Me revoilà avec un nouveau chapitre ! Merci beaucoup pour tous les commentaires que vous m'avez laissés. Ca m'a fait énormément plaisir.

Vous allez avoir toutes les réponses à vos questions : pourquoi Emma a - t - elle fait ça ? COmment va réagir Henry ? Regina ?

Donc je vais répondre rapidement aux GUEST et place à l'histoire :

DIANA : Je suis une adepte des fins heureuses, ne t'en fais pas. Alors j'espère que cet histoire restera assez heureuse pour toi et captivante. Merci.

RM : Je suis assez d'accord. Mais tout est vraiment nouveau pour Emma et elle est du genre fuyarde - peureuse. Mais elle va se rendre compte que c'est bête et qu'elle tient bien plus à Regina que ce qu'elle pensait.

RM (2) ? Je ne sais pas si c'est la même personne ou non, mais je réponds quand même. Désolé de t'avoir tant mise en colère ^^' Il est bien entendu que, même si les raisons sont expliquées dans ce chapitre, Emma va devoir se munir d'une bonne pelle et de creuser assez profond pour se rattraper. J'espère tout de même qu'Emma ne restera pas indésirable longtemps à tes yeux et que tu continueras à lire cette histoire ;)

Sur ce, bOnNe leCtuRE à TouS :D


Chapitre 11 : Des larmes pour toi

-Regina ? Appela Katherine en entrant dans la demeure de celle – ci, suivit de David. Hey ! Regina, tu es là ?

-C'est pas vrai, c'est quoi ça ? Demanda David faisant se retourner Katherine.

Le jeune garçon se trouvait au milieu de débris de verre et de vin étalait dans le salon. En moins de deux, les deux se mirent à paniquer et à appeler Regina, sachant l'appel inutile puisqu'elle éteignait souvent son appareil lorsqu'elle était chez elle, mais ne pouvant s'en empêcher.

Ils entrèrent en fracas dans la chambre de leur meilleure amie et furent, dans un premier temps, terriblement soulagés en voyant la forme brune étalée de tout son long dans le lit, un couvre - lit recouvrant son corps et un traversin dans ses bras. Ils s'assirent doucement de chaque côté de la brune et Katherine lui caressa la joue afin de la réveiller. Elle fronça les sourcils se demandant ce qu'il avait bien pu se passer dans cette chambre. La bouteille de vin dans son lit et les sillons de larmes et de mascara noir l'inquiétait vraiment.

Au bout de quelques minutes, la brune grogna, se réveillant doucement. David en profita pour ouvrir la fenêtre afin d'aérer un peu.

-Hey, chérie. Tu m'entends ? Demanda Katherine.

La brune se contenta de grogner d'affirmation et de se retourner doucement pour se mettre sur le dos, éblouit pas la lumière. Elle se sentait perdue, entendant des bribes d'un « tu m'entends », « tu vas bien ? ». Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait la nausée et ne savait pas vraiment ce qu'il se passait.

-Hé ben, ma puce, tu as dû te prendre une sacrée cuite. Entendit – elle David plaisanter.

-Qu'est – ce – que vous faites, ici ? Demanda la brune pas du tout encline à plaisanter, toujours un peu perdue.

-On s'inquiétait. Ta mère nous a appelés en panique il y a une demi – heure parce que tu n'étais toujours pas arrivée et qu'elle n'arrivait pas à te joindre.

-Quoi ? Demanda la brune en se redressant pour se mettre en tailleur et mettre immédiatement sa main devant ses yeux.

-Repas de famille. Tu as oublié ?

-Oh, on est samedi ?

-Yep.

La brune se contenta de gémir longuement et de laisser sa tête tomber sur ses jambes.

-Je suis désolée. Il est quelle heure ?

-12:00. Au départ, elle pensait que tu avais juste une urgence à l'hôpital donc elle ne s'est pas inquiétée. Mais quand Zelena est arrivée et lui a dit que tu n'étais pas à l'hôpital, on s'est tous inquiété. Expliqua David en essayant de capter le regard de la brune qui avait désormais sa tête entre ses mains, se massant les tempes.

-Qu'est – ce – qu'il s'est passé, ma chérie ? Demanda Katherine en caressant le dos de son amie.

Prenant une grande inspiration, se sentant de plus en plus mal, les souvenirs remontèrent, doucement et douloureusement.

Ses mains sur son corps.

Ses baisers.

La beauté de la blonde.

Son aveu.

Cette merveilleuse nuit.

Je t'aime.

Elle est heureuse et soudain.

Tout se brise.

Tu es une erreur.

Tu es une expérience.

Tu n'es rien pour Henry.

Je ne t'aime pas. Je n'aime pas être avec toi.

Son cœur fendu.

Son cœur brisé.

À ces souvenirs, aussi beaux que douloureux, la jeune brune se leva d'un coup et couru jusqu'à sa salle de bain pour vider le contenu de son estomac. Les paroles d'Emma tournaient en boucle dans sa tête. Elle ne comprenait rien. Elle ne comprenait pas comment tout avait pu déraper. Elle sentit les mains de sa meilleure amie relever ses cheveux et lui susurrer des mots doux, se voulant apaisants. Mais s'en fut trop pour la brune qui, toujours la tête dans la cuvette, se mit à pleurer.

-Hey, ma belle. Qu'est – ce – qu'il se passe ? Demanda David de plus en plus inquiet.

Il la prit dans ses bras et la laissa pleurer tout son soul pendant que sa sœur épongeait le front de la brune. La respiration presque erratique, les deux frères et sœurs ne savaient plus quoi faire et avaient peur qu'elle ne fasse une crise d'angoisse. Chose très fréquente chez leur amie. Profitant d'une accalmie dans les pleurs de leur amie, Katherine demanda à la brune ce qu'il s'était passé. Si elle s'était disputée avec Emma.

À ce prénom, le médecin se remit à pleurer de plus belle et avec bien des difficultés, elle leur raconta tout. De leur premier baiser à aujourd'hui.

A la fin de son récit, David se leva, fou de rage, prêt à exploser. Mais sa sœur attrapa son poignet pour l'arrêter et lui dire de se calmer. Pour le moment.

-Je suis désolé de vous avoir menti. S'excusa Regina, les genoux pliés contre sa poitrine, les larmes continuant de s'échapper.

-Mais non. On ne t'en veut pas du tout ma belle. Ne t'inquiète pas.

-J'ai était si bête. Y avait mille signes pour me dire d'arrêter tout ça. J'aurais dû me douter que je n'étais pas assez bien pour elle. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Dit – elle le regard nulle part et ailleurs.

-Non, stop. Ne dis pas ça, ma belle. L'arrêta David. C'est elle qui ne te mérite pas. Depuis le début, tu fais tous les efforts inimaginables et elle ? Rien. Tu es quelqu'un de vraiment merveilleux et je ne veux pas que tu croies quiconque te dira le contraire. Alors maintenant, tu vas prendre une bonne douche et ensuite, avec Katherine, vous allez aller chez tes parents. J'ai un truc à faire avant. Okay ? Demanda – t – il avec sa voix la plus douce.

-Je lui ai dit que je l'aimais. Se contenta de répondre la brune, le regard encore plus vague et un sanglot fuyant.

-Arrête de penser à tout ça, tu fais du mal pour rien. Demanda Katherine consciente que son amie n'arrêtait pas de ressasser les paroles de la blonde. Est – ce – que tu as besoin de quelque chose ? Tu veux que j'appelle ton père ?

-Je veux Daniel. Je veux Daniel. Répéta la brune en se mettant à pleurer plus fort.

Les larmes aux yeux, Katherine prit sa sœur de cœur dans ses bras. Cela faisait des années que la brune ne l'avait pas réclamé et les deux Nolan mesurait ainsi l'ampleur des pensées négatives de la brune. David fit signe à sa sœur qu'il s'en allait et celle – ci hocha de la tête, lui faisant comprendre qu'elle arriverait à gérer sa meilleure amie.

SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ

Il était pourtant certain d'avoir réussi à se calmer durant le trajet. Mais lorsqu'il vit cette blonde, penchée sur son bureau avec la main d'un homme sur son dos, il perdit tout son sang - froid et fonça vers elle.

Emma le vit arriver et sortit rapidement de la pièce, consciente que l'homme semblait au courant et ne voulant pas faire d'esclandre. Mais à peine sortie de la pièce qu'elle fut propulsée dans la salle d'interrogatoire, percutant violemment le mur.

-Nan mais, tu vas pas bien ?!

-Moi, je ne vais pas bien ?! Tu te fous de moi, j'espère. Ce que tu as fait à Regina est dégueulasse et je veux comprendre.

-Y a rien à comprendre et ça ne te regarde pas. Je suis désolé, mais c'est comme ça. Me fais pas de scandale. Déclara Emma en voulant prendre l'autre porte pour sortir.

-Tu rêves là, ma p'tite. Ricana David en prenant Emma par le bras pour la plaquer contre le mur. Ça me regarde complètement lorsque je retrouve ma meilleure amie en pleurs, au bord de la crise d'angoisse, anéantie parce que TU la brisée. Je veux des explications. Je te pensais quelqu'un de bien et je refuse de me dire que tu as fait ça juste par pure méchanceté. Alors tu as plutôt intérêt à me fournir une explication assez plausible.

-Mais j'ai rien à te dire. Déclara Emma en repoussant David. Et c'est mieux comme ça. Elle s'en remettra vite. Elle est forte. Affirma Emma qui avait de plus en plus de mal à se retenir de pleurer.

-Ouais, elle est forte. Mais elle est fragile en même temps. Tu connais la Regina toujours heureuse, insouciante. Mais ça, c'est parce qu'elle a connu des choses si dures que désormais elle préfère toujours voir le bon côté partout. Mais moi, je connais la Regina qui avait tant de solitude en elle qu'elle se noyait dans le travail. Je connais la Regina anxieuse en permanence qui ne passait pas une semaine entière sans faire de crises d'angoisse tant les gens et le monde l'accablait. Mais tu sais depuis combien de temps je n'ai pas retrouvé cette Regina ? Depuis plus de quatre mois. Et maintenant, je comprends que c'est à peu de chose près depuis que vous étiez ensemble. Hurla David faisait se calmer Emma.

L'image que David dépeignait était totalement inconnue de la blonde. Elle revoyait ses cheveux noirs virevolter au vent, avec un éternel sourire. Presque jamais elle ne l'avait pas vu sourire. Toujours rêveuse, toujours souriante, toujours admirative, toujours tout.

Craque pas bordel.

Elle avait paniqué et sur le coup, elle avait trouvé sa réaction logique. Mais ensuite ... Mais maintenant ?

Craque pas bordel !

Les deux blonds s'observaient désormais, la respiration erratique. L'un devenant de plus en plus haineux, l'autre perdant toutes ses résolutions.

-Parle ! Dis moi ce qui t'a pris ! Hurla à nouveau David en frappant de son poing la vitre à côté de lui.

Emma allée se mettre à parler lorsque la porte s'ouvrit prestement.

-Ça ne va pas de hurler comme ça ?! Engueula Jane en entrant dans la salle, suivit d'August et d'un homme imposant avec une barbe blanche. Vous voulez que Cavanaugh vous entende ou quoi ?

-On va se calmer, mais c'est une conversation privée alors laissez nous. Ordonna David en encrant à nouveau son regard sur Emma.

-Non. On a fini. Déclara Emma.

-Je ne crois pas non. J'ai demandé des explications, j'aurais des putains d'explications. Déclara David en bloquant à nouveau Emma.

-Ouais, tu vas en avoir. On va tout te raconter. Déclara August.

-Quoi ? Non, c'est encore moi qui suis concernée.

-Il a le droit de savoir. T'es plus la seule concernée depuis hier soir et tu le sais. Alors on va au bar.

-Je suis d'accord avec August, Emma. Déclara Jane.

Et avec la plus grande mauvaise foi du monde, Emma suivit Jane jusqu'au bar de Korsak, les autres souhaitant rester au poster pour avancer au plus vite.

À cette heure ci, le bar était encore vide. Seule Angela, la mère de Jane, était là. Attablée, Jane commença à raconter une histoire.


Deux mois avant. L'amour transit.

-Henry, grouille toi. On est en retard et j'ai une audience au Tribunal. Hurla Emma de bon matin, encore et toujours en retard.

-J'arrive. Je me brosse les cheveux.

Emma grogna une nouvelle fois et mit son manteau pour partir plus rapidement, tâtant ses poches pour vérifier que ses clefs de voiture étaient bien dans celles – ci. Bien sûr, elles n'y étaient pas. Emma grogna et chercha partout. Alors qu'elle était à quatre pattes derrière le canapé, elle entendit sonner. Elle râla de plus belle et tomba nez – à – nez avec un facteur en ouvrant la porte.

-Bonjour, un colis pour vous.

-Pour moi ? Vous êtes sûr ? Demanda Emma en avisant la rose.

-Vous êtes Mademoiselle Swan ?

-Oui.

-Alors surprise. Sourit l'homme en lui tendant le bouquet.

C'était une seule rose rouge. Elle prit la carte et lu : « Une unique rose pour une femme unique ».

Emma sourit. Regina était adorable. Elle sortit un verre et y déposa la rose. Deux secondes plus tard, ils partirent. Enfin et à pieds.

Emma avait été si heureuse d'avoir reçu cette rose, qu'elle décida d'emmener Regina manger le soir. Cependant, en la remerciant de la dite rose, elle comprit bien vite qu'elle ne venait pas du tout de Regina. Ce qui l'inquiéta un peu.

Cette étrangeté cependant, lui sortit de la tête jusqu'à la semaine suivante où elle reçut à nouveau le même facteur. Cette fois – ci, deux roses rouges en cristal étaient présentes et le mot disait : « Deux roses éternelles, car nous sommes à deux pour toujours ».

Cette fois – ci, Emma paniqua. Elle appela August pour être certaine que ce n'était pas une de ses blagues bizarres, mais celui – ci nia catégoriquement.

Trois jours plus tard, elle recevait, à nouveau des roses qu'elle jeta illico. Mais elle regretta son geste, car cinq minutes après, elle recevait un message sur son téléphone : « Tu me déçois beaucoup, Emma. Jeter mes roses, il n'y a rien de pire pour m'énerver. ».

Sans était trop. Elle appela August et deux heures plus tard, elle était avec Jane, Korsak et Frankie en train de raconter cette histoire de harceleur.

Sous les conseils de Jane, Emma essaya de le contacter de lui donner rendez-vous. Elle réussit à obtenir un rendez-vous, mais le harceleur comprit le piège et se contenta d'envoyer un message furieux à Emma. Il était fou amoureux d'elle, mais elle l'avait trahi, disait – il. Elle le paierait.

Désormais, place à la fureur.


Un mois avant. L'amoureux furieux.

Depuis cette tentative ratée, Emma recevait des menaces à toutes heures. L'homme n'était plus simplement amoureux fou, mais fou de jalousie. Dès qu'elle était avec quelqu'un, elle recevait un message de menace lui disant de s'éloigner de lui. Elle n'avait reçu qu'un seul message concernant Regina, alors elle ne s'était pas vraiment inquiété.

Ce qu'elle ne comprenait pas, c'est que l'homme semblait au courant de tous ses faits et gestes, même de ses paroles. Et ceci avait réellement le don de la mettre hors d'elle.

Deux semaines avant, elle était aller jouer au basket avec Frankie et August. Elle s'arrêta un instant après avoir entendu son téléphone sonner, envoyant par la même occasion Frankie chercher des bouteilles d'eau à leur voiture.

Elle regarda son téléphone. Un nouveau message : « Je t'avais dit de ne plus les approcher. Maintenant choisit lequel tu préfères ». Elle fronça des sourcils et aperçu cette BM rouge qu'elle avait déjà aperçu à plusieurs reprises et écarquilla des yeux en l'apercevant démarrer, fonçant sur son ami.

Elle hurla sur celui – ci et lui sauta dessus pour qu'il évite la voiture. Coincés entre deux voitures, ils pensaient être sains et sauf , jusqu'à ce qu'un coup de feu ne retentisse. Emma se retourna et vit la voiture rouge partir à toutes vitesses. Comprenant que l'homme avait tiré sur August, elle se releva et courut vers lui. L'homme était assis à terre en se tenant le bras.

-August ? August, tu vas bien ? Paniqua – t – elle.

-Ouais, je vais bien. La balle m'a juste éraflée. Rassura August en grimaçant.

Deux semaines donc, qu'Emma était légèrement paranoïaque.

-Hé ! Je suis ne pas parano ! Râla Emma.

-Laisse – moi, expliquer. Râla Jane.

Ce qui nous amène donc à la dernière étape : Emma qui pète un câble.


Une semaine avant. Ignoble amour.

Emma s'était enfin totalement libérée. Acceptant d'embrasser librement et partout Regina. Et ça, son harceleur ne l'avait pas vu venir. Il avait été si persuadé d'une potentielle menace masculine, que jamais il n'avait eu l'idée que la véritable menace à leur idylle était Regina Mills.

Alors, il les avait suivis et en avait appris bien plus sur elles. Lorsqu'il avait vu Emma et Regina entrer chez le médecin, il n'avait pas supporté et avait décidé d'envoyer son ultime bombe. Même si Emma l'avait vu trop tard, ça ne changeait rien. Il avait réussi.

-Je t'aime. Lui avait – elle soufflée.

À ces mots, les oreilles d'Emma s'étaient mises à bourdonner de bonheur tant elle était émue de ces mots qu'elle avait si peu reçus, de ces mots qui étaient si sincères. Des heures plus tard, après un énième round, Emma rêvait d'une vie heureuse avec Henry et Regina en savourant les douces caresses sur son ventre.

Oui, c'est possible.

-J'ai faim et soif. Tu as faim et soif ? Lui avait – elle demandée. La blonde avait rit.

Et puis.

Et puis, elle en avait profité pour regarder ses messages en attendant son amante. Et elle les avait vus. Cour-circuit. Dans un élan de pure panique, elle ne réfléchissait plus vraiment. Des centaines et des centaines de photos de Regina avec ou sans Emma et Henry qu'elle voyait défiler devant ses yeux verts. À l'hôpital, à la porte de son appartement, dans son bureau, dans sa voiture, juste à quelques mètres lors de leur pique – nique et la plus inquiétante : une de la brune endormie dans son bureau à l'hôpital. Le tout dernier message était :

« Je sais que tu n'es pas comme ça. Tout ça est sale, mais je peux encore te pardonner. Alors à toi de choisir : brises lui le cœur ou c'est moi qui m'occuperais de te débarrasser d'elle ».

Elle repensa à sa tentative sur August. Ça n'était pas du bluff. Et dans cette panique, les idées moins claires. Elle avait décidé de lui briser le cœur. Un peu plus tôt, un peu plus tard. Tout cela ne changeait rien, après tout. C'était écrit. Les relations ne sont pas pour Emma, il fallait bien que tout soit détruit par sa faute, encore une fois. Autant faire en sorte de ne pas la revoir venir.

-Je n'ai pas aimé Regina. Tenta Emma.

Mais c'était si faux.

-C'était une erreur.

Mais une erreur que j'aurais pu recommencer mille fois. Si je n'étais pas moi.

-Met toi arrête ! Bon sang, tu es insupportable. Le monde n'est pas rose, Regina. Ton délire de monde sucré n'existe pas et il serait tant que tu grandisses. T'essaies de me montrer que la vie est rose et tout le tralala qui va avec, mais tu ne sais rien de la vie. Tu n'as jamais rien vécu. La vie n'est pas rose, elle est juste dure, noire et faite de trahison.

La preuve.

-J'ai appris cette putain de langue des signes pour t'amadouer rien de plus, mais c'est gênant et chiant en réalité. Rien d'étonnant que les autres se soient cassées. On croirait une enfant en manque d'amour, Regina. Réveille – toi, t'es plus une gamine. Quant à Henry, c'est un gosse. Il t'oubliera vite, t'es rien pour lui.

Coup de grâce.

-Sors ! Dégage ! Lui avait – elle hurlait.

Non, ce n'était pas possible.

Emma était sortie en claquant la porte. La porte n'avait pas finit de claquer, qu'elle recevait déjà les félicitations de son bourreau. Bon sang, mais où est – il ?

Les larmes qui perlaient en une cascade incessante, elle se m'y à courir à en perdre haleine. Il n'y avait pas eu qu'un seul cœur de brisé ce soir là.

Cinq heures sonnaient à peine lorsqu'Emma toqua à tout rompre chez Maura. Elle pensée que Jane serait là. Et elle ne s'était pas trompée. C'est la grande brune qui ouvrit et Emma ne perdit plus une seconde pour se jeter dans ses bras et pleurer. Jamais elle ne s'était laissé autant aller. Jamais elle ne s'était laissé paraître aussi vulnérable. Mais jamais elle ne s'était sentie aussi mal, aussi.

Jane emmena Emma dans le salon, et après un bon chocolat chaud, la blonde lui raconta tout.

-Et voilà ! Tu sais tout. Conclu Emma, légèrement gênée.

-Et vous avez au moins un soupçon de qui ce serait ?

-Oui. On a découvert que c'était un témoin qu'elle avait interrogé il y a trois mois sur une affaire.

-Okay. Alors si vous savez qui c'est. Il est arrêté ? Pourquoi tu as fait ça ?

-On a aucune preuve que ce soit lui. Et je ne savais pas avant ce matin qui c'était. Répondit Emma.

-Mais maintenant que c'est fait, c'est bon.

-Tu es flic David. Tu sais très bien que ça ne marche pas comme ça. Répliqua Emma en regardant Jane se lever pour répondre à un appel.

-Bien – sûr que si Emma. Tu n'as qu'à lui tendre un piège. Demande lui de vous voir ou bien va dans un endroit vide et rends le jaloux, on ne verra forcément que lui. S'agaça – t – il laissant un blanc. Écoute, je veux et je vais t'aider. Parce que je t'aime bien et que je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose, mais également parce qu'une fois qu'il sera sous les verrous, tu iras voir Regina et tu t'excuseras.

-David...

-Non ! Je comprends que tu ai paniqué, et cætera. Mais ce que tu lui as dit était totalement disproportionnée et inexcusable. Je sais bien ce qu'il t'a demandé de faire et crois moi, bravo. Tu as réussi. Mais après tout ça, tu peux réparer les choses en lui expliquant. J'espère sincèrement qu'elle ne te pardonnera pas, du moins pas facilement, même si je suis sûr qu'elle serait capable de passer l'éponge. Mais elle mérite des excuses et des explications. Parce que là, tout ce qu'elle pense c'est qu'elle n'est qu'une moins que rien. Et ce n'est pas tolérable, Emma. Finit – il plus durement, toujours en colère.

-Il a raison ma chérie. Appuya Angela en venant s'asseoir à côté d'Emma pour la prendre par les épaules. Elle mérite de savoir pour la seule et unique raison que cela faisait bien longtemps que tu ne t'étais pas laissé aller au bonheur aussi simplement.

-Quand on voit ce que ça donne. Grommela Emma, sachant tout de même qu'ils avaient raison. Elle s'en voulait tellement d'avoir fait ça.

David et Angela n'eurent pas le temps de répondre, Jane revenant pour leur dire qu'il avait son adresse et l'autorisation d'y faire une descente. Ils partirent rapidement.

-Comme ça, tu sors avec Mary... Indiqua Emma dans la voiture, alors que David conduisait. Elle avait fait exprès de se mettre avec lui afin de pouvoir avoir quelques informations.

-Yep.

-J'avais prévu de te faire le grand discours du « si tu lui fait du mal, je te brise les rotules, découpe tes bijoux de famille et les fais bouffer à des chiens ». Mais, je serais carrément mal placé pour te faire ce genre de discours, là maintenant.

-C'est certain. Répondit simplement David, voulant continuer de paraître froid, même s'il souriait discrètement à la menace cachée de sa collègue.

-Elle m'en a parlé ce matin. Et elle avait des étoiles dans les yeux comme jamais je n'en avais vu dans les siens. Et je sais que tu es quelqu'un de bien et je suis vraiment ravie que ce soit toi. Alors prends soin d'elle.

-Je sais qu'elle n'a pas eu une vie facile et je ferais tout ce que je peux pour que toutes ses angoisses et ses souvenirs douloureux ne deviennent qu'éphémères par rapport à ce que j'ai à lui offrir.

Emma se contenta de sourire et continua d'observer la route. David en fit de même, repensant à son histoire. Comment aurait – il réagit si c'était lui qui avait été la cible. Cela faisait bien longtemps qu'il avait compris que cette famille était compliquée.

Lorsqu'il avait demandé le numéro de Mary afin de lui proposer un rancard, la jeune femme s'était mise à totalement bégayer avant de prendre la fuite. Il l'avait revu par hasard dans un café et, comprenant qu'il fallait y aller doucement, il s'était simplement installé à côté d'elle et il avait commencé à lui parler. Assez rapidement, il ne fit plus la conversation seul. Ils s'étaient découvert un assez grand nombre de choses en commun et comme il n'arrivait plus à avoir ses week – end traditionnels avec Regina, il en avait profité pour les passer avec Mary. Se dévoilant l'un et l'autre un peu plus au fil des semaines, jusqu'à leur premier baiser. Aucun d'eux ne se l'était dit, mais, sans aucun doute, ils étaient le véritable amour l'un de l'autre.

David sortit de ses pensées, se recentrant sur l'immeuble en face de lui. Il suivit les unités jusqu'au dit appartement. L'immeuble était nouveau et très entretenu. Après les usages, Jane enfonça la porte (adorant faire ça) et ils entrèrent dans la demeure. Ils fouillèrent plus ou moins toutes les pièces jusqu'à tomber sur une espèce de chambre noire où se trouvait des centaines et des centaines de photos d'Emma et de ses proches. Dans une autre pièce se trouvait des écrans sur lesquels des caméras filmaient les endroits fréquentés par la blonde.

-Ce mec est malade. Souffla August en voyant qu'une des caméras filmait sa porte et qu'une autre était dans le bureau de Regina.

Emma fit le tour des pièces, un peu sonnée, constatant l'étendue de l'enquête de son harceleur. Lorsque soudain, elle reçut un message. « Bravo. Tu as trouvé notre chez nous. Je suis juste un peu déçu que tu ramène autant de personne. Henry serait – il heureux ? ».

Les mains moites, n'en pouvant plus, Emma décida de faire ce qu'elle n'avait jamais fait : lui répondre et le provoquer. « Tu crois me faire peur. Tu crois pouvoir dire qu'il y a un nous. Mais pourquoi ne cherches - tu pas à me rencontrer pour de vrai ? ».

David avait raison. C'est en prenant le taureau par les cornes que la situation se débloquerai. C'était risqué. Il pourrait simplement lui dire non, être sur ses gardes. Surtout en l'ayant constaté aussi peu réceptives à « toutes ses attentions ».

Mais heureusement ou malheureusement, Emma n'eut à attendre que quelques secondes avant d'y lire une réponse. « Je sais que tu ne veux pas être avec moi. Comment savoir si ce n'est pas encore un piège ? ».

« Je suis sûre que tu es en train de m'observer. Tu vois bien que je suis seule dans cette pièce, avec personne. Donne - moi rendez - vous ».

« Hier encore, tu embrassais l'autre ».

« Parce que j'étais perdue. Que je ne savais pas qui je voulais. Mais tu m'as ouvert les yeux. Et j'accepte d'être avec toi seulement si Henry est avec moi ».

« Très bien, je te crois. Rejoins - moi sous le parking derrière le bâtiment et nous irons chercher Henry. Ne dis rien à personne où je le saurais. ».

Aussitôt, Emma posa son téléphone sur la table et partit. David le remarqua, et dans un ultime geste, elle mit son doigt devant la bouche comme pour lui dire de se taire.

Elle descendit à toute vitesse les escaliers et fit le tour de l'immeuble pour se retrouver dans une petite contre – allée sur laquelle un soleil très chaud frappait sur les murs jaunes. Personne n'était là et elle s'inquiétait de s'être elle – même fait avoir.

Le cœur battant à vive allure, elle observa finalement une voiture arriver et qui se gara juste devant elle.

-Emma. Souffla l'homme dégarni avec de grosses lunettes, un immense sourire béat sur le visage.

-Earl. Répondit Emma en tentant de garder sa contenance.

-Je suis vraiment ravie de te voir. Dit il en sortant une arme de derrière lui pour l'approcher. Pas que j'ai pas confiance en toi beauté, mais vaut mieux être prévenant alors, pas bouger. Lui dit – il en lui caressant la joue. Il la fouilla partout, prenant bien son temps pour passer ses mains sur son corps. Parfait.

Il voulut l'embrasser, mais par réflexe Emma se recula. Voyant que cela allait jouer en sa défaveur, elle se rapprocha à nouveau de lui pour l'embrasser, une envie soudaine de vomir. En se détachant, il ne put s'empêcher de lui dire :

-Je sais que tout ça peut paraître fou. Mais je suis fou amoureux de toi.

-C'est toi qui m'as envoyé toutes ces fleurs ? Tous ces mots ?

-Oui. Je voulais te conquérir. J'ai finalement réussi n'est ce pas ? Demanda – t – il en lui caressant une joue, le regard plein d'espoir.

-Oui, tu ... tu as réussi. Souffla Emma, nerveuse. Allons chercher Henry. Proposa – t – elle.

Ils entrèrent dans la petite voiture. Mais alors qu'Earl abaissait le frein avec la même main qui tenait son arme, un rond froid se posa sur sa tempe tandis qu'un pied appuyait sur sa main.

-Tu vas sortir gentiment de cette voiture. Souffla d'une voix dure David qu'Emma avait vu entrer discrètement dans la voiture alors qu'elle embrassait l'homme de ses dégoûts.

L'homme en question lâcha un rire froid, comprenant que sa dulcinée s'était moquée de lui.

-Tu m'as désobéi, Emma. Souffla – t – il, la rage s'insinuant en lui.

-Sors. Ordonna à nouveau David alors qu'Emma prenait l'arme des mains du conducteur.

-Tu m'as désobéi, Emma. Et je suis très en colère. Répéta – t – il en sortant de la voiture, alors qu'Emma se retrouvait face à lui, l'arme prise auparavant braqué sur l'individu.

-Lève tes mains. Ordonna – t – elle.

-Avec plaisir. Dit – il dans un immense sourire. Mais alors que David sortit les menottes, Earl se retourna pour lui asséner un énorme coup de poing qui lui fit perdre son équilibre et lâcher son arme.

Emma tira sur l'assaillant avant qu'il ne se tourne pour récupérer l'arme. Elle paniqua lorsqu'elle se rendit compte que l'arme était factice. Elle lâcha la fausse arme pour courir après l'homme sur qui elle sauta afin de l'empêcher d'attraper le revolver. Ils tombèrent tous les deux sur le côté et Emma en profita pour lui asséner un coup – de – poing dans le visage avant de se relever, poing en avant. Même s'il n'était pas dans la même forme physique qu'Emma, Earl était indéniablement plus lourd et plus fort qu'Emma, alors, quand celui – ci pris ses deux jambes pour la faire tomber, laquelle, surprise s'y claqua la tête et qu'il s'assit sur elle, Emma n'avait plus aucun moyen de bouger.

Il lui frappa lui thorax et commença à l'étrangler. Les yeux pleurant malgré elle, le sang frappant dans ses tempes, Emma sentait sa dernière heure arriver. Lorsque d'un coup, la prise se relâcha totalement et l'homme tomba sur elle. Emma ne savait pas ce qui faisait le plus mal : le fait d'avoir était privé d'air ou le fait que cet air qui manqué venait de reprendre sa place à une vitesse si ahurissante qu'elle en fut estomaquée, ses poumons lui brûlant.

L'énorme masse fut dégagée d'elle par David, elle roula sur le côté, la toux grave et douloureuse. Elle entendit vaguement David lui demandait si elle allait bien. Trop tôt. Il faut juste reprendre son souffle. Deux secondes.

Elle regarda sur sa droite et vit l'homme, les yeux et les bouche grand ouverts, comme s'il était ébahi par la tournure des événements. Un troisième œil figurant au bon milieu de son front.

-EMMA !

August en tête de rang courait auprès de sa sœur à grande vitesse. Arrivé à sa hauteur, il se jeta sur ses genoux pour prendre la blonde dans ses bras, l'ausculter, puis la prendre à nouveau dans ses bras.

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-Maman ! Cria Henry à travers les couloirs de l'hôpital en courant pour finir sa course dans ses bras.

-Mon chéri. Souffla – t – elle en fermant les yeux, savourant l'étreinte.

-Tu vas bien ? Demanda le petit garçon, inquiet.

-Oui, ne t'en fais pas. J'ai juste mal à la gorge. Rassura – t – elle d'une voix un peu enrouée.

-On fera du thé au miel alors. Sourit le petit garçon faisant rire Emma. Oh oh, Mary aussi a trouvé l'amour.

Emma suivit le regard de son fils et vit sa petite sœur dans les bras de David.

-Dis, on peut aller voir Regina. J'ai trouvé le livre dont elle nous avait parlé avec Mary.

-Elle n'est pas là. Je te l'ai dit, elle passe le week – end chez ses parents.

-Ah oui, c'est vrai. Bon bah lundi, alors. Dit – il en haussant les épaules.

-Non. Écoute Henry, commença – t – elle en se raclant la gorge, j'ai fais une bêtise, une très grosse bêtise. Alors je pense qu'on ne verra pas Regina avant un moment.

-Qu'est ce que tu as fait encore ? Demanda son fils en s'écartant, les sourcils froncés et les mains sur les hanches.

Emma tira Henry dehors afin de ne pas être dérangé par le monde autour et ils s'installèrent sur un banc dans le parc de l'hôpital.

Pendant qu'Emma expliquait toute la situation à Henry et à Mary qui les avaient suivis, David en profita pour téléphoner à sa sœur. Il n'y eut pas une sonnerie qui passa, que Katherine décrocha, presque hystérique.

-Alors ? Tu as pu parler avec Emma ? Tu sais ce qu'il s'est passé ? J'espère que tu lui as fait regretter d'être née ! Finit – elle durement.

-Kat' calme toi. Oui, je lui ai parlé.

-Et alors qu'est ce qu'il s'est passé ?

-Elle était harcelée et lorsque le gars lui a dit que si elle ne brisait pas le cœur de Regina, alors il lui ferait du mal. Elle a paniqué et la écouté.

-Mon dieu.

-Mais tout va bien de ce côté - là. Je te raconterais plus en détail quand je te verrais. Comment va Regina ?

-Pas bien du tout. J'ai l'impression de la voir comme quand elle avait 16 ans. Quand tu es partie, j'ai quand même réussi à la faire manger un peu. Mais sur le trajet, on a dû faire un arrêt parce qu'elle faisait une crise d'angoisse et elle a finalement tout rendu. Elle est triste à en mourir. Tu connais Cora, quand je lui ai raconté, elle a pété à câble. J'te jure, si elle avait été une sorcière, elle aurait maudit les Swan. Du coup, Henry a emmené Regina faire un tour pour qu'ils discutent. Je pense qu'ils sont allés voir Daniel.

-Putain, ça me dégoûte toute cette histoire.

-Mmh. Est – ce – qu'Emma le regrette ? Parce que si c'est le cas, je pense vraiment qu'elle devrait débarquer et tout rétablir.

-Elle regrette vraiment. J'ai eu la même idée, je voulais juste avoir un autre avis pour pas mettre les pieds dans le plat.

-Franchement, si tu es sûr qu'Emma peut changer quelque chose, alors oui. Faut faire ça. Zelena est en face de moi et approuve. Parce que là, Regina pense que tout est normal et qu'elle ne mérite personne. Qu'elle n'est rien sans lui. Termina sa sœur, la voix cassée.

-Hé, ne pleure pas. Emma est en train de tout raconter à Henry et après, je te promets de commettre toutes les infractions possibles pour arriver le plus vite à Storybrooke. Alors arrête de pleurer et essayez de nous calmer la mère Cora un peu. Ça aidera.

-Je suis derrière, idiot ! Cria Cora.

-Merde. Je vous laisse. S'empressa de raccrocher David.

Tout ça devait s'arrêter. Il essuya rapidement ses yeux, lui aussi ému malgré lui et rejoignit Emma, Mary, Henry et August.

-David, il faut que tu nous emmènes à Regina tout de suite. Ordonna Henry qui avait couru vers le jeune homme pour le voir arriver.

-Henry, stop. Ça ne marches pas comm...

-Tais – toi. T'a tout gâché, mais c'est toujours possible de tout réparer. S'il te plaît, David. Supplia le petit garçon en se tournant à nouveau vers David.

-Pourquoi ça ?

-Pour réparer ma famille. Assura le jeune garçon.

-Tu promets de ne plus jamais lui faire de mal ? Demanda David à Emma qui se tenait timidement derrière son fils.

-Je ne vais pas te promettre ça, parce que je suis pas super douée et que j'ai tendance à être égoïste. Tu me l'as fait comprendre. Elle sait tout de moi, elle a tout fait pour moi, pour nous et moi ? Rien. Mais je peux te promettre d'essayer de changer et de tout arranger. Je ne veux pas, je ne veux plus lui faire de mal.

-Et puis je serais là pour surveiller. Promis. S'il te plaît, David. Renchérit le petit garçon.

-Bien, lets go ! On a de la route. Dit – il en frappant de ses mains et en prenant Henry dans ses bras, surprenant Emma. Elle pensait avoir beaucoup plus de mal à convaincre le blond.

Et tous les cinq partirent de suite sans même faire un aller - retour chez eux, direction Storybrooke dans le Maine. Le silence était très pesant dans l'habitacle, personne n'osait dire quoique ce soit. Pressée et angoissé à l'idée d'arriver. Si pressé d'ailleurs, que David avait réellement du mal à lever le pied de l'accélérateur si bien qu'il aurait pu perdre son permis une bonne dizaine de fois si les routes qu'il empruntaient n'était pas désertes.

Au bout d'une heure et demi, ils arrivèrent enfin à Storybrooke. David se gara devant une immense demeure qui impressionna les quatre autres. Une immense maison d'apparence raffinée et sophistiquée. Rien que la cour dans laquelle David s'était garé était magnifique avec son parterre de gravier marron, entourée d'arbuste et d'une fontaine d'eau au milieu.

Le frein tout juste levé, une tornade blonde et une tornade rousse débarquèrent pour rejoindre David. Zelena s'avança vers Emma, le visage fermé, plus froid que jamais.

-J'espère que t'es là pour tout arranger et faire des excuses qui valent le coup, parce que t'es pas au bout de tes peines. Je m'en contrecarre que c'était une question de survie ou non. Décréta la rousse d'un ton très dur. Allez, venez. Dit – elle d'un signe de tête vers sa maison.

Emma suivit la petite troupe, légèrement en traînant des pieds. C'était clairement pas sa journée. Entre Earl et toutes les personnes qui l'avaient réprimandé, elle commençait à sérieusement en avoir marre. Mais elle prenait sur elle.

Ne te braque pas pour une fois. Fais tes excuses pour une fois. Pour elle. Alors, elle s'avança dans ce terrain hostile, dans la gueule du loup. Parce que c'était totalement ça. Elle avait l'impression d'être invité à se faire descendre par les protecteurs de sa brune. Et en réalité, elle enviait ça.

Elle fut éblouie dès son entrée dans le hall. Un énorme escalier en marbre divisé en deux se trouvait devant elle, un lustre flamboyant planant au - dessus de sa tête. C'était à la fois très tape à l'œil et discret, si c'est possible.

-Ma femme a toujours eu des goûts de luxe. Indiqua une voix.

Derrière elle se tenait un petit homme dégarni, aux cheveux et à la barbe blanche. Les mains croisées derrière son dos, il l'observait avec un fin sourire, chaleureux, qui la rassura immédiatement.

-C'est vraiment très beau.

-C'est vrai aussi. Je me présente : Henry Mills, le père de Regina et Zelena. Se présenta – t – il en tendant sa main.

-Enchantée. Emma Swan. Se présenta – t – elle en serrant sa main.

-Je sais. Répondit – il en gardant la main d'Emma dans la sienne.

-Écoutez, je souhaiterais m'excuser auprès de vous pour ce que j'ai pu faire. Et je vous promets de tout faire pour tout arranger.

-J'ai beaucoup parlé avec ma fille cet après – midi, et si vous l'aimez un tant soit peu, alors je suis de votre côté.

-Vraiment ?

-Il vous faudra bien un allié, ici, Mademoiselle. Et ce ne sera évidemment pas femme ni Zelena. Et croyait moi, tout le monde a besoin d'un allié face à ma femme. Rassurez – vous, je ne vais pas vous demander toute l'histoire, ça ne me regarde pas et si ont vous somme de la raconter, affirmait vous. Mais je vous préviens mademoiselle, si ma fille est encore plus mal après vous avoir parlé, si cela est possible, ou bien si vous la faite à nouveau souffrir de la sorte, Cora sera un agneau par rapport à ce que je vous ferez payer. Finit – il dans un sourire presque innocent donnant plus de sens à la menace. Bien, j'ai laissé ma fille dans le verger derrière la maison. Il serait préférable que vous commenciez par elle. Indiqua – t – il dans un sourire entendu.

-Je vous remercie, Monsieur Mills.

Emma sortit de la maison et en fit le tour, le long tour. Arrivée derrière, elle vit une immensité d'arbre aligné sur des kilomètres et des kilomètres, et Emma se dit qu'elle allait mettre des heures à chercher la brune. Elle marcha une demi – heure sous un soleil tapant et sous des pommes rouges, jusqu'à ce qu'elle voit au loin un gros pommier surpassant tous les autres. Emma se souvint que Regina lui avait parlé de cet arbre sous lequel elle adorait passer des heures et des heures. Le premier arbre planté par ses parents en tant que couple. Elle décida donc de s'y rendre, marchant sous ce soleil de plomb, un seul but en tête.

Et c'est là qu'elle la vit. Elle s'arrêta un instant afin d'observer sa brune, prenant conscience de la chance qu'elle avait d'avoir ce bonheur à porter de main. La brune était assise par terre, les genoux ramenés contre sa poitrine, la tête posée sur eux, des lunettes noires posées sur son nez, jouant avec une pomme. Peut - être était elle restait vraiment très longtemps à l'observer, toujours est – il qu'elle comprit qu'elle avait été démasquée lorsque Regina roula sa tête sur le côté avant de la redresser vivement, lâchant sa pomme. Les yeux écarquillés, elle se leva doucement alors qu'Emma avancée. Angoissée, mais déterminée.

''Salut''. Se contenta de signer Emma, légèrement timide.

-Qu'est ce que tu fais là ? Demanda Regina, froidement. Il t'es arrivée quoi ? Tu es blessée ? S'inquiéta – t – elle aussitôt en s'approchant de la blonde pour l'observant et de mettre ses mains sur le cou de la blonde où des bleus étaient apparus.

-Ouais. C'est une assez longue histoire. Sourit Emma en prenant les mains de Regina.

Celle – ci, se rendant compte qu'elle avait oublié toute sa rancœur en quelques secondes, s'en voulu immédiatement. Elle retira brusquement ses mains et s'écarta d'Emma.

-Je m'en fiche. Va – t – en. Dit elle en faisant demi tour.

-Attends, s'il te plaît. Excuses – moi. Je ne pensais pas tout ce que je t'ai dit. Supplia Emma en se mettant devant Regina pour lui bloquer la route.

-C'est bien gentil ça, Emma. Tu es toujours là à être adorable pour ensuite être odieuse. Et ensuite demander pardon, mais c'est pas comme ça que ça marche. Tu ne peux pas me traiter comme de la merde dès que tu as peur et une fois que tu t'es rendue compte que tu es allée trop loin, demander pardon. C'est pas moi l'enfant entre nous deux. S'énerva la brune dont les larmes menacées de couler à nouveau.

-Je sais. Et crois moi, je comprendrais que tu ne veuille plus me voir après ça. Mais je veux que tu saches que tout ce que je t'ai dit était faux, je n'en pensais pas un mot. Tout était fait pour te briser le cœur.

-Tu te fous de moi ? Lâcha Regina dans un rire jaune mélangé à un sanglot.

Emma se contenta de s'asseoir contre l'arbre et débuta son récit. Sans omettre aucun détail, elle livra tout sur tout. Même certains points dont Jane n'avait pas été mise au courant. Mais c'était le moment où jamais de prouver à Regina qu'elle souhaitait vraiment plus avec elle. Durant tout le récit, Regina resta debout, tremblante, écoutant les paroles d'Emma. Bataillant avec l'envie de lui pardonner et de tout oublier et l'envie de faire ramer Emma, de lui faire payer. C'était contre sa nature, mais si même son père le lui avait suggéré, c'était peut être un poil mérité.

-... et me voilà. On a débarqué à quatre chez tes parents. C'est ton père qui m'a envoyé ici.

-Henry est ici ? Demanda la brune étonnée.

-Il peut pas se passer de toi. C'était faux, il est dingue de toi. Tout comme moi. Déclara Emma en s'approchant doucement de Regina.

-Emma, je ne peux pas. Même si cette histoire explique beaucoup, les choses que tu m'as dites sont réelles. Elles sont sorties. Si tu les as dites, c'est que tu les pensaient...

-Non, Regina...

-Laisse – moi finir, s'il te plaît. Tout n'arrête pas de tourner en boucle dans ma tête, Emma. Je m'en fiche que tu as ou non été forcée à dire tout ça, ça était dit. J'ai l'impression d'avoir été la seule à tout faire pour que ça fonctionne. Et depuis le début, Emma. Et là, même si tu pensais que c'était la bonne chose, c'était faux. Regarde : le lendemain à peine, vous avez arrêté cet homme, alors à quoi bon ça servait de faire ça ? Si tu m'avais parlé, j'aurais pu comprendre et attendre. J'ai vraiment envie de te croire. Parce que, quoi que tu en dises, je n'avais pas rêvé au grand amour et je ne pensais pas te rencontrer un jour. Je ne pense pas que la vie soit parfaite. J'ai juste décidé de prendre les bons côtés de la vie parce que ça ne sert à rien de bloquer sur le mauvais. Mais tu es arrivée et je ne t'avais ni prévu ni attendu. Je suis immédiatement tombée amoureuse de toi, Emma. Je ne pensais pas que ça aurait pu arriver et tu m'as fait croire que c'était possible. Tu m'as fait croire que j'étais digne de toi, Emma. Pour ensuite, tout m'enlever brutalement.

-C'est l'inverse. C'est moi qui ne suis pas digne de ...

-Et j'en ai marre que tu te rabaisses tout le temps. Tu es géniale et si tu n'étais pas cette petite fille qui avait incessamment peur de tout, tu serais parfaite. Je suis la seule à choisir de qui est digne ou non de m'approcher et si j'ai jugé que tu l'étais, c'est que j'ai raison. Je n'ai jamais rien fait pour te faire croire le contraire, loin de là. Toi, cependant, tu n'as pas cessé de me le faire comprendre. Même si j'ai préféré faire l'autruche. Murmura la petite brune, des larmes burinant maintenant son visage.

-J'ai menti. Tout le long. À, tu es insupportable, je pensais « tu es épatante en tout point ». À, la vie n'est pas rose, je pensais «certes, mais la vie à tes côtés est plus rose que jamais ». Tu m'as rendue gourmande de la vie avec Henry et gourmande de toi. À, j'ai appris la langue des signes, j'aurais dû te dire que je l'avais apprise pour découvrir une nouvelle facette de toi, pour t'aimer entièrement. À, tu ressemble à un enfant en manque d'amour, je pensais « laisses – moi t'aimer et t'apporter tout l'amour dont tu auras besoin comme tu peux le faire avec moi ». À, tu n'es rien pour Henry, j'aurais dû dire ... je ... J'ai toujours était un peu trop surprotectrice avec lui et jamais je n'aurais voulu qu'il ait un parent autre que moi. Mais, il y a quelques semaines, je me suis surprise à nous imaginer en famille. En te regardant jouer avec Henry, je me suis dit que tu étais la personne parfaite. La seule personne sur cette Terre que j'aimerais et que je souhaiterais comme mère pour mon fils.

-Emma. Voulut l'arrêter Regina.

-Ma vie s'est soudainement illuminée d'amour, tu ne réalises pas à quel point tu as changé ma vie. Tu ne réalises pas que tu nous as sauvés, Henry et moi. Continua Emma en prenant le visage de la brune de ses deux mains, l'empêchant de partir en courant. Depuis notre rencontre, je ne cesse de penser à toi. Ma tête et mon cœur sont perdus par tous ces sentiments qui les assaillent alors qu'ils en ignoraient la plus petite existence. Des sentiments tellement forts que je n'arrive pas à t'avouer mes sentiments, mais aujourd'hui, c'est fini. Tu l'as dit toi même, il faut juste savourer le moment présent, ce cadeau magnifique. Alors je me déclare, sans plus aucune peur. Je t'aime, Regina. Je veux rire avec toi, me blottir dans tes bras et t'embrasser encore et encore. Je veux épater le monde entier de mon amour pour toi. J'ai besoin de toi Regina et ce, malgré le monde, malgré toi, malgré moi. Je t'aime.

-...


J'aurais été plus ou moins rapide !

J'espère vraiment que ce chapitre vous aura plus et que le précédent ne vous aura pas crée une aversion pour mon histoire.

Bref, à bientôt et merci à tous de me lire ;)

LyliTom.