Coucou à toutes ! Merci à Pims10, Kaname20 et Guest pour leur review sur le précédent chapitre.

Guest :

Tu présumes bien, si c'était bien toi qui m'as posté ces commentaire ) Je me doute que tu veux rester anonyme mais même un petit pseudo me permet de ne pas confondre les différents guest, si jamais ça te tente, et même pas besoin de te créer un compte !

Merci pour ta review qui m'a fait très plaisir !

J'aime le fait que (presque) tout le monde est sympa. Et Bella est à la fois la meilleure amie de Rosalie mais aussi la cousine et comme la sœur d'Emmett et je trouvais ça logique qu'elle soit là pour rassurer les deux.

Je pense que tout le monde stresse un peu avant un mariage même si on sait que l'autre dira oui, et c'est ça que ressent Rosalie, alors ravie que ça t'ait plu !

C'est surtout Allison qui a piqué Bella, Matt l'a plus taquiné. Mais je me suis amusée à écrire ce passage.

Bella qui enfile ses collants, je trouve que c'est déjà pas simple avec deux jambes et deux mains « fonctionnelles » mais avec la prothèse de Bella, je me suis dit qu'elle allait bien galérer mais elle a quand même réussi à les mettre !

La fic est complètement écrite et corrigée depuis un moment mais c'est vrai que c'est bizarre en ce moment, en espérant que ça passe vite.

J'espère que tout le monde va bien et que vous restez chez vous, parce que c'est le meilleur moyen de pouvoir ensuite reprendre une vie normale rapidement. Comme je l'ai vu sur les réseaux « on va s'en sortir, sans sortir »

Et puis bien sûr, j'envoie tout mon courage et mes remerciements à ceux qui sont obligés de travailler dans les magasins alimentaires, les forces de l'ordre et bien entendu le personnel soignant !

Merci à crazybells pour sa relecture et sa correction.

Bonne lecture.


C'est fou comme les choses ont changé en 10 ans et comme elles sont restées exactement pareilles. C'est effrayant et tellement familier en même temps. Sur la route pour rejoindre la maison de mon père, j'observe par la fenêtre le paysage toujours aussi vert de la ville, quelques immeubles ont poussé mais dans l'ensemble, tout est resté pareil. Le poste de police est toujours à sa place, de même que le restaurant de Molly. Nous dépassons le lycée de Forks pour arriver enfin à la maison.

Charlie a repeint l'extérieur de la maison puisqu'au lieu d'être marron, elle est à présent blanche mais c'est le seul changement notable que je remarque. Je sors du camion, reconnaissante du fait que les voisins ne soient pas dehors et qu'ils ne me voient pas récupérer mes béquilles en plus de ma valise. Mon père récupère son propre sac de voyage avant d'ouvrir la porte d'entrée.

-Ta chambre est toujours au même endroit et n'a pas vraiment changé en plus de cela, j'y fais régulièrement le ménage, si tu veux y poser tes affaires tu peux, m'annonce mon père. Prends ton temps puis nous irons manger chez Molly, je n'ai pas très envie de cuisiner ce soir.

-Tu… Tu es sûr ? Je l'interroge. Je peux très bien nous faire cuire des pâtes ou des pommes de terre pour le dîner, ça ne me dérange pas.

Je n'avais pas prévu de retourner en ville aussi rapidement après mon arrivée. Je ne vais pas mentir, mon objectif était de rester enfermée dans la maison de mon père et de sortir uniquement pour faire la route jusque chez Edward, qui doit sans doute loger chez sa mère et je pouvais faire le chemin à pied en coupant par la forêt, et tout ça pour obtenir des réponses. Je n'avais pas prévu de revoir toutes les personnes que j'ai pu connaître en habitant cette ville. Bon, je voulais aussi revoir Jacob et Leah, mais je pensais que papa les inviterait à dîner ou que nous irions à la Push et que je serais tranquillement à l'abri dans la voiture et non pas exposée aux yeux de tous les habitants. J'espère qu'ils ne vont pas faire de mon retour un événement, je ne le supporterais pas. D'un autre côté, je ne suis pas la seule attraction de la ville et puis avec les fêtes qui approchent, ils doivent tous avoir autre chose à penser.

-Certain et ce n'est pas à toi de cuisiner, me répond Charlie en commençant à grimper les escaliers menant aux chambres.

Je reprends ma valise que j'avais lâchée, ainsi que mes béquilles et je le suis. Une fois à l'étage, j'ouvre la porte de ma chambre, retournant 10 ans dans le passé. C'est une jeune fille un peu naïve avec de grands rêves qui avait quitté cette chambre et c'est une jeune femme un peu désillusionnée et brisée qui la retrouve. Ça fait un drôle d'effet parce que j'aimerai être à nouveau cette jeune femme qui se souciait uniquement de ses notes. La vie était un peu plus facile à l'époque même si je suis reconnaissante d'avoir Emmett, Rose, le centre et tous les employés qui sont surtout mes amis, qui m'entourent. Oui, ce n'est pas tous les jours faciles mais nous nous en sortons et c'est l'essentiel.

Restant deux semaines, j'ouvre mon armoire dans laquelle je retrouve d'anciens vêtements, qui à ma grande surprise ne sentent pas le renfermer, puis j'aperçois plusieurs sachets de lavande pour repousser les mites et les mauvaises odeurs. Je rigole en voyant certains T-shirt et jeans. Quel style pourri j'avais il y a dix ans et puis dans dix années supplémentaires, je dirais la même chose concernant aujourd'hui. Je range succinctement mes vêtements avant de mettre mes béquilles dans un coin.

Une fois le rangement terminé, je m'allonge sur mon lit en ayant l'impression d'avoir à nouveau 17 ans. Je me relève pour regarder sur mes étagères et je retrouve même d'anciens cahiers de cours ou des livres que j'ai étudiés en cours de littérature. Je ne m'attendais pas à ce que Charlie ait tout conservé. Même si il me l'a toujours dit, je pensais qu'il aurait transformé ma chambre en une chambre un peu plus neutre pour qu'elle devienne une chambre d'ami, mais non.

En voyant qu'il ne reste plus beaucoup de temps avant l'heure du dîner, je passe dans la salle de bain pour me rafraîchir, la soirée pour le mariage d'Emmett et Rosalie, ma nuit plus que courte et le trajet depuis Billings ont laissé de jolies cernes sous mes yeux. Je m'arrange un peu en passant de l'eau sur le visage, heureusement que je ne suis pas une grande adepte du maquillage, même si posséder un tube d'anti cernes m'aurait bien servi actuellement.

-Tu es prête ? Me demande mon père depuis l'entrée où il m'attend.

J'ai envie de lui hurler que non, mais ça lui ferait mal au cœur et puis, je ne peux pas rester cachée pendant deux semaines alors comme avec les pansements, il vaut mieux les arracher rapidement. Autant affronter les regards des habitants de cette ville tout de suite pendant que je semble posséder un semblant de courage. J'enfile ma parka et j'attrape mon petit sac dans lequel se trouvent mes papiers et mon argent.

-C'est bon, allons manger, je lui dis en grimpant dans la voiture de service de Charlie.

Heureusement que ce n'est pas moi qui conduis parce que vu mon état de stress, je serais un danger public, d'un autre côté, conduire m'aurait permis de penser à autre chose. Mais comme on dit, on ne peut pas tout avoir. Le trajet jusqu'au restaurant / dinner de Molly se déroule bien trop rapidement à mon goût. Je descends de la voiture à la suite de Charlie et nous rentrons. Mon père salue Molly qui est derrière le comptoir et lui désigne une table de deux. Je lui dis aussi bonjour et elle ne me reconnaît pas, ce qui me va très bien, jusqu'au moment où elle demande :

-Eh shérif, interpelle Molly, c'est qui la jeune femme avec vous ?

-C'est ma fille Bella, répond mon père.

-Bella ? La petite Bella ? Oh ça fait plaisir de te revoir en ville ma chérie ! Tu rends visite à ton père pour les fêtes ou tu comptes rester plus longtemps ? Me demande la vieille restauratrice en attirant l'attention de tout l'établissement. Pour la discrétion, on repassera.

-Pour les fêtes uniquement, je lui réponds avec un sourire crispé.

-Oh c'est bien ça, nous dit Molly alors qu'avec mon père nous nous asseyons et que Molly vient nous donner les menus. Alors qu'est ce que tu fais maintenant ? Ton père n'a rien voulu nous dire, seulement que tu n'es plus à l'armée malgré ta carrière brillante. Il est fier de toi tu sais.

-Molly, arrête de parler comme si je n'étais pas là ! S'exclame Charlie. Et puis, je n'avais pas à rapporter de quelconques ragots sur ma fille !

-On le sait Charlie mais après le retour du fils Masen, on pensait tous que ta fille reviendrait elle aussi à la maison. Ces deux là sont un peu les deux enfants prodiges de la ville, qui ont réussi une carrière militaire. Surtout qu'Elizabeth et toi êtes respectés.

Cette conversation me met mal à l'aise mais à en voir les rougeurs qui colorent les joues de mon père, je ne suis pas la seule. Ce qui me rassure un peu alors que tous les clients font semblant de ne pas nous écouter alors qu'ils sont là à guetter le moindre scoop, la moindre information sur ce que je fais maintenant et autant satisfaire un minimum leur curiosité et peut-être qu'ils me laisseront en paix.

-Je dirige un centre de rééducation dans le Montana, à présent.

-Félicitation ! M'enfin, il me semble que le fils Masen a été dans un centre de rééducation, dans le Montana, je crois. Tu es au courant de ce qu'il lui est arrivé ? C'est terrible, une mine a explosé paraît-il et il a perdu une partie de sa jambe. Le pauvre gamin.

Je sais parfaitement ce qu'il lui est arrivé, j'ai envie de lui répondre mais à la place, je souris poliment alors que mon père demande à Molly de bien vouloir nous laisser tranquille quelques instants pour que nous choisissions notre repas. Je pousse un soupir de soulagement alors qu'elle s'éloigne. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si elle avait continué. Molly est gentille et sans aucune arrière pensée négative mais elle ne quitte pratiquement jamais Forks et son seul défaut est d'être une commère, mais le pire, c'est son mari. Bob est la pire commère de toute la ville et je dirais même de tout l'État même si c'est un homme hyper gentil.

-Désolé pour ça, dit Charlie, me faisant relever la tête du menu. Je n'ai dit à personne ce que tu faisais maintenant parce que je n'étais pas certain que cela ne te dérangeait pas. Mais tout le monde en ville demande souvent de tes nouvelles et je leur ai seulement dit que tu avais quitté l'armée.

-Ce n'est pas grave papa, je m'y attendais un peu après 10 ans d'absence. Le contraire aurait été étonnant surtout connaissant Molly, je ricane.

Charlie semble soulagé de ma réponse et je n'arrive pas à m'empêcher de m'en vouloir pour l'inquiétude que je provoque chez mon père. J'aurais dû rentrer plus tôt, seulement pour mon père même si nous nous sommes vus régulièrement. Mais je n'aurais pas pu revenir plus tôt à Forks, puisque c'était mon objectif depuis le départ d'Edward, pour être honnête, c'était mon objectif depuis qu'Edward m'a lancé un défi, mais c'est autre chose. Puisque j'avais dans l'idée de revenir, ça a été l'objet de ma séance d'octobre chez la psy. Cette séance m'a encore permis de vaincre les derniers remparts, le fait que j'ai une séance avec Carmen dès mon retour est aussi rassurant bien, que je n'aurais pas de recul.

-Tu as raison. Alors tu as choisi ce que tu vas prendre ?

-Le burger et les frites me tentent bien et toi ? Et attention à ce que tu vas choisir, il ne faut pas que ce soit trop gras !

-Serais tu en train d'insinuer que je me laisse aller ? M'interroge Charlie en haussant un sourcil.

-Mais je n'ai rien dit ! Je me défends. Mais maintenant que tu en parles… Je rigole.

-Non mais vous avez développé des pensées télépathiques avec Edward ou quoi ? Fait Charlie en faisant semblant de s'énerver.

-Qu'est… Qu'est-ce ce que tu viens de dire ? Je demande en retenant mon souffle.

-J'ai vu Edward la semaine passée et il m'a dit exactement la même chose ! Ce qui est moins vexant venant de sa part que venant de la tienne.

-Je suis plutôt en forme, je te ferais remarquer… et toi aussi, tu sais bien que je dis ça pour te taquiner. Mais tu as vu Edward ? Pourquoi ?

-Sans raison aucune, nous vivons dans la même ville, c'est normal si nous nous croisons de temps en temps, pas la peine d'en faire toute une histoire. D'ailleurs, vous vous êtes reparlés depuis qu'il a quitté le centre ? Je n'ai pas pensé à lui demander.

-Nous nous sommes envoyés quelques mails, je réponds.

D'ailleurs, la question que je me pose est qui envoie encore des mails en 2019 ? Non mais, entre les forfaits téléphoniques avec appels et sms illimités, tous les réseaux sociaux tel que Messanger, Instagram, Twitter et même Snapchat qui permettent d'envoyer aussi des messages, qui envoie encore des mails ? Moi, il faut croire et même si je n'ai pas encore 30 ans, je me sens vieille d'un seul coup. Vieille et ringarde, le duo perdant ! C'est sans doute à cause de ça que nous ne nous parlions pas énormément avec Edward. Ou alors, j'ai mal interprété les signaux et je me suis fait des films, c'est plausible.

-Oh. Il semble aller de mieux en mieux, il n'a même plus aussi peur de moi qu'avant !

-Mais qu'est ce que tu as fait pour le traumatiser à ce point ? J'interroge mon père qui est sauvé par l'arrivée de Molly qui vient prendre nos commandes.

-Je ne peux rien te dire, secret professionnel, me dit Charlie.

Je n'insiste pas plus et nous passons à un sujet de conversation différent. Le repas est agréable et une fois la surprise des autres clients passée, personne ne vient nous déranger ce qui est très agréable. Nous finissons de manger lorsque la porte s'ouvre sur deux officiers de police que je reconnais tout de suite. Je lance un regard en coin à mon père qui semble tout aussi surpris de les voir, enfin « surpris » est un bien grand mot. Ce n'est pas lui qui les a conviés, même le restaurent de Molly et de Bob est lieu de prédilection des policiers de la ville pour venir chercher le déjeuner, ou plutôt le dîner vu l'heure, et il faut croire que même la « jeune » génération n'y résiste pas. Eric est le premier à repérer mon père alors que j'essaye de sortir du restaurent, les évitant. Lui et Jacob ne m'ont rien fait, mais si ils viennent vers mon père, ils vont forcément engager la conversation et même si Eric est un très gentil garçon, il a tendance à poser un peu trop de questions.

-Shérif, comment s'est déroulé le mariage de votre neveu ? Demande Eric en direction de mon père.

-Comme un mariage, répond Charlie. Tout s'est bien passé et la ville pendant mon absence, personne n'a fait brûler la station de police ?

-C'est vexant le peu de confiance que tu places en nous, intervient Jacob en revenant avec les commandes.

-Je vous connais surtout très bien.

-Et comment va Bella ? Le climat de Forks ne lui manque pas ?

-Le climat du Montana n'est pas très différent à part que l'air est plus sec, je réponds.

-Bella ? Demande Jacob en me voyant. T'as bien changé en 10 ans ! Tu t'es un peu encroûtée, non ?

-Fait attention Black, ce n'est pas tes muscles qui te protégeront si je m'énerve ! Je le menace.

-Tu étais infirmière, tu es inoffensive ! Se moque Jacob. Tu oublies que je suis flic.

-Tu parles, je rétorque. Et je me suis découverte une passion pour les arts martiaux, tu veux essayer ?

-Les enfants, nous rappelle Charlie à l'ordre. Vous ne pouvez pas vous comportez comme des adultes ?

-Bella, ça fait plaisir de te revoir, vivante. Je commençais à penser que c'était un mythe, me dit Jacob en me prenant dans ses bras et je suis heureuse de retrouver mon ami.

-Eric, je salue le deuxième adjoint de mon père après m'être défaite de l'étreinte d'ours de Jacob.

-Isabella Swan ! S'écrit une voix aiguë et stridente dans mon dos que je reconnais sans mal. Est ce que c'est la journée des retrouvailles ? De celle ci, je m'en serais bien passé !

-Jessica Stanley, je réponds d'un ton morne en me retournant.

-Newton, Jessica Newton, je me suis mariée, précise la fille que j'aimais le moins dans tout le lycée. Tu es revenue, ça fait plaisir, me dit-elle en me faisant la bise. Tu n'as pas vraiment changé, toujours avec des vêtements d'homme !

Je connais plusieurs techniques pour la tuer à mains nues, le seul problème est que plusieurs officiers de polices sont à mes côtés. Qui peut bien être assez fou ou stupide pour l'avoir épousé ? Le pauvre homme…. Non attendez, ils se méritent tous les deux.

-Oh, voici mon mari, Mike Newton, bébé, voici Isabella Swan, nous étions au lycée ensemble.

-Lieutenant, me salut Newton.

-J'étais capitaine, je réponds mauvaise. Newton est un sale con misogyne et qui a été mon supérieur pendant un bref moment pendant ma formation, heureusement ça n'a pas duré bien longtemps.

-Vous vous connaissez ? Demande de façon parfaitement stupide Jessica.

-Comment va votre jambe, j'ai entendu dire que vous étiez responsable de la mort de votre équipe, les rumeurs courent vite.

-D'où sortez vous ça ? Je demande d'une voix blanche, me retenant de lui mettre mon poing dans la figure. Que nous soyons d'accord, la violence ne résout rien, mais ça soulage vachement !

-Alors, tu as vraiment tué des gens ? Tu es dangereuse alors ? Demande la femme de Newton.

-Tu as posé la même question à ton mari ? Je l'interroge. Si vous étiez mieux renseigné, Newton, vous sauriez que j'ai été mise hors de cause. Papa, tu m'excuses si je préfère rentrer à pied, je pense qu'un peu d'exercice me fera le plus grand bien.

Je quitte l'entrée du restaurant pour me diriger vers la forêt et heureusement que j'ai mis des chaussures confortables, une petite randonnée me permettra d'évacuer toute la colère que je retiens et que je ne peux pas laisser exploser à la face stupide et ignorante des Newton !


Voilà pour ce chapitre ! Ce n'était pas pour cette semaine les retrouvailles avec Edward, mais elles arrivent la semaine prochaine !

Prenez soins de vous et de vos proches, et dîtes moi ce que vous en avez pensé de ce chapitre.