* Chapitre 33 *
Une redescente brutale.
Après avoir raccrocher de sa conversation téléphonique avec Mai, Téa n'en revenait toujours pas. Okimi avec quelqu'un. Au moins le point positif c'était qu'elle avait définitivement tiré un trait sur Kaiba, mais la brunette avait de la peine que Joey n'ait effectivement aucune chance avec elle. Ça la désolait grandement, car elle aurait aimé que les choses soit plus simples et que la petite bande d'amis soit aussi soudée qu'à l'origine. Mais elle remarquait bien que Joey n'était plus aussi joyeux et plein d'entrain qu'à son habitude, malgré qu'il tente de ne rien laisser paraître.
En parlant de ça, si elle ne se dépêchait pas elle allait être en retard au Burger World. Toute la petite bande, à savoir, Yugi, Joey, Bakura, Duke, Tristan et bien sûr Sérénity devaient s'y rejoindre afin d'y dîner tous ensemble. Ne rien dire à propos d'Okimi allait être dur, mais elle ne voulait pas créer plus de tensions qu'il n'y en avait déjà.
Elle prit son manteau et se dirigea vers sa destination. Elle n'aimait pas vraiment cet endroit, mais elle faisait un effort de temps en temps pour faire plaisir à Yugi.
Quand elle arriva enfin, elle constata qu'il n'y avait que Joey et Yugi qui étaient déjà présent. Elle regarda sa montre et vit qu'elle était loin d'être en retard, bien au contraire elle était même en avance. Tant mieux, elle avait horreur de faire attendre ses amis.
Elle les salua et pris place aux côtés de son amoureux. Puis elle vit la mine abattue du blond et se sentit d'autant plus mal au vue de ce qu'elle savait.
« - Ça ne va pas Joey ? demanda-t-elle tout de même.
- Si, si... marmonna-t-il en dessinant des ronds à l'aide de son doigt sur la table du restaurant.
- Tu penses encore à ce que t'as dit ma sœur ?
- Hum...
- Oh Joey, arrêtes de te morfondre, dis toi qu'elle a été franche avec toi ! Tu aurais préféré quoi ? Qu'elle fasse semblant de t'aimer et qu'elle ne soit jamais heureuse au final ? fit Téa
- Non, bien sûr que non, je ne veux que son bonheur... Mais ça fait tellement mal...
- Dis-toi que cela aurait été encore plus douloureux si elle ne te l'avait pas dis...
- Vous avez sûrement raison... »
Alors que Joey se résignait, deux silhouettes de plutôt petite taille s'approchèrent de la table d'amis. La première tapa de son poing sur la table juste à côté de Yugi.
« - Yugi ! Donnes nous tes cartes de dieux égyptiens ou alors nous révélerons ton petit secret au monde entier. »
Immédiatement, les trois amis reconnurent sans peine la voix insupportable d'Insector Haga, toujours suivit de son acolyte de toujours, Rex Raptor.
L'adolescent aux cheveux verts tenait une photo entre ses doigts qu'il secouait joyeusement.
« - Vous n'avez pas quelqu'un d'autres à aller embêter ? soupira Joey en levant les yeux au ciel.
- Et de quel secret parlez vous ? fit la brunette en fronçant les sourcils.
- Oh, alors comme ça même tes amis ne sont pas au courant ? Mais malheureusement pour toi, nous on sait tout on vous a vu Kaiba et toi, pas la peine de le nier ! On a même cette photo pour preuve. Donc donne nous tes cartes de dieux égyptiens si tu ne veux pas que nous diffusions cette photos sur tous les média, menaça l'adolescent fanatique des dinosaures.
- Mais de quoi parlez vous à la fin ? Fit Yugi, ne comprenant pas du tout à quoi ils pouvaient bien faire allusion. »
Avec un geste précis, Joey arracha la photo des mains d'Insector Haga qui ne pu même pas réagir. La curiosité étant trop forte il observa la photo.
Mais il déchanta bien vite en reconnaissant les deux personnes qui s'enlaçait dessus.
« - De quand date cette photo ? Questionna-t-il d'une voix lourde et froide.
- D'i peu près trois semaines, on les a surpris devant la boutique, expliqua Insector Haga, fier de lui et de son plan machiavélique. Tu es choqué, Joey, tu ne pensais pas que ton meilleur ami pouvait te cacher une telle chose, c'est ça ?
- Mais c'est quoi cette photo enfin ? Fit enfin Yugi en prenant la photo des mains du blond, ayant marre d'attendre une réponse. »
Il comprit alors immédiatement le changement de ton de Joey quand il reconnu sur la photo sa très chère sœur se tenant dans les bras du beau PDG qui semblait lui offrir un baiser passionné. Il comprit aussi d'où était venu la confusion des deux amateurs de la photographie, car dans la pénombre, on aurait pu effectivement confondre la jeune femme avec Yugi.
Téa fit les yeux ronds en regardant à son tour la photo. Elle ne s'attendait pas du tout à avoir une preuve de la scène que Okimi lui avait pourtant décrite dans les moindres détails. Elle dégluti difficilement en se demandant comment faire pour que Joey ne pète pas un câble. Mais la priorité pour elle était aussi d'informer les deux as du chantage qu'ils s'étaient trompé sur la personne, ça serait dommage qu'ils se mettent à lancer de fausses rumeurs sur son petit-ami.
« - Je suis désolée de vous dire ça, mais ce n'est pas Yugi sur la photo, mais c'est sa sœur Okimi, expliqua alors la belle aux yeux bleus. Votre chantage ne marchera pas. Regardez bien, les cheveux longs, et puis ce sont des vêtements de femmes.
- Quoi tu as une sœur Yugi ?!
- Et oui. Et de toutes manières, je n'ai plus les cartes de dieux égyptiens, elles ont disparu lors de mon dernier voyage.
- Tu as osé perdre des cartes aussi rares ?! Inconscient ! Voilà pourquoi elles auraient dû nous appartenir, on en aurait pris soin nous !
- Pff... Gardez la photo, elle ne nous ai plus d'aucune utilité de toutes manières... »
La déception pouvant se lire sur leur visage ils sortirent du fast-food sans demander leur reste.
Joey quant à lui, n'en revenait toujours pas. Il faisait un cauchemar. Il ne voyait pas d'autres explications. Mais la réalité le frappa de plein fouet quand Téa confirma bien l'identité d'Okimi sur la photo. Comment était-ce possible ?!
Il regarda Yugi et Téa d'un air grave.
« - Vous étiez au courant ?!
- Non, bien sûr que non, comment aurions-nous pu le savoir ! Se défendit Yugi. »
Le blond vit bien dans les yeux améthyste de son ami que celui-ci était sincère. En revanche le mutisme soudain de Téa l'inquiéta.
« - Téa ? Tu le savais oui ou non ?
- …
- Téa ?!
- Oui, je le savais, mais Okimi m'a assuré que c'est arrivé comme ça, ce n'était pas voulu.
- Quoi, tu veux me faire croire que c'est un accident peut-être ?! C'est vrai que sur la photo ça se voit qu'ils ont glissé ! s'emporta Joey en se levant.
- Joey calme-toi... On se trouve dans un lieu public... tenta Yugi pour calmer le jeu.
- Mais comment veux-tu que je me calme ?! Elle me rejette pour aller dans les bras de ce snobinard, alors qu'elle me disait qu'elle n'était pas prête à se mettre avec quelqu'un ! Qu'est-ce-qu'il a de plus que moi hein ?! Ah je sais, une entreprise qui brasse des dizaines de millions chaque jour, c'est vrai que moi qui suis du famille modeste je ne fais pas le poids.
- Ne dis pas de telles choses, Okimi n'est pas une personne avare, elle ne s'est pas intéressée à lui parce qu'il est riche, défendit Téa.
- Donc ce n'était pas voulu, mais tu avoues qu'elle est tout de même intéressé par lui !
- Joey, ce n'était qu'un baiser, rien de plus. Et quand elle a vu la manière dont il t'a humilié elle m'a clairement fait comprendre qu'elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Elle regrettait ça, mais ce n'est arrivé qu'une fois Joey, ça ne se reproduira plus !
- Tu sais quoi, ce qu'elle a fait me dégoûte, mais ce qui me blesse encore plus, c'est que tu étais au courant et que tu ne m'as absolument rien dit ! »
Sur cette phrase Joey sorti du restaurant, non sans oublier d''embarquer la fameuse image, départ de toutes les discordes.
Des fourmillements... suivit d'une gêne causée par un engourdissement prolongé dans le bras gauche... Voilà ce qui réveilla Seto, qui s'étonna d'avoir aussi bien dormi. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas connu un sommeil aussi réparateur. Mais la gêne devenant vite insupportable le poussa à sortir de sa léthargie et à ouvrir les yeux.
Instinctivement, il tourna le regard à la recherche du poids qui obstruait la circulation du sang dans son bras. Quand il tomba nez à nez avec des mèches de cheveux rouges et blondes, tous les événements de la veille lui revinrent en mémoire.
Son cœur s'accéléra aux souvenirs de la nuit passée, mais aussi en réalisant qu'ils étaient encore tous les deux nus...
L'euphorie du moment passée, Seto ne savait pas comment réagir dans une telle situation. Il repéra le radio-réveil sur la table de chevet et réussi à déchiffrer l'heure : six heure et quart... Sa conférence pour l'ouverture de sa succursale était à neuf heure et demi il n'avait pas le temps de s'éterniser ici... Pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait.
Quand il observa le visage serein de la jeune femme endormie contre lui, un sentiment nouveau naquit en lui. Le sentiment d'avoir enfin trouvé sa place, d'être entier. Comme-ci avant ce joue, il avait toujours manqué quelque chose à son existence et qu'aujourd'hui ce vide était enfin comblé. Pour la première fois de sa vie il se sentait bien, vivant.
Malgré tout l'urgence que provoquait en lui la douleur dans son bras se rappela à lui quand il bougea le bout de ses doigts. Il ne voulait pas la réveiller, mais s'il ne faisait rien, il lui semblait qu'il allait perdre l'usage de son bras.
Avec la plus grande des délicatesses, il tenta de se redresser légèrement afin de faire glisser la tête d'Okimi de son épaule à son oreiller, mais à peine eut-il commencé à se mouvoir, qu'en réponse la jeune femme resserra son étreinte en passant ses jambes autour des siennes et en faisant lentement glisser sa main sur le torse du jeune homme. Ce simple geste paralysa Seto dont le corps fut parcouru d'un long et agréable frisson.
L'excitation revenait à la charge et l'envie de rester avec elle se fit plus forte encore. Il avait tant rêvé de vivre ça pourquoi ne pas en profiter encore un peu ?
De sa main libre il retira avec douceur une mèche de cheveux tombée sur les yeux d'Okimi, l'admirant toujours plus, ne réalisant toujours pas que tout ceci était vrai.
Une douce sensation de chaleur, tout autour d'elle, contrasté avec un contact froid sur son front, mais quelque chose la troubla. Était-elle encore dans son lit ? Avait-elle passé toute la nuit sans tomber sur le sol de sa chambre ? Ce serait bien une grande première.
Soudain un souffle chaud au dessus de ses lèvres lui fit ouvrir les yeux. Le visage de Seto penché au-dessus d'elle, son corps nu plaqué contre le sien, leurs jambes mêlées... Tout ceci fit paniquer la jeune femme qui ne s'attendait pas à trouver le grand Seto Kaiba dans son lit et qui se raidit en conséquence. Les événements de la nuit lui revinrent en mémoire et la gêne monta en elle la faisant rougir.
Seto senti le brusque changement d'attitude chez sa partenaire et décida donc de s'écarter un peu afin de comprendre ce qu'il lui arrivait.
Le regard bleu perçant du jeune PDG fini par faire détourner les yeux d'Okimi qui se sentait incapable de le soutenir. Cette situation était tellement... étrange... Comment était-elle censé agir ? Après tout, hier soir, ils ne s'étaient pas réellement expliqués... Tout était encore tellement flou entre eux.
« - Quelque chose ne va pas ? fit soudain Seto voyant qu'elle semblait perdue. »
Cette simple question lui fit prendre conscience de la situation et de la gène de la jeune femme. Il s'écarta d'elle et par reflex elle tira la couverture sur elle, pudique. Ce n'était toujours pas gagné entre eux se dit le jeune homme, comprenant qu'il n'avait pas du tout avancé avec elle au final malgré cette nuit. Or, Seto se rendait bien compte qu'une nuit ne lui suffirait pas, il voulait qu'elle lui appartienne corps et âme, pour toujours, et il ferait tout pour qu'elle cède.
Respectant sa timidité il attrapa ses vêtements éparpillés aux pieds du lit et commença à s'habiller, restant toujours torse nu étant donné que son haut était toujours sur le sèche serviette dans la salle de bain.
« - Je ne peux malheureusement rester ici, ma conférence étant ce matin, expliqua alors le jeune homme.
- Tu n'as qu'à te faire couler un café dans la cuisine, proposa alors Okimi, gênée, en se levant toujours enveloppée dans son drap tout en ramassant ses propres vêtements. Je vais aller te chercher ton sous-pull, j'espère qu'il sera sec. »
Seto accepta sa proposition d'un hochement de tête, ravi qu'elle ait enfin délié sa langue, et obtempéra en se dirigeant vers la cuisine.
Okimi s'enferma alors dans la salle de bain, soupirant après tant d'émotions. Le reflet que lui renvoya le miroir la fit rougir de plus belle, les cheveux en pagailles, sans parler des cernes dû au manque de sommeil. Mais quelque chose attira un peu plus son attention. Encore une marque au creux de son cou. Il avait recommencé ! Mais pourquoi faisait-il ça ?
Puis son regard dévia sur le sous-pull noir du jeune homme et elle se rappela alors l'état du dos de son amant. Toutes ces cicatrices à quoi étaient-elles dû ? Elle avait bien sûr écouter le récit de son frère après BattleCity, par rapport à l'histoire de Seto et de son père adoptif, Gozaburo Kaiba... Oui, elle savait que Seto n'avait pas eut une enfance très joyeuse, mais jamais elle n'aurait pu imaginer qu'il aurait pu subir pareil traitement. Puis le souvenir de l'article qu'elle avait lu il y a longtemps sur le suicide de Godzaburo après que Seto ait racheté la Kaibacorporation, comme quoi ce n'aurait pas été qu'un simple suicide... Il n'avait sûrement pas dû pleurer la mort de son père adoptif, mais aurait-il été capable de mettre fin à la vie d'un homme ? Aussi mauvais soit-il... ? Non, impossible... Pas lui... Pas cet homme si attentionné avec qui elle avait partagé cette nuit. Elle se sentait idiote d'avoir pu penser une telle chose. Mais elle avait tellement de questions à lui poser, elle voulait tout connaître du vrai Seto Kaiba.
Après avoir remis de l'ordre dans ses idées, elle s'habilla de la même manière qu'hier soir, se coiffa et attrapa le vêtement du jeune homme avant de se diriger vers la cuisine.
Le beau brun arriva dans la cuisine, en tentant de se remettre de toutes ces émotions de la veille. Mais quelque chose l'embêtait dans l'attitude d'Okimi, outre le fait qu'elle soit distante, il voulait bien comprendre que tout ceci étant nouveau pour lui comme pour elle, ce n'était pas évident pour lui comme pour elle, il avait bien senti le regard lourd de la jeune femme sur son dos, et sur ses cicatrices, dernières témoins de son ancienne vie. Il avait perçu dans les yeux de la jeune femme toute la tristesse et la compassion dont elle pouvait faire preuve, or, Seto dans toute son arrogance refusait à ce qu'ELLE éprouve de la pitié pour lui. Il avait fait table rase du passé il y a bien longtemps, il ne voulait pas qu'elle puisse s'imaginer qu'il souffre encore de l'influence de ce monstre qui lui avait servit de père adoptif. Il était fort à présent, il n'avait pas besoin de son apitoiement.
Il tenta d'oublier ses sombres pensées avant de repérer sur l'égouttoir de l'évier, une tasse qu'il prit pour la placer sous la machine à expresso qu'il mit en route pour qu'elle chauffe avant de se faire couler un café bien noir comme il l'aime.
Alors que le délicieux liquide sombre coulait dans le récipient, il entendit des bruit de pieds nus sur le carrelage derrière lui. Instinctivement il se retourna, mais fut surpris que ça ne soit pas Okimi.
Les bruits de pas dans l'escalier réveillèrent Mai, qui malgré son initiative de rester éveillée toute la nuit afin de ne pas louper le mystérieux Don Juan de son amie, avait succombé dans les bras de Morphée, sur le canapé du salon. Priant pour que l'inconnu ne se soit pas déjà enfuit, avec un effort surhumain elle se leva et se dirigea vers la cuisine où le bruit de la machine à café lui indiquait une présence. Les yeux toujours brumeux à cause du maquillage de la veille, elle fut d'abord satisfaite d'être accueillit par un dos athlétique et se dit qu'Okimi avait décidément bon goût, mais elle n'eut pas le temps de faire le moindre commentaire admiratif que l'homme lui fit face.
« - Bonjour, lâcha-t-il sur un ton laconique. »
Cette voix froide et sans la moindre émotion eut l'effet d'une douche glacée sur Mai, qui par réflexe se frotta les paupières en croyant à un mauvais rêve. Non ce n'était pas possible. Pas lui ! Pas ici !
« - Kaiba ?! Mais qu'est-ce-que tu fais chez moi ?! s'écria alors Mai, bien qu'au fond elle en connaissait très bien la réponse, mais refusait d'y croire. »
Le brun face à elle n'eut pas le temps de donner la moindre explication, que la colocataire de Mai apparu sur le seuil de la cuisine, le haut de Seto entre les mains.
« - Ma-Mai ?! Mais tu ne devrais pas être ici ?! dit alors la jeune femme aux cheveux bicolores, prise de panique. »
Mai passa son regard violet d'Okimi à Seto, plusieurs fois de suite, tentant de se figurer l'impensable. Mais non... Ce n'était pas possible...
« - J'y crois pas... fit-elle avant de s'asseoir sur une des chaises qui entouraient la table de la cuisine, les yeux perdus dans le vide. »
Les deux amants se regardèrent ne sachant pas comment réagir face à la réaction choquée de Mai, qui semblait les avoir quitté.
« - Mai … ? tenta Okimi en passant sa main devant les yeux de la blonde. »
Aucune réaction...
C'était l'occasion ou jamais ! D'un regard complice, Seto et Okimi se mirent d'accord et le jeune homme avala son café en vitesse avant d'aller au niveau de l'entrée afin de terminer de se rhabiller ainsi que de remettre ses chaussures et son long trench-coat. Bientôt, un message de Rolland arriva sur le téléphone du jeune PDG, lui signala qu'il l'attendait à l'extérieur avec la limousine. Il était l'heure pour lui de partir, pourtant, quelque chose l'embêta alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la porte d'entrée. Il se retourna pour voir Okimi, la tête basse, apparemment triste de son départ. Elle remit en place une de ses mèches blondes derrière son oreille.
« - Je suis désolée, j'aurais aimé que cette matinée se passe autrement... s'excusa-t-elle en jouant nerveusement avec ses mains. »
Le jeune homme trouva cette attitude charmante, et sans dire un mot sorti un carnet de son manteau où il y griffonna quelque chose avant d'arracher la page et de la tendre à la jeune femme. Surprise, elle se saisit du papier et haussa les sourcils.
« - C'est mon numéro personnel, si tu as besoin de me joindre, utilise celui-ci plutôt que celui de la Kaibacorporation, je serai plus facilement joignable.
- Merci... répondit-elle, rougissante. »
Sur ce il tourna les talons et sorti de la maison de Mai et d'Okimi. Cette dernière avait encore du mal à réaliser tout ce qui s'était passé ces dernières heures. Tout ceci lui semblait tellement irréel comme si tout ceci n'avait été qu'un simple rêve, mais ce papier était bien la preuve que tout ceci était bien vrai.
Mais elle n'eut pas le temps d'y réfléchir un peu plus car elle senti un regard lourd de reproche se poser sur sa nuque.
« - Tu peux m'expliquer ce qui te passes par la tête ? Tu es devenue folle ou quoi ?! »
Okimi ne s'attendait pas à un ton aussi agressif de la part de la belle blonde. Elle se doutait que ça n'allait pas être facile à faire comprendre ou à faire accepter, mais elle avait espéré un minimum de compréhension de la part de son amie... Et puis d'abord qu'est-ce qu'elle faisait déjà ici ?
« - Je suis libre de de faire ce que je peux il me semble, je suis capable de prendre les décisions que je veux, non ? s'emporta alors Okimi en entendant les reproches de son amie.
- Mais on parle de Kaiba là ! Tu te rends comptes de qui c'est ?! Tu imagines ce que va dire Joey s'il l'apprend ?
- Qu'est-ce-que Joey a à faire l'a dedans ? Je ne lui appartiens pas, j'ai été claire avec lui sur mes sentiments, il n'a rien à dire sur ce que je fais de ma vie sentimentale.
- Mais qu'est-ce que tu peux trouver à ce type mis à part pour le physique. Il est tellement antipathique avec tout le monde, tellement associable...
- Parce que tu ne le connais pas comme moi je le connais. Je sais qu'à première vue il est froid et distant, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Quand tu creuses un peu sous la glace tu découvre quelqu'un de très attentionné envers ceux qu'il aime.
- Tu veux vraiment être avec quelqu'un comme lui, un bourreau de travail qui ne pense qu'à sa compagnie ou alors prendre sa revanche sur ses rivaux en duel de monstres. Tu te rends compte qu'il est encore plus obsédé par les duels que ne l'était le pharaon.
- Eh, j'ai juste passer une nuit avec lui, ça ne veut pas dire que je vais l'épouser !
- Je ne sais pas, vu l'ardeur avec laquelle tu le défends...
- Tu sais quoi, laisse moi tranquille, je n'ai pas à me justifier devant toi, pas plus que devant n'importe qui. Et puis tu n'as pas de leçon à me donner, je te rappelle que ton histoire avec Vallon n'était pas très glorieuse non plus. »
Sur ce la jeune femme aux cheveux tricolores remonta dans sa chambre, furieuse d'être ainsi jugée.
Mai quant à elle n'en revint pas de l'acharnement de son amie. Ce comportement la fit malgré tout se remettre en question. C'est vrai, après qui elle était pour lui dire ce qui était mal ou pas.
