NdA : J'ai promis aux gens de Fort Nairicaix (mon groupe Yahoo, lien sur mon profil) que ce chapitre sortirait ce mardi. J'aimerais préciser que je vis dans le fuseau horaire MST et que nous sommes toujours mardi pour moi. :D (Au moins pour les prochaines 40'). Plus sérieusement, désolé, j'ai été surchargé cet après-midi.
J'aimerais aussi remercier D. Torres pour sa relecture en dernière minute de ce chapitre. Merci aussi à tous ceux qui ont commenté jusqu'à présent, cela me fait énormément plaisir et m'aide à continuer.
Et, s'il vous plait, ne me tuez pas à la fin de ce chapitre, j'essaierai de ne pas vous laisser trop longtemps dans l'expectative.
NdT : Merci à tous pour vos review ! Basé sur le peu de réponses, je vais juste garder les RaR du dernier chapitre ici, et les autres chapitres seront privés de RaR quand je posterai ceci. Aussi, sur base de la note d'auteur, je ne posterai ce chapitre que quand le suivant sera traduit, afin de pouvoir vous garantir un temps entre les deux. (Edit après avoir fini la traduction : je vais attendre d'avoir écrit le 29 pour poster… Edit2 : Le 30 est en cours de traduction, et sera posté en plusieurs morceaux (il fait 10 000 mots, parce que des gens se sont plaints auprès de l'auteur de la taille des chapitres. Donc il a décidé de faire 10 000 mots pour montrer que ce n'était pas mieux).) Mes plans actuels sont de poster tous les 3 jours, vers 19h, un chapitre. Attendez-vous donc au suivant lundi. Suivant ma progression ce WE, cela pourrait accélérer. Une fois le confinement fini, je reprendrai un rythme hebdomadaire/bi-hebdomadaire (activités sociales en plus de ce qu'il y a maintenant). Pour les RaR, je vais les laisser en début de chapitre, mais par contre, vous aurez remarqué que la fanfiction a perdu quelques mots : j'ai nettoyé les chapitres précédents pour laisser juste un merci.
Merci à potter241, Viroce, Stormtrooper2, Nourliana, Pims10, Alcis, Naina24, Ckkkr, Dieu du Chaos, Geliahs, Jack Sherlock Black-Londugbat, Rayan du Griffoul, Copter, LiRoniC678P, Lyra phoenix snape riddle, Mika77, Guest, Wentworth23, Leoune51, Astaroth671, Adriel zoag, Rhjlupin, Fredo et Phoenix pour leur review!
Le Comte du Nord
Écrit par Lord Silvere
Traduit par Faenlgiec
Beta-lu par NVJM
Chapitre vingt-huit
Après un déjeuner très tranquille, Harry et Bellatrix décidèrent qu'ils devaient se séparer afin qu'il puisse s'occuper des affaires journalières, et qu'elle sache travailler sur ses différents projets et études.
Quand Harry rentra dans son bureau, fredonnant une mélodie joyeuse, il trouva une lettre de Cubert Faussecreth. Harry la ramassa impatiemment et brisa le sceau maintenant le lourd parchemin fermé. Ouvrant la lettre, il lut :
Cher Mr. P-
Ma femme et moi-même avons décidé que votre proposition généreuse seraient bénéfique pour tout le monde, aussi je l'accepte. Évitez d'utiliser un hibou jusqu'à ce que je revienne vers vous. Afin de discuter des derniers détails, sentez-vous libre de m'appeler n'importe quel jour, dans la soirée.
'B' F.
Harry sourit en froissant la lettre avant de l'incinérer d'un geste de la main. Il était bon de savoir que Faussecreth était intelligent et suffisamment prudent pour réaliser que des hiboux pouvaient être interceptés. Il devait reconnaitre que, de toute manière, il valait mieux ne pas coucher ses secrets sur un parchemin.
« C'est merveilleux ! » glapit Narcissa, faisant bien plus jeune tandis qu'elle embrassait sa sœur, tout juste arrivée dans sa nouvelle, et bien plus confortable, chambre. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus été impliquée dans la grossesse d'un membre de sa famille. « Comment a réagi Harry en l'apprenant ? »
Bellatrix sourit joyeusement, s'assit sur le lit de Narcissa, et se laissa tomber en arrière. « Il a été très surpris. Après tout, combien d'hommes de son âge découvrent que leur femme est enceinte ? Sa première question a été sur mon état. Ensuite, nous nous sommes embrassés et câlinés toute la matinée ! »
« J'aimerais être mariée à un homme qui me traite comme ça. Quand j'ai dit à Lucius que j'étais enceinte, il a tout de suite voulu savoir si c'était un garçon ou une fille. Je ne sais pas ce qu'il aurait fait si Draco avait été une femme. » dit Narcissa en rejoignant Bellatrix sur le lit.
Bellatrix sourit, et resta vague, toujours béate suite au temps passé entre elle et Harry le matin. « Il l'aurait probablement laissée de côté, et aurait essayé de te faire tomber enceinte le plus vite possible. »
« Probablement. » admit Narcissa. « Bien sûr, cela reste mieux que la réaction que t'aurait réservé Rodolphue. J'imagine qu'il aurait été particulièrement perturbé à l'idée de devenir père. »
« Oui, il l'aurait été » dit Bellatrix d'un ton triste. « Mais maintenant, je suis avec quelqu'un qui, comme moi, veut des enfants. » Bella s'arrêta un instant pour contenir quelques larmes de joie. « Je ne parviens toujours pas à croire qu'il veuille des enfants avec moi… et que nous allons être parents. Je vais être mère. »
Narcissa serra sa sœur dans ses bras, tandis qu'elles restaient en silence, songeant à leur discussion, jusqu'à ce que l'ainée blonde ne reprenne la parole. « Je suis mère, moi aussi. Juste pas une très bonne. »
« Tu ne devrais pas te sentir coupable par rapport à Draco… » dit délicatement Bellatrix. « Lucius ne t'a jamais laissé l'occasion d'être une vraie mère pour lui. »
« Tu as peut-être raison. » soupira Narcissa. « Mais je ne le saurai jamais, n'est-ce pas ? Changeons de sujet. Vous avez déjà pensé à des noms ? »
Faussecreth rentra dans son salon, et sourit en voyant Harry assis dans un des fauteuils, dans le coin sombre de la salle. « Vous n'allez pas me laisser l'occasion de changer d'avis, n'est-ce pas ? »
« Non. » dit Harry. « J'ai aussi envie de faire avancer mes plans le plus vite possible. Mon timing aura un impact important sur comment les choses se passent. Si vous leur sauvez la mise trop tôt, ils n'apprécieront pas vos efforts à leur juste valeur. Trop tard et cela n'aura servi à rien. »
« Très bien. » reconnut Bert. « Votre raisonnement est clairement valide. »
« Où est votre épouse ? » s'enquit Harry.
Bert haussa les épaules en s'asseyant. « Elle a décidé qu'il valait mieux qu'elle ignore tout de nos accords. Ainsi, elle pourra dire qu'elle n'en savait rien. Et j'ai aussi l'impression qu'elle reste suspicieuse à votre égard. »
« Naturellement » marmonna Harry. Bien qu'il comprenne l'attitude de la femme de Bert, cela ne le blessait pas moi. Être traité en paria par des gens qu'ils respectait, même un peu, faisait mal.
Faussecreth s'assit, et lança directement la discussion sur leurs plans. « Le Ministère, ou plutôt, Fudge, contrôle désormais les média. La RSSF a toujours été sous le contrôle du ministère, et la Chronique Ministérielle délivre désormais ses journaux à tous les anciens abonnés de la Gazette du Sorcier. Si la banque rouvre, comme vous pensez savoir le faire, comment allons-nous dire au peuple que c'est grâce à moi ? »
« C'est un gros obstacle. » dit Harry en réfléchissant au problème. « Nous allons devoir le dire directement aux gens, et espérer que ce que nous leur disons se répandra de bouche à oreille. »
Bert sorti sa baguette, et fit venir un plateau de biscuits. « Nous devons donc faire venir une foule. Cela doit avoir lieu lors d'une conférence, ou d'un autre évènement. Il nous faudra les motiver. Qui pourrait donc faire venir une grande quantité de gens ? » raisonna Faussecreth à haute voix, tout en mâchouillant distraitement un des biscuits qu'il avait tendus à Harry.
« Je ne pense pas que vous saurez le faire en tant que chef du département de liaison gobeline » dit Harry sèchement en en prenant un.
« C'est vrai » admit Faussecreth.
Harry sourit. « Je pense cependant que les gobelins en seraient capables. Gringotts tient à l'heure actuelle monde sorcier par la gorge, et par la bourse. Les gens viendront si Gringotts à quelque chose à leur annoncer, et encore plus s'il y a une possibilité que la banque rouvre. »
« Très bien. » acquiesça Bert. « Si votre influence est aussi grande que vous le pensez, il ne devrait pas être difficile pour vous de convaincre les gobelins en charge de la banque d'annoncer une sorte de conférence. La Chronique n'ignorera pas cela, et même s'ils le faisaient, Gringotts pourrait envoyer des lettres à tous leurs clients. »
« La question suivante : Quand demandons-nous aux gobelins d'organiser cette conférence ? » dit lentement Harry. « Serait-il plus sage d'annoncer que vous commencez les négociations, ou simplement d'annoncer que vous avez 'négocié' une réouverture de la banque le lendemain ? »
Faussecreth haussa les épaules. « Quelque part au milieu, je pense. Si c'est quelque chose auquel ils s'attendent, alors mes 'résultats' ne seront pas autant appréciés, et Fudge aura le temps de dire que c'était son idée, et qu'il travaille dur pour me soutenir. En revanche, si c'est annoncé la veille, ils vont directement aller chercher leur argent sans penser à moi. »
« Pourquoi ne pas annoncer qu'un arrangement a été trouvé, et que la banque rouvrira environ une semaine avant que ça arrive ? » suggéra Harry. « Ainsi, ils auront toujours besoin de leur argent, et attendront avec impatience le jour où elle rouvrira, tout en gardant à l'esprit celui qui les a sauvé. »
« En supposant qu'ils n'en profitent pas pour sortir et vider leurs bourses, tout en oubliant la situation actuelle, et aller après à la banque les remplir comme si rien ne s'était passé. » sourit Bert. « C'est ce que ma femme ferait, et moi aussi, si j'étais plus attiré par le shopping. »
Harry grignota un des biscuits, songeur, tout en pensant à l'argument de Faussecreth. « C'est pour ça que notre timing sera on ne peut plus important. Nous allons devoir attendre qu'il n'y ait plus d'argent à dépenser. Tout le monde devra être au bord du gouffre. »
« Et où est le bord du gouffre ? »
« Si nous le passons, nous le saurons. » dit Harry, souriant de son humour noir. « Vous êtes impliqué dans le ministère, et bien mieux placé que moi pour jauger l'état de la société, d'autant plus que je suis assez isolé. De mon côté, je suis plus en contact avec les gobelins, qui sont des experts en économie. Nous devrons tous les deux garder nos oreilles grandes ouvertes. »
« Et pour ce qui est de ruiner la réputation de Fudge ? » demanda Faussecreth.
Harry se leva, signalant qu'ils en avaient presque fini. « Je vais m'en occuper. Quand nous aurons l'impression d'être proche du moment où nous pourrons annoncer la réouverture de la banque, je commencerai à utiliser certaines… informations que mon épouse s'est procurées, et le réseau de sa sœur. »
« Et qu'en est-il d'un accord concret avec les gobelins ? Pour un plus grand effet, nous devrions avoir un document à montrer au public, avec ma signature, et le ministère, techniquement, doit renégocier certains points… techniques avec les gobelins. »
« Je vous ferai savoir quand je pourrai arranger une réunion avec tout le monde. Il vaudrait mieux que j'avertisse les gobelins avant de vous montrer à eux. » dit Harry.
Bert grimaça en se levant. « Oui, ils apprécient peu les surprises. Qu'en est-il de la communication entre nous ? Allez-vous venir me voir pour savoir ce que je pense de la situation ? »
« Non » dit Harry en secouant la tête. « Trop de réunions pourraient dévoiler notre lien. Nous mesurerons l'état socio-économique de notre société sur une échelle de un à dix. Dix étant la situation actuelle, zéro le moment idéal pour rouvrir la banque. Quand vous sentirez que la situation nous devient plus favorable, envoyez-moi un parchemin avec un neuf écrit dessus. »
« C'est une bonne idée. Que se passera-t-il si j'envoie un zéro ? »
Un sourire sombre s'étira sur les lèvres d'Harry. « Le coup final sera envoyé contre Fudge. Un de mes alliés, ou moi, viendra vous voir pour coordonner les détails quand nous en arriverons là. Je vous contacterai auparavant pour la réunion avec les gobelins. »
« Très bien. » dit Faussecreth, dévoilant pour la première fois son malaise par rapport au plan. « J'attendrai que vous me contactiez et je garderai un œil sur la situation. »
« En effet. » dit Harry en sortant sa baguette de cendre noire de sa cape. « Passez une bonne nuit. »
Il laissa alors Cubert Faussecreth à ses pensées avec un faible 'pop'. En un instant, il était devant sa suite à Nair'icaix. Il était tard, aussi, en rentrant dans la pièce tout en rangeant sa baguette, vit-il que son épouse s'était déjà couchée.
Un sourire paisible orna son visage alors qu'il se changeait pour un short moldu et un t-shirt. Il était bon de pouvoir rentrer à la maison auprès de sa femme et, bientôt, de son enfant. Il grimpa dans le lit le plus délicatement possible, afin de ne pas la déranger, mais découvrit en se couchant que ses efforts avaient été vains.
Elle l'avait attendu, bien qu'elle soit couchée dans le lit, comme si elle dormait. Sans dire un mot, elle se tourna vers lui et blottit sa tête dans son épaule, tout en se collant contre lui avec un soupire de contentement.
Une vague de joie mêlée de déception emplit Hermione en complétant la dernière question de son examen final d'histoire de la magie. C'était le dernier, et, d'ici quelques jours, les étudiants de Poudlard rejoindraient leur famille… en supposant qu'elles aient survécu.
Ironiquement, l'examen avait été sur les révoltes gobelines. Alors que les semaines passaient et que les conséquences de la fermeture de la banque se faisaient sentir de plus en plus fort, le ministre Fudge semblait incapable de faire quoi que ce soit. Les attaques dans le nord avaient continué, et il tentait de sauver sa popularité déclinante en clamant qu'il stopperait le Seigneur Polairix et l'attaquerait en justice, bien qu'il soit incapable de faire quoi que ce soit contre Harry.
Le petit projet d'Hermione pour attraper Harry la main dans le sac avait été arrêté le temps des examens. Bien que Fudge n'ait pas trainé à lui fournir un portoloin, Hermione n'avait pas eu le temps de l'utiliser.
C'est pour ça qu'elle était à la fois extatique et déçue face à la fin des examens. Elle adorait habituellement les interrogations, et voir l'approbation de ses professeurs, mais cette sensation habituelle était tempérée par ses plans d'aller visiter un village potentiel le soir du dernier test.
Ce sentiment était renforcé par le fait que tous les villages attaqués entre sa recherche et maintenant avaient été sur sa liste. Tout ce qu'il lui fallait était un peu de chance. Et, aussi froid soit-il de l'admettre, retirer les villages attaqués de la liste augmentait les chances qu'elle trouve rapidement le bon.
« Hermione ! »
« Quoi ? » répondit-elle automatiquement, quittant la rêverie dans laquelle elle s'était plongée. Apparemment, Ron tentait depuis un certain temps d'attirer son attention.
« Je me demandais si tu voulais aller au lac pour te détendre et te relaxer. » lui expliqua impatiemment Ron.
Hermione jeta un regard à sa montre avant de soupirer. « Je suis désolé, Ron, mais j'ai prévu de faire autre chose ce soir, et je n'ai pas le temps d'aller au lac. Demain, peut-être ? »
« Très bien. » soupira Ron. « On se voit plus tard, alors ? »
« Peut-être » dit Hermione, cachant ses véritables intentions. « A plus tard. » Ensuite, afin d'empêcher Ron de poser plus de questions, elle accéléra vers la tour des gryffondors, où elle rangea les notes qu'elle avait relues en attendant le début de l'examen.
Elle se changea rapidement pour des vêtements qui se fondraient mieux parmi les habitants du village, et sortit le cube en bois qui lui servait de portoloin de sa place, au fond du coffre.
Sans perdre un moment de plus, elle marmonna une phrase d'activation et, un instant plus tard, se trouvait dans une ruelle d'un village aléatoire. Elle ignorait lequel, parce que cela n'avait pas d'importance, la première fois.
En réponse au grognement de son estomac, elle quitta la ruelle pour une rue, avant de se diriger vers le premier pub qu'elle croisa. Les habitués lui lancèrent des regards étranges, voyant qu'elle ne venait pas d'ici, mais la laissèrent tranquille.
Est-ce qu'une attaque aurait lieu ? Ce soir ? Ici ? se demanda Hermione. Ces simples pensées la firent frémir. Quand l'homme derrière le comptoir lui demanda ce qu'elle voulait, elle s'entendit répondre par reflexe. « Des Fish and chips, et une bièraubeurre, s'il vous plait. »
« Une quoi ? » rétorqua l'homme.
Hermione voulut se baffer. Comment pouvait-elle espérer gérer une attaque si elle ne savait même pas commander de la nourriture normale dans un pub moldu ? Apparemment les examens l'avaient fatigué bien plus qu'elle ne l'avait réalisé. Se reprenant rapidement, elle corrigea sa demande. « De l'eau, s'il vous plait. »
L'homme la regarda suspicieusement, mais lui prépara sa commande. Un instant plus tard, elle était assise à une table vide, mâchant mécaniquement sa nourriture. Eut-elle été en train de manger la pire nourriture au monde, elle ne l'aurait pas remarqué.
Elle regarda sa montre. Six heures sept. Les attaques commençaient habituellement entre six et dix heures. La dernière avait été vers neuf heures, et la précédente huit heures et demi. Logiquement, la suivant devait arriver à neuf heures et demi. Mais Harry était assez intelligent que pour réaliser qu'être prévisible serait une mauvaise chose. Aussi attaquerait-il tôt. Peut-être. Six heures étaient déjà passées.
Hermione s'extirpa de ses pensées, et fut surprise de voir sa nourriture disparue. Elle avait même bu l'eau, sans l'avoir réalisé. Avant qu'elle ne puisse replonger dans ses pensées, une explosion ébranla le village. Apparemment, elle n'allait pas être déçue.
Draco rigola en voyant les moldus qui, quelques minutes plus tôt, passaient une journée paisible. Maintenant, ils courraient et hurlaient comme s'ils ignoraient qui leurs attaquants étaient, ou ce qui les bombardait.
« Concentrez vos attaques sur les maisons et magasins moldus. » siffla fortement Voldemort aux mangemorts habillés de gris à la place de leur tenues habituellement noires. « Le Comte de Trazkaban ripostera dans un quart d'heure tout au plus. Le ministère dans vingt minutes. Nous devons être partis avant que le premier auror n'arrive. »
Draco suivit Voldemort à travers les rues sombres tandis que les mangemorts lançaient de bruyants sorts d'explosions vers les maisons, et, parfois, les gens. Bien que Voldemort apprécie torturer quiconque, sang-pur, sang-mêlé, mangemort, pas mangemort, ou même moldu, à tout heure du jour ou de la nuit, il se retenait pour l'instant parce qu'il devait coordonner ses troupes dans leurs attaques.
Bien qu'il soit aussi un mangemort, Draco se retenait de lancer le moindre sort. Voldemort lui avait ordonné de ne pas faire de magie sous quelque prétexte que ce soit. Malefoy pensait que cela devait être parce que le Seigneur des Ténèbres suspectait que Dumbledore ait placé en secret des sorts de localisation sur les baguettes des étudiants après l'arrestation de Potter. Bien que Draco pense cela peu probable, c'était Voldemort qui décidait.
Cependant, alors qu'ils passaient un coin, une opportunité de faire plus que regarder se présenta. Un sourire maléfique orna ses lèvres alors que le Serpentard blondinet portait son regard sur nulle autre qu'Hermione Granger. « Mon Seigneur, je pense qu'il y a quelqu'un que je devrais vous présenter. »
Hermione sortit sa baguette de ses vêtements et se dirigea vers la rue. Avec un peu de chance, elle arriverait près d'Harry avant que lui et ses suivants ne disparaissent ou qu'elle ne soit blessée. Elle aperçut immédiatement les hommes en gris lançant des sorts partout.
Ils portaient tous des capes de la couleur exacte de celles portées par Harry et ses suivants lors de leur confrontation, après la première attaque. Tout doute à propos de la culpabilité d'Harry s'évanouirent aussitôt de son esprit. Elle avait une preuve.
Elle brandit son courage à deux mains, et fit son mieux pour contenir les dégâts infligés en combattant les attaquants. Ses stupefix semblaient cependant ne pas avoir beaucoup d'effet. A peine un homme tombait-il qu'il était immédiatement relevé par un de ses compagnons. C'était comme si éviter les blessés et les capturés était leur but ultime, bien au-delà de la destruction.
Elle entendit alors une voix qui la glaça jusqu'aux os. « Bonjour, Sang de bourbe. »
Hermione se retourna et tomba face à face avec un Draco narquois et l'homme que tous craignaient… Le Seigneur Voldemort. « Draco… Que fais-tu ici ? » haleta-t-elle, complètement horrifiée.
« Mais voyons, je ruine la réputation de Potter. » ricana Draco.
« Que veux-tu dire ? » murmura Hermione, l'innocence d'Harry pénétrant lentement son esprit.
Voldemort s'adressa au jeune homme, ignorant la présence de la sorcière. « La plus brillante sorcière de ta génération, Draco ? » demanda-t-il, dégouté. Il n'attendit même pas une réponse. « Nous n'avons pas le temps pour ça. Nous nous en occuperons plus tard. »
« Plus… tard ? » bégaya Hermione.
« Penses-tu réellement que je puisses te permettre de raconter à tout le monde qui a réellement attaqué ce village ? » demanda Voldemort, dédaigneux.
Hermione secoua simplement sa tête, l'esprit embrumé par des milliers de pensées. Harry, Azkaban, Poudlard, l'Ordre, les Weasleys, ses parents, et Ron. Elle était si embrouillée qu'elle ne leva même pas sa baguette quand Voldemort siffla une incantation. Ses pensées furent oblitérées alors que l'obscurité l'avalait toute entière.
NdT : Je n'ai pas traduit Fish and Chips parce que je trouvais que cela sonnait encore pire traduit que laissé à l'anglaise, et que, de toute manière, je pense que vous aurez tous compris.
