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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartient pas.
Rating : M (d'un par pour la sécurité et d'autres par car il risque d'y avoir des relation sexuelle)
Bêta (lecteur/correcteur) : .LindaK
Dédicace :
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Discussions sous la couette
Chapitre 27
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-Tu as déjà envoyé une caisse pleine de livre la semaine dernière ! fit remarquer Roy tandis qu'il se baladait avec Edward dans les rues de Central, sortant tout juste d'une énième librairie.
-Je sais, mais on doit remplir la nouvelle bibliothèque, sourit Edward.
-On parle bien de celle à Resembool là ? Parce que je ne sais pas si tu as remarqué mais les miennes sont bien garnies, surtout depuis que tu as ramené un surplus de livres, sourit Roy.
-Oui oui, rassura Edward avec un sourire. Regarde !
Encore des achats en perspective. L'après-midi passa rapidement, une fois leur shopping terminé, ils passèrent par la gare pour finir de remplir la caisse qui devait partir par le train du lendemain matin.
-On part pour neuf heures c'est bien ça ?
-Oui, confirma le flamme alchimiste, ça nous laisse le temps pour souffler un peu.
Le soir fut propice à nombre de caresses et baisers, Roy mentirait si il disait ne pas être inquiet et quelque peu stressé à propos du week-end qui s'annonçait pour eux deux. Et les attentions qu'il échangeait avec son fiancé l'aidaient à penser à autre chose. Edward aussi était quelque peu inquiet, mais plus pour la réaction de Sid et William. Alphonse comme Winry s'avaient pour eux deux, fort heureusement pas pour tout, mais l'annonce de leur fiançailles ne devrait pas étonner le couple plus que cela.
-Tu stresses, constata Edward entre deux baiser.
-Pas toi ?
-Pas vraiment, répondit le blond.
-Menteur !
-Si peu, taquina le Fullmetal avec un fin sourire.
Nabot profita que le couple se soit éloigné pour venir s'installer sur les genoux d'Edward en ronronnant fortement. Le Munchkin savoura la main de chair qui venait le gratouiller derrière les oreilles avant de se rouler en boule entre les deux hommes.
-Il semblerait que ce soit l'heure de dormir, sourit Roy.
-C'est Nabot qui décide maintenant !
-Pourquoi pas. Un long trajet nous attend demain, autant être en pleine forme pour affronter cette journée.
Edward approuva d'un signe de tête avant d'embrasser Roy pour ensuite s'installer le plus confortablement possible sans gêner le chat qui était pelotonné entre eux deux. Le jeune alchimiste mit un certain temps avant de trouver la posture idéale, à savoir sa tête posée sur l'épaule de Roy, l'une de ses jambes entre les siennes et sa main de chair poser au niveau de son torse. Le brun lui embrassa le crane, avant d'éteindre la lumière, souhaitant une bonne nuit à ses deux nabots.
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Le trajet en train s'était fait calmement, Edward avait somnolé une bonne partie de celui-ci, sa tête posée sur les jambes de Roy qui lisait un livre sur l'alchimie, chose qui n'était pas arrivée depuis bien longtemps. Aux alentours de quatorze heures, ils arrivèrent à la gare de Resembool, Edward descendit du train avec une joie non dissimulée, bien content de pouvoir se dégourdir enfin les jambes. Il prit d'office la direction du wagon du fond, attendant déjà sa caisse de livres, l'homme la descendit assez facilement tandis que Roy arrivait à leur niveau.
-Pressé ? questionna avec un amusement certain le brun.
-Toujours, répondit Edward. Bon, trouvons de quoi faire une brouette.
-Ça va devenir une habitude, sourit Roy en repensant à la fois où il avait ramené l'armure d'Alphonse.
Le blond ne répondit pas, se contentant de rire tandis qu'il fixait un tas de bois non loin, sans se faire prier il claqua des mains avant de changer les planches en brouette.
-Ça tiendra jusqu'à la maison.
Roy aida Edward à mettre la caisse dans la brouette avant de prendre la route vers la maison des Elric, car oui, ils se dirigeaient vers la maison des frères Elric.
-Ça ne te fait pas drôle, de ne plus aller chez Pinacco ?
-Non, Resembool à toujours été chez moi, mais chez Mami c'était pas la maison. Maintenant, j'ai deux chez moi, sourit Edward.
-Deux ?
-Oui, ici, entama Edward en montrant la maison dressée fièrement sur la colline, et à Central, finit-il avec un sourire.
-Faudrait d'ailleurs que tu t'y installes pour de bon, répondit Roy dont les yeux brillaient quelque peu sous l'aveu d'Edward.
-Pour de bon, souffla Edward.
-C'est normal quand on est fiancé, termina le brun en se tournant vers le blond.
Edward arrêta la brouette avant de fixer le brun, sous l'émotion il se jeta à son cou pour sceller leurs lèvres dans un doux baiser. Roy en rigola tandis que ses lèvres se faisaient happer dans un baiser des plus fougueux.
-Edward ! appela Alphonse au loin.
Aussitôt le couple se sépara tandis qu'Alphonse arrivait vers eux en courant.
-Le voyage s'est bien passé ? C'est quoi cette caisse ? Encore des livres ! C'est trop bien. D'ailleurs je t'ai attendu pour installer correctement le bureau et la bibliothèque. Winry veut absolument te parler de ta chambre, tu ferais bien de te préparer elle a l'air décidée à ce que tu la personnalises le plus vite possible, débita Alphonse.
-Al ! Respires, on est là pour trois jours, rappela Edward avec un sourire.
-Désolé, sourit timidement le blond. Je… bonjour Général de Brigade.
-Alphonse, tu n'es pas dans l'armée, appelle moi Roy, offrit Roy.
-D'accord Roy. Le voyage s'est bien passé ?
-Ça aurait pu être pire. Tu nous aides avec cette caisse, quémanda Edward.
-Pas de souci, confirma le plus jeune.
Alphonse termina de faire le trajet jusqu'à la maison, discutant joyeusement avec les deux alchimistes. Sans surprise, ils furent tous les trois accueillis par William qui sauta presque au cou d'Edward, heureux de le retrouver.
-C'était long tu sais, se plaignit William.
-Désolé, s'excusa Edward. J'avais plein de choses à faire.
-Sid, tu peux monter la caisse avec les autres s'il te plait, questionna Alphonse une fois les bonjours terminés.
-Pas de souci, répondit le colosse en se saisissant avec une facilité déconcertante de la caisse en bois remplie de livres.
-On aménagera ça demain tranquillement, informa le cadet Elric. Vous devez être fatigués.
-Epuisés, confirma Edward. Je vais prendre une douche, mais avant je vais monter ça.
-Je te suis, déclara Roy.
Le couple monta alors, Edward en profita pour faire une rapide présentation de la maison tandis qu'il guidait son fiancé jusqu'à sa chambre.
-Ça fait drôle.
-Quoi donc ? questionna Edward en posant sa valise.
-C'est ta chambre.
Le blond observa la pièce, les murs comme le reste de la pièce était vides, enfin si on oubliait le lit et la petite commode de nuit qui y était accolée. Edward n'avait pas vraiment eu le temps de prendre ses marques dans cette pièce.
-Non, sourit le bond. C'est la notre, termina-t-il en se laissant couler entre les bras du gradé pour une savoureuse étreinte. A en croire Alphonse, on va devoir s'occuper de la déco avant que Winry s'en occupe, et je n'ai pas spécialement envie de me retrouver avec un atelier de mécagref à la place de mon bureau.
-En effet, on en parlera après la douche.
-Tu la prends avec moi ?
-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, ils ne sont pas encore au courant.
Edward bouda pour la forme avant de sortir des vêtements propres de son sac pour descendre prendre sa douche. A peine dix minutes plus tard, il céda la place à Roy qui était jusque là en train de parler avec Sid. Quand Roy sortit de la salle d'eau il trouva Edward et les autres dans le salon, discutant avec une certaine animation.
-Mais pourquoi tu ne veux pas !
-Hors de question que tu t'occupes de MA chambre ! gronda Edward.
Winry faisait la moue tandis qu'Alphonse et Sid rigolaient sous cape. Roy ne put s'empêcher de trouver la scène attendrissante avant de croiser le regard d'Edward. Celui-ci s'adoucit quand il croisa le regard onyx de son amant.
-Edward ! appela Alphonse. On va voir pour les meubles ?
-J'arrive, répondit l'ainé.
Roy regarda les frères quitter la maison avant de monter à l'étage pour se détendre un peu. Il n'avait jamais raffolé des trajets en train, ne comprenant pas comment Edward pouvait tant apprécier celui-ci. Le brun s'allongea sur le matelas qui servait de lit, observant le décor qui l'entourait. Le peu de meubles présents dans la pièce avaient été posés à la hâte.
Edward et Alphonse arrivaient tranquillement dans le centre du village, trainant la brouette derrière eux tout en discutant. En chemin ils avaient croisé pas mal de personnes qui comme toujours étaient heureuses de les voir tous les deux. Edward observa les meubles de la petite boutique en ville, restant fixé sur le grand lit qui semblait bien trop grand et qui pourtant avait l'air fort confortable.
-Tu crois que ça passe ? questionna Edward.
-Ça devrait, sourit Alphonse, si tu le mets dans l'angle contre les murs.
-Bonjour les garçons, salua le vendeur. Vous voulez quelque chose ?
-Il vous reste un lit comme ça et les commodes qui vont avec ? interrogea l'ainé en montrant le meuble en question.
-Il me reste le lit, la commode et une table de chevet, informa l'homme. C'est pour toi ? Tu va te perdre la dedans, taquina l'homme avec un sourire en observant le lit en question.
-Hé ! gronda Edward
-Oui je sais, tu as grandi, répliqua l'homme. Donc le tout ?
-C'est ça.
-Ça fera 300 Cenz.
-Je m'attendais à plus, avoua Edward en sortant son portefeuille avant de payer.
-Je vous mets les cartons dans la brouette ? interrogea l'homme en observant ladite brouette.
-Ça va tomber non ? questionnèrent les deux blonds en regardant la brouette qui attendait sagement à l'extérieur de la boutique.
-J'en ai peur, confirma l'homme. Je vous laisse prendre le chevet et je vais demander à Valentin de vous amener le reste.
-Merci beaucoup.
Les garçons quittèrent la boutique avec le sourire, le ciel commençait à s'assombrir, la nuit n'allait pas tarder à tomber. Lentement, les deux frères firent le chemin jusqu'à la maison, prenant les chemins comme quand ils étaient petits, parlant de choses et d'autres.
-Alors avec Roy, comment ça se passe ?
-Et bien, on a bien avancé.
-A quel point ? questionna avec curiosité Alphonse.
Edward se mit à rougir violement, repensant aux folles nuits qu'il passait depuis quelques jours entre les bras de Roy. Alphonse observa son frère avec un fin sourire, ressemblant étrangement à ceux d'Hugues.
-Mmh, je vois… Et donc ?
-Al' ! gronda Edward.
Le plus jeune rigola face à gène de son ainé tandis qu'ils arrivaient devant la maison familiale. Sans grande surprise Valentin était déjà là, et aider de Sid et Roy il montait les cartons de ce qui allait devenir dans un avenir plus ou moins proche un lit. Le jeune homme se proposa pour aider à monter les meubles, et tandis qu'avec Sid ils s'occupaient de la commode, Roy, Alphonse et Edward montaient le lit.
-Du coup on va mettre celui qui était ici dans la chambre d'amis, informa Alphonse en aidant Edward à soutenir la tête de lit tandis que Roy mettait la vis.
-Merci.
William arriva à ce moment la dans la pièce.
-Du coup le monsieur il va dormir dans l'ancien lit d'Ed ?
Les frères Elric ainsi que Roy fixèrent le petit alors que Sid lui répondit.
-On va dire ça.
Le colosse s'était bien douté en voyant le militaire le matin de la mort d'Izumi qu'il y avait autre chose que de simples rapports entre collègues entre eux. William sembla satisfait de la réponse de son père d'adoption et retourna voir Winry dans la cuisine. Presque une heure plus tard, le lit et les autres meubles étaient bien montés, Edward était en train de finir de faire son lit, bataillant quelque peu avec la couette. Le grand meuble, était installé dans le coin de la pièce, proche de la fenêtre tandis que la table de nuit était juste en dessous de celle-ci, le bureau et la bibliothèque était eux aussi bien en place ainsi que la commode dont les tiroirs étaient pour l'instant encore vides.
-Tu veux de l'aide pour remplir tout ça ? questionna Roy en désignant d'un vague signe de la main les étagères et tiroirs vides.
-Volontiers, sourit Edward en remportant la bataille contre la housse de couette.
Alphonse et Sid étaient descendus et Valentin était reparti. Le couple était donc de nouveau seul dans la pièce.
-Je suppose que tu prends la place contre le mur ? questionna Roy en observant le lit et plus précisément Edward qui était justement affalé sur le lit, proche du mur.
-C'est ça, sourit l'homme en passant un bras derrière sa tête tandis que Roy commençait à ouvrir un carton qui se trouvait non loin.
-Tu viens m'aider ?
-J'arrive, répondit le blond en se levant d'un bond, comme monté sur ressort.
Quand ils descendirent une trentaine de minutes plus tard, Winry était en train d'installer la table, tandis qu'Alphonse surveillait le repas. Sid était avec William dans la salle de bain, s'occupant de laver le petit.
-Un coup de main, proposa Edward tandis que Roy partait dans la cuisine.
-On peut parler ? interrogea le militaire.
-Bien sûr, sourit le cadet en touillant la casserole de sauce tomate.
-C'est au sujet d'Edward, entama le brun. Voilà, c'est un peu délicat et étrange comme situation.
-Je suis d'accord, coupa Alphonse.
-D'accord ?
-Vos fiançailles.
-Il t'en a parlé ?
-Il n'a pas eu besoin. Quand il m'a dit qu'il venait, il a dit qu'il viendrait accompagné de quelqu'un d'important, et vous voilà. Ensuite il y a cette gourmette à son poignet gauche avec la petite flamme dessinéedessus, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que les choses ont changé entre vous.
-Et tu en penses quoi ? questionna avec prudence le militaire.
-Tant que mon frère est heureux, c'est tout ce que je demande.
-Pas de menaces ou d'autres choses ?
-Pas besoin, je connais suffisamment Edward pour savoir qu'il sait très bien se défendre lui-même, sourit Alphonse en goutant la sauce tomate avant d'éteindre le feu sous la casserole. Vous savez, je n'ai plus que lui, rajouta le plus jeune. Alors je vous le confie, prenez en soin.
Roy resta figé un instant, tandis qu'Alphonse amenait la casserole sur la table.
-Un souci ? questionna Edward en arrivant auprès du grand brun qui n'avait pas bougé depuis le départ d'Alphonse.
-Non, se reprit Roy. Enfin si peut-être…
Edward observa son amant, le regard rempli de questions en penchant légèrement la tête sur le côté.
-Il va falloir l'annoncer à Winry, Sid et William, termina le militaire en se saisissant du poignet de chair d'Edward pour embrasser la gourmette qui brillait.
-D'accord, juste le temps d'éloigner tous les outils qui trainent dans la pièce et on s'en occupe, sourit Edward.
Roy approuva d'un signe de tête avant de rejoindre les autres dans la pièce à vivre, tous était déjà installés autour de la table quand le couple arriva. Le plus discrètement possible, Edward fit le tour de la pièce afin de s'assurer qu'aucun outil ne trainait sur les meubles environnants. Fort heureusement pour une fois tout semblait être rangé dans l'atelier de la blonde. Après avoir échangé un rapide regard avec Roy il s'installa à son tour avant de lancer les hostilités.
-Winry, Sid, William, commença Edward, je… Roy doit vous dire quelque chose !
Le brun se tourna vers le jeune alchimiste, le fusillant du regard tandis que tout le monde le fixait, attendant de savoir ce qu'il en était, Edward avait la tête baissée et Alphonse semblait très amusé par la situation. Roy souffla pour se donner du courage avant de prendre la parole.
-Je vais me marier !
-Mais c'est super ! s'exclama avec joie Winry.
-Qui est l'heureuse élue ? se permit de questionner Sid.
Roy échangea un regard avec Edward, lui demandant de l'aide en silence.
-Moi ! répondit Edward.
Winry et Sid échangèrent un regard avant d'éclater de rire dans un parfait ensemble. Roy et les frères Elric échangèrent un regard, laissant le fou rire des deux autres se calmer quelques peu. Une fois la chose faite et face au sérieux des trois autres, Winry et Sid échangèrent un regard.
-Sérieusement ? Mais comment ?
-Je te laisse expliquer, sourit Roy en s'installant plus confortablement sur la chaise.
-Pourquoi ce serait moi ?
-Je me suis occupé d'Hugues, contra le militaire.
Edward bougonna pour la forme avant de tout raconter à Winry et Sid, enfin presque tout.
Aux alentours de vingt-deux heures, après une partie de cartes animée, Roy et Edward montèrent se coucher, contents que William soit déjà endormi depuis presque une heure. A peine installé dans le lit, Edward se lova contre Roy, savourant le contact de leurs peaux nues ou presque l'une contre l'autre, de ses mains taquines qui venaient frôler sa peau dans de douces et aériennes caresses, sans oublier ses lèvres qui embrassaient son cou avec une certaine taquinerie.
-En rentrant on pourra aller acheter une commode.
-Une commode ?
-Oui, il risque d'y avoir un surplus de vêtements qui vont arriver dans notre chambre à Central, souffla Edward en tentant de dissimuler sa joie.
Roy se redressa alors, faisant fit des protestations d'Edward qui venait de perdre son oreiller. Il fit taire le blond en s'emparant de ses lèvres avec une avidité certaine, trop heureux d'entendre Edward dire à travers cette phrase qu'il allait emménager pour de bon à l'appartement.
-Je vais devoir prévoir une bibliothèque plus grande, peut-être même songer à déménager pour plus grand.
-Qu'on ait un chez nous qu'on aura choisi ?
-Si tu le veux, sourit en réponse Roy.
Edward passa alors ses bras autour du cou de brun pour sceller leurs lèvres en guise de réponse. Cette maison, il l'avait construite avec Alphonse, mais avoir une maison ou un appartement qu'il aurait choisit avec Roy… C'était juste magnifique, cette idée lui plaisait, d'autant plus que dans quelques mois ils seraient mariés.
Le baiser se changea bien vite en autre chose de plus intime, plus passionnel et tellement d'autres choses.
Une bonne trentaine de minutes plus tard, Roy se laissa retomber sur le torse d'Edward, reprenant son souffle tout comme Edward qui les joues rougies et les cheveux plaqués à son front, peinait à respirer. Il avait du étouffer ses gémissements par peur d'être entendu par les autres occupants de la maison et désormais ses doigts de chair se perdaient dans les mèches brunes de Roy qui embrassait avec amour son torse.
-On a toujours pas de date pour le mariage, souffla soudain Edward.
-J'ai pensé à une date, je voulais t'en parler en rentrant.
-Laquelle ? interrogea Edward avec curiosité.
Roy se redressa avant d'esquisser un sourire.
-La plus logique pour nous deux, souffla Roy en scellant leurs lèvres.
Edward sourit dans le baiser, sachant de quelle date Roy parlait. C'était comme une évidence pour eux deux, ce jour avait étécelui de leur rencontre, quoi de plus normal que de célébrer leur union à cette date. Roy mit fin au baiser, sentant la fatigue arrivée, il se laissa rouler sur le côté pour s'installer confortable dans le lit avant qu'Edward ne vienne se nicher contre lui en remontant les couvertures sur leurs corps nus et encore transpirants de leurs ébats. Il ne fallut pas longtemps au couple pour sombrer dans le sommeil se souciant peu d'avoir été entendu par Alphonse qui était descendu prendre un verre d'eau au mauvais moment.
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Edward et Alphonse étaient installés dans la bibliothèque, terminant d'ouvrir les caisses tout en rangeant les ouvrages divers et variés qui s'y trouvaient. Les étagères était désormais pleines, restaient encore quelques espaces par endroit mais nul doute que les deux frères allaient se faire une joie de les combler rapidement.
-C'est dingue que tu aies réussi à retrouver tous ces livres.
-J'ai fouillé dans pas mal de bibliothèques de Central, et puis certains étaient stockés dans mon casier.
-C'est vrai que tu en achetais aussi durant nos voyages, se souvient Alphonse.
-Ça aide pas mal de voyager, on a pu trouver de bonnes occasions.
Edward esquissa un sourire tandis qu'il rangeait le dernier livre.
-Et voilà, constata Alphonse en se reculant de quelques centimètres, s'adossant au bureau, pour admirer les étagères ainsi rangées et la pile de caisses et cartons dans le couloir.
-On se sent plus chez soi, continua Edward en s'installant sur le bureau.
Les deux frères échangèrent un regard complice avant de parler du bon vieux temps, de l'époque où ils lisaient pour la première fois le codex de Flamel ou encore le dictionnaire de Lans prime, sans oublier les divers traités d'alchimie qui agrémentaient la bibliothèque de leur géniteur. Aujourd'hui ils avaient de nouveau un chez eux et une bibliothèque, bien plus grande et mieux fournie que ce dont ils avaient pu rêver étant enfant.
-On va voir maman, proposa Edward.
-A cette heure-ci ?
-On risque pas grand-chose, pouffa Edward. On prévient Winry et Roy et on y va, termina l'ainé en sautant du bureau pour se remettre sur ses jambes.
-Surtout Roy, taquina Alphonse.
Le plus vieux rougi face au pic de son cadet, celui-ci lui avait avoué à demi-mot qu'il les avaient entendus cette nuit, provoquant une gêne chez Edward qui était jusque-là persuadé d'avoir été discret lors de leurs ébats. La rougeur sur les joues de l'alchimiste avait fait rire Alphonse qui lui avait gentiment tapé l'épaule en lui disant que ce serait à charge de revanche. S'en était suivi un grand fou rire qui avait surpris les autres quand ils les avaient vu sortir aussi gaiement de la cuisine à l'heure du petit déjeuner.
Les deux frères descendirent donc, déclarant l'air de rien qu'ils partaient prendre l'air et reviendraient rapidement avant de claquer la porte leur manteau à la main. Roy échangeant un regard avec Winry qui haussa simplement les épaules. Les garçons étaient chez eux à Resembool, les voir partir ainsi était une habitude à laquelle Roy allait devoir s'habituer, surtout quand on savait qu'Edward comme Alphonse avaient la bougeotte. Cela étonnait encore Winry que le cadet ne soit pas en manque de voyage mais les séjours fréquents d'Edward ne devaient pas y être pour rien.
Ils laissèrent leur pas les guider jusqu'au cimetière, une fois arrivés, ils passèrent par la tombe de Pinacco, lui déposant un bouquet de fleurs en discutant quelques instants avec la pierre tombale, imaginant sans peine la petite vieille, sa pipe à la bouche en train de les écouter avec son attention habituelle. Cette image les fit sourire tandis qu'ils se dirigeaient vers la tombe de leurs parents. Edward ne s'attarda pas sur celle de Hohenheim, contrairement à Alphonse qui lui parla un moment. Ils passèrent ensuite un bon moment devant Trisha, s'installant à même le sol avant de transformer le bouquet de fleurs en couronne pour la déposer sur la pierre tombale. Trop occuésr à parler, ils n'avait pas remarqué que la nuit tombait doucement.
-Mince, souffla soudain Alphonse.
-On a passé plus de temps que prévu ici.
-Winry va me tuer, paniqua Alphonse en se levant et dépoussiérant son pantalon.
-Je peux prendre les coups à ta place si tu veux, j'ai l'habitude, rappela Edward en faisant de même.
-Ta bonté te perdra, taquina Alphonse. A bientôt maman, termina le blond après un dernier regard pour la tombe.
-A bientôt maman, déclara Edward en faisant de même.
Alphonse était déjà arrivé à l'entrée du cimetière quand il s'aperçut que son ainé ne le suivait pas. Edward était face à la tombe de Hohenheim et y déposa une petite boite qui tenait aisément dans la main.
-Désolé, souffla l'ainé avant de poursuivre sa route.
-Un souci ? interrogea Alphonse une fois que son frère fut arrivé a son niveau.
-Non, juste quelque chose à finir.
-Envy ?
-Envy, affirma Edward.
Alphonse était au courant de tout désormais. Edward avait prit le temps de tout lui raconter, tout ce qu'il s'était passé durant les six années qu'il avait passé en armure. Bien que la menace « colère de Winry » plane sur eux, ils ne se pressèrent pas pour rentrer, profitant de la fraicheur de cette journée de fin Avril. Soudain Edward se stoppa, bien vite imité par Alphonse.
-Regarde, montra Edward d'un signe de tête en indiquant la maison.
Là, au niveau de la fenêtre du premier étage, Winry était installéz, la fenêtre ouverte, une lampe allumée poser sur le rebord de celle-ci.
-Comme maman, se souvient Alphonse.
-Même mieux, ajouta Edward en fixant le perron.
Là sur l'escalier, Roy était assis, une lanterne à bougie allumée à ses côtés, fixant l'horizon. Les deux frères échangèrent un regard complice tandis qu'ils couraient vers leur maison, se rappelant le nombre de fois où Trisha les avait attendus ainsi, mais ce soir c'était différent, ce soir c'était Winry et Roy, et le simple fait qu'ils les attendaient ainsi prouvait combien ils tenaient à eux et les comprenaient. Edward se jeta presque dans les bras de Roy qui avait eu la logique de se lever en le voyant arriver, acceptant avec joie l'étreinte tandis qu'Alphonse rentrait dans la maison, faisait le même accueil à Winry qui était descendue, se moquant bien des regard de Sid et William qui ne semblaient pas comprendre leur réaction.
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Roy et Edward étaient dans le train, retournant à Central après ce week-end qui avait été chargé en émotion. Durant le trajet, les deux militaires avaient discuté de choses et d'autres et plus particulièrement du mariage.
-On va avoir pas mal de choses à prévoir, mine de rien c'est dans, Edward se stoppa pour réfléchir en comptant sur ses doigts, cinq mois !
- Calme-toi. On peut déjà voir pour les invités, même si je pense que cette partie là sera vite résolue.
-Et les faire-part, le traiteur, la salle…
Roy mis fin a la liste en embrassant Edward, aussitôt le blond se détendit avant de soupirer d'aise.
-On va y arriver.
-On fait ça où ?
-De quoi tu parles, taquina Roy dont les mains s'étaient malicieusement glissées sous le haut d'Edward.
-Roy ! gronda faussement l'alchimiste qui avait désormais bien l'habitude des sous-entendus pervers de son amant et futur époux.
Le brun esquissa un sourire avant de sceller de nouveau leurs lèvres, bénissant les wagons à compartiment et l'intimité qu'ils fournissaient.
-J'avais pensé à Resembool, on y sera plus tranquilles qu'à Central.
-Sérieusement ? Questionna Edward en se redressant.
Le gradé approuva d'un signe de tête avant de se faire ravir les lèvres par celles d'Edward. Le reste du trajet se fit donc avec l'énumération de ce qu'ils devaient faire pour le mariage, à commencer par la liste des invités, qui au total seraient à peine trente et les faire part à envoyer. L'un comme l'autre ne voulait pas d'une grande cérémonie, quelque chose d'intime avec leurs familles et amis les plus proches, leur suffisait amplement, pas besoin d'être une centaine pour une telle journée. Ils parlèrent ensuite brièvement du menu qu'il aimeraient manger, et de l'endroit qu'ils aimeraient pour leur lune de miel bien que Roy ne soit pas sûr de pouvoir faire une demande de congés pour l'événement. L'armée acceptait leur relation c'était une chose, n'avait rien contre leur union, mais de là à leur donner deux semaines de vacances suite à leur union c'était autre chose. Roy garda cette information dans un coin de sa tête en cherchant déjà une parade pour réussir à obtenir au moins une semaine. Son unité ne faisait pas de vagues ces derniers temps, la mission à Aerugo avait été un succès, enfin si on oubliait ce qui avait était omis d'être écrit et dit lors de leurs rapports sur cette mission, Edward ne coûtait plus forcement cher à l'armée, semblant faire attention à ne pas faire trop de dégâts, il faut dire aussi que ses missions étaient moins dangereuses et sportives qu'à une époque.
-A quoi tu penses ? interrogea Edward face au silence de son amant.
-A quel argument je vais pouvoir utiliser pour qu'on ait deux semaines ensemble après le mariage, avoua à mi-voix Roy.
-Tu es vraiment un manipulateur, constata dans un souffle le génie.
-Comme si c'était nouveau.
Edward lui mordit la langue et fut plus qu'étonné quand Roy s'empara de la sienne avec taquinerie avant de déclencher une nouvelle série de baisers et caresses qui allaient finir par rendre fou le blond.
-Vivement qu'on soit arrivés, souffla Edward une fois le contact rompu.
-Impatient de retourner à l'appartement.
-C'est que Nabot me manque, taquina le jeune homme.
Roy l'observa avant de le chatouiller au niveau des côtes, le faisant rire sous l'assaut.
-Nabot, hein.
-Roy… Je… C'est bon … Arrête, suffoqua Edward entre deux rires.
Le brun s'arrêta avant de se pencher franchement sur Edward qui était désormais allongé au trois quart sur la banquette. Ils se fixèrent un instant avant que Roy se penche davantage vers lui.
-Alors, tu disais.
-Que la maison me manque, non, se reprit Edward, que notre maison me manque.
Roy sourit franchement avant de sceller leurs lèvres d'un baiser aérien qu'il rompit bien vite sous le regard ampli de questions.
-Sois patient, on arrive bientôt, souffla Roy en se réinstallant correctement.
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Le mercredi qui suivit, Roy et Edward profitèrent d'avoir fini leur travail plus tôt pour aller faire les boutiques et grande nouveauté, cette fois ce n'était pas une librairie. Le couple se promenait chez les marchands de meubles, cherchant après une penderie pour venir aménager la chambre ainsi qu'une petite bibliothèque. Edward avait vraiment un nombre important de livre en sa possession, Roy s'en était aperçu quand le blond avait ouvert son casier devant lui, celui-ci débordait littéralement de livres qui ne traitaient pas seulement d'alchimie qui plus est.
-Celle-ci est pas mal, il y a de la place et les tiroirs du bas pourraient servir pour ranger certaines choses.
Le meuble était haut, dans une couleur et un style semblable aux meubles qui aménageaient déjà la chambre. A gauche une grande porte qui faisait toute la hauteur et pourrait aisément contenir la longue veste rouge d'Edward et autre vêtement aussi grands. Sur la droite c'était une porte plus petite ainsi que trois tiroirs.
-Il y aura largement assez de place pour nous deux, ce n'est pas comme si tes vêtements tenaient tous dans une valise.
-Hé ! gronda Edward.
Le brun rigola avant de se diriger vers le comptoir pour régler son achat.
-L'armoire sera livrée demain, informa Roy en quittant la boutique.
-Géniale.
-Tu boudes ? questionna Roy avec un fin sourire
-Non… contra Edward en détournant les yeux.
-Menteur ! souffla Roy en passant sa main sur la joue du blond pour l'obliger à le regarder.
-Je, commença en soufflant Edward. Je sais que je n'ai pas forcement beaucoup d'habits, jusque maintenant c'était pas ma préoccupation.
-J'ai remarqué, cela dit il nous reste du temps avant d'aller manger. Allons faire les boutiques pour te trouver de quoi renouveler ta garde robe.
-Roy, je…
-Je sais, rassura le brun dans un sourire. Tu n'as pas l'habitude. Laisse moi t'aider, offrit l'homme en lui tendant la main.
Edward s'en saisit avec un sourire avant de suivre le brun qui l'emmena dans une petite boutique fort sympathique remplie de vêtements simples mais élégants. Edward trouva rapidement son bonheur et ils sortirent de la boutique avec de quoi rhabiller Edward pour toutes les occasions. Que ce soit des débardeurs, chemises et pantalons noirs pour tous les jours, on change pas les habitudes, ou encore une tenue plus habillée comme un costume trois pièces, ou même un manteau basique rappelant étrangement celui que Fuery lui avait prêté un jour. Le jeune alchimiste avait de quoi faire.
Ils arrivèrent pile à l'heure au restaurant où Roy avait réservé. Le lieu était discret, bénéficiait de petits coins tranquilles où chaque table avait son intimité et la nourriture était plus que bonne.
-Ça a l'air sympa ici, constata Edward qui n'était jamais entré dans le restaurant avant aujourd'hui.
-Ça l'est, on vient de temps en temps avec Hugues et sa petite tribu. C'est rentable et très bon, d'autant que les assiettes sont généreuses, précisa Roy en suivant la serveuse qui les guidait jusqu'à leur table. Merci, souffla le brun une fois arrivé à destination.
Edward commença à vouloir s'asseoir mais bien vite Roy l'aida à retirer son manteau avant de lui présenter la chaise, aidant ainsi le blond à prendre place à la table.
-Tu n'es pas obligé, souffla Edward une fois installé.
-J'en ai envie, répondit simplement le gradé en s'installant après avoir accroché les deux manteaux sur la paterne mise à disposition.
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-C'est quoi ça ?! questionna avec étonnement Edward en montrant un boxer au motif léopard.
Roy releva la tête du tiroir qu'il était en train de réorganiser. Edward et lui étaient dans leur chambre en train de ranger et trier leurs vêtements, Edward était officiellement installé dans l'appartement, son nom avait été ajouté sur la boite aux lettres et il avait même un double des clés.
-Un cadeau de la part d'Hugues.
-Sérieux ? Il a des gouts… Enfin bref, même de la part d'Hugues ça m'étonne. C'était pour un pari ?
-Je crois qu'il sera plus à même de te répondre, j'avoue ne plus me souvenir.
Cinq minutes passèrent avant qu'Edward ne refasse une découverte dans l'ancien tiroir à sous-vêtements du brun.
-Et ça ?
Roy regarda ce qu'Edward montrait et ne put s'empêcher de rigoler en voyant la pile de cartes postales qu'il tenait dans les mains. Sur toute il y avait des poules, blanches, rousses ou encore avec des plumes de travers. A chaque fois qu'Hugues allait en vacances il s'amusait à lui envoyer une carte postale de poule.
- Les cartes postales du voyage d'Hugues.
-Rangées dans tes sous-vêtements ! Et pourquoi c'est des poules et pas des paysages ?
-Parce que c'est Hugues, répondit avec naturel Roy en se saisissant des fameuses cartes.
-Tu vas pas les remettre dans le tiroir quand même ?
-Bien sur que si, c'est leur place, contrat avec un amusement certain le gradé.
Edward souffla, des fois il ne comprenait pas la façon qu'avait Roy de ranger ses affaires. Encore à l'appartement ça semblait logique si on oubliait ces cartes postales, mais alors son bureau au QG, c'était une mission suicide de chercher après quelque chose. Même Riza avait abandonné l'idée de comprendre son rangement.
-Dis, entama Edward au bout de cinq minutes. Tu n'as pas remarqué que Havoc avait changé.
-Havoc ? Changé? Non, déclara Roy. Pourquoi ?
-Je sais pas. Il parle plus de ses conquêtes ou des autres sujets qu'il abordait encore il y a quelques mois.
-Maintenant que tu le dis, rétorqua Roy en se mettant à réfléchir. Peut-être qu'il s'est trouvé quelqu'un.
-On l'aurait su, ça se serait vu.
-Pas forcément, je n'ai pas changé quand on s'est mis ensemble.
-C'est ce que tu crois, pouffa Edward. Je me souviens très bien d'une conversation entre Havoc et Breda à l'un de mes retours de missions te concernant. Ils étaient persuadés que tu t'étais trouvé une poule, pour reprendre les paroles d'Hugues.
Roy s'approcha d'Edward qui était désormais en train de plier les t-shirt et autres hauts afin de les ranger dans le premier tiroir de la commode. Le brun passa ses bras autour de la taille du plus jeune avant de dégager ses mèches de cheveux etde pouvoir embrasser son cou tout en lui susurrant au creux de l'oreille.
-Et que leur avais-tu répondu ?
-Rien, je me suis contenté d'écouter sans broncher, se souvient Edward tout en savourant la ribambelle de baisers qui pleuvait au niveau de son cou.
-Je te reconnais bien là, souffla Roy.
Ses mains partirent à la découverte de cette peau si douce tandis que ses lèvres se perdaient au niveau du cou de son amant, savourant le relâchement de celui-ci ainsi que cette tête quelque peu penchée dans une demande à peine dissimulée d'en avoir plus, encore et toujours. Il avait fallut du temps à Roy pour qu'Edward soit aussi relâché entre ses bras. Le blond n'aimait pas particulièrement les contacts physiques et le gradé avait du se faire violence en patience envers Edward pour pouvoir avoir cette intimité avec lui, l'habituant petit à petit à sentir ses mains partout sur son corps. Désormais il n'y avait pas une parcelle de peau, une cicatrice qui avait échappé à ses mains et ses lèvres. Edward était devenu plus entreprenant aussi et même si bien souvent c'était Roy qui dominait lors de leurs ébats, il n'était pas contre avoir Edward au dessus de lui.
-On finit ce tiroir et on va manger, souffla Edward.
-J'avais un tout autre programme en tête, avoua Roy sans défaire ses lèvres de la peau si douce du cou d'Edward.
Edward soupira d'aise avant de se laisser faire, il mentirait en disant que lui aussi ne voulait pas continuer leur activité actuelle, c'est pourquoi il se laissa docilement guider jusqu'au lit avant de s'y allonger tandis que Roy fermait la porte de leur chambre avant de le rejoindre dans leur lit et commencer à le déshabiller.
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Le lundi qui suivit, Edward repartit en mission, quelque part entre Ceres et Rush Valley, une voleuse utilisant l'alchimie agissait dans l'ombre de la nuit et sa description rappelait étrangement Spyren. Roy se retrouva donc seul dans son bureau à, à peine dix heures, tandis que le reste de l'unité commençait comme tous les lundis par un grand tri de la paperasse et que Riza lui amenait les dossiers au fur et a mesure. Une fois midi passé, Hugues suivit Roy dans son bureau à la demande de celui-ci.
-Tu trouves pas Havoc bizarre, entama Roy en s'installant sur l'un des canapés, Hugues lui faisant face.
-C'est seulement maintenant que tu t'en rends compte, taquina Hugues avant de poursuivre, ça va faire trois mois qu'il agit bizarrement, il ne parle plus de femmes ou quoi que ce soit d'autres. Je suis sûr qu'il s'est casé et garde l'information pour lui seul histoire d'être sûr que c'est la bonne avant de nous en parler.
-Pourquoi tant de précaution ?
-Parce que avant tu lui piquais ses conquêtes, enchérit le colonel.
-Pas faux, soupira le gradé en se souvenant du nombre de fois où s'était arrivé, bien malgré lui d'ailleurs. Mais maintenant il n'a plus à s'en inquiéter.
-Certes, mais les vieilles habitudes ont la vie dure, rappela Maes avec un sourire. D'ailleurs, le mariage vous en êtes où dans les préparatifs ?
-On doit envoyer les invitations. Ça se passera à Resembool.
-Génial, c'est un endroit discret, ça changera de la ville.
-Maes, je voulais te demander si…
-J'accepte, coupa le brun à lunettes.
-Je ne t'ai pas encore posé la question ! s'étonna Roy face à la réponse assurée de son ami.
-Tu veux savoir si j'accepte d'être ton témoin non ?
Face au regard surprit mais approbateur de son ami le père de famille poursuivit.
-Pas de souci, j'en serais heureux. Je suppose que Al va être celui d'Ed ?
-En effet, il doit lui demander quand il retournera à Resembool, confirma Roy.
-Du coup je vais devoir organiser ton enterrement de vie de garçon. J'imagine déjà une soirée cabaret avec une belle blonde qui sort d'un gâteau meringué et danse sur la table avec l'une de ses tenues légères pleines de froufrous et de rubans.
Roy ne put s'empêcher de rire, c'était exactement ce qu'ils avaient fait pour l'enterrement de vie de garçon de Maes, et il faut bien avouer qu'ils avaient passé une bonne soirée et ne pouvait s'empêcher d'y repenser par moment.
-D'ailleurs, Gracia me fait dire que si vous avez besoin d'aide elle se ferait une joie de vous porter secours.
-C'est gentil à elle, sourit Roy. Winry nous a également proposé, chose qui peut être utile vu qu'elle est sur place.
-En effet, ça va aider. Et pour loger les invités, vous avez déjà une idée ?
-On ne devrait pas être nombreux, on va pouvoir loger une grande partie des invités dans les chambres de Pinacco et Edward a dit qu'il demanderait éventuellement à certaines personnes du village si besoin.
-Vous avez déjà une liste en tête ? se permit de demander Hugues
Roy affirma avant de tourner la tête vers le bureau adjacent.
-Il y a vous tous, ta famille bien sûr, Alphonse, Winry, les Curtis et deux trois autres personnes ainsi que mes parents. On devrait être une trentaine.
-Ça va être calme, constata Maes.
-Et convivial, on en a longuement discuté et on ne veut pas d'un grand mariage où on ne connait pas la moitié des invités. C'est une journée où on veut être entourés de nos amis et des personnes qui nous sont chères, informa Roy avec un sourire.
-Photographe et tout ça ?
-Non, on a décidé que les photos, s'il devait y en avoir, seraient faites par les invités, ce sera plus marquant ainsi. Un photographe saisit l'instant mais pas forcément le moment dans l'action qui fera que le cliché sera mémorable.
-Je vais me faire une joie de prendre mon appareil alors, s'enjoua Hugues.
-J'en attendais pas moins de toi !
Les deux militaires échangèrent un regard complice tandis qu'ils se remémoraient les souvenirs du mariage d'Hugues. Quand Riza fit irruption dans la pièce une bonne heure plus tard, elle ne broncha pas en voyant les deux amis installés dans les canapés à rigoler comme des adolescents qui lisaient une blague carambar (si si ça arrive XD). Elle se contenta de déposer la pile de dossiers sur le bureau avant de sourire aux deux hommes, retournant dans la pièce adjacente comme si de rien n'était, étonnant fortement les deux bruns.
-Demain il neige, déclara avec sérieux Hugues en fixant la porte de nouveau fermée.
-Ou alors on apprend que Riza est en couple, enchaina Roy.
Les deux amis échangèrent un nouveau regard avant d'éclater de rire, se rendant compte de leur bêtise.
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A SUIVRE
