NDA: Bonne lecture à tous et à toutes!

Jess: Tu n'as jamais sans doute été confrontée à l'écriture automatique. Si c'est effectivement le cas, sache qu'il est difficile d'aller où on le souhaite vraiment. Les personnages m'entraînent sans que je puisse y faire quoi que ce soit, et les mots s'écrivent sur la page avant même que j'aie le temps de formuler mentalement mes phrases. J'ai essayé de rompre avec cette méthode, ça m'a valu plus de six mois sans parvenir à écrire quoi que ce soit, si pas davantage. Aujourd'hui encore, j'ai une vingtaine de plans du même projet et c'est toujours un plan, six mois après. Rompre avec l'écriture auto est difficile.
Pour la ffic, Evan est très indépendant et refuse de l'aide, Sev' n'a jamais été père alors c'est normal qu'ils soient aussi distants et que leur relation soit aussi maladroite. Ils vont évoluer, je prends juste mon temps. Il y a un petit passage familial dans ce chapitre mais si ce n'est malgré tout pas ce que tu recherches, je t'invite à tout simplement arrêter de lire cette fanfiction et trouver ton bonheur ailleurs.


Je mets un moment à me calmer. Envahi par le chagrin, j'ai fini par me redresser pour étreindre Luna de toutes mes forces. Je dois lui faire mal. Mes bras tremblent tellement l'émotion me submerge mais elle ne dit rien et se contente de m'enlacer d'abord doucement puis plus fermement. Elle passe sa main dans mon dos et, sans le savoir, caresse mon dos marqué par les trop nombreuses cicatrices, témoins de mon passé.

Mes larmes finissent par se tarir. Putain, c'est la première fois que je pleure ainsi depuis longtemps. Mon corps continue de trembler alors je desserre mon étreinte sur elle. Je n'aime pas qu'elle me voit ainsi et pourtant, à la voir me regarder si inquiète et si douce, j'aurais envie de tout lui dire. Tout lui expliquer. Les coups, la privation, l'enfermement, le froid et la solitude meurtrière.

Je respire difficilement. Elle va prendre peur, elle va partir. Elle… Mes doigts agrippent le bas de mon haut que j'enlève lentement, sans la quitter du regard jusqu'à ce que le noir du tissu nous sépare quelques instants. Lorsque j'ouvre les yeux en soufflant doucement pour me rassurer, elle est toujours là, les yeux rivés sur mon corps. Ses yeux s'écarquillent. Ne fuis pas s'il te plait… Ne me laisse pas tout seul.

Sa main vient recouvrir sa bouche comme pour étouffer un cri. Je voudrais tellement qu'elle comprenne par quoi je suis passé, qu'elle sache à quel point tout ça est difficile pour moi. Elle tend la main vers moi et j'attrape ses doigts pour les conduire le long d'une série de cicatrices qui traversent mon torse. Un coup de martinet bien placé parce que j'avais pleuré en réclamant Maman. La dernière fois que j'ai parlé. Un dernier appel à l'aide avant la souffrance infinie jusqu'à ce que Greg' ne me sorte de là, les croutes infectées de ne pas avoir été soignées et la fièvre au corps.

Je n'étais plus qu'une loque et pourtant, à cet âge si jeune, j'aurais dû être un petit garçon plein d'énergie. Amorphe était plus proche de mon état. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de ces jours qui ont suivi mon arrivée à l'orphelinat mais Greg' m'en a parlé. J'ai mis des mois avant d'oser quitter ma chambre et il a fallu me nourrir par perfusion tellement je me laissais dépérir. J'avais enfin compris que maman ne reviendrait pas et je n'aspirais qu'à la rejoindre. Si je l'avais fait, je ne l'aurais sans doute pas connue. Ni elle, ni papa.

Ses doigts frêles caressent mes cicatrices. Je gémis alors qu'elles ne sont pourtant plus douloureuses depuis longtemps. Luna effleure ma cicatrice, ses yeux ne quittent pas les miens. Elle est la première à qui je choisis de les révéler. La seule. Mon coeur cogne dans ma poitrine. J'ai si peur, si peur qu'elle s'en aille, si peur que je la répugne. Dis quelque chose… S'il te plait… Ses doigts quittent ma peau alors qu'elle en approche vivement ses lèvres. Je mets un bref instant à comprendre qu'elle embrasse mes cicatrices alors que ses mains glissent le long de mes hanches comme pour mieux me retenir.

Ses lèvres agissent comme un pansement sur moi, comme si elle aimait mes cicatrices car elles font partie de moi, comme si elle aussi, elle avait fini par les accepter. C'est trop pour moi. Je l'attrape par la main pour l'obliger à se relever, je l'attire contre moi et je l'embrasse désespérément. Une main dans son dos, je la presse contre moi davantage encore alors que mon autre main, toujours tremblante, glisse dans ses cheveux. Mes larmes reviennent alors que je saisi le sens plein de cette embrassade. Une acceptation.

Je l'embrasse ainsi jusqu'à ce que je manque d'air et ponctue notre baiser d'une multitude de micro baisers. Je sais qu'on va devoir en parler. Mais je ne sais pas comment aborder le sujet.

C'est difficile d'évoquer les orphelinats et les familles d'accueil en manque de thunes qui m'ont hébergé dans la crasse et la douleur.

Luna ne sait rien de moi ni de mon passé. J'ignore si elle sait même que ma mère est morte ou encore que j'ai grandi dans un orphelinat. Le peu qu'elle connait de moi ne doit pas être très glorieux. Mon côté impulsif, ma colère, mon addiction aux clopes, mon côté accro au sexe et le fait que je ne parle pas, ou du moins très peu.

– Tu veux en parler?

J'aimerais bien. J'aimerais beaucoup mais dès qu'il s'agit d'aborder ce sujet, mon corps se resserre et j'ai même l'impression que l'air refuse de traverser mon corps pour atteindre mes poumons. Des coups ainsi, je n'en ai pas reçu qu'un puisque j'ai été hospitalisé suite à mon premier passage à l'orphelinat. C'est difficile à expliquer même si au fond de moi j'aimerais qu'elle sache. Je ne veux pas avoir à me cacher, à lui cacher qui je suis. Je refuse de la flouer sur ça et lui faire croire que je suis un garçon normal.

– Av…Avant Sev'…

J'aimerais au moins qu'elle comprenne que mon père n'est pas le salaud qui m'a fait ça même si je suis en colère contre lui pour sa connerie de tout à l'heure. Sa tentative pour me faire parler m'a juste rappelé… le passé. Eux aussi essayaient de me faire parler. Jusqu'à ce qu'ils renoncent et choisissent la méthode dure. Elle acquiesce. J'essaie de poursuivre mais les mots ne viennent pas. Ma bouche se crispe alors, pour ne pas pleurer, je l'embrasse à nouveau et nous retombons tous les deux sur le lit.

Couchée en dessous de moi, elle me regarde, les yeux grands écarquillés. Son souffle s'accélère mais je n'ai pas l'intention d'aller plus loin. Je l'embrasse avant de simplement m'allonger de biais sur elle et de fermer les yeux. Je suis fatigué. Trop fatigué.

Contre moi, je sens la respiration de Luna se calmer. Je glisse un bras autour d'elle alors qu'elle rabat de son mieux sa cape qu'elle a enlevée sur nous en guise de couverture.

– Un jour… je… tu… sauras

C'est une promesse que je me fais à moi-même et pourtant, les mots sont sortis sans que je le veuille vraiment. Les bras de Luna se resserrent autour de moi et l'une de ses mains vient caresser mes cheveux. Je ferme les yeux, profondément rassuré. Je ne suis plus tout seul.

Le reste du temps, je ne sais pas trop ce qui se passe. C'est à peine si je suis conscient de la main qui berce mes cheveux. Aucun bruit ne vient briser ma bulle de fortune. Je suis bien là. Je ne voudrais plus en bouger si c'était possible. Je ne sais pas combien de temps, je reste allongé, les yeux fermés, dans un nuage de douceur, loin de toutes ces angoisses et de toutes ces colères qui m'envahissent tous les jours.

Lorsque j'ouvre les yeux pour la seconde fois, je pense que j'ai dormi. La main de Luna ne s'est pas arrêtée mais je n'ai aucune idée du temps que nous avons passé là tous les deux. Une heure? Peut-être, je n'en ai aucune idée. Je relève un peu la tête et elle s'arrête. Ses yeux plongent aussitôt dans les miens et je l'embrasse furtivement avant de me poser contre elle à nouveau.

– Pourquoi… t'es partie?

Elle met un moment pour comprendre. Le silence se prolonge et je suis sur le point de lui dire de laisser tomber lorsqu'elle s'éclaircit la voix.

– Tu… Et bien, tu m'as surprise, voilà tout… Je ne savais plus où me mettre ou ce que je devais penser alors voilà… Et puis, je voulais réfléchir…

Je suis surpris. Comment ça réfléchir? Elle a pas eu peur alors? Je soupire alors que je réalise que j'ai vraiment fait le con. J'aurais dû y aller plus doucement. Je sais pas moi, lui prendre la main d'abord, la serrer dans mes bras ensuite puis lui rouler la pelle du siècle. Je crois que lors de notre premier baiser, j'ai agi par instinct. J'en avais envie et j'ai fait comme avec toutes les autre filles tout en sachant qu'elle était différente. Je n'aurais pas dû. Sur ce coup là, j'ai agi en pur égoïste et pourtant, elle est encore là, à m'étreindre, à me soulager.

Je me glisse sur le côté pour mieux la voir et ses doigts retrouvent le contact de mes cicatrices. Cette confrontation m'électrise complètement et je dois lutter pour ne pas l'embrasser à nouveau au risque de perdre la tête. Ses doigts s'aventurent un peu trop près, frôlant mon téton et je lui attrape la main pour la tenir contre ma joue afin qu'elle cesse d'allumer cet incendie en moi. Si elle continue ainsi, je ne garantis pas de me contrôler. Je n'ai jamais eu beaucoup de prise sur moi-même quand il s'agissait de lutter contre mes instincts. Nos regards se croisent à nouveau. Je pourrais presque m'y noyer.

Je suis en train de me faire la réflexion que ses yeux sont magnifiques lorsque trois coups se répercutent contre la porte alors que la petite voix de Blaise interrompt ce moment magique. Putain, il est toujours obligé de nous interrompre celui là? Je retiens un soupir d'agacement alors que Luna sourit.

– On peut entrer? Vous avez fini vos cochonneries? Il est tard, on aimerait bien aller se coucher nous…

Je pouffe de rire et retombe mollement sur le lit avant de me recouvrir. J'ai pas vraiment envie que les autres voient ça. Luna se lève précipitamment pour aller leur ouvrir la porte qu'elle avait refermée derrière elle et Blaise entre timidement. Ses yeux filent vers mon lit où il m'y surprend, partiellement couvert par la couverture. Mes deux épaules dépassent et il peut clairement deviner que je n'ai rien au dessus car il se détourne gêné.

– Okay, je veux pas savoir ce que vous avez fait tous les deux!

Luna pique un fard et pourtant, on a encore rien fait. J'imagine qu'elle doit encore être intimidée d'avoir embrassé mes blessures mais je ne lui en veux pas pour ça. Le peu de personnes qui les ont surprises ont détourné le regard pour ne plus jamais reposer leurs yeux dessus. Avec elle, là aussi c'était différent. Luna ne fait rien comme les autres, elle est spéciale. Très spéciale! J'ai toujours dit qu'elle était illuminée non?

Draco rigole doucement alors que Luna s'éclipse sur la pointe des pieds. Nos regards se croisent. Je ne veux pas qu'elle s'en aille. T'en vas pas, reste… Sa main est déjà sur la porte. Un bref sourire nait sur ses lèvres avant qu'elle ne parte et je baisse la tête pour dissimuler comme je peux ma tristesse.
Blaise et Blondie enfilent leur pyjama et regagnent leur lit alors que je me retourne dans le mien. Je sais que je ne dormirai pas, pas après avoir fait remonter des souvenirs. J'aimerais qu'elle soit là.

La nuit est longue. La lumière est éteinte depuis longtemps, excepté ma petite veilleuse. Onyx aussi dort déjà depuis au moins quatre bonnes heures maintenant. Moi j'arrive plus ou moins à somnoler parfois une heure, parfois à peine une vingtaine de minutes.

Ma nuit se passe ainsi entre mes moments de sommeil submergés par les cauchemars et les moments d'angoisse où je suis réveillé et seul dans l'obscurité de mon dortoir.

Je me réveille une énième fois. Vingt minutes sont à peine passées mais je suis lassé. Il est à peine trois heure du matin mais je me lève et sors du lit sans faire de bruit pour gagner les douches avec mes fringues. Là, je me glisse sous l'eau chaude que je savoure sans m'en apercevoir assez longtemps avant d'enfiler une tenue assez chaude et confortable pour terminer ma nuit dans la salle commune, devant le feu. Heureusement que mon bandage a tenu, merci les sorts d'imperméabilité!

Avec mon pull à capuche, je redescends toujours sans faire de bruit et décide de m'allonger dans mon fauteuil favori devant le feu.

Montrer mes cicatrices à Luna a fait remonter plus de souvenirs à la surface que je ne l'aurais cru. Je me suis souvenu en boucle de cette même scène où, après un cauchemar, j'avais réclamé maman. Elle était déjà morte à l'époque mais j'étais trop petit pour réellement comprendre qu'elle était partie définitivement. Un des gardiens de l'orphelinat n'avait pas été très content. Il m'avait tiré par le bras assez violemment pour me faire sortir du lit, ce qui m'avait luxé l'épaule gauche avant de me frapper avec ce même martinet dont Luna a effleuré les cicatrices.

La suite, je m'en souviens très bien. J'avais passé le restant de la nuit dans le cagibi jusqu'à ce qu'on m'en sorte, un temps infiniment long pour un petit garçon.

Un autre jour où quelqu'un avait volé dans mon assiette et que je l'avais frappé tellement j'étais affamé, j'avais été enfermé dehors pendant la nuit alors que je n'avais qu'un pantalon trop grand et un t-shirt en lambeaux et qu'il neigeait. Voilà pourquoi je n'aime ni la pluie, ni la neige et encore moins l'obscurité.

La pluie réveille toujours mes douleurs, aussi infimes soient elles. On dirait que tout mon corps reprend vie lorsque l'humidité s'annonce. Mon épaule gauche me tiraille toujours. Les endroits où mes os ont été fracturés à plusieurs reprises aussi.

Il a fallu que je sois presque mort pour que quelqu'un me remarque et signale cela à Greg', une de ses connaissances. Phil' et lui étaient venus me chercher la nuit même et j'avais passé de longs jours à l'hôpital, très apeuré. L'endroit sentait le désinfectant et, plus que tout, à cet âge, je n'y avais été qu'une fois pour voir maman mourir et j'en étais persuadé, on amenait les gens à l'hôpital afin qu'ils puissent mourir.

J'étais dans un état trop affaibli pour réagir d'une quelconque façon. J'étais nourri de force, plâtré pratiquement aux quatre membres, isolé. Je n'avais que pour seule visite les médecins, les infirmières et, de temps en temps, Greg' et Phil'. Cette période de ma vie est une époque que je ne pourrai jamais oublier. Mes cicatrices me la rappellent constamment. Mon passé est inscrit à l'encre rouge sur mon corps.

La chaleur du feu de cheminée me réchauffe un peu. Je pourrais presque me rendormir mais je sais bien que mes cauchemars n'attendent que cela pour aussitôt m'assaillir. Du coin de l'œil, je vois la porte s'ouvrir. Théo et Daph' ne devaient pas être de sortie aujourd'hui, c'est bizarre.

– Evan? Tu ne dors pas?

Sev'. Évidemment. Qu'est-ce qu'il fout là à… je sais pas quelle heure du matin?

– Je passais pour te déposer une potion…

J'arque un sourcil. Si je suis là, il se doute que j'ai dû passer une nuit de merde. Il soupire, nous isole des dortoirs par un sort et s'assied dans l'un des fauteuils proche du mien. Je devine qu'il va encore me faire un discours paternaliste et je respire calmement. M'énerver ne servirait à rien…

– Je suis désolé Evan, j'ai été trop loin… Lorsque le professeur Gobe-Planche m'a dit que tu avais parlé si naturellement à Miss Lovegood, j'y ai cru… Je n'aurais pas dû je suis désolé… J'étais si… fier… Je voulais tellement t'entendre et espérer que tout cela soit fini… Je t'ai causé bien du soucis…

Crétin. Je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir mais en même temps, s'il n'avait pas fait ça, peut être que je ne me serais jamais confié à Luna comme je l'ai fait hier soir. Je me redresse et le laisse me mettre une main sur l'épaule. Il hésite un peu puis m'attire un peu contre lui. Je cède. Pauvre con. Et… merci… merci de ne pas m'avoir laissé tomber…

Nous restons ainsi un peu, juste quelques minutes pour en profiter tous les deux avant de nous séparer. Beaucoup trop d'émotions en si peu de temps mais je n'ai plus assez de larmes en stock pour pleurer.

Sev' profite du silence pour examiner ma main. Il la retourne pour l'observer sous toutes les coutures avant de se déclarer satisfait.

– Essaie de la ménager au moins jusqu'à demain matin et tout devrait être rentré dans l'ordre. Tu devrais prendre une potion de sommeil. Je regarderai l'évolution de la plaie demain, enfin… dans quelques heures. Il est tard. Tu devrais dormir pour l'instant…

Je soupire. Vraiment?

– Tu veux dormir dans ta chambre? Je peux aller chercher Onyx si tu veux?

Non, c'est bon, ça devrait aller. Je nie de la tête et remonte dans les dortoirs, Sev' sur les talons.

Arrivé devant l'escalier, mon père ne loupe pas mon regard insistant vers les chambres des filles mais il ne dit rien et je regagne à regret mon lit discrètement en enlevant juste mon pantalon pour pas être serré et j'attrape les couvertures pour m'en recouvrir.

J'attrape la potion de sommeil sans rêve que Sev' me tend, en avale quelques gorgées avant de m'installer plus confortablement. Elle ne viendra pas.

Du coin de l'œil je vois mon père attendre tranquillement que je m'endorme et j'ai vaguement conscience de le voir s'éclipser alors que mon esprit m'emporte au loin.

Lorsque mon réveil sonne, je suis encore dans le coltard à cause de la potion. La prendre vers les quatre heure du matin alors que le réveil est censé sonner à sept heure pour être à l'heure en cours n'était pas vraiment une bonne idée. Même si dormir, même ne serait-ce que trois heures d'une traite, m'a fait du bien.

Je grogne une fois en essayant de le couper avant de retenter, la tête toujours dans l'oreiller. J'ai pas envie de me lever bordel…

– Allez Evan! Debout!

Foutez moi la paix, merde… Blaise arrive, comme d'habitude et enlève la couverture loin de moi pour me découvrir en boxer mais en pull.

– T'as eu la flemme de te changer jusqu'au bout ou quoi?

À peine réveillé, je grogne encore et je lui balance mon majeur en pleine gueule, histoire qu'il comprenne bien que je ne suis pas d'humeur avant d'attraper mon fute qui traine pas loin et de l'enfiler. Ça caille aujourd'hui ou c'est moi qui suis trop fatigué pour arriver à me réchauffer ce matin? Aucune idée. Ils ont l'air d'aller bien eux…

– Allez mec, les filles nous attendent déjà…

Je grogne avant de finalement quitter mon lit, de retourner me rafraichir l'haleine et de redescendre pour croiser Draco et Blaise. Merde, elles sont déjà parties… J'ai encore foiré, génial…