Réponses aux reviews anonymes :

Narnia : Aaaah j'aime ton pronostic ! Et je te laisse découvrir ce que Narcissa prévoit dans ce chapitre, merci pour ta review !

Sarah MAES : Hello ! Mmmmh le pronostic est pas mal du tout, du tout ! Je te laisse cependant découvrir ce que j'ai prévu dans ce chapitre ;) Merci pour ta review !

Drou : Hahaha tu as la réponse à tes questions dans ce chapitre et tu vas comprendre ;) Merci pour ta review !


Chapitre XXII

Scoop

Disclaimers : les dialogues ainsi que tous les développements entre les dialogues (car souvent ils sont écrits du point de vue d'un personnage) sont fictifs et ne représentent pas forcément ce que je pense personnellement. Il m'arrive d'avoir le même point de vue qu'un personnage sur un fait, mais si une idéologie vous semble choquante, ou un propos choquant par rapport à vos propres valeurs, il y a de forte chance que ce ne soit pas ma pensée personnelle.

La lumière réveilla Drago ce matin-là. Il papillonna des yeux et bailla. Sa vision se précisa et il regarda autour de lui, se rappelant doucement de la veille. Un seul mot lui vint en tête, plusieurs fois, comme une douce chanson : Hermione, Hermione, Hermione. Il sourit en se disant que si son meilleur ami, Blaise, le voyait il le trouverait mielleux et niais. Il tourna la tête et la première chose qu'il vit fut une cascade de boucles brunes étendue sur le coussin à côté de lui. Ses yeux se posèrent sur le visage endormi d'Hermione et il ne put s'empêcher de dégager quelques boucles de ses yeux fermés.

C'était étrange pour lui de se réveiller dans un endroit qui n'était pas sa chambre, mais ici, il s'y sentait bien, peut-être même mieux que dans son propre lit. Il se disait que c'était sûrement parce qu'il était avec elle. Pendant un instant, il s'autorisa à penser que si tous les matins de sa vie étaient comme celui-ci, il vivrait une vie bien belle et douce. Mais cette pensée sortit rapidement de son esprit. Il ne pouvait se permettre d'imaginer des choses comme celles-ci.

Il vit les paupières d'Hermione papillonner et devina que son esprit faisait la même chose que le sien quelques minutes plus tôt. Elle se remémorait. Toute la soirée, toute la nuit, chaque caresse, chaque baiser, chaque soupir. Ça avait eu l'air irréel. Cette nuit avait eu le goût d'une éternité. Une douce éternité.

Elle lui sourit et passa une main dans ses cheveux pour les dégager de son visage. Ils se regardèrent en silence alors que Drago s'approchait d'elle pour jouer avec ses cheveux et qu'Hermione traçait les contours de son visage. Ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre. Hermione gravait ce moment dans sa mémoire car chaque instant était précaire entre eux. Et elle en avait bien conscience. Elle finit par mettre fin au moment en se tournant vers sa table de chevet pour regarder l'heure.

- Je suis désolée Drago, Ginny doit arriver dans peu de temps et… dit-elle précipitamment en se tournant vers lui.

- Et je dois partir, de toute manière, termina-t-il en souriant.

Ils se levèrent et Drago ramassa avec un sourire amusé ses vêtements dispersés dans l'appartement d'Hermione qui elle se préparait du café. Il rejoignit Hermione dans sa cuisine et il se posta devant elle, passant une main dans ses cheveux encore désordonnés à cause de la nuit qu'ils venaient de passer. Il posa ses lèvres sur la tempe gauche d'Hermione. Ce moment avait un goût de fin dans le cœur de Drago. Il savait que cela ne devait pas se reproduire, que cela ne devait pas continuer. Mais comment pouvait-il résister à cette relation naissante entre eux ? Comment pouvait-il entériner tous ses sentiments et faire comme s'ils n'existaient pas ?

Hermione leva son regard vers lui et se mit sur la pointe des pieds pour embrasser doucement le blond. Il répondit au baiser, le cœur gonflé, la tête embrouillée. Le doute était semé. Peut-être que la vraie vie n'était pas celle que lui promettait sa mère. Peut-être que c'était ça, la vraie vie : ce que lui offrait Hermione.

- Bonne journée, souffla-t-il avant de transplaner directement de sa cuisine.

Hermione se retrouva alors seule dans sa cuisine avec sa tasse de café fumante sur le comptoir. Ces dernières heures semblaient avoir été un rêve, irréelles. Pourtant tout s'était réellement passé. Elle sentait encore ses baisers brûlants dans son cou, ses mains sur son corps et son odeur sur elle. Tout ceci n'était que folie.

Elle prit son café avec elle jusqu'à la salle de bain pour qu'elle commence à se préparer à l'arrivée imminente de Ginny. Elle s'observa dans le miroir : les cheveux en bataille, les lèvres rosées et les joues rougies. Elle soupira et passa un coup d'eau sur son visage. Elle continua de se préparer doucement, se réveillant en même temps de la courte nuit qu'elle avait passée. Elle termina de boire son café en même temps et finalement elle entendit toquer à sa porte. Ginny était là. Elles ne devaient se voir que pour passer un moment ensemble et qu'Hermione puisse lui raconter l'anniversaire de Narcissa mais elle était bien contente qu'elle vienne ce matin-là. Elle avait besoin que quelqu'un lui dise qu'elle faisait une erreur et qu'il fallait qu'elle arrête cette folie.

Ginny salua chaleureusement son amie et s'installa dans le salon alors qu'Hermione rapportait le thé. Elle avait les tasses et la théière disposées sur un plateau et apportait le tout tant bien que mal sur la table basse du salon alors que Ginny la toisait avec un regard amusé. La brune souleva un sourcil en croisant le regard de sa meilleure amie. Ginny leva sa main dans laquelle il y avait une écharpe.

- Je ne crois pas qu'elle t'appartienne, Hermione, sourit de plus belle Ginny.

La concernée sentit ses joues prendre feu. Ce n'était pas comme si elle ne comptait pas lui dire de toute manière mais être prise sur le fait ainsi l'a pris au dépourvu. Elle se laissa tomber aux côtés de la rousse sur le canapé et soupira.

- Je comptais tout te raconter, souffla-t-elle.

Et ainsi elle lui conta en effet tout alors que la rousse l'écoutait attentivement, buvant de temps en temps une gorgée de thé. Elle ne l'interrompit pas et laissa Hermione se confier et dire tout ce qu'elle avait sur le cœur. À la fin de son monologue, elle se sentait presque essoufflée.

- Tu ne penses pas qu'il puisse changer d'avis et tout abandonner avec Astoria ? demanda alors Ginny.

- Je ne peux lui demander cela, expliqua Hermione.

- Tu n'as pas besoin de lui demander, mais… Enfin, de toute évidence il ne veut pas réellement de ce mariage avec Astoria. Alors qu'est-ce qui te dit qu'il ne changera pas d'avis ?

Hermione resta muette. Rien ne lui disait qu'il ne réfléchissait pas à la situation et qu'il ne décidait pas de changer d'avis, en effet. Elle espérait au fond d'elle que c'était le cas. Elle se prit la tête dans les mains et soupira bruyamment.

- Je ne sais plus ce que je fais, Ginny, rien n'est rationnel.

- On appelle ça l'amour, Hermione. Ce n'est pas fait pour être logique ou rationnel ou pour t'aider à prendre les meilleures décisions, rit Ginny en posant une main dans le dos de la brune.

Cette dernière écarquilla les yeux. Il n'était pas question qu'elle mette un mot sur ce qu'elle ressentait, la situation ne ferait qu'empirer, elle en était certaine. Mais maintenant que Ginny avait dit ça, et si… ? Son flot de pensées fut interrompu par un toc à sa fenêtre. Elle sursauta et vit un hibou avec la Gazette du sorcier au bec. Elle chercha une pièce dans son porte-monnaie, prit le journal et l'échange contre la pièce. L'oiseau s'envola alors qu'Hermione dépliai la Gazette. Son cœur s'arrêta. Comment ?

Ginny vit le visage d'Hermione se décomposer et elle se leva. Elle se mit à ses côtés et jeta un œil à la une de la gazette. Les yeux d'Hermione se remplirent de larmes, d'eux-mêmes. Alors qu'elle ne le voulait pas, alors qu'elle ne voulait pas ressentir ça. Ce n'était même pas une surprise, ce n'était même pas comme si elle ne savait pas que cela arriverait un jour. Mais le voir écrit et publié était autre chose.

Elle jeta sur le journal au sol. La Une de la Gazette du sorcier du samedi 25 février 2006 consistait en une simple photo prise par un paparazzi d'Astoria Greengrass mais un détail était bien présent et qui n'était pas des moindres. Une bague. Le titre annonçait les fiançailles d'Astoria et de Drago. Hermione sentit les larmes couler le long de son visage. Elle se rassit et toisa de loin le journal et cette photo animée, le cœur au bord des yeux.

- Nous avons notre réponse, murmura-t-elle.


Drago apparut dans son appartement alors qu'il venait de quitter Hermione. Il prit une douche rapidement pour se rafraichir. Il sentait encore sur lui la peau douce de la brune, ses cheveux qui chatouillaient son torse, ses doigts entremêlés au sien. Il ferma les yeux alors que l'eau chaude coulait sur son corps. Comment était-il censé épouser Astoria après ça ? Après cette nuit, après cet avant-goût de ce que serait une vie normale sans obligation liée à son titre. Cet avant-goût de liberté et de bonheur. Comment pouvait-il tout arrêter avec Hermione alors que c'était la dernière chose qu'il voulait ?

Il sortit de sa douche et enfila un peignoir épais. Il partit vers sa cuisine pour se faire un café et se poser pour lire la Gazette comme tous les matins de weekend. Il versa la boisson dans une grande tasse et s'installa sur la petite table noire dans sa cuisine où son hibou avait déjà déposé le journal. Il le déplia, prit une gorgée de café et la recracha immédiatement, en s'étouffant. Il se leva d'un bond et repartit vers sa chambre pour s'habiller rapidement.

Ses pensées se bousculaient. Et si Hermione avait vu cette photo ? Comment allait-elle ? Mais surtout, comment avait osé sa mère ? Elle l'avait piégé et il se trouva stupide de penser qu'elle ne serait jamais allée aussi loin. Il transplana de sa chambre vers le manoir du Wiltshire. La priorité était sa mère. Il traversa le hall et poussa les portes du salon, ne trouvant pas sa mère, il continua jusqu'au petit salon. Il monta ensuite à l'étage au bureau et ouvrit violemment la porte. Narcissa Malefoy qui lisait tranquillement un ouvrage sursauta en voyant son fils entrer si brusquement dans la pièce.

- Ne peux-tu donc pas te faire annoncer comme tout le monde, Drago ? s'agaça-t-elle en fermant son livre en un claquement.

- Ne pouvez-vous donc pas respecter mon libre arbitre et ma vie, comme toute mère ordinaire ? répondit-il d'un ton accusateur.

Narcissa souleva un sourcil alors que Drago sentait la colère s'immiscer dans ses veines. Il tentait encore tant bien que mal de garder son calme mais son cœur palpitait, sa respiration s'accélérait.

- Ne faites pas comme si vous ne saviez pas de quoi je parle, avertit Drago en serrant les dents. C'est sûrement une stratégie élaborée avec Astoria et sa famille, je présume. Il aurait été étonnant que des paparazzis de la Gazette se trouvent réellement au bon endroit, au bon moment, avec Astoria portant la bague de fiançailles de la famille, n'est-ce-pas ?

- Je ne fais ça que pour…

- Ne dites surtout pas que c'est pour moi ! la coupa-t-il sévèrement. C'est pour vous ! Pour vos titres, votre manoir, votre rente, votre honneur !

Narcissa se leva d'un bond et posa les mains sur son bureau.

- C'est pour nous, Drago ! vociféra-t-elle. Quand le comprendras-tu enfin ? Sans ces titres, sans cette place sociale, sans le domaine, sans ces rentes, nous ne sommes rien ! Et pendant que toi tu t'occupes en fricotant avec une née-moldue et en l'embrassant dans les jardins de notre domaine, moi, je m'occupe de sauver ta réputation et ton honneur ! s'agaça-t-elle en plantant son regard dur dans celui de son fils.

Drago ouvrit la bouche puis la ferma. Comment savait-elle ? Est-ce que d'autres personnes savaient ? Il passa une main dans ses cheveux.

- Comment pouvez-vous négocier des fiançailles en mon nom ? explosa Drago. C'est ma vie, mon avenir, mon futur !

- Je fais justement ça pour ton futur, Drago, crois-moi, rétorqua Narcissa. Alors que toi, tu t'évertues à le ruiner ! Cesse donc d'être égoïste !

Drago commençait à marcher dans la pièce, à faire les cent pas, s'arrachant presque les cheveux. Narcissa, elle, restait impassible face au tourment de son fils.

- Tu l'aimes, n'est-ce-pas ? devina-t-elle. C'est une femme charmante, je dois l'admettre, qui pourrait t'apporter beaucoup de bonheur, j'en suis certaine. Mais elle est aussi intelligente et n'acceptera pas cette situation longtemps.

- Et si je ne l'acceptais pas non plus ? s'emporta Drago. Vous ne pouvez m'empêcher de choisir une autre voie !

- Drago, soupira Narcissa qui contournait son bureau. La seule voie qu'il y a pour toi est celle du devoir et non celle de l'amour ou des sentiments. Ce n'est pas une voie pour nous. Tu le sais depuis toujours ! lui rappela-t-elle d'un ton vif. La vie serait bien plus simple si on pouvait choisir de se marier avec la personne qu'on aime, ô combien je le sais, Drago, mais ce n'est pas notre lot à nous. J'ai aussi été jeune et amoureuse mais crois moi, Drago, l'amour est la fin du devoir et il n'est pas le chemin à prendre.

Elle prit le visage de son fils entre ses mains et plongea son regard dans les yeux de Drago qui étaient d'un gris similaire aux siens. Il ferma les yeux un instant et les rouvrit pour faire face à sa mère.

- Drago, reprends-toi ! Tu ne peux abandonner ce que tu es pour une amourette qui ne durera pas, lui ordonna-t-elle. Si j'ai fait tout ceci, c'est pour toi et pour nous. Tu ne peux te complaire dans cette histoire en oubliant tes devoirs et qui tu es.

Il s'arracha à son emprise et recula de quelques pas. Il passa une main dans ses cheveux. Il avait envie de s'arracher la tête, de s'arracher à cette vie, à cette famille et à ces obligations. Il tourna les talons et entreprit de quitter le manoir.

- Il faudra organiser les fiançailles rapidement, Drago, annonça Narcissa.

- Laissez-moi du temps, Mère, trancha-t-il avant de quitter la pièce.

Elle sourit en le voyant partir, persuadée qu'il prendrait la bonne décision, la seule décision qui s'imposait à lui. Elle le savait car elle avait dû faire ce choix aussi, il y a de ça des années. Aujourd'hui, même si son mariage avec Lucius avait été fait de hauts et de bas, et dernièrement surtout de bas, elle était bien heureuse d'avoir quelque chose à laquelle se raccrocher : sa condition de Lady du Wiltshire. Sans cela, elle aurait terminé sans rien et elle ne souhaitait pas cela à son fils non plus. Narcissa en était persuadée, il n'y avait que les titres et le matériel qui duraient. Le reste se fanait ou prenait fin un jour ou l'autre. L'amour pouvait s'arrêter, se détériorer, nous quitter, partir.


Hello, hello !

Je suis contente de vous retrouver aujourd'hui (complètement éclatée car je viens de passer mon concours, voilà voilà) !

Voilà la révélation du petit plan de Narcissa, qui a eu son effet tant sur Hermione que sur Drago.

Bon, bon, bon on en pense quoi ? Pensez-vous qu'Hermione après ça va pouvoir encore regarder Drago en face ? Pensez-vous qu'il pourra arranger la situation ou que justement il va retourner "dans le droit chemin" et accepter ces fiançailles négociées dans son dos ?

Et entre tout ça, on a en filigranes un peu du passé de Narcissa qui, et on l'apprend, a été dans cette situation aussi.

Bref, il me tarde de lire vos impressions de ce chapitre et vos pronostics pour l'avenir de nos héros ! Le chapitre suivant sera un peu plus long d'ailleurs et on aura le retour de Pansy et Harry :)

À vendredi !