagé le gazon ?! je m'offusque, outrée.
- C'est le gamin avec le palmier sur la tête, répond une voix peu familière à mes côtés.
- Bartolomeo..., je grommelle les poings serrés.
Je repère le ravageur qui est en train d'uriner dans le panier de pique nique d'une famille. Je vais le dégommer... Lilly, qui tâtait son nez, surprise qu'il ne saigne plus, se tourne vers celui qui m'a répondu précédemment.
- Oh Thatch ! Ça fait un bail !
- Salut les filles ! Je suis à Rough Tell toute cette semaine, Ace m'a prévenu qu'il y aurait de l'animation cet après-midi alors je suis venu.
- Avec des classes comme la nôtre et celle des terminales, on a l'impression que c'est le carnaval de Rio tous les jours ! s'exclame Lilly tout sourire. Oh mais tu as ramené des bananes, c'est sympa !
La perspective de manger un fruit par cette chaleur vient repêcher ma bonne humeur. Nous tendons toutes les deux la main vers les cheveux-bananes de Thatch et nous tirons. Tiiiiiiiiiirons !
- Aïe aïe aïe ! Mais vous avez perdu la tête ?
- Je crois que c'est bien ça le problème justement, « elles ont perdu la tête », oï.
Marco, qui semble venir tout droit du ciel à en juger les plumes qui volettent derrière lui, vient s'accouder au crâne de Lillynette.
- Avoue l'oisillon, t'as avalé un cachet entier avant de lire mon mot.
- Mais pas du tout, qu'est-ce que tu vas imagi... bon sang Marco tes pectoraux ont poussé directement sur ta chemise !
Comme le nez de la blanche semble hors fonction, le liquide s'est concentré dans sa bouche. De la bave dégouline jusque que sur la chemise de son uniforme. L'infirmier-ananas (c'est peut-être à la mode de porter les fruits sur la tête?) pouffe et conclue :
- Bon, les effets devraient se dissiper dans environ trois heures. Je vais vous coller aux basques pendant ce temps. On va rester trèèès proches pour que je puisse vous surveiller, ça te va l'oisillon ?
La blanche secoue positivement son joli minois, ce qui a pour effet de disperser sa bave partout. Et même jusqu'à Cavendish.
- Diable ! Qui a osé souillé ma peau étincelante de santé ?!
- T'as pas fini de couiner Barbie, on va vous mettre la pâtée, raille Kid en frappant dans ses poings. Bon alors, je vais vous expliquer les règles du jeu bande de mauviettes. En fait...
Chaque équipe sera constituée de onze participants, le coupe nonchalamment Sabo. Dix sur le terrain et un remplaçant. Je nous ai déjà tous comptés. Les terminales sont douze, pareil pour les premières. Du coup...
- Moi je joue pas ! s'écrit Lilly qui a anticipé aussi vite qu'une étoile filante.
La blanche n'attend pas de délibérations supplémentaires et part s'asseoir dans le camp des prisonniers adverses. Elle creuse un trou entre ses jambes. La bonne idée ! Sa bave va abreuver le sol ! Je t'aime si fort Lilly, t'es la meilleure ! Izou reprend la parole, une main directement glissée DANS le pantalon de Sabo. Je n'ose même pas vous dire de quel côté du pantalon...
- Parfait, belle de poche s'est désignée.
- Mais moi je voulais qu'elle joue dans mon équipe ! râle Luffy.
- Qué persona tan valiente ! s'exclame Vista en triturant son étonnante moustache pour un lycéen.
- Et nous, qui dégage ? proclame Joz de sa voix de gros dur.
- Mais attendez, il y a erreur ! s'exclame Apoo avant de compter sa classe en utilisant des notes de musique. Do ré mi fa sol... Hm, nous sommes onze donc tout est bon dans la partition !
Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Des notes sortent de sa bouche gigantesque, c'est rigolo. Au loin j'aperçois Lilly en train d'essayer de les attraper. Sabo répond alors à la remarque d'Apoo. Il avait comptabilisé Thatch parmi eux car, je cite, « il faut faire jouer les invités, c'est la moindre des choses ! ». Nous voilà donc au point mort, aucun terminal ne semble décidé à se retirer. Tout à coup l'attention se porte vers Hawkins qui s'est agenouillé à terre pour tirer les cartes. Tout le monde l'écoute comme s'il était le prophète de notre vie.
- Les cartes me déconseillent de participer. Si le ballon se retrouve entre mes mains, il y a 98,7% de chance que mon offensive arrache une partie de la tête de Baby 5. Sa région des cervicales postérieures sera fortement endommagée car...
- C'est bon on a compris espèce de glauque ! rugit Bonney. Tu es en train de me couper l'appétit avec ton expertise répugnante !
- Pourquoi devrait-il s'interrompre ? questionne Law qui a sorti un carnet pour prendre des notes. C'était très intéressant.
- Ça suffit ! Tout le monde en place et que ça SAUTE ! s'époumone X Drake d'un ton extrêmement autoritaire.
Nos tympans saignent. Il n'était pas obligé de hurler comme ça le stégosaure ! Au moins cela a eu le mérite de ramener un peu d'ordre dans cette joyeuse pagaille. Les joueurs se mettent en place. Kid, Law, Killer, Vista, Joz, Thatch, Sabo, X Drake, Apoo et Bonney d'un côté. Luffy, Ace, Zoro, Sanji, Perona, Dellinger, Bartolomeo, Pudding, Baby 5 et moi de l'autre. Izou et Cavendish sont les remplaçants des équipes respectives. Quelque chose me dit qu'ils ne vont pas servir à grand chose. Marco, l'arbitre, exécute un tirage au sort et le premier lancé revient aux terminales. Puis tout à coup, il est convenu de nous différencier. C'est vrai qu'avec nos uniformes d'été ce n'est pas évident...
- Les terminales n'ont qu'à retirer leur haut ! propose Izou.
- LA BONNE IDEE ! s'égosille Lilly en levant ses petits pouces.
Oui la bonne idée, ils ont de la chance. C'est qu'il fait une chaleur à crever... Même avec une queue de cheval je sens ma nuque s'humidifier. Tant pis, je ne pense pas qu'on me reproche quoi que ce soit. Égalité des sexes. J'attrape l'ourlet de ma chemise et tente de la passer par dessus ma tête.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?!
Ace saisit mes bras pour me stopper dans mon action.
- J'ai chaud !
- Crimson-san, tout le monde va voir ton... tes... oh bordel, t'as pas de soutien-gorge...
Ses joues deviennent rouge pivoine. C'est marrant, des pédoncules de tomate commencent à faire surface entre ses taches de rousseur. Je lâche ma chemise qui se permet de cacher de nouveau mon buste et saisit son visage en coupe.
- Hihi, c'est mignon.
- Akira mais... T'as picolé ?
Cette perspective le fait déjà sourire.
- C'est pire que ça, soupire Marco avec un léger sourire. Bon allez, vous pouvez commencer.
C'était le coup d'envoi le moins emballé de tous les temps... Kid exhibe son air moqueur et s'adresse à Bonney :
- Honneur aux femmelettes.
- Hé crête de piment, recommence à me manquer de respect et je te bouffe les tripes.
Quelque chose m'informe qu'elle en serait capable. Je croyais que c'était mon petit doigt mais en fait il s'agit d'une mouette qui vient de se poser sur mon épaule. Oooh elle est si jolie ! Comment vais-je l'appeler ? Je sais, Gaviota ! Tandis que je lui tapote le bec, j'observe Bonney préparer son lancer. Puis, au moment de tirer, le ballon s'échappe de ses mains pleines de graisse et...
- AÏE !
...et explose les deux oignons d'Ace. Oh saperlipopette ça a l'air très douloureux ! Le garçon est à terre, les mains soigneusement placées entre son entrejambe. La voix grave de Marco retentit :
- Faute ! Bonney éliminée. Ace aussi.
- Quoi ?! Mais y a faute !
- Ouais mais là dans ton état tu peux plus faire grand chose, oï. Vaut mieux laisser reposer tes baloches, elles pourront toujours servir.
Gaviota me signale que Marco va être un arbitre impitoyable ! Ça doit l'amuser de nous voir régler nos comptes pour... Pour quoi d'ailleurs ? Pour quelles raisons on s'affronte au juste ? J'ai encore dû louper un épisode...
C'est à nous de jouer. Zoro s'y colle. Enfin... Zoro avec Perona juchée sur ses épaules. Son rire « Horohorohoro » retentit aux quatre coins du parc. Des gens commencent petit à petit à fuir les alentours. Les terminales paraissent sur leurs gardes, ils connaissent les prouesses physiques de l'homme au gazon sur la tête. Faudrait que j'y plante quelques graines un jour. Le garçon lance la balle un l'air, fait une pirouette sur lui-même et frappe le projectile avec la partie externe de sa main. C'est comme s'il maniait une épée. Personne n'a le temps de voir le coup partir que Killer est à terre.
- Killer éliminé !
- Sa tête me revenait pas, commente son agresseur.
- Alors qu'il porte un masque ?! s'écrit Kid en traînant le cadavre dans leur prison située derrière nous. T'es un guignol ou quoi ?! Tu vas voir...
Oh oh. Le garçon aux cheveux de feu nous fusille du regard. Instinctivement, on s'est tous reculés aux extrémités de notre terrain. Ah, zut, je viens de marcher sur la main de Killer qui est toujours inconscient. Kid nous analyse tour à tour, ses yeux dévient à l'extérieur du terrain et... Hein ?! Il envoie le ballon de toutes ses forces sur un gosse et lui fracasse le crâne. QUOOOIII ?!
- Il n'a pas bientôt fini de chouiner le bambin !
- Faute ! Kid éliminé, non... expulsé ! On frappe pas sur les non-participants, oï !
- Raaah je te hais le phénix !
Kid rejoint son ami dans la prison. Il ne pourra plus revenir dans la partie. Marco va chercher la balle et en profite pour s'excuser auprès de la famille meurtrie. Gaviota évalue le visage conquis de la mère. Selon la mouette, elle a dû lorgner sur le haut de ses pectoraux et a vite passé l'éponge. Le phénix revient vers nous et m'envoie le ballon.
- Vas-y Akiki, dégommes-en plein ! m'encourage Lilly à l'autre bout du terrain.
Oui... Je vais le dégommer... Je n'ai pas oublié ce qu'il a fait... Il va paaaaaaaayer ! Je cible ma proie et contracte mes muscles. Le tire part et percute Bartolomeo.
- Ça c'est pour avoir manqué de respect à la nature ! je déclare énervée.
- Non Akikiiiii, il fait partie de notre équipe !
- Faute ! Encore une... Akira éliminée, Bartolomeo aussi !
- Mais qu'est-ce qu'il te prend ? T'es malade ? Tu veux que je te pisse dessus ?!
- Ouais nan fais pas ça sur Akira, déclare le garçon au chapeau de paille.
- D'accord Luffy-senpai !
Alors que cette raclure de Bartolomeo et moi rejoignons Lilly et Ace qui se remet difficilement de sa blessure, Gaviota me souffle aux oreilles que j'ai eu raison d'agir ainsi. Je m'assieds à côté de la blanche qui est en train de mitrailler avec son portable tous les terminales.
- Du nu, du nu, du nuuuuu !
- Euuuh ça va Lilly ? Regarde, je te présente Gaviota.
Je lui désigne la mouette sur l'épaule. Elle la contemple avec des étoiles plein ses yeux marrons. Et la bombarde de photos également.
- Du NUUUU !
C'est étrange, on dirait qu'elle ne distingue pas la même chose que moi... Sur le terrain, Apoo et ses bras interminables font fureur. Ils parviennent à toucher Dellinger qui s'est planté le talon dans le gazon. Ace baragouine à mes côtés :
Quelle idée de porter des chaussures pareilles pour jour à la balle aux prisonniers...
C'est à notre tour de faire feu mais... arf ! Sanji rate son coup, il est éliminé ! Le cuistot du Baratie explique qu'il n'est pas fait pour « se battre avec les mains ». Mais qui a parlé de se battre parbleu ?! En tout cas les premières sont à présent en infériorité numérique. Gloups, en plus c'est Joz, le titanesque terminal, qui a le ballon entre les bras. Le soleil fait scintiller des... ooooh des diamants sur sa peau ! CE N'EST PAS LE MOMENT DE T'EMERVEILLER AKIKI L'ETOURDIE ! A l'aide de mes cheveux que j'ai défait, je forme une barbe sur mes yeux. Je le sens pas, je le sens pas, je le sens pas...
Il tire et... Non, là en fait ce n'est même plus un tir mais un obus qui s'abat dans le camp des premières ! Il percute Zoro de plein fouet ainsi que Perona qui est toujours perchée sur ses épaules ! Deux éliminés en un seul coup ! JE LE SENTAIS PAS !
- C'est une boucherie..., je marmonne épouvantée.
- Quoi ? Du doujinshi ? Où ça ?!
Je crois que le soleil a grillé quelques circuits dans la caboche de Lillynette... Je frissonne. Oooh cette aura noire... Elle finit de faire fuir les rares téméraires qui persistaient à flâner autour du terrain. Elle provient de...
- Vous... avez... osé... frappé... mon... crétin... de... Sanji-kun !
Alerte générale ! Ils ont réveillé le démon qui sommeille dans le corps de Pudding ! Oh mais... Si ça se trouve elle va faire un carnage dans cet état ! Gaviota me souffle « Qu'est-ce qu'elle fabrique ici au fait ? N'est-elle pas la meilleure de la promo ? » A ce stade je crois qu'on se fiche pas mal des détails. Voyant en Pudding notre seule chance de remonter la pente, tous les prisonniers hurlent à l'unisson « ALLEZ LA CINGLÉE ! ».
- J'vous ai pas sonnés bande de déchets !
Et là, son tir... non, son obus... non, son BOULET DE CANON dégomme trois adversaires à la fois ! Vista, Joz et X Drake tombent comme des dominos !
- OUAAAAAIS ! s'égosillent tous les premières.
Le stégosaure se redresse, le ballon entre les dents. Il paraît frustré de ne pas avoir su éviter ce lancer des enfers. Tiens mais... A bien y regarder on dirait plutôt un tyrannosaure. Je me frotte le front garni de sueur. Bon sang qu'il fait chaud ! Je débouchonne une bouteille, en bois quelques gorgées et renverse le reste sur Lilly. Il ne faudrait pas qu'elle attrape une insolation, déjà qu'elle délire un peu...
- Horohorohoro ! On dirait plus du dodgeball qu'une partie de balle au prisonnier, commente Perona.
Elle est prostrée sur Zoro qui s'est évidemment endormi. Ah ! Pourquoi les premières applaudissent ? Je reporte mon attention sur le terrain et découvre avec une joie infinie que Luffy a su rattraper l'un des ballons adverses ! Ça signifie qu'il peut rappeler l'un des prisonniers !
- Lilly, ramène-toi ! fait-il.
- OK j'arrive ! répond elle comme attirée par un aimant.
- Oï l'oisillon, tu ne participes pas je te rappelle.
- Arrrf..., soupire Luffy. Bon ben Ace ramène-toi.
- Mais j'ai mal aux couilles...
- SHISHISHIIII !
Le concerné finit tout de même par ramener sa carcasse dans son camp. Luffy lui envoie la balle qu'il rattrape sans mal. Qui va viser Ace ? Il examine longuement ses adversaires puis... euh.. il beugle ?
- Y a Izou qui est en train de se faire palper les fesses par un autre garçon !
Instinctivement, Sabo se retourne vers son bien-aimé et... se mange un ballon dans la face.
- Ah ah ah ! ricane Ace, plié en deux.
- Tout se paie un jour Ace, riposte Sabo avec un sourire mauvais.
Mon Senpai passe sa main sur son torse constellé de transpiration. Même d'ici j'aperçois l'eau zigzaguer entre ses pectoraux. Les gouttelettes en profitent pour suçoter l'opalin de sa peau. J'ai la gorge si sèche que je les implore de se ramener par ici et de m'hydrater. Gaviota me donne un coup d'aile dans le visage. Oula, je commence sérieusement à divaguer. Il ne reste plus grand monde sur le terrain. Du côté des premières, les survivants sont Luffy, Ace, Baby 5 et Pudding. Pour les terminales, nous retrouvons Thatch, Apoo et Law. Justement c'est ce dernier qui a la main. Un air franchement méchant se peint sur ses traits. Il lèche la balle d'un air sadique et proclame :
- Baby 5, ne bouge pas d'un centimètre.
- Compris !
Oh non ! Il a compris le secret de Baby 5 qui est d'obéir à tout ce qu'on lui ordonne ! Le vicelard nous nargue en effectuant un simple tir lobé.
- Baby 5 éliminée !
- Putain vous faites tous chier !
Personne ne l'a vue venir. Pudding a ramassé le ballon et nous sort de nouveau son boulet de canon. Sa pauvre victime est cette fois Apoo. La balle tamponne l'un de ses bras et un crac sonore s'élève jusqu'au ciel vert.
- AAAAAH ! s'époumone à l'agonie le musicien.
- PUDDING-SAAAAMAA ! nous jubilons tous en pleurant de joie.
- Vos gueules !
La victoire est à notre portée ! Les minutes s'égrainent encore ainsi que les lancers. A leur rythme, de nouvelles visions font surface. La plupart d'entre elles concernent étonnement les garçons qui... J'ose à peine le penser... D'une toute petite voix, je demande à ma meilleure amie :
- Lilly... Pourquoi les garçons se sont mis à poils ?
- Pour nous faire vivre le plus beau jour de nos vies, pardi ! Il est génial ce cachet !
Un cachet ? De quoi parle-t-elle ? Gaviota me gifle à nouveau pour que je me concentre sur le dénouement du match... enfin, du combat. Ils ne sont plus que deux.
Thatch VS Pudding-sama.
Et c'est le terminale qui a le ballon en main. Il faut absolument que notre camarade rattrape la balle même si ça s'annonce compliqué. De ce que je sais, Thatch est un excellent lanceur au baseball. Son sourire confiant me fait mesurer l'étendue de son talent. Cependant, il ne faut pas perdre espoir. Il s'agit de Pudding-sama après tout ! Tous les premières sont debout dans la prison pour l'encourager. Je ne peux m'empêcher de jeter un œil aux parties génitales de Bartolomeo et de Sanji qui se balancent dans tous les sens. Seigneur, heureusement qu'Ace porte encore ses vêtements sinon je... J'aurais fait quoi ? Je me serais évanouie ? Je lui aurais sauté dessus ? Raaaah j'ai les joues qui chauffent ! Le match, Akiki, concentre-toi sur ce fichu match !
- Amène-toi tête de bite, crache Pudding-sama prête à bondir.
Euuh, j'aurais plutôt dit tête de banane à sa place mais bon, soit. Thatch ne se laisse pas déstabilisé. Il prend son élan et...
- Ma ma ma ma ma ! Ne serait-ce pas notre délicieuse Pudding là-bas ?
- Maman ?
Big Mom. Et sa famille. A eux seuls ils remplissent quasiment tout le parc. Et au moment même où Thatch tire sur Pudding-sama, cette dernière retrouve ses traits adorables et se fait éjecter.
- MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE ! hurlent les premières à l'unisson.
- MEEEEEERDEUUUUUH ! s'écrit Lilly en décalée. J'ai plus de places dans mon portable !
La pauvre s'acharne à prendre des photos, ses habits trempés par la bave et l'eau que je lui ai versée sur la tête. La déception des premières est palpable. Même moi je la ressens alors que je ne sais même pas pourquoi on a affronté les terminales. De leur côté, le rire malveillant de Kid n'hésite pas à nous titiller les nerfs.
- J'vous avais dit quoi ? Notre classe est bien plus balèze que la vôtre !
Je tombe à genoux, atterrée. Alors c'était... juste pour ça ?! Pour déterminer la meilleure classe ? Une main entre dans mon champ de vision.
- Pas trop déçue Crimson-san ?
Ace. Je saisis sa paume gaiement. Le simple fait de le voir devant moi me redonne de l'énergie. Surtout que... euh... Je sens mon cœur battre dans mes joues.
Il est nu.
Nu.
Nu comme un ver.
Il arque un sourcil, attendant une réponse de ma part. Vite, il faut que je réponde quelque chose ! Fais un effort Akiki, creuse-toi les méninges ! Profondément mal à l'aise, je désigne son entrejambe et dis :
- T'as un sacré poireau !
Oh. Oh non. Oh non non non. Akiki la boulette a parlé pour moi ! Même Gaviota, honteuse, a quitté mon épaule pour s'envoler vers d'autres cieux. Avant même qu'Ace puisse réagir à cette remarque hautement malaisante, Marco m'attrape par l'épaule, cale Lilly sous son aisselle et annonce :
- Je crois qu'il est temps de rentrer. A l'heure qu'il est, vous devez toutes les deux parfaitement ressentir les effets secondaires du cachet, oï.
- Bah pourquoi partir si vite ? demande Luffy. On s'amuse bien non ? Puis elles agissent normalement non ?
- DU NUUUUUUUUUUUUU ! rugit Lilly comme un animal.
- Ah...
Tout le monde doit être parvenu à la même conclusion que l'infirmier. Ce dernier ne demande pas d'autres avis et nous entraîne loin du parc, de tous ces exhibitionnistes et surtout de toutes ses visions étranges.
Ah que coucou les loulous, ici Little Tartine, en direct d'une marre de sang ! * essuie son nez * Vous l'aurez compris, ce chapitre est là pour vous faire passer un bon momeeeeent pendant ces temps rudes. Beaucoup d'humour et de beaux gosses * re-saigne * J'espère que ça vous aura plu. Prenez soin de vous surtout !
Ciaoooooossu !
