Thème 27 : Automne.

Canon.


Philippe regarda dehors en souriant. Il était toujours dans le lit, tenant le chevalier dans ses bras. Le blond dormait toujours, ils avaient passé une partie de la nuit à faire des folies de leurs corps. Le brun caressait tranquillement les longs cheveux de son amant en regardant dehors. Il aimait que les arbres aient pris des teintes allant du jaune au rouge, c'était splendide. La forêt autour des jardins étaient dense et l'automne rendait la vue magnifique. Le brun se leva et ouvrit la porte. Il inspira profondément, même l'odeur de l'automne était agréable. Le chevalier grogna dans son sommeil et sa peau se couvrit de chair de poule, un vent frais s'était engouffré dans la chambre quand Philippe avait ouvert la fenêtre. Le brun referma donc et revint auprès de son amant. Celui-ci grogna :

-Je ne comprendrais jamais ton obsession pour les changements de saisons !

-C'est parce que tu ne sais pas voir la beauté dans les choses simples.

-Ah vraiment ?

-Oui vraiment. Pour toi il faut du luxe, de la richesse.

-Avant tout il me faut toi. Le reste ça m'est plutôt égal.

-Tu devrais aimer l'automne, je trouve que les couleurs de cette saison te vont bien.

-Tu dit vraiment n'importe quoi.

-Non, les variantes de jaune et de rouge te vont vraiment bien. Elle font ressortir tes yeux et ton teint.

Le chevalier se tourna et lui sourit en l'embrasant :

-Bon, puisque l'automne semble te plaire autant nous allons nous préparer et aller marcher.

-J'aime t'entendre parler comme ça !

Ils s'habillèrent et partirent pour les écuries. Ils montèrent à cheval et partirent galoper à travers les bois. Philippe en prenait plein les yeux, c'était magnifique. Les feuillages étaient vraiment beaux, le brun ne s'en lasserait jamais. Ils continuèrent de galoper et finirent par faire demi-tour, il commençait à se faire tard. De plus une tempête s'annonçait, de lourds nuages noirs remplissaient le ciel. Le duo rentra donc au palais au moment où une lourde pluie commençait à s'abattre sur le sol. Ils rentrèrent dans le palais au moment où des éclairs zébraient le ciel. Les deux hommes échangèrent un regard et se mirent à rire, ils l'avait échappé belle. Ils partirent dans la chambre et demandèrent à une domestique de leur ramener de quoi manger. Ils étaient partis des heures, ils étaient affamés. Le chevalier regarda l'orage et sourit :

-J'ai toujours trouvé ça beau. J'aime les éclairs.

-Les éclairs et l'automne... deux choses que j'adore en même temps.

Ils échangèrent un sourire et continuèrent de discuter en attendant qu'on leur apporte à manger. La journée avait été agréable, ils avaient vraiment apprécié faire cette promenade. C'était rare que le chevalier accepte de faire une balade à cheval, il préférait ne pas sortir du tout ou marcher dans les jardins. Il était rare qu'il accepte de quitter l'enceinte confiné du palais et des jardins. Philippe sortit une feuille qu'il avait ramassé pendant leur promenade et la posa sur la joue de son amant :

-Elle te va bien cette couleur, je te l'avait dit.

-Tu es complètement fou !

Ils se mirent à rire et la domestique leur apporta enfin à manger. Ils mangèrent tranquillement tout en continuant de regarder l'orage qui faisait rage dehors. Ils trouvaient cela étrangement apaisant de regarder ce déchaînement de la nature. De nombreuses feuilles étaient emportées par le vent violent qui frappait contre les fenêtres. Ils se rallongèrent et continuèrent de regarder dehors jusqu'à s'endormir. Cette longue balade à cheval les avait épuisés. Cette journée d'automne avait été agréable et ils en avaient pleinement profité. Philippe était heureux que le chevalier se soit montré si conciliant pour une fois. C'était si rare que le blond ne se montre pas paresseux et assez égoïste. Il s'était entièrement dévoué à son amant pour lui faire vivre une belle journée. Les deux amants vivaient rarement de telles aventures, en général ils restaient dans le palais et buvaient jusqu'à retourner ivres morts dans l'une de leurs chambres. Cette belle journée d'automne avait été totalement différente et ça leur avait fait beaucoup de bien. Philippe espérait que ça recommencerait bientôt.


Fin.