Harry Potter
And the Prince of Slytherin TRAD
Disclaimer : Harry Potter et tous personnages associés appartiennent à J.K Rowling, l'histoire appartient à l'auteur connu sur ce site sous le pseudo de « The Sinistre Man ». Aucun personnage ne m'appartient.
Résumé : Harry Potter a été répartit à serpentard suite à une enfance malheureuse. Son frère Jim a été sacré Survivant. Vous pensez connaitre cette histoire ? N'en soyez pas si sur ! TRADUCTION de la première année (Harry Potter et le Prince de Serpentard). Il n'y aura aucune trame romantique avant au moins la Quatrième année. Principalement Bon Dumbledore et Weasleys. Bashing limité (Principalement James)
Note traducteur:
- Bonjour à vous chers lecteurs ! J'espère que vous vous portez bien en ces temps troubles de virus et de confinement ! Pour ma part, je suis malheureusement obligée de continuer à travailler alors que j'aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir m'occuper de la traduction de cette histoire ! En tout cas voici un petit chapitre que je viens tout juste de finir spécialement pour vous distraire durant cette étrange période de nos vies ! Profitez-en bien et restez chez vous ^^
- L'auteur a qui appartient cette fiction « The Sinister Man » a également publié un roman original intitulé « Strangers In Boston », sous le nom de plume T.S. Mann. Il est disponible sous forme d'ebook sur Amazon avec une édition de poche à paraître prochainement. N'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil à son travail ! Disponible uniquement en anglais pour le moment.
Bonne Lecture
¤ Harry Potter and the Prince of Slytherin ¤
Chapitre 31: Questions, Answers and Unexpected Profanity
(Des Question, Des Réponses et Des Injures Inattendues)
Au début, la lumière fut si brillante qu'Harry eut peur d'être mort et de se retrouver au paradis. Mais peu à peu, sa vision s'éclaircie et il réalisa qu'il était juste à l'infirmerie. « Bonjour Mr. Potter ! » S'exclama Madame Pomfrey, l'infirmière de l'école, d'un ton douloureusement enjoué. La dernière fois qu'il s'était retrouvé en présence de la femme, elle avait passé son temps à le sermonner pour avoir été suffisamment stupide pour se crever les tympans, en se jetant un sortilège de brise-glace en pleine tête. Mais à présent, elle avait l'air de bien meilleure humeur. Peut-être parce que cette fois-ci, il ne s'était pas infligé ses blessures lui-même.
Harry se redressa lentement et remarqua que ses lunettes et sa baguette étaient posés à côté de lui, sur la table de chevet. Enfilant ses lunettes, il remarqua qu'il y avait un nombre surprenant de cadeaux et de cartes lui souhaitant un bon rétablissement, posés sur la table. La plus part provenaient de ses camarades à Serpentards, mais il y en avait également un bon nombre qui venait de ses amis d'autres Maisons. Il aperçut que Jim était également présent, allongé sur un lit à côté de lui, encore endormi (ou peut-être dans le coma – Harry n'en savait strictement rien). Lui aussi avait reçu un large assortiment de cadeaux provenant de son propre fan-club. Harry se servit un Fondant du Chaudron et répondit, « Bonjour à vous aussi, Madame Pomfrey. Je suppose que vous ne pouvez me dire comment j'ai atterris ici. La dernière chose dont je me souviens, c'est le corps réanimé du professeur de Défense, essayant de m'étrangler. »
L'infirmière le fixa, quelque peu déconcertée. « C'est une description très… vive, que vous me donnez là Mr. Potter. Vous et votre frère avez été amenés ici Vendredi matin très tôt, accompagné par plusieurs de vos amis. » Il eut l'air inquiet face à cette révélation, mais elle le rassura rapidement. « Tous les autres n'avaient que des blessures mineures et quelques bleus et sont ressortit d'ici aussi vite qu'ils y sont entrés. Vous et votre frère jumeau par contre, êtes restés dans le coma plusieurs jours, à cause d'une sorte de choque magique étrange. Vos signes vitaux se sont stabilisés et vous êtes finalement sortit de vos état comateux la veille, mais comme le repos était toujours de mise, on a préféré vous garder ici jusqu'à votre réveil. Enfin, tout ça pour dire, que nous sommes aujourd'hui le Lundi 8 Juin. Si vous avez d'autres questions, je préférerais que vous les gardiez pour le Directeur et vos parents, qui ne devraient d'ailleurs plus tarder à arriver. »
Harry fronça les sourcilles face à ces paroles, mais il supposa qu'il ne pourrait de toute façon pas y échapper. Il se demanda brièvement s'il devait insister sur la présence de Snape, vu que c'était son droit suite à l'injonction que son avocat avait déposé en début d'année avant de se remémorer les révélations de Voldemort. Snape était un Mangemort. Snape était celui qui avait rapporté la Prophétie à Voldemort. Snape, tout autant que Dumbledore, les Potter ou encore le Seigneur des Ténèbres, l'avaient condamné à 4 Privet Drive.
« J'aurais juste une dernière question à vous poser s'il-vous-plais. Est-ce que par hasard vous connaissez les résultats du match Gryffondor- Serdaigle de Vendredi dernier ? » Demanda-t-il.
Elle secoua la tête tristement en regardant Jim. « Les Gryffondors ont été contraint de se passer d'un poursuivre pour couvrir le post de Jim et ont donc été obligé de jouer tout le match avec un joueur en moins. Ils disent que ça été a pire défaite qu'a connu Gryffondor depuis 300 ans. »
Harry sourit. « Je suis désolé d'avoir raté ça. » Fit-il à voix basse tandis que Madame Pomfrey retournait à son bureau.
« Ça, j'en doute pas. » Soupira Jim depuis son lit, en se redressant lentement.
« Oh, réjouis-toi Petit Frère. Il reste toujours l'année prochaine. Peut-être même que j'intégrerai l'équipe de Serpentard comme ça, on aura une toute nouvelle arène où on pourra se faire la guerre à volonté. » Fit-il en attrapant une petit boite avant de lire la carte posé au dessus, « Tu auras probablement besoins de ça. B.Z ». A l'intérieur, il trouva un petit miroir ainsi qu'un tube tout neuf de Sleekeazy. Ravi, il commença immédiatement à dompter le nid d'oiseau qui lui faisait office de cheveux, les transformant ainsi, en quelque chose de plus présentable.
Jim lui, ne répondit pas à la provocation d'Harry. Contrairement à son habitude, il garda le silence un bon moment avant de finalement demander, « Est-ce qu'il y a eu un moment où tu as réellement considéré te joindre à… Tu-sais-Qui ? »
« Quoi ? Voldemort ? » Répondit Harry, amusé du léger sursaut de Jim à l'évocation du nom maudit. Ajustant prudemment quelques cheveux qui dépassaient de sa coiffure, il répondit, « Heh, quel Survivant tu fais, si tu ne peux même pas prononcer le nom de ton ennemi juré. Et pour te répondre, non je ne me joindrai jamais à Voldemort. En fait, je pense même que je veux le détruire plus que toi. Il est l'une des cinq personnes responsables des dix années de misère absolue que j'ai passé chez les Dursley et c'est le seul que je suis légalement autorisé à tuer. »
Jim fut choqué de voir Harry parler de tuer Voldemort, aussi facilement. Il savait qu'on attendait de lui de « vaincre » le Seigneur des Ténèbres, mais quelque part, il n'avait jamais associé ce mot là au « meurtre ». Pour une raison qui lui échappa, il se remémora sa première conversation avec Harry, durant laquelle il s'était vanté que plus tard, il laisserait son frère gérer les affaires familiales, pendant que lui s'occuperai de « combattre les méchants ». Maintenant qu'il savait précisément ce que « combattre les méchants » impliquait, il frissonna en repensant à son arrogance et sa naïveté de l'époque. Il reporta son attention sur son frère qu'il fixa en plissant des yeux. « Et qui sont les quatre autre ? » Demanda-t-il suspicieux.
Harry ricana sans lui répondre. « Ce n'est pas pour changer de sujet mais… je change de sujet. C'était quoi cette stratégie consistant à frapper Quirrell de manière si merveilleusement moldus ? Tu as dis que tu avais eu des années d'entrainement spécial, je m'attendais à ce que ce soit un entrainement en magie. Tu es un sorcier ou comment ça se passe ? »
Jim détourna le regard. Le fait qu'il se soit rendu vulnérable aussi facilement, qu'il n'ait été réduit qu'à un vulgaire appât pour attirer Harry, et que ce même Harry se soit révélé tellement plus… compétent face à Voldemort… tout ça lui pesait lourdement sur le cœur. « Je suis un sorcier qui n'avait légalement pas le droit de posséder une baguette avant ses onze ans, serpent. Ma… notre mère a insisté pour que j'apprenne à me défendre, même si je n'ai suivis des cours d'arts martiaux que quelques mois. Ce qui explique pourquoi je me retrouve… un peu rouiller depuis que j'ai intégré Poudlard. » Fit-il avant de fixer son frère d'un regard résolu, « Ça n'arrivera plus. » Reprit-il avec détermination.
Avant qu'Harry ne puisse lui répondre, les portes de l'infirmerie s'ouvrirent laissant passer le Directeur accompagné des Potter et de Snape. Jim n'en était pas sur, mais il aurai juré avoir entendu son frère murmurer, « En parlant des diables. »
« Bonjour Jim, Bonjour Harry. Comment vous sentez vous ce matin ? » Demanda joyeusement Dumbledore, bien qu'Harry était certain qu'il ne s'agissait que d'une façade. Une année de travail partie en fumée, avec pour seul résultat le quasi-meurtre du Survivant, ne pouvait en aucun cas réjouir le Directeur. En même temps, il supposa qu'il était finalement possible que le vieil homme ait de quoi se réjouir, selon ce qui était arrivé à l'esprit de Voldemort après que lui et son frère se soient évanouis. De leur côté, les Potter se précipitèrent sur Jim le couvrant de baisers, bien qu'ils aient au moins la décence (ou peut-être était-ce du culot) d'avoir l'air embarrassé par le fait qu'ils ne s'étaient pas précipité pour l'embrasser, lui.
« Stupide et inutile… voila comment je me sens. » Répondit Jim perdu, « Je suis désolé. Je n'aurai jamais dû aller là-bas et encore moins entrainer mes amis avec moi. Je ne sais pas ce qui m'a pris. »
« Je pense que votre frère peut répondre à cette question, » Indiqua Dumbledore, les yeux pétillants. Harry supposa qu'il y avait quelque chose de pas très naturel derrière tout ça et il prit la décision d'éviter autant que possible, tout contact visuel. « Après tout, c'est lui qui a répondu à la convocation du Professeur Quirrell dans la chambre au Miroir après que vous et vos amis aient été capturés. Heureusement, il a eu la présence d'esprit, de donner la retranscription de la conversation à un préfet, qui l'a délivré à un membre du staff. »
Harry fixa son frère d'un regard vide avant de soupirer. « Il a utilisé un sortilège de confusion sur vous quatre. L'examen de Défense que vous avez passé l'autre jour, portait un sortilège qui vous a poussé à essayer de protéger la Pierre Philosophale une fois que vous aviez appris que le Directeur avait quitté l'école. »
Jim le regarda confus. « Mais Pourquoi ? Pourquoi n'a-t-il pas juste essayé de voler la Pierre lui-même ? »
« Il ne pouvait pas, » Répliqua Harry. « La Pierre avait été placée dans le Miroir de telle sorte à ce que seul quelqu'un qui voulait la protéger de Voldemort, aurait pût la retirer. Non pas que ça ait été la vrai Pierre pour commencer. Toute cette histoire n'était qu'un leurre mis en place pour piéger Quirrell et son maitre. Je suppose que le Miroir aussi avait un rôle particulier à jouer à l'encontre d'un esprit tel que celui de Voldemort. » Les Potter sursautèrent par reflexe en entendant le nom, mais Harry n'en avait pas grand-chose à faire. « Après tout, avec toutes les précautions mises en place, il était claire que ce n'était pas Quirrell qui vous préoccupait le plus. »
« En effet Harry, » Répondit Dumbledore. « Etant donné tout les Potter présent dans la pièce, j'espère que vous ne m'en voulez pas si je vous appel par votre prénom. » Harry haussa des épaules, en se refreinant de lui demander s'il pouvait l'appeler Albus. « Bien que le Miroir ait le pouvoir d'ensorceler l'esprit du commun des mortels, son but premier était de libérer sans risques, les victimes de possessions, des esprits les possédants. A l'origine, c'était une méthode plutôt efficace, bien plus efficaces que les méthodes traditionnelles d'exorcisme. Les fantômes et autres poltergeists étaient naturellement attirés par le Miroir et emprisonnés dans des rêves fantasmagoriques où tous leurs espoirs et ambitions étaient atteints les séparant ainsi de leurs hôtes, de manière permanente et sans risque. Enfin et après que touts les désires des esprits aient été satisfaits, c'est tout naturellement qu'ils se dissipaient. »
« Malheureusement, avec le temps, le nombre grandissant d'esprits maléfiques et de fantômes agressifs absorbés par le Miroir l'ont corrompu et il a finit par développer un appétit pour les âmes des vivants. Il a acquit une conscience limitée, ainsi que le pouvoir d'atteindre aussi bien les morts que les vivants, leur révélant les images de leurs désirs les plus primaires. Un observateur curieux et imprudent pourrait se retrouver ensorcelé devant le Miroir, jusqu'à ce que son corps dépérisse et que son âme se retrouve consumée par le Miroir. Une fois que les propriétés dangereuses de cet artefact ont été identifiées, son utilisation a été interdite et il a été transféré au Département des Mystères pour étude. J'ai dû tirer un bon nombre de ficelles pour pourvoir l'utiliser afin de piéger Voldemort. Le plan consistait à forcer Quirrell à essayer de sortir la Pierre du Miroir, afin que le fragment d'âme de Voldemort y soit piégé. » Le Directeur grimaça, « A l'évidence, ce fut un échec. »
« Que s'est-il passé ? »
« Moi, » Répondit platement Harry, évitant les regards posés sur lui. « J'ai compris la vérité à propos de la Pierre et de Voldemort en Novembre dernier. Le professeur Snape ici présent, m'a informé que Voldemort serait éventuellement en capacité de savoir ce que j'ai dans la tête, grâce à la Légilimencie et que je devrai donc éviter de croiser le regard de Quirrell. De toute évidence, je n'ai pas été suffisamment subtil. Il n'a réussit à tirer de ma tête aucune information, mais il a comprit que je savais quelque chose et à donc commencer à user de Légilimencie contre mes amis Gryffondors ainsi que sur Jim. Ça lui a permit de comprendre que le Miroir était le véritable piège et que j'avais réussit à le déjouer. Quirrell et Voldemort vous ont attiré vers la trappe, afin de me leurrer pour que je vienne après vous. Après avoir vu ton souvenir de noël dernier, il n'y avait aucune chance que Voldemort s'expose directement au Miroir. »
Jim absorba toutes ces informations. Non seulement son Serpentard de frère était venu à leur rescousse et avait sauvé tout le monde, mais eux même n'avaient été en danger, que parce qu'Harry avait découvert la vérité des mois auparavant, pendant que lui tâtonnait dans le noir. Sans oublier le comportement de gamin qu'il avait eu à noël, lorsqu'il avait suivit Harry et Théo dans la pièce où était entreposé le Miroir, espérant ainsi leur attirer des ennuis. Au lieu de ça, il avait involontairement appris la seule information dont Voldemort avait besoin pour échapper au piège de Dumbledore. Il secouât la tête, chassant ses pensées désagréables.
« Au fait, pendant qu'on y est, » Reprit Jim, « Snape est un Mangemort… je dis ça au cas où, ça intéresse quelqu'un de le savoir. »
Les Potter échangèrent des regards pensifs, tandis que Snape adressait un reniflement moqueur à Jim. Finalement, Dumbledore reprit la parole, « Quand le Professeur Snape n'était encore qu'un jeune homme, il a fait quelques erreurs regrettables et a depuis, travaillé sans relâche pour les réparer. A part ça, tout ce que je peux vous dire, c'est que le Professeur Snape à ma totale confiance. J'espère que cela suffira à vous rassurer tout les deux. »
Jim hocha lentement la tête, tandis qu'Harry accordait à peine un regard à Dumbledore avant de changer de sujet. « En parlant de confiance, je suppose que vous ne comptez pas nous révéler toute la Prophétie, maintenant qu'on connait son existence. »
« Hélas, je ne peux faire ça. Bien que Voldemort connaisse le début de la Prophétie, il ne sait rien de la fin et étant donné qu'elle contient des informations qui pourraient avoir énormément de valeur pour lui, je préfère qu'il en reste ainsi. J'avais espéré que vous et Jim ayez un peu plus de temps avant de vous mettre au courant pour la Prophétie. La connaitre mettrait sur vos frêles épaules un certain… fardeau, que j'aimerais vous épargner. J'avais espéré que vous pourriez profiter un peu plus de votre enfance… » Il s'arrêta net, réalisant son faux pas devant la rigidité d'Harry. Selon les révélations de Severus, l'enfance du plus vieux des jumeaux avait prit fin dès l'âge de quatre ans. Il prit une profonde inspiration avant de poursuivre.
« Dans tout les cas Jim, j'ai cru comprendre que votre frère, Harry, avait commencé à étudier l'Oclumencie. Si vos parents sont d'accords, je vous suggère d'en faire de même. Je vous révélerai le reste de la prophétie quand et seulement quand, je serai certain que vous serez capable de défendre votre esprit contre les intrusions de Voldemort. » Dit-il avant de se tourner vers Harry, « La même chose pour vous Harry. Je pense que vos actions vous ont donné le droit de connaitre le contenu de cette prophétie, ce que je vous révélerais une fois que vous aurez finit votre entrainement d'Oclumencie. »
A l'entente de cela, Harry fut surprit… tout comme James Potter. Aucun des deux parents n'était ravi à l'idée que Jim étudie l'Oclumencie et James avait l'air d'être sur le point de s'opposer ouvertement, à ce qu'un de ses fils apprenne quoi que ce soit de plus sur la prophétie. Il fut toutefois contraint d'abandonner en sentant le coup de coude douloureux de Lily dans ses côtes. Harry fit mine de n'avoir rien vu. « Pouvez-vous nous dire ce qui est arrivé à Voldemort après que… vous savez, après qu'on ait perdu connaissance. Je me souviens des bruits que faisait Quirell – ou plutôt Voldemort à ce moment là, je suppose – ainsi que de l'odeur de chair brûlée… et puis après, plus rien. »
« Je l'ai tué n'est-ce-pas ? » Interrompit soudainement Jim, « Le… Truc… Anormal… Enfin le truc qui m'a permit de détruire Voldemort quand j'étais bébé, s'est encore manifesté et je l'ai détruit c'est ça ? Et Quirrell avec. » Ces dernières paroles lui firent baisser les yeux. Harry se remémora que quelques semaines auparavant, il avait lui-même été soulagé, de ne pas avoir à commencer une Liste dès l'âge de onze ans. Mais bien qu'il ressente de la compassion pour son frère, il savait également que lui, n'aurait pas hésité une seconde à détruire Voldemort et/ou Quirrell, s'il avait eu le pouvoir pour le faire. Il avait peut-être fait montre de pitié pour Draco Malfoy, mais il avait passé trop de temps à discuter avec Niddhogg pour jouer le sentimental ou faire le délicat quand le Seigneur des Ténèbres était concerné.
« Non fils, tu n'as rien fait, » Répondit James à son fils préféré, d'un ton rassurant. « Quirrell était déjà mort de la main de son maitre. Et même si les choses avaient été différentes, Quirrell serait mort dès lors que l'esprit de Tu-Sais-Qui aurait quitté son corps. Il semblerait que cette possession soit volontaire. Quirrell n'était peut-être pas d'accords au début, mais le temps qu'il arrive à Poudlard, il était devenu un hôte consentant. Et un hôte consentant meure toujours quand l'esprit qui le possède le quitte. Tu n'es donc en rien responsable de la mort de Quirrell. »
« Malheureusement, » Reprit Harry d'une voix légèrement acerbe, « Tu n'es pas responsable de la mort de Voldemort non plus. » Il se tourna pour faire face à Dumbledore, « J'ai raison n'est-ce-pas ? Il est toujours dans la nature, même ce n'est plus qu'un esprit. Combien de temps cela prendra-t-il avant qu'il ne trouve une autre façon de restaurer son corps ? »
Dumbledore soupira d'un air fatigué. « Nous n'en savons rien, Harry. Nous ne savons même pas comment il parvient à survivre. Il existe plusieurs méthodes permettant à l'âme de rester ancré dans le monde physique, même après la destruction de son enveloppe charnelle. Toutes ces méthodes sont possibles grâce aux magies les plus sombres, mais nous ne sommes même pas sûrs de la méthode qu'il ait utilisé, en supposant bien sur qu'il n'aurait pas inventé une toute nouvelle technique monstrueuse et totalement inconnue. Je pense que cela lui prendra un certain temps pour se remettre des événements de Jeudi dernier, mais je ne sais pas combien exactement, tout comme je ne peux prédire de quelle manière il s'y prendra la prochaine fois afin de retrouver son corps. Tout ce qu'on peut faire, c'est garder l'œil ouvert et faire notre possible pour nous préparer à l'affronter. »
« Pour ma part, » Continua-t-il d'un ton triste, « Je ne peux que vous présenter mes excuses. Notre plan était très risqué, mais les bénéfices étaient de tailles – la destruction totale de Lord Voldemort au moment où il était le plus vulnérable. Le fait que ce plan ait échoué à cause d'une série de coïncidences malheureuses et imprévisibles est… profondément décevant. J'espère que vous pourrez tout le deux pardonner la faible anticipation dont j'ai fais preuve. » Jim lui répondit que bien sur, il lui pardonnait, tandis qu'Harry hochait de la tête sans plus de commentaire.
« Bien ! Maintenant, de ce que j'ai cru comprendre, Madame Pomfrey souhaiterait vous faire un dernier check-up, avant de vous libérer. Le déjeuné est servit dans une heure et le Banquet de départ est pour ce soir. » Il pouffa doucement avant de reprendre, « Qui sait ? Il y aura peut-être des points de dernière minute à attribuer. » Ses yeux se remirent à pétiller et Harry se promit de faire des recherches cet été pour vérifier que les « yeux qui pétillent » n'était pas un signe d'une quelconque attaque psychique, subtile et malicieuse.
« Si ça ne vous fait rien Monsieur, » Fit Harry d'une voix lasse en fermant les yeux, « Je préférerais que Théo, Blaise et moi, ne recevions aucun point pour notre participation à ces événement. Particulièrement quand le Survivant et trois autres Gryffondors, obtiennent des points pour en même temps que nous. Je n'ai pas envie d'avoir à répondre à des questions… difficiles de la part de mes camarades, tout comme je ne veux compromettre notre position au sein la Maison. Il y a encore beaucoup de Serpentards qui ont été élevés de manière à avoir de la … sympathie pour l'idéologie Mangemort. Je suis certain que Jim et Lord Potter sont d'accord avec moi. » S'il y avait la moindre trace de sarcasme dans sa voix, ni Dumbledore, ni Snape ne le relevèrent et aucun des autres ne remarqua quoi que ce soit. « De plus, j'ai passé mon temps à affirmer haut et fort à tout le monde, que Voldemort était Mort avec un grand M, et que la Maison Serpentard devrait se détacher de son joug. Ce serait donc mieux pour tout le monde, s'il n'y avait pas des rumeurs affirmant le contraire qui circulent. Encore moins, des rumeurs racontant que trois Serpentards aurait aidé à prévenir a résurrection. »
Dumbledore jeta un coup d'œil à Snape, qui approuva d'un hochement sec de la tête. « Très bien Harry. Aucun point ne sera accordé au étudiants Serpentards impliqués. »
« Si les Serpentards n'obtiennent pas de points, alors… je pense que les Gryffondors ne devraient pas en avoir non plus. » Fit soudainement Jim. « Ce ne serait pas… juste qu'on obtienne des points pour avoir été ensorcelé et attiré dans un piège, si les personnes qui sont venu à notre rescousse ne sont même pas récompensé pour ça. »
« Comme vous souhaitez Jim, » Répondit Dumbledore dans un doux sourire. « Bien, s'il n'y a plus rien à ajouter, je pense que je vais y aller. J'ai encore beaucoup à faire avant le Banquet de départ, bien que j'apprécierai si vous me joigniez dans mon bureau James. Nous devons encore discuter de quelques petites choses. » L'Auror accepta d'un hochement de tête.
Après le départ des adultes, les deux garçons gardèrent le silence, chacun étudiant les cartes et cadeaux qu'ils avaient reçus. Jim sembla pensif pendant quelques minutes, avant de se figer, parcouru par un pressentiment qui lui noua l'estomac. Il se redressa soudainement les yeux fixé sur Harry.
« Pourquoi est-ce que tu as refusé les points ? » Demanda-t-il d'une voix tranchante.
Harry le regarda surprit, « Il me semblait avoir déjà expliqué mes raisons. »
« Oui je sais. Et elles ont du sens en plus. Mais ça ne veut pas dire qu'elles sont réelles. »
Harry éclata d'un rire surprit. « Tu t'améliore Petit Frère. Un jour, tu réussiras peut-être même à deviner un de mes complots à temps, au lieu d'arriver après la bataille. En effet, Serpentard a gagné la coupe de Quidditch. Donc avec ces point supplémentaires - et en assumant que rien n'a changé durant le week-end pendant qu'on étaient inconscients – Serpentard mène à présent Gryffondor d'au moins trente points. Il y a avait trois Serpentard et quatre Gryffondors impliqués dans les événements de jeudi dernier, donc si le directeur nous accordait à tous le même nombre de points par personne, et si ce nombre était supérieur à trente points (ce qui me semble raisonnable après avoir combattu Voldemort en personne), alors le cadeau de dernière minute de Dumbledore pourrait donner l'avantage à Gryffondor. »
« Et tu as juste supposé que si tu déclinai les Points, j'en ferrai automatiquement de même. »
« Bien sur, tu es un Gryffondor après tout. »
Jim se laissa violement retomber sur son oreiller, l'air rageur. « Je hais tellement les Serpentards. »
« C'est ce que j'ai entendu dire, » Répondit hautainement Harry tout en ouvrant un autre Fondant du Chaudron.
Quelques minutes plus tard, James et Dumbledore étaient assit dans le bureau du Directeur. James ne put s'empêcher de remarquer que les yeux de son ancien mentor étaient loin de pétiller.
« De quoi voulez-vous discuter Albus ? » Demanda-t-il la gorge un peu serrée.
« James, ceci doit s'arrêter. Jusque là, j'ai respecté l'autorité de Chef de Maison que vous exerciez sur Harry, même après avoir appris à quel point vous aviez abusé de cette même autorité durant les dix dernières années. De plus, les lois du Mangenmagot m'ont jusque là, obligé à détourner le regard et ce, malgré mes appréhensions grandissantes à propos des mésententes entre Harry et le reste de votre famille. Dans tout les cas, la décision d'Harry de m'obliger à me récuser de toute procédure légale le concernant, a simplifié les choses. Ceci étant dit, il reste mon élève, un élève auprès du quel j'ai failli à mes obligations de Directeur. Je ne peux plus cautionner ce que Severus décrit comme étant 'un antagonisme dénué de sens' envers le garçon. »
James se hérissa. « Je navré de devoir rejeter vos propos Monsieur. »
« Quelle partie ? Vous ne reconnaissez pas d'antagonisme ? Ou vous affirmez qu'il y a un sens à tout cela ? »
« Avec tout mon respect Albus, vous savez qu'en tant que Chef de la Maison Potter, mon autorité sur l'éducation d'Harry surpasse celle que vous confère votre poste de Directeur. Et aussi longtemps que je remplis mes obligations envers mon Héritier Présumé, ni vous ni qui-que-ce soit d'autre n'a le droit de juger mes décisions en tant que parent. »
La température de la pièce chuta brusquement et James dû se faire violence pour maintenir le contact visuel avec Dumbledore, qui le dardait à présent du Regard. Pas le regard du « je suis déçu » qu'il arborait quand les Maraudeurs outrepassaient sa patience avec une blague de trop. Mais plutôt, Le Regard. Celui qui faisait comprendre à tout le monde, que le grand-père gâteux était partit faire un tour et avait laissé place au vainqueur de Grindenwald. Ce même regard que James ne l'avait vu arborer, que face aux Mangemorts et à Voldemort lui-même. L'homme fut étonné de voir que Dumbledore était capable de le considérer comme un ennemi à cause de son traitement envers Harry.
« Je suis extrêmement conscient des limitations stricte que m'impose mon poste de Directeur, principalement quand cela concerne les Héritiers de Lords du Mangenmagot, Lord Potter. Ce sont les mêmes limitations qu'utilise votre confrère Lord Tiberius Nott, pour justifier sa propre conduite. » James fut choqué d'être comparé à un Mangemort notoire. Ces paroles lui firent l'effet d'une gifle en pleine figure. « Toutefois, il apparait que ces limitations ne s'appliquent plus dès lors que j'agis en fonction de mes capacité de Président Sorcier du Mangenmagot. Jusque là, je me suis plié à la décision d'Harry de me récuser de son cas, parce qu'en toute honnêteté, je suis en accord avec lui quand il prétend qu'il y a conflit d'intérêt. Après tout, c'est mon erreur qui a conduit tout le monde à croire qu'il était cracmol, et c'est sur mes recommandations que vous avez agit au plus vite pour l'intégrer dans le monde moldus en le plaçant chez les Dursley… Bien que je ne me sois jamais douté, que vous comptiez complètement ignorer le garçon pensant dix ans, sans jamais vous inquiéter un instant de sa santé. »
« On a mis en place des protection. » Répliqua durement James. « J'ai acheté une maison de l'autre côté de la rue pour Arabella Figg, afin qu'elle puisse veiller sur lui et nous tenir au courant en cas de problème. »
Dumbledore le fixa du même Regard. « Et bien James, ça a très bien marché n'est-ce pas ? De toute façon, la récusation reste au final le choix du Président Sorcier. Si je décide de revenir sur ma décision, l'avocat d'Harry devra présenter son cas devant l'ensemble du Mangenmagot afin de me forcer à me récuser… Ou peut-être va-t-il décider de ne rien faire, quand il aura comprit que je compte rendre mon jugement en faveur du garçon. »
James sentit ses yeux s'écarquiller. « Vous ne feriez pas ça ! »
« Je vous assure, Lord Potter, » Répondit froidement Dumbledore, « que j'en ai vu plus qu'assez durant cette année, pour appuyer une motion stipulant que vous vous révélez être un tuteur incompétent pour l'Héritier Présumé de votre Maison, au quel cas, il est en mon pouvoir de Président Sorcier de révoquer complètement votre autorité sur Harry et de lui désigner un nouveau tuteur, jusqu'à ce qu'il atteigne sa majorité. J'imagine qu'Augusta Longbottom serait ravie d'accueillir Harry au sein de sa maison. » Fit-il en souriant, les yeux aussi froid qu'un bloc de glace. « D'ailleurs, maintenant que j'y pense, Harry me semble incroyablement mature pour son âge, ne trouvez-vous pas ? Je peux facilement m'imaginer, mettre en place une pétition en sa faveur afin qu'il puisse rapidement être émancipé et ce dès l'âge de… disons treize ans ? Une émancipation, suivie rapidement par une élévation d'Héritier Présumé à Héritier Apparent bien entendu. »
« NON ! VOUS NE POUVEZ PAS ! » S'écria James en se levant brusquement, faisant basculer sa chaise, sous le regard tranchant de Dumbledore.
« Alors donnez-moi une raison de ne pas le faire. Donnez-moi une preuve que vous pouvez finalement vous comporter en père décent pour votre enfant. »
Pendant un instant, James eut l'air complètement perdu. Il se rassit lentement comme si toute son énergie avait été drainée. « Je… Je ne peux pas. J'ai perdu ma dernière chance d'être un père pour Harry, la nuit où il a été répartit. »
« Mais… Pourquoi ? J'admets que de prime abord, j'ai moi-même eu des doutes quand Harry a été répartit à Serpentard, mais au cours de cette année, presque toutes mes craintes ont été apaisés. Il n'a pas été attiré du côté sombre de la magie par les autres Serpentards comme je le craignais. Au contraire, c'est lui qui les remet sur le droit chemin. Il a délibérément et en toute connaissance des choses fait face à Voldemort et ce, sans compter sur la protection magique de Jim et dans le seul but de sauver ses amis Gryffondors, tout ça en compagnie des enfants de Tiberius Nott et Serena Zabini qui l'ont volontairement accompagné ! » Dumbledore soupira avant de reprendre, « James, je me suis engagé à passer les dernières années de ma vie à aider Jim à vaincre Voldemort. C'est une tâche éreintante qui peut sembler impossible. Ce n'est pourtant rien, comparé à la tâche de changer l'idéologie Sang-pur qui prédomine depuis des siècles dans la Maisons Serpentards. Qui prédominent depuis des siècles sur un quart de notre population étudiante. Je n'ai jamais osé ne serait-ce qu'imaginer de voir un étudiant comme Harry à Serpentard. Un élève qui a réussit à réunir au tour de lui des fils de Mangemorts et des Nés-moldus. Je n'ai jamais osé rêver qu'une telle chose serait possible ! »
Tout en parlant, Dumbledore étudia attentivement le visage de James qui semblait de plus en plus anxieux. « Et pourtant, pour une raison quelconque, cette idée… vous horrifie. » Il secoua la tête. « Je ne comprend pas James. Bien qu'un peu turbulent, vous avez toujours été un élève gentil et avenant envers tout le monde, sauf ceux issus de la Maison Serpentard, envers qui vous avez toujours fait montre d'une haine absolue. Comme votre père avant vous. Comme son père avant lui. Pourquoi James ? Pourquoi serait-il impensable, que non seulement un Potter puisse intégrer la Maison Serpentard, mais qu'il en démontre en plus les meilleures qualités au lieu des pires ? »
James ferma les yeux basculant sa tête vers le plafond, comme défait par les paroles de son mentor. Finalement, il reprit la parole d'une plate et brisée. « J'ai besoin que vous me fassiez un serment inviolable. »
« Comment ? » Réagit Dumbledore confus face à cette non sequitur.
« Vous m'avez posé une question. Et pour l'instant je ne peux vous répondre que ceci : Mon… antagonisme à l'encontre d'Harry… n'est pas infondé. Il y a une raison derrière tout cela. Si vous voulez la connaitre, j'ai besoin que vous me juriez par serment inviolable, que vous ne révélerez jamais rien. »
Dumbledore fixa du regard son ancien étudiant et ami depuis longtemps. Puis, il sortit lentement sa baguette, avant de faire le serment que James lui demanda. Quelques minutes plus tard, l'ensemble des portraits des anciens Directeurs qui ornaient le bureau d'Albus Dumbledore, furent surprit et choqués par son attitude. Durant les quatre décennies de son mandat de Directeur de Poudlard, aucun d'entre eux ne l'avait jamais entendu jurer aussi fort.
