Réponses aux reviews anonymes

Sarah MAES : Ah ça, la réaction d'Hermione... tu vas la voir dans ce chapitre, mais ce ne sera pas forcément ce que tu attends hahaha. Merci pour ta review et j'espère que tu vas apprécier ce chapitre !

Drou : Hahaha Drago est une vraie girouette et va te rendre chèvre ! Merci pour ta review !

Guest : Ah Narcissa a toujours un tour dans son sac, n'est-ce-pas ! Et Astoria n'a pas beaucoup d'amour propre pour accepter ça en effet, je suis plutôt d'accord. Merci pour ta review !


Chapitre XXIII

Le jeu du chat et de la souris

Disclaimers : les dialogues ainsi que tous les développements entre les dialogues (car souvent ils sont écrits du point de vue d'un personnage) sont fictifs et ne représentent pas forcément ce que je pense personnellement. Il m'arrive d'avoir le même point de vue qu'un personnage sur un fait, mais si une idéologie vous semble choquante, ou un propos choquant par rapport à vos propres valeurs, il y a de forte chance que ce ne soit pas ma pensée personnelle.

Hermione n'adressa pas la parole à Drago pendant un jour, puis deux, et les jours s'enchainèrent ainsi. Elle avait pensé que ce serait compliqué, mais elle était tellement remontée contre lui, mais surtout déçue, que même au Ministère elle parvenait à l'ignorer superbement. Il essayait. Elle ne pouvait nier qu'il tentait tout ce qu'il pouvait pour lui parler. Dès le lundi après la diffusion de l'article il avait essayé de lui parler au boulot. En vain. Puis il avait envoyé des lettres, des notes de service, il avait tenté de la croiser « par hasard » pour lui expliquer. Mais rien n'avait fonctionné.

Il était allé plus loin la veille en se présentant devant chez elle. Hermione avait failli flancher et lui ouvrir, car elle ne pouvait pas fermer les yeux sur le fait que toute cette situation l'attristait et que le fait qu'il s'obstinait ainsi à discuter avec elle de cet article cachait quelque chose. Peut-être qu'il n'avait pas réellement demandé Astoria en mariage ? Peut-être que c'était un coup de sa mère ? La brune n'aurait pas été étonnée de cela car elle avait appris depuis le temps que Narcissa ne reculait devant rien ni personne.

Mais elle préférait écarter ces pensées-là. Non. C'était trop. Elle ne voulait pas ni ne pouvait entendre ses excuses. Elle avait perdu l'esprit ces dernières semaines voire mois. Elle s'était engagée dans un jeu dangereux qui s'était transformé en quelque chose de bien plus dangereux encore. Maintenant il s'était frayé un chemin en elle, d'une manière qu'elle ne pouvait expliquer, dont elle ne pouvait poser des mots dessus. C'était comme s'il était dans sa peau, dans sa chair, dans son esprit.

Elle avait eu des histoires avec des hommes, mais aucune n'avait été comme celle-ci. Aucun ne lui avait fait cet effet-là. Parfois, Hermione arrivait à mettre un mot dessus en se disant que c'était peut-être la passion, mais même cela ne semblait pas être assez fort.

Et c'était bien pour cela qu'elle refusait de lui adresser la parole, qu'elle détournait son regard du sien, qu'elle s'écartait autant que possible de lui, qu'elle ignorait ses lettres, sinon elle flancherait encore et encore.


Harry Potter était nerveux. Ça ne lui était plus tellement arrivé depuis des années, depuis qu'il avait passé l'examen final de sa formation d'auror. Cela faisait plusieurs mois maintenant qu'il était avec Pansy. Il avait survécu à la présentation à ses parents lors d'une soirée au Manoir Malefoy, alors il se disait que c'était peut-être gage d'une relation qui pouvait durer. À son grand étonnement, ils s'entendaient bien et les choses se faisaient naturellement. Il avait donc décidé de faire un effort pour son anniversaire. C'était ce soir-là, le premier jour du mois de mars, et il l'avait invité chez lui, à Godric's Hollow.

Les travaux de la maison qui étaient nécessaires étaient terminés donc Harry avait commencé l'emménagement deux semaines auparavant. Pansy n'avait toujours pas vu la maison finie et meublée alors il s'était dit que ce serait l'occasion. Il était étrange pour Harry de se retrouver dans une si grande maison seul, mais ça n'avait rien de profondément dérangeant. Il savait que c'était là sa maison. C'était chez lui. Cela faisait des années, depuis Poudlard, qu'il n'avait pas ressenti ce sentiment-là, d'être là où il devait être, au bon moment. Que tout était en place et s'imbriquait parfaitement.

Dix-neuf heures sonnèrent et le cœur d'Harry rata un battement. Il était prêt. Il n'avait rien prévu d'extraordinaire, il devait bien se l'avouer, mais le peu qu'il avait fait le rendait déjà nerveux. Il passa une main dans ses cheveux. Il fallait qu'il arrête d'agir comme un garçon de quatorze ans qui tentait d'inviter une fille au bal.

On toqua à sa porte et il accourut presque vers l'entrée pour ouvrir à Pansy. Elle était sur le pas de sa porte, un grand sourire aux lèvres, les cheveux toujours parfaitement coiffés, et son parfum emplissait déjà les narines d'Harry. Il lui rendit son sourire. Elle fit deux pas et il passa ses mains dans son dos pour la rapprocher de lui et l'embrasser doucement.

- Joyeux anniversaire, souffla-t-il entre deux baisers.

- Ne me rappelle pas que je suis vieille, rit Pansy en se séparant de lui. Tu es officiellement avec une femme de 26 ans alors que tu n'en as que 25, plaisanta-t-elle en déposant son manteau dans l'entrée.

- Cougar, rit Harry.

Elle lui donna une légère tape sur l'épaule. Elle regarda autour d'elle pour découvrir l'entrée. Il lui tardait déjà de découvrir le reste, même si elle savait que les goûts en décoration d'Harry divergeaient des siens, si on partait du principe qu'il en avait. Il la laissa prendre les devants et elle se dirigea vers le salon. Elle esquissa un sourire en voyant sur le buffet en bois massif des photos de Poudlard d'Harry, Ron et Hermione. Ils n'avaient que onze ans. Elle toucha du bout des doigts le canapé en cuir noir qu'elle avait déjà vu dans son appartement à Londres mais qui était bien plus mis en valeur dans cette pièce.

Il l'invita alors à se tourner vers la salle à manger où elle découvrit là encore la pièce meublée mais surtout la table qu'il avait préparée. Pansy savait qu'Harry était parfois maladroit quand il était question des sentiments et des gestes d'affection, mais cette fois-ci elle était heureuse de voir qu'il avait réellement mis les bouchées doubles. Il avait dressé la table pour deux et même mis un chandelier, des roses et des petites bougies flottaient dans l'air diffusant une lumière tamisée. Elle se tourna vers Harry qui la regardait déjà.

- Merci, souffla-t-elle avant de l'embrasser une nouvelle fois. Tu as eu l'idée seul ? s'étonna-t-elle.

- Hermione m'a soufflé l'idée des bougies qui flottent dans la pièce, admit-il. Mais le reste vient de moi, ajouta-t-il fièrement.

- Tu m'étonnerais presque, Potter, répondit-elle avec un sourire espiègle.

Il leva les yeux au ciel et l'invita à s'installer à table alors qu'il partait dans la cuisine ouverte sur la salle à manger pour apporter la bouteille de champagne et deux flutes. Il s'assit en face d'elle et ouvrit la bouteille. Il versa la boisson dans les flutes et en tendit une à Pansy qui l'accepta avec un grand sourire. Ils trinquèrent et burent une première gorgée en l'honneur de l'anniversaire de la brune. Harry se permit de la détailler à la lumière des bougies et il ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire. La vie était bien plus douce avec Pansy et c'était ce dont il avait besoin.

Il sortit de sa rêverie alors qu'elle posait sa main sur la sienne. Elle se demanda pendant quelques secondes ce à quoi il pensait pour sourire ainsi mais elle se retint de lui demander. Revenant à la réalité, il lui demanda comment s'était passée sa journée et elle lui raconta les dernières anecdotes immobilières qu'elle avait. Il l'écouta, rit et rebondit sur ce qu'elle disait. Il se demandait parfois ce qu'il avait fait pour avoir la chance d'être retombé sur elle et de la redécouvrir.


En ce jeudi deux mars, Hermione avait mille et une pensées en tête qui l'aidaient à penser à bien d'autres choses que Drago Malefoy. En effet, sa proposition de loi était présentée par Margaret Kyle au Conseil restreint du Magenmagot et dire qu'Hermione attendait impatiemment le verdict n'était qu'un euphémisme. Elle espérait que son travail pour la rendre moins ambitieuse et son travail auprès des membres du Magenmagot porteraient ses fruits.

Elle passa sa matinée le nez dans ses dossiers pour ne pas compter les secondes ni les minutes avant que Margaret ne lui annonce le verdict. Elle ne partit même pas en pause déjeuner et elle remercia le ciel que ses collègues ne la dérangent pas de la matinée. Surtout Drago. Mais elle se disait qu'il avait sûrement retenu que c'était aujourd'hui que sa loi était soumise à l'avis du Conseil restreint et qu'il avait donc la décence de ne pas l'embêter en ce jour.

Elle reçut une note de service qui plana sur son bureau jusqu'à se poser. Elle la déplia et dès les premiers mots, elle sut que c'était Margaret. Elle commençait à connaitre sa supérieure et elle savait que le verdict ne serait pas dans cette note et qu'elle préfèrerait lui dire de vive voix. Elle l'invitait à venir la rejoindre dans son bureau pour justement en parler. Hermione abandonna son travail sans remords et partit rapidement vers le couloir qui la mènerait à Margaret. Elle toqua à sa porte et n'attendit même pas le « entrez » pour entrer dans la pièce. Elle était bien trop nerveuse et impatiente pour cela.

Margaret la fit s'asseoir dans un fauteuil devant son bureau. Son visage ne laissait rien transparaitre. Hermione sentait son cœur battre toujours plus vite et c'était comme s'il remontait le long de son œsophage. Elle joint ses mains sur ses genoux nerveusement, les sentant moites. Elle ne pouvait plus attendre, il fallait que Margaret lui dise si tout espoir était perdu ou si elle pouvait continuer de se battre.

- La réunion avec le Conseil a donc bien eu lieu, annonça Margaret. Je dois d'abord vous féliciter pour votre travail et votre détermination. C'était titanesque.

- S'il vous plait, Margaret… supplia Hermione en couinant presque.

- Mais votre travail n'est pas terminé, sourit-elle, car maintenant il va falloir travailler sur la proposition de loi n°2356 dite Loi sur la régulation du statut des créatures magiques.

Hermione écarquilla les yeux et elle crut que son cœur allait définitivement sortir de sa poitrine. Elle se leva d'un bond.

- Vous… vous me dites bien que… c'est bon ? bégaya Hermione qui ne le croyait pas.

- Oui, Hermione ! Nous passons à l'étape supérieure ! s'extasia Margaret.

Hermione ne put s'empêcher de rire, laissant s'échapper sa joie et le stress qu'elle avait accumulé pendant les derniers mois. Margaret fit le tour de son bureau et posa une main amicale sur l'épaule d'Hermione.

- La bonne nouvelle est qu'avec votre travail pour convaincre les membres du Magenmagot, le vote en assemblée devrait être plus aisé aussi, sourit Margaret.

- Peut-être même que cette loi passera cette année, souffla Hermione émue. Vous vous rendez compte ? Ce ne sera que le début !

- Je l'espère bien, Hermione, soutint Margaret. Et j'espère que vous présenterez officiellement la suite de cette belle aventure et que vous n'aurez plus besoin de moi comme intermédiaire.

Hermione lui sourit. Elle espérait aussi qu'un jour elle puisse au moins arriver au rang de Margaret pour elle aussi pouvoir travailler sur des propositions de loi et les présenter elle-même, se battre pour elles, et les faire voter. Elle quitta son bureau le cœur gros, le cœur fier, et elle marcha vers l'open-space comme si elle marchait sur des nuages.

Quand elle arriva dans la grande pièce où était son bureau, elle croisa un instant le regard gris de Drago et même cela ne la ramena pas à la réalité. Elle restait sur son nuage, dans son idéal. Il croisa son sourire et il comprit. Il ne put s'empêcher de sourire lui aussi, fier de ce qu'avait accompli Hermione et fier de sa réussite.


Les verres trinquèrent violemment entre eux, renversant de la bière, du vin et du cidre autour. Hermione rit aux éclats. Elle avait décidé de fêter cette victoire avec ses amis dans un pub à côté du Ministère. Si ce soir-là n'était pas sujet à être fêté, elle se demandait bien lequel le serait. Une fois qu'elle avait eu le verdict, elle avait envoyé une note de service à Harry et Ron, et une lettre à Ginny. Elle avait eu envie de fêter cela avec ses amis les plus proches, mais aussi ceux qui étaient susceptibles d'être sur Londres.

- À notre Hermione ! s'exclama Ron avant de boire une gorgée de bière.

- La plus brillante sorcière de notre génération, ajouta Ginny en souriant.

Hermione rougit et prit une gorgée de vin. La nourriture de pub qu'ils avaient commandée finit par arriver et Ron s'en extasia. La journée avait été longue pour tout le monde. Hermione se rendait bien compte qu'il n'était pas raisonnable pour elle de continuer à boire en semaine et de trainer dans les pubs, mais elle n'en avait cure. Ça avait aussi le don de lui changer les idées.

- Dis-moi, Hermione, est-ce que cela pose problème que Pansy nous rejoigne ? demanda finalement Harry alors qu'il regardait le petit écran de son téléphone.

- Parkinson a un de ces objets moldus ? s'étonna Ron en jetant un coup d'œil au-dessus de l'épaule de son ami.

- Oui, car je lui ai expliqué les avantages à pouvoir s'envoyer des messages plutôt que des lettres et elle a été réceptive à mon argumentaire, pas comme d'autres, répondit-il en fixant Ginny et Ron.

- Les lettres ont un autre charme tout de même, répliqua Ginny se sentant visée par la remarque du brun.

- Ça ne me dérange pas le moins du monde que Pansy se joigne à nous, finit par dire Hermione. Si sa venue ne vous dérange pas non plus.

Aucune protestation ne se fit entendre donc Harry s'empressa de pianoter sur le clavier de son téléphone pour répondre à Pansy. Il releva ses yeux vers ses amis et fut empli d'une joie qu'il ne pouvait exprimer. Tout était finalement parfait.

En effet, quelques minutes plus tard Hermione croisa le regard foncé de Pansy qui entrait dans le pub et se frayait un chemin parmi toutes les personnes présentes jusqu'à la table du quatuor. Elle salua les personnes une à une le cœur battant. Elle savait que si elle n'était pas acceptée par les amis d'Harry, les choses seraient plus que compliquées. Ses amis étaient sa famille. Mais elle était rassurée car Hermione l'avait déjà plus ou moins accepté.

- Félicitation, Granger, pour ta proposition de loi ! se réjouit Pansy avant de se faufiler aux côtés d'Harry qui avait installé un tabouret pour elle.

- Merci ! sourit Hermione.

- On peut dire que tu ne l'auras pas volée cette victoire, rit Pansy en repensant à la première soirée d'Hermione chez les Malefoy.

Hermione lâcha un petit rire. Oui, elle ne l'avait pas volée. Pourtant si ça avait été à refaire, elle aurait tout refait une centaine de fois. Elle n'avait pas gagné qu'une proposition de loi officielle elle avait gagné bien plus. Son cœur se serra en pensant à Drago. Il était toujours dans son esprit, toujours dans ses pensées et rien ne pouvait le chasser. Pourtant Merlin savait que ça aurait été bien plus simple qu'elle puisse le chasser tout bonnement d'elle. Elle pourrait alors l'oublier, passer à autre chose, le laisser à Astoria.

Elle avait l'impression de sentir son odeur partout, de voir ses cheveux blonds dans toutes les foules, de croiser son regard à tous les coins de rue, dans toutes les pièces. Là encore, elle aurait juré qu'elle voyait ses yeux gris derrière la vitre du bar, là dehors. Elle soupira. Il ne fallait pas qu'elle s'engage dans ce genre de pensée. Elle regarda une nouvelle fois et ils étaient encore là. Et ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle comprit qu'il était là. Dehors. Il la regardait et son regard la suppliait presque de sortir.

Elle fronça les sourcils et se demanda comment il avait su qu'elle était venue ici. Elle croisa le regard de Pansy qui lui fit un petit sourire.

- Tu ne vas pas pouvoir éviter cette discussion encore longtemps, si ? chuchota-t-elle.

Hermione ne lui répondit pas et releva ses yeux vers ceux de Drago. Pourquoi fallait-il que ce soit ce soir-là ? Pourquoi fallait-il que Pansy s'en mêle ? Pourquoi ne pouvait-elle simplement pas faire l'autruche ? Elle finit par se lever et s'excuser auprès de ses amis. Harry voulut se lever aussi mais Pansy l'en dissuada d'une main sur sa cuisse. Elle se dirigea vers la sortie du pub, avec son manteau sur le dos.

Elle ne pouvait pas faire l'autruche car ce n'était pas comme ça que les relations se faisaient dans le monde des adultes, car elle devait bien un jour ou l'autre entendre ce qu'il avait à lui dire. Car elle avait besoin d'entendre ce qu'il avait à lui dire et faire face à la réalité. S'il l'avait vraiment demandé en mariage, il fallait qu'elle le sache pour enfin pouvoir dire adieu. Elle se retrouva rapidement devant Drago, les bras croisés. Ils marchèrent un peu pour s'éloigner des vitres du bar.

- Félicitations pour ta loi, sourit-il.

- Merci, mais j'imagine que tu n'es pas là pour cela, dit-elle sèchement. J'espère que tu n'es pas ici pour me donner un carton d'invitation pour ton mariage.

Drago serra les dents. Méritait-il ce qu'elle lui disait ? Oui.

- Je ne l'ai pas demandé en mariage, répondit-il de but en blanc.

Le cœur d'Hermione se gonfla alors d'un espoir, d'une renaissance. Elle se détestait pour cela.

- Ma mère lui a offert l'alliance de notre famille, dans mon dos, pour faire avancer les choses et pour me mettre face à mes responsabilités, expliqua-t-il.

- Cela devait bien arriver, je présume, répondit-elle d'un ton acerbe.

- Ce n'est pas ce que je souhaite, Hermione, tu sais très bien ce que je veux. Mais les choses sont plus compliquées que cela et…

- Pourquoi tu te laisses faire si ce n'est pas ce que tu souhaites ? le coupa-t-elle. Je comprends que la situation ne soit pas facile et que peut-être tu sois en proie au doute, Drago, mais tu ne perdras pas tout si tu choisis de renoncer à tes titres !

Drago l'observa sans rien dire un instant. Il ne savait que répondre. Elle pensait et était convaincue qu'il ne perdrait pas tout pourtant lui était plus que convaincu du contraire. Il passa une main dans ses cheveux. Il aurait aimé être courageux comme un Gryffondor et pouvoir se rebeller contre sa famille, contre son devoir et partir avec elle. Il n'était malheureusement pas sûr d'en être capable même si quelque chose s'animait en lui doucement : une fureur qui le poussait à tout quitter pour elle car elle en valait la peine.

Hermione Granger n'était pas n'importe qui, elle était le genre de femme pour qui on abandonnait tout, pour qui on lâchait tout. Drago se disait qu'avec plus de temps peut-être qu'il en serait capable.

- Hermione… Le choix est en effet difficile et j'ai besoin de temps, finit-il par dire. Ne me déteste pas, je t'en prie.

Elle leva ses yeux tristes vers lui et son cœur se serra une nouvelle fois. Elle s'approcha de lui doucement et passa une main chaude sur sa joue glacée.

- Le problème, Drago, c'est que je suis bien incapable de te détester, avoua-t-elle en un murmure.

Elle s'empêcha d'en dire plus car ce qu'elle ressentait était en effet bien l'opposé de la haine. Il ferma les yeux un instant ne pouvant supporter son regard brûlant et triste à la fois. Il ne pouvait se résoudre à lui faire du mal, mais il ne pouvait l'abandonner pour autant. La seule chose qui lui restait était de prendre une vraie décision et ainsi rester avec elle ou la laisser partir à jamais.

Hermione observa son visage torturé. Elle se mit sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur celles de Drago. Ils auraient pu être vus par n'importe qui, par ses amis qui étaient dans le pub mais qui ne virent rien, par des journalistes, par des passants, mais Hermione n'en avait que faire. Il rouvrit les yeux en sentant les lèvres douces de la brune contre les siennes et il passa un bras dans son dos pour la rapprocher. Il referma ses yeux et approfondit le baiser. Qui savait de quoi serait fait le lendemain ? Peut-être que ce serait la dernière fois qu'il avait la chance, l'honneur, d'embrasser Hermione avant de la perdre.

- Tu m'as manqué, ne put-il s'empêcher de souffler entre deux baisers passionnés.


Hello tout le monde !

J'espère que vous allez bien en ce vendredi ! :)

Voici ce chapitre où il se passe plusieurs choses. Déjà Hermione évite Drago comme la peste. Mais finalement ça ne dure pas bien longtemps puisque Pansy met son nez dans tout ça et décide d'aider Drago à la récupérer. Est-ce que vous pensez que c'était une bonne idée de Pansy de la "pousser" à lui parler ? Est-ce une bonne idée d'Hermione de "pardonner" si rapidement et de retomber dans les bras de Drago ?

Et il y a un petit moment Harry/Pansy comme promis. J'aime bien les écrire car c'est plus simple, plus doux que les moments Hermione/Drago haha. Le contraste entre les deux relations est saisissant !

J'espère que vous avez apprécié tous ces petits moments et ce chapitre ! Je vous laisse me dire tout ça dans les reviews hehe. Le prochain chapitre va être assez riche en évènements importants, alors accrochez-vous les enfants haha

Merci beaucoup pour toutes vos reviews, nous sommes à plus de 200 je suis hyper contente ! J'essaie de me dire de ne pas m'attarder sur les stats, les nombres etc. Mais au fond, on ne peut pas s'en empêcher et c'est aussi le moteur de l'auteur/autrice les reviews, je pense :)

Passez un bon weekend et à Mardi pour la suite de cette fiction !