Bonjour à tous ! Je suis de retour mais je ne joue pas de mauvais tour :) Voici (enfin) le chapitre 28, j'espère qu'il vous plaira.
NOTE: Il n'y a pas d'OC, ni de cross-over dans cette fiction : il s'agit de surnoms à vous de trouver de qui il est question ;)
N'hésitez pas à me laisser un petit mot doux dans les reviews pour me dire ce que vous pensez de ce chapitre et bonne lecture ;)
Elle lui caressa la main intentionnellement, son cœur faillit louper un battement. Il releva timidement les yeux vers elle, elle avait un sourire satisfait et malicieux qui se dessinait progressivement sur son visage.
« Tu sais... je ne sais pas si je suis encore prête pour ça... » Lui murmura-t-elle au creux de son oreille, pourtant parfaitement confiante dans ses gestes. Il était enivré par son odeur, sa chaleur et la douceur de sa peau.
« Je veux pas te forcer. » Lui chuchota-il avant d'encadrer le visage de la jeune fille avec ses mains et de l'embrasser sensuellement, passant sa langue entre ses lèvres, la caressant à son tour.
Après tout, elle était plus jeune que lui et il avait plus d'expérience qu'elle dans ce domaine.
« Shikamaru. » Susurra-t-elle. Sa bouche descendant sur le cou de l'étudiant, elle y déposa de légers baisers.
« Oui ?
- Shikamaru ! » Répéta-elle en insistant.
« Quoi ?
- Shikamaru ! » Dit-elle encore une fois avec moins de patience.
« Qu'est ce qu'il y a ?!
- SHIKAMARU !
- Quoi ?! » Hurla-t-il à son tour.
« SHI-KA-MA-RU !
- Mais bordel ! QUOI ?! » Grogna-t-il sur sa belle.
« SHIKAMARU ! LÈVE TOI, ESPÈCE DE GROSSE FEIGNASSE ! » S'écria-t-elle le visage rouge de colère.
« Hein ? » Quand il ouvrit les yeux il était dans sa chambre, plus précisément dans son lit et il bavait allégrement sur son oreiller.
Oh non.
« SHIKAMARU. Pour la dernière fois, on va être en retard ! » Brailla son père depuis la cuisine.
Putain de rêve érotique à la noix.
Il se leva avec lenteur et descendit dans la cuisine sans même prendre le temps de s'habiller. Comment avait-il pu rêver d'une personne qu'il n'avait jamais vue ? Il ne connaissait que sa voix... Après avoir pleuré pendant des jours après la disparition de sa sœur, elle l'avait appelé. Il se souvenait encore de sa voix fébrile et intimidée. L'idiot qu'il était avait décroché sans regarder qui était à l'autre bout du fils et quand il s'en était aperçu, il s'était mis à paniquer. L'appel avait duré trois minutes. Trois minutes pendant lesquelles, ils n'avaient quasiment rien dit, bien trop angoissé à l'idée de se parler pour de vrai.
Les trois meilleures minutes qu'il avait vécu depuis la mort de sa mère.
Un coup d'œil à son téléphone lui apprit que la jeune lycéenne en question lui avait déjà envoyé un message, il était pourtant encore tôt. Elle lui demandait s'il avait passé une bonne nuit. Il sourit involontairement, c'était plus fort que lui.
« T'étais encore entrain de dormir ? Il est déjà 13h ! » Le sermonna son père portant un tablier rose à fleur d'une laideur sans nom. Avait-il appartenu à sa grand-mère ? Sans aucun doute...
13h ? C'était tôt pour le jeune étudiant qui s'était mis la misère le soir d'avant en soirée étudiante sur le campus. Après avoir contemplé la tête de cadavre que son fils arborait, le père lui proposa un café avec un regard à la fois compatissant, et à la fois dépité qui disait : " Tu es faible, mon fils." Le jeune étudiant prit la tasse sans commentaire. Il en aurait bien besoin.
« Je ne dormais pas, je travaillais sur la réappropriation de moi-même, de mon corps et de mon inconscient. » Fit le fils mollement en remontant dans sa chambre. Il se changea en vitesse et rejoignit sur père dans sa voiture de fonction.
« T'es vraiment pas présentable. Qu'est ce que je vais dire aux collègues ? » Fit Shikaku avec une moue faussement dépitée.
« Que ton fils est un déchet. » Fit l'étudiant sarcastiquement tout en tapant rapidement une réponse pour sa Belle. Quand son père explosa de rire, il ne put s'empêcher de rire aussi.
Il arriva au poste de police bien encadré. Tobi Obito d'un coté et de l'autre : Gaï Maïto. Ils passèrent l'entrée silencieusement, l'inspecteur Tobi salua d'un clin d'œil la secrétaire qui rougit face à ce geste qui fit sourire l'inspecteur Maïto, et puis ils rejoignirent la salle principale de la Police régulière. Sasuke se souvenait encore du chemin à prendre, il s'y était déjà rendu quand il s'était infiltré au poste de Police. La grande pièce n'avait pas changé, toujours des inspecteurs semblant sur le point de s'endormir tant ils avaient l'air fatigués et toujours des montagnes de papiers menaçant de s'écrouler sur leur bureau.
Ils prirent place au bureau de l'inspecteur Tobi qui continuait sa discussion avec son coéquipier à propos d'un match de foot que Sasuke n'avait pas l'intention de regarder. Il zyeuta la porte d'entrée et vit Karui et ce qui semblaient être ses parents. Quand elle le vit, elle lui fit un grand signe de la main et s'avança dans sa direction. L'inspecteur Maïto les enjoint plutôt à s'assoir à son bureau afin de prendre la déposition de leur fille tandis que le sociopathe prenait place en face de celui de Tobi Obito.
« Alors. » Commença l'inspecteur Tobi en se raclant la gorge.
« Tu me confirmes ton identité.
- Euh oui...
- Sasuke Uchiwa, né à Konoha, en seconde au lycée privé de Konoha dans le quartier Sud-Ouest.» Fit professionnellement l'inspecteur Tobi les yeux rivés sur son écran qui illuminait ses traits et faisait ressortir ses cernes sous leur plus mauvais jour.
« Oui...
- Tes parents sont Fugaku Uchiwa et Mikoto Uchiwa. » Sasuke confirma d'un signe de la tête pas vraiment prononcé.
« Tu vis seul ? » Lui demanda le policier. Sasuke répondit à l'affirmative.
Enfin... tout seul avec Ino. Le mensonge par omission c'est puni par la loi ou pas ?
« Ils ne rentrent jamais ?
- Jamais.
« Oh. Ok,» commença l'homme déstabilisé avant de se ressaisir sous le regard indifférent de Sasuke : « Il faudrait que tu me donnes ton dossier médical, celui que le docteur t'a donné tout à l'heure.
- Pourquoi faire ?
- Pour la plainte. » Lui expliqua Obito en lui tendant la main.
Sasuke lui tendit le dossier en question, il espérait que le médecin ou l'infirmier n'aient rien notifié à propos de ses cicatrices... Il n'avait pas vraiment envie d'en parler aux policiers.
« Écoute, euh Sasuk... » Bredouilla confusément l'inspecteur Tobi, feuillant le dossier : « Est-ce que je peux t'appeler Sasuke ?
- Pas de soucis. » Fit le garçon timidement en haussant ses sourcils. Il ne comprenait pas pourquoi l'inspecteur était si familier avec lui. Était-ce parce que ce dernier le suivait "secrètement" depuis plusieurs mois ? C'était probable... Et puis cela ne le dérangeait pas plus que ça, ça semblait juste... étrange. Il avait l'air inquiet pour lui, mais cela sembla invraisemblable pour le lycéen. Pourquoi les policiers le préféraient à l'inspecteur Hatake qui était leur collègue en plus d'être leur ami ?
« Donc, comme je suis intervenu. Je dois remplir un rapport différent, c'est mon collègue là-bas qui va s'occuper de toi. » En disant cela, il avait désigné ce cher inspecteur Gekko, celui-là avec lequel Sasuke avait dû se disputer pour infiltrer le poste de Police. D'un geste de la main, l'inspecteur Tobi l'encourageait à aller à l'autre bureau, Il espérait que l'inspecteur au mauvais caractère ne le reconnaîtrait pas quand bien même il ne portait pas de déguisement cette fois-ci.
« Bonjour, je vous prie de me faire un récit de ce qui s'est passé de façon claire et concise. Merci. J'ai pas le temps de traîner. » Fit l'homme sans décoller les yeux de l'écran de son ordinateur. Profitant du peu d'attention que lui donnait le policier, le lycéen lança de nouveau son regard sur Karui qui semblait être dans la même situation que lui avec l'inspecteur Maïto qui tapait ce que disait sa camarade d'une vitesse à peine croyable, sans même la regarder.
Il était rassuré, il fit le détail de ce qui s'était passé plutôt dans la matinée mais aussi des autres altercations qu'il avait eu par le passé avec l'inspecteur Hatake. Hayate nota méticuleusement tous les dires du jeune garçon et l'invita parfois à développer les faits de façon objective sans jamais le faire dévier en faveur de son collègue. Après avoir écrit chacune des phrases, il les relisait systématiquement à Sasuke, attendant son aval pour passer à la suite ne cessant d'alterner des : « On est bons ? » avec des « C'est bien, ça ? »
Une fois le rapport tapé et imprimé, le policier laissa Sasuke le lire une dernière fois avant de lui demander de signer afin d'enregistrer la plainte. Avec ça, il espérait bien immobiliser l'inspecteur Hatake un petit moment. L'inspecteur Gekko présenta le stylo qu'il avait dans les mains depuis le début de l'entretient, qu'il avait tenu dans ses mains, sûrement sales, qu'il avait mâchouillé et qu'il avait mis derrière l'oreille alors qu'il avait de toutes évidences les cheveux gras.
Sasuke sentit un haut-le-cœur, il était hors de question de toucher ce refuge à bactéries parfaitement répugnant, quand au bout de plusieurs minutes à fixer le stylo, l'inspecteur Gekko lui signifia que sa patience était écoulée. Le lycéen attrapa le stylo avec dégoût et signa rapidement puis jeta presque le stylo sur le bureau de l'inspecteur à la mine fatigué puis entreprit de frotter frénétiquement ses mains contre son pantalon pendant une durée indéterminée.
L'homme prit le rapport, haussant un sourcil, et le donna à son collègue brun. Il en profita pour lui glisser une remarque que Sasuke entendu :
« Il a des tics, ce gosse ? » Demanda Hayate à son ami, Obito lui répondit avec un regard sévère.
« Ça va, ça va... » marmonna l'inspecteur Gekko voyant la réaction virulente de son collègue.
Sasuke regarda ses mains, elles étaient sales. Pas d'une saleté visible, mais elles le dégoutaient terriblement. S'il pouvait les enlever, il le ferait. Elles le brûlaient. Il en avait envie de vomir, qu'on l'ai forcé à toucher ça, une chose aussi sale ! Il avait beau frotter ses mains férocement sur son pantalon, la sensation de sale restait et commençait à remontrer jusqu'à sa gorge. Il se sentit nauséeux, prêt à rendre le peu qu'il avait manger aujourd'hui quand une bouteille de gel hydroalcoolique apparue devant lui.
C'était l'inspecteur Tobi qui la lui tendait et l'invitait à patienter aux côtés de Karui et de ses parents en attendant la suite des évènements. Il nettoya ses mains, encore angoissé et tremblant à l'idée d'avoir touché quelque chose d'aussi abject. L'inspecteur Tobi lui montra d'un signe de la main, les toilettes au cas cela ne suffise pas, accompagné d'un sourire. Le jeune garçon le remercia et partit dans la direction de sa camarade de classe.
« Mes parents ont dit qu'ils pouvaient te ramener, si tu voulais. » L'informa la rousse une fois qu'il arriva à sa hauteur, il les remercia poliment avant de se présenter aux parents de la jeune fille qui le saluèrent en retour d'un simple signe de la tête. Avant de pouvoir prendre place et se reposer, il entendu quelqu'un appeler son nom :
« Bah ça alors ! Ça ne serait pas le petit Sasuke, par hasard ? » Il s'agissait de Choza, le père de Chôji. Sasuke le salua à son tour avant de prendre place sur l'un des sièges en plastique qui étaient mis à leur disposition.
« Qu'est ce que tu fais ici ? Qu'est arrivé à ton épaule ?» Lui demanda le gros homme toujours d'une bonne humeur si le sociopathe se fiait au sourire qu'il arborait et de ce qu'il avait lu dans le livre des émotions que Ino lui avait acheté (avec son argent à lui).
« On a été agressé par un policier ! On a rien fait en plus, on était au lycée et on allait en cours. » Répondit Karui pour lui à la vitesse de la lumière.
« Scandaleux. Qui s'en ait pris à vous ? » Tonna la voix du gros homme.
« L'inspecteur Hatake. » Fit la jeune fille ingénue.
Le regard de Choza se stoppa brutalement et se fixa sur Sasuke, il n'était pas nécessaire au jeune brun de relire le livre des émotions pour comprendre que le père de son ami avait été réellement perturbé par le nom qui était sorti de la bouche de la lycéenne.
« C'était donc ça... » Fit-il pour lui-même avant de décréter qu'il avait du travail et qu'il devait partir promptement.
Il fit promettre à Sasuke de revenir chez lui pour la fête de fin d'année que Chôji et Shion préparaient avec soin dans la demeure des Akimichi en s'esclaffant de joie. Le lycéen répondit d'un timide signe de la tête en pensant au scandale qu'Ino lui ferait si elle apprenait qu'il retournait là-bas pour une soirée.
En parlant d'Ino, il devait être bien plus de dix-neuf heures à présent, il était probable qu'elle commence à s'inquiéter de ne pas le voir revenir... L'arrivée de l'inspecteur Maïto coupa court à ses réflexions, avec un peu de chance, il pourra partir d'ici une vingtaine de minutes. Ils n'avaient aucune autre raison de les garder ici.
« Très bien. » Commença l'homme à la coupe au bol un stylo et un calepin entre les mains : « Monsieur et Madame Kunoichi, la plainte est enregistrée. Nous vous tiendrons informés des avancées de l'enquête.
- Et le garçon, Peut-on le ramener ? » demanda Madame Kunoichi, la voix basse : « Il commence à être tard, il n'y a presque plus de bus à cette heure. Ces derniers temps, les rues ne sont pas sûres.»
Elle devait sans doute faire référence au kidnapping qui s'était déroulé dans la ville il y a quelques mois et dont le coupable était justement à côtés d'elle... Karui hocha de la tête pour appuyer les dires de sa mère.
« Je suis désolé, Sasuke va rester encore un peu avec nous. Une voiture banalisée le ramènera chez lui quand on aura fini, si cela peut vous rassurer.» Expliqua Gaï.
« Écoutez Monsieur, » Commença le père de Karui : « Je ne doute pas de votre volonté de faire votre travail le plus convenablement possible, mais cet enfant a été agressé par l'un de vos coéquipiers et je n'aimerai pas que ses droits soient bafoués. Vous comprenez...
- Ne vous inquiétez pas, Monsieur. Nous prenons cette situation très sérieusement et il n'y aura pas de favoritisme.» Le rassura l'inspecteur Maïto.
« Qu'est ce qui se passe, Gaï ? » Intervint Obito « Pourquoi tu laisses pas le p'tit rentrer ?
- Tsunade insiste pour qu'on le garde, le temps qu'elle revienne avec Iruka. Tu sais pour... » Lui répondit son collègue, il avait l'air gêné.
« C'est pas vrai ! » Se plaignit l'inspecteur Tobi. « J'ai besoin d'une pause ! » S'exclama-t-il en sortant un paquet de cigarettes de sa poche intérieure.
« Pas tout de suite, Obito. » Le rappela à l'ordre son coéquipier en l'attrapant par l'épaule.
« Je préférerai rester avec lui jusqu'à ce qu'il rentre. Je suis avocat. » Insista le père de Karui. Sasuke ne savait pas s'il devait se sentir rassurer de cette présence ou plutôt être inquiété de la tournure que prenait les événements.
« Il n'est accusé de rien, apparemment, notre collègue aurait des questions à poser à Sasuke concernant une autre affaire. En tant que témoin. » Sasuke vit l'inspecteur Obito lever les yeux aux ciel.
L'Affaire Yamanaka, hum...
« Très bien Monsieur Kunoichi et Sasuke, je vais vous demander de bien vouloir me suivre. » Les invita ensuite l'inspecteur Maïto.
Les deux se levèrent tandis que Karui disait au revoir d'une bise sur la joue pour son père et d'un signe de la main pour son camarade et ils partirent dans les salles d'interrogatoire de la Police. Sasuke n'avait pas prévu qu'on l'interrogerait encore sur cette affaire, encore moins qu'il y ait un témoin... Mais il s'était préparé, il espérait que cette fois son plan se passe sans accroc...
Sasuke notait mentalement le chemin qu'ils venaient de prendre, au cas quelque chose se passait mal... Mais où fuirait-il ? A la cave avec Ino ? Et pendant combien de temps avant qu'il ne la tue à cause de sa présence perpétuellement agaçante ? Où pourraient-ils aller ? A l'hôpital abandonné ? Là où il était "né" ?
Il loupa une respiration qui se fit entendre, au vu de la réaction de Monsieur Kunoichi qui plaça sa main sur son dos et son regard sévère semblait s'être doucit. Il avait l'air moins vindicatif.
Non, c'était une mauvaise idée, il risquait de redevenir la bête assoiffée de sang qu'il était lors de sa sortie, l'image du postier s'inscrit dans son esprit malgré lui. Non, il ne voulait plus perdre le contrôle, c'était trop dangereux. Et puis, il ne se voyait pas refaire toutes ces heures de marche dans la forêt en pleine période de chasse. D'autant plus que le bâtiment ne risquait pas de pouvoir les accueillir convenablement étant donné qu'il y avait mis le feu avant de partir, histoire d'être sûr que Sakon et ses amis soient tous bel et bien morts et qu'ils ne reviendraient plus jamais lui faire du mal.
Malheureusement leurs esprits ne semblaient jamais vouloir le laisser et avaient élu domicile dans son esprit où ils lui chuchotaient toujours les mêmes phrases en boucle... Ou bien il s'agissait son cerveau malade qui s'autosabotait, c'était aussi une possibilité, peut-être même la plus vraisemblable de toutes. Sorti de ses rêveries, il reconnu devant l'une des salles, l'inspecteur Hatake qui arrivait à grands pas dans leur direction ce dernier fut stoppé gentiment par l'inspecteur Obito d'une main sur l'épaule.
C'est pas vrai...
« Je peux savoir pourquoi l'homme qui a agressé ma fille et son ami se trouve devant moi avec, en plus, un air provocateur ? » Demanda Monsieur Kunoichi en se plaçant devant Sasuke comme pour faire obstacle.
« L'inspecteur Hatake a eu les réprimandes qu'il devait avoir, à présent nous allons parler d'une autre affaire. Celle de la jeune Yamanaka dont il a la charge.
- Et vous comptiez laisser cet individu dangereux interroger ce lycéen sans défense ? »
Sans défense ? Répéta Sasuke dans sa tête. Il n'aurait pas l'arrogance de dire qu'il était le plus dangereux de toutes les personnes présentes dans ce couloir, mais certainement celui qui surprendrait le plus. Aucun doute.
« Non, l'inspecteur Hatake va rester derrière la vitre et c'est un autre inspecteur qui prendra le témoignage de Sasuke. » Expliqua calmement l'inspecteur en vert.
« Comment ça ? C'est mon enquête ! » Grogna Hatake derrière son masque mais ne fit rien de plus quand le regard sévère de l'Inspecteur Tobi se posa sur lui.
L'inspecteur Maïto leur désigna une salle dans laquelle, ils prirent place. Elle était semblable à celle dans laquelle il avait recontré l'Inspectrice générale. Il entra à leur suite et Sasuke vit l'inspecteur Tobi menacer silencieusement Hatake avec les sourcils froncés avant de partir et de laisser place à un policier que Sasuke reconnu immédiatement, l'inspecteur Nara. C'était l'homme qui avait été une grande gentillesse avec lui quand il s'était fait passer pour un sans-abris.
« Voilà...» Commença doucement l'homme à la barbe : « Il s'agit ici de revenir sur la soirée d'anniversaire de Sai, ton camarade de classe à laquelle tu étais invité et à laquelle Ino Yamanaka a assisté avant de disparaître.
- J'ai déjà tout dis la dernière fois.
- Oui, mais on va juste refaire le point. Il y a eu de nouveaux éléments qui sont apparus et qui ont permis de ré-ouvrir l'enquête.
- Quel genre d'éléments ? » Fit l'avocat.
« Du sang entre les dalles d'un pont qui a mené à grande flaque de sang séché qui appartenait à la jeune fille. Une quantité de sang non négligeable qui permet aujourd'hui d'affirmer qu'elle est décédée.
- En est-on certain ? » Questionna de nouveau le père de Karui.
« Personne ne peut vivre avec autant de sang en dehors de son corps, à moins d'une transfusion. En tout cas, elle est considérée comme décédée à l'heure actuelle.
- Nous voudrions juste, grâce à ton témoignage Sasuke, refaire son parcours. Il ne s'agit en aucun cas de t'accuser de quoique ce soit.
- Il est coupable ! » Hurla derrière la porte vindicativement l'inspecteur Hatake.
« Il ne répondra à aucune question, il était là pour un dépôt de plainte. Si vous souhaitez que mon client réponde à vos questions, vous devrez d'abord changer de chef pour cette enquête. L'inspecteur Hatake n'est pas objectif. » Rétorqua Maître Kunoichi en dévisageant la vitre teintée derrière laquelle se trouvait présument l'inspecteur. « En plus, vous cherchez de quoi l'accuser en l'interrogeant en tant que témoin, ce qui est, je vous le rappelle : illégal.
- Je suis parfaitement dans la légalité car je l'interroge comme témoin. Mon équipier, n'est pas du même avis mais ma démarche est purement objective. » Expliqua Shikaku s'efforçant de calmer le père de Karui.
Sasuke avait très envie de rentrer d'autant que Ino allait s'impatienter de l'attendre ou encore s'inquiéter. elle lui avait promis de ne plus sortir mais il ne pouvait pas la contrôler. Son image revint dans son esprit, il avait imaginé tout ce qui pourrait arriver si quelqu'un la trouvait. Ou si personne ne la trouvait et qu'il finissait en prison, qu'allait elle devenir ? Mourir de faim et de tristesse dans la cave parce qu'il ne sera pas revenu ?
Et comment je leur dis ça ? "Bon bah c'est pas tout ça, hein, mais il commence à se faire tard et Ino va pas se nourrir toute seule !"*
« Tu te travestis souvent en femme ? » Le questionna Hatake en entrant dans la petite pièce.
« Kakashi, qu'est ce que tu fais ? » L'implora presque Shikaku qui semblait avoir abandonné.
« Je suis fatigué de son manège.» Rétorqua l'inspecteur au masque avant de se retourner vers Sasuke : « Réponds à la question.
- C'est un passe-temps comme un autre, non ? » Sasuke était lui-même surpris une telle assurance.
Il faut dire que toutes ces disputes qu'il avait avec Ino l'avaient endurcis de ce côté là et il n'avait plus peur des confrontations. Elle lui avait appris à garder le contact visuel et ne pas détourner les yeux. Ce qu'il fit, il garda le plus possible ses yeux dans ceux de son accusateur. Il fut étonné de constater qu'une telle aisance avait surpris l'homme au masque, il ne s'attendait sûrement pas à une réponse.
« Et tu consommes régulièrement de la morphine, un paquet par semaine ça fait beaucoup, non ?
- J'ai des ordonnances pour ça. » Répliqua Sasuke, sûr de lui.
Des fausses mais bon... Il avait volé un bloc-note d'ordonnances de la mère de Shino et un tampon quand Ino en avait eu besoin le jour où il l'avait poignardée et ramenée à la cave. Toute la réserve illégale qu'il avait y était passé pour la soulager et la garder endormie, il avait été obligé de trouver une solution pour en avoir en grande quantité sans risquer de se faire prendre. Il avait prétexté un rhume, la médecin le connaissant l'avait laissé seul quelques instants seulement.
« Je les ai vérifiées, elles sont fausses. La médecin n'a aucune trace de celles-ci dans ses dossiers. » Déclara l'inspecteur, sous son masque on distinguait un sourire.
Merde !
« Vous avez une preuve de ce que vous avancez ? » Lui rétorqua le père de Karui. « Non seulement ce sont de graves accusations que vous portez-là, mais aussi pourquoi lui pose-t-on ces questions alors qu'il était la pour déposer une plainte ?
- Faux et usage de faux... Les preuves arriveront avec mes collègues qui seront ici d'une minute à l'autre. Il y a tout dedans, comment tu t'es introduit plusieurs fois sur le serveur privé de la police, tes sorties nocturnes à 3h ou 4h du matin, tes achats illégaux : morphine, LSD, cannabis, etc. Tout. » Annonça Hatake triomphant.
« De quoi est-il accusé ? A quoi sert tout ce cirque ? » Rajouta le père de la jeune fille, il semblait dépassé par toutes ces informations indélicates qui lui parvenait comme une tempête. L'inspecteur Hatake avait bien travaillé ces derniers mois mais cela n'inquiétait pas Sasuke.
L'homme aux cheveux gris, s'approcha de lui à grands et le saisit par les épaules :
« Tu peux encore avouer que tu l'as tuée. Si tu le fais, je serai clément. » Lui conseilla à voix basse l'Inspecteur, ses ongles s'enfonçant un peu plus dans ses épaules
« J'ai pas tué Ino. » Protesta violemment le lycéen essayant vainement de se défaire de la poigne de son interlocuteur.
Ce n'était pas dû à sa volonté, c'était simplement qu'il n'avait pas pu, dès l'instant où il avait compris qu'elle ne savait rien. Il avait été incapable de la laisser là. Il n'avait pas voulu tuer une innocente, il ne voulait pas retourner dans cet enfer. Peut-être n'était-il pas encore tout à fait un monstre ?
« Laissez-le ! » S'écria Maître Kunoichi en attrapant les bras de l'inspecteur aux cheveux argentés. « Son épaule est déjà disloquée à cause de vous, laissez-le à présent.
- Il doit avouer ! » S'écria-t-il dans la direction de l'avocat avant de reprendre pour Sasuke en hurlant de toute sa gorge : « Tu croyais que tu étais meilleur que moi ? JE SUIS LE MEILLEUR ! Si tu as cru que tu pouvais jouer et gagner contre moi, je suis désolé de t'apprendre qu'on ne peut gagner contre moi.
- Vous êtes complétement fou. » Marmonna l'avocat, stupéfait de la scène à laquelle il assistait.
« D'abord, tu iras en prison, ensuite on fouillera ta maison. Le moindre centimètre carré sera passé à la lumière bleue ! »
Sasuke allait renchérir quand quelque frappa et sans attendre de réponse, l'inspecteur Umino entra les sourcils froncés et un regard rempli d'accusation :
« Les preuves sont arrivées. » Annonça joyeusement Hatake qui s'empressa d'aller ouvrir à ses collègues.
Enfin ! S'exclama intérieurement le sociopathe, confiant. Il était temps ...
Elle se réveilla en sursaut en entendant un bruit fracassant.
Son premier geste fut d'attraper son arme à feu sous son oreiller, elle se retint de tirer quand elle réalisa qu'elle était face à ce grand dadais. Cet abruti venait de défoncer la porte de sa chambre avec son pied parce qu'elle l'avait bloquée avec une chaise. Elle ne pouvait même pas avoir la paix ! Il la regardait toujours avec ses petits yeux, elle voyait dans ses yeux une lueur : entre l'envie et la peur. Drôle de mélange, dis donc...
« Lève-toi, tu as travail. » Lui dit-il simplement en tentant dans sa direction une chemise remplie de feuilles volantes.
Elle baissa son arme à feu quand bien même l'envie de lui tirer une balle en les yeux la tiraillait. Elle n'allait pas le tuer, pas maintenant en tout cas... Sinon qui ferait ses corvées ?
« Tu as du courage pour oser me parler comme ça... Tu as sans doute déjà oublié la leçon de la semaine dernière, je me trompe ? » Le menaça-t-elle d'un regard.
La semaine dernière, il s'était cru meilleur qu'elle... Alors elle avait dû lui apprendre un peu plus sur la vie, mais maintenant il recommençait à n'en faire qu'à sa tête. Peut-être était-il victime de trous de mémoire ? Vu son cerveau, ce ne serait pas étonnant... C'est vrai que ce n'était pas bien de se moquer de sa difficulté à parler intelligiblement, mais ce gros balourd ne méritait pas de respect après toutes les galères qu'il lui avait fait vivre.
Soudain le visage de l'homme changea et se referma. Ah ! Il se souvenait ! Elle avait cru que l'espace d'un instant qu'il avait oublié la correction qu'elle lui avait administré pour avoir été insolent avec elle.
« C'est pas moi qui dit quoi toi dois faire. Tu as travail, toi dois lever. » Répéta-il encore avec sa grosse voix en restant planté devant elle comme un arbre.
« J'ai pas envie de bosser aujourd'hui, va filer cette mission à n'importe quel idiot dehors.
- Le chef a dit-
- Quel chef ? On en a trois mille, au moins. » Ironisa la jeune femme en s'étirant.
Pourquoi lui avait-on donné un partenaire aussi... Elle ne trouvait pas d'adjectif capable de qualifier cet être. Elle se leva nonchalamment de son lit, maintenant que cet idiot l'avait réveillée, elle n'avait plus qu'à sortir faire un tour. Peut-être irait-elle se battre avec deux ou trois clochards, histoire de se défouler...
« J'ai pas envie de travailler, débrouille-toi » Répéta-elle quand il la suivit dans la salle de bain.
Après une rapide toilette, elle passa un bandeau sur ses cheveux et se maquilla lourdement. Elle mit tant de fond de teint pour cacher ses cicatrices et ses traits qu'on aurait dit qu'elle se peignait le visage, le modifiant à tel point qu'on peinait à la reconnaître. Ses yeux étaient entourés de deux traits noirs épais qui partaient en virgule sur sa paupière.
Elle choisit un rouge à lèvre couleur orangée, c'était sa couleur du moment, puis elle s'habilla. Comme à son habitude elle mit un body noir à dos nu sans décolleté avec un pantalon à taille haute de couleur cuivre, ajouté à de grandes cuissardes noires à lacets et sans talon. C'était plus pratique pour le travail même si elle avait décidé qu'elle ne travaillait pas aujourd'hui. Elle sorti un chewing-gum d'une boîte rose qu'elle mit immédiatement dans la bouche.
« Father a dit- »
Son sang se glaça et automatiquement, elle ne fit plus aucun geste. Pourquoi le Chef Suprême serait venu voir cet idiot en personne ? Pourquoi lui confier une mission à elle en particulier ?
« C'est à dire ? T'as quand même pas parlé avec Father, lui-même ?
- Non Atlas* est venu voir moi. Et il a dit-
- L'Atlas ? Te voir toi ? Mais pourquoi ? Tu n'es qu'un abruti fini !
- Pas gentille, toi ! Arrête couper ma parole ! » S'exclama difficilement le plus grand des deux.
« Client très important. Pour toi mission, car importante. Cible doit être éliminée. Tout propre, il a dit. Pas de traces : alors c'est toi qui doit faire. Police doit pas relier Colonne d'Izanagi à Cible. » fit le plus gros, ayant du mal à articuler.
Oh ! Alors là...
S'il l'Atlas d'Izanagi avait fait lui-même le déplacement pour voir l'idiot afin de lui faire l'éloge de ses capacités, elle ne pouvait décemment pas refuser. Elle n'aurait pas pu rêver mieux, pour tout dire elle n'était pas contre une petite évolution sociale au sein de ce groupe, enfin, celui-ci ou un autre. Ce n'était pas vraiment le changement de statut qui lui faisait envie ou le fait de donner des ordres qui la faisait frémir non plus. Par contre une augmentation, ce ne serait pas de refus !
Elle en avait marre de vivre dans ce taudis avec le débile de service qui ne savait ni parler correctement, ni penser correctement. Certes, elle n'était pas celle qui était le plus à plaindre... Ceux de niveaux 1 et 2 dormaient dans des dortoirs entassés comme des animaux, elle avait quand même le droit à son propre appartement grâce à son ancienneté dans le groupe et dans le métier. Mais coincée dans le Nord de la ville pour ne pas être trop loin du commandement et ni trop loin du travail, elle aurait aimé cependant changer de décor.
« Ok, ça marche prépare mes affaires. L'Atlas t'a donné le dossier ? » Fit la jeune femme, son chewing-gum entre les dents tout en dirigeant vers une grosse malle noire qu'elle déverrouilla avant de l'ouvrir.
« Non, mais Contractor a donné.»
Elle prit le dossier que lui tendait l'autre et le parcourut rapidement, cela avait l'air plutôt facile... Pourquoi lui demandait-on d'éliminer une cible aussi facile ? Elle valait mieux que ça quand même ! Elle sorti du dossier la photo de la cible à abattre. un sourire inquiétant se dessina progressivement sur son visage au fur et à mesure que ses yeux parcouraient les traits de sa future victime :
« Quel dommage ! Il est plutôt mignon... » Sourit-elle dangereusement.
Réponses aux reviews :
- Sakka-Sensei : Coucou ! Ça veut dire que ma description était bien :D Rhalala, je ne peux rien dire :X mais je pense que tu es sur la bonne voie, pour laquelle de tes théories ? Qui saiiit ! A bientôt, bisous ! :D
- Guest : Hey ! :D #1 : Pas exactement et #2 Qui sait, qui sait ? :D
- Miko2005 : Coucou merci de ta review, ça fait toujours plaisir :) Désolée pour l'attente ^^
* Référence aux "50 Nuances de Sakura" écrit par Rivertale :)
Voilà, c'est tout pour ce chapitre ! A dans 10 ans (je plaisante :D)
