Bonsoir!
Youhouu, je suis arrivée à finir et avant la fin de semaine! J'espère avoir fait un chapitre pas trop mal!
Je sais bien que ça avance doucement mais hey il faut être patient, et puis j'ai envie de faire durer un peu le plaisir haha. Pour la publication de la semaine prochaine, comme toujours j'espère être assez active et pouvoir finir sinon, je vous laisserais un petit message (heureusement jusqu'ici je n'ai pas eu à le faire). Je serais un peu déçue de devoir le faire mais comme on ne contrôle ni notre vie ni les trucs d'humains, un couac peut arriver.
Je vous souhaite de rester en bonne santé, une bonne lecture aussi, de ne pas hésiter à venir me parler et bien entendu les personnages ne m'appartiennent pas donc merci à S. Meyer pour l'emprunt!
On se retrouve en bas pour les mots de la fin!
Chapitre: 7
Baltimore:
Après l'avoir longuement écoutée, le Docteur Davenport avait admis qu'il y avait peut-être un problème avec les jumeaux, pour la première fois depuis des années, Sulpicia put faire part de ses doutes et ses inquiétudes qui l'obsédaient. Elle avait gardé le contact avec le docteur, chaque années, elle envoyait une carte donnant des nouvelles des jumeaux. De cet acte anodin de donner des nouvelles était né une vraie amitié entre elles.
L'obstétricienne n'avait pas de famille, elle avait privilégié son métier. Malgré le fait qu'elle ne soit pas médecin de famille, elle était tout comme et son temps, elle l'avait gardé pour ses patients au détriment de son mariage. C'est pourquoi, une fois à la retraite, elle avait accepté de s'occuper des jumeaux après l'école, après tout, elle avait tout son temps et elle voulait sincèrement être aux côtés de ces parents comme elle l'avait été à l'époque durant leur combat pour avoir un enfant. Elle s'était réellement attachée à ces jumeaux. Elle avait hâte de les voir, cela faisait déjà 11 ans et demi qu'elle les avait vu pour la première fois.
Les enfants l'accueillirent avec une grande joie et quelques câlineries. Ils savaient que c'était elle, le docteur grâce à qui ils étaient venus dans ce monde. Ils déballèrent avec effusion les bandes dessinées qu'elle leur avait apporté en cadeau. C'est ainsi qu'elle passa ce dimanche en compagnie d'une famille heureuse et rassurée, elle se demanda en repartant si Aro et Sulpicia ne s'inquiétaient pas pour rien, mais fidèle à sa promesse de venir après l'école, elle retourna le mercredi suivant voir les enfants.
Ce jour là, elle était arrivée avant le retour des enfants, elle avait profité de ce moment pour aller chercher des jouets. Les chambres étaient toutes les deux identiques. Les murs étaient vierges, pas de poster, pas de photos, ils avaient répondu qu'ils étaient contents comme ça quand un jour elle posa la question pour les encourager à les décorer. En prenant un jeu de société, dans la chambre de Félix, celui-ci tomba et une pièce roula sous le lit. En allant chercher sous le lit, elle découvrit les bandes dessinées qu'elle leur avait offert. Les pages avaient été gribouillées, arrachées puis découpées avec minutie.
Quand les jumeaux arrivèrent, elle ne se laissa pas attendrir par leur câlins, elle les emmena dans la cuisine, où elle avait posé ce qui restait des bandes dessinées. Elle demanda avec sévérité que le coupable se désigne. Mais les garçons restèrent muets comme des carpes. Ils étaient comme figés puis ils filèrent tout deux dans la chambre d'Alec en un éclair. Ils s'étaient enfermés à clef avant qu'elle ne puisse réagir. Ne voulant pas en rajouter, et se disant que le lendemain, après une nuit à réfléchir, l'hypothèse qu'un des deux se dénoncent était probable, elle les laissa tranquilles.
Le lendemain, voyant qu'aucun des deux ne réagissaient, elle les somma de s'expliquer à propos des bandes dessinées, l'incident l'avait intriguée et blessée. Ils prirent un air étonné, chacun courut à sa chambre et revint en tenant les bandes dessinées intactes. « Vous les avez rachetées! Avant de rentrer de l'école! » Dit-elle d'un ton grondeur mais soulagée qu'ils puissent prendre la mesure de ce qu'ils avaient fait. Ils éclatèrent de rire comme s'ils lui avaient fait une bonne farce, puis ils passèrent la fin de l'après-midi à s'échanger sagement les livres. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que les enfants avaient demandé à leur parents de racheter les bandes dessinés, accusant le chien des voisins de les avoir déchirées. Aro et Sulpicia ne voulant pas faire de la peine à leur amie, ne lui avaient rien dit de tout ça.
Elle alla quitter la maison, plus sereine que la veille quand elle entendit un bruit de pas derrière elle, un des jumeaux la prit par le bras, la tête baissée, il lui confia que c'était son frère qui avait déchiré les bandes dessinées. Et il rajouta en pleurant que son frère ne l'aimait pas. Elle était embarrassée parce qu'elle ne pourrait jamais en parler à l'intéressé car elle ne sut jamais lequel d'Alec ou Félix avait dénoncé son frère.
Cet épisode fut le premier d'une suite d'incidents, de farces et de tracasseries. Il y eut cette souris morte cachée au fond de son sac à main, de l'argent volé dans son porte-monnaie. Ce gâteau qu'ils avaient cuisiné pour elle, cela l'avait rendue tellement heureuse qu'elle les embrassa un par un sur les joues avant de recracher la bouchée où avec entrain elle avait mordu. Le gâteau était immangeable, le sucre avait été remplacé par du sel. Quand elle les questionna, chacun accusait l'autre. Elle ne savait qui croire, tout les deux avaient l'air si malheureux et sincères.
Un autre jour, ils avaient joué à cache-cache dans le parc, ils avaient trouvés drôles ne pas répondre aux appels, elle les avait cherché toute une journée s'inquiétant de les avoir perdus. Ils étaient revenus en riant une fois avoir entendu les parents les appeler. Pour simple explication, ils leur avaient dit qu'ils ne l'avaient pas entendu, trop occupés à jouer dans le parc.
Quelques jours après, ils allèrent au lac où ils avaient pour habitude de voir des canards, soucieuse de les voir trop près du bord, elle leur avait dit de ne pas s'approcher, ce qui fut peine perdue, tout les deux avaient glissé. Il n'y avait eu plus de peur que de mal, les jumeaux avaient seulement attrapés froid.
Puis, à l'automne, elle comprit que les jumeaux ou l'un des deux se plaignait d'elle auprès d'Aro et Sulpicia. En disant qu'elle était « méchante » quand ils n'étaient pas là. Dans un premier temps, les parents prirent évidement la défense de leur désormais amie. Expliquant que sans elle, ils ne seraient jamais venus au monde, qu'ils lui faisaient une confiance absolue et que visiblement c'est eux qui avaient demandé qu'elle revienne plus souvent. Mais arriva une période, où ils les trouvaient en pleurs chaque soir quand ils rentraient. Les jumeaux semblaient anxieux, une fois encore, le doute finit par s'instiller.
Pendant des mois, elle subit ces humiliations, sans sourciller, pensant que c'était des enfantillages, des mauvaises blagues mis sur le compte de l'immaturité de garçons trop couvés. Ils étaient d'une complicité rare et tiraient parti de leur ressemblance pour dominer leur entourage par des farces stupides mais sans réelle gravité.
Mais petit à petit, la peur s'insinua en elle, elle avait la terrible impression de ne jamais savoir lequel des jumeaux se trouvait en face d'elle. Chacun accusait l'autre de mentir, d'être le méchant qui aimait faire de mauvaises blagues. L'idée que l'un des deux frères était plus dominateur que l'autre devint une certitude. Elle pensa que l'un se servait de son double jumeau pour se protéger et faire de l'autre ce qu'il voulait.
De leur côtés, les parents des jumeaux étaient apaisés, depuis que le docteur s'occupait des garçons, ils étaient devenus de « vrais petits anges ». En effet, avec leur parents, ils se montraient gentils, dociles. De l'école leur parvenaient plus que des éloges à leur sujet.
Ils demandèrent à leur amie de venir moins souvent, seulement deux jours par semaine, et puis un jour d'automne, elle ne revint plus du tout. Les enfants avaient fini par les persuader que leur amie n'était pas celle qu'ils croyaient.
Le docteur Davenport avait fini par détester ces enfants qui lui apparaissaient comme des monstres désormais. Elle avait beau se dire que seul l'un des deux était un bourreau qui avait réussi à la faire fuir tandis que l'autre n'était, comme elle, la victime d'un enfant perturbé. Tout cela mis bout à bout avait eu raison de la sage obstétricienne, devenue leur nounou.
Après le départ du docteur Davenport, la vie avec les jumeaux devint de plus en plus chaotique, les jumeaux pouvaient se montrer tout à fait charmant et parfois, une parenthèse de bonheur familiale s'ouvrait. Mais la trêve ne durait jamais.
Sulpicia avait beaucoup maigri avec les années et les soucis, Aro en revanche avait pris quelques kilos. Alors que d'autres couples auraient déjà explosé, leur force durant toutes ces années avait été de rester soudés.
Pensant que le problème était la bulle qu'ils avaient crée tous les deux et qui les isolait des autres, Aro et Sulpicia avait essayé de les séparer, en vain. Ils les avaient inscrits dans des écoles séparées, leur faisaient faire des activités distinctes. Pour Félix, ça avait été le piano, à sa demande, et pour Alec, ça avait été du football. Mais cela n'avait pas duré, l'entraîneur ne voulait plus d'Alec le qualifiant de « brute qui ne faisait que taper sur les autres enfants. » Quant au professeur de piano, il se plaignit que Félix s'appliquait à faire le contraire de ce qu'il lui demandait. Aro et Sulpicia insistèrent malgré les réticences du professeur à tenter l'expérience avec les deux frères. Et quelques semaines plus tard, le professeur s'étonnait de leur prouesses. Il avait même d'après lui rarement connu des élèves aussi doués « Ils pourraient devenir des musiciens s'ils continuent comme ça ! » avait-il dit avec chaleur et fierté. Les parents ravis pensèrent avoir trouvé un bon exutoire.
Les jumeaux avaient tout mis en œuvre pour saboter leur expériences séparées, et malgré leur isolement face aux autres, ils excellaient à deux, et leur parents avait du se résigner, fatigués de devoir s'expliquer des agissement de chacun d'eux séparé. Mais très vite, les jumeaux annoncèrent qu'ils ne voulaient plus jouer du piano. Malgré l'insistance des parents, les jumeaux ne voulaient rien entendre. Aro et Sulpicia ne voulaient pas se battre et encore une fois ils avaient cédé face aux jumeaux.
Quant à l'école, leurs résultats depuis la séparation des jumeaux étaient si catastrophiques qu'ils durent se résoudre à les réunir. Ils constatèrent sans surprise, que leurs enfants obtenaient soudainement les meilleurs notes. La relation entre Alec et Félix devenaient de plus en plus exclusive. Les parents voyaient leur vie se ponctuer de codes qui n'appartenaient qu'à eux, les autres enfants ne jouaient pas avec eux, le voisinage se plaignait du remue ménage sur leur passage. Il y avait des rumeurs sur des animaux de compagnie qui disparaissaient…
Le soir venu, c'était grâce aux somnifères qu'ils trouvaient un peu de quiétude désormais, un pour Aro et deux pour Sulpicia. C'était à ce prix qu'ils trouvaient un peu de quiétude désormais. Ils se réveillaient la bouche pâteuse, une boule d'angoisse au ventre, cette angoisse ne les quittait plus depuis qu'ils avaient coupé tout contact avec leur amis. Ils appréhendaient les week-ends, ces deux jours complets qu'ils devaient passer avec leurs fils. La semaine, ils pouvaient respirer un peu, chacun s'abrutissaient au travail pour s'échapper. Quand ils rentraient, ils montaient demander aux enfants comment s'était passée leur journée à l'école, avant de les embrasser et de leur souhaiter une bonne nuit.
Ils évitaient de parler, à quoi bon répéter les mêmes questions, ce qui avait pu se passer ou non, ils ne savaient plus comment s'y prendre. Ils restaient convaincus que l'un des jumeaux était le moteur négatif et la source des problèmes. Mais ils avaient beau les surveiller, jamais ils n'étaient parvenus à trancher. Ils avaient perdu la plupart de leurs amis, seul les deux frères d'Aro continuaient de les voir.
Jusqu'à cette nuit de février 1995 entre deux heures et trois heures du matin, selon le rapport d'autopsie. Ils avaient retrouvé des restes calcinés dans cette maison familiale de Baltimore. Les enquêteurs avaient mis ça sur le compte d'un poêle électrique défaillant, ces dernières nuits de février avaient été glaciales, les parents avaient vraisemblablement allumé ce chauffage sans avoir la prudence de vérifier son état. L'expertise avait été formelle; ce poêle n'aurait jamais dû être mis en route sans une bonne révision, et c'est ainsi que la maison brûla. Cette nuit là, un des jumeaux avait échappé à ce sort funeste parce qu'il dormait chez leur oncle. L'interrogatoire avait été bref, à quoi bon martyriser un jeune enfant, qui venait de fêter ses 12 ans, déjà dévasté par la nouvelle d'avoir perdu les membres de sa famille. De toute façon, les experts de la scientifique avaient déjà conclu. Il s'agissait d'un accident.
San Francisco:
Il en fallait beaucoup pour surprendre l'agent spécial Swan, mais ce coup là, elle ne l'avait pas du tout prévu.
Angie était partie depuis une heure déjà et Bella continuait de penser à ce qu'elle avait dit. Elle touilla sa tasse de café pensive. Comment cette histoire avait pu lui échapper s'était-elle mainte fois demandée. Elle fit de l'ordre dans son esprit et résuma les faits.
Elle lui avait dit que cela faisait quelques temps que son service du San Francisco Chronicle cherchait le scoop de l'année en dévoilant publiquement les agissements plutôt obscurs de la Fanning Corp mais ils n'avaient jamais eu de sources sûres sur lesquelles s'appuyer.
Puis avec l'engouement d'Angie en apprenant la nouvelle qu'avec l'aide de Bella, ils pourraient enfin arriver à leur fins, Angela avait convoqué la petite équipe de journalistes au courant de l'affaire.
Ainsi, Bella eut connaissance d'un certain Riley Biers, un jeune journaliste qui avait cru bon de se vanter lors d'une soirée, voulant impressionner une jeune femme; Jessica Stanley. Pour être claire, Bella avait senti le vent du boulet quand Angie lui avait raconté cette partie là de l'histoire mais elle l'avait laissé continuer son récit. Donc ce Riley, qui avait réussi à impressionner la demoiselle Stanley, la ramena chez lui.
Après une douche, pensant passer un bon moment avec son invitée d'un soir, il eut la surprise de voir sa nuit torride écourtée, la demoiselle en question s'était volatilisée.
Jessica Stanley était non seulement partie avec sa dignité, mais surtout, avec les dossiers de l'affaire qu'il traitait.
Bella se passa une main sur le visage, elle ne savait pas comment digérer l'information ni qui blâmer, si c'était la naïveté d'un bleu ou les moyens employés par une journaliste d'un quotidien concurrent.
Angie avait été tellement désolée et s'était excusée toute la soirée, d'avoir des « branleurs qui ne pensaient qu'avec leur deuxième cerveau» comme coéquipiers. Riley, d'après Angie s'était précipité pour lui annoncer que la fuite venait de lui. En effet, la journaliste Stanley, avait eu la « politesse » de lui envoyer une copie éditée de son article avec un mot de remerciement. Le San Francisco Examiner qui ne voulait pas rester sur la touche avait, lui aussi, décidé d'enquêter sur la Fanning Corp. Sauf qu'ils avaient une longueur d'avance car eux, en ayant des sources sûres. Ces mêmes sources étaient, selon l'article, était un des employés assez haut placé au service financier.
Il avait décidé de rompre le silence parce que, toujours selon l'article, il avait subit un licenciement abusif, et voulant se venger, il avait alors joint de nombreux rapports financiers volés, montrant des transactions douteuses entre Fanning Corp et Find Your Candy, toutes deux ayant des comptes off-shore situés bien évidement dans des paradis fiscaux.
C'était un véritable coup de tonnerre qui mit en lumière un système d'évasion fiscale organisée. Non seulement l'agence pourrait être accusée de fraude fiscale et malversations. Mais aussi de corruption et de blanchissement d'argent, en effet, sur ces mêmes relevés, on pouvait aussi voir des liens avec une certaines banque la « Voltura Banking » qui serait accusée de délits connexes reliés avec les cartels de drogues.
Si une enquête était ouverte, je ne voudrais pas être à la place de cette Jane Fanning qui va devoir répondre de ses actes ou du moins s'innocenter si elle n'était pas dans le coup.
Je frottais mes tempes, il était tard et toute cette histoire allait créer un sacré raz de marée. D'après les dernières nouvelles, le Sénateur en course pour l'état avait décidé de geler son partenariat avec la Fanning Corp dans un soucis de transparence pour sauver les apparences je suppose. L'affaire que l'on appelait maintenant « FanningLeaks » allait faire parler d'elle de toute façon.
Je montais dans ma chambre, après avoir bu ma tisane et fumé ma cigarette, je décidais qu'il étant grand temps de dormir. La journée du lendemain allait être chargée, on avait convenu avec McCarty de retourner voir la veuve de Mike Newton pour savoir si elle en savait plus sur les … petites routines de son mari. Jusqu'ici nous pensions avoir deux meurtres, avec des modes opératoires différents, sans lien apparent, jusqu'à ce qu'on leur découvre un tatouage et une addiction aux mêmes drogues. C'était assez pour éveiller notre intérêt mais trop peu pour avoir une piste.
Le matin à mon réveil, aucun docteur aux yeux verts n'avait hanté mes songes. Je pris une douche relaxante avant de m'habiller. Avant de partir, je pris mon badge, ma plaque du FBI ainsi que mon arme de service qui se trouvaient dans mon coffre. Tanya s'était d'ailleurs moqué de moi, pensant que je dormais avec mon arme sous l'oreiller comme un certain James Bond. Je passais au bureau rejoindre McCarty dans le SUV.
Nous arrivâmes devant une zone de petites maisons en bois qui formaient un lotissement.
McCarty toqua à la porte, après quelques minutes, Madame Newton nous ouvrit avec étonnement.
— Bonjour Madame, excusez-nous de vous déranger, pouvons nous entrer? McCarty avait demandé sur un ton calme.
— Euh… Oui, je vous en prie, rentrez. Fit la veuve après avoir regardée hésitante dehors.
On s'installa dans le salon, où elle nous proposa une tasse de café.
— Nous voudrions savoir si vous n'aviez pas de détails, de petites choses qui vous serez revenus en mémoire…?
Ces yeux faisaient la navette entre McCarty et moi, elle se tortillait les mains mal à l'aise.
— Vous êtes sûre de ne pas avoir de problèmes d'argent? Est-ce que vous avez remarqué un comportement qui aurait changé chez votre mari? Est-ce qu'il était parieur, jouait-il au casino…? Insistais-je.
— Non… non je vous assure rien de tout cela, comme je vous l'ai dit… le jour… le jour de sa mort, je n'ai rien remarqué, nous sommes des gens modestes qui essayent de joindre les deux bouts mais mon Miky était travailleur, oh ça oui.
— Vous savez que mentir à des agents fédéraux est reconnu comme un crime… Fis-je doucement en soutenant son regard.
— Ah… oui… peut-être qu'un détail me reviens oui… je me souviens maintenant, il fumait de temps en temps avec ses copains pour se détendre… mais rien de bien régulier je vous l'assure!
Je soufflais d'exaspération, McCarty me regarda puis demanda
— Très bien… rien d'autre?
— Ah si… il avait changé ses habitudes alimentaires, il mangeait régulièrement des coupe-faim, avec son problème de poids, il essayait de réduire son appétit…
— Est-ce que l'on pourrait voir ses coupe-faim s'il vous plaît?
Elle revint avec tout un tas de boîtes oranges, je prélevais les boîtes en les mettant dans des sacs à scellé pour les envoyer à la scientifique.
— Je vous laisse ma carte Madame Newton… si jamais d'autres choses vous viendraient en tête… Dis-je en lui remettant ma carte.
— Oui… je je m'en souviendrais, merci de votre visite.
Une fois dans le SUV, McCarty me demanda ce que j'en pensais.
— Mmmmmh, c'est peut-être probable que ces coupe-faim contiennent des amphétamines ou méthamphétamines… ou autres.
— Mais c'est pas surveillé ça par la Drug Enforcement Administration? Il avait froncé les sourcils d'incompréhension.
— De plus en plus de drogues de nos jours sont des médicaments détournés… À une époque les amphétamines étaient utilisés par des artistes ou écrivains. Comme Jack Kerouac quand il a écrit « Sur la route ». Et dans des cas plus récents d'étudiants qui prenaient des médicaments qui étaient normalement seulement prescrits pour traiter le désordre hyperactif et le déficit de l'attention. Ça a été utilisé aussi dans des coupes faims… et autres dérivés.
— Ah oui et comme dans Requiem for a dream avec l'acteur chanteur là! Il essaya de mimer l'acteur. Je vois, encore des médicaments qui ont été sortis de leur contexte initial… Et la veuve, tu crois qu'elle nous ment? Elle avait l'air agité, tu as vu comme elle se tortillait les mains… Tu penses qu'elle était accro aussi et qu'elle était nerveuse de se faire coincer aussi?
— Je dirais qu'elle est de bonne foi, je pense que Mike devait manger ses coupe-faim et peut-être prendre du crack… mais je ne pense pas que sa femme était au courant. Pour Irina, je pense qu'elle devait prendre de l'héroïne pour tu sais, tenir le coup en plus des stimulants… Mais on en saura plus avec les analyses des médicaments. Ce qui est étrange, c'est que l'on a pas retrouvé de seringues ou de matos chez elle.
En arrivant au bureau, les autres agents étaient affairés par leur propres affaires, certains étaient sur le terrain, d'autres travaillaient sur leur rapport.
— Hey Rose, tu as du nouveau sur « Dem »?
— Haha non, à croire que tu l'aurais fait fuir, il n'a pas été aperçu dans les rues, il n'a pas fait de retrait et il n'a pas utilisé son téléphone.
— Il doit sûrement utiliser des prépayés… Tentais-je.
— Sûrement, en tout cas il n'est pas rentré à son adresse connue. Elle me fit une moue compatissante.
— Arg , je déteste attendre qu'un poisson morde à l'hameçon. J'accompagnais mes dires par une grimaces qui l'a fit rire.
— J'espère que l'on ne fera pas une énorme journée aujourd'hui.
— Rosalie Hale, tu es bien mystérieuse, mais tu en as trop dit… ou pas assez pour que ne te demande rien. J'esquissais un sourire.
— Tu n'es pas agent spéciale pour rien Sherlock! Je vais dîner avec les parents d'Em, pour… vraiment officialiser notre relation. Ses yeux brillant d'émotion accompagnaient son sourire extatique.
— Oh ! Mais je pensais que c'était officiel depuis un moment vous deux?! Je dirais que mon étonnement face à la nouvelle était un doux euphémisme.
— Oui, enfin ils savent qu'Em et moi on est… complices. Dit-elle dans un sourire qui en disait très long sur la nature de leur relation.
— Mais attends, tu n'habites pas avec eux?
— Si, mais officiellement je suis la fille qui reste un peu plus longtemps qu'une nuit.
— Enfin une nuit qui a duré quoi 7/8 mois?
— Même si on est sûres de nos sentiments, des circonstances ont fait que j'avais besoin de temps pour envisager une vraie relation avec lui.
Je ne voyais pas où elle voulait en venir. D'après ce que je savais, cela faisait 8 mois qu'ils sortaient ensemble et McCarty lui avait couru après peut-être un an, un an et demi. Rosalie nous avait rejoint au bureau seulement depuis 7 mois.
— Au fait, tu m'as jamais dit comment tu l'avais rencontré?
Je ne mettais jamais vraiment posé la question à vrai dire.
— Je connaissais Edward… et il m'a fait connaître Em.
J'avais bien relevé la première fois qu'elle m'avait parlé d'Edward, elle avait été tout aussi vague sur le sujet. Je me risquais à lui demander.
— Et Edward tu le connais comment? Dis-je innocemment.
Elle perdit légèrement son sourire.
— Bella, je ne suis pas assez alcoolisée pour te le dire! Mais un jour, je te raconterais !
Je ne voulais pas forcer les choses mais c'est vrai que je me demandais comment ils s'étaient connus avec le Cullen. Il était peut-être un camarade de classe ou quelque chose comme ça.
Alice ne me parlait pas beaucoup d'elle et pourtant elle était avec Tanya ma deuxième meilleure amie. Alice était souvent absente comme elle travaillait surtout entre New York, Paris et Londres, je l'avais rencontré grâce à Tanya qui avait demandé à Alice de faire sa robe de mariée et ma robe de témoin.
Je repartais vers mon poste de travail après cette conversation qui avait pris une tournure inattendue. Je soupirais en constatant la montagne de rapport qui s'était largement étoffée en peu de temps.
— McCarty t'as quoi toi? Dis-je en me tournant vers lui.
— Principalement des affaires d'escroquerie sur la toile et des paris sportifs douteux et toi?
— Quelques cambriolages, escroquerie à l'assurance et puis c'est déjà assez comme ça.
— Ahaha on sait Belly Bean que tu préfères l'action que la paperasse! À moins que tu cherches une excuse pour aller voir mon frère et son sourire charmeur…
Je m'étranglais avec ma salive.
— N'importe quoi, je ne vois pas de quoi tu parles.
— Je suis certain que si un de nos comportementalistes du BAU venait t'analyser tu ferais moins la maligne!
— Si seulement tu étais aussi prolifique au travail que pour dire des bêtises…
Je finissais ma phrase en riant, j'aimais bien nos taquineries et je sais qu'il les aimait aussi.
Rosalie revenait me voir.
— Alors tu as déjà du nouveau sur Dem ? Lui dis-je
— Pas exactement. Elle nous regardait McCarty et moi avec cette lueur dans les yeux que je ne lui connaissais pas.
— Bah alors ma Rosie, tu peux nous dire de quoi il s'agit? Lui dit McCarty inquiet.
— Le labo vient d'appeler, avec les médicaments que vous avez fait analyser, ils ont remarqué qu'ils avaient permutés des dossiers. Edward a vérifié et effectivement, il n'y a pas de trace d'injection pour l'héroïne sur les corps.
Je fronçais les sourcils, que le labo se trompe de temps en temps ça arrive mais sur cette affaire, il y avait trop de signaux pour les ignorer.
— Alors, on a quoi?
— Pour Newton, vous aviez raison, c'est bien ses coupe-faim qui était des amphétamines cachés. Pour Grace, c'est un cocktail entre les médicaments stimulants pour ses études et la cocaïne.
Je réfléchissais, ça se tenait plus, elle voulait être performante dans ses études alors elle a eu recours aux médicaments pour les troubles hyperactifs s'en servant pour doper son cerveau… et la cocaïne était facilement dissimulable et ça lui permettait de faire son travail d'escort, c'est très rependu dans le milieu de la « nuit ».
— Bordel mais qui voudrait nous mettre sur une fausse piste? Réagit violemment McCarty en tapant du poing sur son bureau faisant tourner la tête des autres personnes vers nous. Il se calma un peu avant de redemander plus doucement.
— Donc on nous fait perdre notre temps à Tenderloin sachant que l'on va chercher pour du crack et de l'héroïne… mais pourquoi?
— Pour laisser le temps à Dem de s'échapper. Répondis-je d'une voix ferme.
— Mais c'est pas le seul dealer de Frisco tout de même!
Rosalie fit un bond en regardant sa tablette, nous coupant.
— Il est à l'aéroport SFO en train de s'enregistrer pour un vol vers le Mexique.
— Je veux que la sécurité boucle la zone, Swan, McCarty vous y allez et fissa ! Sirène et tout le tutti quanti ! Hale tu assistes du JOC !Cria Eleazar en sortant de son bureau.
On prit nos vestes bleues estampillées FBI. Une fois l'individu dans notre salle d'interrogatoire, on put commencer. J'entrais la première dans la salle suivie de près par McCarty. « Dem » se tenait là,assis, les mains menottées à la barre prévue qui traversait la table. Il était grand, brun, pas mal de tatouages sur les bras et le cou.
— Agent Swan et Mcarty,alors comme ça, on voulait filer à l'anglaise? Commença McCarty
— Je ne vois pas ce qui a de mal à aller à Cancún, les plages, les cocktails, les belles filles… Répondit-il son visage fendu par un sourire narquois. Il avait par ci par là des dents dorées. Il était difficile de passer à côté.
— Juárez, Sinaloa, Los Zetas… ça te dit quelque chose? J'avais remarqué qu'il tilta sur le dernier.
— Des noms de quoi de plages? Des amis à vous?
Il continuait prétendre ne rien savoir.
— Donc je suppose que c'est Los Zetas… t'en penses quoi Swan?
— Mmmh naah, il est pas assez bon pour eux… une petite frappe comme ça, non le FBI a démantelé des cartels, et Los Zetas, il leur faut du monde, les meilleurs, pas un pauvre mec qui fait quelques rues.
— JE SUIS ASSEZ BON POUR LOS Z! MANQUE MOIS ENCORE UNE FOIS DE RESPECT SALOPE ET JE T'ENVOIE MA FLOTTE, ON VA BIEN PLUS LOIN QUE LES RUES DE FRISCO! Cria-t-il en se levant, mais avec les menottes, il se rassit très vite, une veine été apparue sur son front tant il était en rage.
Je souris, notre petite conversation avait donné envie à quelqu'un de discuter.
— On rajoute menace et tentative d'intimidation sur un agent fédéral, avec ton trafic ça commence à être un petit dossier qu'on a là, tu penses te mettre à table pour réduire ta peine ou on te boucle?
— J'suis pas une balance, Los Z, ils l'apprendront et tout ce que je vais y gagner c'est un aller pour la morgue dès que j'aurais franchi les portes de la prison.
— Okai… alors on a rien à se dire, on te relâche, McCarty, tu penses qu'il va tenir combien de temps dehors sans protection?
— J'sais pas… qu'il nous parle ou non, le cartel ne laissera pas un mec qui en sait trop en liberté. Donc je dirais 10 minutes…
— Oui, avec un peu de chance sa famille va bien…
— Sa voiture n'est pas piégée…
— Mais il va devoir vivre en ayant une épée de Damoclès au dessus de sa tête.
— Brrr vivre en ayant l'impression d'être suivi constamment, ça me fait froid dans l'dos Swan. Tu sais que Los Z ils torturent?
— Moi j'ai entendu dire qu'ils décapitaient les traîtres.
Je vis clairement de la peur dans les yeux de Dem, il tremblait comme une feuille sur sa chaise. Tu parles d'un caïd.
— Ok ok, je vais vous parler mais je veux une protection. Des gouttes de sueurs ruisselaient le long de ses temps. Il avait largement blêmit.
— On t'écoute et après le procureur verra ce qu'il pourra faire pour toi.
— Avant je faisais dans le crack, l'héro pour ça que j'fournissais à Tenderloin, là-bas c'est facile de se faire de la maille. Puis un jour un mec, bien sapé, j'vois qu'il est pas du quartier, il me dit que les amphét', meths, ecsta, coke, enfin de quoi faire la fête quoi ça rapportait beaucoup beaucoup plus, qu'il ciblait surtout des petits riches qui veulent se la jouer dur ou se faire un trip avec l'argent de papa maman. Et moi qui je suis pour refuser une belle vie avec des salopes?
Je me retenais de lui foutre mon poing dans la tronche à ce con misogyne, je lui montrais des photos de Newton et de Grace.
— Et eux, tu les reconnais?
— Le gros, j'le connais pas c'est juste un type qui venait parce qu'il était accro à des foutus coupe-faim et la fille, vous savez combien d'étudiants paient pour pouvoir faire leur business et assurer à l'école.
— Combien de fois tu les fournissais? Quand est-ce que tu les as vu pour la dernière fois?
McCarty avait pris le relai.
— Je les ai vu y'a j'sais pas quelques semaines, le gros, il voulait pas que sa femme le sache, alors il venait moins mais commandait en plus grosse quantité. Pour la fille, je l'ai vu une fois y'a deux semaines chez le mec bien sapé.
Je lui montrais les photos de nos victimes, le forçant à regarder.
— Donc là, c'est les personnes que tu as fourni, puis comme ils allaient te dénoncer, t'as décidé de les tuer?
— Non non, j'ai tué personne moi! J'ai juste essayé de me faire plus d'argent! Me répondit-il en postillonnant sur la table.
— Ok… Admettons qu'on te croit. Tu as vu ses tatouages? J'accompagnais mes dires en lui montrant des photos en gros plan des dits tatouages.
— Nah ça me dit rien.
— Donc t'as juste vendu des merdes? Et le Mexique? T'as pas trop l'envergure pour un cartel.
— Ils avaient besoin d'un type pour commencer à dealer des nouvelles drogues à Tenderloin, comme c'est mon quartier où j'ai ma p'tite réputation tu vois chérie, bha on a fait affaire de temps à autres, j'allais porter l'argent à mon contact, le mec bien sapé.
— Déjà ça sera Agent Swan et pas « chérie », tu sais que si tu nous dis pas tout, on pourra rien faire pour ta protection?
— Je le jure, c'est tout c'que je sais.
— Le type « bien sapé », il a un nom?
— Je sais juste qu'il venait de la part de Marcus.
On le laissa dans la salle d'interrogatoire, il pourra négocier avec son avocat et le procureur pour la suite.
— Tu crois qu'il dit la vérité?
— « Marcus », « Dem », ils ne pourraient pas avoir un nom de famille, ces satanés dealers? Ça leur serait trop demander? Il doit y en avoir quoi? 30000 des Marcus! Dis-je exaspérée
— Hey « Marcus » c'est déjà pas mal, je connais pas mal de cas où on aurait eu juste une lettre, même pas un prénom en entier. Du genre « Monsieur B. » tu vois l'délire? Répondit McCarty en rigolant.
— Bref… Je ne pense pas qu'il fasse parti des Zetas, tu connais leur réputation, ce sont des hommes anciennement paramilitaires surentraînés et brutaux. Je pense qu'il faisait des passes pour un cartel mais peut-être pas celui là. On donnera son dossier à la DEA (Drug Enforcement Administration), les Feds là bas s'occuperont de son cas et si il est lié avec un cartel, ils verront bien.
Il hocha la tête en répondant :
— Donc le seul lien que l'on a c'est juste le fournisseur…
— Ouais, donc on a rien. Mais c'est trop gros pour qu'il n'y ait pas quelque chose derrière, tu ne crois pas?
J'étais peut-être un peu trop méfiante mais je savais que mon instinct ne me trompait pas sur ce coup là.
— Nah je suis d'accord avec toi Belly Bean. Depuis le début cette affaire pue.
— Swan, McCarty, on a besoin de vous au domicile de Fanning. Fit Eleazar.
Je regardais McCarty, je ne pensais pas m'y rendre de s'y tôt. Tanya devait avoir besoin de nous pour la procédure et je pouvais dire que je me réjouissais de voir ce que Jane Fanning pourrait dire dos au mur.
On prit le SUV pour se rendre dans le quartier huppé de Nob Hill, en arrivant, je dois dire que ma surprise était de taille. L'entrée était cernée par de la rubalise, des voitures de la SFPD ainsi que l'équipe technique et scientifique se trouvaient là.
Je regardais McCarty,
— Dis moi que je rêve?
McCarty était tout aussi abasourdi que moi. On se dirigea vers le l'officier de police.
— Agents McCarty et Swan, qu'est ce qu'il se passe?
McCarty et moi avons montré nos badges.
— Officier Sully. Jane Fanning se serait suicidée. Nous dit-il en nous serrant la main.
Dans un vrombissement, je vis au loin une Mustang que je connaissais. « Voilà la cavalerie » pensais-je.
C'est tout pour le moment ! Je dois le dire des milliers de fois mais je suis désolée si il reste des fautes, j'ai tendance à écrire, lire trop vite donc j'ai peut-être oublié des petites choses.
Je rajoute d'autres choses dans la pochette surprise, lavez-vous bien les mains, c'est un truc que tout le monde devrait faire mais hey ce sont les règles d'hygiène basiques donc vous trouverez sûrement partout des petits schémas rigolos pour bien se lacer les mains et entre les doigts! Je me doute bien que vous vous en fichez que je le dise ou non xD mais je trouve ça important de se le dire. (Quoi j'ai pas envie de perdre des lectrices parce qu'elles ont un virus, quoi que ça ferait peut-être plus de lecture si vous êtes confinées). Bon aller je vous laisse avant que vous me preniez pour un monstre.
Prenez soin de vous et à très vite!
