Réponses aux reviews anonymes
Guest : Je suis bien d'accord, au moins elle sauve ses fesses si je puis dire ! Et on est bien d'accord qu'il mérite de souffrir un peu après toutes ses conneries haha. Merci pour ta review !
Sarah MAES : Hermione mérite bien mieux que cette situation en effet, et elle devait se choisir elle-même nous sommes bien d'accord ! :). Merci pour ta review !
Cute Hell : Ah si cette décision ne fait pas prendre conscience à Drago de ce qu'il a perdu, qu'est-ce qui le fera hahaha. Merci pour ta review :)
Drou : C'est vrai que c'est une situation qui pourrait être bien réelle en effet, et elle mérite bien mieux que d'attendre indéfiniment d'être choisie : nous sommes bien d'accord ;) Merci pour ta review !
Mel : Drago se laisse beaucoup trop influencer par les mauvaises personnes, ça c'est certain ! Merci pour ta review !
Aventure : Haha, s'ils s'en dépêtrent ;) Merci pour ta review !
Claire : Les chapitres sont parfois courts, je le reconnais, c'est plus dur que ce que l'on pense je crois d'écrire des chapitres très longs, ou sinon c'est peut-être juste moi qui galère hahaha. Merci beaucoup pour ta review !
Chapitre XXVI
Aftermath
Disclaimers : les dialogues ainsi que tous les développements entre les dialogues (car souvent ils sont écrits du point de vue d'un personnage) sont fictifs et ne représentent pas forcément ce que je pense personnellement. Il m'arrive d'avoir le même point de vue qu'un personnage sur un fait, mais si une idéologie vous semble choquante, ou un propos choquant par rapport à vos propres valeurs, il y a de forte chance que ce ne soit pas ma pensée personnelle.
Drago laissait passer les voix autour de lui, les conversations s'enchainaient les unes aux autres. Il entendait parfois des rires ou des exclamations. Il ressentait autour de lui l'excitation des personnes, leur engouement. Il était comme une personne extérieure à cette pièce, une personne qui regardait ce qu'il se passait devant ses yeux mais qui n'y prenait pas part. Il regardait un point au loin, l'air parfaitement impassible. Tout ce qui se disait autour de lui ne pouvait l'intéresser une seule seconde.
Cela faisait une semaine. Sept jours, jour pour jour. Chaque minute, chaque seconde, sa chair, son corps entier, tout son être réclamaient Hermione. Il la voyait tous les jours au Ministère. Elle faisait bien attention à ne pas croiser son regard ni sa présence dans les couloirs ou dans l'ascenseur. Cette torture durait jusque dans la nuit. Il rêvait de moments simples avec elle : prendre son petit déjeuner avec la brune, lire un livre dans son salon avec elle entre ses bras, danser encore une fois avec elle dans les jardins du manoir. Il rêvait aussi de choses plus brûlantes qui le faisaient se réveiller en sursaut au beau milieu de la nuit, transpirant, le souffle coupé.
Chaque moment de sa vie lui rappelait qu'il n'avait pas fait le bon choix, qu'il aurait dû se battre pour elle. Laisser partir une femme comme Hermione Granger était la pire idée qu'il eut jamais eue. Elle aurait été peut-être la seule à pouvoir le rendre heureux, la seule avec qui il se serait vu finir sa vie, la seule pour qui il aurait pu développer des sentiments si intenses, si réels.
Au départ, il en avait voulu à sa mère. C'était elle qui l'avait élevé ainsi, c'était elle qui lui avait fichu toutes ces idées dans la tête, elle qui le poussait dans cette direction. Mais au fil des jours, sa haine envers sa mère s'était tarie car le seul coupable était lui. Il était bien plus simple de mettre la responsabilité de cette situation sur le dos de quelqu'un d'autre que lui, pourtant c'était bien lui seul qui était le coupable. C'était lui qui n'avait pas fait un choix suffisamment tôt, lui qui avait embrassé Astoria, lui qui avait laissé filer Hermione.
- Drago, qu'en penses-tu ? lui demanda Astoria en posant sa main sur son genou ce qui le ramena à la réalité.
Il la regarda pendant quelques secondes n'ayant aucune idée de ce dont ils parlaient avant. Il jeta un coup d'œil sur la table de la salle à manger du manoir du Wiltshire : des images de compositions de fleurs, des menus, des images de dressage de table jonchaient la table. Narcissa, Blanche et Henry Greengrass ainsi que l'organisatrice de leurs fiançailles le regardaient avec de gros yeux. Il se retourna vers Astoria qui était à côté de lui et lui fit un léger sourire.
- Ta décision sera la mienne, sourit-il.
Astoria fit un grand sourire et retourna son visage vers Narcissa.
- Ce sera donc des pivoines, annonça-t-elle avec un sentiment de fierté. De plus en avril, ce sera la saison.
- Il me semblait que des roses ou des lys seraient bien plus… commença Narcissa avant de se raviser. Après tout, ce sont vos fiançailles, les enfants, vous mettrez les fleurs qui vous plairont.
La discussion continua sur le menu de la soirée et Drago décrocha une nouvelle fois. La perspective de ces fiançailles ne l'enjouait pas. Son esprit était ailleurs, bien loin de ses obligations et d'Astoria. Pourtant il avait fait son choix : Hermione ne voulait plus de lui, il se consacrerait alors à son devoir. Il ne voulait pas se battre pour elle. Elle méritait bien plus et bien mieux que lui. Il ne pouvait rien lui apporter de bon.
Alors il capitula. Il accepta toutes les conditions d'Astoria, de Narcissa, de toute cette société. Il fallait une soirée pour annoncer officiellement leurs fiançailles ? Soit, il y serait. Il fallait se marier dans l'année après cette soirée ? Bien, il se marierait. Il devrait concevoir un héritier après cela le plus rapidement possible ? C'était son devoir, il le remplirait. Plus rien n'avait d'importance à ses yeux. Plus rien n'était grave, car le pire était déjà arrivé.
C'était comme si le cœur d'Hermione avait disparu et avait laissé place à un trou béant, ce matin-là. Elle tenait la Gazette du sorcier entre ses mains tremblantes alors qu'elle était à son bureau au Ministère. Elle dut se contrôler pour ne pas se lever et mettre une gifle à Drago, ou pour ne pas s'effondrer dès l'instant.
Pourquoi avait-elle regardé la rubrique mondaine de la Gazette ? Pour se faire du mal ? Peut-être. C'était aussi son seul moyen de savoir ce qu'il se passait dans la vie de Drago. Elle ne s'était pas attendue à ce genre de nouvelle-là. Pas aussi vite. Pas aussi tôt. Cela faisait seulement un peu plus d'une semaine que tout était fini.
L'article annonçait la soirée des fiançailles d'Astoria et de Drago qui se déroulerait le huit avril prochain. Dans moins d'un mois. Hermione ne pouvait être énervée contre lui, après tout, elle l'avait quitté pour qu'il n'ait pas à faire un choix et elle l'avait laissé à ses obligations. Il ne faisait que remplir son devoir. Mais elle ne s'était pas attendue à ce que ce soit aussi tôt.
Hermione finit par se lever de sa chaise, la faisant grincer contre le sol. Elle quitta l'open-space d'un pas vif. Drago la vit faire et ne put s'empêcher de se lever à son tour pour la suivre. Son intuition lui disait que c'était dû à l'article et il ne fallait pas être un génie pour deviner que ça l'était. Hermione fut bousculée par une personne alors qu'elle échappait à l'open-space et à ses collègues et elle s'excusa immédiatement.
- Hermione, je vous cherchais justement ! J'ai reçu une lettre du bureau administratif du Magenmagot, annonça Margaret.
L'intéressée leva son regard perdu vers sa collègue. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits et comprendre de quoi elle lui parlait. Pendant un long moment, son projet de loi n'existait plus. Plus rien n'existait à part Drago.
- La loi sera votée le sept avril, lui sourit la blonde.
Elle lui rendit un grand sourire franc. Au moins une bonne nouvelle lui été annoncée dans la journée.
- C'est merveilleux, répondit Hermione. C'est dans un peu plus de deux semaines, je ne sais pas si je pourrais attendre tout ce temps.
Margaret lui fit un dernier sourire avant de disparaitre. Drago s'était arrêté à quelques mètres d'elles, ne voulant pas les interrompre. Il entendit toute la conversation, bien entendu, et il esquissa un petit sourire. Hermione se tourna pour regarder Margaret partir et elle croisa les yeux gris de Drago. Son cœur s'arrêta, une nouvelle fois. Un flot de pensées et d'émotions déferla en elle, lui rappelant la raison pour laquelle elle avait quitté l'open-space. Elle déglutit.
Drago s'approcha d'elle, lentement, à petits pas, comme s'il ne voulait pas l'effrayer. Et il avait peur qu'elle parte d'un coup, qu'elle s'envole loin de lui encore une fois. Après tout, c'était tout ce qu'elle avait fait jusqu'ici.
- Félicitation pour le vote de ta loi, murmura-t-il. Je croiserai les doigts pour toi le 7.
- Et moi pour toi le 8, répondit-elle sèchement.
Le sang de Drago se glaça dans ses veines.
- Ces fiançailles sont mon devoir et…
- Et l'honneur de ta famille, compléta Hermione en soupirant.
Elle connaissait le refrain par coeur. C'était tout ce qu'il avait à la bouche. Elle tourna les talons alors que Drago avançait encore, il ne pouvait pas la laisser partir. Pas encore.
- Qu'attendais-tu de moi ? s'exclama-t-il. Je ne fais que respecter ton choix !
Elle se détourna et fit face à Drago : le regard dur et sévère, les lèvres pincées, mais le cœur en miettes.
- Une semaine après que ce soit terminé. Une seule petite semaine après nous, les invitations sont lancées ! répondit-elle la voix tremblante. Une semaine, Drago. Tu t'attendais à quoi ? Comment suis-je censée me sentir ?
- Par Merlin, Potter, aurais-tu quelque chose à te faire pardonner ? chuchota Pansy, impressionnée, alors qu'elle entrait dans le restaurant dans lequel Harry l'avait invité.
Ce dernier ne put s'empêcher de lâcher un rire, alors qu'il entrait à son tour au Margot. Le restaurant était à première vue sombre. Les sièges étaient tous en cuir noir, les murs étaient de couleur bleu canard et les tables et le bar étaient en bois d'ébène avec des touches de métal doré. Des petites lumières chaudes éclairaient le tout donnant à ce restaurant une ambiance chaleureuse et intimiste. Il ressemblait à un établissement que seules fréquentaient les personnes aisées durant la prohibition.
Pansy s'installa à une table pour deux personnes qu'il y avait dans un coin de la pièce et Harry s'assit en face d'elle. Elle observait toujours la décoration autour d'eux, s'émerveillait sur le lustre d'art moderne ou sur le menu qui était selon ses dires exceptionnel. Le serveur apporta une bouteille de vin rouge de Bordeaux et servit le couple.
- À nos trois mois, sourit Harry.
- À nos trois mois, répéta Pansy en trinquant avec lui. Si c'est cela pour seulement trois mois, qu'en sera-t-il pour nos dix ans ?
Harry prit une gorgée de vin rouge et lui sourit.
- Penses-tu que je pourrais te supporter tant de temps ? rit-il.
Elle fit une mine boudeuse avant de prendre elle aussi une gorgée de vin. Elle reposa délicatement son verre sur la nappe blanche et un doux sourire apparut sur son visage quand ses yeux se posèrent sur Harry. Harry et ses yeux verts, Harry et ses cheveux toujours en désordre, Harry et son odeur. Pansy n'était pas d'ordinaire très romantique ou sentimentale, bien au contraire. Elle était plutôt terre à terre. Mais lui… Il lui faisait tourner la tête, il lui mettait les papillons dans le ventre, il l'embrasait d'un seul regard. Elle se sentait toujours légère quand elle était avec lui. Tout était simple. Tout était doux.
Elle n'avait pas quitté ses yeux d'Harry qui, lui, commençait à se sentir gêné par son regard insistant.
- Qu'y a-t-il ? finit-il par demander.
- Rien, souffla-t-elle. Je ne te savais simplement pas si romantique.
- Et je ne te savais pas si impressionnable, rétorqua-t-il doucement avec un sourire.
- Je ne me laisse impressionner que par les personnes qui le méritent, murmura-t-elle.
Harry lui fit un petit sourire en coin alors que le serveur arrivait pour prendre leurs commandes. Pansy avança sa main jusqu'à celle du brun alors que le serveur partait de leur table. Elle la serra dans la sienne et Harry les observa entrelacées pendant quelques secondes avec un petit sourire. Il se demandait parfois quand il redescendrait de son petit nuage, bien qu'il ne lui tardât pas. Les entrées arrivèrent et Harry écoutait Pansy lui parler de sa folle semaine. Elle lui racontait les anecdotes de ses clients qui avaient parfois des envies fantasques en matière d'immobilier et ceux qui la faisaient tourner en bourrique. Harry rit en se disant qu'il avait fait partie de ces clients qui l'avaient rendu chèvre à ne pas trouver sa maison rapidement.
- J'ai vu Drago, il y a deux jours. Il m'a brisé le cœur, dit-elle tristement.
- Il va se fiancer, je ne vois pas en quoi il devrait avoir le cœur brisé, marmonna Harry avec humeur.
- Harry, le réprimanda-t-elle en un murmure. Les choses sont bien plus compliquées que ce qu'elles paraissent. Comment va Hermione ?
- Sa loi va être votée le sept, alors elle est plutôt impatiente, répondit-il.
Pansy planta son regard sombre dans les yeux d'Harry.
- Comment va-t-elle ?
Le brun soupira.
- Elle… n'est que l'ombre d'elle-même, répondit-il tristement. Mais, je pense que c'est pour le mieux, après tout c'était inévitable. Ce n'était que folie.
Pansy se mordit la lèvre. Ce n'était que folie, oui. Pourtant elle avait eu espoir que Drago abandonne tout pour elle et qu'il se défasse de ses obligations et de tous ses devoirs.
- Tu penses vraiment que c'était pour le mieux, Harry ? finit-elle par demander en un soupir.
- De toutes évidences, il n'y avait pas beaucoup de solution qui s'offrait à eux. Soit, il se mariait à Astoria et remplissait son devoir de Lord, soit il abandonnait tout pour Hermione. Et il a pris sa décision, conclut sèchement Harry. Il ne l'aimait sûrement pas assez pour tout laisser pour elle.
- Je crois que tu as tort sur une chose, soupira Pansy doucement. Il l'a laissée partir justement car il l'aimait et qu'il ne s'estime pas assez.
Harry baissa son regard vers son assiette. La seule chose qu'il voyait était que le cœur de sa meilleure amie était brisé et qu'elle était malheureuse. Le reste n'avait que très peu d'importance à ses yeux. Savoir que Drago était aussi malheureux lui importait peu. Il allait de toute manière se fiancer dans quelques semaines et dans tout ceci c'était Hermione qui avait tout perdu et non lui.
- Dans tous les cas, il a brisé son cœur et c'était inévitable. Il valait mieux que cela arrive maintenant que plus tard, maintint Harry.
- Vu ô combien ils sont misérables, penses-tu vraiment que c'est pour le mieux ? souffla Pansy.
Hello !
C'est encore un chapitre assez court, j'en suis désolée, mais j'essaie de ne pas culpabiliser vu que nous sommes à deux chapitres par semaine (de toute manière il aurait été un chapitre bonus haha). Le prochain est plus long et surtout, il se passe pas mal de choses dedans !
Qu'en avez-vous pensé ? Les fiançailles approchent et à côté de ça nos deux héros ont le coeur en miettes bien malheureusement.
Puis nous avons Harry et Pansy, tout est toujours aussi simple entre eux (ça change des deux autres zozos là).
On se retrouve vendredi pour la suite de cette fiction !
PS : Si vous n'en avez pas assez, j'ai publié un petit OS samedi (petit tout est relatif haha).
