RARs :
Alycia Panther : *pleurs de fatigue* Ah ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup ! J'ai de la chance que mon style d'écriture s'adapte aussi bien à celui d'une auteure avec autant d'imagination (du moins, je trouve) ! Et je vous ai vous, et c'est plus que ce que je pouvais demander ^^ Je suis ravie qu'elle te plaise toujours autant, car je fais ça avant tout pour vous ! J'espère que tu vas apprécier le chapitre, et restes jusqu'à la fin, j'ai une petite surprise qui pourrait peut-être t'intéresser ! Je t'embrasse, une bonne lecture !
ame197 : Je ne peux que m'excuser platement de l'attente, étant donné que tu attendais la suite avec impatience ^^' Nous avons tous vécu ce mois avec des hauts et des bas je suppose, ç'aurait été mon mois le plus chargé dans tous les cas, j'ai hâte qu'il se termine ! N'hésites pas à rester jusqu'à la toute fin, j'ai une proposition à te faire qui pourrait peut-être t'intéresser ! Je te fais plein de bisous et je te souhaite une excellente lecture !
Raph1978 : Merci beaucoup ! Tu vas adorer ce chapitre si le précédent t'a plu, et tu vas me détester à la fin sûrement XD Oh et n'hésite pas à rester jusqu'à la toute fin, j'ai une petite proposition à te faire si cela t'intéresse ^^ Mais je n'en dis pas plus et je te laisse à ta lecture, que j'espère agréable ^^ Des bisous !
Cosmo : Olala, c'était peut-être ça son surnom Comme quand je regarde Naruto et NS j'alterne sans cesse entre japonais et français, j'ai un peu de mal, puis il y a taaaaaant d'épisodes ! Il est actuellement 3h du matin (quand j'écris ça, non quand je le publie) et je viens de me remater les premiers épisodes après l'arrivée du quatuor lors de la guerre, ah ! Ça me fait toujours autant rire, c'est bien le pouvoir de Naruto ça ! Je t'avoue que je ne me souviens plus sil y aura d'autres moments avec Sai, mais si c'est le cas, ce ne sera pas pour tout de suite je pense, et tu comprendras pourquoi à la fin (et tu me détesteras sûrement aussi X) Encore un chapitre tout mignon (presque) avec quelques remarques un peu trop tranchantes mais on fait avec ^^ Les gens d'Uzushio sont vraiment tous dingues ^^ Quoi qu'il en soit, je te souhaite une excellente lecture, des bisous !
Je prends le risque de poster ce chapitre alors que je n'ai aucune avance sur le prochain, mais je vous ai fait attendre si longtemps que je me sens un peu coupable. En espérant que ça ne retombe sur les doigts de personne… Oh et bien sûr, j'ai eu un éclair de génie que j'ai hâte de vous faire partager, ceci explique cela XD On se retrouve en bas !
Santé à tous et une très bonne lecture !
chapter 25: reunions, rinforzando
[Rinforzando : Renforcement de l'intensité d'une note.]
– Sensei, il y a tellement d'arbres !
Gaara quitta des yeux l'Uzukage - heureusement parfaitement indemne - pour les baisser sur le Genin qui avait enroulé sa main autour de son bras. Fidèle à elle-même, Aki fut la première à briser le silence, bien qu'elle garda un niveau acceptable par respect pour Naruto, qui discutait à nouveau avec Haku. Aki lui adressa un sourire, restreint, mais toujours étincelant, et accentua sa prise sur son bras sous l'émotion à peine contenue. Ses yeux violets brillaient, et elle ne cessait de jeter de furtifs regards au paysage de Konoha autour d'elle, curieuse et émerveillée.
Quelque chose en lui s'adoucit, et Gaara s'autorisa à lui rendre un petit sourire.
– En effet, en convint-il.
Aki et Natsu étaient venus à Uzushio depuis les montagnes du Pays de la Foudre qui étaient pour la plupart rocheuses et arides, et Uzushio tendait à être davantage recouverte par des plaines herbeuses et de basses broussailles que Konoha l'était par d'immenses forêts. Pour quelqu'un étant né et ayant vécu dans de telles conditions, Konoha était un vrai régal pour les yeux, et Gaara se souvenait encore très bien de sa propre réaction après douze ans de vie à Suna.
– Il n'y a pas beaucoup d'eau, nota Natsu, plissant le nez de là où il s'accrochait à son étui. Mes techniques ne vont pas être terribles.
Aki lui tira la langue.
– Et en quoi est-ce que ça change de d'habitude ?
– Aki ! protesta son jumeau, le ton toujours chuchotant. Si je ne peux pas faire mes super Suiton, nos stratégies sont fichues !
Cela lui valut presque un roulement d'yeux de Gaara. Si la surcompensation était un trait Uzumaki héréditaire - et à ce stade, Gaara n'en doutait plus - Natsu en avait reçu par pelles, comme le démontraient bien ses techniques Suiton. Gaara soupçonnait que dès que ce garçon serait en mesure de récolter un surnom, quelqu'un l'affublerait très vite d'un "Tsunami" ou quelque chose de la sorte.
– Konoha dispose de rivières, contra-t-il. Et autant d'humidité dans l'air qu'à Uzushio. Je suis sûr que tu arriveras à t'adapter, Natsu.
Makoto garda le silence, mais ses doigts agrippèrent doucement la manche de Gaara, et ce dernier vint lui ébouriffer gentiment les cheveux de sa main libre. Il leva les yeux et sourit, juste un peu, mais Gaara fut rassuré de voir qu'il ne semblait pas nerveux. Pour tout son calme, Makoto avait des nerfs d'acier.
Aki et Natsu s'étaient suffisamment tracassé pour eux quatre, ces derniers jours. Gaara était sincèrement surpris que ni lui ni leur père ne les ait pas encore noyés dans l'océan.
– Quoi ?! croassa soudain Naruto, faisait lever sur lui les yeux curieux de Gaara. Le blond jetait un regard noir à Fû, une expression presque horrifiée au visage. Qui est-ce que tu as laissé en charge du village ?
Ah. Il s'agissait de ça.
Fû lui offrit un sourire éclatant qui s'ourlait de telle manière qu'on pouvait comprendre son "tu sais que tu as envie de me pardonner, regarde comme je suis adorable". Elle croisa les mains derrière son dos, se balançant d'avant en arrière, un sourire brillant aux lèvres.
– Ce n'est pas comme si nous avions vraiment eu le choix, Naruto. Je veux dire, Gaara et moi sommes tous les deux en charge d'une équipe, donc on ne pouvait pas vraiment rester, tu vois ?
Gaara rencontra leurs regards respectifs, l'un accusateur, l'autre implorant, et croisa les bras sur son torse, un sourcil levé. Il ne voulait rien à voir à faire avec cette histoire.
Naruto croisa les siens à son tour et glissa ses yeux sur le grand et mince brun se cachant à moitié derrière une Karin peu impressionnée.
– Evidemment, dit-il d'un ton sarcastique, sauf que je me rappelle également parfaitement avoir fait d'Utakata mon Sous-Commandant Jônin. Si l'on descend la chaîne de commandement, il aurait dû être celui à prendre la cité en charge.
Fû renifla.
– Sûr, et ça a fonctionné pendant une vingtaine de minutes tout au plus. Dès la première petite dispute entre Karin et Suigetsu sur la place du marché…
Dans un misérable grognement teinté d'horreur, Naruto passa une main sur ses yeux et la fit glisser comme s'il souhaitait faire disparaître de ce geste l'image mentale, alors même que Karin se hérissa et se mit à persifler.
– Ferme-là, stupide, c'était entièrement la faute de l'autre idiot, je n'ai rien à voir avec…
– Quoi qu'il en soit, l'interrompit Fu, enflée d'une détermination aveugle. Le Quartier Ouest a subi une légère inondation…
Naruto murmura une légère inondation, une étincelle de désespoir brillant dans les yeux.
– … et dès qu'Utakata en a reçu le compte-rendu, il a fait ordonner que des équipes de nettoyage soient envoyées, puis il a été atteint de ce que je décrirai comme une dépression nerveuse ou une sorte d'impressionnante crise de nerfs…
– Ce n'est pas ce qu'il s'est…
– … et a déclaré qu'il nous accompagnerait en tant que second garde du corps pour l'Uzukage, abdiquant sur-le-champ avant d'aller rassembler ses affaires.
Utakata glissa ses mains dans son yukata et prit garde à ne pas croiser le regard de Naruto.
– J'aurais fait du très mauvais travail, se défendit-il. Je n'ai jamais voulu être Kage, Naruto-sama, même temporairement. J'ai bien peur de ne pas avoir ce qu'il faut pour ça.
Les yeux plissés, Naruto parut être sur le point de pointer du doigt les foutaises qu'on lui lançait en plein visage, lorsque Fû rajouta gaiement :
– Étant donné qu'il refusait de le faire, et que dès que Rôshi en a eu vent, il a été pris d'une envie immédiate d'aller méditer et y a échappé en allant s'installer sur une colline avoisinante, nous avons jeter un œil aux protocoles d'urgence et avons remarqué qu'en temps de crise le Responsable de l'Unité Médical détenait le même pouvoir que le Sous-Commandant.
– Kabuto ? nota Naruto, le ton montant sous l'épouvante. Vous alliez laisser Kabuto prendre la charge de mon village ?
– Relax, Naruto. (Fû fit un geste vague de la main.) Kabuto a dû entendre de quoi il s'agissait, puisque le temps que l'on s'y rende pour lui parler, il avait bouclé l'hôpital et avait établi un périmètre de trois pâtés de maisons, déclarant que quiconque parvenant à le traverser sans être mortellement blessé serait utilisé pour tester sa nouvelle série de poisons.
Naruto frotta son front, l'air pâle.
– Evidemment que c'est ce qu'il a fait, murmura-t-il. Gaara ne ressentait sincèrement aucune sympathie à son égard. Dans les bons jours, Uzushio n'était rien de plus qu'un asile de fous, même lorsque la moitié de leurs shinobi les plus excentriques étaient absents. C'était, après tout, la source des gènes dont Naruto avait hérité. Rien que cela devrait être suffisant pour l'expliquer.
Fû se mit à compter sur ses doigts.
– Donc, moi, Gaara, Utakata, Rôshi, Kabuto… oh ! J'oubliais ! Frosty a refusé de rester là-bas sachant où tu te trouvais et je cite "jouant à l'inconscient et irresponsable bouffon avec un instinct de préservation proche d'un moineau suicidaire dans une pièce pleine de chats", et Karin a insisté pour venir afin que nous ne causions pas accidentellement une gaffe qui pourrait se répercuter sur tout le territoire, donc nous n'avions plus qu'une seule option, c'est la vérité ! Et Kimimaro se trouvait justement au village pour rendre visite à Jûgo, et depuis qu'Orochimaru et toi l'avez guéri, il est presque l'un des nôtres, donc c'est ainsi que ça s'est réglé.
– Kimimaro… en charge d'Uzushio. Vous… vous allez tous enchaîner les missions de rang D pour l'année à venir ! tonna Naruto, emmêlant ses doigts dans ses cheveux comme s'il cherchait à laisser quelque chose sortir. Chacun d'entre vous.
Si Gaara pensait vraiment que Naruto allait aller au bout de sa menace, il aurait certainement protesté, mais il savait que ce n'était pas le cas. C'était en fait une solution pour le moins durable, et Gaara avait eu suffisamment de temps avant le départ pour briefer l'homme en question sur ce qu'il allait certainement devoir gérer, l'hôpital et ses alentour devenu un territoire hostile à part. Kimimaro était d'une loyauté féroce, après tout, autant à l'égard de Naruto qu'à celui d'Orochimaru, et étant donné que son partenaire vivait heureux depuis maintenant bien cinq ans à Uzushio, il avait tout intérêt à ce que le village reste intact.
A la droite de Naruto, l'Uchiha renifla légèrement.
– Sur le coup, je veux bien formellement ravaler mon sarcasme, dit-il sèchement. Ta vie est vraiment terrible.
Naruto leur jeta à tous un regard noir qui était bien loin d'être aussi intimidant qu'il l'avait sûrement voulu.
– Ta compassion est appréciée, gronda-t-il, avant de s'adresser à eux tous : Vous savez, dans les autres villages, on se bat pour devenir le prochain Kage. Ils sont prêts à commettre le pire pour atteindre le statut, même temporairement.
– Ils, fit Utakata, ne vivent pas dans une cité pleine d'Uzumaki.
– Gaara l'a bien géré, lui, marmonna-t-il avec humeur.
Gaara laissa son sourcil s'arquer à nouveau alors que plusieurs d'entre eux échangeaient des regards. Aki étouffa un gloussement auquel il fit attention de ne pas prendre en compte.
Riant de plus belle, Fû recula pour venir le pousser gentiment d'un coup d'épaule, et lorsqu'il baissa les yeux vers elle, son amusement profondément enfoui, elle se mit sur la pointe des pieds pour lui ébouriffer les cheveux. Il le lui autorisa avec autant de dignité que possible, en dépit des rires sournois que ses Genin lui adressaient.
– Sûr, dit-elle joyeusement, et cela serait un argument parfaitement crédible, sauf qu'au fil des années, tu es parvenu à infecter Gaara, donc il doit être aussi dingue que toi à ce stade. Il le dissimule avec plus de classe, c'est tout. Qu'il n'ait pas de problème avec le fait que Kabuto tente de détacher l'hôpital du reste du village pour éviter d'en prendre la tête pendant un petit mois en est le parfait exemple.
Pour tout avouer, Gaara pensait qu'il s'agissait d'une solution tout à fait correcte face à une promotion non désirée, mais il n'en pipa rien. Il ne servait à rien de donner à qui que ce soit davantage de munitions.
– La façon dont tu t'exclus de cette folie m'amuse beaucoup, l'informa Naruto, mais il souriait de toutes ses dents, amical, rayonnant et joyeux. Gaara observa la manière dont l'Uchiha se tenait épaule contre épaule avec lui et se demanda à quel point cela pouvait influencer ledit sourire. Ça ne faisait pas tout, de toute évidence, étant donné que le fait qu'il dévoile son identité signifiait que Danzo avait été appréhendé, mais… cela représentait certainement une bonne portion du tout.
Gaara se demanda (seulement en lui-même, et peut-être parce que Fû n'avait pas tout à fait tort sur l'infection propagée par Naruto) s'il pouvait appliquer la logique des contes de fées à leur histoire et si, étant donné que Naruto était forcément le héros plein de fougue, cela faisait de l'Uchiha la demoiselle. Il ravala un sourire en coin à cette image.
Un crissement de sandales à talons sur les dalles le fit se retourner, observant l'Hokage approcher les yeux plissés dans un regard promettant de lourdes représailles en dépit du sourire poli sur son visage. L'expression en elle-même était des plus étranges, et, malgré la perte d'espace personnel, Gaara n'en blâma pas ses Genin lorsqu'ils se rapprochèrent de lui.
– Arashi ? fit-elle, faisant sonner cela comme une menace.
Naruto lui offrit son plus beau sourire, tandis qu'il passait une main timide sur sa nuque.
– Em, j'entends les deux ? dit-il prudemment. Uzushio… voulait que je puisse me souvenir de qui j'avais été lorsque je me suis euh… réincarné, donc…
Gaara avait entendu cette explication à de nombreuses reprises au fil des ans, et elle n'avait jamais détenu ni cohérence ni logique. Mais après tout, c'était Naruto qui la donnait, et l'affaire dans son entièreté n'avait de sens que de son point de vue, donc Gaara supposait qu'il ne pouvait pas vraiment s'attendre à grand-chose d'autre. Il renifla doucement et ajouta :
– Je pense qu'étant donné le lien qui unit l'Uzukage au chakra contenu au sein d'Uzushio, le village doit avoir gagné une forme de sentience, et avec la destruction provoquée par Kiri, elle a ainsi pu influencer l'âme d'Arashi alors qu'il mourait.
Naruto lança un regard indigné et roula les yeux.
– C'est exactement ce que je viens de dire, dit-il avec humeur.
– Tout juste, dobe, marmonna Uchiha, et il reçut un regard furibond qui le fit sourire.
Tsunade observa Naruto pendant un long moment, les yeux durs, et le jeune blond se tendit avec circonspection, faisant un pas en arrière. Puis, après un grognement rauque et un juron sur le bout des lèvres, Tsunade s'approcha soudain, attrapa Naruto par l'oreille et le tira dans une étreinte.
– Naruto, espèce d'idiot, souffla-t-elle, éraillée et étouffée.
Les yeux de Naruto s'adoucirent et il sourit, l'entourant à son tour de ses bras et la serrant doucement contre lui.
– Hé, Baa-chan, murmura-t-il, et Gaara se détourna d'eux pour leur donner un semblant d'intimité.
Une paire d'orbes bleu vert se vissèrent aux siennes et il eut l'impression de tomber brusquement.
Ce n'est pas… comme s'il ne s'était pas attendu à voir Temari, ou Kankuro, qui se tenait près d'elle. Cela faisait des années qu'il savait qu'elle avait forcé de Conseil à lui attribuer le statut de Kazekage après son retour à Suna - en grande partie parce qu'ainsi, elle pourrait avoir le champ libre dans ses recherches à son propos. C'était simplement… inattendu, qu'elle lui lance un tel regard, surpris et bouleversé, tandis qu'une de ses mains se posait sur sa bouche, le désarroi et le soulagement bataillant sur son visage. Elle avança d'un pas, Kankuro sur ses talons, puis hésita.
– Sensei, sensei, murmura Aki en tirant sur son bras, et il se tourna automatiquement vers la rousse qui ne dépassait pas son coude. Elle lui jeta un regard rond plein d'impatience et demanda : C'est votre sœur ?
– Elle est jolie, ajouta subitement Makoto, ses yeux ambre fixés sur le Kazekage. Et elle vous ressemble.
Gaara ne fut pas bien certain de savoir comment réagir à ça, donc il hocha simplement la tête et la releva, découvrant que Temari n'avait pas bougé d'un pouce, le scrutant toujours nerveusement. Non parce qu'elle s'attendait à ce qu'il craque et tue quelqu'un, car il n'y avait aucune terreur dans ses yeux, mais avec… incertitude. Comme si elle ne savait pas comme il allait réagir à sa présence.
De petites mains le poussèrent vers l'avant et Gaara retourna son attention sur ses Genin, arquant un sourcil silencieux. Natsu lui lança un large sourire et dit :
– Vous ne voulez pas aller la voir, sensei ? C'est votre sœur.
– Les sœurs sont les meilleures, continua Aki, et rejoignit son jumeau en le forçant vers l'avant à son tour. Surtout les grandes-sœurs.
– De sept minutes seulement ! protesta Natsu, sans cesser de le pousser, même lorsqu'Aki lui tira la langue.
– Sept minutes et demie, murmura Makoto, une demi seconde avant qu'Aki ne puisse elle même l'énoncer. Il se poussa sur le côté, laissant le champ libre à Gaara, et bien qu'il ne se joignit pas à ses coéquipiers dans leur tentative, il n'avait clairement pas envie de les en empêcher.
Gaara baissa les yeux sur leurs trois petits visages tournés vers lui, et cette douceur familière revint, chaleureuse et douce, au cœur de ses entrailles. C'étaient… de bons gamins, et il était incroyablement reconnaissant d'avoir eu la main mise sur ne serait-ce qu'une partie des personnes qu'ils étaient devenus aujourd'hui. Sans un mot, il passa sa main dans la chevelure pourpre de Aki, presque similaire à la sienne, puis ébouriffa les mèches plus courtes de Natsu. Il posa une main sur le crâne de Makoto, puis échappa à leur emprise et avança.
Temari l'observait toujours, les yeux encore plus ronds qu'avant alors que son regard passait frénétiquement de sa personne aux membres de l'Équipe Un. L'hésitation sur son visage pinça le cœur de Gaara - non pas de douleur, mais de soulagement. Il se rappelait, il y a une semaine à peine, imaginer à quel point sa vie serait différente s'il était retourné à Suna, combien de temps cela lui aurait pris pour gagner ce que Naruto lui avait offert si rapidement. Comment il n'aurait certainement jamais eu le plaisir d'apprendre les joies et difficultés qu'étaient celles d'aider trois enfants à se transformer en shinobi accomplis.
En y repensant, malgré tout le dur travail, toutes les épreuves surmontées pour faire revivre un village à partir de rien et tenter de le repeupler avec des personnes étant plus habitués à vivre une vie de nomades que fixe, en cohésion dans un même village, Gaara ne pensait pas qu'il choisirait différemment, même si on lui en donnait l'occasion.
Naruto était absorbé par sa propre réunion, mais Haku observait, et il prit discrètement place derrière l'équipe de Gaara, souriant doucement. Gaara hocha la tête en signe de remerciements, puis se tourna vers son frère et sa sœur, et approcha, un pas après l'autre, jusqu'à ce qu'il ait atteint la moitié de l'espace les ayant séparé. Ce fut seulement à ce moment-là que Temari se mit en mouvement, avançant à grands pas, Kankuro juste derrière elle, jusqu'à ce qu'il ne reste que quelques centimètres entre eux.
– Temari, fit Gaara, baissant les yeux sur elle, surpris d'être plus grand. Toutes mes félicitations pour l'obtention du titre de Kazekage.
Il ne lui offrit pas d'étreinte, ou même de poignée de main, puisque même si Kankuro et elle avaient commencé à se détendre à ses côtés après la vaine invasion de Suna, ils n'avaient jamais été si proches.
Temari le regarda un long moment, et bien que ses yeux étaient mouillés, son visage restait strict. Elle inspira rapidement et leva la main pour venir dégager une mèche voletant devant le tatouage au-dessus de son œil gauche.
– L'as-tu trouvé ? demanda-t-elle doucement.
Gaara leva à son tour la sienne et entremêla ses doigts aux siens au-dessus du kanji "amour".
– Je l'ai trouvé, répondit-il avec un faible sourire et il ne regarda pas au-dessus de son épaule pour jeter un œil à la famille de son choix. Naruto et Haku, Utakata et Karin, Fû et ses Genin, Aki, Natsu et Makoto, Uzumaki Gin et l'Équipe Deux, Ookami Koto et l'Équipe Quatre, c'était les personnes que son cœur avait choisies. Kankuro et Temari seraient à jamais sa famille de sang, mais ils n'étaient plus les seuls à présent. Je suis... heureux. Uzushio me rend heureux.
Temari lui sourit, chaleureusement et avec douceur, puis elle passa ses mains autour de son cou et l'attira dans une étroite et surprenante étreinte. Gaara cligna des yeux, puis après un moment, il leva les bras pour venir l'enserrer doucement en retour. Une main ferme se posa sur son épaule, et il releva les yeux de la tête basse de sa soeur pour voir Kankuro lui souriant largement également, soulagé. Dès que Temari s'éloigna, il prit sa place, entraînant Gaara dans une étreinte d'ours qui lui fit presque perdre l'équilibre. Cela étonna d'autant plus Gaara, car Kankuro avait toujours davantage refusé sa proximité, plus que Temari avec son calme forcé et ses tentatives tendues de gentillesse.
Mais Gaara ne ressentait plus le moindre désir de faire appel à son sable lorsque d'autres le touchaient. Naruto l'avait guéri par davantage que le simple fait d'avoir corrigé le sceau de Shukaku. Le contact et la proximité n'étaient plus le genre de choses que Gaara fuyait par-dessus tout ; il ne s'attendait plus à ce que de simples choses telles la chaleur ou la gentillesse engendre de la douleur. Il étreignit donc Kankuro, et pensa que même s'il avait choisi sa nouvelle famille, Temari et Kankuro pouvaient toujours faire partie de l'ensemble, eux aussi.
.
Utakata suivit la réunion de Gaara et ses proches avec un fin sourire, les bras enroulés autour de lui-même. Des yeux le scrutaient, perçants et résolus mais il savait à qui ils appartenaient et les ignora. Il en avait fini avec Kiri et ne souhaitait pas se voir embarquer dans leurs manipulations, même de manière indirecte.
Haku l'observait également, un sourcil légèrement levé, l'expression pourtant toujours gardée et Utakata l'ignora à son tour. Il savait bien que cela n'était que temporaire, cette tentative d'évasion, mais la mention même de Kiri réveillait un tourbillon d'émotions en lui, à peine tranquillisé par le temps passé. Le sentiment de trahison au premier plan, une douleur et une plaie ouverte qui avait à peine eu le temps de cicatriser. Uzushio l'avait aidé, l'avait soigné, bien davantage que ce dont Utakata aurait pu rêver avant que Naruto et Gaara le trouvent près du Mont Katsuragi. Mais la guérison n'avait pas fait complètement effet et ne pouvait pas si facilement effacer le passé.
– Ils ont l'air intéressés, fit Haku après quelques secondes, le ton pensif.
Utakata lui jeta un regard.
– Mh, fit-il évasivement, se demandant ce qu'il devrait faire pour que l'utilisateur du Hyoton laisse tomber le sujet. Il n'était pas bien sûr des intentions de l'autre natif de Kiri ; si Haku pensait qu'Utakata comptait retourner au Pays de l'Eau au premier signe du Mizukage qu'il y était le bienvenu, il se trompait complètement. Utakata l'avait quitté pour une raison aussi valide que celle de Haku, et cela ne changerait jamais.
– Prudence, murmura Ookami Koto, le ton légèrement amusé, comme elle avait l'habitude de l'être. Elle se tenait au côté de son équipe, décontractée et langoureuse, l'air bien trop charmant et harmonieux pour faire partie de l'élite des Jônin comme c'était le cas. Il ne restait pas beaucoup d'Ookami, étant donné que la plupart d'entre eux étaient tombés lors de l'invasion, néanmoins Koto en était la matriarche incontestée en dépit du fait qu'elle n'était que dans la fin de sa vingtaine.
Étant donné que Kabuto faisait partie de son clan et qu'il ne la remettait jamais en question, sa propre méfiance à son égard lui semblait parfaitement justifiée.
Lorsqu'il tourna son attention vers elle, prêt à éviter le moindre piège qu'elle lui poserait, Koto inclina la tête en direction des subordonnés de Kiri, et Utakata dut ravaler une grimace.
Charmant. Juste ce qu'il lui manquait. Une réunion juste pour lui.
Lorsqu'il se tourna à nouveau, le Mizukage ne se trouvait plus qu'à quelques pas de lui, l'air fort peu amusé. Ao la suivait de près, ce qui le surprit immédiatement - Utakata le pensait plus fidèle à la position de Mizukage qu'à la personne se trouvant sous le chapeau, et le fait qu'on lui ait attribué un poste aussi proche du Mizukage laissait clairement deviner qu'il avait fait parti de la rébellion. Ce qui ne le choqua pas en revanche, ce fut la colère qui, comme chez Terumi Mei, semblait l'animait rien qu'à le voir aux côtés des membres d'Uzushio.
– Mizukage-sama, dit Utakata poliment, puisqu'après tout, il avait conscience de ses responsabilités envers son village et ne pas insulter l'un de leurs voisins - peu importe à quel point il aimerait les ignorer, et peu importe qu'il pense qu'Uzushio avec ses cinq Jinchûriki et son Dieu de la Tempête réincarné pourrait les terrasser - était de toute évidence un bon début.
– Utakata, répondit Mei, les yeux perçants et l'air courtois. Tu as donné à mes chasseurs quelques maux de tête, je te le ferais dire. Mais tu sembles te porter comme un charme. Le portrait craché de ton père.
Utakata ne se hérissa pas, mais ce n'en était pas loin. Son père était le Sandaime Mizukage, et avait choisi de faire sceller Saiken en lui pour les mêmes raisons que le père de Gaara avait décidé de faire de son fils un Jinchûriki. Ce n'était franchement pas un sujet dénué de risques pour une conversation aussi publique.
– Ah, fit-il, gardant un ton calme avec un peu d'efforts. Je vois que j'ai failli à vous faire parvenir des nouvelles. Un simple oubli, mais j'ai été particulièrement occupé dernièrement. Uzushio se doit d'être ma priorité, étant donné mon statut actuel. Après tout, je ne peux pas vraiment me permettre de décevoir mon propre village.
Mei renifla et la tension s'effaça de ses traits, alors qu'elle se balançait sur ses talons et croisait les bras sur sa poitrine. Le coin de sa bouche se releva dans ce qui ressembla presque à un sourire.
– Eh bien, dit-elle, ses yeux passant sur Gaara, Fû et Naruto, au moins je sais que tu es en bonne compagnie.
– La meilleure, approuva Utakata après un battement et Mei eut un sourire en coin, puis elle tourna les talons et se dirigea vers son second garde du corps qui avait l'air autant nerveux qu'à cran. Un mot gentil de sa part le fit rougir, mais servit à attirer son attention, puis il lui emboîta le pas
Utakata la regarda s'éloigner, peu certain de ce qui venait de se passer.
De là où il se trouvait, le dos droit, Ao renifla, clairement amusé par l'expression sur le visage d'Utakata. Lorsque ce dernier tourna un regard interrogatif sur lui, il secoua simplement la tête.
– Elle n'a pas tort, fut tout ce qu'il dit, scrutant le jeune homme soudain très attentivement. Tu as l'air d'aller mieux.
La dernière fois qu'Ao l'avait vu était après la trahison de Harusame, alors qu'il s'éloignait du corps de son maître et qu'il disparaissait dans la brume. Utakata aimait à penser qu'il était très loin de cet homme blessé, à cran, prêt à guerroyer contre le reste de l'humanité.
Harusame et Ao avaient été amis, Utakata le savait bien. Il se souvenait les avoir raccompagnés chez eux après une soirée arrosée à plus d'une reprise, exaspéré et embarrassé, et Ao avait été celui à lui apprendre le pistage. À Kiri, à Terumi Mei, Utakata ne devait rien si ce n'est une aversion amère. Mais à Ao, peut-être qu'il y avait quelque chose, tout hésitante qu'elle soit.
– Je le suis, approuva-t-il, passant ses doigts sur la tige de son souffleur à bulles. Il est… aisé de trouver la paix à Uzushio, autant intérieure qu'extérieure.
Ao hocha la tête, l'air un peu gêné, puis il fit un signe de tête en direction de Haku et Fû.
– Lorsqu'ils sont venus nous mettre en garde, tu n'étais pas invité ?
Utakata se souvenait de la manière dont Haku avait fulminé devant la nonchalance des guetteurs de il sourit. Il ne savait pas que ç'avait été Ao qui avait mené cette expédition.
– En dépit des apparences, dit-il avec amusement, observant Haku les ignorer profondément bien qu'il se trouvait à quelques mètres d'eux à peine, il s'agissait d'une approche diplomatique. Il a été convenu que ma présence pourrait inutilement provoquer un conflit.
– Diplomatique, répéta Ao, dubitatif, et il secoua la tête dans un grognement. Il retourna son attention sur Utakata, son expression devenant songeuse, puis reprit tout bas : Je ne sais pas si quiconque t'en a déjà parlé, mais Harusame ne voulait que le meilleur pour toi. Vivre avec cette chose…
Saiken répondit à l'insulte avec une éruption coléreuse de chakra et Utakata fit un pas en arrière, posant une main sur son torse et chercha sa connexion avec son bijû.
"Du calme. Il n'y connaît simplement rien."
"Il est grossier," répliqua Saiken, mais se calme tout de même.
Utakata renifla doucement, et fit signe à Naruto et Fû qui s'étaient tournés vers lui, inquiets, avant de reprendre sa conversation avec Ao.
– Il a tenté de mettre fin à mes jours, dit-il froidement. Cela rend difficile l'idée d'accepter de tels mots. Crois-moi, la vie avec Saiken est bien préférable à l'atroce mort qu'entraîne l'extraction. Si Harusame en pensait autrement, il n'était qu'un idiot.
Ao soupira, clairement exaspéré, tirant sur l'une de ses boucles d'oreille avec frustration.
– Peut-être. Un idiot un peu trop optimiste, je te l'accorde. Il voulait te retirer… Saiken pour que tu puisses enfin vivre une vie normale, mais quelque chose à mal tourné.
Utakata tourna la tête, s'arrêtant sur la douleur étreignant sa poitrine. Etait-ce aussi simple que cela ? Non une trahison, mais une tentative malavisée de lui venir en aide ?
Ça… ressemblerait beaucoup à son ancien maître.
"Saiken ?" fit-il silencieusement.
Le bijû lui servit un pèle-mêle confus de regrets, d'apologie, de compassion et de remords, le tout mixé ensemble et imagé par quelques souvenirs du rituel maudit. Utakata n'était certainement pas aussi doué en scellement que Fû ou Naruto, mais il en avait appris suffisamment pour comprendre ce que voulaient dire plusieurs matrices de sceaux et cela… faisait sens.
Il n'était pas complètement sûr de vouloir que c'en ait.
– Penses-y, murmura Ao d'une voix un peu brusque, s'éloignant après un maladroit signe de la main. Tu sais où me trouver si tu as besoin de parler.
Utakata hocha la tête, incapable de trouver les bons mots, et il observa l'homme à grands pas, de toute évidence pressé de quitter l'ambiance trop peu viril pour lui.
Ce n'était pas ainsi qu'Utakata avait imaginé sa première rencontre avec Kiri, mais c'était certainement pour le mieux.
Il se détourna, jeta un coup d'œil à l'Uzukage, si lumineux et chaleureux, et trouva Naruto en train de le regarder, et il sourit au garçon qui lui avait offert un foyer. Naruto lui retourna un sourire éclatant, soulagé et heureux pour lui, et Utakata s'autorisa enfin à penser aux mots d'Ao, bien qu'il refuse d'y réfléchir sur une trop longue période de temps.
Peu importe ce qu'il s'était passé, il était mieux où il se trouvait aujourd'hui et en dépit de ses regrets, il n'avait aucune envie de changer de vie. Pas alors que cela l'avait mené là où il en était maintenant.
Ce fut, évidemment, l'exact moment où des chakra étrangers firent irruption, s'élevant jusqu'au ciel nuageux dans une éruption de lumière violette, de bruit, de flammes et de gravats éparpillés lorsqu'une bonne partie du mur nord de Konoha explosa.
IMPORTANT : J'ai eu une idée ! Si vous me connaissez (ou même si ce n'est pas le cas), vous aurez peut être remarqué que j'ai un peu de mal à me concentrer sur une seule traduction à la fois… et arrivant vers la fin de cette histoire-ci, je ne cesse de me demander quelle fanfiction prendra sa suite. Je propose donc la chose suivante : que pensez-vous d'une sorte de "comité de lecture" ? A mes heures perdues et quand je devrais franchement traduire mes fics en cours, mais que mon inspiration m'attire ailleurs, je traduis par-ci par-là des bouts de chapitres, voire des chapitres entiers parfois, mais sans jamais rien publier ni terminer de peur de m'investir pour rien et également parce que le nombre de traductions que je peux gérer en même temps est limité. Ainsi, je vous propose d'envoyer à ceux qui le souhaitent des extraits (puisque je n'ai aucune autorisation pour le moment) desdites traductions pour que vous me disiez lesquelles vous plaisent le plus et pourquoi. Voici les fandom concernés : Naruto, Harry Potter, Le Hobbit/Le Seigneur des anneaux/Le Silmarillion. Je me dois de préciser que la plupart de ces fictions sont du MM, même si cela ne se verra pas forcément dans les extraits concernés. Je ne donnerai aucune information à leur propos qui pourrait vous biaiser dans vos commentaires, bien que j'ai déjà par le passé dévoilé quelques points sur certaines des fictions que je voudrais présenter au jury (VOUS :D). Si vous ne connaissez pas l'un des fandom, cela pourrait ne pas importer, puisque cela fera le même effet qu'à la toute première lecture d'un livre. Néanmoins, s'il y en a un en particulier que vous n'appréciez guère, n'hésitez pas à me le préciser ! Il y aura plus d'une dizaine d'extraits, plus ou moins longs, que je retravaillerai au mieux avant de vous les proposer (certains sont vraiment anciens). Quoi qu'il en soit, pour les intéressés, veuillez me contacter par MP et on s'arrangera sur une manière de vous les faire parvenir une fois que j'aurais mis en place le tout (ce n'est pas pour tout de suite, plutôt fin avril/début mai, je ne sais pas trop encore…
Qu'en pensez-vous ? Voudriez-vous ensuite que nous trouvions un moyen d'en parler collectivement (réseaux sociaux ou autre) ou préférez-vous en rester à un avis purement personnel ?
Je pose beaucoup de questions, mais au final, je ne sais même pas si cela va vous intéresser ! Je suis sincèrement désolée pour ceux qui ont dû lire tout ce baratin si ce n'est pas le cas ^^'
Aussi, si certains (quelqu'un ?) s'inquiètent pour les fictions que j'ai mises en hiatus, je vais essayer de voir ce que je peux faire à leur propos bientôt mais j'ai certaines choses à terminer avant tout. Enfin, pour ceux qui lisent Black as the Blood in our Names, je vous assure qu'elle n'est pas en hiatus… pour le coup, j'ai juste dû revoir mes priorités avec tout le travail que j'ai eu et elle en a prit un sacré coup…
Je vous embrasse fort tous, prenez soin de vous et de vos proches et à très bientôt j'espère !
