NdA : Désolé pour le retard de ce chapitre… Et merci à tous ceux qui ont laissé un commentaire. :D


NdT : J'ai enfin fini de traduire le chapitre 30, bien plus tard que prévu. Ce béhémoth de 10 000 mots sera séparé en 3 chapitres dans la traduction afin de pouvoir garder un rythme de publication raisonnable. Elles seront donc postées jeudi 9, dimanche 12 et mercredi 15.

Merci à Nesheaz, Emelyne, Rindaka, Stormtrooper2, Reitei, Lyra phoenix snape riddle, Dieu du Chaos, Swordartonline100, Shishi-sama76, SakiHoshiReid, Phoenix, Karozthor the Necromagus, Eliel Prince pour leur review!
Sur ce, enjoy !


Le Comte du Nord

Écrit par Lord Silvere

Traduit par Faenlgiec

Beta-lu par NVJM

Chapitre vingt-neuf


'Les Buses sont finies' songea gaiement Ginny en se réveillant et se retournant dans son lit. Maintenant, elle devait prendre une grande décision. Se lever et aller manger, ou rester pour encore une heure. Son appétit finit par gagner, surtout lorsqu'elle réalisa que le petit-déjeuner avait une heure de fin.

Quelques minutes plus tard, elle descendait les escaliers des filles, pour être immédiatement rejointe dans la salle commune par Ron qui vint l'interroger.

« Où est Hermione ? Elle n'a pas encore quitté son lit ? Est-elle malade ? » dit-il en une seule respiration.

Ginny fut surprise que Ron se soit levé avant Hermione, cependant elle n'était pas inquiète. Pour l'instant. « Je vais monter la chercher » dit-elle avant de se retourner et de filer en haut des escaliers, vers le dortoir des sixième années.

Quand Ginny arriva, elle fut choquée de voir que non seulement Hermione n'avait visiblement pas dormi dans son lit, mais en plus ses affaires scolaires, habituellement bien rangées, étaient éparpillées autour du lit. « Hermione ? » demanda-t-elle futilement. Aucune réponse.

Étant donné qu'aucune des autres filles n'était au lit, Ginny décida de ne pas rester. Elle dévala rapidement les escaliers. « Elle n'est pas en haut, et on ne dirait pas que quiconque ait dormi dans son lit. Es-tu sur de ne pas savoir où elle est ? »

« J'en suis sûr. » dit Ron, sa voix lacée d'une touche d'angoisse.

« Allons demander à Lavande ou Parvati, alors. » suggéra Ginny, se dirigeant déjà vers le portrait. « Elles l'auront peut-être vue hier soir ou ce matin, ou au moins une trace de sa présence. »

Ron suivit rapidement Ginny à travers le portrait et le long du couloir. « Je les ai croisées en remontant. Elles partaient déjeuner. »

Ainsi, les deux Weasley traversèrent le château vers la grande salle, sans perdre de temps, mais tout en gardant l'œil alerte au cas où ils croiseraient Hermione. En un temps record, ils arrivèrent à la table de Gryffondor où étaient assises les deux filles et Neville Londubat.

« Quand avez-vous vu Hermione pour la dernière fois ? » demanda Ron, s'imposant devant les filles.

Elles le regardèrent froidement, légèrement offusquées par sa brusque demande. Finalement, Parvati répondit. « L'examen d'histoire de la magie. Nous supposions qu'elle était… ailleurs, hier soir. » dit-elle, les joues légèrement rougies tout en essayant de ne pas croiser le regard de Ron.

Ron, mécontent, ouvrit la bouche pour répondre, mais ce qu'il s'apprêtait dire fut coupé par Ginny. « Nous ne l'avons vue nulle part depuis ce moment. Nous pensons qu'elle a peut-être disparu. »

« Allez voir Dumbledore. » proposa Neville, s'insérant dans la conversation. « Je vais organiser les étudiants afin de lancer une recherche. Nous pouvons quadriller le château dans la demi-heure. »

« Très bien. » dit Ron, légèrement surpris par les instructions calmes mais fermes de Neville. Il était si surpris, en fait, qu'il ne questionna même pas le fait qu'il prenne le contrôle. Lui et Ginny traversèrent rapidement la grande salle.

Parvati et Lavande regardèrent Neville, inquiètes. « Elle est partie. » dit Lavande. « Je le sens au plus profond de mes os. Qui l'a fait, selon toi ? »

« Je ne sais pas ce qui s'est passé, ni qui l'a fait » dit Neville d'un ton sombre. « Mais je sais qui sera inculpé. »


Neville Londubat et Cornelius Fudge entrèrent dans le bureau du professeur Dumbledore pour trouver un directeur calme, mais inquiet, et deux adolescents abattus. Neville parla avant que le ministre ait la chance de dire quoi que ce soit. « Nous avons fouillé le château comme le parc deux fois, par différentes personnes. Il n'y a pas la moindre trace d'Hermione, où que ce soit. »

« Beau travail, monsieur Londubat ! » dit Fudge presque joyeusement. « Vos parents étaient de splendides aurors, et il semblerait que vous marchiez dans leurs traces. Vous nous excuserez cependant, mais je dois discuter les évènements avec votre directeur. »

« J'en serai heureux. » dit Neville, une once de sarcasme dans la voix. Il se retourna et partit.

Alors que la porte se fermait derrière l'étudiant, Dumbledore parla. « Je suppose que le portoloin que vous avez donné à mademoiselle Granger avait un moyen d'être suivi, Cornelius. Il est sans doute utile de supposer qu'elle l'a utilisé hier soir. »

« En effet » répondit Fudge en s'asseyant. « Le portoloin a été utilisé hier, et j'ai déjà envoyé des aurors et des tireurs d'élites[1] là où le portoloin l'a envoyée. De plus, c'est là que Potter a frappé la nuit dernière. »

Ron se leva d'un bond, tout signe de dépression remplacés par de l'excitation. « Vous l'avez trouvé ? Est-ce qu'elle est déjà à Sainte Mangouste ? Que faisait-elle là, et quel est ce portoloin dont vous parlez ? »

Se sentant coupable d'avoir caché des informations à Ron, Ginny l'interrompit et expliqua rapidement le plan d'Hermione de parler à Harry en étudiant les villages déjà attaqués pour trouver ceux qu'il attaquerait ensuite. Après qu'elle ait expliqué ce dont elle était au courant, Dumbledore parla du portoloin, qu'il avait jusque-là supposé connu de Ron.

Une fois Ron mis à jour, Dumbledore regarda Fudge qui s'était assis confortablement, une tasse de thé dans la main. « Qu'a trouvé le ministère sur place ? »

« Des dégâts, des restes d'incendies, des morts, et tout ce que Potter semble aimer causer » commenta Fudge en baillant.

« Et pour Hermione ? » demanda Ron, trépignant d'impatience.

Le ministre se laissa retomber dans sa chaise. « Pas la moindre trace d'elle ! » déclara-t-il, excité. « Les moldus sur place ont parlé d'une jeune fille étrange venue visiter le village juste avant le début de l'attaque. A peine les forces de Potter étaient-elles arrivées qu'elle courait déjà dans la rue. »

« Et après ? » s'enquit Ginny, essayant de pousser Fudge avant de perdre patience. Il semblait prendre un malin plaisir à faire durer les explications le plus longtemps possible.

« Les témoins disent avoir vu le chef des attaquant avoir une courte conversation avec elle. » les informa Fudge dédaigneusement.

Dumbledore tourna ses yeux perçants vers Fudge. « Et alors ? »

« Potter a utilisé un sort qui l'a immédiatement fait tomber dans les pommes. Ils ont ensuite disparu sans laisser de trace ! Tels que nous connaissons Potter, il voudra s'en vanter, ce qui est bon pour nous. Dès que nous aurons son cadavre en notre possession, je pourrai obtenir du Magenmagot un mandat pour son arrestation pour avoir tué un citoyen Anglais. Personne, et je dis bien personne, n'oserait soutenir quelqu'un qui assassine son ancienne meilleure amie ! » s'exclama Fudge de manière arrogante.

Ginny hoqueta audiblement. « Vous n'allez pas tenter de la sauver ? » Fudge ne prit pas la peine de répondre.

Ron, jouant fréquemment aux échecs, remarqua immédiatement ce que Fudge avait fait. « Vous l'avez volontairement mis en danger, n'est-ce pas ? Je parie que vous espériez qu'Harry la tue ! »

« Le plus grand bien doit être pris en compte. » dit Fudge, sans la moindre trace de remord.

Les yeux bleus, habituellement étincelants, étaient à présent glacés. « Comment osez-vous ? Et sa famille ? Qui leur expliquera pourquoi leur fille ne rentrera pas à la fin de l'année ? »

« Je suis sûr qu'ils savaient dans quels risques elle se jetait, en s'impliquant dans une guerre où ceux dont le sang est impur sont les cibles. Et bien sûr, si vous vous associez avec des gens comme Potter, à quoi vous attendez-vous ? »

« Essayez de dire ça à n'importe quel parent, qui que soit leur enfant ! » dit Ginny, les yeux brillants de larmes.

Cornelius Fudge leva les yeux au ciel. « C'est à ça que servent les sorts d'amnésie, jeune fille. »

« Nous n'oublierons pas ! » cria Ron. Il sauta de sa chaise, prépara son poing, et frappa le ministre de la magie de toutes ses forces. Le nez de Fudge se mit immédiatement à saigner. « Vous ne pouvez pas vous contenter de tuer les sang-mêlés ! Vous ne valez pas mieux qu'Harry ! »

« Oui, Cornelius. Ce que vous avez fait est extrêmement grave. Je pense que vous feriez mieux de partir. » dit froidement Dumbledore.

Fudge haussa les épaules, se leva et partit rapidement. Bien qu'il ait quitté le bureau disgracié, il n'avait fait montre d'aucun remord. Ginny remarqua qu'il semblait plus embêté d'avoir été congédié par quelqu'un dont il voulait dépasser l'influence que d'avoir envoyé une jeune fille de seize ans à la mort.

« Chassez-le ! » cria violemment Ron. « Accusez-le de meurtre ! »

Dumbledore baissa la tête. « J'ai bien peur de ne pas pouvoir faire ça, Ronald. Techniquement, le ministre Fudge n'a rien fait de mal. Hermione ne travaillait pas pour le ministère, pas plus qu'il ne lui a donné d'ordres, de directions, ou ne l'a manipulée pour aller dans ce village. »

« Il vient d'admettre l'avoir fait à demi-mot ! » murmura Ginny, furieuse.

« Parce que nous ne pouvons rien faire contre lui. » expliqua Dumbledore. « S'il était inculpable, il ne nous aurait pas révélé son plan. Un plan intelligent, mais impitoyable. Je n'aime pas ça, mais cela pourrait fonctionner contre Harry. »

Ron secoua sa tête tristement. Il semblait être au bord des larmes. « Je n'aime pas ça du tout. »

« J'aimerais être seule. » marmonna Ginny, ne voulant pas pleurer devant son frère, ni le voir pleurer. Peut-être qu'une telle perte l'aiderait à être plus humble. Ou plus amer. Cela n'avait pas d'importance pour Ginny, elle devait d'abord gérer ses propres réflexions.

« Prévenez-moi si vous avez besoin de quoi que ce soit, Ginevra. » dit doucement Dumbledore.

« Je le ferai. » répondit-elle en quittant le bureau.

Quelques instants plus tard, elle était dans la volière, se réconfortant parmi les oiseaux assoupis. Après quelques instants, elle se mit à pleurer Hermione, et la situation globale. Tout se passait si mal ! Voldemort tuait. Fudge, l'allié de l'ordre, tuait. Harry tuait. Y avait-il quiconque qui ne tue pas ?


Alastor Maugrey fut le premier à avoir l'occasion d'annoncer ça à Harry. Il le fit nerveusement. Après tout, comment annoncer ce genre de nouvelles à quelqu'un ? Potter allait-il pleurer son ancienne amie, supposée morte, ou se réjouir ? Maugrey en conclut que cela dépendrait simplement du type de personne qu'était Harry.

Il trouva Harry Potter dans la librairie, parcourant un lourd volume. Bien qu'il soit profondément absorbé dans son étude, il ne manqua pas l'arrivée du vieil auror. « Que me vaut ta visite dans mon humble demeure ? » s'enquit Harry avec un petit sourire, content d'avoir de la visite.

« Des mauvaises nouvelles, monsieur. » dit Maugrey brusquement.

« Comme toujours » commenta Harry, tentant de maintenir son air joyeux en plaçant un marque page et fermant le livre délicatement. Il se leva et rejoint Maugrey à mi-chemin entre sa table et l'entrée. « De quoi m'accuse-t-on aujourd'hui ? »

Fol-œil ne manqua pas sa chance. « L'enlèvement et le meurtre possible d'Hermione Granger. »

Le masque de joie tomba immédiatement du visage d'Harry. « Voldemort ? Comment ? »

« Apparemment, mademoiselle Granger désirait se confronter à vous durant une attaque et tenter de vous raisonner » expliqua Maugrey. Il continua en expliquant tous les détails à propos du portoloin et des manipulations de Fudge. Quand l'auror eut fini d'expliquer, il regarda silencieusement Harry se diriger vers une chaise proche et s'y laisser tomber.

« Merci de m'avoir prévenu, Alastor » dit Harry faiblement. « Je suppose que tu as autre chose à faire que me regarder me morfondre. »

« Ne pleure pas tant la mort d'un traître, mon garçon. » dit Maugrey, tentant d'atténuer la détresse d'Harry. « De plus, nous ne savons même pas si elle est déjà morte. Pour ce que nous en savons, ils pourraient la laisser partir. »

Harry acquiesça. « Oui, Voldemort pourrait le faire, et le fera probablement. Ça pourrait être pire, cependant, et, bien qu'elle soit une traitresse, je ne peux m'empêcher d'être triste. »

« Ne te laisse pas dépasser par ça, alors » dit Maugrey avant de partir silencieusement pour rentrer chez lui.


Le comte de Trazkaban répondit immédiatement à l'invitation du comte du Nord. L'anneau à sa main, connecté magiquement à ceux du seigneur Polairix et de la reine Xerina, l'amena à la librairie de la forteresse de Nair'icaix. « Vous m'avez appelé, mon Seigneur ? »

« Oui, je l'ai fait. » dit Harry. « Que savez-vous de l'attaque faite par Voldemort hier ? »

Hiscophney haussa les épaules. « Rien d'important. Les représentants du ministère de la magie anglais recouvraient le village quand nous sommes arrivés. J'ai décidé qu'il valait mieux les laisser à leurs affaires. Puis-je demander ce qui vous intéresse tant ? »

Harry expliqua rapidement la situation au comte. « Y'a-t-il un quelconque moyen de la sauver ou, au moins, de savoir si elle est toujours en vie ? »

« J'ai bien peur que ça ne soit pas possible, mon Seigneur » dit Hiscophney faisant de son mieux pour le consoler, malgré son manque de pratique. « Nous n'avons aucune idée d'où se situe la base principale du seigneur Voldemort, ni de si la fille est maintenue là ou ailleurs. Et même si nous le savions, tout seigneur des ténèbres digne de ce nom l'aurait protégée par des sorts que nous aurions du mal à briser. »

« Et si nous essayions, nous forcerions sans doute Voldemort à agir. » conclut Harry avant qu'Hiscophney ne puisse amener cet argument. « Merci de votre venue, je vais vous laisser retourner à vos précédentes occupations. »

« Bonne nuit, mon Seigneur. » dit Hiscophney en s'inclinant légèrement, avant de partir.

Se sentant faible et impuissant, Harry laissa sortir un long soupir avant de murmurer une prière, espérant que tout se passerait le mieux possible.


Près de trois jours plus tard, Hermione se réveilla enfin de son inconscience, et découvrit qu'elle était attachée à quelque chose de dur dans le noir total. Immédiatement, elle put sentir que de nombreuses choses avaient disparues de sa mémoire, comme comment elle avait été assommée et où elle se trouvait.

Comme si elle cherchait un objet perdu, elle retraça son chemin dans sa tête. Elle avait quitté l'examen d'histoire, était allé à son dortoir, avait utilisé le portoloin pour aller au village, et était partie dans la rue quand l'attaque avait commencé. Elle ne se souvenait de rien après.

Brusquement, une pensée pénétra son esprit. Harry était innocent ! Elle ne se souvenait pas de comment elle le savait, ni comment il pouvait l'être, mais elle était certaine de son innocence.

Immédiatement, elle fut balayée par une immense vague de culpabilité. S'il était innocent, alors elle l'avait trahi. Comment avait-elle pu être si stupide !

La réponse lui parvint rapidement. Parce qu'elle était une mauvaise amie. Même le plus stupide des poufsouffles serait resté à ses côtés malgré les accusations à son encontre. Malheureusement, il n'avait pas de vrai ami au sein des poufsouffles. Ils lui auraient été plus utiles.

Ces pensées la submergeant, elle se mit à pleurer amèrement. Harry Potter avait été un de ses premiers vrais amis. Elle n'en avait pas eu avant Poudlard. Pour cinq ans et demis, elle s'était complue dans la certitude qu'elle pouvait compter sur ses amis, et dire aux autres qu'elle avait des amis.

Et qu'avait-elle alors fait ? Elle avait jeté un de ses amis les plus proches comme une vieille chaussette. Non seulement l'avait-elle blessé, Hermione s'était aussi blessée elle-même. L'accuser d'être un meurtrier semblable à celui qui avait tué ses parents était la pire chose que la sorcière ait fait, pire même que le trahir en premier lieu.

Que devait-elle faire, maintenant ? Que pouvait-elle faire ? Hermione se résolut immédiatement à travailler là-dessus. Elle devait essayer de contrer les dégâts qu'elle avait causés. Et alors, peut-être pourrait-elle tenter de réparer son amitié avec lui, dusse cela prendre une éternité.

Alors que le temps passait, Hermione se calma en songeant à comment elle pouvait expier ses actes. Fudge et les autres devraient être mis au courant. Ron devrait être convaincu par la vérité, aussi dur cela serait-il. Le peuple devrait apprendre sa bêtise, même si cela devait lui couter sa réputation.

Après un temps, Hermione se mit à retourner ses pensées vers ce qui l'entourait. Où était-elle, et comment était-elle arrivée ici ? Si le village avait été attaqué, et qu'il ne s'agissait pas d'Harry, elle devait être prisonnière de Voldemort.

Elle tenta de bouger, bien qu'elle se sache attachée. Hermione fut hautement soulagée de réaliser que ses mains pouvaient bouger un petit peu. Après avoir passé quelques instant à palper ses alentours, elle en conclut être sur une sorte de table.

Avant même qu'elle ne puisse se demander pourquoi elle était attachée à une table, une porte s'ouvrit. Instinctivement, elle se figea, tandis que deux paires de pas se rapprochaient d'elle dans le noir.

Une voix douce siffla une sorte d'incantation et, avec crainte, Hermione sentit sa capacité à contrôler ses muscles lui échapper. Sa grande connaissance de sorts lui révéla qu'elle avait été touchée par un maléfice hautement illégal. Sa victime pouvait entendre, sentir, voir et gouter, mais pas bouger. Les mangemorts l'utilisaient avant de violer ou torturer leurs victimes.

Hermione se prépara au pire. Cependant, les personnes semblaient avoir d'autres intentions. Ils utilisèrent un autre sort pour déplacer sa forme molle dans ce qui semblait être une longue boite.

Avec un bang, un couvercle fut claqué, et Hermione entendit le bruit d'un marteau. C'est à ce moment qu'elle réalisa qu'elle était dans un cercueil. Apparemment, ils comptaient l'enterrer vive.

A l'instant où le sort qui la maintenait impuissante lâcha, Hermione cria inhumainement et se mit à frapper, pousser et gratter le couvercle qui la maintenait.


Drago Malefoy regarda Voldemort léviter le simple cercueil de bois et le déposer devant les grilles de Poudlard. Il tomba au sol avec fracas.

Un sourire mauvais s'étendit sur ses livres alors que la sang-de-bourbe à l'intérieur se mettait à crier et frapper sur le couvercle. Le bruis, après quelques minutes de lévitation, l'avait convaincue qu'elle était désormais dans une tombe. S'il y avait eu de la terre meuble dans les alentours, il en aurait jeté dessus.

Sans perdre un instant de plus, Voldemort signala à Drago de retourner à la base. A peine le portoloin avait-il fini, Drago se tenait dans le laboratoire qui avait contenu Hermione. Aussitôt, Voldemort y transplana.

« Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi nous l'avons ramenée à Poudlard avec la connaissance de l'innocence de Potter, mon Seigneur. » commenta Drago le plus humblement possible, espérant une explication.

« Elle ne sait pas 'comment' Potter est innocent, pas plus qu'elle ne sait expliquer qui l'a capturée » expliqua Voldemort, trop content de son œuvre pour punir Drago pour sa remarque. « Dumbledore supposera immédiatement que Potter a modifié ses souvenirs. Même la fille finira par admettre qu'elle se trompait sur l'innocence de Potter. »

« Je vois » dit Drago.


NdT : [1] : hit-wizard en anglais, tireurs d'élite de baguette magique en français.

Qu'en avez vous pensé?